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Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 21:46
Message : Bonjour à tous,

Je vous propose une plongée passionnante dans l'APOCALYPSE de Jean, la révélation de Jésus-Christ. Ces commentaires représentent une grande somme de travail de la part d'un pasteur-conférencier qui a réuni chaque semaine une cinquantaine de personnes de cultures religieuses différentes, durant les 2 années 2001-2002.

LA REVELATION DE JESUS-CHRIST:

Introduction générale:

L'Apocalypse de Jean a fasciné ses lecteurs depuis la fin du premier siècle jusqu'à aujourd'hui. Etudier le livre de l'Apocalypse est un défi, parce que c'est un des livres les plus difficiles de la bible. Les révélations que nous allons découvrir risquent de nous surprendre, voire choquer bien des fois. L'Apôtre Paul nous invite à prêcher toute la vérité, sans rien cacher, mais avec Amour et respect. C'est ce que nous nous proposons de faire tout au long des ces recherches sur l'Apocalypse.


Ephésiens 4:15 "professant la vérité dans la charité"
Actes 20:27 "car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher".


QUELQUES REGLES DE BASE POUR BIEN ETUDIER ET COMPRENDRE L'APOCALYPSE:

L'exégèse: Chercher le vrai sens des mots utilisés à l'origine, dans le texte original, à savoir le grec.

1) dans le livre lui-même, quand le même mot revient plusieurs fois.
2) dans les autres livres de la bible du même auteur, quand cela est possible.
3) dans les autres livres du N-Testament, proches de l'auteur, quand cela est possible.
4) dans les autres livres de la bible d'où l'auteur tire ses citations (ancien ou nouveau testament).
5) dans le cas où le mot ne se trouve qu'une seule fois dans la bible, on cherchera à comprendre le sens du mot dans les écrits de la même époque, en dehors de la bible.

L'herméneutique: Elle consiste à découvrir ce que l'auteur dit, dans l'unité et en harmonie avec l'ensemble des Saintes Ecritures révélées, vu que la bible forme un tout. Il s'agit d'expliquer les passages les moins clairs en apparence, en harmonie avec le reste des révélations de Dieu, au travers de toute la bible.


2Pierre 1:20,21 "aucune prophétie de l'Ecriture ne peut être un objet d'interprétation particulière, car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que les hommes ont parlé de la part de Dieu."
2Timothée 3:16 "toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice."
Actes 17:11 "ils reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact."


QUE SIGNIFIE LE MOT APOCALYPSE ?

Pour les dictionnaires et nos contemporains, le mot "APOCALYPSE" évoque des malheurs, des catastrophes, des cataclysmes épouvantables, et ce mot fait généralement peur. Le mot "apokalupsis" est employé 17 fois dans le nouveau testament et 14 fois avec le sens de "révélation". Il s'agit de nous révéler "une vérité, un secret, un mystère caché, quelque chose que Dieu seul peut dévoiler".

La relation personnelle avec Dieu est nécessaire pour comprendre une révélation de Dieu. Pour décoder et comprendre un mystère, il faut passer par une révélation, un dévoilement, dont la clé réside dans une relation personnelle avec Dieu.


Ephésiens 1:17 "que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance...
Ephésiens 3:3 "C'est par révélation que j'ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d'écrire en peu de mots".


Dieu se révèle par sa Parole et par la première venue de Christ en chair.

Comme à la "Tour de Babel", les hommes continuent de vouloir découvrir Dieu par d'autres moyens. Dieu se révèle à l'homme dans la bible, et d'une manière beaucoup plus personnelle par Jésus-Christ. Cette révélation de Dieu est l'Apocalypse de Dieu, ou le dévoilement de Dieu
.

Hébreux 1:1-3 "Après avoir autrefois...de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne...

Dieu se révèle par la deuxième venue de Christ en gloire.

2Thessaloniciens 1:7 "et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra (apokalupsis) du ciel avec les anges de sa puissance...
Romains 8:19 "Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation (apokalupsis) des fils de Dieu.
1Corinthiens 1:7 "dans l'attente où vous êtes de la manifestation (apokalupsis) de notre Seigneur Jésus-Christ.


Toute révélation de Dieu, toute cette "Apocalypse" de Dieu converge vers Jésus-Christ. Si Jésus n'existait que dans son incarnation passée, sans plus, les hommes seraient "les plus malheureux des hommes" (1Co 15:17-19). La première venue de Jésus sans son retour en gloire est incomplète. Cela ressemble à un édifice inachevé. Le mot "Apocalypse" se réfère à la révélation globale de Dieu, et d'une manière toute spéciale à Jésus et plus particulièrement à son retour en gloire.

POURQUOI CE LIVRE EST-IL CODE ?

Pour dépasser le concret:

La langue hébraïque est concrète et ne contient pas de terminologie abstraite. Lorsqu'on veut exprimer des choses divines, invisibles, le vocabulaire de l'homme est souvent insuffisant, limité. C'est alors qu'on utilise des images, symboliques, parce que là on dépasse la vie actuelle, pour aller jusqu'aux choses Divines et éternelles.

Pour éviter des persécutions inutiles:

Jean écrit l'Apocalypse à une époque ou Rome domine et persécute les chrétiens. Or, l'Apocalypse met en cause les autorités du monde, et les Romains. Pour éviter en partie les persécutions, Jean utilise le langage codé, qui sera compris des chrétiens seuls.

Quelques autres raisons:

Les images, paraboles et symboles sont plus faciles à retenir que des mots. Un symbole, une image, exprime parfois plus clairement une idée que des mots. Ce langage symbolique décourage l'ennemi qui ne comprend pas. Les symboles de l'Apocalypse sont compréhensibles pour celui qui cherche, car ce livre n'est pas scellé (Ap 22:10). Aujourd'hui, vu que ce sont les mêmes forces qui agissent comme à l'époque de Jean, sous formes différentes, et que c'est la même lutte pour rester fidèle à Dieu, ce langage symbolique est encore valable pour nous.

Merci d'avoir lu cette page et de faire vos remarques en attendant la suite de cette introduction de l'Apocalypse de Jean.

Philippe.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 21:48
Message : Bonjour, je vous propose la suite 001

La place de l'Apocalypse dans le Nouveau Testament:

Matthieu démontre que la vie de Jésus réalise les prophéties messianiques contenues dans l'AT. C'est pour cela que les théologiens considèrent qu'il a écrit essentiellement pour les Juifs.

Marc s'adresse plus précisément aux Romains qui représentent la force, avec leurs armes. Il va leur présenter une autre puissance, celle de Dieu, au travers des miracles de Jésus.

Luc, le plus cultivé des évangélistes, médecin et historien, s'est adressé aux Grecs. Il décrit Jésus comme étant "l'homme type, l'idéal, le modèle", si cher aux Grecs.

Jean qu'on nomme "l'aigle de Patmos", est le seul à avoir connu Jésus-Christ sur la terre et à l'avoir vu vivant dans le ciel au cours de ses visions. Avec Jean, on trouve Jésus, "le Logos, la Parole de Dieu, l'Action de Dieu" dans l'éternité, à côté de Dieu.

Les Actes des Apôtres décrivent ensuite le corps mystique du Christ, c'est à dire son Eglise. Le Seigneur est au ciel, mais son Eglise, corps mystique est sur la terre. Luc, son auteur, nous relate la construction des églises du Christ à leurs débuts.

Les épîtres de Paul, Pierre, Jacques, Jude, Jean, sont des enseignements nécessaires à l'Eglise. Les épîtres répondent à des besoins spécifiques des communautés de l'époque, d'où le nom d'une ville. Ces enseignements sont aussi valables pour les croyants de tous les temps.

L'Apocalypse vient pour achever cette oeuvre qui a été commencée par Christ sur la terre. Quand on voit toutes les catastrophes, toutes les guerres, tout le mal auquel nous assistons dans ce monde, on se demande à quoi a servi la 1ère venue de Jésus sur terre ? Qu'est-ce que cela a changé ? L'Apocalypse nous dit que quelque chose a changé et que l'humanité avance vers l'aboutissement de l'oeuvre que le Christ a commencé, avec l'éternité qui est au bout.

Le thème général du livre c'est: Le Christ revient...

Les évangiles relatent la première venue de Christ en chair, l'Apocalypse décrit prophétiquement la seconde venue de Christ en gloire. La prophétie annonce la deuxième venue de Christ: "Voici, il vient avec les nuées, et tout oeil le verra, Ap 1:7". Jésus assure lui-même à son église: "Voici, je viens bientôt, Ap 22:12,20". L'Eglise reprend pour sa part cette espérance: "Amen! Viens, Seigneur Jésus, Ap 22:20".

La Genèse commence par une révélation de l'éternité passée, et que l'homme a perdu. L'Apocalypse nous révèle l'éternité à venir ! Un rendez-vous éternel à ne pas manquer.

La littérature apocalyptique dans la bible:

Il existe des écrits apocalyptiques dans l'Ancien Testament (Daniel, Ezéchiel, Aggée, Zacharie, Esaïe). Dans le Nouveau Testament, il existe des chapitres apocalyptiques (Mt 24, Luc 21, Marc 13, 1Thes 4, 2Thes 2, 1Co 15).

Le contexte historique:

L'Apocalypse est écrite dans une période où l'extension de l'empire Romain n'est pas terminée. Néron s'est suicidé en 68. Jérusalem est tombée entre les mains de Titus en 70. Après Titus, il y a la remise à l'honneur des cultes romains. L'empereur se voit ainsi érigé comme dieu, et le culte devient un devoir civique. Tout opposant est condamné aux arènes, aux mines, ou à la déportation.

L'auteur de l'Apocalypse:

Si l'Apocalypse n'avait pas été écrite par Jean l'apôtre, elle ne serait pas dans le Nouveau Testament. Vers la fin du 2ème siècle, le Canon du Nouveau Testament a été constitué pour choisir les livres considérés comme inspirés de Dieu. Le critère retenu est que les livres canoniques devaient venir d'une source apostolique ou des personnes directement en relation avec eux. Marc l'évangéliste n'était pas un apôtre, mais il était disciple de Pierre. Luc était un disciple de Paul.

De nombreux témoignages confirment que c'est l'apôtre Jean qui est l'auteur de l'Apocalypse. Parmi les livres du Nouveau Testament, l'Apocalypse a de nombreux témoignages en faveur de son authenticité: Justin Martyr, Irénée, Tertullien, Clément d'Alexandrie...affirment que l'apôtre Jean en est l'auteur.

Justin Martyr, écrit vers 150 dans son "dialogue avec Tryphon 81:3": "Chez nous, un homme du nom de Jean, un des apôtres du Christ a prophétisé dans l'Apocalypse".

Irénée, évêque de Lyon en 180, disciple de Polycarpe, lui-même disciple de Jean écrit: " Jean, disciple du Seigneur a écrit l'Apocalypse..."

Tertullien de Carthage entre 160 et 240 le confirme dans: "Sur la prescription contre les hérésies.36."

Hyppolite de Rome témoigne également dans son "Traité sur Christ et l'antichrist.36."

Clément d'Alexandrie dans un récit gnostique de la 1ère moitié du 2ème siècle parle de Jean comme étant "l'auteur de l'Apocalypse, l'apôtre, le frère de Jacques, le fils de Zébédée, celui ayant subi le supplice du chaudron d'huile bouillante". (voir: Contre les hérésies IV.20,11)

Jean se présente lui-même comme l'auteur de l'Apocalypse:

-Ap 1:1 Jean se présente comme le serviteur de Dieu: " à son serviteur Jean".
-Ap 1:2 Jean "a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu".
-Ap 1:4 "Jean aux sept Eglises qui sont en Asie"
-Ap 1:9 "Moi, Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation...et à la persévérance en Jésus".
-Ap 22:8 "C'est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses".


Le langage de Jean pour désigner Jésus comme "l'Agneau de Dieu":

Jean 1:29,36 "Voici l'Agneau de Dieu"
Apoc 5:6,8,12,13 ; 6:1,16 ; 7:9,10,14 "l'Agneau revient plusieurs fois dans l'Apocalypse.

Lieu et date de rédaction:

Apoc 1:9 " Moi, Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus". Patmos se trouve à 70 kilomètres au large d'Ephèse en pleine mer Méditerranée.

Jean semble avoir rédigé l'Apocalypse à Patmos. Luc nous parle des actions missionnaires de Pierre et de Paul dans le livre des Actes, mais pas de Jean. La seule explication biblique se trouve probablement dans les paroles de Jésus à Jean lors de la crucifixion. Jean a sans doute pris soin de Marie, mère de Jésus, comme ce dernier le lui a demandé (Jean 19:26,27). Il existe de bonnes raisons de croire que Jean et Marie se sont fixés à Ephèse après le début des persécutions en Palestine. Selon Polycarte-155, et Justin Martyr-160.

L'empereur Domitien qui a régné de 81 à 96 en véritable tyran, persécuta tout spécialement les chrétiens. Jean a probablement été arrêté à ce moment là, jeté en prison, puis soumis au supplice de la flagellation et du chaudron d'huile bouillante. D'après une tradition chrétienne, Jean serait sorti indemne de ce chaudron. Suite de quoi, l'empereur lui a laissé la vie sauve et l'a envoyé à Patmos qui était une sorte de bagne. Le séjour de Jean à Patmos a été une "punition" et non une campagne d'évangélisation. Mais c'est au cours de ce séjour forcé, que l'apôtre a reçu ses visions.

Date de la rédaction:

L'historien chrétien Eusèbe de Césarée (Histoire Ecclésiastique, livre III, chapitre 20, verset 8 et 9) écrit que "Jean fut exilé sur ordre de l'empereur Domitien, et que tous ceux qui avaient été injustement bannis par cet empereur furent relâchés par Nerva, son successeur...". Jean aurait donc écrit l'Apocalypse dans les dernières années du règne de Domitien vers 95-96.

...à suivre: "Dans quel but Jean a-t-il écrit ce livre". Merci.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 21:50
Message : Bonjour, je vous propose la suite 002

Dans quel but Jean a-t-il écrit ce livre ?


L'époque de la rédaction de l'Apocalypse était pour les fidèles une période difficile de persécutions. L'empereur Domitien exigeait l'adoration et persécutait les chrétiens qui refusaient de se soumettre à son culte. Suétone raconte que les circulaires impériales étaient libéllées ainsi: "Notre Maître et notre dieu ordonne que..." (vie de Domitien 13:2).

Se posait alors la question: est-il possible de rester attacher à Jésus devant la persécution et la séduction ? Face à ces menaces, Dieu envoie une prophétie avec des promesses, pour encourager les fidèles. Jean écrit un message de consolation, d'encouragement et d'espérance pour fortifier les croyants. Jean veut encourager les croyants par la certitude de la victoire finale de Christ sur le mal.

L'apocalypse apporte une bénédiction à ceux qui lisent ou qui écoutent son message (Ap 1:3). On trouve dans ce livre 7 béatitudes qui sont une mise en garde contre la séduction de Babylone. Ce livre a toujours été à la base des réveils qui se sont manifestés dans l'Eglise (Ap 18:4). L'Apocalypse est un dernier don et la dernière lettre d'Amour de Dieu à son Eglise, il est destiné à rallumer à travers les siècles l'espérance des croyants, souvent prête à s'éteindre. Chaque croyant, à travers les âges, est interpellé dans ce combat entre les forces divines et les forces du mal, et chacun est appelé à prendre une position claire dans ce combat: pour ou contre Dieu.

Quel système d'interprétation faut-il choisir ?

Lorsque le prophète écrit, il n'écrit pas une dictée que Dieu lui dicte. L'inspiration ne dispense pas Jean de participer à la structure littéraire. Jean va construire son livre à partir de ses visions reçues de Dieu, pour transmettre son message de la meilleure façon possible, la façon la plus utile, la plus convaincante.

Pour construire son livre, Jean va utiliser des matériaux puisés dans la bible et ailleurs. L'Apocalypse est composé avec environ 70% de textes de l'A-T, environ 500 citations de l'AT, dont Daniel, Ezéchiel sont tout spécialement cités. La connaissance de l'AT quoique fortement souhaitée et utile dans bien des cas, ne peut pas garantir le dernier mot dans le livre de l'Apocalypse.

Jean n'est pas un répétiteur, mais un compositeur, à partir de ce qu'il utilise pour composer son livre. L'Apocalypse dépasse l'Ancien Testament, pour s'ouvrir à l'universel, grâce à l'avènement de Jésus-Christ. A travers des structures et des citations choisies, Jean veut faire passer un message précis. Tout cela nous invite à être très attentifs aux moindres détails.

Le système prétériste ou rétrospectif. De "préter" en latin qui veut dire "passé".

Ici l'Apocalypse serait une description du passé, de l'empire envahisseur. Il y a sans doute une part de vérité dans ce système, puisque l'auteur a été influencé par l'histoire et le milieu de son temps. Mais les textes nous invitent à dépasser l'histoire et à regarder vers l'avenir.


Ap 1:1 "Révélation de Jésus-Christ...pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt."
Ap 1:7 "Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra."
Ap 1:19 "Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles."
Ap 4:1 "Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite."


Le système prétériste n'est pas conforme au texte, même s'il y a des allusions au passé.

Le système futuriste; Ce système passe à l'extrême opposé dans le futur.

Ici, les commentateurs pensent que tout le livre parle de ce qui doit se réaliser dans l'avenir. Rien ne s'est encore réalisé. L'Apocalypse contredit cette position de façon formelle.


Ap 1:11,19 "Jean aux sept Eglises qui sont en Asie...Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Eglises...""Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont..."

Le système futuriste est parfois valable, mais il ne faut pas oublier que dans un premier temps, l'auteur adresse ses écrits aux églises locales de l'époque.

Le système symbolique. Avec cette 3ème approche rien ne serait littéral.

Le symbolisme est largement présent dans l'Apocalypse. Il faut donc décrypter cette langue particulière pour ne pas faire dire au texte n'importe quoi. Le système symbolique a une grande part dans le livre, mais il ne répond pas entièrement et d'une façon satisfaisante et permanente au sens du texte.

Le système de l'histoire du salut.

Ici on voit dans l'Apocalypse les grandes lignes de l'histoire du monde et de l'Eglise sans entrer dans les détails. Les grandes révélations de l'histoire dévoilent le plan de Dieu pour sauver l'homme et établir son Royaume. L'Apocalypse nous apprend à regarder le monde et son histoire par la vue de Dieu. Le prophète nous donne un aperçu des plans Divins qui sous-entend le déroulement de l'histoire. C'est un système proche du système historico-prophétique qui nous semble assez fiable.

Le système historico-prophétique.

C'est le système qui répond le mieux aux exigences de fiabilité, avec le système de l'histoire du Salut. Les pères de l'église ont utilisé ce système très tôt dans l'histoire, pour expliquer l'Apocalypse. Jean présente, comme Daniel, une sorte de vision qui relate les grandes lignes de l'histoire du monde et de l'Eglise sur terre. Ce serait donc bien une Histoire, mais vue prophétiquement. Daniel fait partir l'histoire au chapitre 2, avec la tête d'or, symbolisant Babylone au VIème siècle avant J-C, pour arriver à la fin des temps, au retour en gloire du Seigneur et l'établissement de son royaume éternel. L'Apocalypse commence avec Jésus, à partir de son ascension, et jusqu'à son retour, dans une vision extraordinaire de l'Eglise qui est au coeur de l'Histoire de notre monde.

Le répertoire de l'Apocalypse, c'est la bible toute entière.

Jean se sert de toute l'Ecriture, avec son passé, pour nous projeter dans l'avenir, afin de nous éclairer dans la compréhension de l'Apocalypse. Le système historico-prophétique a le mérite de prendre en considération à la fois l'aspect historique, sans se laisser enfermer par l'histoire, tout en se projetant dans l'avenir. Ainsi, la prophétie complète l'histoire, sans la nier, et éclaire l'avenir. Nous croyons que Jean a écrit à partir de situations qu'il connaissait, et aussi que ses prophéties révèlent les grands principes qui vont traverser l'histoire.

Conclusion: Pour une meilleure compréhension de l'Apocalypse.

Pas d'interprétation particulière.

2Pierre 1:20 "aucune prophétie de l'Ecriture ne peut être un objet d'interprétation particulière".


Etudier la bible par la bible.

Actes 17:11 "ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact".

Voir le contexte, le genre littéraire, le cadre historique de la prophétie, la personnalité de l'auteur.... Se rappeler que les prophéties d'Apocalypse aboutissent toutes au retour de Jésus et à son Royaume. Se rappeler que le thème constant de l'Apocalypse est la lutte entre le bien et le mal. Chaque vision de l'Apocalypse permet une meilleure compréhension d'une autre. La lecture de l'Apocalypse ne peut se faire à la lettre, c'est un langage symbolique à découvrir. Vu le nombre de citations de la bible dans l'Apocalypse, il convient de bien connaître le reste de la bible. Vu que les visions de l'Apocalypse viennent de Dieu, il est nécessaire de se tourner vers son auteur pour recevoir l'assistance du Saint-Esprit, pour une meilleure compréhension. Se rappeler que Jean a composé à partir de toute la bible et d'une situation qu'il connaissait, et aussi, que ses prophéties dévoilent les grandes lignes de l'histoire du monde et de l'Eglise sur terre.

...à suivre, les contrastes dans l'Apocalypse.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 21:53
Message : Bonjour, je vous propose la suite 003

Les contrastes dans l'Apocalypse:

L'Apocalypse présente un conflit d'autorité entre:


--ses deux chefs--Jésus ou Satan
--ses deux cultes--L'adoration du Créateur ou celle de Satan avec son système et ses sujets.
--ses deux peuples--Le peuple de Dieu ou Babylone.
--ses deux cités--La Jérusalem Céleste ou Babylone.
--ses deux signes--Le sceau de Dieu ou la marque de la bête.
--ses deux esprits--L'Esprit de Dieu ou des démons.
--ses deux moissons--La moisson ou la vendange.
--etc...

Les destinataires de l'Apocalypse sont invités à rendre un culte au vrai Dieu Créateur.

Le mot "serviteur" désigne dans le livre de l'Apocalypse ceux qui rendent un culte à Dieu. Servir, du grec "latreuo", servir, culte, rendre un culte, célébrer un culte, adorer.

L'introduction du livre s'adresse aux serviteurs de Dieu.


Ap 1:1 "Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître, par l'envoi de son ange, à son serviteur Jean".

La conclusion du livre de l'Apocalypse nous parle de l'adoration des serviteurs de Dieu.
Ap 22:6 "Et il me dit: Ces paroles sont certaines et véritables; et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt."

La dernière vision du livre de l'Apocalypse est une vision du royaume de Dieu avec ses serviteurs.

Ap 22:3,4 "Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront et verront sa face".

L'ange invite Jean à adorer Dieu seul.

Ap 22:8,9 "C'est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j'eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l'ange qui me les montrait, pour l'adorer. Mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.".

Le message central d'Apocalypse concerne l'adoration du Dieu Créateur.


Ap 14:6,7 "Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l'annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d'une voix forte: Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d'eaux.".

Le livre de l'Apocalypse est tourné vers l'adoration, parce que l'enjeu principal décrit dans le livre touchera le vrai culte réservé uniquement à Dieu.

Ce que l'adoration ou le vrai culte envers Dieu implique.

L'adoration ou le culte est une quête spirituelle.

Le culte authentique est une recherche, une quête de Dieu, librement, non par obligation ou par devoir.


Es 29:13 "Le Seigneur dit: Quand ce peuple s'approche de moi, Il m'honore de la bouche et des lèvres; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu'il a de moi N'est qu'un précepte de tradition humaine.".

Ps 63:1-4 "O Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche, mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi...Car ta bonté vaut mieux que la vie. Mes lèvres célèbrent tes louanges".


L'adoration passe par un désir profond d'obéissance à Dieu.

Ps 86:11 "Enseigne-moi tes voies, Ô Eternel ! Je marcherai dans ta fidélité. Dispose mon coeur..".
Ps 112:1 "Louez l'Eternel ! Heureux l'homme qui le craint, qui trouve un grand plaisir à ses commandements".


L'adoration est un service loyal.

Deut 10:12 "que demande de toi ton Dieu, si ce n'est que tu craignes l'Eternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d'aimer et de servir l'Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur et de toute ton âme".
Josué 22:5 "Ayez soin d'observer et de mettre en pratique les ordonnances et les lois...aimez l'Eternel, votre Dieu, marchez dans toutes ses voies...attachez-vous à lui, et servez-le de tout votre coeur, de toute votre âme".


L'adoration est exprimée par une humilité authentique: se prosterner, rendre hommage...

Ps 95:6 "Venez, prosternons-nous et humilions-nous, fléchissons le genou devant l'Eternel, notre Créateur !"
Ps51:17 "Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé...un coeur brisé et contrit".


L'adoration est exprimée par une attitude de prière, de soumission, l'attitude d'un esclave envers son Maître.

Es 46:6 "Ils pèsent l'argent...et ils paient un orfèvre, pour qu'ils en fassent un dieu, et ils adorent et se prosternent".

L'adoration exprime la proximité de Dieu, c'est un Dieu qu'on peut approcher.

Deut 4:7 "Quelle est, en effet, la grande nation qui ait des dieux aussi proches que l'Eternel, notre Dieu, l'est de nous toutes les fois que nous l'invoquons ?".
Lamentations 3:57 "Au jour où je t'ai invoqué, tu t'es approché, tu as dit: Ne crains pas!"
Ps 34:17,18 " Quand les justes crient, l'Eternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses...".


Le culte implique l'être humain dans son ensemble, corps, intellect, volonté, émotions...
Deut 6:5 "Tu aimeras l'Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force".
Marc 12:30 "Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée...force."
1Thes 5:23 "Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ!".


L'adoration s'exprime par le chant, la louange, la célébration des vertus de Dieu, la proclamation de ses interventions dans ses rapports avec ses créatures et sa création.

L'adoration, le grand enjeu décrit dans l'Apocalypse.

Au coeur du livre de l'Apocalypse se trouve la description, sur un modèle proche du livre de Daniel, d'un grand conflit entre les puissances du mal opposées à Dieu et à son peuple. Cela met en évidence l'actualité du livre qui est valable pour tous les temps, parce qu'il s'adresse aux croyants de tous les temps, eux-mêmes impliqués dans ce conflit.

L'adoration, le culte qui est dû à Dieu seul, est détourné par Satan qui a de nombreux alliés hostiles à Dieu et à son règne éternel. Satan s'oppose à Dieu, séduit, accuse et fait tout pour tromper et éloigner son église de son Dieu. Satan a des alliés qui font la guerre aux saints, c'est le pouvoir oppresseur, l'intolérance (Ap 13:12). Satan fait des miracles et des prodiges, pour éblouir et aveugler, pour tromper et séduire l'humanité (Ap 13:13,14). Toute la stratégie de Satan et de ses alliés est là, pour usurper l'adoration qui n'est due qu'à Dieu seul. Face à Satan, Dieu répond par tous les moyens, par des déclarations d'Amour à l'humanité et à son Eglise, pour les détourner de la perdition éternelle, en leur indiquant le chemin du salut et les moyens d'y arriver.

Les lettres de Christ aux sept églises, sont une tentative passionnée de l'époux, qui cherche par tous les moyens possibles, à récupérer et à conquérir sa bien-aimée. Toutes les tentatives d'amour y passent, et pour finir, l'époux se tient à la porte, comme un mendiant, attendant l'ouverture de la porte pour une relation et une communion authentique, pour une fête de retrouvailles (Ap 3:20).

...à suivre, quelques plans et structures de l'Apocalypse.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 21:55
Message : Bonjour, je vous propose la suite 004,

QUELQUES PLANS et STRUCTURES DE L'APOCALYPSE.


Les visions ne sont pas successives, mais parallèles.

En étudiant la structure, il faut se rappeler, que les visions ne sont pas successives mais parallèles. La 2ème vision, celle des sceaux ne vient pas après celle des Eglises. Elle revient en arrière, comme dans Daniel 2,7,8. Toutes les prophéties commencent à l'époque de l'auteur et s'achèvent au triomphe de Dieu. Dieu a donné cette prophétie afin de fortifier l'Eglise qui passe par une terrible épreuve. Ce sera pour chaque lecteur et chercheur assidu un puissant encouragement pour l'avenir.

La structure typologique dans l'Apocalypse.

Il y a dans le livre de l'Apocalypse un aspect évident de la dimension prophétique: la typologie. La typologie est un procédé prophétique qui consiste, de la part de Dieu, à utiliser des personnes, institutions, événements, comme des types qui ont pour fonction d'annoncer le plan du salut avec ses différentes facettes.

C'est ainsi que Moïse, le sanctuaire, les scènes culturelles, les fêtes israélites, l'exode...vont être utilisés pour la structuration du livre de l'Apocalypse. Le sanctuaire dans son ensemble est une illustration du plan du salut mis en place par Dieu pour entrer en contact avec son peuple.

Dans le livre de l'Apocalypse, le sanctuaire et les fêtes Israélites sont employés d'une manière typologique pour désigner la prophétie que Dieu veut annoncer à ses serviteurs. Nous découvrons dans l'Apocalypse que chaque vision correspond à une partie du sanctuaire ou à un de ses objets de culte. L'étude de cette structure révèle que chaque partie, permet de découvrir un enseignement sur le salut.

Plan Général simple de l'Apocalypse:

Introduction: Ap 1:1-8
A-Vision des 7 églises: Ap 1:9 à 3:22
B-Vision des 7 sceaux: Ap 4:1 à 8:1
C-Vision des 7 trompettes: Ap 8:2 à 11:19
Vision centrale: les trois monstres. Le dragon qui poursuit la femme d'Ap 12, la bête qui sort de la mer d'Ap 13:1-10, la bête qui sort de la terre d'Ap 13:11-18, l'Agneau et le peuple de Dieu d'Ap 14:1-20.
C1-Vision des 7 fléaux (chute de Babylone): Ap 15:1 à 18:24
B1-Les noces de l'Agneau et le règne millénaire: Ap 19:1 à 21:4
A1-L'Eglise sur la nouvelle terre: Ap 21:5 à 22:5
Conclusion: Ap 22:6-21

Plan Général plus détaillé de l'Apocalypse:

Introduction 1:1-11

L'Apocalyse se présente comme une succession de sept tableaux ou sept visions. L'ensemble est précédé d'un prologue (introduction) et suivi d'un épilogue (conclusion).

1er tableau: 7 Lettres à 7 églises, Ap 1:12 à 3:22

Le premier tableau est introduit par une vision de Jésus-Christ. Il comporte sept lettres adressées à sept Eglises éparpillées en Asie Mineure. C'est le survol de l'Eglise à travers les siècles avec: "sa formation, sa déformation, sa réformation".

2ème tableau: 7 Sceaux, Ap 4:1 à 8:1

Le deuxième tableau commence par une vision du trône de Dieu et se poursuit par la rupture de sept sceaux entraînant des événements terrifiants sur la terre. Le mot "sceau" en grec peut être utilisé dans 2 sens différents, qui sont complémentaires. Le sceau signifie l'appartenance à quelqu'un, pour en authentifier le propriétaire. Le sceau fait allusion à un cachet de cire qui ferme un document pour en garantir la lecture par le destinataire. La 2ème vision apparaît sous la forme d'un message scellé, qu'une seule personne a le pouvoir de desceller.

3ème tableau: 7 Trompettes, Ap 8:2 à 11:18

Le troisième tableau est, lui aussi, introduit par une vision, celle d'un autel où brûlent des parfums. Il comporte sept sonneries de trompettes, dont l'écho se transforme en événements encore plus terribles que ceux provoqués par l'ouverture des sept sceaux. La trompette est présente fréquemment dans l'Ancien Testament. On sonnait de la trompette pour préparer la guerre, pour pousser les gens à l'action, pour réunir, pour avertir....

4ème tableau: les 3 monstres, Ap 12:1 à 14:20

Le quatrième tableau fait suite à une vision de l'arche de l'alliance et dénonce les agissements du dragon, d'un monstre marin et d'un monstre terrestre. La scène s'achève par la proclamation d'un victoire et d'un jugement. Au centre de l'Apocalypse apparaissent 3 monstres, qui ne sont pas étrangers aux lecteurs de la bible. Ils rappellent les monstres de Daniel 7 et 8.

5ème tableau: 7 coupes, Ap 15:1 à 16: 21

La cinquième vision s'ouvre sur une référence à l'énorme bassin de purification qui se trouvait à l'entrée du temple de Jérusalem (la mer de fonte d'1Rois 7:23) et décrit le châtiment des habitants de la terre par 7 fléaux. Ces fléaux contiennent la colère de Dieu et sont déversés sur le monde. Il s'agit là d'une description de la situation du monde en pleine infidélité à Dieu et à sa parole. Quand les hommes s'éloignent des principes contenus dans la bible, ils ne peuvent récolter que la misère et la destruction, et c'est ce que décrivent ces coupes.

6ème tableau: Babylone et son avenir, Ap 17:1 à 20:15

La sixième section s'ouvre par une vision du désert et décrit le châtiment de toutes les puissances hostiles aux élus: Babylone (17:1 à 19:19), la bête et le faux prophète (19:11-24) et Satan (20:1-15). Dans la bible, Babylone représente la religion qui se réclame du nom de Dieu et de Christ, mais qui oublie la volonté de Dieu, les commandements de Dieu, la véritable foi en Jésus-Christ. Babylone a l'apparence de la piété, mais elle renie ce qui en fait la force (2Tim 3:5). Cette vision permet d'assister au jugement final de Babylone.

7ème tableau: Descente et installation de la nouvelle Jérusalem, Ap 21:1 à 22:5

La septième section introduite par une vision de la nouvelle Jérusalem, souligne la victoire et le bonheur éternel des rachetés en présence de Dieu. C'est l'aboutissement, le grand bonheur final du livre. Le peuple de Dieu est enfin délivré et va pouvoir vivre avec Dieu. Le mal qui a fait tant souffrir est enfin éradiqué pour l'éternité.

Conclusion: 22:6-21


La structure de l'Apocalypse est une architecture typiquement hébraïque, appelée structure chiastique. Une telle approche fait découvrir d'abord une introduction, à laquelle correspond une conclusion. Chez les Hébreux, le discours se construit à la manière d'un pont. On part des deux bords, ou extrémités, pour arriver au centre.

...à suivre les parallèles d'Apocalypse avec le sanctuaire d'Israël.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 21:57
Message : Bonjour, je vous propose la suite 005,

Parallèles d'Apocalypse avec le sanctuaire d'Israël.


Il y a dans l'Apocalypse une référence à un élément du sanctuaire Israélite au début des visions.

-Avant la vision des sept églises, le Christ apparaît au milieu des chandeliers (Ap 1:12-20)
-Avant la vision des sept sceaux, apparaît le trône de Dieu devant lequel se trouve les sept lampes (Ap 4:2-5)
-Avant la vision des sept trompettes, un ange opère devant l'autel des parfums (Ap8:3-5)
-Avant les premières références à la loi de Dieu dans la vision centrale, apparaît l'arche de l'alliance (Ap 11:19)
-Avant que les sept coupes ne soient déversées sur les méchants, les rachetés sont présentés debout sur la cuve des ablutions ou la mer de verre...(Ap 15:2-4). Voir la mer de fonte dans 1Rois 7:23).

Cette allusion au sanctuaire Israélite et au ministère typique du Yom Kippour est une des clés de la compréhension et de l'interprétation de l'Apocalypse.

Le temple céleste et le trône de Dieu dans l'Apocalypse.


Ap 4:1,2 "je regardais, et voici...il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis".
Ap 7:15 " C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple".
Ap 8:3 "Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or, on lui donna beaucoup de parfums afin qu'il les offrit, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône".
Ap 11:19 "Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son temple".
Ap 14:15,17 "Et un ange sortit du temple, criant...Lance ta faucille, et moissonne".
Ap 15:5,6,8 "Après cela, je regardai, et le temple du tabernacle du témoignage fut ouvert dans le ciel. Et les sept anges qui tenaient les sept fléaux, sortirent du temple, revêtus d'un lin pur..."
Ap 16:1,17 "Et il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait: C'en est fait!".


Quelques éléments du sanctuaire dans l'Apocalypse.

Ap 5:6 "Et je vis, au milieu du trône...un agneau qui était là comme immolé".
Ap1:12,13,20 et 4:5 "Je vis sept chandeliers d'or...les sept chandeliers sont les sept Eglises. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu".
Ap 8:3 et 9:13 "Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or, on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône".
Ap 11:19 "Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son temple".
Ap 15:2-4 "Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu".


Parallèle d'Apocalypse avec le calendrier liturgique de l'année religieuse Juive.

La fête de Pâques (pessah).


Exode 12:2 - Ce sera pour vous le premier des mois de l'année.
Exode 11:4,5 - La mort des premiers nés d'Egypte.

Ap 1:5 - Le premier-né d'entre les morts.
Exode 12:13 - Le sang vous servira de signe, je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous...
Ap 1:5 -Qui nous a délivré de nos péchés par son sang.
Ap 1:18 - Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts.

Exode 12:19 -On ne trouvera pas de levain dans vos maisons...
Ap 2 et 3 - Je connais tes oeuvres...mais j'ai contre toi. Repens-toi donc...Ap 2:5,16,21,22 et 3:3,19.

La fête de Pentecôte (Schavouot).

Deut 16:9,10 "Tu compteras 7 semaines, puis tu célébreras la fête des semaines...
Exode 19:16 "Il y eut des voix, des éclairs et une trompette puissante".

Ap 4:5 "Du trône sortait des éclairs, des voix et des tonnerre".
Exode 19:6 "Vous serez pour moi un royaume de prêtres et une nation sainte".
Ap 5:10 "Tu en as fait, pour notre Dieu, un royaume et des prêtres".
Exode 24:8 "Voici le sang de l'alliance conclue sur la base de ces paroles"
Ap 5:9 "Tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute nation".


La fête des trompettes (Roch hachanah).

Nombr 29:1 "Le septième mois, le premier jour, vous aurez une réunion sacrée au son des trompettes..."
Nombr 10:1-10 "Quand vous aurez des fêtes...vous jouerez des deux trompettes d'argent".

Ap 8:2 "Les sept anges qui se tiennent devant Dieu reçurent sept trompettes".

La fête des expiations (Kippour).

Lévit 23:27 "Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations".
Ap 14:7 "Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue"
Lévit 23:29 "Quiconque ne s'humiliera pas ce jour-là sera retranché".
Ap 14:9,10 "Si quelqu'un adore la bête, il boira du vin de la fureur de Dieu".
Ap 17:1 "Je te montrerai le jugement de la grande prostituée".
Ap 20:10 "La bête et le faux prophète seront dans l'étang de feu".
Ap 20:2 "Le dragon fut enchaîné pour mille ans".
Ap 20:10 "Le diable fut jeté dans l'étang de feu".
Ap 20:14 "La mort et le Hadès (séjour des morts) furent précipités dans l'étang de feu".


Le vocabulaire du jugement dans l'Apocalypse.

Ap 6:10 "Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang...?"
Ap 11:18 "Les nations se sont irritées, et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts...".
Ap 14:7 "Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue..."
Ap 16:5,7 "Tu es juste, parce que tu as exercé ce jugement...tes jugements sont véritables et justes".
Ap 18:8-10,20 "La grande ville, Babylone, la ville puissante ! En une seule heure est venu ton jugement !...
Ap 19:2,11 "Parce que ses jugements sont véritables et justes...le Fidèle et Véritable, et il juge avec justice.
Ap 20:12 "Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres,d 'après ce qui était écrit dans ces livres".


La fête des tabernacles ou des cabanes (Souccot).

Lévit 23:34 "Le quinze de ce septième mois, c'est la fête des tentes, ou tabernacles"
Lévit 23:39 "Après avoir récolté les produits de la terre, vous irez fêter le Seigneur".

Ap 14:16 "Celui qui siégeait sur la nuée jeta sa faucille et la terre fut moissonnées".
Lévit 23:40 "Vous vous réjouirez devant l'Eternel, votre Dieu" (repas de fête).
Ap 19:7 "Réjouissons-nous...car voici les noces de l'agneau".
Lévit 23:42 "Vous habiterez sous la tente pendant 7 jours".
Ap 21:3 "Voici la tente de Dieu avec les hommes".

Pour compléter cette introduction à l'Apocalypse, je pourrais vous proposer 7 images jpeg avec des schémas et tableaux en rapport avec ces textes....à suivre l'entrée en matière, le prologue, Apocalypse chapitre 1.
Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 21:59
Message : Bonjour, je vous propose la suite 006

Prologue: Apocalypse 1:1-11

INTRODUCTION:


Il est important de préciser, dès l'introduction, que le livre de l'Apocalypse n'est pas un livre scellé.
Ap 22:10 "Et il me dit: Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce livre. Car le temps est proche".

AP 1:1
"Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître, par l'envoi de son ange à son serviteur Jean".


Jean débute par un regard global sur le sujet, puis il l'expose dans les détails.

Jean 1:1-4 "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la parole était Dieu. Toutes choses ont été faites par elles...En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes..."
1Jean 1:1,2 "Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, vu de nos yeux...et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée".

Ap 1:1,2 "Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt....lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu".

Apocalypse de Jésus-Christ (v1).

On désigne généralement le livre par le titre: Apocalypse de Jean, ou de Saint-Jean, ou de Jean le théologien. Pourtant, le livre précise lui-même son origine: Apocalypse de Jésus-Christ (Ap 1:1). Jésus-Christ est, dans l'Apocalypse, intimement associé à l'oeuvre de Dieu, qui est le maître de l'histoire. Nous avons ici une révélation qui a Dieu même pour source, dont Jésus-Christ est le Médiateur, qui est donnée par le ministère d'un ange au disciple que Jésus aimait, à Jean. Avec quel respect ne devons nous pas accueillir un tel livre et une telle révélation.

La révélation (Apokalupsis) de Dieu est une bonne nouvelle pour l'homme.

Tous les événement décrits dans l'Apocalypse se rapportent à Jésus-Christ, réalisateur des volontés divines, et révélateur des projets d'amour de Dieu pour les croyants.


2Thes 1:7 "et de vous donner, à vous qui êtres affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra (apokalupsis) du ciel avec les anges de sa puissance".
1Pier 1:7,13 "afin que l'épreuve de votre foi...ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra (apocalupsis)...C'est pourquoi, ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra (apocalupsis)".
Rom 8:19 "la création attend-elle avec un ardent désir la révélation (apokalupsis) des fils de Dieu".
Rom 2:5 "Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation (apocalupsis) du juste jugement de Dieu".


Pour montrer à ses serviteurs...(v1) (montrer-deiknuo: faire connaître, faire voir, manifester, signifier).

Il ne s'agit pas seulement de montrer une vision mais de rentrer en communication avec l'homme. L'Apocalypse n'est pas seulement une vision, mais une rencontre, une pénétration de Dieu dans l'histoire. L'Apocalypse dévoile un Dieu en marche pour réaliser sa promesse du retour du Christ et du salut de l'Eglise. Dieu se révèle aux hommes par ses serviteurs, pour leur faire connaître ses projets de salut. L'Apocalypse ne peut-être comprise que par les serviteurs de Dieu, ceux qui ont la foi en Dieu et sa parole.


Amos 3:7 "Car le Seigneur, l'Eternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes".
Jean 15:15 "Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître, mais je vous ai appelé amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père".


Les choses qui doivent arriver bientôt...(v1)

La certitude du retour proche de Jésus n'est pas du domaine scientifique, mais de la foi. La foi qui a confiance en Dieu et sa parole, qui accepte sa promesse et regarde l'histoire du regard de Dieu. La certitude du retour de Christ est si certaine, pour le croyant véritable, qu'il l'attend à tout moment. Ne pas attendre le retour du Christ pour bientôt, c'est douter de sa promesse, c'est ne pas croire que la prière: "que ton règne vienne" puisse être exaucée.

Le livre commence et fini avec cette promesse du retour proche de Christ.


Ap 1:1 "....pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt".
Ap 22:6 "Dieu....a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt".
Ap 2:16 "Repens-toi, sinon je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l'épée de ma bouche".
Ap 22:7 "Et voici, je viens bientôt, heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre !"


Bientôt-tachu: soudainement, promptement, aussitôt, rapidement, à toute vitesse (sans retard), à l'improviste, mais selon le plan de Dieu, prévu à l'avance.

Il s'agit d'un retour réel, visible de tous, sur les nuées des cieux.


Ap 1:7 "Voici, il vient avec les nuées, et tout oeil le verra, même ceux qui l'ont percé..."
Ap 14:14 "Je regardai, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée était assis...un fils d'homme"

Esaïe 19:1 "Voici l'Eternel est monté sur une nuée rapide, il vient en Egypte, les idoles de l'Egypte tremblent".
Ps 18:10-13 "Il abaissa les cieux, et il descendit: il y avait une épaisse nuée sous ses pieds".


Les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître...(v1)

Bientôt, se réalisera la venue de Christ et aussi la succession des événements qui l'annoncent. A Jean comme a Daniel est révélé "ce qui doit arriver dans la suite des temps".


Ap 1:19 "Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles".
Ap 4:1 "Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite".

Dan 8:16 ; 9:21 "Gabriel, explique-lui la vision....Gabriel, que j'avais vu précédemment dans une vision".

...à son serviteur Jean (v1) (Jean-Ioannes) "l'Eternel a fait grâce".

Jean, serviteur de Dieu, se dit le fidèle témoin de la révélation qu'il a reçu et qu'il transmet.

...à suivre le verset 2 de l'Apocalypse.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 22:01
Message : Bonjour, je vous propose la suite 007.

AP 1:2
"lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu"".


Une vision, une révélation, une connaissance de Dieu, implique une mission, un témoignage de notre part.

Témoignage-marturia, d'où vient le mot "martyr" en français. Etre témoin de Christ, implique de tous temps, la persécution, la souffrance et même la mort.


Actes 4:20 "Car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu".
Ap 1:9 "moi Jean...j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus".

Le témoignage de Jésus-Christ (v2).

Cela pourrait désigner le témoignage rendu à Christ, ou le témoignage que Jésus a reçu et rendu au Père.


Ap 1:9 "j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus".
Ap 20:4 "Et je vis...ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus".
Ap 12:17 "Et le dragon...s'en alla faire la guerre...à ceux qui...ont le témoignage de Jésus".
Ap 19:10 "Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus".

Jean 3:10,11 "Jésus lui répondit...nous rendons témoignage de ce que nous avons vu".
Jean 5:36,37 "Moi, j'ai un témoignage plus grand que celui de Jean, car les oeuvres que le Père m'a donné d'accomplir, ces oeuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c'est le Père qui m'a envoyé. Et le Père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi".


La parole de Dieu c'est le témoignage de Jésus.

Ap 1:2 "lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ".
Ap 19:13,14 "Son nom est la Parole de Dieu. Les armées qui sont dans le ciel le suivaient..."


Jean atteste avoir vu la parole de Dieu (v2)

Peut-on voir une parole ? Jean l'atteste. La parole de Dieu est action, accomplissement, et dans ce cas elle est visible pour tous. Jésus, parole de Dieu, est la concrétisation des révélations et des réalisations de Dieu.


Jean 1:14 "Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous..."

Les prophéties de Dieu commencent à se réaliser, dès que la vision a été donnée.

La prophétie est reçue par la foi, comme déjà en voie de réalisation dans l'histoire.
Esaïe 55:11 "Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche. Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accomplir mes desseins..."

AP 1:3
"Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche."


Heureux-makarios (grec): heureux, bienheureux, bonheur. Heureux vient du mot hébreu ashar, qui signifie "en marche". Dans Matthieu 5, Jésus dit que le bonheur se situe dans l'avenir, c'est posséder une assurance au-delà du présent. "heureux les...car le royaume des cieux est à eux ! car ils verront Dieu, car ils sont appelés fils de Dieu !". Le but ultime d'Apocalypse, est de montrer à ceux qui cherchent la volonté de Dieu comment vivre et lui appartenir sans réserve, pour découvrir le véritable épanouissement dans le bonheur qu'il veut offrir à l'humanité."

Ap 1:3 "Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent..."
Ap 22:18,19 "Malheur à qui ajoute ou retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie".


Heureux celui qui écoute et garde la Parole de Dieu (v3).

Luc 11:27-28 "Heureux le sein qui t'a porté ! heureuses les mamelles qui t'ont allaité ! Et Jésus répondit: Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent.

Pour Jésus, écouter et garder la Parole de Dieu, est plus important que sa mère qui a eu le privilège de l'allaiter. La foi et l'espérance du disciple de Christ est fondée sur la Parole de Dieu. "Il est écrit" et "ainsi parle l'Eternel" est plus important pour le croyant que les beaux discours, miracles...

Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie (v3)

Les paroles de la prophétie, c'est à dire les paroles qui communiquent une révélation divine. Dans le culte de la synagogue et chez les premières communautés chrétiennes, la lecture de la Thora avait une place importante. L'Apocalypse a donc sa place dans le culte d'adoration, comme le reste des écrits, pour être lue devant tous. Il s'agit de lire pour entrer en dialogue avec le Dieu de la révélation, pour l'écouter afin de discerner sa volonté, et participer à ses projets, garder ses révélations.


Luc 4:16 "Il se rendit à Nazareth, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture".
Actes 13:15,16 "Après la lecture de la loi et des prophètes...Paul se leva, et il dit: Hommes Israélites, écoutez !"
Col 4:16 "Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu'elle soit aussi lue dans l'Eglise des...".
1Thes 5:27 "Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à tous les frères".


Heureux....qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche (v3)

Garder, car il y a danger de négliger, mépriser ou banaliser le contenu du livre. La bénédiction est pour celui qui "lit, entend, et garde" les paroles de la prophétie.


Ap 1:3 "Heureux celui...qui garde les choses qui y sont écrites ! car le temps est proche".
Ap 22:7 "Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre".


Garder dans le quotidien, avec persévérance, jusqu'à la fin.

Ap 16:15 "Heureux celui qui veille et qui garde ses vêtements..."
Ap 3:10 "Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi..."
Ap 2:26 "A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations."


Garder, c'est être fidèle, c'est obéir, se soumettre. La véritable adoration s'exprime par une loyauté et une soumission totale, envers la Parole de Dieu et ses lois.

Ap 12:17 ; 14:12 "C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.".

Car le temps est proche (v3) "temps-kairos: temps, époque, temps convenable, favorable, propice...

C'est le temps de l'intervention de Dieu, de la délivrance, pour mettre fin au mal, au péché (Ap 21 et 22). Le croyant est assuré, que malgré l'épreuve, les persécutions, il y a un avenir dans le bonheur éternel.


Ap 10:6,7 "et jura...qu'il n'y aurait plus de temps, mais quand (le 7ème ange) sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait, comme il l'a annoncé à ses serviteurs, les prophètes".
Ap 11:18 "Les nations se sont irritées...et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints...et de détruire ceux qui détruisent la terre".


Parce que le temps est proche, l'Apocalypse est un livre ouvert à tous.

Ap 22:10 "Et il me dit: Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre, car le temps est proche".

La notion du temps dans la bible implique 2 parties. Il y a "le présent siècle mauvais" par opposition avec "le siècle à venir".

Gal 1:4 "qui s'est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais".
Héb 6:5,6 "qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir..."
Luc 10:9 "guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur: le royaume de Dieu s'est approché de vous".


La première venue de Christ a inauguré les derniers temps.

Héb 1:2 "Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils..."
1Cor 10:11 "Ces choses...ont étés écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles".


Avec Jésus-Christ, "le siècle à venir, le royaume des cieux" s'est approché de l'humanité. Depuis Jésus-Christ, les hommes vivent dans une tension permanente entre le "présent siècle mauvais" qui est toujours là, mais déjà vaincu par Christ, et le "siècle à venir" qui est déjà spirituellement présent. Mais il y a aussi le siècle à venir sans fin, où règne Dieu, et qui est marqué par la destruction définitive du mal.

Lorsque la bible dit bientôt, cela n'a pas une signification chronologique, dans 2 ou 3 mois...cela implique une continuelle proximité des ces événements, au travers de la prophétie révélée. Cela suppose que lorsque les événements seront mûrs, ils s'achemineront vers leurs termes avec rapidité.


Rom 13:11 "Car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru".
...à suivre, versets 4 et 5 du chapitre 1. Consultez aussi le tableau "les 7 béatitudes de l'Apocalypse", clé du bonheur et de la vie éternelle.
Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 22:03
Message : Bonjour, je vous propose la suite 008,

AP 1:4,5
"Jean aux sept Eglises qui sont en Asie: Que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône, et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre !".


Jean aux sept Eglises qui sont en Asie (v4).

Jean ne retient que sept églises, dans la province romaine d'Asie. Or, il y avait d'autres églises, dans la même province, qui existaient à l'époque: Troas (Act 20:5,6), Colosse ou Hiérapolis (Col 1:2 ; 4:13), Antioche (Act 11:19-27), Lystre (Act 16:1,2)...

Le choix délibéré du chiffre 7, symbole de totalité, signifie que les lettres adressées aux églises concernent toutes les églises qui existaient à l'époque de Jean, et aussi que cela concerne l'église de Christ à travers les siècles, jusqu'à la venue en gloire de Christ. Le refrain: "Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises" rappelle que le message concerne chaque croyant, dans tous les temps. Ap 2:23 le confirme encore.


Ap 2:23 "et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres".

Ephèse, la première église, évoque le départ de l'histoire humaine avec la promesse du jardin d'Eden.
Ap 2:7 "A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu".

Laodicée, la dernière église, c'est l'aboutissement de l'histoire humaine, avec la promesse du royaume de Dieu.
Ap 3:21 "Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône".

Il y a une progression dans les 7 lettres, en relation avec la venue de Jésus, qui est de plus en plus proche.

1) Ephèse: "Celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or"
2) Smyrne: "Celui qui est revenu à la vie"
3) Pergame: "Repens-toi donc, sinon je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai"
4) Thyatire: "Seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne"
5) Sardes: "Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur"
6) Philadelphie: "Je viens bientôt"
7) Laodicée: "je me tiens à la porte"

Tout comme les églises d'Asie ont reçu le message qui leur a été adressé, à travers les âges, les croyants ont su tirer un enseignement particulier pour leur époque. Ce qui est différent pour nous aujourd'hui, c'est que nous sommes au bout de la série prophétique, et que l'on peut vérifier la prophétie à la lumière de l'histoire, et se reconnaître dans la prophétie annoncée.

Le chiffre 7 dans l'Apocalypse.

Le chiffre 7 exprime l'idée de perfection, d'intégralité, de totalité, de plénitude.

7 = 3 + 4
3 = les 3 personnes qui constituent le conseil de Dieu, ou la totalité de la Divinité (Mat 28:19).
4 = les 4 coins de la terre qui expriment la totalité de la terre ou de l'humanité (Ap 7:1 ; 20:8 ; Dan 7:2 ; 8:8-.

Le chiffre 7 revient souvent dans l'Apocalypse, sur les 88 allusions au nombre 7 dans le NT, 56 se trouvent dans l'Apocalypse.

7 églises qui sont en Asie (1:4,11,20)
7 chandeliers d'or (1:12,13,20 ; 2:1)
7 étoiles (1:16,20 ; 2:1)
7 sceaux (5:1,5 ; 6:1)
7 cornes de l'agneau (5:6)
7 trompettes (8:2,6)
7 têtes du dragon rouge (12:3)
7 têtes de la bête qui monte de la mer (13:1)
7 fléaux, les derniers (15:1,6,8-
7 têtes d'une bête écarlate (17:3,7,9)
7 rois (17:10)
7 esprits qui sont devant son trône (1:4)
7 esprits de Dieu (3:1 ; 4:5 ; 5:6)
7 lampes ardentes (4:5)
7 anges avec les sept trompettes (8:2,6)
7 yeux de l'agneau (5:6)
7 tonnerres (10:3,4)
7 diadèmes du dragon rouge (12:3)
7 anges avec les sept fléaux, les derniers (15:1,6)
7 coupes d'or pleines de la colère du Dieu (15:7)
7 montagnes où la femme est assise (17:9)
7 béatitudes réparties dans tout le livre

Que la grâce et la paix vous soient données (v4).

"Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !"(Rom 1:7 ; 1Co 1:3 ; 2Co 1:2). "Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l'amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous !" (2Co 13:13).

Les voeux et les actions de grâce sont l'expression de la foi des croyants et non des formules de politesses. La grâce de Dieu a été manifestée en Christ et la paix avec Dieu qui en découle est le fruit de l'Esprit.


Tite 2:11 "Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée".
Rom 3:23,24 "ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ".
Gal 5:22 "Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix..."


...de la part de celui qui est, qui était, et qui vient (grec: l'étant, l'était et le venant) (v4).

Jean ne mentionne pas le nom de Dieu ici, mais nous renvoie au buisson ardent.

Ex 3:14 (TOB) "Je suis qui serai" (Jérusalem) "Je suis celui qui est".

Certains traduisent: "J'étais celui qui était, je serai celui qui sera, je suis celui qui suis". Dans cette appellation, Dieu se présente dans sa souveraineté sur temps. Il est présent en permanence (Dieu était, il est et il sera). Dieu domine tout: l'espace et le temps. Il est au commencement, au milieu et à la fin de l'espace et du temps. Le drame de notre monde, c'est que Dieu ne domine plus partout, c'est pour cela que la mal règne en puissance. Avec Christ, Dieu a déjà commencé son règne sur ceux qui sont nés de nouveau, par le baptême.

Gal 3:27,28 "vous tous, qui avez été baptisés en Christ...vous êtes un en Jésus-Christ"
Col 3:10,11 "et ayant revêtu l'homme nouveau, qui se renouvelle...mais Christ est tout et en tous".


Après la destruction définitive du mal et de la mort, Dieu retrouvera sa Toute-Puissance en toutes choses.
1Co 15:28 "Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous".

l'étant, celui qui est permanent, éternel, qui ne change pas, stable, solide, fidèle.
Jacq 1:17 "Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation".

l'était, celui qui s'est manifesté, révélé dans l'histoire de l'homme, le Dieu de son peuple, proche de nous.
Actes 7:32 "Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob".

le venant, celui qui vient, qui se manifestera encore dans l'histoire de l'homme, qui veut nous rencontrer encore. Du verbe "être" (au passé et au présent), Jean emploie le verbe "venir" pour le futur. L'avenir semble aussi riche que le présent et le passé, car il contient la promesse de la venue de Dieu. Le Dieu que Jean nous présente est rempli d'avenir pour ses créatures, pour ses fidèles.

Le Dieu qui vient, c'est Jésus-Christ lui-même:
"voici, il vient avec les nuées, et tout oeil le verra (1:7)"

Tite 2:13 "attendant la bienheureuse espérance et l'apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ" (Darby, TOB)

Le croyant n'attend pas seulement un événement, la délivrance et le bonheur éternel. Nous attendons surtout une personne qu'on aime et qu'on connaît et qui nous connaît et nous aime. Ici nous voyons clairement l'unité profonde et indissoluble entre le Père et le Fils. Jean 10:30 "Moi et le Père nous sommes un".

Le Père et le Fils siègent sur le même trône: "Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville" (22:3). Ils forment le même temple: "Le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l'agneau" (21:22). Ils portent les mêmes titres: "Je suis l'alpha et l'oméga (1:8 ; 22:13). Ils sont tous deux en marche: "Le Tout-Puissant, qui était, qui est et qui vient" (1:8 ; 4:8-.

Celui qui est et qui vient: le présent et l'avenir.

Pour certains croyants, Dieu est là, il s'est manifesté en Jésus à la croix, et il n'y a rien à attendre de l'avenir. Pour d'autres croyants, seul le retour de Christ mettra fin au mal, au péché. L'Apocalypse nous révèle que Dieu peut être à la fois présent parmi nous et en chemin vers nous. Le futur est rassurant pour les croyants, car une fois de plus, c'est Dieu qui vient à notre rencontre.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 22:05
Message : Bonjour, je vous propose la suite 009,

...de la part des sept esprits qui sont devant son trône (v4).


Les sept esprits symbolisent la plénitude de l'Esprit de Dieu et de Jésus-Christ, il s'agit du Saint-Esprit de Dieu. Le chiffre 7 n'est pas numérique mais descriptif, qualitatif. L'unique Esprit a les qualités du chiffre 7. Le chiffre 3 représente Dieu, alors que le 4 caractérise la terre avec les 4 points cardinaux. Le 7=3+4 montre le pouvoir de Dieu sur cette terre. Les 7 Esprits représentent l'Esprit au service de Dieu, l'action et la mission divine sur la terre, pour réconcilier le monde avec Dieu et le préparer à sa venue et à son royaume éternel.


Ap 4:5 "Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu".
Ap 5:6 "et je vis, au milieu du trône...un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre".

Esaïe 11:2 nous révèle la plénitude de l'esprit au travers de 7 manifestations dans la vie de Christ: "l'Esprit de l'Eternel reposera sur lui, Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel".
Zach 4:1-10 "Je regarde, et voici, il y a un chandelier tout d'or, surmonté d'une vase et portant sept lampes, avec sept conduits pour les lampes qui sont au sommet du chandelier...Que signifient ces choses ?...Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon esprit, dit l'Eternel... Ces sept sont les yeux de l'Eternel, qui parcourent toute la terre."


...de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts et la prince des rois de la terre (v5).

Ce titre de Christ comporte 3 attributs qui se manifestent à travers 3 actions de Jésus.
Ap 1:5a - le témoin fidèles - le premier né des morts - et le prince des rois de la terre.
Ap 1:5b - A celui qui nous aime -qui nous a délivrés de nos péchés par son sang - qui a fait de nous un royaume.


Ce titre de Christ comporte 3 étapes pour notre salut.
-Son incarnation qui en fait le témoin fidèle de Dieu parmi les hommes.
-Sa mort et sa résurrection, qui nous sauve et qui est le garant de notre résurrection.
-Sa royauté, qui garanti notre citoyenneté dans son royaume.

Jésus est le " témoin - martus: martyr" fidèle.
Beaucoup de chrétiens sont devenus, comme leur maître, des martyrs, pour avoir été le témoin de Dieu. Jean a vu en vision "ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu..." (Ap 20:4).

Jésus est le témoin fidèle de Dieu, la seule voie pour connaître véritablement Dieu.

Jean 1:18 "Personne n'a jamais vu Dieu; Dieu Fils unique, qui dans le sein du Père nous l'a dévoilé" (TOB).
Jean 6:46 "Nul n'a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu, celui-là a vu le Père".
Jean 14:6 "Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi".
Héb 1:3 "et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne".


C'est un privilège exceptionnel que de pouvoir approcher Dieu, non pas seulement à partir d'une idée, d'une théologie ou d'une philosophie, mais à partir d'un être vivant en la personne de Jésus-Christ. Le seul chemin pour découvrir le vrai Dieu passe par Jésus-Christ, car il est le témoin, et il est fidèle.

Jésus est le premier-né (protokos) (prémices) des morts, le premier en tout, l'héritier, l'élu, le préféré.

Col 1:15,17,18 ; 2:10 "Il est l'image du Dieu visible, le premier-né de toute la création". "Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui". "Il est la tête du corps de l'Eglise, il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier". "vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité".
Jér 31:9,20 "Et Ephraïm est mon premier-né. Ephraïm est-il donc pour moi un fils chéri, un enfant qui fait mes délices ?...aussi mes entrailles sont émues en sa faveur".
Ps 89:4,28 "J'ai fait alliance avec mon élu ; Voici ce que j'ai juré à David mon serviteur, et moi je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre".
1Cor 15:20-23 "Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement".
1Pier 1:3 "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts".
Actes 2:27 ; 13:34,35 "Et tu ne permettra pas que ton Saint voie la corruption"


Cela aurait été une injustice de la part de Dieu d'abandonner celui qui n'a jamais péché à la mort, qui est le salaire du péché. Jésus est le principe d'une action divine, grâce à qui, beaucoup vont pouvoir participer à la résurrection. Le croyant peut en Christ, par lui et grâce à lui, accéder à la résurrection d'entre les morts.

Jésus est le prince des rois de la terre ! (v5)

La résurrection de Jésus l'établi comme prince des rois de la terre et de toute autorité.


Mat 28:18 "Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre".
Ephes 1:19-21 "il a déployée en Christ, (sa force) en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, autorité, puissance, dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir".
Phil 2:9,10 "Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus-Christ tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre".

Ap 17:14 "l'agneau...est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois".
Ap 19:16 "Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit: Roi des rois et Seigneur des seigneurs."

AP 1:5b,6
"A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen!"


A celui qui nous aime (agapao) (v5). Le verbe "aimer" est au présent, il exprime une action continue.

Jean 3:16 "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui, ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle".
Jér 31:3 "Je t'aime d'un amour éternel, c'est pourquoi je te conserve ma bonté".
1Jean 3:16 "Nous avons connu l'amour en ce qu'il a donné sa vie pour nous".
Jean 15:13 "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis".
Eph 5:2,25 "Et marchez dans la charité, à l'exemple de Christ qui nous a aimés, et qui s'est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur...Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle".

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 févr.04, 22:07
Message : Bonjour, je vous propose la suite 010,

A celui qui nous a délivrés (luo) de nos péchés (hamartia) par son sang (haima). (v5)


Le sang symbolise la vie:
Le mot sang dans la bible évoque la notion de vie. La vie est dans le sang, le sang véhicule la vie. Ce n'est pas le sang de Christ au sens matériel qui sauve, mais la vie du Christ sans péché, sans tâches.


Lév 17:11 (TOB) "Car la vie d'une créature est dans le sang, et moi, je vous l'ai donné, sur l'autel, pour l'absolution de votre vie. En effet, le sang procure l'absolution parce qu'il est la vie".

La vie de Christ est une puissance.
C'est dans la mesure où la vie de Christ, sans péché, pénètre en l'homme, que son salut devient une réalité.


Gal 2:20 "J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi".
Actes 2:24 "Dieu l'a ressuscité, en le délivrant (luo) des liens de la mort".
Actes 20:28 "pour paître l'Eglise du Seigneur, qu'il s'est acquise par son propre sang".
Eph 1:7 "En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés".

Ap 7:14 "ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau".
Ap 12:11 "ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage".


A celui qui a fait de nous un royaume (basileus), des sacrificateurs (hiereus) pour Dieu son Père (v6).

Jésus a donné son sang, sa vie, pour nous délivrer, nous libérer de nos péchés. Les conséquences de cette oeuvre de Christ, c'est qu'il a fait de nous un royaume...pour son Père. Royaume-basileus: roi, prince, royauté, royaume. Jésus est le Roi des rois, et il a fait de nous un royaume, une famille de rois, pour régner avec lui.


Rom 8:17 "Or si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ".
Ap 22 3-5 "Ses serviteurs le serviront et verront sa face...et ils régneront aux siècles des siècles".

Le sacrificateur dans l'ancien et le Nouveau Testament.

Les sacrificateurs dans l'Ancien Testament servaient d'intermédiaires entre Dieu et les hommes. Ils préfiguraient Christ, seul médiateur et souverain sacrificateur entre Dieu et les hommes. Dans la nouvelle alliance, Christ est l'unique sacrificateur et médiateur. Ses serviteurs remplissent, au nom du Christ, la fonction d'ambassadeurs pour la réconciliation. En entrant dans l'Eglise de Jésus-Christ, les croyants deviennent des sacrificateurs. Ils forment alors tous ensemble, et non une élite seulement, des sacrificateurs appelés à la royauté. Dans le NT, en Christ tous les croyants ont le même privilège, les mêmes droits, la même mission.

Le projet de Dieu pour faire de son peuple "un royaume de sacrificateurs".


Exode 19:6 "vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte".
Es 61:6 "Mais vous, on vous appellera sacrificateurs de l'Eternel, on vous nommera serviteurs de notre Dieu".

Ap 5:10 "tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre".
Ap 20:6 "Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans".


Chaque croyant est un témoin de Christ:

Mat 28:19 "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant..."
2Co 5:19,20 "Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même...et il a mis en nous la parole de la réconciliation. Nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous".
1Pier 2:9 "Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière".


Christ seul est médiateur entre Dieu et les hommes.

1Tim 2:5 "Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme".
Héb 7:23,24 "De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d'être permanents. Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible".


Il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père (v6)

Le Fils de Dieu communique à ses rachetés sa dignité de Sacrificateur et de sa royauté. Comme sacrificateurs, nous avons un libre accès au sanctuaire céleste, au trône de la grâce, où nous pouvons nous offrir en sacrifice tout entier: corps, coeur, esprit...Nous pouvons aussi nous unir à Christ et intercéder pour d'autres par nos prières.


Eph 2:6 "Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en J-Christ".
Héb 4:16 "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins".
Rom 12:1 "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable."
1Th 5:23 "Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ."
Jacq 5:16 "Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres..."
Col 1:9 "depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous".


A lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen! (v6)

L'amour infini et le sacrifice immense de Christ font qu'il est digne de recevoir la puissance et la gloire. La puissance de Christ s'est manifestée dans sa résurrection des morts et dans la délivrance des péchés. La gloire de Christ, c'est de vouloir faire de nous un royaume qui glorifie éternellement Dieu.


Ap 4:11 "Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées".
Ap 5:12 "l'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse....la gloire et la louange".
Ap 5:13 "Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre....je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l'agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles!".

Héb 13:21 "par Jésus-Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles, Amen!"
1Pier 4:11 "afin qu'en toutes choses, Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance, aux siècles des siècles, Amen!"


Cette magnifique doxologie à la gloire de Jésus-Christ est une preuve d'adoration et d'amour de la part de Jean, et quiconque n'adore pas Jésus-Christ comme son Dieu ne peut voir dans ces paroles qu'un acte d'idolâtrie.
Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:38
Message : Bonjour, je vous propose la suite 011.

AP 1:7
"Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l'ont percé, et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen!"


Nous retrouvons ici des citations de Daniel.

Dan 7:13,14 "Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme...On lui donna la domination, la gloire et le règne...éternel".
Dan 12:2 "Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour la honte éternelle."


Jean annonce ici le thème du livre de l'Apocalypse, avec la venue de Christ en gloire.

Ap 14:14 "Je regardai, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée était assis quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, ayant sur sa tête une couronne d'or, et dans sa main une faucille tranchante".
Ap 22:20 "Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus!"


Voici, il vient comme juge, prépare-toi (v7)

Jean annonce la venue de Christ au présent "il vient", pour souligner la certitude de sa venue.

Amos 4:12 "Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu, O Israël !"
Luc 21:34-36 "Prenez garde....Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper...et de paraître debout devant le Fils de l'homme".

Ap 22:12 "Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre".

L'amour de Dieu se révèle avec la première et la deuxième venue de Christ.

L'amour de Dieu s'est révélé une première fois avec la venue de Christ, comme fils de l'homme. L'amour de Dieu va se manifester une fois encore dans l'histoire humaine, avec la venue de Christ en gloire. La croix de Christ n'a pas mis fin aux souffrances et à la mort. Il faut encore que Dieu achève son oeuvre commencée en mettant un terme au mal. Pour cela, la venue de Christ en gloire avec la vie éternelle est l'espérance de chaque croyant.

Voici, il vient sur les nuées. Et tout oeil le verra, et toutes les tribus de la terre se lamenteront (v7).

Jean annonce la venue du Seigneur dans les termes mêmes employés par son Maître dans les évangiles. Jésus est partit d'une manière visible et le retour de Christ sera visible de tous les habitants de la terre.


Actes 1:9-11 "Jésus fut élevé pendant qu'ils regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux...ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent et dirent: Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel...viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel".
Mat 24:30 "Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire".
Marc 13:26; Luc 21:27 "Alors on verra le Fils de l'homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire".
1Thes 4:17 "Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur".


Et tout oeil le verra, même ceux qui l'ont percé (v7)

Une résurrection partielle et spéciale a eu lieu au moment de la mort de Christ, s'agit-il des 24 vieillards qui sont dans le ciel et dont parle l'Apocalypse ? (Ap 4:4,10 ; 5:8 ; 11:16). On peut comprendre qu'il y aura une autre résurrection semblable au moment de sa venue en gloire.


Mat 27:52,53 "les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes".
Eph 4:8 "C'est pourquoi il est dit: Etant monté en haut, il a emmené des captifs, et il a fait des dons aux hommes".


Il s'agirait d'une résurrection partielle et spéciale, au moment du retour en gloire de Jésus qui a prédit lui-même cette résurrection. Elle concerne le souverain sacrificateur et les divers responsables de la crucifixion de Christ, pour qu'ils mesurent la gravité de leur crime.

Mat 26:64 ; Marc 14:62 "Jésus leur répondit: je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel".

Il pourrait s'agir aussi de tous les indifférents, qui vivent au moment de son retour, et qui par leur façon d'agir continuent à percer le Fils de Dieu.

Es 53:5 "Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités".
Ap 6:15-17 "Les rois de la terre...tous les esclaves et les hommes libres...ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau, car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?".

Oui, Amen (v7)

Il semble que cette parole soit prononcée par celui qu'on verra, et qui parle de suite après.
Amen au début d'un discours - sûrement - vraiment - en vérité.
Amen à la fin d'un discours - ainsi soit-il, que ceci s'accomplisse.


AP 1:8
"Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant".


Je suis l'alpha et l'oméga (v8- -Celui qui est, qui était, et qui vient....voir verset 4-

Celui qui révèle les prophéties et les promesses dans l'Apocalypse, maîtrise toutes choses. Il est le commencement et la fin, ce qu'il déclare est certain. Cela signifie que Christ qui se présente ici, est éternel comme Dieu, sans commencement ni fin de vie. Il est celui qui est au début de l'histoire mais aussi à la fin de l'histoire, il dirige toutes choses. Comme tout procède de Dieu, tout doit aboutir à l'accomplissement de sa volonté éternelle, sans que rien puisse s'y opposer, et c'est à lui enfin que toute gloire sera rendue. La venue de Christ en gloire, c'est aussi la venue de l'Eternel des armées, celle du Tout-Puissant (El Shadaï).


Ap 21:6 "Et il me dit: C'est fait ! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin".
Ap 22:13 "Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin"

Es 44:6 ; 48:12 "Ainsi parle l'Eternel...Je suis le premier et je suis le dernier, et hors moi il n'y a point de Dieu".
Ap 5:13 "Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer...disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l'agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, la force, aux siècles des siècles!".

Le Tout-Puissant (v8-

Tout puissant -pantokrator: celui qui a domination sur toute chose, celui qui gouverne tout.

CETTE DOXOLOGIE D'INTRODUCTION DE L'APOCALYPSE laisse apparaître un rythme: présent-passé-futur:

Présent:
v4 celui qui est
v5 A celui qui nous aime
v8 Je suis

Passé:
v4 celui qui était
v6 Qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père.
v8 l'alpha

Futur:
v4 celui qui vient
v7 Voici, il vient avec les nuées, et tout oeil le verra.
v8 l'oméga

Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:40
Message : Bonjour, je vous propose la suite 012.

AP 1:9
"Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus".


Moi Jean (v9)

Nous trouvons le parallèle avec "moi, Daniel" dans Dan 7:15 ; 8:1 ; 9:2. Jean fut exilé à Patmos, île à 60 km d'Ephèse, probablement sous l'empereur Domitien, qui a régné de 81 à 96. L'Apocalypse est le livre de l'Eglise opprimée, pour consoler ceux qui seront dans les tribulations.


La fidélité des héros de Dieu.

Jean va connaître la tribulation pour sa fidélité à la parole de Dieu, et à Jésus. Jean comme les amis de Daniel (3:17,18- refuse de plier le genoux devant une autre autorité que celle de Dieu.

Ap 6:9 ; 20:4 "je vis...les âmes de ceux qui avaient été immolés, (décapités) à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu".
Ap 19:10 "Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus".
Ap 19:11-13 "il s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice...Son nom est la Parole de Dieu".


La fidélité de l'église de Christ.

L'église naissante se distinguait par sa fidélité "à la parole de Dieu" et au "témoignage de Jésus". L'église de la fin se distinguera par sa fidélité "aux commandements de Dieu" et au "témoignage de Jésus".

Ap 12:17 "Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus".
Ap 14:12 "C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus".


AP 1:10
"Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur, et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette, qui disait:" (Chouraqui--"au jour de IHVE, Adonaï--)


La vision biblique.

L'extase païenne demande toute une préparation, un conditionnement: chants d'enthousiasme, l'exaltation spirituelle, exercices respiratoires, jeûnes prolongés, méditation interne...Les visionnaires dans la bible sont saisis d'une manière inattendue, subite, mais dans le respect de l'individu. Si le visionnaire à peur, une main est là pour le rassurer, le réconforter (Ap 1:17)

Je fus ravi en esprit au jour du Seigneur (v10) (grec: hé huriaké hemera).

1) Le jour du Seigneur serait-il le dimanche ?

Les chrétiens qui lisent ce passage pensent de suite au dimanche. Mais on oublie que c'est un juif qui parle. L'expression "jour du Seigneur" ne désigne jamais dans la bible le jour du dimanche. Les auteurs du Nouveau Testament, dont la rédaction est proche des écrits de Jean, désignent le dimanche par une simple formule, qui nomme les jours de la semaine en dehors du sabbat: le premier jour de la semaine. (voir Mat 28:1 ; Marc 16:2 ; Luc 24:1 ; Actes 20:7 ; 1Cor 16:2).

Ces quelques rares textes du NT qui parlent du premier jour de la semaine (ou du dimanche), sont en relation avec de rares événements qui se sont passés ce jour-là: résurrection de Christ, réunion, collecte. Ces textes ne parlent jamais d'une loi nouvelle, qui autorise les croyants d'observer le dimanche, en dehors du Sabbat, jour que Dieu s'est choisi lui-même dès la création, comme jour de repos pour l'homme.


2) Le jour du Seigneur serait-il le jour du retour en gloire de l'Eternel, ou de Jésus-Christ ?

Cette hypothèse est très plausible, le contexte de la vision semble le confirmer dans l'Apocalypse.

Ap 1:7 "Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra..."
Ap 1:10b "et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette"

1Thes 4:16 "Car le Seigneur lui-même...au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel...)

L'expression se trouve dans la bible en relation avec le retour de Christ.

Es 13:9 "Voici, le jour de l'Eternel arrive, jour cruel, jour de colère et d'ardente fureur..."
Eze 30:3 "Car le jour approche, le jour de l'Eternel approche, jour ténébreux..."
Joël 1:15 "Ah, quel jour! Car le jour de l'Eternel est proche: il vient comme un ravage du Tout-Puissant".
Actes 2:20 "Le soleil se changera en ténèbres...avant l'arrivée du jour du Seigneur...grand et glorieux".
1Co 1:8 "Il vous affermira...pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ".
1Thes 5:2 "Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit".


Le "jour de l'Eternel, ou du Seigneur" est en relation avec un jugement.

Joël 2:11 "Car le jour de l'Eternel est grand, il est terrible. Qui pourra le soutenir ?
2Pier 3:10 "Le jour du Seigneur viendra comme un voleur, en ce jour, le cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu'elle renferme sera consumée".


3) Le jour du Seigneur serait-il le jour du repos de l'Eternel, du Seigneur: le shabbath.

Cette hypothèse est la plus probable et la plus fiable bibliquement.

La logique du chiffre 7 dans l'Apocalypse: le 7ème jour est le jour du repos de l'Eternel, ou du Seigneur. C'est un juif qui parle, nourri aux écritures hébraïques de l'AT, et bien enraciné dans la religion de ses pères. L'expression jour de l'Eternel ou du Seigneur est également en relation avec le "shabbath" dans la bible. Jésus lui-même se désigne comme le Seigneur du sabbat.


Exode 20:10 "Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel"
Lév 23:3 "On travaillera six jours, mais le septième jour est le sabbat de l'Eternel, dans toutes vos demeures".
Deut 5:14 "Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage..."
Mat 12:8 ; Marc 2:28 "Car le Fils de l'homme est Seigneur (kurios) du sabbat" (Darby).


...et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette, qui disait: (v10)

La voix de Christ nous surprend toujours, c'est un événement imprévu, inattendu, qui vient d'ailleurs. L'expérience de Jean est semblable ici à celle de Marie de Magdala au sépulcre.

Ap 1:10,12 "j'entendis derrière moi une vois forte", "je me retournai pour voir quelle était la voix qui me parlait"
Jean 20:14,16 "En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout; Jésus lui dit: Marie! Elle se retourna"

Je me retournais (v12) pour "regarder la voix" (TOB), "voir la voix" (Darby) qui me parlait. Cette description fait écho au Sinaï, quand Dieu promulgua les 10 commandements.
Exode 20;18 "Tout le peuple voit les voix, les torches, la voix du shophar (trompette)...(Chouraqui).
Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:42
Message : Bonjour, je vous propose la suite 013.

LETTRES OUVERTES AUX EGLISES.


AP 1:11"Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Eglises, à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée".

Ce que tu vois, écris-le dans un livre (v11)

L'ordre d'écrire est donné à Jean à deux reprises (Ap 1:11,19). Cela semble prouver que Jean a écrit son livre à Patmos même, vers 95-96. Au travers des écrits, la vision est destinée à être préservée pour les générations à venir. Cela prouve que les prophéties concernent l'histoire de l'humanité. Cela certifie que les événements annoncés vont se réaliser.

PRELUDE SUR LE FILS DE L'HOMME.


AP 1:12-16
12 Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or,
13 et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine.
14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; ses yeux étaient comme une flamme de feu;
15 ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux.
16 Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants; et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force.


Le personnage central de l'Apocalypse apparaît à Jean, à la fois réel et symbolique.

D'un côté, il s'agit d'un personnage concret, car il touche Jean, lui parle, le rassure, se présente à lui....D'un autre côté, il y a un aspect symbolique dans la description du personnage. Son visage comme le soleil resplendissant n'empêche pas de voir les cheveux blancs, ni les 7 chandeliers. La ceinture d'or entoure la poitrine au lieu de reposer sur les hanches. L'épée dans la bouche n'empêche pas de parler et les pieds en feu n'embrasent pas la longue robe.

Le personnage de Jésus que Jean voit en vision est semblable à la description de Daniel.

Jean voit à la fois le Jésus familier qu'il connaît, mais aussi le grand Dieu glorieux qui revient. Jean voit le Dieu qui écrase par sa gloire, mais aussi le Dieu qui rassure: "Ne crains point!" (Ap 1:17).

Ap1:13 "vêtu d'une longue robe..."
Dan 10:5 "il y avait un homme vêtu de lin"

Ap 1:14 "Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige".
Dan 7:9 "l'ancien des jours s'assit...Les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure..."

Ap 1:13,14 "ayant une ceinture d'or sur la poitrine...ses yeux étaient comme une flamme de feu, ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent".
Dan 10:5,6 "ayant sur les reins une ceinture d'or...ses yeux étaient comme des flammes de feu, ses pieds ressemblaient à de l'airain poli".

Ap 1:10 "son visage était (brillait) comme le soleil".
Dan 10:6 "son visage brillait comme l'éclair".

Ap 1:15 "voix était comme le bruit de grandes eaux".
Dan 10:6 "voix était comme le bruit d'une multitude"

Ap 1:7 "voici, il vient avec les nuées, et tout oeil le verra".
Dan 7:13 "Je regardais....et voici, sur les nuées des cieux arriva...".

Ap 1:13 "quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme".
Dan 7:13 "quelqu'un de semblable à un fils de l'homme".

Ap 1:17 "je tombai à ses pieds comme mort".
Dan 10:8,9 "je tombai....la face contre terre".

Au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme (v13)

Après la destruction du temple de Jérusalem en 70, et la disparition du chandelier, Jean précise par cette vision que la fin du temple de Jérusalem n'est pas la fin de la rencontre avec Dieu. Le chandelier est toujours là, incarné dans les 7 églises, et au milieu d'elles marche le Dieu du ciel. Le peuple de Dieu n'est pas abandonné à lui-même et aux accidents de l'histoire. Dieu et Jésus ont promis d'être présents parmi son peuple jusqu'à la fin de l'histoire.


Lév 26:12 "Je marcherai au milieu de vous, je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple".
Mat 28:20 "Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde".


En quoi le chandelier nous concerne t'il aujourd'hui ?

La mission de l'église est de briller, pour faire connaître le Créateur, le Sauveur et le Consolateur. Si une église, un chandelier, devait cesser de briller, de faire connaître Dieu, elle deviendrait inutile.

Dans la parabole des vignerons, Jésus déclare clairement que la mission confiée par Dieu au peuple Juif leur est enlevée et confiée aux croyants de toutes nations.

Mat 21:33,34 "le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits".
Gal 3:26-29 "Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ, vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n'y a plus ni Juif, ni Grec, il n'y a ni homme ni femme...et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse".
Mat 5:14 "Vous êtes la lumière du monde"


Si l'Eglise doit briller comme le chandelier, ce n'est pas pour attirer l'attention sur elle, mais c'est pour attirer vers Christ, la vraie lumière du monde, le Sauveur de l'humanité.

Quelques éléments de la description du "Fils de l'homme" que Jean a vu.

L'ensemble de la vision est une projection de lumière qui va en grandissant.

v12 "je vis sept chandeliers d'or".
v13 "une ceinture d'or sur la poitrine".
v14 "ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige".
v15 "ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé..."
v16 "il avait dans sa main droite sept étoiles"
v16 "son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force".

Jésus se promène au milieu des chandeliers ou de son église (v12,13).

On sait que Christ a triomphé du mal lors de son incarnation parmi les hommes. Il doit maintenant triompher dans et au travers de son Eglise, pour la préparer à son retour.

Eph 5:25-27 "Christ à aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle...afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.

La longue robe (v13)

Jésus se présente ici dans son ministère sacerdotal de Souverain Sacrificateur (Ex 28:4-8 ; Lév 6:10 ; 16:4,23)

Une ceinture d'or sur la poitrine (v13)

La ceinture autour de la poitrine et non des reins indique l'allure d'un prince plutôt que d'un ouvrier.

Esaïe 11:5 "la justice sera la ceinture de ses flancs, et la fidélité la ceinture de ses reins".
Eph 6:14 "Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture".


Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige (v14).

Jean a du mal à décrire le personnage qu'il voit. Les mots lui manquent pour décrire la pureté, la gloire, la solennité....qu'il contemple. Jean attribue ici à Jésus les mêmes termes que ceux utilisés par Daniel, pour décrire Dieu, l'Ancien des jours.

Dan 7:9 "Et l'ancien des jours s'assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux comme de la laine pure".
Ap 1:14 "Ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige".
Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:44
Message : Bonjour, je vous propose la suite 014

Ses yeux étaient comme une flamme de feu (v14).


Où que regarde les yeux du personnage décrit, rien ne lui échappe, rien ne peut être caché. Christ voit tout, il connaît nos oeuvres, il juge avec équité et justice.


Ap 2:18,19 "Voici ce que dit...celui qui a les yeux comme une flamme de feu...Je connais tes oeuvres..."
Ps 139:1-14 "Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ?"

Ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise (v15).

Les pieds sont ici le symbole d'une parfaite stabilité, les pieds sont d'un seul métal. Dans la statue de Daniel, le fer est mélangé avec de l'argile (Dan 2:33,41-43).


Es 14:24,25 "L'Eternel des armées l'a juré, en disant: Je briserai l'Assyrien...Je le foulerai aux pieds".
1Cor 3:11 "Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ".
Eph 2:20 "Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire".


Sa voix était comme le bruit de grandes eaux (v15).

Cela évoque la puissance de Dieu.


Ps93:4 "Plus que la voix des grandes, des puissantes eaux, l'Eternel est puissant dans les lieux célestes".
Ezech 43:2 "la gloire du Dieu d'Israël s'avançait de l'Orient. Sa voix était pareille au bruit de grandes eaux".


De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants (v16).

L'épée représente "la parole de Dieu" qui est dirigée ici contre les ennemis de Christ. La parole de Dieu doit devenir le critère de référence du croyant, le seul et unique crédo. La parole de Dieu sert à séparer entre le désir et l'aspiration spirituelle, entre le bien et le mal, elle met de l'ordre dans les pensées, dans les prévisions, dans les aspirations, dans les priorités.


Eph 6:17 "prenez aussi....l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu".
Héb 4:12 " Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles...".

Ap 2:16 "Repens-toi donc, sinon je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l'épée de ma bouche".
Ap 19:15,21 "De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations..."


Son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force (v16).

Jean épuise toutes les images que lui offre la nature, sans parvenir à expliquer la gloire du Sauveur. Jean a déjà vu en partie cette gloire de Christ, lors de la transfiguration (Mat 17:1,2). Jean nous dit qu'un jour "nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est" (1Jean 3:2). Christ "transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire" (Phil 3:21). Un jour "ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité" (Dan 12:3).


AP 1:17,18
"Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point! Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts."


Jean est terrassé par la vision (v17)

Quand Dieu se dévoile, l'homme ne peut que se voiler, aveuglé par cette révélation qu'il ne supporte pas. Cette vision de Dieu nous invite à ne pas parler de lui à la légère, mais avec respect (Ex 20:7). Jean ne peut pas supporter la vision du Christ ressuscité, Sacrificateur, Roi et juge, qui lui apparaît. Jean, le disciple bien-aimé et intime de Christ, s'effondre devant cette vision de Christ glorieux. Jean comme Daniel, ainsi que d'autres prophètes, est bouleversé par la présence Divine.


Dan 10:5-9 Daniel, qui a eu une vision semblable, dit: "je tombai frappé d'étourdissement, la face contre terre".
Esaïe 6:5 "Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car... mes yeux ont vu le Roi, l'Eternel des armées".
Ezech 1:28 "c'était une image de la gloire de l'Eternel. A cette vue, je tombai sur ma face...".
Luc 5:8 "Pierre tomba aux genoux de Jésus: Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur".


Je suis le premier et le dernier (v18).

Jésus, le Fils de Dieu s'attribue ici le titre de Dieu lui-même.


Esaïe 44:6 "Ainsi parle l'Eternel, roi d'Israël et son rédempteur...Je suis le premier et je suis le dernier".
Esaïe 48:12 "Ecoute-moi Israël, que j'ai appelé! C'est moi qui suis le premier, c'est aussi moi qui suis le dernier".

Ap 1:8 "je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant".

Jésus est la seule solution à la mort.

Il est rassurant de savoir que c'est Jésus, notre Sauveur, qui a la solution pour la mort. Malgré la mort qu'il a souffert pour la race humaine afin de la sauver, Jésus est le vivant, parce qu'il est Dieu. Depuis que Jésus est monté au ciel, Jean a vu ses amis, les disciples, mourir pour la plupart, persécutés. Jean attendait la mort à son tour, sans savoir s'il va revoir son maître bien-aimé, avant de s'en aller. C'est alors, que l'exilé va revoir Jésus qui se présente à lui comme la solution à la mort.

Jésus est:
-ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts (1Cor 15:20)
-celui qui tient les clefs de la mort et du séjour des morts (Ap 1:18-
-La résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort (Jn 11:25)
-celui qui nous ressuscitera au dernier jour (Jean 6:40)


Le retour de Christ implique la résurrection des croyants.

Si le retour de Christ est annoncé avec tant d'enthousiasme dans le NT, c'est parce qu'il conditionne la résurrection des morts. Le retour de Christ en gloire, c'est la rencontre avec tous les croyants de tous les temps, pour l'éternité. On comprend alors, que ce retour soit attendu par les croyants, à travers les âges, avec ardeur.

Mat 6:10 "Que ton règne vienne"
1Cor 16:22 "Maranatha: le Seigneur vient ! Seigneur, viens !"
Ap 22:20 "Amen! Viens, Seigneur Jésus!"
1Thes 4:13-16 " Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts...Car le Seigneur lui-même...au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement..."


Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts (v18)

Cette image des clefs et du séjour des morts vont ensemble.


Ps 9:14 "Aie pitié de moi, Eternel! Vois ma misère...Enlève-moi des portes de la mort".
Es 38:40 "Je disais: Quand mes jours sont en repos, je dois m'en aller, aux portes du séjour des morts".
Mat 16:18 "Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre, et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du "hadès" (séjour des morts) ne prévaudront pas contre elle" (Darby).

Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:46
Message : Bonjour, je vous propose la suite 015

AP 1:19-20
"Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises."


Ecris donc les choses, celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles (v19)

Jean est invité une nouvelle fois fois à écrire, pour que cela reste aux générations futures (Ap 1:11,19). Jean doit présenter les "choses qui sont", qui concernent ses contemporains, à qui il s'adresse d'abord, et "les choses qui doivent arriver après elles", qui concernent les croyants dans l'avenir.

Ici est donné la clé d'interprétation des lettres aux 7 églises. Le message s'adresse d'abord aux églises historiques d'Asie, à l'époque de Jean. Le message est aussi une prophétie qui concerne l'église dans le futur, à travers les âges. Le message est valable pour l'église, quelque soit l'époque de l'histoire, et pour chaque croyant en particulier. Le chiffre 7 symbole de la plénitude, de totalité, de perfection, semble confirmer cette interprétation.

Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises (v20)

Anges (aggelos), messager, envoyé, un ange, un messager de Dieu. Le mot "ange" peut désigner un être céleste.

Ps 34:8 "l'Ange de l'Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger".
Héb 1:13,14 "les anges...Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu..."

Ap 22:6 "et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs..."

Le mot "ange" peut désigner un être humain, un messager.
Mat 11:10 "voici, j'envoie mon messager (aggelos) devant ta face, pour préparer ton chemin devant toi".
Luc 9:52 "Il envoya devant lui des messagers (aggelos) qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg..."
Jacq 2:25 "Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les œuvres, lorsqu'elle reçut les messagers (aggelos) et qu'elle les fit partir par un autre chemin".


Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises (v20)

On a pensé que les lettres sont adressées aux chefs ou responsables des Eglises. Mais on sait qu'à l'époque de Jean il y avait plusieurs responsables, en la personne des "Anciens" mais pas de chefs, car il n'y avait pas de hiérarchie dans l'église. Contrairement à ce qui se produira par la suite, les évêques ou les anciens, étaient au service de l'Eglise, ils n'en étaient pas les chefs dominateurs, mais les serviteurs humbles et dévoués.

Le N-Testament parle des anciens au pluriel et non d'un chef qui domine les autres.

Phil 1:1 "Paul et Timothée...à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres".
1Tim 4:14 "l'assemblée des anciens".
Tit 1:5 "Je t'ai laissé en Crète, afin que...tu établisses des anciens dans chaque ville"
Jacq 5:14 "Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient".


Les anciens ou les évêques étaient avant tout des serviteurs.
1Tim 3:1-5 "Il faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l'enseignement...indulgent, pacifique, désintéressé....car si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'église de Dieu?".
1Pier 5:1-3 "Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux...Paissez le troupeau de Dieu...volontairement, selon Dieu, avec dévouement, non comme dominant..."


Les anges des églises pourraient représenter l'état d'esprit, la mentalité de l'église évoquée. Il pourrait s'agir de la mentalité ou de l'état d'esprit bienfaisant ou mauvais qu'il convient de revoir, vu que le message s'adresse à l'église dans son ensemble et non à quelques uns en particulier. Ainsi, on pourrait considérer les chandeliers comme la représentation de l'Eglise visible dans l'histoire, alors que les étoiles pourraient plutôt représenter l'atmosphère de l'Eglise, son état d'esprit, sa mentalité.

Le premier chapitre de l'Apocalypse est une vision introductive des messages adressés aux églises. On retrouve une partie des éléments de cette vision, au début de chaque lettre aux 7 églises. Parallèles entre Ap 1 et Ap 2 et 3 ci-dessous:


1:16 "Il avait dans sa main droite sept étoiles"
1:13 "je vis...au milieu des sept chandeliers quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme".
(EPHESE) 2:1 "Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or".

1:18 "Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort, et voici, je suis vivant".
(SMYRNE) 2:8 "Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie".

1:16 "De sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants".
(PERGAME) 2:12 "Voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants".

1:14,15 "Ses yeux étaient comme un flamme de feu, ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent".
(THYATIRE) 2:18 "Voici ce que dit le fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent".

1:4 "de la part des sept esprits"
1:16,20 "Il avait dans sa main droite sept étoiles"
(SARDES) 3:1 "voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles".

1:18 "Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts"
(PHILADELPHIE) 3:7 "Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et personne ne refermera, celui qui ferme...

1:5 "De la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier né des morts".
(LAODICEE) 3:14 "Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu".


Les sept chandeliers sont les sept Eglises (v20).

Jésus marche au milieu de son église, la protège, la rassure, et la prépare pour sa venue (Ap 1:13). Christ tient le destin de l'Eglise entre ses mains, il contrôle la marche de l'histoire humaine à travers le temps. Malgré ses faiblesses, lacunes et imperfections, l'Eglise est l'objet de l'amour et de la sollicitude infinie de Dieu. Une Eglise appartient à Christ tant qu'il marche à sa tête, et qu'elle le suit dans tous ses enseignements, qu'elle accepte de lui laisser la première place dans son cœur, ses pensées, ses actions (Ap 14:4). Si ce n'est pas le cas, elle n'est plus l'épouse du Christ, elle devient infidèle, voir même prostituée (Ap 17).


1Tim 3:15 "La maison de Dieu, qui est l'église du Dieu vivant, la colonne et l'appui de la vérité".
Mat 28:20 "Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde"
Eph 5:25-27 "Christ à aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible".
2Thess 1:10 "lorsque (le Seigneur) viendra pour être, en ce jour là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru, car notre témoignage auprès de vous a été cru".
Jean 10:28 "Je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main".

Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:47
Message : Bonjour, je vous propose la suite 016

LETTRE AUX 7 EGLISES:


Ces messages concernent l'Eglise de Jésus, de la première à la deuxième venue de Christ.


Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui doit arriver ensuite (Ap 1:19 TOB).
-Passé-, ce que tu as vu: cela concerne la vision que Jean vient de voir. V2,20 "lequel a attesté...tout ce qu'il a vu" "le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite".

-Présent-, ce qui est: Dieu s'adresse d'abord aux contemporains de Jean, à l'église de l'époque. v4,11 "Jean aux 7 églises qui sont en Asie" "Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux 7 Eglises".

-Futur-, ce qui doit arriver ensuite: cela concerne les croyants dans l'avenir, de l'époque de Jean à la fin. v1,19 "pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt" "qui doivent arriver après".

Ici nous avons la clé d'interprétation des lettres aux 7 églises. Ce qui est: le message s'adresse d'abord aux églises historiques d'Asie, à l'époque de Jean. Ce qui doit arriver ensuite: le message est une prophétie qui concerne l'église dans le futur, à travers les âges.

Les principes des messages adressés sont valables pour toutes les Eglises de l'époque et de tous les temps. les lettres ont donc une valeur à la fois locale et universelle, personnelle et communautaire. Elles s'adressent à toute l'Eglise de l'époque de Jean, et elles concernent aussi toute l'Eglise à travers l'histoire.

Le refrain (7X) "Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises" cela rappelle que le message concerne l'Eglise, quelque soit l'époque, et aussi chaque croyant en particulier. (Ap 2:7,11,17,29 ; 3:6,13,22). Les promesses sont adressées à "celui qui vaincra". Cela concerne les croyants de toutes les époques, et non à l'époque de Jean seulement (Ap 2:7,11,17,26 ; 3:5,12,21)

"Toutes les églises, et chacun" le confirme encore: "et toutes les églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres" (Ap 2:23). Le chiffre 7, symbole de la plénitude, d'achèvement, de totalité, confirme encore cette interprétation.


Ap 1:4,11 "Jean aux sept églises qui sont en Asie". Cela représente l'Eglise dans sa totalité.
Ap 1:20 "les sept chandeliers sont les sept églises". Présentées comme un "mystère" à Jean. Cela laisse entendre un sens caché, et invite à regarder au-delà des sept églises d'Asie.

Gen 2:22 "Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite..."

La présentation de Christ aux églises, en rapport avec sa venue:

Ephèse, la première église: Ap 2:1 "Jésus...marche au milieu des sept chandeliers d'or, de son église". Laodicée, la dernière église: Ap 3:14 "Jésus...se tient à la porte et frappe". EPHESE, la première église, évoque le départ de l'histoire humaine avec la promesse du jardin d'Eden, Ap 2:7 "A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu". LAODICEE, la dernière église, c'est l'aboutissement de l'histoire humaine, avec la promesse du royaume de Dieu, Ap 3:21 "celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône...".

La présentation de Christ, qui marche.

Cela indique aussi un déplacement de Christ dans l'espace, dans le temps, dans l'histoire. Ap 2:1 "Voici ce que dit celui qui...marche au milieu des sept chandeliers d'or".

Les prophéties particulières aux églises mentionnées.

A Smyrne, il est annoncé une tribulation de 10 jours. Le diable va faire souffrir les croyants (Ap 2:10). "Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison...et vous aurez une tribulation de dix jours". A Philadelphie, une tentation doit venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre (Ap 3:10). "Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va survenir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre".

On sait qu'à l'époque de Jean, toutes les églises Chrétiennes étaient persécutées, pendant des années. Cette prophétie n'a de sens, que si l'Eglise de Smyrne correspond à une période de l'histoire de l'Eglise qui fut persécutée par Rome, alors, cette persécution prédite concerne uniquement Smyrne, et non les autres églises. Il en est de même pour Philadelphie, qui est assurée d'être gardée au jour de l'épreuve générale. Cela reste valable si elle caractérise aussi l'Eglise chrétienne à un certain moment de l'histoire universelle.

La description eschatologique, avec le chiffre 7, qui aboutit à la fin du monde.

Il est important de voir que chaque série de sept, dans l'Apocalypse, s'achève sur la fin du monde.

Pour les 7 sceaux, il est fait référence au grand jour de la colère de Dieu, et au silence.

Ap 6:17 "car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?"
Ap 8:1 "Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure.


Pour les 7 trompettes, le royaume est remis à notre Seigneur et à son Christ.
Ap 11:15 " Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ, et il régnera aux siècles des siècles".

Pour les 7 coupes.
Ap 16:17 "Le septième versa sa coupe dans l'air. Et il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait: C'en est fait!"

Pour les 7 églises, le parallèle et la logique des écrits de l'Apocalypse nous amènent à la même conclusion, qu'avec la 7ème église nous arrivons à la fin. Il faut se rappeler que le nombre sept, symbole de la perfection, nous conduit inévitablement avec le septième et dernier chiffre, à l'achèvement et au terme de toutes choses. Gen 2:2 "Dieu acheva au septième jour son oeuvre".

L'histoire, c'est la preuve de la réalisation de la prophétie. L'histoire qui réalise les prophéties est la preuve que Dieu dirige toutes choses et qu'il est digne de confiance. Selon Jésus, les prophéties ont été écrites, non pour spéculer sur l'avenir, mais pour affermir notre foi lorsque nous assistons à leur réalisation.
Jean 13:19,29 "Je vous ai dit ces choses avant qu'elles arrivent, afin que, lorsqu'elles arriveront, vous croyiez".

Les écrits servaient pour enseigner l'Eglise à l'époque de Jean, ils restent encore valables pour nous.
Col 4:16 "lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites en sortes qu'elle soit aussi lue dans l'Eglise de..."
1Thess 5:27 "Je vous en conjure par le Seigneur, que cette lettre soit lue à tous les frères".


UNE STRUCTURE SIMPLE DES MESSAGES AUX 7 EGLISES:

EPOQUES POSSIBLES:
Ephèse, 1er siècle
Smyrne, 2ème-4ème siècles
Pergame, 4ème-6ème siècles
Thyatire, 6ème-18ème siècles
Sardes, 16ème-18èmes siècles
Philadelphie, 18ème-19ème siècles
Laodicée, 19ème-21ème siècles

SIGNIFICATION:
Ephèse, Désirable
Smyrne, Amertume
Pergame, Elévation
Thyatire, Victime
Sardes, Le reste
Philadelphie, amour fraternel
Laodicée,jugement du peuple

DESCRIPTION:
Ephèse, premier amour
Smyrne, persécutée
Pergame, sur le trône
Thyatire, intolérance,apostasie
Sardes, demi-réforme
Philadelphie, grand réveil missionnaire
Laodicée, l'église de la fin

ELOGES:
Ephèse, oeuvres, labeur, persévérance
Smyrne, richesses spirituelles
Pergame, fidélité, foi
Thyatire, oeuvres, amour, service, foi, persévérance
Sardes, fidélité de quelques uns
Philadelphie, loyauté, fidélité
Laodicée, aucunes

REPROCHES:
Ephèse, abandon du premier amour
Smyrne, aucuns
Pergame, faux enseignements
Thyatire, faux enseignements
Sardes,tu es morte
Philadelphie, aucuns
Laodicée, tiédeur, prétention

EXHORTATIONS:
Ephèse, repens-toi, accomplis tes premières oeuvres
Smyrne, ne crains pas de souffrir, sois fidèle jusqu'à la mort
Pergame, repens-toi
Thyatire, repens-toi, retiens ce que tu as
Sardes, repens-toi, sois vigilant, affermis le reste près de mourir
Philadelphie, tiens ferme ce que tu as
Laodicée, repens-toi, achète de l'or, des vêtements blancs, met un collyre

PROMESSES:
Ephèse, l'arbre de vie
Smyrne, la couronne de vie, pas de seconde mort
Pergame, manne cachée, nom nouveau
Thyatire, puissance sur les nations, l'étoile du matin
Sardes, vêtements blancs, inscrits dans le livre de vie
Philadelphie, colonne dans le temple de Dieu
Laodicée, régner avec Christ

Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:50
Message : Bonjour, je vous propose la suite 017

LETTRE A L'EGLISE D'EPHESE, l'église du premier amour.


AP 2:1-7
1 Ecris à l'ange de l'Eglise d'Ephèse: Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or:
2 Je connais tes oeuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs;
3 que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t'es point lassé.
4 Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour.
5 Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.
6 Tu as pourtant ceci, c'est que tu hais les oeuvres des Nicolaïtes, oeuvres que je hais aussi.
7 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.


EPHESE: Description de la ville dans l'histoire.

(Dictionnaire Larousse 3 volumes-1966)
Ephèse, ancienne ville d'Asie Mineure, sur la mer Egée, au débouché de la route royale de Lydie. Ephèse reconnut au VIème siècle avant JC la suzeraineté de Crésus, puis fut incorporée à l'empire perse par Cyrus le Grand, et libérée par Alexandre le Grand en 334 av JC...Elle devint en -133 la capitale de la province romaine d'Asie.

Ville sainte d'Artémis, elle ne cessa d'embellir son sanctuaire, qui fut détruit par les Scythes au III ème siècle av JC, et servit plus tard de carrière pour la construction des monuments byzantins. A l'époque chrétienne, Ephèse fut une des premières villes touchées par la prédication des apôtres: saint-Paul fonda l'Eglise d'Ephèse en 54, et saint-Jean y séjourna...De nombreux conciles de l'Eglise primitive y eurent lieu.

(Dictionnaire biblique pour tous -1994- éd LLB)
Ephèse avait une rue magnifique de 11 mètres de large, bordée de colonnes, descendant jusqu'au port...Elle possédait un théâtre pouvant accueillir 25000 personnes, des bains, une bibliothèque, une agora (place du marché) et des rues pavées. Sa population au 1er siècle av JC a pu atteindre 300000 habitants. Son temple dédié à Artémis (Diane) était l'une des sept merveilles du monde...détruit par les Goths en 263 ap JC. Il contenait une statue de la déesse aux nombreux seins, tombée du ciel selon la légende...

Ephèse avait aussi une grande colonie juive. Le christianisme y est arrivé vers 52 quand Paul y fit une brève visite et y laissa Aquilas et Priscille. Lors de son troisième voyage missionnaire, Paul resta à Ephèse plus de deux ans (Act 19:1,10). Il oeuvra d'abord à la synagogue, puis dans une salle d'école. Il fit de la ville un centre pour l'évangélisation de la province d'Asie. C'est d'Ephèse que Paul écrivit aux Corinthiens (1Cor 16:8-. Son message provoqua l'émeute des partisans d'Artémis (Act19). Quand il quitta la ville, il y laissa Timothée, et les lettres qu'il lui adressa montrent l'affermissement de l'Eglise. Plus tard, ce fut à Ephèse que résida Jean...


EPHESE: Enseignement spirituel du message.

Act 19:1,10 "Paul, après avoir parcouru les hautes provinces de l'Asie, arriva à Ephèse..." (Paul y prêcha) "deux ans, de sorte que tous ceux qui habitaient l'Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur".

Le temple d'Artémis, ou la Diane romaine donnait à la ville une réputation internationale. Avec ses 125m de long et ses 73m de large, le temple faisait partie des sept merveilles du monde ancien. Le temple était soutenu par plus de 100 colonnes de 21m de haut, dont beaucoup étaient recouvertes d'or. Son culte de la fécondité et ses pratiques magiques étaient connus dans le monde antique. Trois autres temples s'ajoutèrent, dédiés aux empereurs Claude, Hadrien et Sévère, et au culte impérial.

Act 19:27 "Le danger....c'est encore que le temple de la grande déesse Diane ne soit tenu pour rien, et même que la majesté de celle qui est révérée dans toute l'Asie et dans le monde entier ne soit réduite à néant".
Act 19:18,19 "Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu'ils avaient fait. Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent".


AP 2:1
"Ecris à l'ange de l'Eglise d'Ephèse: Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or:"


Ephèse - "désirable" (En grec-Ephesos-action de tendre vers, de s'élancer vers, d'où élan, désir). Ephèse, l'église du commencement. Jean commence son cycle des 7 églises avec Ephèse qu'il associe au jardin d'Eden. Ap 2:7 "A celui qui vaincra je donnerai de l'arbre de la vie, qui est dans le paradis de Dieu". C'est l'église qui a connu le temps des apôtres et qui vient tout juste de recevoir la mission de Christ (Ap 2:2). C'est l'église des premiers convertis d'origine païenne. Pourtant, cette Eglise si près des sources est déjà menacée d'égarement.

Christ marche au milieu de son église (v1)

Dans la vision du chapitre 1, Christ se tenait debout au milieu des sept chandelier (Ap 1:12,13,20). A l'église d'Ephèse, Christ marche au milieu des chandeliers. Jésus est en marche et rien ne peut l'arrêter. Cela signifie que, depuis l'origine du christianisme, Jésus prend soin de son Eglise. A travers l'histoire et en dépit de toutes les tragédies de l'Eglise, Jésus sera là, avec les véritables croyants.

Christ tient les sept étoiles dans sa main droite (Ap 1:16,20)

Christ tient fermement, puissamment les 7 étoiles qui sont scellées dans sa main droite. La droite de Dieu évoque sa puissance. Les 7 étoiles sont en lieu sûr, personne ne peut les arracher de la main de Christ.

Ps 118:15 "La droite de l'Eternel manifeste sa puissance".
Mt 26:64 "vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu..."
Deut 33:3 "Oui, il aime les peuples, tous les saints sont dans ta main".
Jn 10:27,28 "Mes brebis entendent ma voix, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main".

Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:52
Message : Bonjour, je vous propose la suite 018

AP 2:2,3
"Je connais tes oeuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t'es point lassé."


Ephèse, un centre d'évangélisation.

Paul a probablement prêché pour la première fois à Ephèse vers l'an 52, au retour du 2ème voyage missionnaire. Prisca, Aquilas et Apollos entreprirent une oeuvre d'évangélisation en attendant le retour de l'apôtre (Act 18:18-28-. Paul s'installa à Ephèse et y prêcha pendant environ trois ans (Act 19:1,9-12 ; 20:17,31). Après son premier emprisonnement, Paul semble avoir visité l'Eglise à nouveau, vers l'an 64, et il en confia la charge à Timothée son disciple (1Tim 1:3 ; 2Tim 4:12). La tradition dit que Jean devint le chef de cette communauté, probablement après la chute de Jérusalem en 70. On peut déduire qu'Ephèse était à l'époque de la rédaction de l'Apocalypse, un centre chrétien important. La foi chrétienne y était bien établie.

Je connais tes oeuvres, ton travail, et ta persévérance (v2)

En 50 ans environ, cette première église avait beaucoup évolué. Les débuts de l'église vers l'an 50 environ (1Thes 1:3 " nous rappelant sans cesse l'oeuvre de votre foi, le travail de votre charité, et la fermeté de votre espérance...") progresseront jusqu'à la lettre aux Ephésiens vers l'an 96 (Ap 2:2 "Je connais tes oeuvres, ton travail et ta persévérance...")

Mais il y a le risque de formalisme et de routine. Les oeuvres peuvent subsister, même lorsque la foi qui avait engendré ces oeuvres s'est évanouie. Si dans notre ministère, nous mettons toujours Dieu à la première place et lui faisons confiance, sans le remplacer par les moyens financiers ou techniques qui sont nécessaires, alors l'oeuvre de notre foi continuera à réjouir le coeur du Seigneur, et il nous bénira.

Le travail peut demeurer, même lorsque l'amour, mobile de toute activité valable pour Dieu, ne motive plus. Il convient d'oeuvrer pour le Seigneur sans avoir un esprit de jugement, de compétition ou d'intolérance à l'égard des autres, mais dans l'amour pour Dieu et pour nos frères. Les oeuvres sont les efforts et la persévérance accomplis par l'Eglise pour répandre sa foi en Christ. L'Eglise ne se développe pas sans peine, et l'établissement de la foi demande de la persévérance. Les oeuvres sont le reflet du caractère moral de l'Eglise et la démonstration de la foi. L'Eglise d'Ephèse travaillait avec persévérance, et Dieu veut aussi oeuvrer au travers de chaque croyant.

Jésus connaît son église parce qu'il est son fondateur, son Sauveur, son époux, son chef...Le Dieu de la bible qui veille du haut du ciel et à qui rien n'est caché, connaît toutes choses. Cette connaissance de l'Eglise permet à Jésus de faire des recommandations appropriées.

Mat 16:18 "Jésus dit: Je bâtirai mon Eglise"
2Cor 11:2 "Je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure"
Eph 1:22 "Il l'a donné pour chef suprême à l'Eglise, qui est son corps"
Esaïe 66:18 "Je connais leurs oeuvres et leurs pensées".


Tu ne peux supporter les méchants, tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas...(v2)

L'Eglise est louée pour sa clairvoyance à distinguer entre la vérité et l'erreur et à éprouver les faux apôtres. Paul était déjà conscient de la menace de faux docteurs.

Actes 20:29,30 "Il s'introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n'épargneront pas le troupeau, et des hommes enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux".
1Tim 1:3-5 "Lorsque je t'engagerai à rester à Ephèse, afin de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d'autres doctrines, et de ne pas s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin..."


Ces hérésies de l'époque mettaient en doute l'incarnation du Christ, entre autres.
Rom 8:3 "Dieu a envoyé à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché".

Certains chrétiens étaient à l'aise dans la désobéissance aux commandements de Dieu: Jean écrit:
1Jean 2:4 "Celui qui dit: Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui".

Timothée avait fait du bon travail, suite à l'invitation de Paul:
2Tim 4:1-3 "je t'en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ...prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant".

Jésus lui-même nous demande d'agir à l'égard des membres d'église qui s'égarent.
Lév 19:17,18 "Tu ne haïras point ton frère dans ton coeur, tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d'un péché à cause de lui...Tu aimeras ton prochain comme toi-même".
Mt 18:15-17 "Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Eglise; et s'il refuse aussi d'écouter l'Eglise, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain."


Tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas...(v2)

Le seul critère objectif et valable pour "éprouver" les autres, c'est la parole de Dieu. Dieu nous demande d'examiner tout, "A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, il n'y aura point d'aurore pour le peuple" (Es 8:20). Jésus répond à Satan qui le tente "Il est écrit" (Mt 4:1-10). Paul admire les Béréens qui, "reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact" (Act 17:11). Paul déclare "quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que nous avons prêché, qu'il soit anathème! (Gal 1:8-.

Tu as souffert à cause de mon nom, et tu ne t'es point lassé (v3).

Dès son origine, l'église a subi de grandes persécutions.

Act 11:19 "Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l'occasion d'Etienne allèrent jusqu'en Phénicie, dans l'île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs".
A cette époque, chaque citoyen était obligé de participer au culte de l'empereur, cela attestait la soumission des sujets à l'autorité impériale. Ceux qui refusaient cette pratique étaient persécutés, torturés, mis à mort...
Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:54
Message : Bonjour, je vous propose la suite 019

AP 2:4,5
Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.


Tu as abandonné ton premier amour (v4)

L'église apostolique a eu, comme toutes les églises, ses moments forts et aussi ses faiblesses. Ce qui est reproché à l'église d'Ephèse, c'est son feu de paille, qui n'a duré que le temps d'une flambée. L'amour doit rester le moteur de toutes nos actions, pour que cela soit valable devant Dieu. Le premier amour n'est pas seulement l'amour du début, mais l'Amour total, personnel et prioritaire avec Christ. Si Jésus reprend son église et le croyant, c'est parce que "son premier amour à lui" n'a pas diminué.


La bible nous révèle plusieurs sortes d'amour:

L'amour entre Dieu, ou Christ et son peuple:
Jér 2:2 "Je me souviens de ton amour (checed) lorsque tu étais jeune, de ton affection (ahabah) lorsque tu étais fiancée, quand tu me suivais au désert".
Eph 5:25 "Maris, aimez (agapao) vos femmes, comme Christ a aimé (agapao) l'Eglise".
2Cor 11:2 "je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure".


L'amour fraternel:
Jean 15:12,17 "Aimez-vous (agapao) les uns les autres, comme je vous ai aimés (agapao) (Jn 13:34.
Rom 12:10 "Par amour fraternel (philadelphia), soyez pleins d'affection (philostorgos) les uns pour les autres".
1Pier 1:22 "Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel (philadelphia) sincère, aimez-vous (agapao) ardemment les uns les autres, de tout votre coeur".


L'amour envers tous:
Mat 19:19 ; 22:39 "tu aimeras (agapao) ton prochain comme toi-même".
Mt 5:44 " Mais moi, je vous dis: Aimez (agapao) vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent".


L'amour envers Dieu et le prochain est inséparable. L'effet immédiat de ce déclin de l'amour pour Dieu est la diminution de l'amour pour le prochain. Les oeuvres de l'Eglise continuent, mais ce ne sont plus les premières oeuvres parce que l'amour leur manque.
1Jean 4:21 "Et nous avons de lui ce commandement que celui qui aime Dieu aime aussi son frère".

Jésus avait prédit que l'amour se refroidirait:
Mat 24:12 "Et, parce que l'iniquité (anomia: mépris et violation de la loi) se sera accrue, la charité (agape) du plus grand nombre se refroidira".

Aimer le pécheur et haïr le péché:

Il n'est pas facile de combattre les fausses doctrines et de continuer à aimer ceux qui les propagent. C'est pourquoi l'amour fraternel avait tiédi. L'Eglise d'Ephèse avait perdu cet amour désintéressé, réfléchi, qui n'empêche pas de dénoncer les oeuvres mauvaises de certains (ici les Nicolaïtes), tout en leur conservant son affection. La haine pour les oeuvres des Nicolaïtes ne devait pas détruire l'amour pour les personnes. Amour et dénonciation du mal ne sont pas incompatibles.
Eph 4:15 "professant la vérité dans la charité".
Lév 19:17,18 "Tu ne haïras point ton frère dans ton coeur, tu auras soin de reprendre ton prochain, mais tu ne te chargeras point d'un péché à cause de lui...Tu aimeras ton prochain comme toi-même".


Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres (v5)
Les Ephésiens sont tombés de haut. Eux qui vivaient dans la victoire avec Christ, ils sont tombés dans une forme de piété et de traditions, parce qu'ils n'ont pas su conserver leur communion intime avec l'époux.
Eph 2:5,6 "Nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendu la vie avec Christ...Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ".

Nous préférons discuter, plutôt que de nous repentir et changer de conduite. Le drame de notre époque, c'est que beaucoup de chrétiens préfèrent discuter sur tout, et même tout remettre en question: la foi apostolique, la doctrine biblique, la loi, la grâce...plutôt que de se remettre en question. Nous discutons et parlons beaucoup, mais trop souvent nous ne savons plus ce qu'est la repentance, cette repentance que produit "la tristesse selon Dieu".

On attache beaucoup d'importance à l'amour fraternel, les relations avec les frères dans la foi, ce qui est utile. Mais souvent on néglige l'amour pour Dieu, dont les effets se traduisent par une vie de prière, une marche dans l'obéissance et un besoin de gagner des âmes au Sauveur.
2Cor 7:10 "la tristesse selon Dieu produit la repentance à salut dont on ne se repent jamais".
Ezé 36:31 "Alors vous vous souviendrez de votre conduite qui était mauvaise, et de vos actions qui n'étaient pas bonnes; vous vous prendrez vous-mêmes en dégoût, à cause de vos iniquités et de vos abominations".


Le salut passe par l'amour qui donne la priorité à Dieu et à ses enseignements:
2Thes 2:9,10 "L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan...et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent, parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés".

Je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place (v5)

La lumière de l'amour une fois éteinte, il ne reste plus d'Eglise, même si des formes mortes subsistent encore. Rien n'est donc définitif. Si pure soit-elle, même l'Eglise des premiers temps peut perdre sa lumière. Le fait qu'une église soit suscitée par Dieu et qu'elle marche quelques temps avec lui ne garantit pas l'avenir. L'Eglise peut tomber, et pour finir se voir enlever la mission qui lui a été confiée. Le risque d'erreur et d'apostasie plane toujours, car l'Eglise n'est pas Dieu. Il ne suffit donc pas d'être membre d'une église pour s'assurer le salut (même dans l'église, pas de salut). Une Eglise qui n'est plus fidèle à la mission que Jésus lui a confiée devient une ombre qui cache la lumière qui devrait éclairer les coeurs et les consciences.

La menace est grave, mais le Christ appelle encore l'Eglise au repentir, au retour à ses premières oeuvres. On ne peut reconnaître les disciples du Christ qu'à l'amour qu'ils ont les uns pour les autres. L'église existe pour les autres, pour illuminer le monde de l'amour de Dieu et de Christ.
Jean 13:35 "A ceci, tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres".

1Jean 2:10 "Celui qui aime son frère demeure dans la lumière".
Mat 5:14-16 "Vous êtes la lumière du monde...Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux".

Auteur : Philippe Septième
Date : 26 févr.04, 09:56
Message : Bonjour, je vous propose la suite 020

AP 2:6
"Tu as pourtant ceci, c'est que tu hais les oeuvres des Nicolaïtes, oeuvres que je hais aussi".


Il pourrait s'agir d'un nom symbolique, mis en relation avec Balaam ?
Ap 2:14,15 "Mais j'ai quelque chose contre toi, c'est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrassent à l'impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes".

S'agit-il des disciples de Nicolas, l'un des 7 diacres ? On ne sait pas si Nicolas était devenu hérétique ou s'il avait été mal compris par ses disciples.

Act 6:5 "Ils élirent Etienne, homme plein de foi et d'Esprit-Saint...et Nicolas, prosélyte d'Antioche".

(Dictionnaire Encyclopédique de la bible -1973- sous la direction de A.Westphal)
Nicolaïtes: désignation de chrétiens hérétiques dénoncés dans les lettres aux églises d'Ephèse et de Pergame. La première de ces 2 communautés leur résistait, la seconde les tolérait (Ap 2:6,15). Leur doctrine est identifiée avec celle de Balaam (Ap 2:14)...l'instigateur de l'impiété et de l'impureté d'Israël. Les Nicolaïtes...abusaient de la liberté évangélique jusqu'à s'accommoder sous le prétexte de la grâce, des repas et des désordres du paganisme. Irénée et à sa suite Hippolyte pui Epiphane et d'autres, désignent Nicolas, comme le fondateur de la secte, contredite par Clément d'alexandrie, Victorinus... Une autre explication s'appuie sur une équivalence approximative entre l'hébreu Balaam et le grec Nicolaos, le premier pouvant signifier comme le second: "vainqueur (ou séducteur) du peuple". En ce cas, le nom de Nicolas ne serait qu'une traduction du nom devenu symbolique de Balaam et non pas celui d'un personnage de l'époque.-

Une mauvaise compréhension des enseignements de Paul sur la loi et la grâce les avait conduits à rejeter toutes les exigences de la loi, et à croire que le chrétien était libre de s'abandonner à ses passions terrestres. Pierre déclare, qu'il y a chez Paul "des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres écritures, pour leur propre ruine (2Pier 3:16).

Cette croyance de l'époque, distinguait en l'homme, d'une part le corps matériel, voué à la destruction, et d'autre part l'âme spirituelle, destinée au salut. Le corps, du domaine de la loi, est méprisé, tandis que l'esprit, du domaine de la grâce, est exalté. On rejette la loi à cause de la grâce, et le corps à cause de l'esprit. Pour eux, tout ce qui touchait au corps: nourriture, prostitution...n'affectait pas l'âme. S'agenouiller devant une idole n'avait rien de répréhensible, du moment que l'on gardait son âme pure.

Les premiers chrétiens ont résisté à cette tentation dualiste (loi-grâce : corps-esprit), et Dieu les a loués. A cause de ce combat contre l'hérésie, l'Eglise a souffert, nous dit le texte (Ap 2:3). Car rejeter la loi revient à rejeter Dieu qui se révèle et qui a donné la loi comme principe de vie. Et rejeter le corps revient à rejeter le Dieu de la création de la vie.

1Thes 5:23 "Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ!"
Jacq 2:26 "Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte".


D'autres pistes possibles ?

On peut voir dans ces croyances, des gnostiques refusant d'admettre en Jésus-Christ le Fils de Dieu.
1Jean 4:2,3,15 "tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu...Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

On peut voir une secte à tendance dominatrice, qui n'était pas dans le plan de Dieu à l'origine. Nicolaïtes, le mot grec signifie "il a vaincu le peuple, destruction du peuple". Il s'agirait des prêtres d'un clergé dominateur, qui aurait essayé de s'introduire dans les communautés chrétiennes, dès la fin du premier siècle. Cette tendance dominatrice se trouve déjà dans l'église à l'époque des apôtres et va s'accentuer.
3Jean 9 "J'ai écrit quelques mots à l'Eglise, mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux".
Ap 2:15 Un peu plus tard, à Pergame: "tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes".


Tu hais les oeuvres des Nicolaïtes.

Haïr les oeuvres, le péché, non les pécheurs, pour qui Christ est mort. Lorsque les croyants haïssent ce que Dieu hait et comme Dieu hait, Dieu nous approuve toujours. Entre une église sclérosée dans ses croyances et ses traditions, et une église "moderne" emportée à tous vents de doctrines et tendances, pour plaire, il y a de la place pour une église à la fois ferme devant Dieu et chaleureuse d'amour devant les hommes.

AP 2:7
"Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu."


Que celui qui a des oreilles entende (v7)

Jésus fait appel ici à la bonne volonté de ses auditeurs, comme il le faisait avec ses disciples.

Mat 11:15 ; 13:9,43 "Que celui qui a des oreilles pour entendre entende".

Il appartient à celui qui entend le message de la bible de vaincre son indifférence, et ce qui le retient, pour s'engager à marcher avec le Christ, et bénéficier de la récompense.

A celui qui vaincra, je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu (v7)

Le vainqueur aura droit à l'arbre de vie, à l'inverse d'Adam et Eve, qui n'ont plus eu accès au jardin d'Eden. Cette invitation de Christ s'adresse à chaque être humain. Cela ne dépend que de nous pour bénéficier de la récompense que le Seigneur voudrait nous offrir. La promesse concerne la communion intime de l'homme avec son Epoux, source de vie véritable, et que l'homme a perdu dans le jardin d'Eden. La victoire implique la plénitude de la vie dans l'Amour de Dieu et elle n'est possible qu'en Christ et par lui.


Ephes 5:25,31,32 "Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle" "l'homme s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand, je dis cela par rapport à Christ et à l'Eglise".
Rom 8:37 "Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés".
1Cor 15:57 "Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ!"
Suivre Jésus, c'est marcher dans "le chemin, la vérité et la vie (Jn 14:6)


L'arbre de vie pourrait bien représenter le Christ.

Jean 1:3,4 "Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui. En lui était la vie" TOB.
Actes 17:28 "Car en lui nous avons la vie, le mouvement et l'être".
Phil 1:21 "Car Christ est ma vie".
Col 3:4 "Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire".
2Tim 1:1 "pour annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ".
Jean 6:35,51,58 "Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif"."Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 01:00
Message : Bonjour, je vous propose la suite 021,

LETTRE A L'EGLISE DE SMYRNE.

L'Eglise persécutée, de la souffrance (du 1er au 4ème siècle ; de 100 à 313)

AP 2:8-11
8 Ecris à l'ange de l'Eglise de Smyrne: Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie:
9 Je connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche, et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.
10 Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.
11 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort.


SMYRNE: DESCRIPTION DE LA VILLE DANS L'HISTOIRE:

(Dictionnaire Larousse 3 volumes - 1966)
Smyrne, ancien nom de la ville Turque d'Izmir. Smyrne fut à l'origine une colonie grecque très ancienne, détruite au VIème siècle avant JC par le roi Alyatte, et reconstruite à l'époque héllénistique. Elle devint dès lors un port très actif, fut pillée par Dolabella pour avoir recueilli un des meurtriers de César...Elle tomba aux mains des Turcs vers 1330. Occupée par la Grèce après la première guerre mondiale (1919), elle fut reprise par les Turcs en 1922.

(Dictionnaire biblique pour tous -1994- édit LLB)
Smyrne, ville située sur la côte égéenne de la province romaine d'Asie, près de l'Izmir turque. Reconstruite sur un site ancien au 3ème siècle avant JC, elle devint l'une des villes les plus prospères d'Asie Mineure. C'était un port naturel dans une région fertile, célèbre pour sa beauté et ses magnifiques constructions. L'Eglise y fut probablement fondée par des prédicateurs venus d'Ephèse (Act 19:10). Elle se heurta à l'opposition des Juifs et reçut la promesse d'une vraie couronne pour sa fidélité (Ap 2:9s), image qui faisait allusion à la richesse et à la renommée historique de la ville.

(Dictionnaire Encyclopédique de la bible -1987- édit BREPOLS)
Alexandre fit fonder à quelques distances une ville nouvelle, adossée aux flancs du mont Pagos, qui appartint successivement aux Séleucides, aux Attalides et à la province romaine d'Asie. Ravagée par un violent séisme en 178 ap JC, elle fut reconstruite par Marc Aurèle, sur la prière d'Aelius Aristide. Elle abritait une colonie juive importante qui s'acharnait contre les chrétiens (Ap 1:11 ; 2:8-11), dont la communauté était peut-être d'origine paulinienne. Ignace d'Antioche adresse une lettre à l'église de Smyrne au cours de son voyage vers Rome. L'un des titulaire de son siège épiscopal fut Polycarpe, martyrisé sous Marc Aurèle. (Eusèbe, histoire ecclésiastique 4,14,3 ; Tertullien, De Praescritione haereticoram 33,2). -fin de citations-


Quelques autres précisions sur la ville:

Smyrne se trouvait à environ 50km d'Ephèse. Grande ville de commerce, belle et riche, elle était devenue fameuse pour sa grande rue toute pavée d'or. Le nom de la ville vient probablement du nom de "myrrhe", une plante d'orient. Cette plante amère symbolise bien la souffrance et l'amertume qui furent le lot des habitants de cette ville. Le martyre de Polycarpe, disciple de Jean et évêque de Smyrne, brûlé vivant vers 155, symbolise la souffrance endurée par les chrétiens de cette ville, à travers les siècles.

Smyrne (en grec "Smurna: myrrhe, plante orientale):
Elle entrait dans la composition de parfum de luxe (Gen 37:25 ; Prov 7:17 ; Cant 3:6 ; Esth 2:12). Elle fait partie des trésors apportés par les mages à Bethléhem (Mt 2:11). Le vin mêlé de myrrhe fut offert au Crucifié (Mc 15:23). Nicodème en embaume le corps de Jésus (Jean 19:39)


SMYRNE: ENSEIGNEMENT SPIRITUEL DU MESSAGE.

AP 2:8
"Ecris à l'ange de l'Eglise de Smyrne: Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie."


Voici ce que dit le premier et le dernier (v8-

Ce titre appartient à Dieu seul. Pour l'A-Testament, l'Eternel est le Dieu unique en ce qu'il est le premier et le dernier, le seul créateur.

Es 44:6 "Ainsi parle l'Eternel...Je suis le premier et je suis le dernier. Et hors moi il n'y a point de Dieu".
Es 48: 12,13 "C'est moi, moi qui suis le premier, c'est aussi moi qui suis le dernier. Ma main a fondé la terre..."


Or, à trois reprises l'Apocalypse donne ce double titre de "premier/dernier" à Jésus.
Ap 1:17,18 "Ne crains point! Je suis le premier et le dernier, et le vivant"
Ap 22:12,13 "Je viens bientôt...Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin".


Voici ce que dit celui qui était mort, et qui est revenu à la vie (v8-

On trouve un parallèle avec la ville de Smyrne qui fut détruite (morte) en 624 par Alyatte, roi de Lydie, puis reconstruite (revenu à la vie) avec Alexandre le Grand. Les souffrances et les persécutions de croyants étaient annoncées par Jésus. Jésus qui a expérimenté la souffrance et la mort se définit ici comme celui qui est passé de la mort à la vie. Le nom même de Smyrne, dérivé du mot "myrrhe", utilisée pour embaumer les morts, évoque encore la mort.

Mt 10:22 "Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé".

AP 2:9
"Je connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche, et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan".


Je connais ta tribulation (v9)

Jésus connaît (eido - voir, avoir vu, apercevoir, savoir, connaître, expérimenter un état ou une condition). Jésus qui a expérimenté l'épreuve peut prétendre véritablement connaître la souffrance des siens.

Je connais ta tribulation (thilipsis - tribulation, affliction, tourment, détresse, souffrance, persécution, calamité)

Mat 24:9 "Alors on vous livrera aux tourments (thilipsis) et l'on vous fera mourir...à cause de mon nom".
Jn 16:21 "La femme, lorsqu'elle enfante...ne se souvient plus de la souffrance (thilipsis), à cause de la joie..."
Act 7:11 "La détresse (thilipsis) était grande, et nos pères ne trouvaient pas de quoi se nourrir".
Act 11:19 "Ceux qui avaient étés dispersés par la persécution (thilipsis) survenue à l'occasion d'Etienne...".
Rom 5:3 "Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions (thilipsis)...l'affliction produit la persévérance".
Ex 3:7 "J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte...car je connais tes douleurs".


Je connais ta pauvreté (bien que tu sois riche) (v9).

Smyrne était fidèle à Rome, avec des temples dédiés à la déesse de Rome, à Tibère, à Livia et au Sénat. Ces chrétiens qui risquaient la prison et la mort, étaient aussi écrasés par la misère et la pauvreté. C'est le temps où être chrétien ne signifie pas automatiquement bénédiction et succès. L'état de pauvreté matérielle des croyant de Smyrne était dû à la tribulation de la part des habitants. Mais au-delà de la pauvreté matérielle de chrétiens, Jésus reconnaît leur richesse spirituelle.

1Cor 1:5 "Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance".
2Cor 8:9 "Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis".

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 01:03
Message : Bonjour, je vous propose la suite 022

Toujours à propos de Smyrne en Ap 2,

Je connais...les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas (2:9)

Les calomnies dont ils sont l'objet sont considérées par Jésus comme si elles étaient contre lui-même.

Mat 25:40 "faire...ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites".
Actes 9:4 "A Paul qui persécutait l'église, Christ lui dit: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?"


Les faux Juifs ne sont pas forcément des Juifs non convertis. Smyrne, ville des affaires, entre la Grèce et l'Asie, a certainement attiré beaucoup de Juifs. Le zèle des Juifs contre les chrétiens a pu provenir de la conversion de nombreux Juifs au christianisme. Le vrai est en relation avec l'écoute et la fidélité envers la parole de Dieu.
Act 17:11 "Ces Juifs avaient des sentiments nobles...ils examinaient chaque jour les Ecritures..."

Les faux Juifs sont désignés par le mensonge dans l'Apocalypse. On peut aussi dire que, toute assemblée de Dieu qui calomnie ses frères, au lieu de les reprendre comme nous le demande Jésus, risque de devenir une assemblée dirigée par le diable, qui est le père du mensonge.
Ap 3:9 "je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent"
Ap 2:2 "que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs".


De la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas (v9)

Ces faux Juifs ressemblent aux chrétiens qui le sont de nom seulement, mais qui calomnient, accusent...Aujourd'hui, on dirait des frères qui ne sont pas de "vrais chrétiens" et l'on parlerait d'une "Eglise de Satan". Le langage montre que les chrétiens se considéraient encore à l'époque comme des Juifs à part entière. C'était encore le temps où les chrétiens se sentaient plus proches des Juifs que des païens.

Actes 28:17 "Paul dit n'avoir rien fait contre le peuple ni contre les coutumes de nos pères.."
Act 21:20 "Puis ils lui dirent: Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la loi"


La synagogue de Satan (v9)

Ce sont les complices de Satan:

Ap 20:10 "Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu, où sont la bête et le faux prophète"
Ap 19:20 "Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle des prodiges, pour séduire".
Ap 16:13 "Et je vis sortir de la bouche du dragon...de la bête, et du faux prophète, trois esprits impurs..."


Des chrétiens qui se font passer pour des Juifs pour éviter la persécution.

Cette expression "synagogue de Satan" peut faire allusion à des chrétiens se faisant passer à tort pour des Juifs, lors des persécutions pour y échapper. Ou encore à des juifs qui se conduisaient mal envers les chrétiens. Ainsi, le mensonge était devenu un moyen d'échapper aux épreuves.
Ap 2:2 "tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs".

Le privilège du peuple Juif, jusqu'à la venue du Messie:

Dieu avait demandé à Abraham et à sa descendance de porter la lumière aux nations.
Gen 12:1-3 "Je ferai de toi une grande nation...et toutes les familles de la terre seront bénies en toi".
Gen 22:18 "Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix".
Ex 19:6 "vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte".


L'enseignement du NT sur Israël, c'est qu'il partage le même privilège que tous les autres peuples.

Malheureusement, le peuple Juif n'a pas été fidèle à la mission qui lui avait été confiée. Dans la parabole des vignerons, Jésus déclare clairement que la mission confiée par Dieu au peuple Juif leur est enlevée, et confiée aux croyants de toutes les nations. A partir de Jésus, chaque croyant est invité à entrer dans le plan de Dieu, non seulement une nation précise.

Mat 21:33,(43),44 "le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits".
Jean 4:20-24 "Jésus lui dit, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père, mais l'heure...est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité..."
Mat 28:19 "Allez, faites de toutes les nations des disciples".
Gal 3:26-29 "Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ, vous tous qui avez été baptisés en Christ...Il n'y a plus ni Juif ni Grec...Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers..."
Gal 3:14 "afin que la bénédiction d'Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ".
Rom 2:28,29 "Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors, et la circoncision ce n'est pas celle qui est visible. Le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement, et la circoncision c'est celle du coeur, selon l'Esprit et non selon la lettre".
Rom 9:6-8,24,25 "Car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël, et pour être la postérité d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants...c'est à dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité". "Ainsi nous a t-il appelés, non seulement d'entre les Juifs, mais encore d'entre les païens, selon qu'il le dit: J'appellerai mon peuple celui qui n'était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n'était pas la bien-aimée".
Deut 10:17 et Rom 2:11 "L'Eternel, votre Dieu, et le Dieu des dieux...qui ne fait acception des personnes".


AP 2:10
"Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie."


Ne crains pas ce que tu vas souffrir (v10)

Luc 12:4 "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus".

Voici, le diable va jeter quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés (v10)

L'auteur des souffrances, c'est le diable. Les croyants sont l'enjeu du grand conflit entre Satan et le Christ. Satan accuse Job devant Dieu, puis lui enlève tous ses biens, sa santé (Job 1 et 2)

Eph 6:12 "Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre...les esprits méchants...".
1Pier 5:8 "Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera".

Ap 12:9 "Et il fut précipité...Satan, celui qui séduit toute la terre...l'accusateur des nos frères..."

Le diable se sert de ses complices pour réaliser ses plans. Les croyants de Smyrne étaient persécutés par les païens. On leur reprochait d'adorer un Dieu invisible, et non des statues. L'Etat se méfiait d'eux et de leur loyauté politique, car ils refusaient d'appeler César leur Seigneur. Ils avaient prévu la fin du monde par le feu. On les accusait donc d'être des incendiaires (voir Néron). On les assimilait aux Juifs, dont la religion était impopulaire et méprisée. Les croyants de Smyrne étaient persécutés par les faux Juifs. On acceptait très mal ces zélés d'un Messie déjà venu. Certains Juifs réagirent passionnément contre cette nouvelle secte. (Voir Saul de Tarse, devenu l'apôtre Paul).
Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 01:58
Message : Bonjour, je vous propose la suite 023

Toujours à propos de Smyrne,

Vous connaîtrez 10 jours de tourments (v10)

Non seulement l'église de Smyrne connaît la calomnie, mais des jours de détresse lui sont annoncés. Symboliquement, le nombre 10 est souvent utilisé dans la bible pour servir de test.

-Daniel passe un test de 10 jours pour manger différemment (Dan 1:14,15).
-Dans le calendrier juif, 10 jours séparent la fête des trompettes du Kippour, jour du jugement, le temps nécessaire pour passer par un test et pour se préparer en vue de la grande fête des expiations.
-Il y a dix générations d'Adam à Noé, puis de Noé à Abraham (Gen 5 et 11).
-Les 10 plaies d'Egypte (Ex 7-11).

Sois fidèle jusqu'à la mort (v10)

Les chrétiens de Smyrne avaient l'honneur d'être comptés parmi les vainqueurs qui reçoivent des coups ici-bas, mais qui seront récompensés là-haut.

Mat 10:22 "Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé".
Ap 12:11 "Ils l'ont vaincu à cause de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort".

L'épreuve est suivie de la victoire éternelle, "je te donnerai la couronne de la vie" (v10)

On sait dans l'histoire qu'il y avait des concours athlétiques à Smyrne, et c'était une grande gloire que de recevoir la couronne du vainqueur à cette occasion. L'Eglise de Smyrne sortira vainqueur de l'épreuve de 10 jours. La couronne de la victoire lui est promise. Il ne s'agit pas ici d'une victoire ou d'une couronne momentanée, mais permanente. Vaincus sous l'épée des gladiateurs, ils reçoivent pourtant la couronne du vainqueur. Ils sont morts et pourtant ils portent la "couronne de vie".


1Cor 9:25 "Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible, mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible".
2Tim 4:8 "Désormais la couronne de justice m'est réservée, le Seigneur, le juste juge me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement".
Jacq 1:12 "Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation, car après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment".
1Pier 5:4 "Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire".


AP 2:11
"Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: celui qui vaincra ne subira pas la seconde mort".


Celui qui vaincra ne subira pas la seconde mort (v11)

Jésus se présente à Smyrne comme celui qui était mort, et qui est revenu à la vie (Ap 2:8-. Jésus peut donc offrir la couronne de la vie, et épargner au vainqueur le néant que constitue la seconde mort. La mort prend ici un caractère passager, c'est un sommeil jusqu'à la venue en gloire de Christ.


La vie et la mort, selon la bible.

Gen 2:7 "L'Eternel forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant (une âme vivante -Darby-)
Eccl 12:9 à la mort "la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné".
Eccl 9:5,6,10 "Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront; mais les morts ne savant rien...Et leur amour, et leur haine, et leur envie ont déjà péri, et ils n'auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil".


Pour les récits bibliques, la mort est un sommeil, un état d'inconscience et d'attente, jusqu'à la résurrection.

Cette image du sommeil des morts est éloquente, car pour dormir, il faut être vivant, il faut exister. Quelqu'un qui n'existe pas ne peut pas dormir. La bible affirme qu'au moment de la mort, la personne existe puisqu'elle dort (Luc 20:38-. Lors d'un décès, la personne n'est pas anéantie, elle est là, en train de dormir quelque part en Dieu. Ce sommeil se passe dans l'inconscience la plus totale. Le temps qui s'écoule entre la mort et le retour du Christ n'a aucune valeur pour lui, puisqu'il dort.

Dan 12:2,13 "Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront...Et toi, marche vers ta fin, tu te reposeras et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours"
Jean 11:11-14 "Jésus leur dit: Lazare notre ami dort; mais je vais le réveiller. Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement: Lazare est mort".


Dans toute la bible, cette expression de la "seconde mort" ne se trouve que dans l'Apocalypse. Dans tous ces passages, la "seconde mort" désigne la mort du perdu qui est définitive, sans espérance.
Ap 20:6 "Heureux...ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux".
Ap 20:14 "Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu".
Ap 21:8 "Pour les incrédules...leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort".


L'Apocalypse nous parle aussi de deux résurrections!

La première résurrection concerne le juste à la venue de Jésus-Christ (1Thes 4:13-18-. La deuxième résurrection concerne le perdu, après les mille ans (Ap 20:5,6). Seule la première résurrection aboutit à la vie éternelle (1Cor 15:51-53). La deuxième résurrection, par contre, débouche sur la mort éternelle (Ap 20:5,6,11-15). Autrement dit, tous subiront la première mort, mais seuls les méchants connaîtront la seconde mort.

La promesse aux martyrs de Smyrne qu'ils n'auront pas à souffrir la seconde mort, c'est leur promettre l'espérance d'une résurrection effective, la seule qui débouche sur la vie éternelle. Pour la bible, la survie de la mort ne passe pas par l'immortalité de l'âme. Seul le miracle de la résurrection qui implique la totalité de l'individu permettra l'accès à la vie éternelle.


SMYRNE: CORRESPONDANCE HISTORICO-PROPHETIQUE DU MESSAGE.

Le message à l'Eglise de Smyrne correspond à la seconde période de l'Eglise chrétienne (100 à 313). Cela correspondrait à l'Eglise chrétienne après la mort des apôtres, jusqu'à la paix de Constantin en 313. Smyrne, c'est l'Eglise persécutée, l'Eglise de la souffrance. Le plus souvent, les persécutions avaient un caractère local. Il y avait les édits impériaux qui accentuaient la pression sur les chrétiens. Un grand nombre de chrétiens payèrent leur fidélité de leur vie. Plusieurs furent réduits à l'esclavage.

(Théo - Encyclopédie catholique pour tous)
p82 "Ignace d'Antioche, vers 107, arrêté sous le règne de Trajan, il est envoyé à Rome pour y mourir...)
p110 "Polycarpe, en 155, on le dit disciple de Saint Jean, qui l'aurait lui-même ordonné évêque de Smyrne. En tous cas, il a certainement connu des disciples de Saint Jean, il a lui-même exercé une influence considérable parce qu'il refusait de sacrifier aux dieux officiels (parmi lesquels figurait l'empereur). Au proconsul Stabius Quadratus qui le presse d'apostasier, il répond: Il y a 90 ans que je sers le Christ et il ne m'a fait aucun mal, comment pourrais-je blasphémer mon Sauveur et mon Roi ? Il est alors livré aux flammes puis poignardé".
p56, 312 "En 177, sous la persécution de Marc-Aurèle, 48 chrétiens de Lyon et Vienne furent martyrisés à Lyon". "Blandine, une jeune esclave d'abord torturée, puis exposée aux fauves qui ne la touchèrent pas, fut reconduite quotidiennement à l'amphithéâtre pour assister aux souffrances infligées à ses compagnons. Elle fut encore mise sur un gril, puis enveloppée dans un filet et jetée sur les cornes d'un taureau, elle finit égorgée..."
p 107 "Perpétue et Félicité, en 203, martyrisées à Carthage avec trois autres chrétiens, arrêtés pour avoir propagé la foi malgré l'interdiction de l'empereur Septime Sévère. Perpétue est noble, elle allaite un bébé, Félicité est esclave, sur le point d'accoucher...Les prisonniers restent fidèles à leur foi et sont livrés aux bêtes..."
p 115 "Sébastien, en 300 est le capitaine de la garde de Dioclétien. L'Empereur apprend qu'il est chrétien, il le livre à ses archers qui le percent de flèches...Sébastien n'est pas mort, une chrétienne le recueille et le guérit. Il se présente alors devant l'empereur pour lui reprocher son comportement vis à vis des chrétiens. Dioclétien le fait tuer à coups de bâtons." -fin de citations-

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 02:09
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Vous connaîtrez 10 jours de tourments (v10) (303-313)

Une persécution violente fut ordonnée par Dioclétien en 303. Par un édit en 303, l'empereur ordonna que les communautés chrétiennes fussent dissoutes, leurs églises démolies et les manuscrits bibliques brûlés. (C Grimberg, Histoire universelle, vol 3: Rome, 1963 p 284)

(Dictionnaire Larousse 3 volumes -1966- vol 1, p 928)
Dioclétien ordonna des persécutions contre les chrétiens qui furent particulièrement violentes en Italie, en Afrique et en Orient (303-313).

(Histoire universelle, Larousse de poche: IIème - IVème siècle)
p 344, en Orient la persécution dura de 303 à 313 presque sans interruption...Malgré tout le poids de cette entreprise totalitaire, l'échec fut bientôt patent: dès 311, Galère avait promulgué un premier édit de tolérance et l'édit du 15 juin 313 qui suit l'entrevue à Milan de Constantin et de Licinius généralisa la paix pour l'Eglise.
p 324, Constantin, à peine victorieux, ses actes favorisent le christianisme: en 313, il fait réunir un synode pour condamner le schisme donatiste africain. Dès 315, les symboles chrétiens apparaissent sur ses monnaies. Bientôt, il accorde la personnalité juridique à l'Eglise et fait élever ses fils dans le christianisme. Sans rompre avec le paganisme qui reste toujours religion d'Etat, il donne au christianisme les moyens de se répandre rapidement. -fin de citations-

Cet édit mit fin à une sanglante persécution.

Ces persécutions avaient duré 10 ans (soit 10 jours prophétiques). Elle mit fin aussi à la pauvreté des chrétiens qui pourront dorénavant posséder des biens.

Nombr 14:34 "De même que vous avez mis quarante jours à explorer le pays, vous porterez la peine de vos iniquités quarante années, une année pour chaque jour".
Ezéchiel 4:6 "tu porteras l'iniquité...pendant quarante jours; je t'impose un jour pour chaque année".


SMYRNE: ENSEIGNEMENTS PRATIQUES DU MESSAGE

L'attachement inconditionnel à Dieu est le gage de la libération totale et définitive. Aucun enfermement ne peut retenir le fidèle. Que ce soit la langue (les calomnies), la prison, ou même la mort (La première qui est un sommeil, ou la seconde qui est définitive, rien ne peut emprisonner le fidèle.).

Le Seigneur qui est passé par la mort et qui en est sorti victorieux a le dernier mot. Ceci devrait nous remplir de courage et de détermination, car Christ a vaincu pour nous, et nous vainquons avec lui. Quelles que soient les épreuves, elles sont limitées, et elles débouchent sur la résurrection éternelle.

Ne crains pas ce que tu vas souffrir, aujourd'hui, à ton époque, dans ton pays...Ne crains pas les déceptions, les intrigues, la perte de tes biens, l'appauvrissement, la diffamation...Ne crains pas les arrestations, l'emprisonnement, les condamnations, le martyre. Ne crains pas les moqueries, l'opprobre, le chemin solitaire, les épreuves morales, les souffrances physiques. Ne crains pas la persécution ou la prison, les supplices et la torture, le lavage de cerveau...

Crains avant tout l'abandon de ton premier amour, ta relation profonde et véritable avec Dieu. Crains la tradition et la superstition qui est au-dessus de Dieu et de sa parole. Crains la mentalité du monde d'aujourd'hui qui envahit l'Eglise de Christ. Crains le sommeil, la tiédeur spirituelle, les illusions et la propre suffisance.

On peut conclure et dire que, de même que les Juifs anti-chrétiens ne sont pas de vrais Juifs, les chrétiens antisémites ne sont pas de vrais chrétiens. Autrefois on utilisait dans le tabernacle "la myrrhe qui coule d'elle-même" (Ex 30:23). Aujourd'hui, Christ cherche pour son service des hommes et des femmes qui s'offrent d'eux-mêmes, délibérément et sans contrainte, pour leur Sauveur, comme l'église de Smyrne. Que celui qui a des oreilles pour entendre, réponde à son Seigneur, pour recevoir le cadeau promis aux fidèles.


Les 3 phases de l'Eglise à travers les siècles:

FORMATION de l'Eglise:
-Ephèse au 1er siècle
-Smyrne du 2ème au 4ème siècles


DEFORMATION de l'Eglise:
-Pergame du 4ème au 6ème siècles
-Thyatire du 6ème au (16ème) 18ème siècles


REFORMATION de l'Eglise:
-Sardes du 16ème au 18ème siècles
-Philadelphie du 18ème au 19ème siècles
-Laodicée du 19ème au 21ème siècle


à suivre l'église de Pergame.
Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 02:11
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LETTRE A L'EGLISE DE PERGAME:

L'église sur le trône, l'église du mélange (4ème-6ème siècle de 313 à 538)

AP 2:12-17
12 Ecris à l'ange de l'Eglise de Pergame: Voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants:
13 Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure.
14 Mais j'ai quelque chose contre toi, c'est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrassent à l'impudicité.
15 De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes.
16 Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l'épée de ma bouche.
17 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit.


PERGAME: Description de la ville dans l'histoire.

(Dictionnaire Larousse 3 volumes-1966)
Pergame, en grec Pergamon, aujourd'hui Pergamos, Pergama ou Bergama. Géogr.anc. V. de Mysie (Asie Mineure), près du Caïcos. C'était la capitale du royaume des Attalides, dit aussi royaume de Pergame. Issu de la rébéllion du gouverneur Philétairos contre Antiochos 1er, florissant au IIème siècle, ce royaume fut légué au sénat romain par son dernier souverain, Attalos III, en 133 av JC. Pergame fut un des principaux centres de la civilisation hellénistique. Les Attalides aménagèrent l'acropole avec un souci nouveau d'urbanisme (théâtre, grand autel de Zeus, temple d'Athéna Polias, gymnases).

(Dictionnaire Biblique pour tous -1994- Ed LLB)
Pergame. Le premier temple du culte impérial y fut construit vers 29 av JC. Le culte de l'empereur divinisé constituait le test de loyauté civile et a été l'occasion d'une crise pour l'église en Asie. Le passage blâme l'Eglise de tolérer des gens qui poussaient à l'idolâtrie.

(Dictionnaire Encyclopédique de la bible -1987- Ed Brepols)
Pergame est sise sur un piton rocheux de 335 m d'altitude qui constitue une défense naturelle. Peut-être occupé dès l'époque perse, cet emplacement fut fortifié après la conquête d'Alexandre par Lysimaque. Ce dernier y plaça ses trésors qu'il confia à la garde de Philétairos. A la mort de son maître (281 av JC), celui-ci utilisa ces richesses pour se constituer en principe d'indépendance, ignorant les revendications d'Antiochus 1er. Ses successeurs maintinrent une indépendance de fer et Attale 1er prit le diadème à la suite de sa victoire sur les Galates. Alliés à Rome contre la dynastie séleucide déclinante, les Attalides jouèrent un grand rôle dans les intrigues diplomatiques du Proche-Orient. Le dernier souverain, Attale III, légua son royaume à Rome qui y établit la province d'Asie (129 av JC).

Pergame resta ville libre, siège du koinon desservant le culte impérial. Les vestiges archéologiques encore très importants sont un exemple privilégié de l'urbanisme et de la science architecturale hellénistiques. Pergame a également été le siège d'une école de sculpture de type baroque, insistant sur l'expression des sentiments et les manifestations du pathétique. L'une des oeuvres les plus célèbres est l'autel monumental de Zeus, conservé actuellement au musée archéologique de Berlin Est. La cité possédait également une bibliothèque de 200000 volumes et a contribué à la diffusion des manuscrits sur cuir élaborant un procédé de tannage très fin des peaux, donnant le parchemin ou carta pergamena. Pergame fait partie des sept Eglises d'Asie mentionnées au début d'Ap (1:11)... -fin de citations-


Quelques autres précisions sur la ville...

Pergame, "citadelle, cité glorieuse"), en grec Pergamos: hauteur ou élévation, citadelle, forteresse, place forte). Le géographe grec Strabon (58 av JC - 25 ap JC) l'appelle "la cité illustre" et l'historien romain Pline (23-79 ap JC) la considère comme la cité la plus fameuse d'Asie. On estime qu'à l'époque d'Hadrien, sa population était de 150000 à 200000 habitants. La ville avait 5 théâtres, dont l'un pouvant contenir 60000 spectateurs. Parmi les temples, il y avait celui d'Athéna la déesse de la sagesse, le temple de Bacchus le dieu des festivités, et surtout le temple d'Esculape, le dieu-serpent de la santé.

Pergame, la cité des rois et des dieux, fut longtemps la plus célèbre d'Asie. Lysimaque, l'un des généraux d'Alexandre le Grand, y déposa son trésor de guerre: 9000 talents d'or. L'administrateur Philetairos s'appropria sa fortune et se proclama roi en 282 av JC, sous le nom d'Attalus 1er. L'un des successeurs, Eumenus II y développa une bibliothèque érudite de 200000 manuscrits. La légende raconte que Ptolémée V craignant qu'elle portât ombrage à celle d'Alexandrie, imposa un embargo sur le papyrus. C'est alors que les artisans de Pergame eurent l'idée d'inventer le parchemin, cuir très fin fabriqué à partir de peaux d'animaux, pour remplacer le papyrus. La bibliothèque fut offerte plus tard à Cléopatre par Marc-Antoine. Mais ce précieux trésor culturel fut détruit lors de la conquête de l'Egypte par les Arabes.


Les quatre divinités païennes de Pergame:

Un immense autel de 42 m de long sur 40 m de large et 13 m de haut était consacré à Zeus, le dieu sauveur, proclamé tel pour avoir donné à ses habitants la victoire sur les Galates. Athéna associée à Zeus était célébrée elle aussi pour sa contribution à la victoire. Le dieu de la famille royale était Dionysos, le dieu taureau. Enfin, le plus vénéré de tous était certainement Esculape, le dieu guérisseur. Esculape représenté par un serpent, est encore aujourd'hui l'emblème de la profession médicale. On venait justement à Pergame dans l'espoir de recouvrer la santé de manière miraculeuse! On soignait les gens par des bains d'eau, le soleil, la musique, la suggestion, la prière, les songes des dieux...

(La clarté de l'Apocalypse, Charles Brütsch, Labor et Fides 1966, p63)
"Asklépios (Esculape des latins), selon la légende fils d'Apollon, fut adoré sous son emblème du serpent comme médecin divin. Les foules accouraient à la source curative, dans une ample piscine en marbre." "Ce n'est pas un blasphème, écrit le catholique Dalmayr (p154) que de penser à Lourdes...La source, les bains, le sanctuaire qui domine, les nombreux miracles attestés, tout cela constitue bien des parallèles".

(L'Apocalypse de John H.Alexander, 1992, p 88-
Certains historiens prétendent que les prêtres chaldéens chassés de Babylone par les Perses s'étaient réfugiés à Pergame. Dans cette cité livrée à l'idolâtrie, ils continuèrent à pratiquer leur culte mystérieux...sans être inquiétés. Le souverain prêtre babylonien établi à Pergame portait alors le titre de Pontifex Maximus (litt "chef constructeur de ponts") d'où découle l'expression de Souverain Pontife. Plus tard Attale III, roi de Pergame (138-133 av JC) légua ce titre à César, lorsqu'il soumit son royaume à la domination romaine. -fin de citations-

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 02:13
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PERGAME: ENSEIGNEMENT SPIRITUEL DU MESSAGE.

AP 2:12
"Ecris à l'ange de l'Eglise de Pergame: Voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants"


Pergame, capitale administrative de la Province romaine avec pouvoir juridique.

La façon dont le Christ se présente est appropriée à la situation historique de Pergame qui était la capitale administrative de la Province romaine, et le Proconsul exerçait le pouvoir juridique. Il pouvait donc faire exécuter ceux qui résistaient à l'ordre public par l'épée. "Oui, être chrétien représentait désormais un risque parce que la foi chrétienne supposait une décision. Etre chrétien signifiait le cas échéant être prêt à être martyr, à porter témoignage pour la foi chrétienne, par la souffrance, la torture (et pour les femmes en étant livrées à la prostitution) et finalement par la mort" (Hans.Kung- le Christianisme...p204)

La parole de Dieu est indispensable pour discerner le vrai du faux.

Jésus nous rappelle ici que la bible, l'épée de Dieu, est suffisante pour discerner et séparer entre ce qui est vrai de ce qui est faux, entre ce qui est divin de ce qui ne l'est pas. Dieu se plaint d'un manque de fidélité dans la transmission de sa parole.
Hébr 4:12 "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants...elle juge les sentiments et les pensées du coeur".
Jér 23:29-32 (Darby) "...dit l'Eternel, j'en veux aux prophètes qui volent mes paroles chacun à son prochain...j'en veux à ceux qui prophétisent des songes faux...et font errer mon peuple par leurs mensonges...".


La parole de Dieu reste encore une référence indispensable, utile et sûre à notre époque.

Autrefois, on risquait sa vie et on dépensait sa fortune pour posséder une bible, on la recopiait à la main...Aujourd'hui la bible est à la portée de n'importe qui, mais elle a perdu son sens et son intérêt pour beaucoup. Peu de nos contemporains sont convaincus que la bible est encore la parole de Dieu. Mais étant donné que la révélation vient de Dieu, elle devient de ce fait normative et son message est sacré. On a le droit de savoir ce que Dieu dit dans les textes, et essayer de découvrir au mieux ce qu'il veut exprimer, mais non de nous mettre à la place de la Parole de Dieu, ou de nous substituer au témoin qui l'apporte. Satan qui ne peut plus empêcher la diffusion de la bible lui a fait perdre aux yeux des hommes ce caractère de révélation divine, inspirée par le Saint-Esprit.
2Tim 3:16 "Toute écriture est inspirée de Dieu"
2Pier 1:21 "C'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu".


AP 2:13
"Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure."


Le trône de Satan...là où Satan a sa demeure (v13)

Là où Satan a sa demeure, Dieu a suscité une église de fidèles. Diverses hypothèses ont été suggérées à propos du trône de Satan. Cela pouvait désigner l'un des temples de la ville. Le temple de Zeus le dieu sauveur, le temple d'Esculape le dieu guérisseur symbolisé par un serpent (or dans l'Apocalypse le serpent symbolise Satan en Ap 12:9), la présence du grand temple en l'honneur de Rome et de l'empereur Auguste (29 av JC) appelé le divin (Pergame fut la première ville d'Asie à instituer le culte de l'empereur régnant), la résidence du représentant impérial en Asie.


Cela pouvait désigner à mots couverts l'autorité impériale, protectrice des cultes païens de la ville.

Le prophète déchu Balaam avait suggéré au roi Balak d'inviter les Israélites par les filles de Moab, afin de les corrompre et de leur faire goûter aux plaisirs d'une fête païenne et impure. De même, les chrétiens de Pergame n'ont pas résisté au compromis par l'appât des honneurs avec les avantages d'une paix et d'une prospérité trompeuses. L'église de Pergame s'est assise sur un trône qui a remplacé les bûchers, en devenant persécutrice. C'est ainsi que l'Eglise chrétienne a contracté le mariage adultère au commencement du IVème siècle.

Extérieurement, cette église avait bonne allure. "Elle retient le nom et n'a pas renié la foi de Jésus". Elle est donc restée chrétienne, mais malheureusement il ne s'agissait pas de la foi véritable, mais d'une foi qui fait devenir la communauté chrétienne un sépulcre blanchi abritant le trône de Satan. Le christianisme est passé d'une religion de foi, à une religion de masse, où le paganisme avec ses habitudes l'a profondément pénétré. A Pergame on trouvait toutes les tendances pour satisfaire à sa religiosité humaine: le culte de la nature, celui de la sagesse et de la force humaine, celui des guérisons miraculeuses humaines et le culte de l'empereur. L'ensemble de ces tendances pourrait symboliser le trône de Satan.

Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas (v13)

"Mon nom", il s'agirait de la confession du nom de Christ, et "ma foi" serait la fidélité envers le Christ. La persécution ici, semble avoir un caractère légal. Elle concerne le nom de Jésus, nom dont on exigeait le reniement dans les tribunaux romains. (Vers 112 "Les chrétiens se refusaient effectivement à rendre un culte aux dieux officiels et à l'empereur. Mais le refus du culte de l'Etat et de son idéologie était un crime contre l'Etat (H.Kung -Le christianisme, p203). A l'époque, si quelqu'un refusait de s'incliner devant César ou remplaçait les mots Kurios Kaiser (Seigneur César) par Kuios lesous (Seigneur Jésus), on dressait le bûcher pour lui et on convoquait la population pour y assister.

Un dénommé Antipas a connu là le sacrifice suprême. Antipas signifie: à la place du Père ou le représentant du Père. Il y a un rapprochement avec Jésus qui se voulait témoin de son Père (Jean 14:9). Par son nom il témoigne de son identification avec Jésus dans la mort. La souffrance du croyant est élevée au rang d'une participation à la prédication et aux souffrances du Christ.


Héb 3:14 "Car nous sommes devenus participants de Christ"
2Co 1:5 "Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous"
Phili 3:10 "Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion des ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort.


Antipas, mon témoin fidèle. Christ identifie Antipas à lui-même en le qualifiant de "témoin fidèle"
Ap 1:5 "et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle"
Ap 3:14 "Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable".

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 02:15
Message : Bonjour, je vous propose la suite 027

AP 2:14
"Mais j'ai quelque chose contre toi, c'est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrassent à l'impudicité."


Jésus dira au jeune homme riche: "il te manque une chose" (Luc 18:22) ("j'ai quelque chose contre toi"). Si un groupe des fidèles retient le nom de Jésus (v13), un autre retient l'enseignement de Balaam.

Balaam entraîna Israël dans l'idolâtrie et la débauche.

Balaam, dont le nom signifie "dévorer le peuple", avait compris que le compromis était la meilleure méthode pour neutraliser le peuple élu. C'est plus dangereux encore que la persécution et la mort.

Les étapes de Balaam pour détruire le peuple de Dieu:

1) La voie de Balaam c'est de vouloir changer Dieu d'avis. Il persiste pour faire changer Dieu d'avis, malgré l'avis de Dieu qui était clair dès le départ. Cela ouvre la voie aux détracteurs de la vérité qui s'imaginent qu'ils peuvent passer outre ce que Dieu a dit.
Nombr 22:12 "Dieu dit à Balaam: Tu n'iras point avec eux, tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni".

2) L'égarement de Balaam est celui de la désobéissance, de quitter le chemin de Dieu. Balaam va partir malgré l'interdiction de Dieu. Balaam s'allie avec les ennemis de Dieu pour détruire son peuple.
Nombr 22:21,22 "Balaam ses leva le matin, sella son ânesse, et partit avec les chefs de Moab. La colère de Dieu s'enflamma, parce qu'il était parti, et l'ange de l'Eternel se plaça sur le chemin pour lui résister".
2Pier 2:15 "Après avoir quitté le droit chemin, ils se sont égarés en suivant la voie de Balaam".


3) L'enseignement et la doctrine de Balaam, c'est le compromis avec le mal. Ne pouvant pas vaincre le peuple de Dieu de l'extérieur, Balaam va essayer de le détruire par l'intérieur. Il va essayer de le détacher de Dieu et de ses enseignements par le compromis avec le paganisme. C'est Balaam qui a contribué à faire tomber les barrières qui séparaient le peuple d'Israël des païens. Il a encouragé les fêtes au cours desquelles la sexualité a joué un grand rôle, et c'est ainsi que le paganisme avec ses traditions s'est installé au sein du peuple de Dieu. La défaite d'Israël était programmée non sur un plan militaire mais spirituel. Le texte parle des viandes sacrifiées aux idoles, ce qui était une coutume des païens. Or cette pratique pour un Juif signifiait participer à un culte païen.

Nombr 25:1-3 "Israël demeurait à Sittim, et le peuple commença à se livrer à la débauche avec les filles de Moab. Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux, et le peuple mangea et se prosterna devant leurs dieux. Israël s'attacha à Baal-Peor, et la colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël".
Nombr 31:16 "Ce sont elles (les femmes Moabites) qui, sur la parole de Balaam, ont entraîné les enfants d'Israël à l'infidélité envers l'Eternel dans l'affaire de Peor, et alors éclata la plaie dans l'assemblée..."


Balaam devient ainsi dans l'histoire le corrupteur-type du peuple de Dieu.
2Pier 2:12-18 "Ils trouvent leurs délices à se livrer au plaisir en plein jour...Ils ont les yeux pleins d'adultère et insatiables de péché...Après avoir quitté le droit chemin, ils se sont égarés en suivant la voie de Balaam."
Jude 11 "Malheur à eux! car ils ont suivi la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l'égarement de Balaam, ils se sont perdus par la révolte de Coré".


Manger des viandes sacrifiées aux idoles.

Le N-Testament avertit déjà les croyants de l'époque des mêmes dangers.
Actes 21:25 "A l'égard des païens qui ont cru, nous avons décidé et nous leur avons écrit qu'ils eussent à s'abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité."
1Cor 10:19-22 "Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles...on le sacrifie à des démons, et non à Dieu, or je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons..."


On ne peut pas servir Dieu et Mamon en même temps.

Le compromis avec le mal, même si cela semble avoir de bonnes raisons et des intentions louables, il fini par nous engager sur une pente périlleuse où il nous sera difficile de nous arrêter. On ne peut servir à la fois Dieu et Mamon, porter le sceau de Dieu et la marque de la bête.
Mat 6:24 "Nul ne peut servir deux Maîtres...Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon".
Ap 13:16 , 14:9,10 "Si quelqu'un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main..."
Ap 7:2 "Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant".


Le seul remède au compromis avec le mal, c'est de l'arrêter.

Nombr 25:6-15 "Un homme des enfants d'Israël vint et amena vers ses frères une Madianite, sous les yeux de Moïse et sous les yeux de toute l'assemblée des enfants d'Israël, tandis qu'ils pleuraient à l'entrée de la tente d'assignation. A cette vue, Phinées, fils d'Eléazar, fils du sacrificateur Aaron, se leva du milieu de l'assemblée et prit une lance dans sa main...et il les perça tous les deux...Et la plaie s'arrêta parmi les enfants d'Israël..."
Psaume 106:28-31 "Ils s'attachèrent à Baal-Peor, et mangèrent des victimes sacrifiées aux morts, ils irritèrent l'Eternel par leurs actions, et une plaie fit irruption parmi eux. Phinées se leva pour intervenir, et la plaie s'arrêta".


AP 2:15
"De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes."


Balaam, Nicolaïtes, c'est le compromis avec le mal. Pour la première fois, le paganisme et l'erreur se mêlent au témoignage de la vérité. La première église avait été louée pour sa haine des Nicolaïtes. A présent, les Nicolaïtes sont parmi eux. Ce mélange de l'église et de l'état sera le point de départ de la déformation de l'Eglise chrétienne qui aura du mal à s'en remettre pleinement et dont certaines traditions nous concernent encore aujourd'hui.

Le compromis, cancer de la chrétienté actuelle, est issu de la tradition et des anomalies de la vie spirituelle que sont l'abandon de la foi, le reniement de la vérité biblique, la mondanité dans l'église, et aussi l'absence de crédo et de fondement doctrinal solidement ancrés dans la Parole de Dieu seule. Pergame est comparée à Israël à l'époque de sa déchéance avec les filles de Moab. Les Nicolaïtes et les disciples de Balaam proposent d'adapter les exigences de la loi de Dieu aux conditions religieuses et sociales de la société païenne dans laquelle ils vivent. Ce compromis avec le monde et ses habitudes finit par nous conduire à renier la foi et le nom du Christ.

Balaam signifie "oppression du peuple, ou peuple opprimé", et Nicolaïte signifie "victoire, supériorité sur le peuple". Ces 2 termes sont étroitement liés et la signification de ces deux mots relate leur histoire. C'est au cours de cette période qu'apparaît dans le christianisme la hiérarchisation de l'Eglise. Ceux qui devaient être des serviteurs sont devenus des maîtres et des dominateurs.

Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 02:17
Message : Bonjour, je vous propose la suite 028

AP 2:16
"Repens-toi donc; sinon je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l'épée de ma bouche."


Jésus ne tolère aucun compromis avec l'erreur. L'épée à double tranchant qui sort de la bouche du Fils de l'homme représente la parole de Dieu qui juge et qui sépare l'erreur de la vérité.
Eph 6:17 "l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu"
Heb 4:12 "car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants...elle juge les sentiments et les pensées du coeur.


C'est l'Eglise fidèle qui est appelée à se repentir, et ce sont les Nicolaïtes qui sont menacés par l'épée, comme le fut Balaam (je les combattrai avec l'épée de ma bouche, v16).
Nombr 22:31 ; 31:8 "L'Eternel ouvrit les yeux de Balaam, et Balaam vit l'ange de l'Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main..." "ils tuèrent aussi par l'épée Balaam, fils de Béor".

L'Eglise se doit d'avertir le méchant, d'appeler le mal par son nom, de se préparer pour le retour du Christ.
Ezech 3:18 ; 33:6-8 "Quand je dirai au méchant: Tu mourras! si tu ne l'avertis pas, si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang".

Un jour viendra où Christ frappera les nations avec l'épée de sa bouche.
Ap 19:15,21 "De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations...Et les autres furent tués par l'épée qui sortait de la bouche de celui qui était assis sur le cheval..."

AP 2:17
"Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit."


Au vainqueur, je donnerai de la manne cachée (v17)

La manne est associée au souvenir de l'Exode, dans la perspective de la terre promise. La manne est promise au vainqueur, et elle symbolise aussi la réunion définitive avec le Christ dans l'éternité. Dans la tradition Juive, Jérémie aurait caché cette manne lors de la construction de temple de Salomon, et elle restera cachée jusqu'à la venue du Messie.

La manne est aussi l'image du vrai pain descendu du ciel et qui représente Jésus. La foule demande à Jésus de faire descendre la manne du ciel. Jésus répond: "le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde...Je suis le pain de vie...celui qui mange ce pain vivra éternellement (Jn 6:30-35,58-.


La manne reste cachée, car Christ ne sera manifesté pleinement qu'à sa venue en gloire.

1Cor 2:7-9 "nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles avait destinée pour notre gloire...ce sont des choses que l'oeil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues et qui ne sont pas montées au coeur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment".
1Jn 3:2 "Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté, mais nous savons que...nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est."


Un nom nouveau (v17)

Dans l'armée romaine, les non-romains recevaient un nom romain quand ils s'engageaient dans la marine. Cela signifie pour Pergame que le vainqueur est promu à un nouvel état, que son ancienne existence coupable est abolie.


Ap 3:12 "Celui qui vaincra...j'écrirai sur lui le nom de Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau."
Ap 5:9 ; 14:3 "Et ils chantaient un cantique nouveau..."
Ap 21:2 "Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem".
Ap 21:5 " Voici, je fais toutes choses nouvelles".


Ce nom nouveau est connu d'eux seuls, parce qu'il est révélateur de leur intimité avec Jésus. Ce nom nouveau c'est celui de Jésus (3:12), et Jésus seul en connaît le véritable sens (19:12). Recevoir un nom nouveau, c'est décrire l'identité profonde d'une personne ou un événement capital de la vie, c'est la marque de la recréation d'en haut, et le signe d'un nouveau chemin. Moïse, sauvé des eaux. Abram était devenu Abraham pour annoncer la promesse d'un peuple nombreux. Jacob se changea en Israël pour signifier le nouveau destin qui l'attendait, après sa lutte avec Dieu. Jérusalem reçoit le nom nouveau de "l'Eternel notre justice" comme gage de l'éternelle présence de Dieu parmi son peuple (Jér 33:16). Ainsi pour le chrétien, son identité profonde c'est Jésus, dont il partage l'intimité et la destinée.

Ce nom nouveau, c'est le nom de Dieu lui-même, "mon nom nouveau" qui se confond avec celui de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel. Les élus de Dieu, citoyens de la nouvelle Jérusalem, au nombre de cent quarante quatre mille, recevront eux aussi un nom qui s'identifie au nom de Dieu.


Ap 3:12 "Celui qui vaincra...j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, et la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau".
Ap 14:1 "Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts".
Ap 22:3,4 "Ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts".


Ce "nom nouveau" représente le caractère de Christ gravé dans la vie du croyant.
2Cor 5:17 "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature...voici, toutes choses sont devenues nouvelles"
2Thes 1:10 "lorsqu'il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans ceux qui auront cru".


Au début de la lettre, les fidèles sont désignés comme ceux qui avaient retenu le nom de Dieu (Ap 2:13), à la fin de la lettre, les rescapés de Pergame sont récompensés en recevant le nom de Dieu (Ap 2:17). Porter le nom de Dieu, c'est devenir pour les autres le signe visible du Dieu invisible. Cela n'est possible que dans une relation intime avec celui dont on porte le nom. Au moment de Pergame, l'Eglise visible commence à perdre son identité et sa vocation de porteuse du nom de Dieu, à cause de son compromis avec le paganisme et avec l'Etat.

Le caillou blanc (v17)

Il s'agit d'une pierre polie pouvant servir à compter, jouer, ou pour exprimer l'acquittement lors d'un jugement. Parfois, un caillou blanc était donné lors d'une épreuve sportive, gravé du nom du vainqueur, comme preuve tangible de sa victoire. Certains pensent qu'on utilisait les cailloux blancs pour inviter à un festin, avec les noms écrits dessus. Lorsque 2 amis devaient se séparer pour longtemps, ils prenaient un caillou blanc qu'ils cassaient en 2 parties. Chacun partait avec son morceau. Le fait de pouvoir reconstituer le caillou d'origine était la garantie pour se retrouver sans se tromper de personne.

Des cailloux blancs et noirs étaient utilisés par les jurés de l'époque pour indiquer leur verdict. Le blanc signifiait l'acquittement, et le noir la condamnation.

Act 26:10 (Darby) "ce que j'ai fait aussi dans Jérusalem, et j'ai enfermé dans les prisons plusieurs des saints, et quand on les faisait mourir, j'y donnais ma voix" (caillou noir avancé par Paul)

Recevoir un caillou blanc équivaut donc à une déclaration de salut de la part de Christ.
Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 02:19
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PERGAME: ENSEIGNEMENTS PRATIQUES DU MESSAGE.

Face à toutes ces déviations de l'église à travers l'histoire, la Parole de Dieu reste ferme.
Jacques 1:17 (chez Dieu) "il n'y a ni changement ni ombre de variation"
Hébreux 13:8 "Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement"


La parole de Dieu reste encore une référence indispensable, utile et sûre à notre époque. Jésus nous rappelle que la bible, l'épée de Dieu, est suffisante mais indispensable pour discerner et séparer entre ce qui est vrai de ce qui est faux, entre ce qui est divin de ce qui ne l'est pas.
2Tim 3:16 "Toute écriture est inspirée de Dieu"
2Pier 1:21 "c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu".


J'ai quelque chose contre toi: Sommes-nous à l'écoute de Christ et de sa parole ? Ou comme Balaam voulons nous faire changer Dieu d'avis en disant "la bible dit, mais moi je pense que..." ? Faisons-nous quand même ce qui nous arrange malgré les avertissements clairs de sa parole ? Estimons-nous qu'il nous faut s'adapter au monde et que le compromis avec le mal ce n'est pas si grave ?

Le seul remède au compromis et avec le mal, c'est de l'arrêter pendant que nous le pouvons encore. Quels sont les enseignements, les traditions que je passe avant les enseignements de Dieu et que Dieu me demande dans sa parole de corriger ? Le compromis, le cancer de la chrétienté actuelle, est issu de la tradition et des anomalies de la vie spirituelle que sont l'abandon de la foi, le reniement de la vérité biblique, la mondanité dans l'Eglise, et aussi l'absence de fondement doctrinal solide fondé dans la parole de Dieu seule.

Dans la confusion actuelle, les vrais croyants doivent rester en communion avec Dieu et se nourrir de sa Parole, s'ils veulent comprendre les pensées divines, pour discerner et dévoiler le mélange, les compromis, les situations équivoques, et apporter la solution dont l'Eglise a besoin aujourd'hui. Savoir distinguer entre les églises visibles sur la terre et celle que Dieu édifie du haut du ciel.


Actes 2:47 "Jésus ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés"

L'essentiel est d'appartenir à l'Eglise du Christ, qui est le corps de Christ, et dont Jésus est la tête, le chef. Que faut-il alors faire sur la terre ? Chercher la communauté, non pas celle qui nous convient, mais qui prêche la vérité biblique dans sa totalité, celle qui est "la colonne et l'appui de la vérité comme l'a déclaré Paul" (1Tim 3:15). Ce qui compte, ce n'est pas d'appartenir à une église par tradition, ou parce qu'elle est approuvée par le plus grand nombre, mais c'est d'appartenir à une église qui cherche avant tout l'amour de Dieu et de sa parole qui est la vérité.

Jean 17:17 "Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité"
2Thes 2:10 "pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés"


Jésus appelle aujourd'hui les croyants à une réelle repentance. Aujourd'hui, nous avons encore tous la possibilité de nous prononcer et de choisir, entre Jésus ou le compromis. Notre choix nous appartient à nous seuls et nous ne pouvons choisir que pour nous-mêmes. Si tous les chemins mènent à Rome, il n'y en a qu'un seul qui mène à Dieu.
Jean 14:6 "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi".
1Cor 15:1,2 "Je vous rappelle, frères, l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu...et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé, autrement vous auriez cru en vain.

Ap 2:17 "Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises..."

La correspondance historico-prophétique de Pergame, la première des deux églises de la "déformation", sera traitée un peu plus loin. Prochaine étape à suivre: Thyatire.
Auteur : Philippe Septième
Date : 02 mars04, 02:21
Message : Bonjour, je vous propose la suite 030

LETTRE A L'EGLISE DE THYATIRE.

L'église de l'apostasie, de l'intolérance, de la tradition (6ème au 16ème voire 18ème siècles, de 538 à 1563...1798).

AP 2:18-29
18 Ecris à l'ange de l'Eglise de Thyatire: Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent:
19 Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières.
20 Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles.
21 Je lui ai donné du temps, afin qu'elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité.
22 Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu'ils ne se repentent de leurs oeuvres.
23 Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres.
24 A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d'autre fardeau;
25 seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne.
26 A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations.
27 Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père.
28 Et je lui donnerai l'étoile du matin.
29 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!


THYATIRE : DESCRIPTION DE LA VILLE DANS L'HISTOIRE.

(Dictionnaire de la bible, F.Vigouroux, Tome 5, 1912, p2202-2203)
Thiatire: Elle rendait un culte au soleil "Tyrimnaios"

(Dictionnaire biblique pour tous, 1994, éd LLB)
Thyatire: Ville de la province romaine d'Asie dans l'ouest de la Turquie actuelle (aujourd'hui Akhisasar). Située dans une vallée basse, c'était une ville de garnison sur la frontière et un centre important pour la fabrication et la teinture des tissus, la poterie et le travail du cuivre. Lydie (Act 16:14) était probablement un agent commercial d'une fabrique de Thyatire. La teinture pourpre a été fabriquée à partir de la garance jusqu'au 20ème siècle. La lettre d'Ap 2:18-29 fait allusion à la situation de la ville. Jézabel est probablement le nom symbolique d'un enseignant dans l'Eglise qui faisait des compromis avec les pratiques païennes, peut-être en rapport avec certaines confréries de marchands.

(Dictionnaire Encyclopédique de la bible, 1987, édit BREPOLS)
Thyatire, actuellement Akhisar en Turquie, sur la route de Pergame à Sardes. Connue comme Pelopia, elle fut pourvue d'une garnison par Séleucus 1er et reçut le nom de Thyatire. Actuellement il n'en reste aucun vestige visible, elle était renommée pour ses textiles et Paul est accueilli à Thessalonique par Lydie, négociante de pourpre originaire de Thyatire (Act 16:14,15). La communauté chrétienne est destinataire d'une des lettres d'Ap (1:11). -fin de citations-


Quelques autres précisions sur la ville...

Thyatire, qui dérive du verbe "thuô" (sacrifier, odeur d'affliction, offrande, écrasé). Thyatire était la ville la plus insignifiante des sept. Pline la qualifie de "ville médiocre, sans honneur". Thyatire avait été construite puis fortifiée par les Séleucides, afin de protéger la frontière nord de leur empire. A l'époque romaine, son importance n'était ni politique ni religieux, mais économique et commerciale. Sur le plan religieux, il y avait un temple d'Apollon, le dieu soleil (représentant aussi l'empereur) et une Sibille devineresse que l'on venait consulter pour connaître l'avenir. Il n'y avait pas de temple dédié au culte impérial.

A l'époque de Jean, profitant de la paix romaine, Thyatire connaissait un grand essor commercial. Divers métiers étaient pratiqués, dont les teintures comme la pourpre à partir de racines de garance. La présence de Lydie, marchande de pourpre à Philippe (Actes 16:14) laisse entendre que le commerce de la pourpre de Thyatire était connu des villes voisines. L'adhésion de Lydie au judaïsme laisse supposer la présence à Thyatire d'une colonie juive. Nous ne savons pas grand chose de la communauté chrétienne qui s'y trouvait. D'après certains, on ne trouve pas de communauté chrétienne à Thyatire à la fin du IIème siècle. Lydie fut probablement la première chrétienne et la première missionnaire dans cette ville (Act 16:14,15)


THYATIRE: ENSEIGNEMENT SPIRITUEL DU MESSAGE.

Le paradoxe, est que la plus longue lettre est adressée à la ville la moins importante des 7 cités. Dans une série de 7, c'est le numéro 4 qui occupe la position centrale. Ici, il s'agit de l'église de Thyatire.

AP 2:18
"Ecris à l'ange de l'Eglise de Thyatire: Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent:"


Voici ce que dit le Fils de Dieu (v18)

C'est le seul endroit de l'Apocalypse où Jésus porte ce titre de "Fils de Dieu". Ce titre est en parallèle avec la manifestation de sa puissance décrite au v27 (une verge de fer). Jésus se présente à son église comme le Fils de Dieu, pas comme le fils de Marie. Jésus désigne plusieurs fois Dieu comme son Père, dans l'Apocalypse (1:6 ; 2:27 ; 3:5,21 ; 14:1). Dans la littérature johannique, ce titre souligne à la fois la préexistence de Jésus et sa soumission totale à Dieu. On peut voir dans la façon dont Jésus se présente à Thyatire un appel à l'obéissance pour les croyants.


Jean 1:1,14 "Et la parole était Dieu...la parole a été faite chair, elle a habité parmi nous".
Jean 15:10 "Si vous gardez mes commandements, vous demeurez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour".
Jean 4:34 "Jésus leur dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son oeuvre".
Jean 8:29 "Celui qui m'a envoyé est avec moi...parce que je fais toujours ce qui lui est agréable."
Jean 17:4 "Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire".

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:07
Message : Bonjour, je vous propose la suite 031

Celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent (v18)

A Thyatire, la ville adorait le "dieu du soleil Tyrimnos". Jésus se présente à Thyatire comme un personnage aux "yeux de feu et aux pieds en airain ardent", comme pour montrer la pâleur du dieu soleil et pour dénoncer sa vanité. La description du Fils de Dieu rappelle l'homme vêtu de lin dont le prophète Daniel a eu la vision. La comparaison avec Daniel nous permet de déduire que la vision de Jean annonce des événements à venir, et le moment dans lequel cela va se dérouler. Il nous faudra en conséquence porter notre attention sur la mention du temps, donnée au verset 21.


Dan 10:5,6 "je levai les yeux, je regardai, et voici il y avait un homme vêtu de lin, et ayant sur les reins une ceinture d'or d'Uphaz...ses yeux étaient comme des flammes de feu, ses pieds ressemblaient à de l'airain poli".
Dan 10:14 "Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps, car la vision concerne encore ces temps-là".
Dan 12:6,7 "L'un d'eux dit à l'homme vêtu de lin qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve: Quand sera la fin de ces prodiges ?...et il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps et la moitié d'un temps..."


Jésus est celui qui voit clair, rien n'échappe à ses yeux en flamme de feu. On ne peut rien lui cacher, de tout ce que l'être humain fait, que ce soit publiquement ou dans l'ombre. Pour cela Jésus peut dire à Thyatire "Je connais tes oeuvres" (Ap 2:19).
Marc 4:22 "Car il n'est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour".

La notion d'airain ardent évoque la stabilité du Christ. Contrairement à la statue de Daniel (Dan 2:41-43), où le fer (aspect politique) est mélangé avec l'argile (aspect spirituel), avec Christ les pieds sont d'un seul métal, sans mélange. On parle aujourd'hui dans l'église chrétienne de pluralité. Tout le monde veut son Evangile, sa vérité. Du moment que Jésus est admis et reconnu comme étant le Christ, le reste devient secondaire !! Que dit la bible de la stabilité de Christ, de l'Evangile et de la parole de Dieu ?

Héb 13:8 "Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement".
Ap 14:6 "Je vis un autres ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l'annoncer..."
Mat 5:18 Jésus déclare que "il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre...".
1Pier 1:23-25 "régénérés...par la parole vivante et permanente de Dieu...qui demeure éternellement...".


AP 2:19
"Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières."


Je connais tes oeuvres...tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières (v19)

La référence aux oeuvres n'est pas nécessairement une appréciation positive.

Ap 3:1 à Sardes "Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant et tu es mort".
Ap 3:15 à Laodicée "Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant".


Pour Ephèse, les premières oeuvres étaient plus importantes que les dernières (2:4,5) et Thyatire est remarquée pour ses dernières oeuvres (2:19). Il y avait ici un progrès avec les dernières oeuvres qui étaient plus nombreuses que les premières. L'Etat spirituel de l'Eglise de Thyatire semble donc à divers égards très florissant, et pourtant, un ver ronge de l'intérieur de l'église le bon fruit, avec Jézabel qui séduit et enseigne le compromis avec le mal.

L'Apocalypse connaît des oeuvres mauvaises et des oeuvres bonnes. L'Eglise de Thyatire se caractérise par les deux à la fois, les unes qui s'expriment en termes d'amour, de foi, de service, de persévérance (2:19), les autres en termes d'impudicité (2:20,22).


Oeuvres mauvaises:
Ap 9:20 "Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des oeuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois..."
Ap 16:11 "et ils blasphémèrent le Dieu du ciel... et ils ne se repentirent pas de leurs oeuvres."
Ap 18:5,6 "Car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses oeuvres".


Oeuvres bonnes:
Ap 14:13 "Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent."
Ap 15:3 "Et ils chantent...le cantique de l'agneau, en disant: Tes oeuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout-puissant! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations!
Ap 19:8 "et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints."


Le jugement final doit permettre de distinguer les bonnes oeuvres des mauvaises oeuvres.
Ap 20:12,13 "Et je vis les morts... qui se tenaient devant le trône... Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres..."
Ap 22:12 "Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre."


Comment avoir l'assurance de pratiquer les bonnes oeuvres ?

En gardant les oeuvres de Christ.
Ap 2:26 "A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations".
Jean 6:29 "Jésus leur répondit: l'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé".

En pratiquant les oeuvres qui ont été préparées d'avance par Dieu.
Eph 2:10 "Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions".
Jean 3:21 "Mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu".


En exprimant notre foi par les oeuvres qui sont la démonstration de notre foi.
Jacq 2:22,26 "la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres la foi fut rendue parfaite". "Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte".

En pratiquant les oeuvres qui permettent de glorifier Dieu seul.
Mat 5:16 "Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux".
1Pier 2:12 "Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes oeuvres, et glorifient Dieu au jour où il les visitera".


En gardant les commandements de Dieu par amour, non comme une obligation.
Deut 11:13,22 "Car si vous observez tous ces commandements que je vous prescris, et si vous les mettez en pratique pour aimer l'Eternel, votre Dieu, pour marcher dans toutes ses voies et pour vous attacher à lui".
Deut 19:9 "pourvu que tu observes et mettes en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd'hui, en sorte que tu aimes l'Eternel, ton Dieu, et que tu marches toujours dans ses voies".
Jean 14:15 "Si vous m'aimez, gardez mes commandements".


Jean appelle les fidèles: ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus (Ap 14:12). Or il y a une relation directe entre avoir la foi en Christ et l'aimer pour garder les commandements de Dieu. La foi de Jésus s'exprime en termes de loyauté à l'égard du décalogue, car Jésus est le Fils de Dieu.

1Jean 5:2-5 "Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi. Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu?
Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:09
Message : Bonjour, je vous propose la suite 032

AP 2:20
"Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles."


Une partie de l'Eglise est conduite par un esprit de service et d'amour, et une autre s'est enlisée dans la débauche. Jézabel nous donne ici la clef pour comprendre le sens du péché dénoncé. Jézabel, en grec "pure, chaste, sans cohabitation", calqué sur son contraire (v24) les profondeurs de Satan. C'est le comble de l'ironie, car c'est le contraire qui s'est passé dans sa façon d'agir et dans son caractère.

Jézabel propage l'idolâtrie, séduit et combat les serviteurs de Dieu. Jézabel, fille du roi de Tyr et femme d'Achab, roi d'Israël, n'est pas connue pour sa conduite immorale, mais pour la propagation du culte de Baal (1Roi 16:29-33 ; 21 ; 2Roi 9). La bible nous présente une souveraine puissante qui entraîna le roi et le peuple d'Israël au culte de Baal. Elle était distinguée par son zèle contre Elie le prophète et contre tous ceux qui voulaient rester fidèles à Dieu. Elle a introduit un culte étranger parmi le peuple de Dieu, le mélange entre le paganisme et la vérité de Dieu.

Son péché est le même que celui des Nicolaïtes et des Balaamites (Ap 2:14). Le nom de Jézabel exprime une trahison qui consiste à délaisser le vrai Dieu, pour se tourner vers des idoles, avec des pratiques idolâtres, qui conduisaient aussi à la débauche sexuelle et à la prostitution. La Jézabel de Thyatire corrompait la foi des chrétiens en y mêlant des pratiques païennes. A Thyatire la menace ne venait pas de l'extérieur de l'Eglise, de la persécution, du culte païen ou impérial. Le danger venait de l'intérieur de l'Eglise, avec une attitude de compromis vis-à-vis du paganisme.


1Roi 16:29-33 "Achab...fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel...il prit pour femme Jézabel...et il alla servir Baal et se prosterner devant lui. Il éleva un autel à Baal...et il fit une idole d'Astarté".
Jérémie 3:2-6,9 "Lève les yeux sur les hauteurs, et regarde! Où ne t'es-tu pas prostituée!...As-tu vu ce qu'a fait l'infidèle Israël ? Elle est allée sur toute montagne élevée et sous tout arbre vert, et là elle s'est prostituée...Par sa criante impudicité Israël a souillé le pays, elle a commis un adultère avec la pierre et le bois".
2Roi 17:10,11,16,17 "Ils se dressèrent des statues et des idoles sur toute colline élevée et sous tout arbre vert. Et là ils brûlèrent des parfums sur tous les hauts lieux...ils firent des choses mauvaises....Ils abandonnèrent tous les commandements de l'Eternel, leur Dieu, ils se firent deux veaux en fonte, ils fabriquèrent des idoles d'Astarté, ils se prosternèrent devant toute l'armée des cieux, et ils servirent Baal. Ils firent passer par le feu leurs fils et leurs filles, ils se livrèrent à la divination et aux enchantements, et ils se vendirent pour faire ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, afin de l'irriter."


La Jézabel de Thyatire entraînait les chrétiens dans l'idolâtrie.

Elle les engageait à participer aux sacrifices païens et à manger des viandes que l'on avait d'abord présentées aux idoles, tout en les laissant célébrer leur culte dédié au Seigneur. Ainsi, les chrétiens participaient à la fois à la table des démons et à la table du Seigneur.
1Cor 10:19-21 "Que dis-je donc ? Que la viande sacrifiée aux idoles est quelque chose, ou qu'une idole est quelque chose ? Nullement. Je dis que ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu. Or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons..."

Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel...séduire mes serviteurs. (v20)

L'Eglise autorisait Jézabel et ses disciples à enseigner les erreurs sans opposition. Ephèse détestait les oeuvres des Nicolaïtes et ne pouvait pas les supporter (2:2,6), Pergame avait dans l'Eglise des gens attachés à la doctrine de Balaam et à celle des Nicolaïtes (2:14,15), Mais Thyatire laissait Jézabel et ses disciples enseigner et séduire les croyants sans réagir (2:20).


Marc 13:22 "Car il s'élèvera de faux Christ et de faux prophètes, ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s'il était possible..."
Ap 13:14 "Et elle séduisait es habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer..."
Ap 20:8 "Et il (Satan) sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre, leur nombre est comme le sable de la mer."


AP 2:21,22
"Je lui ai donné du temps, afin qu'elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu'ils ne se repentent de leurs oeuvres."


La condition de Thyatire est pire que celle de Pergame. Pergame est susceptible d'entendre un appel de repentance (2:16), Thyatire ne veut pas se repentir de sa débauche, bien qu'un temps de grâce lui fut accordé (2:21). Malgré le temps que Dieu lui a donné pour se repentir, cette église continue dans le compromis, à dominer et à séduire plutôt que de se convertir en revenant aux enseignements de la parole de Dieu.

Je lui ai donné du temps afin qu'elle se repentît (v21)

Généralement, Dieu demande la repentance rapide du pécheur, ici il lui accorde du temps pour cela.

Héb 3:7,8,15 "Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs...".

Temps, du grec chronos, indique qu'il s'agit bien d'une période de temps et dans le temps. Or, puisque le Christ s'est présenté au verset 18 avec les caractéristiques de Daniel 10 et 12, on peut penser que ce temps correspond aux périodes mentionnées dans ces chapitres de Daniel, celles "d'un temps, des temps, et la moitié d'un temps" correspondant à 1260 jours ou 42 mois. Cette idée est renforcée par le fait que cette même période de temps est reprise plusieurs fois dans l'Apocalypse (11:2,3 ;12:6,14 ; 13:5)

Dan 10:5,6 "Je levai les yeux, je regardai et voici, il y avait un homme vêtu de lin, et ayant sur les reins une ceinture d'or d'Uphaz...ses yeux étaient comme de flammes de feu, ses pieds ressemblaient à de l'airain poli".
Dan 12:6,7 "L'un d'eux dit à l'homme vêtu de lin...Quand sera la fin de ces prodiges ? ...et il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps et la moitié d'une temps..."


Dieu est patient envers son église.

L'envoi d'une lettre l'Eglise de Thyatire met en évidence la patience de Dieu à l'égard de son Eglise. Ce que Dieu veut avant tout, c'est que tous les hommes soient sauvés (1Tim 2:4). Dieu use de patience, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais que tous arrivent à la repentance (2Pier 3:9). Je ne désire pas la mort de celui qui meurt, dit le Seigneur. Convertissez-vous donc, et vivez (Ezech 18:32). Dieu aime son église même quand elle s'enfonce dans l'apostasie, en l'appelant à la repentance. Mais l'obstination de l'église dans l'apostasie ne sera pas sans conséquences.
Osée 3:1 "L'Eternel me dit: Va encore, et aime une femme aimée d'un amant, et adultère. Aime-la comme l'Eternel aime les enfants d'Israël qui se tournent vers d'autres dieux et qui aiment les gâteaux de raisins".

Voici, je vais la jeter sur un lit et envoyer une grande tribulation (v22)

Cette formule "jeter sur un lit", du grec "ballo", semble signifier: tomber malade. Le lit de prostitution, de débauche, devient le lit de maladie et de souffrance. Le lieu de sa méchanceté deviendra le lieu de son jugement. Ce qui faisait l'orgueil de Jézabel devient le lieu de sa déchéance. Les plaisirs du péché laissent toujours place aux douleurs et à la souffrance.
Ex 21:18 "Si des hommes se querellent, et que l'un d'eux frappe l'autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort, mais en l'obligeant à garder le lit...(garder, jeter, faire tomber, se précipiter...).
Mat 9:2 "Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit (ballo: jeter, mettre, être mis, couché...)


Une tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu'ils ne se repentent de leurs oeuvres (22)

L'adultère, c'est d'accepter ses enseignements, ses fausses doctrines, et ainsi rompre la fidélité envers Dieu. Jésus appelle encore à la repentance ceux qui se sont laissés séduire par Jézabel. Il y a menace s'ils ne se détournent pas des oeuvres de la prostituée. Seul celui qui se désolidarise du mal, de Jézabel, peut échapper aux séductions de l'idolâtrie. Jézabel est considérée comme la source du mal, et il appartient au croyant de ne pas se rendre solidaire de ses oeuvres, sinon il participera à sa sanction.

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:11
Message : Bonjour, je vous propose la suite 033

AP 2:23
"Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres."


Je ferai mourir de mort ses enfants (v23)

La Jézabel historique se proposait de faire mourir les serviteurs de l'Eternel (1Roi 18:4 Jézabel extermina les prophètes de l'Eternel..."). Jézabel fut tuée sur ordre de Jéhu, l'un des officiers, au moment où elle arrivait au sommet de son pouvoir, et ses 70 fils furent décapités".

2Rois 9:33 "Il dit: Jetez-là en bas! Ils la jetèrent, et il rejaillit de son sang sur la muraille et sur les chevaux. Jéhu la foula aux pieds".
2Rois 10:7 "Quand la lettre leur fut parvenue, ils prirent les fils du roi, et ils égorgèrent ces soixante-dix hommes, puis ils mirent leurs têtes dans des corbeilles et les envoyèrent à Jéhu".
2Rois 10:28 "Jéhu extermina Baal du milieu d'Israël".


La Jézabel de Thyatire perdra aussi ses enfants, et son échec servira d'avertissement pour tous. L'adultère avec la prophétesse mentionnée dans Apo 2:22, concerne ceux qui acceptent ses enseignements pour se prostituer avec les faux dieux, en s'éloignant du vrai Dieu et de ses enseignements. Les enfants de cette relation adultère sont les disciples de la prophétesse. Dieu permettra que tous connaissent les égarements, les déviations, les compromis de ce système, pour permettre à son peuple d'en sortir: "Sortez du milieu d'elle, mon peuple..." (Ap 18:4).

Je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres (v23)

La même expression dans l'AT est utilisée pour Dieu.

Ps 7:10 "Toi qui sondes les coeurs et les reins, Dieu juste!"
Jér 11:20 "Mais l'Eternel des armées est un juste juge, qui sonde les reins et les coeurs".


Si Jésus use de patience envers son Eglise, le moment vient aussi où il exécute ses menaces, et où chacun devra rendre compte.
Héb 4:12,13 "Car la parole de Dieu est vivante et efficace...elle juge les sentiments et les pensées du coeur. Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte".
Ap 22:12 "Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son oeuvre".

AP 2:24,25
"A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d'autre fardeau, seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne."


A Thyatire il y a un reste fidèle.

Dieu fait la différence entre les responsables et leurs victimes, entre le système des dirigeants et les croyants. Au temps de Jézabel, il y avait un reste, avec des critères précis. Il s'agit de croyants qui ne se sont pas compromis avec les profondeurs de Satan.1Rois 19:18 "Mais je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n'ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l'a point baisé" (Rom 11:2-5).
Ap 12:17 "et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus".

La foi chrétienne ne peut s'élever à sa réelle dimension sans éliminer l'idolâtrie et la tradition qui ont pris la place de Dieu et de ses enseignements.

qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan (v24)

Il s'agit là d'une expression qui est calquée sur son contraire (les profondeurs de Dieu), pour caractériser ceux qui mettent leur inspiration sur l'Esprit d'en haut plutôt que sur la sagesse des hommes. Nous trouvons la même idée avec la synagogue de Dieu changée en synagogue de Satan (Ap 2:9).

1Cor 2:10 "Dieu nous les a révélées par l'Esprit, car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu".
1Cor 2:5 "afin que votre foi fût fondée, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu".


Les profondeurs de Satan, avec la puissance du paganisme et ses égarements.
2Thes 2:9,10 "L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pou être sauvés".
Ap 16:14 "Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant".

ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne (v25)

Ce que ce reste possède n'est pas ici précisé. On peut cependant rappeler ses oeuvres charitables, sa foi, son fidèle service et sa constance...(Ap 2:19). Ses oeuvres sont l'expression du fruit et de l'action de l'Esprit dans les coeurs des croyants.

Galates 5:22,23 "Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n'est pas contre ces choses".

Cela peut aussi désigner les premières choses entendues, sans compromis ni tradition.
1Jean 2:24 "Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père".
2Thes 2:15 "...et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre".
1Cor 15:1-3 "Je vous rappelle, frères, l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé; autrement vous auriez cru en vain".


La fidélité des serviteurs de Dieu est manifestée dans le fait de retenir jusqu'à la fin.
Mat 10:22 "Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé".
Ap 2:10 "Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie".
Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:13
Message : Bonjour, je vous propose la suite 034.

AP 2:26-28
"A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l'étoile du matin."


qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres (v26)

Le verbe "garder", du grec "tereo" est employé 11 fois dans l'Apocalypse. Tous les emplois sont en rapport avec la fidélité du croyant à l'égard de ce que Dieu a dit ou donné. "Garder", c'est l'attitude normale du croyant à l'égard de la volonté de Dieu: ses paroles, ses lois...


Ap 3:3 "Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi"
Ap 16:15 "Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements..."
Ap 1:3 "Heureux celui qui lit...les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites!"
Ap 22:7,9 "Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre!"."Je suis ton compagnon de service...et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu!"
Ap 3:8,10 "Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole..."."Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation..."
Ap 12:17 ; 14:12 "à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus".


Jésus nous a laissé un exemple à suivre dans l'obéissance envers Dieu et sa volonté.

Jean 15:10 "Si vous gardez mes commandements, vous demeurez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour"
Jean 9:4 "Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les oeuvres de celui qui m'a envoyé..."


Garder les oeuvres de Jésus, c'est marcher comme lui et être fidèle aux commandements de Dieu.

1Jean 2:3-6 "Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l'avons connu. Celui qui dit: Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements est un menteur, et la vérité n'est point en lui. Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui: par là nous savons que nous sommes en lui. Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même."

Tes - vos - mes...oeuvres.

Ap 2:19 "je connais tes oeuvres..."
Ap 2:23 "je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres..."
Ap 2:26 "A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres..."


Sommes-nous certains d'être engagés dans ses oeuvres, les oeuvres de Christ, ou le sommes-nous dans nos oeuvres ? Suivons-nous les oeuvres et la tradition des hommes ou les oeuvres de Christ ?

je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père (v27)

Si Christ va donner (rendre) aux pécheurs ce que méritent leurs oeuvres, il promet de donner aux vainqueurs bien au-delà que ce que leurs oeuvres ne pourraient jamais mériter. Trop souvent incompris par ceux qui les entourent, ces enfants de Dieu connaîtront un jour le bonheur sans partage qu'ils n'auront pas goûté sur terre.

Ap 22:5 "Il n'y aura plus de nuit, et ils n'auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles".

La verge de fer qui doit faire paître les nations est placée entre les mains de Dieu le Père et du Fils.

Le langage est emprunté au Psaume 2, psaume messianique qui prophétise sur l'autorité du Roi Messie.
Psaume 2:7-9 "L'Eternel m'a dit: tu es mon fils...Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession. Tu les brisera avec une verge de fer...comme le vase d'un potier"
Ap 12:5 "Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer"
Ap 19:15 "De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations; il les paîtra avec une verge de fer".


Comme on brise les vases d'argile...(v27)

Jér 19:11 "Ainsi parle l'Eternel des armées: C'est ainsi que je briserai ce peuple et cette ville, comme on brise un vase de potier, sans qu'il puisse être rétabli..."

L'autorité de Jézabel est donc une usurpation de celle de Dieu. Cela prédit un temps et une époque de l'usurpation de l'autorité de Dieu. L'accusation nous concerne tous. Toutes les églises (Ap 2:23) sont interpellées par la lettre. Car cette tentation les menaces toutes. C'est le risque de toute religion et de tout prophète. La tradition, l'institution prennent le pas sur la vérité qui les a investies. Tout témoin de Dieu, toute église, court le risque d'usurper Dieu. Et chaque fois que l'usurpation a lieu, cela se solde par de l'intolérance et des massacres. Le régime de Jezabel s'est justement distingué par sa persécution et ses massacres contre les fidèles de Dieu. La période de l'Eglise de Thyatire (538-1798) sera elle aussi une période d'intolérance et de persécutions.

Et je lui donnerai l'étoile du matin (v28)

Les Eglises peuvent être désignées par des "chandeliers" et les anges des églises comme des "étoiles", mais le Christ est la brillante étoile du matin de laquelle ils puisent leur lumière. En s'engageant à donner cette étoile au vainqueur, le Christ s'engage à se donner lui-même à lui.

L'étoile du matin dans l'Apocalypse, c'est Jésus lui-même.

Ap 22:16 "Moi, Jésus...Je suis le rejeton et la postérité de David, l'étoile brillante du matin"

Si le croyant est vainqueur c'est en raison de sa communion avec Jésus. La promesse de l'étoile du matin est la confirmation de la présence mystérieuse du Christ dans la vie du croyant. Le règne présent du Christ dans nos vies est gage de notre règne futur avec lui. L'étoile du matin est un signe d'espérance à une époque d'obscurantisme et d'intolérance. Ce n'est pas facile de se maintenir debout dans la foule qui pousse dans une direction quelconque. Ce n'est pas facile de penser et d'aimer dans un temps d'obscurantisme et d'intolérance. La seule consolation, alors, c'est l'espérance, l'assurance que bientôt les ténèbres vont se dissiper. L'étoile du matin, c'est la dernière étoile de la nuit qui signale l'espérance de la levée du jour.

AP 2:29
"Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises"


Dans les trois premières lettres, l'avertissement "que celui qui a des oreilles entende..." précède la promesse faite aux vainqueurs (Ephèse en Ap 2:7, Smyrne en Ap 2:11, Pergame en Ap 2:17). Dès la lettre à Thyatire, l'avertissement "que celui qui a des oreilles entende..." suit la promesse, comme pour avertir que seuls les croyants séparés du mal peuvent encore écouter la voix de l'Esprit (Thyatire en Ap 2:26-29, Sardes en Ap 3:5-6, Philadelphie en Ap 3:12-13, et Laodicée en Ap 3:21-22). Ainsi les vainqueurs doivent se munir de courage pour se détacher de l'ensemble et prêter l'oreille aux appels du Seigneur, alors que la masse christianisée installée dans la tradition du compromis, écoute très difficilement.

THIATIRE: ENSEIGNEMENTS PRATIQUES DU MESSAGE

Jésus, le Fils de Dieu connaît bien son église, rien ne lui échappe, c'est pour cela qu'il continue de veiller sur nous et ne se lasse pas de nous appeler à la repentance. Alors qu'aujourd'hui, tout le monde veut son évangile, sa vérité, on pense que du moment qu'on est sincère on est sauvé, on croit que tous les chemins pour aller à Dieu sont bons. C'est comme si nous suivions obstinément, malgré tous les avertissements préalables, un chemin qui mène dans un précipice, on aurait beau se convaincre que tous les chemins mènent à Rome, la chute arriverait assurément un jour.

Or Dieu nous déclare dans sa parole que:
-Il n'y a qu'un seul chemin qui mène à Dieu, c'est Christ (Jean 14:6)
-Jésus est le même hier, aujourd'hui et éternellement (Héb 13:8-
-l'Evangile est éternel" et ne change pas avec le temps (Ap 14:6)
-La parole de Dieu est vivante et permanente (1Pier 1:23-25)

Le plus grand danger pour l'Eglise de Dieu aujourd'hui:
-C'est le compromis avec le monde et ses habitudes, de peur d'être différent.
-C'est de croire qu'on est en accord avec Dieu, alors qu'on suit les traditions humaines et non sa parole.
-C'est de se dire chrétien tout en s'installant dans ce monde avec ses avantages.
-C'est de ne plus se remettre en question face à Dieu et à sa parole.


Le Syncrétisme, le mélange:

Jean mentionne Balaam et les Nicolaïtes dans l'église de Pergame et y ajoute Jézabel dans Thyatire. Balaam et les Nicolaïtes symbolisent une fusion entre la religion pure et le paganisme. Jézabel, c'est le paganisme avec l'idolâtrie qui règne dans l'église. Le résultat de cette fusion pour le peuple de Dieu, c'est le mélange de l'erreur avec la vérité. Il n'y a rien de pire pour les croyants que de ne plus être capables de discerner et différencier ce qui vient de Dieu de ce qui vient du diable, et de pratiquer le mal en pensant bien faire.

Le message de Dieu est clair concernant le compromis quelconque.

2Cor 6:16-18 "Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ?...C'est pourquoi, sortez du milieu d'eux. Et séparez-vous dit le Seigneur. Ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant".
Ap 18:4,5 "Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle mon peuple, afin que vous ne participiez point à ces péchés, et que vous n'ayez point part à ses fléaux..."

Comme au temps de Jézabel, Dieu a aujourd'hui un reste de fidèles. Ce reste ne se compromet pas dans la tradition, avec le monde et ses idoles. Ce reste persévère dans la fidélité envers Dieu en retenant fermement les enseignements de Dieu.
Ap 12:17 "Dans sa fureur contre la femme, le dragon porta le combat contre le reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus". (TOB)

à suivre....la correspondance historico-prophétique du message de Pergame et Thyatire, les églises de la "déformation".
Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:15
Message : Bonjour, je vous propose la suite 035

PERGAME et THYATIRE: Les églises de la déformation

CORRESPONDANCE HISTORICO-PROPHETIQUE DU MESSAGE (1ère partie)

Quelques dates dans l'histoire.

Le message à l'Eglise de Pergame, correspond à la période de l'Eglise chrétienne de (313 à 538) environ, et celui de Thyatire à la période de l'Eglise chrétienne de (533 - 538 à 1563, voire 1798). Le survol de l'histoire de 313 à 1798 que nous allons voir va nous permettre de mieux situer cette période de l'histoire des églises de Pergame et de Thyatire, de mieux cerner une grande période de l'histoire de église chrétienne à travers les siècles, de mieux connaître les compromis et la tradition qui a pénétré dans l'église et qui nous concerne encore, de pouvoir discerner entre les enseignements bibliques et le compromis, la tradition des hommes, de nous remettre en question dans nos croyances, et de redéfinir nos choix envers Dieu et sa Parole.

Pour nous permettre de mieux comprendre l'histoire de l'Eglise durant cette longue période, nous allons citer quelques ouvrages récents et des dictionnaires qui en parlent. Voici quelques titres d'ouvrages au complet, dans les citations nous mettrons des abréviations avec les pages.

- Hans Kung: Le Christianisme: ce qu'il est et ce qu'il est devenu dans l'histoire; éd. Seuil, 1999 (H. Kung - professeur à la faculté de théologie catholique de Tübingen)
- Théo, l'Encyclopédie catholique pour tous; éd. Fayard -1992
- Y-M. Hilaire: Histoire de la papauté; éd. Tallandier -1996 (Préface du cardinal Poupard, Président du Conseil Pontifical de la Culture)
- Pierre de Luz: Histoire des papes; éd. A. Michel -1960
- Catéchisme de l'Eglise catholique; éd. Pion -1992


313, "l'Edit de Milan", Constantin donne aux chrétiens la liberté de culte dans tout l'Empire...
(Grand Larousse Universel - Tome 4 - Christiania à Danse) (voir Constantin 1er le Grand)
«Constantin rencontre Licius, à Milan, au début de 313. Ils prennent alors en commun les décisions qu'on appelle édit de Milan ou de Constantin, élargissant l'édit de tolérance de Galère, proclamant la liberté d'être chrétien et ordonnant la restitution des biens ecclésiastiques confisqués...»

(P. de Luz - Histoire des papes -1960)
page - 44-45-«le 13 juin 313, date immense pour le christianisme, Licinius, collègue et beau-frère de Constantin, après sa victoire sur Daïa, à Nicomédie, publie le récit suivant: ...parmi les choses qui nous ont paru utiles au plus grand nombre, nous crûmes devoir assigner le premier rang à ce qui concerne le culte de la divinité, en accordant aux chrétiens et à tous autres la libre faculté de suivre la religion qu'ils voudraient, afin que tout ce qu'il y a de divinité dans le séjour céleste nous puisse être favorable et propice... En ce qui regarde les chrétiens, nous avons décidé, en outre, pour les locaux où ils avaient coutume de se rassembler... que ceux qui les auraient achetés à notre fisc, ou à qui que ce soit, devraient les rendre aux chrétiens, sans indemnité ni réclamation d'un prix; ceux qui les auraient reçus en donation devront aussi les rendre aux chrétiens dans le plus bref délai... »
533, Justinien déclare le pape «le chef de toutes les saintes Eglises et de tous les saints prêtres de Dieu»
(Hans Kung - Le Christianisme... 1999)
page 297 «Justinien 1er (527-565) fut le successeur le plus marquant de Constantin...»
page 298 «Avec Justinien, l'idée d'un Empire romain en habits chrétiens avait... connu son apogée...»

(Dictionnaire de la Théologie Catholique - Tome 8 - Libr. Letouzey et Ané - Paris -1925) (voir sous Justinien)
pages 2285-2286 «Dans la lettre au pape Jean II, du 8 juin 533...l'empereur déclare qu'il s'est fait toujours un devoir de tenir le pape au courant de tout ce qui regarde l'état des Églises, parce qu'il est "le chef de toute les saintes Églises", et qu'en particulier il s'est hâté de soumettre et d'unir au Saint-Siège tous les prélats d'Orient. En terminant, Justinien déclare qu'il emploiera son autorité à soumettre les patriarches au pape...» «Les mêmes idées sont exprimées dans une constitution de 533 adressée au patriarche de Constantinople : toutes les questions d'ordre religieux doivent être communiquées à l'évêque de l'ancienne Rome «comme au chef de tous les saints prêtres de Dieu»... «Suivant les décisions des conciles, nous décrétons que le très saint pape de l'ancienne Rome est le premier de tous les hiérarques »
538 - Bélisaire, général de Justinien, emporte une victoire décisive sur les Ostrogoths à Rome et permet à l'évêque de Rome de consolider un pouvoir qui va grandir avec le temps...

En 537, l'empereur Justinien dépose le pape Silvère, accusé de trahison, qui est emprisonné et déporté en exile où il meurt, et il met à sa place Vigile, dont le règne est effectif en 538, après la mort de Silvère. Un fait semblable a lieu 1260 ans plus tard, en 1798: l'empereur Bonaparte dépose un autre pape Pie VI qui est aussi emprisonné et amené en exile où il meurt.
(Histoire de la papauté - Yves-Marie Hilaire - éd. Tallandier -1996)
page 101' "En effet' dans le cadre du rêve qu'il poursuit, celui d'une restauration de l'ancienne grandeur de Rome, l empereur (Justinien) s'est lancé dans la reconquête des territoires naguère perdus en Occident et aux mains des barbares: en 533-534, le royaume vandale a succombé aux coups. En 535, ce fut le tour de la Sicile...»

(Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie. Libr Letouzey et Ané 1928) (Voir sous Justinien).
Au mois de mars 537, "Vitigès" parut devant Rome avec une armée de 150.000 hommes. Bélisaire n'en avait que 5.000 a lui opposer; il le retint devant les murailles de la ville pendant plus d'une année. Vitigès sentant tout lui manquer à la fois levait le siège de Rome (mars538) et Justinien, triomphant...»

(Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, Lib Letouzey et Ané, 1934) (Voir sous Belisaire).
«De tous ses exploits, sa résistance à Rome est certainement le plus remarquable. Ce fut pendant ces opérations, en plein siège de Rome (mai 537), que Bélisaire se prêta a la déposition du pape Silvère, exigée par Theodora. Procope dit simplement que Silvère, soupçonné de vouloir livrer la ville aux Goths...Dans l'intervalle, Bélisaire avait fait élire Vigile à la papauté (mai 537). Silvère fut relégué dans une île...Mais la nouvelle de la prise de Rimini détermina les Goths à lever le siège de Rome (21 mars 538) »

(Dictionnaire de la Théologie Catholique - Tome 14 - Libr. Letouzey et Ané, Paris-1941) (Voir sous Silvère)
« Accusé d'avoir voulu livrer l'entrée de la ville aux Goths qui l'assiégeaient, le pape (Silvère) fut sommé de donner des explications au général byzantin... Vigile et plusieurs autres ecclésiastiques étaient semble-t-il de connivence. Ceci se passait aux derniers jours de mars 537. Quelques jours plus tard, alors que Silvère était expédié en Orient, Vigile était élu pape et bientôt consacré».«Silvère fut ramené en Italie. Effrayé, Vigile s'entendit avec Bélisaire qui, sitôt Silvère arrivé, le livra aux «défenseurs» de Vigile et à ses esclaves. Le malheureux fut prestement interné dans l'île de Palmaria ; il paraît bien qu'il aurait donne sa démission le 11 novembre 537 ».

(Encyclopédie des Papes - Vingt siècles de l'Histoire du monde - Ed. Patrick Banon») (voir sous Vigile)
«Vigile est élu le 29 mars 537 sous la pression de Bélisaire. Lorsque Silvère meurt, tous reconnaissent Vigile comme pape légitime..."

(La grande Encyclopédie des sciences, des lettres et des arts - Tome 31, Paris) (voir sous Vigile)
«Silvère n'ayant jamais été canoniquement déposé et n'étant point décédé avant le 20 mars538», Vigile occupa le siège de Rome, au moins pendant sept mois, comme intrus et antipape."

(La grande Encyclopédie des sciences, des lettres et des arts, Tome 30 - Paris) (voir sous Silvère)
Page 39- « SILVÈRE (Saint), martyr, 60ème pape; né en Campanie, fils du pape Hormisdas, élu en 536- mort le 20 juin 538. Fête, le 20 juin...»
1563, c'est l'achèvement du concile de Trente, le concile de la Contre-Réforme.
(Hans Kung - Le Christianisme... 1999)
Paqe 654 « Le concile s'était réuni dans la ville impériale de Trente, dans le nord de l'Italie. Ouvert en 1545, il comporta trois périodes, avec des interruptions et des reports, pour ne s'achever qu'en 1563 »
Paqe- 656 - «ce concile (de Trente) n'est pas le concile d'union universel de toute la chrétienté attendu depuis longtemps... mais à tout prendre il est le concile particulier, confessionnel, de la Contre-Réforme. Il est au service de la recatholicisation (jamais perdue de vue) de l'Europe - sur l'horizon de violentes querelles qui ont déjà commencé, pour délimiter les territoires catholiques et protestants ».
Page 657 «Mais on ne songe plus à un rapprochement avec les protestants. On met au contraire tout en oeuvre pour empêcher l'expansion du protestantisme, pour reconquérir le terrain «perdu», pour s'adjoindre de nouvelles terres de mission dans les continents nouvellement découverts! Bref, on cherche a stopper la force du protestantisme en mettant en oeuvre une double stratégie de réforme et d'endiguement. C'est pour cela, précisément, que Trente est le concile de la Contre-Réforme. »
Page 659 «Doctrinalement, le concile de Trente a très clairement pour objectif de définir la foi catholique contre celle de la Réforme et d'en exclure les réformateurs»

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:18
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1798, le 20 février, Bonaparte fait prisonnier Pie VI à Rome et le fait amener à Valence en France.
(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous: éd. Fayard -1992)
p429 «En Italie, Pie VI, qui avait rejoint la coalition dirigée contre la France, doit négocier avec Bonaparte l'humiliant et coûteux armistice de Tolentino (1797). Un an plus tard, à la suite de troubles, le général Berthier occupe Rome... Le pape, âgé de 80 ans, est arrêté; conduit à Valence, il y meurt (1799).»

(Y-M. Hilaire: Histoire de la papauté: éd. Tallandier -1996)
pages 372-373- « Au printemps 1796, après une fulgurante campagne, le général Bonaparte se rendit maître de Milan. Les Français occupèrent Bologne et obligèrent le pape à reconnaître leur République... L'autorité pontificale sur Rome est désormais en sursis. Lorsqu'une émeute, en février 1798, aboutit au meurtre du général français Duphot, les troupes du général Berthier entrent dans Rome. Le 15 février la déchéance du pape est proclamée...À cette date, pour bien des contemporains, le dernier pape a vécu...»

(Encyclopédie des Papes - Vingt siècles de l'Histoire du monde - Ed. Patrick Banon)
pages 288-289 - Pie VI: «Au traité de Tolentino, 19 février 1797, la papauté perd une grande partie de ses terres...Le général Berthier envahit Rome, proclame la République (15 février 1798)...Le souverain pontife est fait prisonnier (20 février 1798). Il commence alors une mortelle errance qui... le mène à Valence, en France, où il meurt épuisé et malade, le 29 août 1799.»
LE COMPROMIS ET LE MELANGE DE L'EGLISE AVEC L'ETAT:

Contrairement aux Eglises précédentes, qui étaient persécutées pour leur foi, Pergame et Thyatire se caractérisent par le succès et la gloire.

En 313. l'empereur Constantin, converti au christianisme, accorda à l'Eglise, la liberté religieuse: De secte persécutée, l'Eglise chrétienne allait bientôt devenir une institution officielle. C'est l'époque de l'église qui s'élève pour devenir une forteresse, une institution d'état. Désormais s'engage une lutte sévère pour le pouvoir politique dont le dernier mot reviendra à l'Evêque de Rome. C'est ainsi que le pouvoir civil se mettra au service de l'Eglise afin de poursuivre ceux qu'elle déclare hérétiques.

Historiquement, pour l'Eglise chrétienne, elle va s'engager par le jeu des alliances politiques et des conflits qu'elles génèrent, vers l'élaboration d'un pouvoir absolu qui dominera toute l'Europe occidentale. Cela va permettre et favoriser l'apparition de toute une hiérarchie dominatrice dans l'église. On trouve cette allusion dans le nom même de Pergame, qui signifie hauteur ou élévation, citadelle...et aussi dans la spécificité de Thyatire, avec «la pourpre», qui représente la royauté et le sacerdoce.


La pourpre, spécialité de Thyatire représente la couleur royale et aussi celle du sacerdoce.

Juges 8:26 «et les vêtements de pourpre que portaient les rois de Madian»
Marc 15:17-18 «Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d'épines, qu'ils avaient tressée. Puis ils se mirent à le saluer: Salut, roi des Juifs!»
Exode 28:4-6 «Ils feront des vêtements sacrés à Aaron. ton frère, et à ses fils, afin qu'ils exercent mon sacerdoce. Ils emploieront de l'or, des étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, et de fin lin.»
Exode 39:27-29 «On fit les tuniques de fin lin, tissées, pour Aaron et pour ses fils... la ceinture de fin lin retors, brodée, et de couleur bleue, pourpre et cramoisi, comme l'Éternel l'avait ordonné à Moïse.»


Le lien entre la lettre à Pergame et la lettre à Thyatire.

Tout en commençant vers 533 - 538, cette église de Thyatire est en même temps une continuité de Pergame. Leur similitude concerne essentiellement l'apostasie, et une continuité dans l'apostasie, avec les mélange de l'église et de l'état, de la religion avec la politique et avec la montée du pouvoir de l'évêque de Rome. Le mal résidait à Pergame, quand à Thyatire, le mal prend toute la place et gouverne même l'Eglise.

Les portraits de Balaam et de Jézabel révèlent le caractère de la nouvelle Eglise.

Ap 2:13-14 «Je sais où tu demeures, là est le trône de Satan...» « tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrassent à l'impudicité.»
Ap 2:20 «tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles.»


Désormais, l'apostasie est officielle et elle se confond à présent avec le pouvoir de l'Eglise.

A Pergame, l'apostasie était représentée par le prophète Balaam dont l'influence ne s'exerçait que de l'extérieur. A Thyatire, l'apostasie règne. Elle se présente comme une reine qui gouverne le peuple de Dieu. En associant si intimement l'Eglise et l'Etat, Constantin installait subtilement le trône de Satan dans l'Eglise.
(Hans Kung - Le Christianisme... 1999)
page 229 « L'institution ecclésiale elle-même a connu de nombreux changements au cours des premiers siècles chrétiens, des changements que nous considérons souvent aujourd'hui comme relevant du christianisme «primitif», mais qui sont en fait d'origine plus tardive et même, pour une part païenne...»
page 262 «En 313, Constantin édicte à Milan une Constitution - garantissant une liberté religieuse totale dans tout l'Empire. Ce faisant, Constantin... agit plutôt en homme d'État qui intègre audacieusement le christianisme dans sa politique de pouvoir»
page 263 «En 325, Constantin règne seul, ce qui signifie pratiquement que le christianisme peut s'épanouir dans tout l'Empire... Constantin tolère toujours les autres cultes. L'Empire universel dispose à nouveau d'une religion universelle...»
page 267 «Constantin convoqua en 325 les évêques de l'Empire...à Nicée...pour adapter l'organisation de l'Église à celle de l'État... l'Empire a maintenant son Église impériale!». «Aux yeux de Constantin, l'Église impériale ne pouvait se contenter des confessions de foi plus ou moins divergentes... Elle avait besoin d'une confession de foi... qui deviendrait loi de l'Église et loi de l'Empire pour toutes les Eglises.» «Il pensait que cela seul pouvait assurer l'unité de l'Empire, selon la devise: un Dieu, un empereur, un empire, une Église, une foi!»

page 271 «Avec l'empereur Théodose le Grand (379-395)... Le christianisme devient religion d'État. l'Église catholique devient Église d'État et l'hérésie devient crime contre l'État. En moins de cent ans, l'Église persécutée était devenue l'Église persécutrice! Pour la première fois, des chrétiens tuent d'autres chrétiens...»
page-285 «Au nom de Jésus-Christ, qui prêchait la non-violence et la paix, on persécuta et on exécuta ceux qui professaient une foi différente; non seulement on détruisit et on éloigna des biens culturels (des livres !) et des trésors artistiques inestimables, mais on les fit entièrement disparaître.»

(THEO - l'Encyclopédie catholique pour tous. Fayard -1992)
pages 317-318. «en 313, Constantin... donne aux chrétiens la liberté de culte dans tout l'Empire et leur restitue les biens confisqués. Désormais...la politique impériale ne cessera plus de favoriser la religion chrétienne... Le christianisme deviendra alors officiellement religion d'Etat. Avec l'empire chrétien instauré par Constantin commence une longue phase historique, marquée par l'interférence du pouvoir temporel dans le domaine spirituel... »
CE QUE LA BIBLE DIT SUR LE COMPROMIS ENTRE LE SPIRITUEL ET LA POLITIQUE.

Ce compromis de l'église avec l'état avait déjà été prédit par le prophète Daniel: 2 et 7.

Dans la vision de la statue (Daniel 2), l'Eglise était représentée par l'argile, symbole de la dimension spirituelle et religieuse, mêlée au fer, symbole du pouvoir humain et politique. Dans la vision des quatre animaux (Daniel 7) l'église apparaît sous la forme d'une corne, symbole du pouvoir politique, avec un visage humain, symbole de la dimension spirituelle.

La Bible appelle "adultère", "impudicité" les alliances de son peuple avec l'Etat.

Ezéchiel 16:20-34 «Au milieu de toutes tes abominations et de tes prostitutions...tu t'es livrée à tous les passants, tu as multiplié tes prostitutions...Tu t'es prostituée aux Égyptiens...aux Assyriens...avec le pays de Canaan et jusqu'en Chaldée... tu as été la femme adultère, gui reçoit des étrangers au lieu de son mari... »
Marc 12:17 «Alors (Jésus) leur dit: Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu»


L'histoire du peuple d'israël.

Historiquement, pour Israël, l'apostasie s'est manifestée par l'attrait des idoles, et par les alliances politiques.

Jér. 2:36-37 «Pourquoi tant d'empressement à changer ton chemin? C'est de l'Egypte que viendra ta honte, Comme elle est venue de l'Assyrie...Car l'Éternel rejette ceux en qui tu te confies.»
Jér. 3:1,13 « tu t'es prostituée à de nombreux amants» « tu as dirigé ça et là tes pas vers les dieux étrangers»
Ezech. 23:3,5... «Elles se sont prostituées en Egypte...» «Elle s'enflamma pour ses amants... Assyriens»
v7-8 «Elle s'est prostituée à toute l'élite des enfants de l'Assyrie: Elle s'est souillée avec... toutes leurs idoles. Elle n'a pas renoncé à ses prostitutions d'Egypte... »
v14-18 «Elle alla même plus loin dans ses prostitutions...Chaldéens, Babylone...Et les enfants de Babylone se rendirent auprès d'elle, Pour partager le lit des amours, et ils la souillèrent par leurs prostitutions. »
v35 «Parce que tu m'as oublié, et rejeté... Porte donc aussi la peine de tes crimes et de tes prostitutions. »


L'origine des compromis et des déviations de l'église à travers les âges.

Lorsque Constantin proclama l'Edit de Milan en l'an 313, il le fit dans un but politique et jamais l'empire romain ne s'est christianisé. Par contre, le christianisme s'est paganisé et l'idolâtrie s'est installée dans la maison de Dieu. Ce mélange de l'église avec l'état et le paganisme ouvrira la voie à des déviations dont l'Eglise chrétienne ne s'est pas encore remise.

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:21
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Ainsi, si l'Eglise d'Ephèse s'était opposée aux faux apôtres, celle de Pergame s'en était accommodée. Mais celle de Thyatire, couvrant la période suivante, laissera l'impudicité s'étaler en plein jour.

(L'Apocalypse de John H. Alexander. 1992. p-92-93)
«Voici quelques exemples d'erreurs qui ont été introduites dans l'Eglise romaine, avec les dates approximatives...
-les prières pour les morts (début du IVe siècle);
-le signe de la croix (début du IVe siècle);
-l'adoration des anges et des saints (375);
-la célébration de la messe (394);
-les vêtements ecclésiastiques et le célibat des prêtres (autour de l'an 500);
-l'extrême-onction (526);
-le purgatoire (593).
-Quant aux premières traces du culte dédié à Marie, elles apparaissent dès l'an 431.

«L'odieux mélange religieux qui avait flétri l'Eglise de Pergame trouve donc sa réplique dans la chrétienté issue de l'Edit de Milan. Le christianisme devint le serviteur des ambitions politiques. Le pouvoir civil recherchait les faveurs de l'Eglise infidèle, à l'image d'un flirt coupable conduisant à l'adultère.»

Nous ne pouvons pas dans cette étude, nous arrêter sur toutes les déviations et les compromis de l'église Chrétienne avec l'état, le paganisme et la tradition qui en découle. Nous nous bornerons d'en citer quelques exemples parmi les plus significatifs.


Les images et les icônes:
(Hans Kung - Le Christianisme... 1999)
page-321- «Quoi qu'il en soit, dès les Ve-VIe siècles, le monde chrétien oriental n'avait plus aucun scrupule à allumer des cierges ou des lampes devant les images, à l'église ou à la maison, à faire brûler de l'encens, à baiser les images, à les laver liturgiquement, à les habiller ou à s'agenouiller devant elles - comme il était d'usage jadis parmi les non-chrétiens...Comme dans le paganisme, on attribue maintenant dans le peuple chrétien un pouvoir protecteur et miraculeux à l'image chrétienne...On attribuait aux icônes des miracles de tous ordres: elles pouvaient guérir les malades, ressusciter les morts, chasser les démons, voire intervenir dans les guerres, renvoyer les flèches à leur expéditeur...»

page-322- «Mais bon nombre de chrétiens ne purent s'empêcher de voir dans cet engouement pour les icônes, jusque dans leur matérialité, une idolâtrie sous habit chrétien.»

(Le Catéchisme de l'Eglise Catholique -1992)
page 436- (2112) « Le premier commandement condamne le polythéisme. Il exige de l'homme de ne pas croire en d'autres dieux que Dieu, de ne pas vénérer d'autres divinités que l'Unique.»
page 429-430- (2072) « Puisqu'ils expriment les devoirs fondamentaux de l'homme envers Dieu et envers son prochain, les dix commandements révèlent, en leur contenu primordial des obligations graves. Ils sont foncièrement immuables et leur obligation vaut toujours et partout.» (2079) « Le Décalogue forme une unité organique où chaque «parole» ou «commandement» renvoie à tout l'ensemble. Transgresser un commandement, c'est enfreindre toute !a Loi. »
Exode 20:4-5- "Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point...»

Le culte des saints:
(THEO - l'Encyclopédie catholique pour tous. Favard -1992)
page-29- (Comment est né le culte des saints)
«Dès le milieu du IIe siècle, en Orient et au IIIe en Occident, les chrétiens prennent l'habitude de se réunir près des tombes des martyrs ou sur les lieux de leur supplice, en particulier le jour anniversaire de leur mort...Ce rassemblement est favorisé par l'usage qu'avaient les Romains de se réunir autour des tombes de leurs défunts et d'y prendre des repas...Peu à peu le martyr devient un modèle; on sollicite son intercession auprès de Dieu.
Les évêques favorisent cette forme de culte, généralement local. Le culte rendu aux martyrs engendre très vite (IVe siècle) la vénération de leurs reliques: On commence à transférer des corps, des fragments de corps, ou des morceaux d'étoffe ayant touché ces corps, à travers le monde chrétien. Ces reliques revêtent une importance extrême aux yeux du peuple chrétien; Le lieu où elles reposent est inviolable.

En cas de danger (épidémies, famine, siège, etc.), on (les) promène en procession...pour arrêter le mal. Progressivement le culte des martyrs se répand bien au-delà des lieux où on vénère leurs restes. Ils ont leur jour commémoratif célébré dans toute l'Eglise...Des martyrs et des apôtres, la vénération s'étend bientôt aux évêques fondateurs d'Eglises locales et aux moines évangélisateurs, puis aux vierges et aux veuves consacrées, aux grands mystiques, maîtres à penser.»

Jamais un apôtre ou un ange de Dieu n'a accepté qu'on lui rende un culte, qu'on se prosterne devant lui.
(Le Petit Larousse illustré -1992)
(vénérer) «Rendre à Dieu, à un saint le culte qui lui est dû»
(adorer) «(lat. adorare, prier) Rendre un culte à (un dieu, un objet divinisé)»
Actes 10:25-26 « Lorsque Pierre entra, Corneille, qui était allé au-devant de lui, tomba a ses pieds et se prosterna. Mais Pierre le releva, en disant: Lève-toi; moi aussi, je suis un homme. »
Ap 19:10 ; 22:8-9 «Et je tombai aux pieds de l'ange pour l'adorer; mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu.»
Mat 4:10 Jésus dit: «il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. »


Marie, la mère de Jésus, dans l'histoire:
(Hans Kung - Le Çhristianisme... 1999)
page-216 «Le danger de syncrétisme était bien réel: la jeune communauté chrétienne devait-elle accepter plus d'un Dieu et Sauveur, accepter des sauveurs d'autres religions aussi, accepter un Dieu Mère aux côtés du Dieu Père? Et la foi dans le Père, le Fils et l'Esprit devait-elle faire place à la foi en une unité triple, Père, Mère (ou Épouse) et Fils ? Avec une mythologisation du couple, qui placerait aux côtés du Christ céleste une partenaire, la Sagesse céleste considérée comme la Mère de toutes choses ?»

page-280 «En 431, au concile d'Ephèse... on récusa aussi pour Marie le titre de « mère du Christ » et la définit comme « Mère de Dieu », ce qu'elle est toujours dans le dogme de l'Église.»
page-616 «En Orient, il y avait en effet une très ancienne tradition du culte des divinités mères de l'Asie Mineure, que l'on pouvait mettre à profit pour la piété mariale: Sous la forme d'un culte à celle qui est restée «toujours vierge», à la « Mère de Dieu » et à la glorieuse « reine du ciel ». C'est d'abord en Orient que l'on invoqua Marie dans la prière («Sous ton refuge... », IIIe-IVe siècles) et que l'on fit mémoire de Marie dans la liturgie. C'est d'abord en Orient que l'on raconta des légendes sur Marie et que l'on composa des hymnes en son honneur, que l'on introduisit des fêtes mariales et que l'on peignit des icônes...Seul un concile oriental pouvait avoir l'idée d'obliger l'Eglise à voir en Marie celle qui a enfanté Dieu: c'est ce que fit le concile d'Ephèse en 431. Ce nouveau titre, inconnu de la Bible, allait donner naissance à la...«Mère de Dieu».

page-617-«C'est donc en Orient seulement, à Ephèse qu'il avait été possible d'imposer une telle mariologie en une ville où le peuple honorait de toute façon la «Grande Mère» (originellement la déesse vierge Artémis, Diane) et qui, dès lors, accueillit avec enthousiasme, en la personne de Marie, la «déesse» de remplacement. Dès la fin du VIe siècle, nous voyons se développer une poésie mariale en latin, puis en allemand, de plus en
plus riche... au VIe siècle, le nom de Marie (et le titre «Mère de Dieu») est introduit dans le texte de la messe; Au VIIe siècle, les fêtes mariales orientales (Annonciation, Visitation, Nativité, Purification) sont introduites à Rome; vers la fin du Xe siècle, les légendes illustrent le pouvoir miraculeux de la prière à Marie. Ce n'est plus la mère terrestre de Jésus, telle que la rapporte le Nouveau Testament, qui est au premier plan. L'accent est mis maintenant sur le rôle cosmique de Marie. Mère virginale de Dieu et reine du ciel...»

page- 619 «En 1854. dans un esprit de conservatisme antirévolutionnaire, d'opposition aux Lumières, à la science, à la démocratie et à la liberté religieuse, sans fondement biblique aucun, il (Pie IX) élève formellement au rang de dogme l'Immaculée Conception (Marie préservée du péché originel).» «Pie XII - Dans la ligne de son triomphalisme romain... satisfait à son ambition en proclamant le dogme de l'Assomption (l'assomption corporelle de Marie dans la gloire céleste) en 1950. C'est le point culminant d'un «âge marial» qu'il a lui-même proclamé.» «Dans ce «climat marial» se situent aussi les nombreuses apparitions de Marie qui prennent place, comme par hasard, aux XIXè et XXè siècles: Lourdes (1858) et Fatima (1917)».

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:23
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(Le Catéchisme de l'Eglise catholique -1992)
page-208 «Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, dans ta dormition tu n'as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu: Tu as rejoint la source de la Vie, toi qui conçus le Dieu vivant et qui par tes prières, délivreras nos âmes de la mort» «après son Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s'interrompt pas: par son intercession répétée elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. (...) C'est pourquoi la bienheureuse Vierge est invoquée dans l'Eglise sous les titres d'avocate, d'auxiliatrice, de secourable, de médiatrice».
page-209 «La piété de l'Eglise envers la Sainte Vierge est intrinsèque au culte chrétien.» La Sainte Vierge «est légitimement honorée par l'Eglise d'un culte spécial. Et de fait... la bienheureuse Vierge est honorée sous le titre de "Mère de Dieu". Les fidèles se réfugient sous sa protection, l'implorant dans tous leurs dangers et besoins...» «Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Eve, Mère de l'Eglise, continue au ciel son rôle maternel à l'égard des membres du Christ»
CE QUE LA BIBLE DIT DE MARIE, LA MERE DE JESUS:

L'annonce de la naissance de Jésus:

Mat 1:18-21 «Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, parla vertu du Saint-Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble. Un ange dit: Joseph, ne crains pas de prendre avec toi Marie, car l'enfant qu'elle a conçu vient du. Saint-Esprit» «elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Luc 1:26-38 «L'ange dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite: le Seigneur est avec toi... tu as trouvé grâce devant Dieu» « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.» «Le Saint-Esprit viendra sur toi... C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.» «Marie dit: Je suis la servante du Seigneur: qu'il me soit fait selon ta parole!»
Mat 1:24-25 « Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus. »


La rencontre de Marie avec Elisabeth:

Luc 1 :39-56:
39-40 Marie se leva, et... entra dans la maison de Zacharie, et salua Elisabeth. »
41-44- Dès qu'Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Elle s'écria d'une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni. Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?...
46-49 Et Marie dit: Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint.
50 Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge Sur ceux qui le craignent.
51 II a déployé la force de son bras; II a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.
52 Il a renversé les puissants de leurs trônes, Et il a élevé les humbles.
53 Il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches à vide.
54 Il a secouru Israël, son serviteur, et il s'est souvenu de sa miséricorde,
55 Comme il l'avait dit à nos pères, envers Abraham et sa postérité pour toujours.
56 Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.


Les bergers et les mages viennent adorer Jésus:

Mat 2:1-2,10-11 «voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent: Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer.» «Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent... »
Luc 2:15-20 «Ils (bergers) y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu...


Présentation de Jésus au temple:

Luc 2:21-35,41-50
21-23 Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus. Quand les jours de leur purification furent accomplis, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur.
25-32 Il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon...Il reçut Jésus dans ses bras, bénit Dieu, et dit: Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole, Car mes yeux ont vu ton salut. Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations. Et gloire d'Israël, ton peuple.
41-42 Les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem... Lorsqu'il fut âgé de douze ans, ils y montèrent...
46 Ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant.
48-50 et sa mère lui dit: Mon enfant...Voici, ton père et moi. nous te cherchions avec angoisse. Il leur dit: Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il faut que Je m'occupe des affaires de mon Père?...»


Quelques rencontres de Jésus adulte avec sa mère:

Jean 2:1-12 «aux noces à Cana. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs: Faites ce qu'il vous dira...»
Marc 3:21 «Les parents de Jésus...vinrent pour se saisir de lui; Car ils disaient: Il est hors de sens.»
Mat 12:46-50 ; Marc 3:31-35 «Jésus s'adressait à la foule, voici, sa mère et ses frères, qui étaient dehors, cherchèrent à lui parler. Quelqu'un lui dit: Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler..» «Mais Jésus lui répondit: Qui est ma mère, et qui sont mes frères? Puis, étendant la main sur ses disciples, il dit: Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père... celui-là est mon frère...et ma mère.»
Mat. 13:54-56 «S'étant rendu dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue, ceux qui l'entendirent étaient étonnés et disaient: N'est-ce pas le fils du charpentier? n'est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères? et ses soeurs ne sont-elles pas toutes parmi nous?»
Jean 19:25-27 «Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère...Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.»


La dernière mention de Marie dans la bible:

Après cette dernière mention de Marie dans la bible, il ne reste que le silence de l'humilité qui représente bien le caractère de Marie. Par respect pour Marie et pour la Parole de Dieu, il est sage de se tenir aux révélations inspirées et de ne pas aller plus loin, comme la tradition l'a fait.


Actes 1:14 Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus. »

Pour Jésus, l'essentiel c'est d'écouter la parole de Dieu:
Luc 11:27-28 «Une femme...de la foule, lui dit: Heureux le sein qui t'a porté! heureuses les mamelles qui t'ont allaité! Et (Jésus) répondit: Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent!»

Jésus est le seul juste, le seul médiateur entre Dieu et l'homme, et le seul moyen de salut.

Eccl 7:20 «Non, il n'y a sur la terre point d'homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais.»
Rom 3:10,23 «II n'y a point de juste, Pas même un seul... Car tous ont péché...»
Hébr 4:15 «Il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. »
1Tim 2:5 «Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme»
1Jean 2:1 «Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste.»
Hébr 4:14-16 «Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu... Approchons-nous avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et grâce...»

Apoc 22:1 «Et il me montra un fleuve d'eau de la vie, comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau»
Jean 14:6 «Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
Actes 4:8,12 «Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit:...Il n'y a de salut en aucun autre; Car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.»
Eph 2:18 (Paul) «car par (Christ) nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit»
1Jean 5:11-12 (Jean) «Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. »
Exode 20:4-5 «Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point...»
Mat 4:10 "Jésus lui dit:...il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu. et tu le serviras lui seul.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:26
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PERGAME et THYATIRE: «Les églises de la déformation»

CORRESPONDANCE HISTORICO-PROPHETIQUE DU MESSAGE.(2ème partie)

Dans les lettres que Jésus adresse à Pergame et Thyatire. on peut distinguer plusieurs groupes de personnes:

1- Le groupe des fidèles: ils sont restés fidèles à Dieu et à sa parole, malgré les circonstances difficiles.

Apoc 2:1 «Tu retiens mon nom. et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas... »
Apoc 2:19 «Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance....»


2- Le groupe qui a apostasié (v-20-23): qui s'est mélangé au paganisme et à ses coutumes, en délaissant les enseignements de la Parole de Dieu.
Apoc 2:14 «Mais j'ai quelque chose contre toi, c'est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam...pour qu'ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrassent à l'impudicité.»
Apoc 2:20-23 «Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles...»


3- Le groupe des inconnus de l'histoire qui sont restés fidèles (v-24-25):
Apoc 2:24-25 «A vous, à tous les autres de Thyatire. qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan...Ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne.»

LA SUITE DE L'APOSTASIE ET DU MELANGE DE LA VERITE AVEC LE PAGANISME

Le deuxième groupe est tombé dans l'apostasie.

- L'histoire de Balaam et de Jézabel nous relatent ce compromis de la vérité de Dieu avec le paganisme.
- C'est l'époque du mélange de la vérité avec l'erreur et des compromis dans l'église.
- C'est l'époque de l'église qui s'allie avec le pouvoir politique, pour régner et dominer.
- C'est aussi l'époque de l'intolérance, où l'église devient persécutrice.

Nous avons vu la dernière fois un certain nombre de compromis qui ont pénétré dans l'église. Nous en citerons cette fois-ci d'autres, afin de mieux connaître l'histoire de l'église à travers les âges.


La hiérarchie.
(Larousse de poche - Histoire universelle -1968. page-112)
«Justinien...en Afrique, il réussit à vaincre en quelques semaines l'armée vandale: Carthage fut de nouveau romaine, le catholicisme fut rétabli officiellement (533).» «Le prestige de l'empereur et de ses représentants diminue progressivement au profit de celui qui parait incarner les espoirs des populations italiennes, l'évêque de Rome.»

(Hans Kung - Le Christianisme... 1999)
page-138 - « Et la hiérarchie comme pouvoir saint ? Ce serait bien le dernier terme qu'on aurait songé à utiliser, au début des temps chrétiens, pour désigner les services dans l'Église; ceux-ci devaient précisément éviter tout style autoritaire et toute prétention de pouvoir. Ce terme ne sera introduit que cinq siècles plus tard, par Denys (le «Pseudo-Denys»), soi-disant disciple des apôtres. Certes, dans l'Église il y a place pour une autorité et un pouvoir, mais dans l'Esprit de Jésus ils ne doivent jamais être institués en vue d'une domination (et pour le maintien de privilèges), mais pour le service et le bien de tous. »
page-435-436 «Les évêques romains des IVe-Ve siècles étendent résolument les pouvoirs liés à leur fonction...pour affirmer leur primat sur toute l'Église. A cette époque commence un processus de développement institutionnel de la prééminence romaine qui aura d'importantes conséquences pour l'avenir...Les postulats dont on fait état à cette époque, qui sont sans fondement biblique, entrent au fil des siècles dans le droit ecclésiastique.»
page-224 «Serviteur de la communauté, (l'évêque) allait devenir de plus en plus son chef avec pouvoir de lier et de délier, il prétendait à lui seul réunir les fonctions de docteur, de grand prêtre...à qui revenait toute décision»
page-524-525 (le programme du pape Grégoire VII) (1073-1086) « Le pape est le maître souverain de l'Église: il n'est pas seulement au-dessus de tous les croyants, de tous les clercs et de tous les évêques, mais aussi au-dessus de toutes les Églises, locales, régionales et nationales; il est au-dessus de tous les conciles.» «Le pape est le maître suprême du monde: non seulement tous les princes lui sont subordonnés, mais l'empereur lui-même relève de son autorité (à titre d'homme pécheur)»

(THEO - l'Encyclopédie catholique pour tous, Fayard -1992)
page-1019 «Le pape exerce une quadruple fonction: il est évêque de Rome, patriarche de l'Occident, pasteur de l'Église universelle, chef de l'État de la Cité du Vatican.» «Pour chacune de ces fonctions, il est assisté d'une organisation appropriée.» «Sa Sainteté, titre d'honneur donné à l'origine à tous les évêques; à partir du VIIe siècle, il fut réservé aux
patriarches et à partir du XIVe siècle, dans l'Église romaine, il ne fut plus attribué qu'au pape.»

«Le Pape détient une si grande autorité et une si grande puissance qu'il peut modifier, expliquer ou interpréter même les lois divines.» (Lucius Ferraris, théologien catholique et consulteur de plusieurs congrégations romaines, Prompta Bibliotheca, Venise, 1763. t. VI, art. « Papa »,II,30, p. 18.). «Jésus a placé le pape au-dessus des prophètes, parce que ceux-ci annoncent Jésus, tandis que le pape est la voix de Jésus....Au-dessus des anges....Jésus a placé le pape au niveau même de Dieu.» (Père Domenico Bertetto, S.D.B. San Giovanni Bosco, Librairie de la doctrine chrétienne, Turin, 2° éd., 1957. p. 90.)
La hiérarchie depuis Jésus-Christ.

Dans le N-T, il n'y a pas de hiérarchie, puisque le seul médiateur reconnu et accepté par Dieu, c'est Christ. Par Christ, tous les hommes peuvent s'adresser directement à Dieu, sans passer par un autre être humain. Il y a des dons différents, mais tous sont importants pour le bon fonctionnement de l'église comme chaque organe est utile pour le bon fonctionnement du corps.

Gal 3:27-29 «vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre... car tous vous êtes un en Jésus-Christ...héritiers selon la promesse.»
1Cor 12:7, 11-13, 18 «Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune.» « Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres...» «Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu»
1Pierre 5:1-4 «Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux...Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde... selon Dieu; non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau.»


La médiation, le pardon des péchés, la pénitence, les indulgences:
(Hans Kung - Le Christianisme... 1999)
page- 497 «Le quatrième concile de Latran, en 1215, fera obligation à tous les catholiques de se confesser avant la communion pascale, et Thomas d'Aquin élève définitivement la confession au rang de sacrement indispensable, en fait, au salut de tout chrétien...» «Pour les pénitences...le prêtre s'en tenait le plus souvent aux pénitentiels ou manuels du confesseur...qui indiquaient la pénitence à imposer pour chaque péché («tarifs pénitentiels»)" «Depuis la fin du IXe siècle, les pénitences sont de plus en plus accomplies après la confession; on finit par accepter qu'elles soient remplacées par des prestations financières, ce qui conduit à des injustices et abus.»

(Le Catéchisme de l'Eglise Catholique, -1992)
page 211-(983) «Le Seigneur veut que ses disciples aient un pouvoir immense...Les prêtres ont reçu un pouvoir que Dieu n'a donné ni aux anges ni aux archanges. Dieu sanctionne là-haut tout ce que les prêtres font ici-bas.» «Si dans l'Eglise il n'y avait pas la rémission des péchés, nul espoir n'existerait, nulle espérance d'une vie éternelle et d'une libération éternelle...»

page 320-(1495) «Seuls les prêtres qui ont reçu de l'autorité de l'Eglise la faculté d'absoudre peuvent pardonner les péchés au nom du Christ. »
page 316-(1471) «L'indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées par l'action de l'Eglise, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints. » «Les indulgences peuvent être appliquées aux vivants ou aux défunts.»
page 320-(1498) «Par les indulgences les fidèles peuvent obtenir pour eux-mêmes et aussi pour les âmes du Purgatoire, la rémission des peines temporelles, suites des péchés.»

(Histoire des papes - P. de Luz -1960)
page 306- Au moment de l'histoire où nous sommes arrivés, les abus l'emportent certainement sur les bienfaits, l'indulgence a été détournée de son sens primitif, au point qu'en 1482, la Sorbonne a pu condamner la proposition suivante: «Toute âme du purgatoire s'envole immédiatement au ciel dès l'instant qu'un fidèle met une pièce de six blancs dans le tronc pour les réparations de l'église Saint-Pierre de Saintes.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:28
Message : Bonjour, je vous propose la suite 040

Le sacrificateur et la médiation selon la Bible, depuis Jésus-Christ.

Avant Christ (A-T), il y avait le sacerdoce lévitique institué par Dieu. C'est par l'intermédiaire des sacrificateurs, que le croyant conscient d'avoir péché pouvait s'approcher de Dieu pour obtenir le pardon de ses fautes.

Lév 4:27-31 «Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché... il offrira en sacrifice une chèvre pour le péché qu'il a commis. Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes...C'est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l'expiation, et il lui sera pardonné.»

Depuis Christ, tout change grâce au ministère accompli par Jésus. Les croyants, par Jésus, sont tous habilités à s'approcher de Dieu d'une manière directe et personnelle, sans avoir besoin d'intermédiaires quelconques, en dehors de Christ.

1Pierre 2:9-10 «Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis...»
Apoc 1:5-6 , 5:10 «A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles!»
1Tim 2:5 « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme»
Héb 7:24- «Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible.»
Héb.4:14-16 «Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu...Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde»


le pardon des péchés, la pénitence, les indulgences selon la bible:

Rom 3:23-24 «Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.»
Ephes 2:8-9 «Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient cas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. »
Actes 3:19 «Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés»
1Jean 1:9 ; 2:1 «Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et purifier de toute iniquité.» «Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste,»
Esaïe 43:25 «C'est moi, moi qui efface tes transgressions pour l'amour de moi...»
Hébr 9:27 «il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement...»
Esaïe 38:18-19 «Ce n'est pas le séjour des morts qui te loue, ce n'est pas la mort qui te célèbre; Ceux qui sont descendus dans la fosse n'espèrent plus en ta fidélité. Le vivant, le vivant, c'est celui-là qui te loue...»

Apoc 14:13 «Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent.»

Le célibat des prêtres:
(Hans Kung - Le Christianisme... 1999)
page- 242 «Il est une chose que les femmes elles-mêmes ne devraient jamais oublier: la domination des hommes, qui s'est imposée dans l'Église...aurait été difficilement pensable sous cette forme sans l'interdiction du mariage faite aux clercs (célibat ecclésiastique imposé aux seuls évêques dans les Eglises orientales, mais également aux prêtres et aux diacres dans l'Église catholique romaine qui ne se trouve nulle part dans le N-T. Sur ce point la chrétienté a choisi le «grand refus». Au cours des siècles où le rabbinat acquiert sa prééminence dans le judaïsme précisément en acceptant le mariage comme un critère quasi obligatoire de sagesse, les dirigeants des communautés chrétiennes s'orientent dans une direction diamétralement opposée: l'accès aux postes de direction dans la communauté chrétienne est identifié au célibat quasi obligatoire.»

page-498 «Les effets dévastateurs du lien qu'Augustin (354-430) établit entre le péché originel et le plaisir sexuel furent de rendre impossible, des siècles durant, une approche impartiale de la relation conjugale et de ce fait du mariage lui-même. Dans la foulée du maître africain, la première théologie scolastique considère que le péché originel est transmis par le plaisir sexuel de la relation conjugale». «Pour le clergé, depuis la réforme ecclésiastique de Boniface, (7e s) on exige la continence sexuelle, sous peine de sanctions sévères, cela signifie: pour toucher aux choses sacrées, il faut avoir les mains «pures»,
«immaculées» (d'où l'onction des mains dans le cérémonial de l'ordination).»
page- 500 «Pour la Bible hébraïque, comme pour le Nouveau Testament et pour le Coran, la sexualité et l'amour humain sont un don du Créateur; l'homme et la femme sont créés l'un pour l'autre, y compris dans leur corporéité, et ils sont appelés à devenir «une chair».
Gen 1:27-28 ; 2:24 «Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre...». «C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.»
1Tim 3:1-7 "II faut donc que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l'enseignement. Il faut qu'il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé. Il faut qu'il dirige bien sa propre maison, et qu'il tienne ses enfants dans la soumission et dans une parfaite honnêteté; car si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'Église de Dieu?»


Le mélange de la vérité biblique avec la philosophie grecque:

Avec Thomas d'Aquin, (1225-1274) on va introduire dans le Christianisme le mélange entre la philosophie grecque et les enseignements de la bible.
(Hans Kung, Le Christianisme... 1999)
page-571 «L'influence d'Aristote se fait surtout sentir en ce que Thomas reconnaissait, à la connaissance acquise par la raison humaine une tout autre valeur que la tradition théologique ne l'avait fait jusque-là. Pour lui, il était incontestable que la raison avait sa propre autonomie, son droit, sa sphère d'intervention face à la foi»
page-572 «II découle de là qu'il y a deux sciences différentes. Il faut bien faire la différence entre ce que peut connaître la philosophie et ce qui relève de la théologie. Que doit-on apprendre d'Aristote, «le philosophe» (d'où les commentaires d'Aristote) et que doit-on apprendre de la Bible (d'où les commentaires de la Bible)»
page-573 «En raison de cette double possibilité de connaître Dieu et de ce double mode de connaissance de la vérité sur Dieu, il ne faut certes pas séparer la philosophie (y compris la doctrine philosophique de Dieu) et la théologie, puisqu'elles parlent du même Dieu, mais les distinguer, puisqu'elles parlent autrement de ce même Dieu»
page-575 «Thomas réussit à interpréter pour son temps le discours biblique et chrétien sur Dieu, sur le Père qui nous parle et à qui nous pouvons parler, en usant de concepts issus de la philosophie grecque »
L'origine du dimanche, comme jour de repos, dans l'histoire:

En 321 Constantin décrète le dimanche jour de repos obligatoire tant pour les chrétiens que pour les adorateurs du soleil qui vénéraient ce jour-là, (jour du soleil; Sunday, en anglais; Sontag, en allemand)
(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-262 «En 313, Constantin édicte à Milan une Constitution - conjointement avec Licinius - garantissant une liberté religieuse totale dans tout l'Empire. Ce faisant, Constantin...agit plutôt en homme d'État qui intègre audacieusement le christianisme dans sa politique de pouvoir...En 321, il décrète le dimanche jour férié légal...
Quelques éléments clefs qui ont déterminé «l'imposition» de l'observation du dimanche, ou premier jour de la semaine, comme jour de repos, à la place du «sabbat» ou septième jour de la semaine.

L'anti-Judaïsme et le désir de se distinguer des Juifs.
(S. Bacchiocchi - du Sabbat au Dimanche - Ed. P. Lethielleux - Paris, 1984)
(L'édition originale de cet ouvrage a paru en 1977, aux Presses de l'Université Pontificale Grégorienne, Rome). (Le pape Paul VI a remis au Dr S. Bacchiocchi une médaille d'or à l'occasion de la soutenance de sa thèse).
page-137 (Le Talmud parle - vers 135) "Le gouvernement de Rome interdit, sous peine de mort, la circoncision, l'étude de la Loi et l'observance du Sabbat."
page-162 (Le Pape Sylvestre 314-335) "Si chaque Dimanche doit être observé avec joie par les Chrétiens en souvenir de la résurrection, chaque Sabbat, en souvenir de l'ensevelissement est considéré comme un jour de mépris des Juifs...» «Le pape Sylvestre oppose clairement la signification théologique et l'observance du Sabbat et du Dimanche. Les chrétiens sont invités à prendre le deuil et à jeûner, le Sabbat, non seulement «à cause de la sépulture» du Christ, mais aussi pour montrer leur mépris des Juifs et de leurs fêtes sabbatiques.»

(Dictionnaire « Vigouroux ». tome 5, 2 ème partie, col. 1302)
«Au 4e siècle, il y avait encore des chrétiens qui restaient attachés à la pratique du sabbat judaïque. Le synode de Laodicée vers 360, formula à ce sujet, son 29 ème canon ainsi conçu: «Les chrétiens ne doivent pas judaïser et se tenir oisifs le jour du sabbat, mais ils doivent travailler ce jour-là; qu'ils honorent le jour du Seigneur et s'abstiennent, autant que possible, en leur qualité de chrétiens, de travailler en ce jour. S'ils persistent à judaïser, qu'ils soient anathèmes au nom du Christ.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:30
Message : Bonjour, je vous propose la suite 041

Je vous propose de découvrir encore la suite de cette grande période moyenâgeuse de l'Eglise, qui a détrôné l'enseignement du Christ au bénéfice des traditions païennes, et dont les répercutions se font lourdement ressentir jusqu'à aujourd'hui.


Le «jour du soleil», observé par les païens de l'époque.
(Le Cathéchisme de l'Eglise catholique -1992)
Page-256 "Le jour du Seigneur, le jour de la résurrection, le jour des chrétiens, est notre jour...Si les païens l'appellent jour du soleil, nous aussi, nous le confessons volontiers: car aujourd'hui s'est levée la lumière du monde, aujourd'hui est apparu le soleil de justice dont les rayons apportent le salut." (S. Jérôme 345-420)
Page-446 «Nous nous assemblons tous le jour du soleil parce que c'est le premier jour (après le sabbat juif, mais aussi le premier jour où Dieu, tirant la matière des ténèbres, a créé le monde et que, ce même jour, Jésus-Christ notre Sauveur ressuscita d'entre les morts»

(S. Bacchiocchi - du Sabbat au Dimanche - Ed. P. Lethielleux - Paris, 1984)
Page-210 voici un exemple clair de l'influence païenne dans la coutume adoptée par les chrétiens de se tourner vers l'Orient, lieu du lever du soleil, pour offrir leur prière..."Parce que dans cette époque de transition du Sabbat à la célébration du jour du Seigneur, non seulement les premiers chrétiens remplacèrent le septième jour par le premier,
mais ils modifièrent la pratique traditionnelle juive de l'orientation vers Jérusalem pour la prière". (Tertulien-2-3e s)
Page-214 «En ce jour de lumière, premier et véritable jour du soleil, alors que nous nous réunissons après un intervalle de 6 jours, nous célébrons le Sabbat saint et spirituel... Tout ce qui était jusqu'alors prescrit pour le Sabbat, nous l'avons transféré au jour du Seigneur, bien plus digne d'honneur que le Sabbat juif..." (Eusèbe- IVe s)

«Que tous les magistrats et les citadins se reposent au vénérable jour du soleil et que cessent tous les travaux. Cependant que les gens de la campagne qui s'adonnent à l'agriculture le fassent librement...» (Décret du 7 mars 321 promulgué par Crispus-2 et Constantin-2. Corpus juris civilis, codex Justinianus, Livre III, Tit. XII, De feriis, 2 (3), traduit d'après le texte latin collationné par Paulus Kueger, Berlin, II, 1877, p.127.)

«L'Eglise sanctifia le dimanche, en partie parce que c'était le jour de la résurrection, mais surtout parce que c'était là fête hebdomadaire du soleil. La politique chrétienne aimait à adopter les fêtes païennes chères à la tradition populaire pour leur donner une nouvelle signification. Le dimanche, jour du soleil, était aussi le jour de Mithra...
Le fait que Jésus soit ressuscité un dimanche ne semble pas avoir été la raison véritable pour laquelle les chrétiens révéraient particulièrement ce jour-là. Ils auraient eu autant de raisons de choisir le vendredi, anniversaire de la mort du Seigneur. Il semble qu'ils furent influencés - dans ce domaine comme dans d'autres - par la coutume païenne, que le dimanche fut adopté parce que les adorateurs de Mithra et d'autres divinités solaires considéraient que ce jour était sacré et qu'il était impossible de supprimer cette habitude ancestrale.» (A. Weigall, Survivances païennes dans le Monde chrétien, P., 1934, p-126, 196, 197.)
Les enseignements des pères de l'église: les décrets impériaux et les décrets des conciles.
(Le Catéchisme de l'Eglise catholique -1992)
Page-256 "Le jour du Seigneur, le jour de la Résurrection, le jour des chrétiens, est notre jour...Si les païens l'appellent jour du soleil, nous aussi, nous le confessons volontiers...(S.Jérôme 345-420)

(S. Bacchiocchi - du Sabbat au Dimanche - Ed. P. Lethielleux • Paris -1984)
page-162- (Le Pape Sylvestre- 314 -335) "Si chaque Dimanche doit être observé avec joie par les Chrétiens en souvenir de la résurrection, chaque Sabbat, en souvenir de l'ensevelissement est considéré comme un jour de mépris des Juifs...»
Page-214 «En ce jour de lumière, premier et véritable jour du soleil, alors que nous nous réunissons après un intervalle de 6 jours, nous célébrons le Sabbat saint et spirituel...Tout ce qui était jusqu'alors prescrit pour le Sabbat, nous l'avons transféré au jour du Seigneur, bien plus digne d'honneur que le Sabbat juif..." (Eusèbe IVe s)
Noël, Pâques et dimanche:
(S. Bacchiocchi - du Sabbat au Dimanche - Ed. P. Lethielleux - Paris -1984)
page-169: Origène dit: «La résurrection du Seigneur n'est pas célébrée une fois par an, mais constamment, tous les 8 jours». Eusèbe écrit: «Tandis que les Juifs fidèles à Moïse célèbrent la Pâque de l'Agneau une fois par an...nous autres, hommes de la nouvelle Alliance, nous célébrons notre Pâque chaque Dimanche.». Le Pape Innocent-1 confirme l'unité entre les deux fêtes: "Nous célébrons le Dimanche à cause de la vénérable résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ, non seulement à Pâques, mais aussi à chaque cycle hebdomadaire"
page-211 "En 1171, un Syrien inconnu écrit: "c'est pourquoi on explique ainsi la raison pour laquelle les Pères ont transféré cette fête du 6 Janvier au 25 Décembre: C'était un rite solennel chez les païens de célébrer ce jour-là la fête du soleil naissant...Quand nos maîtres virent que même les Chrétiens étaient enclins à cette coutume, ils réunirent un concile et établirent ce jour-là la fête de la véritable naissance." (J. S. Assemanus, Bibliotheca orientais 2,164)
page-212, M. Righetti, liturgiste catholique: "Après la paix, l'Eglise de Rome, pour faciliter l'accès des masses païennes à la foi, jugea utile d'instituer le 25 Décembre comme fête de la naissance dans le temps, du Christ; Par là, elle éloignait les masses de la fête païenne célébrée le même jour en l'honneur du "soleil invincible" Mithra, le vainqueur des ténèbres."
L'observation du sabbat continue durant des siècles, malgré les lois humaines.
(Dictionnaire « Vigouroux ». tome 5, 2 ème partie, col. 1302)
«Au 4e siècle, il y avait encore des chrétiens qui restaient attachés à la pratique du sabbat judaïque. Le synode de Laodicée vers 360, formula à ce sujet, son 29ème canon ainsi conçu»: «Les chrétiens ne doivent pas judaïser et se tenir oisifs le jour du sabbat...S'ils persistent à judaïser, qu'ils soient anathèmes...» «Alors que toutes les églises du monde entier célèbrent les saints mystères chaque semaine, le jour du sabbat, cependant, celles d'Alexandrie et de Rome, suivant une certaine tradition ancienne, refusent de le faire. Mais les Egyptiens voisins d'Alexandrie et les habitants de Thèbes tiennent leurs assemblées le sabbat.» (Socrate le Scolastique— 5e siècle— Histoire ecclésiastique, Livre V, chap. 22, dans Migne, Patrologie latine, LXVII, col. 635)

«Les Ethiopiens gardent généralement le Sabbat ainsi que beaucoup de moines, avec tant de zèle et de rigueur qu'ils se laisseraient plutôt tuer que de le transgresser, dit-on. Ils commencent à l'observer le vendredi soir....(Abbé Pero Pais S. J, 1564-1622, Historia de Etiopia, collection publiée par Beccari, Porto, vol. II, p. 68-.

«Malgré tous ses efforts, entrepris au péril de sa propre vie, pour que son peuple accepte notre sainte foi, ce qu'il [l'empereur Susenyos] désira le plus fut de détruire l'observation du Sabbat, à cause de la manière dont les ecclésiastiques et les laïques (éthiopiens) y étaient attachés. Après avoir, sans résultat ordonné plusieurs fois de ne pas garder le Sabbat, il décida d'être sévère et promulgua un décret (en juin 1620) selon lequel les seigneurs qui n'obligeraient pas leurs serviteurs à labourer le Sabbat seraient dépossédés de leurs domaines et les serviteurs durement punis. (Historia de Etiopia, vol III, p. 146.).
Le dimanche est une institution humaine, et non biblique.
«Vous pouvez lire la Bible depuis la Genèse jusqu'à l'Apocalypse, et vous ne trouverez pas une seule ligne autorisant, établissant la sanctification du dimanche» (Le cardinal J. Gibbons, archevêque de Baltimore: La foi de nos pères, Paris, 1913, 3° éd. p-96)

«Les arguments en faveur de la célébration du Dimanche à l'exclusion du Shabbat ne sont pas faciles à trouver. En effet, le Christ n'a absolument rien dit à ce sujet». (Adrien Nocent, professeur à l'institut liturgique St.Anselme, Rome. Le Dimanche du Chrétien, Sidic, vol. X, n° 1, 1977, p-13).

«Les Apôtres n'ont pas émis un décret pour remplacer l'observance du sabbat par celle du dimanche; nous savons au contraire qu'ils ont continué de fréquenter le temple et les synagogues les jours de sabbat.» (Dictionnaire apologétique de la Foi catholique. Paris, 1948, t. I, art. «Dimanche », col.819.)

(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous: éd. Fayard -1992)
page-259 «Le sabbat correspond au samedi: les chrétiens ont transféré le jour de repos au dimanche...»
page-923 «Les chrétiens conservèrent la semaine juive, mais en déplaçant le jour de repos consacré au Seigneur, du dernier jour (le Sabbat) au premier jour, en souvenir de la résurrection de Jésus-Christ...». «L'église demande aux fidèles de s'abstenir de travail ce jour-là, afin de pouvoir se consacrer à la prière, et plus particulièrement à la célébration en commun de la mort et de la résurrection du Christ: l'eucharistie, la messe." «Dans le monde chrétien, le dimanche a ainsi remplacé...le Sabbat célébré par les juifs (qui y restèrent fidèles) et le Jour du Soleil célébré par les païens »

(Le Catéchisme de l'Eglise catholique -1992) (précise le changement du jour du repos)
page-449 «Le commandement de l'Eglise détermine et précise la Loi du Seigneur»
page-450 «Le sabbat qui représentait l'achèvement de la première création est remplacé par le dimanche qui rappelle la création nouvelle, inaugurée à la Résurrection du Christ.»

(S. Bacchiocchi - du Sabbat au Dimanche - Ed. P. Lethielleux - Paris • 1984)
Page-254- (Thomas d'Aquin - 13e siècle) déclare: "Dans la loi nouvelle, l'observation du jour du Seigneur n'a pas pris la place de celle du Sabbat en vertu de la loi, mais d'une institution de l'Eglise et de la coutume populaire". "On ne voit pas...que notre Seigneur ait donné aux apôtres l'ordre d'instituer le dimanche...D'après l'opinion commune de la théologie, le dimanche serait simplement une institution ecclésiastique. L'Eglise, dit-on, a non seulement déterminé les modalités de l'observation du dimanche; Mais encore c'est elle, et elle seule, qui, avec l'assistance de l'Esprit-Saint, a choisi ce jour pour le culte public et social de Dieu...C'est bien en raison de cette tradition, et non en vertu d'un texte quelconque de l'Ecriture, que nous observons le dimanche.» (Henri Dumaine, bénédictin, Le dimanche chrétien, ses origines, ses principaux caractères, Bruxelles, 1922, p IV, VI.).

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:33
Message : Bonjour, je vous propose la suite 042
«Il est curieux de rappeler à ce sujet que cette observation du dimanche, qui est le seul culte du protestantisme, non seulement ne repose point sur la Bible, mais est en contradiction flagrante avec la lettre de la Bible qui prescrit le repos du Sabbat ou samedi. C'est l'Eglise catholique qui, par l'autorité de Jésus-Christ, a transporté ce repos
au dimanche en souvenir de la résurrection de Nôtre Seigneur...» (Causerie sur le Protestantisme d'aujourd'hui, Paris, 38e éd., p-207.)
Diverses citations d'auteurs, sur ce que la bible dit, Concernant le jour de repos biblique:
«Le septième jour...est béni et sanctifié par Dieu: il reçoit donc une promesse favorable et il est considéré comme sacré, ou mieux comme consacré au Seigneur, comme un jour mis à part. au terme de la création, afin d'en garder le souvenir à toujours. Il est certain que l'auteur de notre texte a voulu montrer par là le caractère unique et exceptionnel du commandement relatif au sabbat. Alors que les autres lois seront données ultérieurement, surtout à l'époque de Moïse, la loi du sabbat remonte aux origines du monde et à la création de Dieu.» (F. Michaeli, professeur à la Faculté de Théologie protestante de Paris, Le Livre de la Genèse, Neuchâtel, 1957, p. 30)

«Premièrement donc, Dieu s'est reposé; et puis il a béni ce repos, afin qu'il fût sanctifié entre les hommes à toujours; Ou bien il a dédié chaque septième jour pour le repos, afin que son exemple nous fût une règle perpétuelle.(Jean Calvin, Commentaires de M. Jean Calvin sur les cinq livres de Moise, Genève, 1564, sur Gen 2: 1, 2, p 13)

«Le sabbat était en vigueur dans le jardin d'Eden. et, depuis lors, il l'a toujours été. Le quatrième commandement débute par l'expression « Souviens-toi », ce qui indique que le sabbat existait déjà lorsque Dieu écrivit cette loi sur les tables de pierre au Sinaï. Comment peut-on prétendre que ce seul commandement a été abrogé, tout en admettant que les neuf autres demeurent obligatoires ?» (D. L. Moody, prédicateur méthodiste. Weighted in the Balances, Londres, s.d., p 46, 47)

«Les commandements de la Loi forment un tout indissociable, parce qu'ils s'imposent tous au nom de la même volonté divine dont ils émanent essentiellement. Quand Dieu édicte également tous les préceptes du Décalogue, va-t-il tolérer que l'homme les distingue à son gré et n'observe que ceux qui lui plaisent ?» (Mgr A. Charue, évêque de Namur, Bible Pirot-Clamer, Paris, 1951, t. XII, p 407)

«Nous montrerons que ce commandement [le quatrième] a été placé dans la loi immuable du Décalogue avant que cette dispensation eût commencé; qu'il a été élevé, pendant le cours de l'économie mosaïque, au-dessus de toutes les institutions purement typiques, et qu'il a été expressément présenté par les Prophètes comme étant une obligation universelle....Nous affirmons donc: 1) que dès l'origine de l'économie mosaïque, le quatrième commandement a été incorporé a la loi morale, 2) que dans le temps où les usages cérémoniels étaient pleinement en vigueur, le Sabbat a toujours paru distinct et élevé au-dessus d'eux, 3) que dans les derniers temps de l'Eglise juive, les Prophètes ont insisté sur le Sabbat comme étant un devoir essentiellement moral et destiné à faire partie de la dispensation évangélique. (Daniel Wilson, évêque anglican de Calcutta, Sept sermons sur l'autorité divine et l'obligation perpétuelle du jour du Seigneur, Lausanne, 1839, p. 7, 37, 38-

«D'après sa nature non pas positive ou cérémonielle, mais morale, ce commandement se présente comme une obligation originelle et universelle.» (Charles Hodge, théologien calviniste. Systematic Theology, III, Londres, 1876, p. 323)

«Fait considérable dans l'histoire du salut: Il (le sabbat) est l'objet d'un des Dix commandements, cette pierre angulaire de la loi mosaïque; il est du petit nombre de ces devoirs, de nature essentiellement morale et religieuse, qui furent si solennellement prescrits à Israël. Ces commandements ne mentionnent ni la grande fête commémorative de la sortie d'Egypte, ni les sacrifices, ni la circoncision, mais bien le sabbat. Celui-ci est ainsi élevé au-dessus de la Pâque, des sacrifices, même de la circoncision qui pourtant remontait à Abraham. Il est associé seul, comme partie intégrante, aux lois les plus fondamentales de toute vraie morale religieuse. (Louis Thomas, docteur en théologie. Le jour du Seigneur, Genève, 1893, t. II, p. 6.)

(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous: éd. Fayard -1992)
page-259 « Le mot hébreu Shabbat, qui signifie repos, désigne le repos hebdomadaire sacré observé par les Juifs, conformément au cinquième commandement du Décalogue reçu au Sinaï par Moïse» (Ex 20, 8-11).». «Ce même texte rattache cette obligation au récit de la Genèse où l'on voit Dieu, satisfait de son oeuvre, se reposer le septième jour de la création (Gn 2,1-3)...» «Le chiffre sept symbolise dans la Bible l'harmonie et la plénitude.». «Jésus, tout en pratiquant le sabbat et en se rendant ce jour-là à la synagogue (Mc 1:21 ; Lc 4:16 ; 4:31-38-, devait vivement réagir contre les aspects purement formalistes imposés par les Docteurs de la Loi (Mt 12:1-14 Mc 2:23 ; 3:6 etc.). Il entendait ainsi restituer son vrai sens au sabbat, tourné vers le Père qui donne...la vie.»

(Le Catéchisme de l'Eglise catholique -1992)
«Le troisième commandement du Décalogue rappelle la sainteté du sabbat: «Le septième jour est un sabbat; Un repos complet consacré au Seigneur» (Ex 31:15) «L'Ecriture fait à ce propos mémoire de la création: "Car en six jours le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve..." Voilà pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat. II l'a sanctifié » (Ex 20:11). «L'agir de Dieu est le modèle de l'agir humain. Si Dieu a "repris haleine" le septième jour (Ex 31:17), l'homme doit aussi «chômer» et laisser les autres, surtout les pauvres, "reprendre souffle"» (Ex 23:12). «L'Evangile rapporte de nombreux incidents où Jésus est accusé de violer la loi du sabbat. Mais jamais Jésus ne manque à la sainteté de ce jour. Il en donne avec autorité l'interprétation authentique: "Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat" (Mc 2:27). Avec compassion, le Christ s'autorise "le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que le mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer" (Mc 3:4). Le sabbat est le jour du Seigneur des miséricordes et de l'honneur de Dieu. "Le Fis de l'Homme est maître du sabbat"» (Mc 2:28-. «Qui peut être maître (kurios) du sabbat, institué par Dieu, si ce n'est Dieu lui-même ? Le législateur seul est au-dessus de la loi. (Denis Buzy, théologien catholique. S.C.J., Bible Pirot-Clamer, Letouzey et Ané, Paris, 1935, IX, p. 134)
L'enseignement de la bible sur le jour du repos du Créateur et du Seigneur Jésus-Christ:

Pourquoi la plupart des chrétiens observent-ils le 1er jour de la semaine ou le dimanche ?

1) Parce que c'est un fait établi, par tradition, par habitude... sans se poser d'autres questions,
2) Parce que Jésus est ressuscité ce jour-là, pour commémorer sa résurrection.

Or, aucun texte biblique n'établit le lien entre la résurrection de Christ, le premier jour de la semaine, et la nécessité de transférer la solennité du samedi au dimanche.


Les trois institutions et bénédictions de Dieu à la création, au paradis, avant le péché.

Dieu a bénit trois choses au moment de la création, au paradis, avant le péché: les animaux marins et oiseaux, le couple (lieu de repos), et le septième jour comme jour de repos.
Gen. 1:22 "Dieu les bénit, en disant: Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre."
Gen 1:27-28 "Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre"
Gen 2:2-3 "Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant."
1 Chroniques 17:27 «Car ce que tu bénis, ô Éternel! est béni pour l'éternité.»


Jusqu'à présent, les deux bénédictions pour les animaux et l'homme concernant la fécondité demeurent, il n'y a pas de raison pour que celle concernant le jour du repos prescrit par Dieu, cesse ou change.

Le jour du repos fait partie des 10 commandements, de la loi morale de Dieu. Exode 20:8-11: (Tu ne tueras point; Tu ne commettras point d'adultère; Tu ne déroberas point...)

A-Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
B-Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
C-Mais le septième four est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.
B1-Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour:
A1-c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.


Jacques 2:10 «Car quiconque gardera toute la loi et faillira en un seul point, est coupable sur tous.» (Darby)
Apoc. 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.»

Le jour du repos est un moyen de sanctification et un signe entre Dieu et son peuple.

Exode 20:8, 11- "Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier...(parce que) l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié."
Ezéch 20:12,20 "Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu'ils connussent que je suis l'Éternel qui les sanctifie...Sanctifiez mes sabbats, et qu'ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l'Éternel, votre Dieu"
Hébreux 4:9-12 "Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses oeuvres, comme Dieu s'est reposé des siennes.
Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos...Car la parole de Dieu est vivante et efficace...»

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:36
Message : Bonjour, je vous propose la suite 043,

Le Sabbat est et reste un jour bénit par Dieu, et un jour de bénédiction pour le croyant.


Gen 2:2-3 "Dieu acheva au septième jour son oeuvre... Dieu bénit le septième jour. et il le sanctifia..."
Exode 20:11 "Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour: C'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.

Dieu a bénit le septième jour, non un jour sur sept. C'est parce que Dieu a bénit le septième jour, qu'il y a une bénédiction pour ceux qui l'observent»

Esaïe56:1-7 "Ainsi parle l'Éternel: Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste; Car mon salut ne tardera pas a venir...Heureux l'homme qui fait cela... Gardant le sabbat, pour ne point le profaner" "(v3) Que l'étranger qui s'attache à l'Éternel ne dise pas: L'Éternel me séparera de son peuple!..."(v6-7) et les étrangers qui s'attacheront à l'Éternel pour le servir, pour aimer le nom de l'Éternel, Pour être ses serviteurs, tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner... Je les amènerai sur ma montagne sainte»
Gal 3:26-29 "Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ; vous tous, qui avez été baptisés en Christ...Il n'y a plus ni Juif ni Grec...Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers»


A partir de Christ, il n'y a plus ni Juif ni Grec, nous sommes tous, par la foi, la postérité d'Abraham. Nous sommes donc aux bénéfices des promesses faites à Israël, nous avons aussi l'obligation d'observer la loi morale de Dieu, et les enseignements révélés dans sa parole.

Jésus et le Sabbat, Jésus et la tradition:

Aujourd'hui les chrétiens observent le dimanche en souvenir de la résurrection de Christ, mais quelle est l'attitude de Christ concernant le Sabbat et le jour du repos, et face à la tradition ?

Marc 7:6-8 "Jésus leur répondit... Ce peuple m'honore des lèvres. Mais son coeur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.»

JESUS EST LE CENTRE DU SABBAT:

JESUS EST LE CREATEUR DU SABBAT:
Gen 1:1 ; 2:2 "Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. Dieu acheva au septième jour son oeuvre qu'il avait faite, et il se reposa au septième jour...Dieu bénit le septième jour et il le sanctifia..."
Jean 1:1-3 "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu, toutes choses ont été faites par elle..."
Col 1:16 "Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre...»


JESUS EST LE SEIGNEUR DU SABBAT:
Marc 2:28 "le fils de l'homme est seigneur aussi du sabbat"
Luc 6:46 "Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?»


JESUS AVAIT COUTUME D'OBSERVER LE SABBAT DURANT SA VIE SUR TERRE
Luc 4:16 "Jésus se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat."

JESUS EST TOUJOURS LE MEME
Hébr 13:8 "Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement."

JESUS NOUS INVITE À ENTRER DANS SON REPOS
Mat 11:28 "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos".
Hébr 4:9-11 "II y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu..." "Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos...»


UNE PROPHETIE DE JESUS SUR LE SABBAT APRES SA MORT: (réalisée 35 ans après)
Mt 24:20 "Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat.»

JESUS SE REPOSE LE SABBAT DANS SA MORT:
Luc 23:54 à 24:8 "C'était je jour de la préparation, et le sabbat allait commencer. Les femmes...virent le sépulcre et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé...Puis elles se reposèrent le jour du sabbat...Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre de grand matin..." "voici, deux hommes leur apparurent, et leur dirent: Il n'est point ici, mais il est ressuscité...»
Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:38
Message : Bonjour, je vous propose la suite 044

PERGAME et THYATIRE: «les églises de la déformation»

CORRESPONDANCE HISTORICO-PROPHETIQUE DU MESSAGE. (3 ème partie)

Dans les lettres que Jésus adresse à Pergame et Thyatire. nous avons constaté qu'il y a plusieurs groupes:

1- Le groupe des fidèles à Dieu et à sa parole: (Apoc 2:13,19)
2- Le groupe qui a apostasié et qui s'est compromis avec le paganisme: (Apoc 2:14,20-23)
3- Le groupe des inconnus de l'histoire et qui sont restés fidèles: (Apoc 2:24-25)

Nous avons vu les fois précédentes un certain nombre de compromis qui ont pénétré dans l'église. Nous allons voir les groupes des fidèles à Dieu, durant cette longue période de l'histoire du Christianisme


LE GROUPE DES FIDELES:

Ap 2:13 «Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas...»
Ap 2:19 «Je connais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance...»


Cette longue période est aussi l'époque des premiers appels à la réforme et à la repentance. De nombreux serviteurs de Dieu, au péril de leurs vies, ont voulu réformer cette église enlisée dans le compromis du paganisme, mais sans succès. La réponse de l'église officielle était l'intolérance, la persécution et les bûchers. Voici quelques personnages, parmi ces audacieux serviteurs de Dieu dont l'histoire a conservé les noms, et qui ont essayé de ramener les croyants à la vérité simple et pure de la parole de Dieu.

BONIFACE (673-754):
(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous -1992)
page 57 «Né en Grande-Bretagne, WYNFRITH entre chez les bénédictins. Son esprit missionnaire le conduit en Germanie évangéliser les Saxons...il parcourt le pays, évangélisant les païens et commençant à fonder des abbayes...Dévoré du zèle missionnaire, il repart évangéliser les païens frisons (nord des Pays-Bas); il se fait massacrer en même temps que ses cinquante deux compagnons...Boniface est souvent désigné comme l'apôtre de la Germanie. Il est aussi l'un des patrons de la Grande-Bretagne»
PIERRE VALDO ET LES VAUDOIS (1140-1217):
(Hans Kung - La Christianisme...1999)
page 554-555 «les vaudois sont issus d'une fraternité de laïcs, réunie autour du riche marchand lyonnais Pierre Valdès, ou Valdo. A la lecture d'une traduction provençale de la Bible, il s'était converti aux béatitudes et avait distribué ses biens aux pauvres.» «En dépit des interdictions épiscopales et papales, les vaudois (même des femmes !) sillonnaient le pays deux à deux, pour prêcher à la façon des apôtres.» «Une véritable Église de laïcs se constitua, avec sa propre liturgie, son administration des sacrements...» «L'Église répondit en général par l'interdiction de la prédication par les laïcs, par la condamnation des «hérétiques». «Mais l'excommunication eut pour effet d'en faire des mouvements souterrains, contribuant à leur renommée...jusqu'en Bohême, où ils allaient influencer les mouvements annonciateurs de la Réforme des hussites...»
FRANÇOIS D'ASSISE (1186-1226)
(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-559 «Giovanni di Bernardone, fils d'un riche marchand de textiles d'Assise, qui avait connu une vie mondaine de plaisirs...François, qui avait renoncé au « monde », c'est-à-dire à la famille, à la richesse et à la carrière, et qui avait restitué à son père jusqu'à ses vêtements...» Il en avait assez de l'existence bourgeoise et auto-satisfaite qu'il menait; il voulait commencer à suivre réellement le Christ dans la pauvreté et dans une prédication itinérante conforme à l'Évangile...
page-558 «Ce fut le grand Innocent qui accepta la confrontation directe avec un homme aussi insignifiant que François d'Assise, en cette rencontre historique de 1209: François d'Assise devant Innocent III, le souverain du monde devant le Poverello, le «Petit Pauvre» !.
page 564 «Les trois préoccupations fondamentales de François d'Assise, qui sont celles de l'Eglise primitive: paupertas, humilitas, simplicitas - restent toujours des questions pour l'avenir de l'Église, à condition de ne pas idéaliser sa personne, qui a évidemment ses partis pris et ses faiblesses.». «François d'Assise est mort le 3 octobre 1226, à l'âge de 44 ans seulement, aussi pauvre qu'il avait vécu...»
JOHN WYCLIF (1320-1384) EN ANGLETERRE:
(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-793 « Dès le XIVe siècle, un professeur d'Oxford, traducteur de la Bible puis prédicateur ambulant, du nom de John Wyclif, avait donné corps à une protestation d'abord nationale, puis religieuse fondée sur la Bible: protestation contre la hiérarchie, contraire à l'Écriture, contre les usages non bibliques, de la vénération des saints et des images à la confession auriculaire et aux indulgences.»

(P. de Luz - Histoire des papes - 1960)
Page-340 «Selon Wyclif, tout fidèle doit connaître la Bible. Avec le docteur anglais, nous arrivons à la condamnation des indulgences et du culte des saints, à la proscription des reliques et des pèlerinages. Nous trouvons déjà sous sa plume les imprécations, que Luther portera au comble de la violence, contre le pape...»


JAN HUS (1369-1415) et le mouvement Hussiste.

(Théo, encyclopédie catholique pour tous, 1992)
P-384 «Au XIVe siècle, un mouvement proche de celui des lollards se répandit en Bohême aussi bien dans la population paysanne, majoritaire, que dans la noblesse et dans la jeune université de Prague. Jan Hus, qui enseignait à cette dernière, se fit le défenseur de ces idées. Celles-ci ayant été condamnées par l'université, puis par le pape Grégoire XII (pape romain), Jan Hus fut excommunié en 1411 par son archevêque. Encouragé cependant par le roi de Bohême Wenceslas IV et par le peuple tchèque, Hus prit des positions de plus en plus violentes contre l'Eglise établie. Il ne reconnaissait comme juge de la foi que l'Écriture...» «Sa mort en 1415 provoqua en Bohême un soulèvement à la fois national contre les Allemands, et religieux contre l'Église établie»


JEROME SAVONAROLE (1452, 1498)

(Théo, encyclopédie catholique pour tous -1992)
P-387 «Prieur du couvent dominicain San Marco à Florence depuis 1491, il attirait les foules par une ardente prédication, critiquant les moeurs en vigueur et exhortant à la conversion...Ses attaques contre l'indigne pape Alexandre VI Borgia le firent excommunier par celui-ci. Arrêté et torturé, il fut condamné, pendu et brûlé. Sa richesse spirituelle, sa lucidité sur les tares de la papauté contemporaine, ses talents d'orateur auraient rendu les plus grands services à la réforme de l'Église sans sa démesure.»

(P.de Luz - Histoire des papes - 1960)
p-316-318 «A l'excommunication pontificale, (Savonarole) a répondu en célébrant publiquement la messe le jour de Noël 1497.» «Il me suffit de ne pas être rejeté par le Christ.» Il a continué à insulter copieusement le pape. «On le pendit, on brûla son corps, on jeta ses cendres dans l'Arno...»


DIDIER ERASME (1469-1536):

(Théo, l'Encyclopédie catholique pour tous -1992)
paqe-389 «Celui que l'on appelle le prince des humanistes est représentatif de l'humanisme chrétien qui annonce et prépare la Réforme. Né à Rotterdam, prêtre, il n'exercera guère son ministère. Il se forme à Paris, où sévit la critique de la scolastique et à Oxford, où John Colet l'initie à la science et à l'exégèse biblique; l'Écriture tiendra une place essentielle dans sa conception chrétienne et son oeuvre. Son Manuel du soldat chrétien (Enchiridion 1503) trace le portrait idéal du chrétien: ses armes ne sont ni les sacrements, ni l'Église visible, mais l'Écriture sainte...»

(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-744-750 «Erasme entendait rester un chrétien catholique: et réformer l'Église catholique de l'intérieur...» Les critiques d'Érasme sont pour les moines. «Ces moines insolents et sots, qui se signalent par leur inculture, leurs superstitions...! Ils sont plus préoccupés de se remplir le ventre, de ramasser de l'argent, d'accumuler les honneurs que de suivre Jésus; Les règles de leur ordre leur sont plus importantes que l'Évangile»
«Érasme prend de plus en plus conscience du gouffre béant qui s'est creusé entre les "successeurs des apôtres" et les apôtres eux-mêmes, entre l'Église triomphaliste de son temps et la simplicité des origines, entre le christianisme actuel et Christ-Jésus d'alors. L'Église et le pape ne sont plus une aide, mais un obstacle sur la route vers Dieu !»


JACQUES LEFEVRE D'ETAPLES (1450-1537)

(Théo, l'Encyclopédie catholique pour tous -1992)
page-388 «Né à Étaples, près de Boulogne-sur-Mer, ce prêtre philosophe, moraliste et humaniste, est bien représentatif du climat intellectuel et spirituel au sein duquel la Réforme a mûri. Soucieux d'un retour aux sources chrétiennes, il apprend l'hébreu, étudie et commente le N-T, dont il donne une des premières traductions en français (1523). Ses Commentaires sur les Epîtres de Saint-Paul contribuent à mettre en relief l'esprit des premières communautés chrétiennes...il se situe dans la perspective d'une réforme pacifique de l'Eglise...»

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 mars04, 23:41
Message : Bonjour, je vous propose la suite 045, la fin de cette correspondance historico-prophétique.

LUTHER en Allemagne (1483-1546)
(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-709 «Martin Luther inaugure au XVIe siècle une ère nouvelle: un changement de paradigme pour l'Église, pour la théologie et pour le christianisme en général, un passage du paradigme catholique romain du Moyen Age, au paradigme protestant de la Réforme»
page-726 «Contre toutes les traditions, lois et autorités qui sont venues s'ajouter au fil des siècles, Luther pose le primat de l'Écriture: "l'Écriture seule » (sola scriptura)."
«Contre les milliers de saints et les innombrables intermédiaires ministériels entre Dieu et l'homme, Luther pose le primat du Christ: "le seul Christ" (solus Christus) ! Il est celui qui doit orienter toute explication de l'Écriture» «Contre les pieuses performances religieuses et les efforts de l'homme («oeuvres») prescrits par l'Église pour obtenir le salut...Luther pose le primat de la grâce et de la foi: «la seule grâce» (sola gratia) du Dieu...»
page-727 «Luther, nous apparaît comme un chrétien qui, appelé en 1521 à comparaître devant la Diète de Worms, a le courage d'en appeler à l'Écriture, à la raison et à sa conscience, et de persister dans sa foi.»
page- 735 « Luther ne voulait être qu'un "réformateur" de l'Eglise, qui pensait «revenir» à la «forme» originelle du christianisme. Ce faisant, il déclencha de fait une «révolution», parce que la société «chrétienne» d'alors s'était trop éloignée de l'Évangile. C'est donc seulement à contre coeur qu'il était devenu un rebelle politique qui s'était insurgé; parce que sa conscience lui enjoignait d'obéir à la Parole de Dieu...»

(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous -1992)
p-390-391 «La collecte de fonds assortie d'indulgences prescrite par le pape Léon X pour financer l'achèvement de la basilique Saint-Pierre à Rome, donne à Luther l'occasion de s'élever contre l'usage qui est fait des indulgences et contre l'autorité du pape: En 1517, il publie ses 95 thèses, point de départ historique de la Réforme protestante.» «A sa mort, Luther laissera un mouvement vigoureux, doté de bases théologiques élaborées, appelé à bouleverser profondément l'Église catholique et la société européenne.»
PHILIPPE MELANCHTHON (1497-1560)
(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous -1992)
p-395 «Principal disciple de Luther, esprit pacifique et tolérant, il joue un rôle de premier plan dans la défense et la diffusion de la pensée de celui-ci (Apologie pour Luther 1519, Lieux communs de théologie 1521). Il est en particulier le rédacteur de la Confession d'Augsbourg (1530), synthèse de la doctrine luthérienne présentée lors de la Diète réunie dans cette ville par Charles Quint pour essayer de concilier les positions catholiques et protestantes; Cette Confession, complétée par l'apologie de la Confession d'Augsbourg, restera le texte majeur de référence des Eglises luthériennes. Après la mort de Luther (1546), il assura sa succession à la tête de l'Église luthérienne; Moins intransigeant, il chercha à y aplanir les luttes théologiques entre les diverses tendances»
ULRICH ZWINGLI ET LA REFORME ZURICHOISE (1484-1531) :
(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous, 1992)
page-394 «Prêtre suisse, contemporain de Luther sans en avoir l'envergure, Zwingli n'en est pas moins un des pionniers de la Réforme. D'abord marqué par la pensée humaniste d'Erasme, il se rallie bientôt à là doctrine de Luther, sauf en ce qui concerne les sacrements. Appelé comme prédicateur à la cathédrale de Zurich en 1518 et soutenu par le conseil de la Cité, il fait de la ville une citadelle de la Réforme.» «En (1523) Zwingli présente les 67 thèses définissant sa doctrine. Malgré l'opposition du clergé, le Conseil de la cité impose cette doctrine à la population, organise un nouveau culte, interdit le culte catholique, instaure une sévère discipline religieuse et morale.»

(Hans Kung-Le Christianisme... 1999)
page-767-768 «En homme de la raison claire et distincte, soucieux de résultats pratiques, d'une grande intrépidité, il travaille à éliminer non seulement - comme Luther - ce qui n'est manifestement pas chrétien, mais aussi tous les éléments qui sont sans fondement biblique. Zwingli est tué durant la guerre, en 1531. Des catholiques découpent son corps en quatre morceaux et les brûlent. Mais l'oeuvre de Zwingli subsiste.»
MARTIN BUCER REFORMATEUR DE STRASBOURG (1491-1551)
(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous -1992)
P-395 «Né à Sélestat (Bas-Rhin), dominicain, il est marqué car la pensée humaniste d'Erasme et par son esprit d'ouverture et de conciliation. En 1518 acquis aux idées luthériennes dans lesquelles il voit la confirmation de la pensée d'Erasme, il quitte son ordre et épouse une ancienne religieuse; En 1529, il gagne Strasbourg où il sera le grand artisan de la Réforme. Il se fait le champion de l'unité entre disciples du Christ, tentant une conciliation entre Luther et Zwingli, entre baptistes et Église hiérarchique, entre protestants et catholiques.
En 1537, il accueille à Strasbourg Calvin, chassé un moment de Genève, qui recevra beaucoup de lui. Opposé à l'Intérim d'Augsbourg (compromis religieux provisoire imposé en 1528 par Charles Quint), il doit s'exiler à Cambridge. Il conseille Cranmer, notamment dans la réforme du Prayer Book; Son influence ouvrira la voie au puritanisme au sein de l'Eglise d'Angleterre.»


JEAN CALVIN (1509-1564):
(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-769 «pour Calvin aussi, il en va essentiellement d'un retour à l'Evangile, d'une obéissance sans compromis à la Parole de Dieu. C'est aussi pour l'amour du Christ que Calvin a tourné le dos à l'Église papiste, qui n'est plus pour lui l'Église du Christ: "Nous avons dû nous détourner d'eux pour nous tourner vers le Christ"»

(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous -1992)
page-397- «Une grande place est attribuée à l'enseignement religieux. Calvin rédige un catéchisme par questions et réponses, manuel fondamental pour tous; il fonde une académie de théologie où viendront se former de nombreux cadres des Églises calvinistes étrangères. Genève devient l'un des foyers les plus actifs de la Réforme d'où, sous sa forme calviniste, elle gagnera divers pays (Suisse, France, Pays-Bas, Angleterre, Ecosse, Hongrie)»
THOMAS CRANMER (1489-1556)
(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-795-796 «Cranmer... avait acquis très tôt la conviction que la primauté papale était contraire à l'Écriture: En référence à Rom 13, il voulait la remplacer par la primauté du roi.» «Cranmer est aussi l'auteur principal des "42 articles" (1552), une confession de foi qui reprend la doctrine protestante de la justification et la doctrine calviniste de l'Eucharistie. Ces deux écrits sont restés jusqu'à nos jours la base de la foi anglicane, avec seulement de légères modifications. » «L'archevêque Cranmer finit lui aussi sur le bûcher: c'est pourquoi l'Eglise anglicane le vénère comme un martyr»
JOHN WESLEY (1703-1791):
(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-849 "The world is my parish" ("Le monde est ma paroisse"), pouvait précisément dire John Wesley, qui avait fondé au XVIIIe siècle en Angleterre, un premier grand mouvement de réveil, le méthodisme. Celui-ci connaîtrait par la suite une puissante expansion en Amérique.»
Tous ces hommes et ces mouvements à contre-courant sont encouragés: «Ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne.» (Ap. 2.25.)

LE GROUPE DONT L'HISTOIRE N'A PAS RETENU LES NOMS, ET QUI SONT RESTES FIDELES (V24-25)

Ce sont les anonymes qui dans l'Église, ont souffert en secret des erreurs qu'ils ont constaté sans savoir comment réagir ou qui sont morts pour leur foi, sans que l'histoire en retienne les noms. Jésus s'est adressé à eux et leur a dit: "A vous, à tous les autres qui ne reçoivent pas cette doctrine, qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan, je ne mets pas sur vous d'autres fardeaux..."(Ap. 2:24-25)

CONCLUSION SUR LES EGLISES DE LA DEFORMATION ET DU COMPROMIS: (de 313 à 1798)

C'est la plus longue période de l'histoire de l'église, là où le peuple de Dieu s'est compromis avec l'état et le paganisme et dont beaucoup de traditions subsistent encore de nos jours dans le christianisme. Ce ne sont pas les hommes et les femmes de Pergame et de Thyatire en tant que personnes qui sont visés dans ces lettres. c'est l'Eglise au pouvoir, l'Eglise en tant qu'institution qui s'est compromise avec le paganisme. A l'intérieur de l'église, il y a des hommes et des femmes qui sont demeurés fidèles. Ils n'ont pas «connu les profondeurs de Satan» (Ap. 2:24).

Comme au temps de Jézabel, il en est qui n'ont «point fléchi les genoux» (1 Rois 19:18- et qui sont restés fidèles à Dieu, en donnant leur vie plutôt que de déshonorer Dieu. C'est à eux que Christ adresse ces promesses:

Apoc. 2:17,26 «A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc...» «A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations...»
Auteur : Philippe Septième
Date : 08 avr.04, 11:24
Message : Bonjour, je vous propose la suite 046,

LETTRE A L'EGLISE SARDES.

«L'Eglise de la demi réforme, du retour aux sources et aussi du sommeil» «16e-18e siècles, de 1500 à 1800»

AP 3:1-6
1 Ecris à l'ange de l'Eglise de Sardes: Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort.
2 Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n'ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu.
3 Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi.
4 Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes.
5 Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
6 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!


SARDES : DESCRIPTION DE LA VILLE DANS L'HISTOIRE
(Dictionnaire Larousse 3 volumes)
Sardes, en gr. Sardeis. Géogr. anc. V. d'Asie Mineure...Résidence des rois de Lydie, puis (546 av. J.-C.) de la satrapie perse elle fut incendiée par les Ioniens révoltés (498 av. JC), prise par Antiochus III (214 av. JC) et détruite par un tremblement de terre (17 ap. JC). La ville s'effaça peu à peu devant Pergame et Ephèse. Elle fut ruinée sous les coups des Seidjoukides puis de Timur (1402).
(Dictionnaire Biblique pour tous - 1994 - Ed. L.L.B.)
Capitale de l'ancien royaume de Lydie, son nom était synonyme de richesse. D'après Ap 3.1ss, l'Eglise de Sardes...se confie en sa réputation passée sans rien accomplir dans le présent et manque de vigilance.
(Dictionnaire Encyclopédique de la Bible -1987 - Ed. BREPOLS)
Cette ville d'Asie Mineure, fut célèbre pour ses richesses. D'abord capitale des Héraclides, puis résidence de Gygès, le fondateur de la dynastie des Mermnades, ainsi que de Crésus, le dernier roi de Lydie (563-547 av. JC)...C'est à cette époque qu'une colonie juive fut établie à Sardes...En 133 av. JC, la ville passa sous l'autorité de Rome et Flavius Josèphe cite un décret du proquesteur et propréteur romain autorisant les Juifs de Sardes à maintenir le droit "ancestral" d'avoir leur propre tribunal. Il cite aussi un décret du sénat et du peuple de Sardes permettant aux Juifs d'y bâtir une synagogue. Les chrétiens, auxquels Ap 3:1-6 se réfère, provenaient peut-être en partie de la communauté juive de Sardes.
(Quelques autres précisions sur la ville...)
Sardes. (En grec - Sardeis: princes de joie). Sardoine, pierre précieuse rouge et transparente. C'était l'une des plus anciennes cités de l'Asie mineur, fondée au XII ème siècle av. JC. Sardes paraissait comme un véritable nid d'aigle perché au sommet d'une abrupte falaise de 350 m de haut. Citadelle imprenable, elle fut longtemps considérée par les Grecs comme la plus grande des cités. Capitale de la Lydie. Sardes était devenue le symbole de la puissance invaincue, jusqu'à son roi, Crésus.

La prise de Sardes, en 546 avant JC se fit dans des circonstances particulières. Un soldat de Cyrus ayant remarqué un soldat de la citadelle perdre son casque et le récupérer dans les rochers, le soldat tenta de nuit son escalade au même endroit avec quelques autres et trouvèrent la forteresse sans grande surveillance. C'est de la même façon qu'Alexandre le Grand s'empara de la ville, 320 ans plus tard. L'orgueil et l'excès de confiance des gardes causèrent une fois de plus la perte de la ville. Sardes est le parfait exemple du contraste entre un passé de gloire et un présent de misère. A l'époque de Jean, Sardes était devenue une ville morte, qui ne vivait plus que du renom de son passé.

C'est aujourd'hui un hameau de bergers, avec quelques belles ruines, seuls restes de son ancienne splendeur. Cybelle était la divinité locale. Les jeux célébrés en son honneur étaient appelés Chrysanthia; et on peut en déduire que des couronnes de fleurs de ce nom (chrysanthèmes), étaient portées par ses adorateurs. L'Eglise chrétienne à qui Jean adresse sa lettre, bien qu'elle adorait le Dieu de la vie, elle était spirituellement morte. A l'image de la cité, elle passait pour être vivante, mais il n'y avait que le souvenir de sa gloire passée.


SARDES : ENSEIGNEMENT SPIRITUEL DU MESSAGE.

AP 3:1
Ecris à l'ange de l'Eglise de Sardes: Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort.


Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles:

Le Christ est présenté comme ayant la plénitude de l'Esprit. Il est le maître absolu de la révélation de Dieu, qui parvient aux hommes par l'inspiration du Saint-Esprit. Le Christ est présenté comme le maître de l'Église, celui qui s'est donné pour son Église. La vie de ces 7 communautés dépend du Christ. Il en est le fondement, la tête, la vie, le protecteur, l'inspirateur. En se présentant ainsi. Christ veut nous faire comprendre qu'il est toujours celui qui dirige son peuple, malgré qu'on l'a éclipsé durant une longue période de l'histoire de son église.


Ephes 5:23 «Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.»

Jésus se présente à Sardes et à Ephèse de manière similaire:

A Ephèse il est précisé qu'il tient les étoiles dans sa main droite (Ap. 2:1), alors qu'à Sardes il les possède. L'accent mis ici sur la possession, c'est à dire sur la communion du Christ avec l'Esprit et l'Eglise. L'Eglise ne peut connaître la vie véritable avec l'Esprit de Dieu que dans la mesure où elle entretient une relation intime et profonde avec Jésus-Christ.

1 Cor 12:3 «C'est pourquoi je vous déclare que nul, s'il parle par l'Esprit de Dieu, ne dit: Jésus est anathème, et que nul ne peut dire: Jésus est le Seigneur! si ce n'est par le Saint-Esprit.»

Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort.

Cette église avait connu un passé glorieux, dont elle cultivait le souvenir, mais ses oeuvres étaient devenues mortes. Cette église est morte mais pas abandonnée, car Christ l'aime et l'appelle à la repentance. L'Eglise de Sardes passe pour être vivante, elle a toutes les apparences de la vie. Comment ne pas tomber dans le formalisme, étant donné que toute piété s'exprime dans des formes. Or, il est vrai que le respect des formes peut conduire à manifester «l'apparence de la piété et à renier ce qui en fait la force» (2 Timothée 3:5).

Le mal de Sardes c'est la suffisance, c'est de croire qu'elle est arrivée au but de ses découvertes (Ap. 3:2). Sardes, comme l'Eglise d'Ephèse, sont invitées à se souvenir (Ap. 2:5 ; 3:3). Ephèse doit revenir à son premier amour, et pratiquer ses premières oeuvres (Ap. 2:4-5). Sardes doit retrouver un mode de relation qui touche à l'écoute, à la fidélité et à la repentance (Ap. 3:3). Sardes accomplit des oeuvres réelles, mais elles restent inachevées, elle ne va pas jusqu'à la plénitude. Cette église se croit arrivée, mais ce qu'elle prend pour un achèvement n'est que de l'immobilisme mortel. Christ l'invite à la vigilance, car il n'a pas trouvé ses oeuvres achevées...(Ap 3:2)


Jacq. 2:17 «II en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même.»

Ce qui donne encore à une telle Eglise le renom de vivre, c'est de conserver certaines doctrines bibliques, avec la pratique régulière des exercices du culte, etc. Toutes ces choses conservées ne sont que des formes sans la vie de la foi et de l'amour de l'Esprit de Dieu. Que sert-il d'être estimé par l'oeuvre extérieure, si l'on est condamné par Celui qui voit les oeuvres du coeur?

AP 3:2
Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n'ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu.


Sois vigilant.

L'Eglise a d'abord besoin d'un réveil: Sois vigilant, veille. Le remède proposé par Jésus est surprenant. Il n'y a pas d'appel à l'action: achève ce que tu as commencé; Mais un appel à la vigilance, car il y a le risque de s'endormir, parce que le Christ ne revient pas tout de suite. Deux fois la ville de Sardes est tombée, par manque de vigilance, en étant sûre que la citadelle est imprenable. Deux fois Jésus lui dit d'être vigilante: (Apoc 3:2,3 «Sois vigilant...Si tu ne veilles pas...)

Affermis le reste qui est près de mourir.

La vigilance implique, la fidélité, l'obéissance, de bâtir sur un fondement stable. Le reste, ce sont les membres les moins déchus du troupeau et qui ont besoin des fidèles. Le Seigneur nous invite à nous occuper des autres, autour de nous, menacés de mort, au lieu de tourner en rond autour de nous-même et de nos besoins uniquement. Pour empêcher le reste de mourir, il faut lui donner une nourriture solide, fondée sur la parole de Dieu.


Mt 4:4 "L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu"
Rom 16:25 "A celui qui peut vous affermir selon mon Evangile et la prédication de Jésus-Christ..."
1Thes 3:13 "afin d'affermir vos coeurs pour qu'ils soient irréprochables dans la sainteté devant Dieu notre Père, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus avec tous les saints"
2Pier 1:12 "Voilà pourquoi je prendrai soin de vous rappeler ces choses, bien que vous les sachiez et que vous soyez affermis dans la vérité présente".

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 avr.04, 11:26
Message : Bonjour, je vous propose la suite 047

Car je n'ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu.(2)

Oeuvres parfaites (grec - pleroo) - être rempli, combler, achever, parfaite...Les oeuvres, ou toutes les manifestations de la vie ne sont pas selon l'ordre divin, malgré les apparences. Parfait, dans le sens d'accompli, plein, achever ce qu'on a commencé:


Phi 1:6 "Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ."

La lettre ne mentionne plus Jézabel, Balaam ou les Nicolaïtes qui personnifiaient la paganisation du christianisme. On assiste donc à une épuration doctrinale. Malheureusement, l'obéissance n'est pas encore telle que le Seigneur la souhaiterait. "Je n'ai pas trouvé tes oeuvres parfaites devant mon Dieu". Le nom de Sardes évoque encore l'idée d'une pierre précieuse, la sardoine. Cette Église est chère au coeur de Dieu, pour avoir rallumé la révélation divine, qui était éteinte depuis plusieurs siècles.

"devant mon Dieu". Cette référence de Jésus à son Dieu est étonnante, de la part de Christ ressuscité. Cette confession de foi souligne l'obéissance et la soumission qui, en Christ, uni tous les croyants à Dieu. Le remède dont Sardes a besoin, c'est de retrouver une dépendance totale dans la soumission et l'obéissance à Dieu, qui redonnera à ses oeuvres leur plénitude.


Jean 20:17 «Jésus lui dit: Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
Rom. 15:6 «afin que tous ensemble, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.»
1 Cor 15:27-28 «Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.»


AP 3:3
Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi.


Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. (3)

Le manque de mémoire est source de désobéissance. Si dans la vie le manque de mémoire peut être néfaste, pour le croyant cela peut conduire à l'apostasie. Alors que Dieu se souvient de son alliance avec ses enfants, le peuple de Dieu l'oublie bien souvent. C'est pourquoi Dieu ne cesse d'inviter son peuple à se souvenir de ce qu'il a fait pour lui et de ses lois:


Deut 8:18 «Souviens-toi de l'Éternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donnera de la force pour les acquérir...»
Exode 20:8 «Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier»
Ecclésiaste 12:3 «souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir»
2 Timothée 2:8 «Souviens-toi de Jésus-Christ...ressuscité des morts, selon mon Évangile»

Apoc 2:5 «Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres...»

L'appel à se souvenir contient ici l'appel à se repentir. Oublier Dieu et l'oeuvre qu'il a accomplie dans nos vies conduit à s'égarer loin de la source de la vie. Sardes doit se souvenir de la manière dont elle a reçu et entendu l'Evangile, pour garder et se repentir. Ce qu'ils ont entendu n'est pas à remettre en question, car la parole de Dieu ne change pas. Ce qu'ils ont reçu dans le passé doit se manifester par l'obéissance dans le présent.

Rom 10:17 «Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ.»
Rom 1:5 «par qui nous avons reçu la grâce...pour amener en son nom à l'obéissance de la foi tous les païens»


Etre baptisé ou avoir son nom inscrit dans une église, ne suffit pas pour être sauvé. Une foi authentique ne peut être que vivante. D'où l'invitation à veiller. Car la venue de Jésus signifie pour les uns le salut, et pour les indifférents la perdition.

La venue de Jésus "comme un voleur" ne l'est que pour ceux qui dorment et qui sont inattentifs aux signes des temps qui annoncent la proximité du retour du Christ.


Mat 24:38-42 «Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous: il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme.»
2 Pierre 3:11-14 «Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété...C'est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix.»


Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi (3)

La ville fut prise deux fois de la même façon, de nuit, par surprise, car personne ne veillait de ce côté-là. En 546 avant J-C, avec Cyrus; et 3 siècles plus tard avec Alexandre le Grand, en 334 avant J-C.


La même image est employée pour la venue du Messie en gloire:

Mat 24:44 ; Luc 12:40 «tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.»
1 Thes 5:2 «Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit.»
3 Pierre 3:10 «Le jour du Seigneur viendra comme un voleur...»


AP 3:4
Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes.


Tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements (4)

Ap 14:4 «Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges; ils suivent l'agneau partout où il va...»

Ils marcheront avec moi en vêtements blancs...(v4)

Sur les 25 fois où le Nouveau Testament fait référence à la couleur blanche, 16 se trouvent dans l'Apocalypse. Le vêtement blanc est une caractéristique céleste: Le vêtement blanc est promis aux vainqueurs de Sardes (Ap. 3:5), il est offert aux Laodicéens pour couvrir leur nudité (Ap. 3:18-, il est offert aux martyrs pour les encourager à la patience (Ap. 6:11). Le vêtement blanc est porté dans le ciel par les 24 anciens (Ap. 4:4) et la multitude des rachetés (Ap. 7:9,13). Les armées célestes accompagnant le Christ vainqueur sont revêtues d'un fin lin, blanc, pur (Ap. 19:14). Dieu lui-même est vêtu de blanc (Dan. 7:9)

Que symbolise ce vêtement blanc offert aux croyants ?

Dans l'Apocalypse, des robes blanches sont données aux élus (Ap. 6:11) et portées par eux (Ap. 7:9). Elles sont lavées dans le sang de l'agneau (Ap. 7:14) et promises aux vainqueurs (Ap. 3:4-5). Laodicée qui ne brille pas par ses oeuvres (Ap. 3:15) est invitée à acheter des vêtements blancs pour couvrir sa nudité, c'est-à-dire son inaction (Ap.3:18-. Car dans l'Apocalypse le vêtement blanc est défini comme les oeuvres justes des saints (Ap. 19:8-. Le langage biblique pour la robe blanche n'exprime pas l'idée d'un salut gratuit, mais l'engagement des croyants dans la voie de la fidélité. L'homme est revêtu d'une robe blanche lorsqu'il vit en plein accord avec la volonté de Dieu.


Ap 19:8 (Darby) «et il lui a été donné d'être vêtue de fin lin, éclatant et pur, car le fin lin, ce sont les justices des saints.»

Les oeuvres ne sont pas un sujet de gloire, un "faire valoir", car elles sont données, mais elles ne relèvent pas non plus d'un automatisme. Les croyants mettent en oeuvre leur salut, ils marchent dans le salut.

Phil 2:12 «Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut...»

Les vainqueurs de Sardes sont donc bien ceux qui n'ont pas souillé leur vêtement, c'est-à-dire ne se sont pas engagés dans des oeuvres d'iniquité, mais ont pratiqué la justice. Il semble évident que les robes blanches symbolisent la pureté comme l'indique le contexte; «Ils n'ont pas souillé leurs vêtements» (Apocalypse 3:4.). Mais la robe blanche est également associée à la fête, la réjouissance et le repas qui la célèbre (Eccl 9:8-. Se revêtir d'un vêtement blanc, c'est en quelque sorte se mettre dans l'esprit de la fête, et déjà anticiper les délices du repas avec l'hôte divin. D'une part, le Seigneur se présente comme un voleur qui viendra bientôt surprendre les hommes; d'autre part les croyants fidèles sont appelés à garder leurs vêtements, ou plutôt à revêtir des vêtements blancs.

Mat 22:11 «Le roi entra...et il aperçut là un homme qui n'avait pas revêtu un habit de noces.»
Esaïe 61:10 «Je me réjouirai en l'Éternel, mon âme sera ravie d'allégresse en mon Dieu; Car il m'a revêtu des vêtements du salut, il m'a couvert du manteau de la délivrance»
Rom 13:14 «Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n'ayez pas soin de la chair...»

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 avr.04, 11:28
Message : Bonjour, je vous propose la suite 048

AP 3:5,6
Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglise!


Celui qui vaincra...

Une triple promesse est faite au vainqueur.

1- Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs.

Cette glorieuse promesse: «ils seront revêtus de vêtements blancs», concerne le reste fidèle de Sardes. Ce que le croyant a porté sur la terre, il le portera dans le ciel. Pour marcher en vêtement blanc au ciel, il faut ne pas avoir souillé son propre vêtement sur terre (v-4), ce que nous semons sur terre, nous le récolterons dans l'éternité, c'est une loi inévitable. La communion avec le Christ, l'attachement à sa Parole, l'édification d'un caractère fort, trouveront leur plénitude dans l'éternité, car l'amour et ses fruits ne périront jamais.


1 Cor 13:8 « La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront...»

2- Celui qui vaincra, je n'effacerai point son nom du livre de vie.

Les noms des créatures sont en quelque sorte déjà écrits dans le livre de vie, mais à titre provisoire; Il n'est pas dit: "J'inscrirai son nom" car l'inscription est faite «dès la fondation du monde», mais l'homme a le pouvoir de refuser son élection et d'obliger par sa conduite le Seigneur à effacer son nom du livre de la vie. Le Christ nous a rachetés. Nous sommes inscrits dans le livre de vie; mais il nous faut ratifier l'inscription par notre engagement à suivre Christ qui, à son tour, nous reconnaît devant son Père et devant ses anges.

Lorsqu'un pécheur se repent et accepte Christ comme son Sauveur, il confirme son inscription. Tant que le croyant suit Christ partout où il va et reste en lui, son nom reste inscrit dans le livre de vie. Du moment qu'un croyant abandonne Dieu et sa position en Christ, il est de nouveau perdu, et son nom est effacé du livre de vie.


La pré-connaissance de Dieu:

Ap 13:8 « Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'agneau qui a été immolé»
Rom 8:29-30 «Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils...Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés...justifiés...glorifiés.»

La liberté de l'homme reste totale pour son salut, car chacun choisi sa destinée: «Dieu veut que tous les hommes soient sauvés (1 Timothée 2:4). Mais l'offre divine peut être repoussée, négligée, ignorée. Le projet de Dieu est alors mis en échec et les noms effacés du livre de vie.

Jean 3:16 «afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
Luc 10:20 "Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

Ezéchiel 33:11,13 «je suis vivant! dit le Seigneur, ce que je désire, ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive. Lorsque je dis au juste qu'il vivra, s'il se confie dans sa justice et commet l'iniquité, toute sa justice sera oubliée, et il mourra à cause de l'iniquité qu'il a commise. »
Exode 32:33 "L'Éternel dit: C'est celui qui a péché contre moi que j'effacerai de mon livre.»

Hébreux 3:7-8,13 «C'est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit: Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos coeurs...Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire: Aujourd'hui! afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché.»


Ap 20:15 «Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu»
Ap 21:27 «Il n'entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l'abomination et au mensonge; il n'entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l'agneau»


Le vainqueur, pour sa part est assuré de demeurer gravé dans le souvenir de Dieu quoi qu'il arrive.

Esaïe 49:14-18 «Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? Quand elle l'oublierait, moi je ne t'oublierai point. Voici, je t'ai gravé sur mes mains...»

3- Celui qui vaincra, je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.

Dans la mesure où le croyant a témoigné de sa foi en Dieu dans ce monde hostile, Jésus lui-même confessera son nom devant le tribunal céleste.


Mat 10:32-33 «C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux, mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux»

Romains 10:9-10 «Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c'est en croyant du coeur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut»


L'idée d'un tribunal céleste est présente partout dans la Bible. Le prophète Daniel décrit ce tribunal dans une vision grandiose, où l'on voit la condamnation des puissances qui menacent les croyants(Daniel 7:9-14). L'Apocalypse décrit elle aussi le jugement dernier (Ap 20:11-15). Seuls sont épargnés ceux dont le nom est écrit dans le livre de vie (Apoc. 21:27)

SARDES : CORRESPONDANCE HISTORICO-PROPHETIQUE DU MESSAGE. «Lumières et ombres de la Réforme»

Sardes. Ce nom vient de "sardion" qui signifie "pierre précieuse, chant de joie."

La période décrite a effectivement été une période de joie, une période de renaissance, de redécouverte des trésors qui avaient été complètement abandonnés ou cachés durant des siècles. L'Eglise de Sardes marque dans l'histoire du christianisme un mouvement de retour aux sources. C'est le temps de la Réformation. Les anciennes vérités sont redécouvertes. On se souvient du message originel de la Bible, de ce qu'on a «reçu et entendu» (Ap 3:3). La parole de Dieu fait de nouveau l'objet de l'attention des croyants et l'on retrouve la saveur des études.

Comme l'Eglise de Sardes, celle de la Réforme avait pris un bon départ. Elle avait écouté le message de la justification par la foi, et l'avait reçu avec enthousiasme. L'esprit de la Réforme a bouleversé l'Europe entière, et atteint l'ensemble de la planète. La Bible fut placée à nouveau au coeur de la cellule familiale et de la prédication. Les réformateurs insistèrent sur l'importance d'un christianisme vécu au quotidien.

La Réforme fut un Immense chant «de joie», comme le suggère l'étymologie du nom de Sardes.
Aujourd'hui encore elle vit de ce prestigieux passé, s'appuyant sur les noms des réformateurs, comme la vieille cité se souvenait de Crésus et de ses rois. Mais comme Sardes, la Réforme et les Eglises issues de la Réforme se sont contentées dans la suffisance, semblable à l'image des géants du mur de la Réformation à Genève, qui demeurent immobiles dans la pierre.

Très vite, en effet, la foi vivante se figea dans des formules de concorde, des confessions...Les réformateurs finirent par avoir leurs déclarations de foi définitives, tout comme les catholiques romains avaient la leur par le Concile de Trente. La réforme devint une "Sardes" au sommet de son pic rocheux, sur des falaises apparemment inviolables. Les exhortations de la lettre s'inspirent du drame de cette ville. Elles sont dominées par l'appel au souvenir: «Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi» (Ap 3:3)

(L'Apocalypse de John. H. Alexander - éd. MB. -1992 - p.110)
«Durant plusieurs générations, les réformés ont écouté attentivement la Parole divine; mais leurs descendants n'ont pas veillé sur le bon dépôt de la foi. C'est pourquoi le Seigneur complète ainsi son avertissement». «Les citoyens de Sardes pouvaient naguère contempler leur acropole juchée sur la colline en se persuadant qu'elle n'avait rien perdu de son invulnérabilité. Aujourd'hui certains protestants peuvent tourner des regards nostalgiques vers les glorieux débuts de la Réforme. Ils maintiennent encore traditionnellement ce qu'ils ont renié pratiquement. Ils vivent des formes extérieures d'une piété qui, au XVIe siècle, était le fruit d'une communion intime avec Dieu, mais dont ils ont renié actuellement la force. Ils s'appellent protestants, mais ils ne protestent plus. Ils se disent réformés, mais ils refusent qu'une véritable réforme démolisse les structures présentes pour qu'ils retrouvent le modèle originel...Ils se croient vivants, mais ils sont près de mourir»
(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous -1992)
Zwingli cherche à étendre sa Réforme à toute la Suisse, sans parvenir à s'entendre avec les cantons gagnés à la Réforme luthérienne; ainsi isolé il se heurte aux cinq cantons catholiques groupés en Confédération; l'armée zurichoise est battue par celle-ci à Kappel (1531 ); Zwingli y meurt les armes à la main. »
(Hans Kung - Le Christianisme...1999)
page-763 «La Réforme populaire se mua en Réforme des princes et des magistrats, ce qui eut pour conséquence que les Eglises luthériennes...ne purent mettre en place une organisation ecclésiale autonome, mais passèrent sous la coupe des princes ou des villes...Le prince local devenait finalement une sorte de pape sur son territoire ! La liberté de conscience et de culte était restée en chemin, le dernier mot revenait aux autorités civiles.
page-764 «l'Allemagne luthérienne n'a donc pas donné naissance à l'Église chrétienne libre; elle a donné le pouvoir sur l'Église aux magistrats et aux princes, un pouvoir souvent exercé de façon peu chrétienne » «Luther, qui, au début, avait eu des mots amicaux à l'égard des juifs, tint, peu avant sa mort, des paroles si haineuses et peu chrétiennes contre les juifs que les national-socialistes purent le citer comme un témoin privilégié pour justifier leur antisémitisme»

page-783 «Des milliers de réfugiés, de France et d'Angleterre surtout, où les évangélistes étaient persécutés, affluèrent à Genève. Mais, il n'était pas question de liberté religieuse. La liberté religieuse aurait exigé ce que Calvin voulait éviter à tout prix: une séparation entre l'État, la société et la religion. Dans la ville de Calvin régnait au contraire une véritable contrainte sur les dogmes et donc les consciences! En 1553 surgit à Genève l'anti-trinitaire Michel Servet...Dans la Vienne catholique, le médecin et théologien Servet avait déjà été condamné au bûcher (Calvin lui-même avait envoyé des documents accusateurs à l'Inquisition!), mais il avait pu prendre la fuite à la dernière minute pour se réfugier dans la Genève protestante. Peine perdue: à Genève aussi on fait son procès, et Servet mourra sur le bûcher comme « blasphémateur ».

Calvin avait «seulement» préconisé la décapitation...D'autres Églises réformées suisses, et Melanchthon lui-même, à Wittenberg, approuvèrent cette condamnation à mort. Il y eut donc des réformateurs, qui n'avaient d'autre souci que l'Évangile, pour accepter la mort sur le bûcher d'un hérétique, des hérétiques en général? Dans la Genève réformée, l'Inquisition, la torture et le bûcher restèrent des réalités, tout comme sous la férule de Rome...

page-786 «Et la tolérance? Ce que les protestants avaient arraché au pape, ils ne l'étendirent pas même à leurs propres «ouailles», à leurs dissidents. Le temps de la tolérance n'était donc cas encore venu!»

page-832 «Les écrits de Luther et de Calvin ont effectivement été élevés très vite au rang d'écrits quasi canoniques, expliqués en long et en large dans les facultés de théologie. Tout comme les luthériens ont leurs écrits confessionnels (et les catholiques leur catéchisme et leurs décrets de Trente), les réformés ont le catéchisme de Genève et de Heidelberg, ainsi que les différentes confessions réformées (Confessio gallicana, scotica, belgica, helvetica posterior, Westminster Confessio)» «C'est dire que le protestantisme lui-même, originellement si opposé à toute tradition, ne pu faire l'économie d'une identification à sa propre tradition une fois que son administration, son droit, sa confession de foi et sa liturgie eurent pris forme.»

page-839 «Face à un appareil ecclésiastique durci dans les Églises et les théologies protestantes et face aux Églises d'État de plus en plus tournées vers l'extérieur, face à la pétrification doctrinale et institutionnelle du paradigme réformateur, apparaissent simultanément dans différents pays d'Europe, en cette fin du XVIe - début du XVIIe siècle, des mouvements de piété...(le piétisme)»
Heureusement, il y a un reste qui a conservé l'esprit des pionniers. Nombreux sont ceux qui, au sein de toutes les Eglises protestantes, qu'ils soient laïcs, pasteurs ou théologiens, nourrissent leur foi par les Saintes Ecritures, et s'efforcent de la vivre au quotidien. L'appel de Jésus demeure d'actualité: un appel à la vigilance et à la repentance. L'Ecriture a besoin d'être rétablie dans toute son autorité, comme source de foi et règle de conduite. Voilà comment la Réforme qui a été commencée est restée en panne. Elle devait être un jour reprise, afin d'être complétée.

"Tu es mort." (3:1)

Cette Église est morte parce que si on ne va pas jusqu'au bout de la vérité, elle n'est plus qu'un morceau de vérité, et donc elle n'est plus la vérité. Si la réforme ne s'achève pas, si elle reste en plan, elle n'est plus qu'une demi-réforme, qui n'a pas aboutit. C'est la raison pour laquelle Jésus a prévu encore 2 autres lettres, après celle de Sardes.


SARDES : ENSEIGNEMENTS PRATIQUES DU MESSAGE.

Cette lettre met en relief une situation où des chrétiens stagnent et ne parachèvent pas leur engagement. L'église a reçu, a entendu, mais s'est relâchée et a perdu sa vigilance. Les oeuvres de Sardes paraissent dignes aux yeux des croyants, mais devant Christ elles restent inachevées. La mort de sardes était d'appartenir à Christ de nom, par tradition, mais pas de coeur.
Auteur : Philippe Septième
Date : 08 avr.04, 11:30
Message : Bonjour, je vous propose la suite 049,

LETTRE A L'EGLISE DE PHILADELPHIE.

«L'Eglise de l'amour fraternel, de la fidélité, des missions» «fin 18e - 19e siècle ; 1798-1900»

AP 3:7-13
7 Ecris à l'ange de l'Eglise de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira:
8 Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.
9 Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé.
10 Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre.
11 Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
12 Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.
13 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!


PHILADELPHIE : DESCRIPTION DE LA VILLE DANS L'HISTOIRE.
(Dictionnaire Biblique pour tous - 1994 - Ed. L.L.B.)
PHILADELPHIE, Ville de la province romaine d'Asie, à l'ouest de la Turquie. Fondée au 2e siècle av. JC. elle est située au seuil d'une région fertile qui était exposée à de fréquents tremblements de terre; l'un d'eux la détruisit en l'an 17; elle fut reconstruite et reçut le nom de Néocésarée. Elle possédait de nombreux temples, où se déroulaient des fêtes religieuses, et ses habitants étaient connus pour leur fidélité (cf. Ap3.8ss). L'église y avait rencontré l'opposition des Juifs (Ap 3.9).
(Dictionnaire Encyclopédique de la Bible - 1987 - Ed. BREPOLS)
PHILADELPHIE, en gr. philadelphia; actuellement Alasehir en Turquie, à 58 km de Sardes. Située dans une plaine fertile, au pied du Tmolos c'est une ville lydienne fondée au 1 er millénaire. Conquise par les Perses en 546, elle fit ensuite partie du royaume de Pergame et Attale II Philadelphe (159-138) y fonda une colonie macédonienne. Fréquemment victime de séismes, elle fut détruite en 17 et en 23 ap. JC, mais rapidement reconstruite grâce aux libéralités des empereurs romains. Destinataire d'une des lettres d'Ap (1:11), on apprend qu'elle abritait une communauté juive qui persécutait les chrétiens (Ap 3:7-13).
(Quelques autres précisions sur la ville...)
La sixième lettre est adressée à la plus jeune des sept cités de l'Apocalypse. Fondée vers le milieu du second siècle avant Jésus-Christ, elle reçut le nom de Philadelphie, qui signifie "amour fraternel", en honneur de la loyauté du roi Attalus II Philadelphe à l'égard de son frère aîné Eumenès II, qui l'avait précédé sur le trône de Pergame. La ville fut fondée sous le règne d'Attale II (159-138 av. JC) par des colons de Pergame, une colonie grecque, soucieux de propager la culture et la langue grecques, au-delà de leur frontière, dans des contrées étrangères.

La religion chrétienne semble avoir pénétré très tôt la ville. Plus tard, elle devint un évêché, et au 13ème siècle, un archevêché couvrant toute la province d'Asie. En 1402 Tamerlan et ses hordes mongoles s'emparèrent de la ville et massacrèrent ses habitants. Lorsque les Turcs envahirent l'Asie Mineure, et consumèrent les restes du christianisme, Philadelphie demeura avec Smyrne une cité chrétienne.


PHILADELPHIE : ENSEIGNEMENT SPIRITUEL DU MESSAGE.

AP 3:7
Ecris à l'ange de l'Eglise de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira:


Philadelphie - (En grec - Philadelpheia: «amour fraternel»), amitié, affection pour un frère ou une soeur. Ce nom vient de 2 mots grecs, "philéo", et "adelphos" qui signifient "amour fraternel."

La lettre que Jésus adresse à Philadelphie, comme celle de Smyrne, ne contienne aucun reproche. Avec Philadelphie qui signifie «amour fraternel» nous arrivons à l'époque qui rappelle la première église. Dans cette Église, un esprit de famille et d'amour va y régner. Avec l'Église de Philadelphie, on a l'impression que Dieu est enfin satisfait. Il voit enfin se réaliser dans l'Église ce que Dieu espérait et attendait depuis que l'Église existe. On se demande, pourquoi il y a encore une autre église, la 7ème, qui suit après ?

Voici ce que dit le Saint, le Véritable (v7)

Jésus porte ici les titres même de Dieu, qui sont synonymes de divin:

Esaïe 6:3 «Saint, saint, saint est l'Éternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire!»
Esaïe 40:25 «A qui me comparerez-vous, pour que je lui ressemble? Dit le Saint»
Osée 5:9 « Car je suis Dieu, et non pas un homme, Je suis le Saint au milieu de toi»


Dans l'Apocalypse, Dieu et Jésus portent les titres de Saint et Véritable:
Ap 6:10 «Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger...les habitants de la terre?»
Ap 3:14 «Écris à l'ange de l'Église de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable...»
Ap 19:11 «Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice.»

1Jean 5:20 «Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable: et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ»

Jésus est le Véritable car il incarne la vérité.
(Jean 1:9) «Jésus est la véritable lumière de Dieu, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.»
(Jean 6:32) «Jésus est le vrai pain du ciel»
(Jean 15:1) «Jésus est le vrai cep»
(Jean 14:6) «Jésus est le chemin, la vérité, et la vie»


«Je suis naturellement pécheur» (Romains 7:14-25) «Jésus est naturellement juste, Il est naturellement saint, Il est naturellement en accord avec Dieu. C'est en quoi il est le Véritable». Jésus personnifie la vérité. Il ne se contente pas de la prêcher. Il ne la proclame pas seulement en paroles. Il personnifie ce qu'il dit. Il est ce qu'il dit. C'est dans ce sens que Jésus est à la fois le Saint et le Véritable. C'est parce que Jésus est Saint et Véritable qu'il possède les clés de la vie. Lorsqu'il ouvrira, personne ne pourra fermer et lorsqu'il fermera, personne ne pourra ouvrir.

Celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira (v7)

Le langage est emprunté à Esaïe (22:21-22) où il est question d'un homme nommé Eliaquim. Avoir la clef est une façon de désigner le pouvoir que l'on dispose dans une maison. Jésus disait "Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14:6) ou, j'ai les clefs pour aller à Dieu.


Cette clef est le symbole du ministère de Christ qui conduit à la vie éternelle.

Le Christ se présente comme étant celui qui possède les clés de la vie. Il est la résurrection et la vie. Jésus possède les clés de la vie parce qu'il est le seul à avoir authentiquement vaincu la mort.
Ap 1:18 «J'étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort...»
Jean 11:25 «Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort»

Jésus donne librement sa vie pour sauver le pécheur et ainsi il acquiert les clefs pour nous sauver.

Que veut dire Jésus quand il déclare "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?" (Mat 27:46). S'il s'agit d'un abandon affectif de Dieu envers son Fils, comment Jésus peut-il dire sitôt après avec confiance «Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira» (Luc 23:46). Paul précise le contraire: «Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même» (2 Cor 5:19). Il n'y a pas eu abandon affectif de Jésus sur la croix.

Par contre, pour que Jésus puisse mourir sur le plan métaphysique...il a fallu que Dieu l'abandonne à la mort. Ce n'est pas Jésus qui a lâché la main de son Père pour mourir, c'est le Père qui a lâché la main de son Fils. Mais tout en lâchant la main de son Fils, il l'entoure de son amour, de sa compassion, «Dieu était en Christ». Ainsi donc, Jésus a véritablement remporté la victoire sur le péché et en même temps sur la mort. C'est pour cela qu'il possède les clés de la vie, et donc les clés qui permettent de sortir du séjour des morts


Christ détient les clefs du royaume des cieux. Il peut en ouvrir mais aussi en fermer l'accès.

Jésus ouvre la porte seulement à ceux qu'il connaît, c'est à dire, à ceux qui l'ont suivi sur terre et qui ont fait sa volonté.
Jean 10:27-28 «Mes brebis entendent ma voix: je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.
Mat 25:10-12 «Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit: Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas»
Mat 7:21-23 «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas...fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus»


Quelle responsabilité de contrecarrer les plans de Dieu.

Quelle responsabilité nous assumons si nous allons à l'encontre de Christ, si nous essayons de forcer les portes qu'il verrouille, ou d'interdire un chemin qu'il a ouvert.
Esaïe 30:21 «Tes oreilles entendront derrière toi la voix qui dira: Voici le chemin, marchez-y!»

AP 3:8
Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.


Tu as peu de puissance -v8-

Sur le plan spirituel, avoir peu de puissance c'est la condition idéale, pour que se manifeste la puissance de Dieu. L'Eglise se voit ouvrir une porte en raison même de sa faiblesse.

2Cor 12:9-10 «et Dieu m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses...car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.»

C'est quand Jacob est affaibli par Dieu, qu'il peut affronter son frère et devient Israël (Gen 32:28-31). C'est quand le peuple est face à la mer, impuissant, que Dieu fait le miracle et ouvre la mer (Exode 14:15). C'est quand les disciples cessent de lutter avec la tempête et regardent à Christ, qu'il intervient (Luc 8:24). Elle a peu de puissance, car c'est une Eglise qui n'a pas encore réussi à s'imposer dans le monde entier. C'est une Eglise jeune, en plein essor, en plein démarrage, mais qui est fidèle et garde la parole de Dieu.

Tu as gardé ma parole -v8-

Par deux fois cette église est louée pour avoir gardé...

Ap 3:8,10 «tu as gardé ma parole...tu as gardé la parole de la persévérance en moi»

C'est un temps de renouveau de l'alliance avec Dieu, nous trouvons ici des formules d'alliance.
Ap 3:10 Parce que tu as gardé la parole...je te garderai aussi à l'heure de la tentation...»
Jér 30:22 ; 31:33 «voici l'alliance que je ferai avec Israël...je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.»
Cantique 2:16 ; 6:3 ; 7:11 «Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui»


Relation entre l'église de Sardes et de Philadelphie: Alors que la lettre de Sardes encourageait à «garder», la lettre à Philadelphie reconnaît que les élus ont «gardé». C'est comme si Philadelphie accompli, achève cette oeuvre souhaitée dans Sardes, qui restait inachevée.
Ap 3:3 «Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi.»
Ap 3:8,10 «tu as gardé ma parole...pas renié mon nom...tu as gardé la parole de la persévérance en moi»


Dans Sardes, la venue de Jésus-Christ est comparée à celle «du voleur». On ne l'attend pas. Dans Philadelphie, au contraire, la venue est attendue avec impatience: «Je viens bientôt».
Ap 3:3 «Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai...»
Ap 3:11 «Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne»


A plusieurs reprises l'Apocalypse insiste sur le besoin de garder.
Ap 1:3 «Heureux celui qui lit et...qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche.»
Ap 12:17 «Le dragon...s'en alla faire la guerre aux restes...à ceux qui gardent les commandements de Dieu.
Ap 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 avr.04, 11:33
Message : Bonjour, je vous propose la suite 050,

Tu n'as pas renié mon nom (3:8-

Par sa conduite l'Eglise de Philadelphie s'est identifiée au Christ.
-Comme le serviteur de l'Eternel, l'église s'est élevée comme une faible plante (Esaïe 53)
-Comme le Fils de Dieu a gardé les commandements de son Père, elle a gardé Sa parole (Jean 15:10 ; 17:6)

Croire en Christ, c'est le suivre fidèlement partout où il nous ouvre des Portes, car avant de suivre Christ dans l'éternité, cela implique de le suivre déjà sur terre.

Jean 12:26 «Si quelqu'un me sert, qu'il me suive: et là où je suis, là aussi sera mon serviteur.»
Mat 16:24 «Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, se charge de sa croix, et qu'il me suive»

Ap 14:4 «ils suivent l'agneau partout où il va»

j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer -v8-

L'interprétation la plus courante envisage les occasions offertes à l'Eglise de rendre témoignage de sa foi. Certains évoquent la situation géographique de la ville, porte ouverte sur la route de l'Orient. Paul emploie cette expression dans le sens d'avoir la possibilité de prêcher l'évangile.

2Cor 2:12 «je fus arrivé à Troas pour l'Évangile de Christ, quoique le Seigneur m'y eût ouvert une porte... »
Col 4:3 «priez en même temps pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, en sorte que je puisse annoncer le mystère de Christ, pour lequel je suis dans les chaînes.»


Jésus dit que la porte serait celle du coeur des auditeurs, ouverte à la prédication évangélique.
Apo 3:20 "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.»

D'autres voient la porte dans une perspective messianique, avec la nouvelle Jérusalem céleste.
Esaïe 45:1 «Ainsi parle l'Éternel à son oint, à Cyrus, qu'il tient par la main, pour terrasser les nations devant lui, et pour relâcher la ceinture des rois, pour lui ouvrir les portes, Afin qu'elles ne soient plus fermées...»
Jean 10:9 «Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé...»

Ap 21:27 «II n'entrera rien de souillé...il n'entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l'agneau.»

AP 3:9
Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; Voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé.


Trois catégories de promesses sont faites à l'Eglise fidèle:

- la victoire dans l'amour: (verset 9, «...et connaître que je t'ai aimé)
- la victoire dans l'épreuve: (verset 10, «je te garderai à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier».
- la victoire dans la communion: (verset 12, «...qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu».

Ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent (9)

On a déjà parlé de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas dans l'étude sur Smyrne: (voir Ap 2:9). Dans l'Apocalypse, Satan est présenté comme l'accusateur (Ap. 12:10). La «synagogue de Satan» serait alors ceux qui accusent les chrétiens, les croyants. Leur position d'accusateurs fait de ces hommes de faux Juifs, et des menteurs.

je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé (9)

L'Amour de Christ seul peut changer les coeurs de ces accusateurs et les faire venir à lui. Jésus veut agir dans leur coeur pour qu'ils changent leur attitude, et acceptent le témoignage que l'Eglise rend de l'amour de Jésus. Ce qui va les convaincre, ce n'est pas une longue argumentation, encore moins une violente persécution, mais un témoignage d'amour de la part des vrais chrétiens. Ces Juifs de Philadelphie pourront retrouver leur véritable identité en reconnaissant qu'au travers de l'amour de Jésus pour son Eglise, s'exprime l'amour de Dieu pour eux.


Mat 5:43-45 «Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux...»
Jean 17:23 «moi en eux, et toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.


Devenir un sujet de joie pour ceux qui nous méprisent, en vertu de la bonté de Dieu à leur égard.
Esaie 60:14-16 «Les fils de tes oppresseurs viendront s'humilier devant toi, et tous ceux qui te méprisaient se prosterneront à tes pieds; Ils t'appelleront ville de l'Éternel, Sion du Saint d'Israël...Je ferai de toi un ornement pour toujours, un sujet de joie de génération en génération...Et tu sauras que je suis l'Éternel, ton sauveur...»

AP 3:10
Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre.


Parce que tu as gardé la parole de ma patience ou de ma persévérance...(10)

Les habitants de Philadelphie, après le tremblement de terre de l'an 17, ont vécu de longues années dans l'attente d'une nouvelle catastrophe, car d'autres secousses se firent ressentir par la suite. Certains préférèrent vivre dans des cabanes à l'extérieur des murs, dans l'attente des événements.

Ici, ce n'est pas une catastrophe naturelle qui est en vue, mais une épreuve qui concerne le monde entier. Jésus encourage les croyants à la persévérance ou à la patience dans l'épreuve comme il l'a lui même vécue. L'épreuve finale sera surmontée par la fidélité quotidienne à la parole du Christ. C'est dans la mesure où je serai fidèle aujourd'hui, que Dieu s'engage à me préserver dans l'avenir.


Jacques 1:12 «Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation; Car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment»

L'heure de la tentation précède l'heure de son jugement, qui précède l'heure de moissonner la terre.
Ap 3:10 «je te garderai aussi à l'HEURE de la tentation qui va venir sur le monde entier...»
Ap 14:7 «Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'HEURE de son jugement est venue...»
Ap 14:15 «car l'HEURE de moissonner est venue, car la moisson de la terre est mûre»

AP 3:11
Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.


Je viens bientôt (11)

L'Apocalypse répète cette promesse du Christ à diverses reprises.

Ap 22:7 «Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre!»
Ap 22:12 «Voici, je viens bientôt...pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre"
Ap 22:20 «Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus!»


La promesse est claire et elle appelle à la vigilance tous les croyants.
Hébreux 10:23-25 «Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle. Veillons les uns sur les autres....n'abandonnons pas nos assemblées...exhortons-nous réciproquement, et cela d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour»

Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne (11)

Il ne faut pas obtenir quelque chose que l'église ne possède pas mais retenir ce qu'elle a déjà. La couronne de cette église c'est sa faiblesse, le peu de puissance, qui la pousse à s'attacher à Christ et à garder sa parole de persévérance, et cela devient sa gloire. La couronne de l'Eglise repose sur l'identification de celle-ci à son Seigneur et Sauveur, qui siège sur le trône de sa justice (14:14), car à lui seul revient la gloire (4:10-11).


AP 3:12
Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.


Quatre fois Jésus répète dans ce seul verset «mon Dieu», pour souligner cette appartenance sacrée du croyant.

Israël et le sanctuaire ont été choisis pour porter le nom de Dieu.
2Samuel 7:23 «Israël, que Dieu est venu racheter pour en former son peuple, pour se faire un nom ...»
Jér 32:20 «Et en Israël et parmi les hommes, et tu t'es fait un nom comme il l'est aujourd'hui."
2Chr 7:16 «Maintenant, je choisis et je sanctifie cette maison pour que mon nom y réside à jamais...»


Le vainqueur verra se réaliser pour lui toutes les espérances du peuple d'Israël.

Il aura un lieu, le sanctuaire; et il portera un triple nom. Telle est la destinée de celui qui a peu de puissance. En attendant, son peuple doit s'attacher à l'Eternel en observant ce qui est droit, en pratiquant ce qui est juste, en persévérant dans son alliance.

Ps 84:11 «Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs»
Esaïe 56:7 «Car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples.
Esaïe 62:1-5 «Alors les nations verront ton salut. Et tous les rois ta gloire; Et l'on t'appellera d'un nom nouveau»

Auteur : Philippe Septième
Date : 10 avr.04, 02:43
Message : Bonjour, je vous propose la suite 051

je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus (3:12)

A Philadelphie, les fréquents tremblements de terre ont fait que de nombreux citoyens qui vivaient dans la crainte permanente ont fini par vivre sous des tentes, hors de la ville. La promesse de Christ concerne la stabilité des citoyens dans le temple de Dieu, loin des épreuves de la vie. Dans l'église primitive, Jacques et Jean étaient regardés dans l'Église comme des colonnes: (Gal 2:9)

Jésus veut faire du vainqueur une colonne, non pas dans le monde, mais «dans le temple de son Dieu». La colonne, élément clé dans un édifice, évoque l'idée de permanence dans ce temple qu'il ne quittera plus. C'est dans la mesure où nous sommes des «colonnes» pour Dieu ici-bas, que Christ fera de nous des «colonnes» dans le temple de notre Dieu, dans la gloire à venir.

Comment Jésus réalisera-t-il une telle promesse sur une terre où il n'y aura plus de temple ?


Ap 21:22 «Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l'agneau»

Si Dieu lui-même et l'agneau sont le temple, cela signifie que la communion que le croyant a recherchée, avec Dieu, sa vie durant, sera son privilège pour l'éternité. Nous avons déjà dès maintenant, par le sacrifice de Jésus, un libre accès au sanctuaire céleste. Nous sommes aussi, par la foi, en quelque sorte dans ce palais. Et si, aujourd'hui, la possibilité demeure de s'éloigner de la présence de Dieu, dans la vie future, le choix aura été fait définitivement: "et il n'en sortira plus" (Ap. 3:12)

Hébr 10:19-22 «Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire, de sa chair...approchons-nous avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure»

j'écrirai sur lui...mon nom nouveau (12) (Dieu donnera son nouveau nom à celui qui vaincra)

Philadelphie aussi s'était donné un nouveau nom. Après le grand tremblement de terre de l'an 17, Tibère avait accordé une aide généreuse à la ville. Pour le remercier elle se donna le nom nouveau de Néocésarée. Plus tard, sous Vespasien, elle y ajouta celui de Flavia. Au lieu des noms des empereurs divinisés, Christ imprimera sur le vainqueur le nom nouveau du Dieu immortel. Apocalypse 22:3-4 nous dit que «ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts»


Trois noms sont gravés sur le vainqueur:

1) celui de Dieu dont il est la propriété;
Ex 19:5 «Si vous écoutez ma voix...vous m'appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi»

2) celui de la nouvelle Jérusalem dont il est citoyen;
Ap 22:3-5 «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts»

3) celui de Christ dont il a reçu la vie éternelle.
Rom 6:23 «Le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur»
1Jean 5:11 «Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils»


Les vainqueurs partagerons le caractère de Dieu, ils deviendront «participants de la nature divine» (2Pier 1:4). Ce nom sera nouveau, parce que la révélation de Dieu et de Christ avec la cité céleste sera faite dans de nouvelles circonstances, directes cette fois-ci.

PHILADELPHIE : CORRESPONDANCE HISTORICO-PROPHETIQUE DU MESSAGE. (18e-19e siècles)

La ville de Philadelphie fut fondée par des colons de Pergame soucieux de propager la culture grecque. Comme l'antique cité qui la représente, l'Eglise de Philadelphie est également fondée par des colons. C'est le temps des missions au-delà des frontières européennes, en Afrique, en Asie et dans le Nouveau Monde (de la fin du XVIIIe au XIXe siècle), avec le zèle et l'espérance d'autrefois.

C'est aussi l'époque où on avait combattu la religion: Philosophes, athéistes, (comme Rousseau)...qui ont essayé de dresser l'homme contre Dieu et l'Eglise. Sans oublier Charles Darwin, avec sa théorie de l'évolution, vers 1859. En 1789, la rébellion de l'intelligence contre la foi était devenue un des éléments déterminants de l'histoire. Tout cela, pour finir, va aboutir plus tard à "la mort de Dieu".


Paradoxalement, l'attitude antireligieuse de la Révolution française favorisa un réveil au sein de la chrétienté.

Beaucoup de protestants, avaient cherché refuge en Amérique pour échapper à la persécution en Europe. Ayant appris que le pape était prisonnier, (en 1798), ils crurent qu'une ère nouvelle s'ouvrait à eux. C'est ainsi qu'aux États Unis, dans tous les milieux religieux, on est revenu à l'étude de la Bible dans l'espoir de favoriser l'éclosion de ce monde nouveau.

Des croyants se sont mis à étudier la Bible d'une façon tout à fait nouvelle, en Amérique et en Europe. Ainsi, dans le monde entier, au début de ce XIXe siècle, s'est profilé un véritable retour à la Bible. Cela se caractérisa par un renouveau d'intérêt pour les prophéties bibliques, une diffusion de la Bible sans précédent et par une action missionnaire extraordinaire. C'est une période de l'histoire de l'Eglise, différente des précédentes, au milieu du protestantisme de l'époque.

(Hans Kung - le Christianisme-1999: page 850)
«L'Amérique connaît aussi, un premier puissant mouvement de réveil, (1734-1744)...avec Jonathan Edwards, un puritain érudit, puissant prédicateur du Massachusetts.» «Il trouve un fort écho surtout parmi la population rurale sous les dénominations les plus diverses.» «Le prédicateur le plus important du mouvement est le méthodiste George Whitefield, qui a accompagné les frères Wesley en Amérique en 1738...Les communautés, surtout les baptistes, se développent et s'organisent en se regroupant en associations plus vastes.» «Un demi-siècle plus tard...un deuxième grand mouvement de réveil (1797-1805) traverse le pays. Il est dirigé sous la conduite de Timoty Dwight au Yale College et de Charles G. Finney...»
Avec John et Charles Wesley, et Georges Whitefield qui fondent l'Eglise des pauvres, c'est aussi la formation des Eglises Méthodistes puis Baptistes, dont la dimension deviendra par la suite mondiale. Ils seront suivis par William Booth qui organisa non sans mal l'Armée du Salut (1865).

j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer (Ap 3:8-

Le 18è et le 19è siècles furent aussi des siècles d'ouverture vers des missions.

Cette «porte ouverte» représente l'ouverture de nouveaux champs dans la propagation de l'Evangile. Le XIXe siècle fut l'époque qui connut le plus grand progrès dans l'histoire missionnaire de l'Eglise. L'Eglise catholique, avec le pape Grégoire XVI, ancien secrétaire de la Congrégation pour la propagation de la foi, entreprit dès les années 1820 une vaste entreprise missionnaire. Le protestantisme, en général très timide jusqu'à la fin du 18è siècle, se réveille après 1789.

Les sociétés missionnaires protestantes se multiplièrent:

- Baptist Missionary Society en 1792,
- London Missionary Society en 1795,
- Société évangélique de Bâle fondée en 1730 et réorganisée en 1796-1797,
- Rheinische Missionsgeselschaft allemande la même année,
- Le Comité Américain des Missions étrangères en 1810
- La Société Wesley en 1814
- La Mission Méthodiste Américaine en 1819.
- La Société des Missions Évangéliques en 1822.
- La Société des Missions de Berlin en 1823

C'est en 1861 que s'organisa l'église adventiste du 7e jour, qui est devenue rapidement une église mondiale, dont les missions s'étendent actuellement, avec ses douze millions de membres, dans 205 pays sur 230 existants. En un siècle, il naîtra plus de trois cents sociétés missionnaires.

Pour soutenir la Mission, naquit en 1804 la Société Biblique britannique et étrangère, et l'Alliance Biblique Universelle. Leur objet était de traduire et de diffuser la Bible à bon marché afin de la rendre accessible à tous. Aujourd'hui la Bible est traduite en près de 1300 langues. La Mission prit aussi une forme nouvelle avec la création des Ecoles du dimanche par Robert RAIKES, en faveur des enfants, et d'orphelinats qui permirent a Georges MULLER de recueillir plus de 2000 orphelins. Ces projets étaient dirigés et financés par des laïcs, à cause du désintérêt et de l'opposition des Eglises officielles.

Le 19è siècle devint ainsi le siècle par excellence de l'espérance messianique. Cette porte ouverte (Ap 3:8-, peut aussi s'appliquer à l'intérêt grandissant des recherches bibliques et prophétiques qui conduisirent certains à découvrir le rôle actuel du Christ dans le ciel. Car cette porte ouverte est aussi une ouverture dans le ciel, vers le trône de Dieu. (Ap 4:1-3). C'est aussi un temps d'attente et d'espérance, qui annonce la délivrance du monde, avec la venue du Christ.

C'est l'époque où l'Eglise trouve son identité spécifique dans l'espérance du royaume de Dieu. La lettre à Philadelphie semble insister sur cet aspect de l'attente du retour de l'Epoux. Jésus se présente comme celui qui ouvre le royaume des cieux à son église (Ap3:7). Le texte insiste sur la fin proche, et sur cette venue qui est attendue, pour bientôt, avec la Jérusalem céleste.


Ap 3:10 «je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir...pour éprouver les habitants de la terre. »
Ap 3:11 «Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. »
Ap 3:12 «j'écrirai sur lui le nom de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu» (Ap 21:2)


C'est probablement dans l'histoire de l'humanité le moment le plus préoccupé par l'attente du royaume de Dieu. Aux Etats-Unis, en Europe..., des foules de croyants sont saisies par la même impatience du retour du Christ. Un historien de l'époque, John McMaster (1852-1932) estime que «près d'un million de personnes, sur les 17 que comportaient les Etats-Unis, accordèrent leur faveur au mouvement, et environ un millier de pasteurs». Et l'attente est d'autant plus intense que la prophétie biblique (Daniel 8:14, les 2300 soirs et matins) semble pour certains s'appliquer précisément à leur époque, en 1844. La promesse du Christ «Je viens bientôt» était pour eux une priorité et une certitude.

Cette attente semble avoir eu lieu aussi dans les milieux des juifs et des musulmans. En cité juive, dans le souffle du mouvement hassidique, en plein coeur de l'Europe, de nombreux fidèles attendent le Machiah pour 5603 (1843-1844) (Machiah Maintenant 46, 30 janvier 1993, p 3.). Les musulmans bahaïs parviennent à la même conclusion. Le bab (porte donnant accès à l'Imam caché, incarnation du Messie) serait apparu en l'an 1160 de l'hégire, soit en 1843-1844 (C. CANNUYER, Les Bahais, p 11).

«Parce que tu as peu de puissance, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer». Jésus va ouvrir à cette église la possibilité de devenir missionnaire et de témoigner au monde entier que les promesses de la bible avec le retour de Christ et la Nouvelle Jérusalem sont une réalité proche. «Retiens ce que tu as afin que personne ne prenne ta couronne» (Ap 3:11). Voilà l'expérience d'une époque qui pouvait se reconnaître dans l'Eglise de Philadelphie.


PHILADELPHIE : ENSEIGNEMENTS PRATIQUES DU MESSAGE.

Chaque être humain est devant une porte, devant un choix: Jésus nous invite à faire le bon choix.
Mat 7:13-14 «Entrez par la porte étroite. Car large est la porte...qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent".

Une autre porte que Christ nous a ouverte, est celle du service, du témoignage.
Mat 28:18 «Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples»

Les 4 secrets de Philadelphie, pour rester victorieuse.

1) L'obéissance à la parole de Christ, par amour.
Ap 3:8 «Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole...»
Ap 3:10- «Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi...»

Jean 14:23 «Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui...»

2) La fidélité à Christ, à sa personne.
Ap 3:8 «tu as gardé ma parole, et tu n'as pas renié mon nom»
Luc 12:8-9 «Quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu; mais celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu.»

3) Une expérience vivante de la puissance de Christ qui a tout pouvoir.
Ap 3:7 «Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira»
Mat 28:18 «Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre»

4) La conviction que Christ dirige tous les événements.
Ap 3:8 «j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.»
Rom 8:28 «Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu...»

Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne (Ap. 3:11).

Dans le Nouveau Testament, un verset sur vingt-cinq annonce le retour glorieux de Jésus-Christ. Quelle est la proportion de notre temps consacrée à nous préparer à ce retour?

Auteur : Philippe Septième
Date : 10 avr.04, 02:47
Message : Bonjour, je vous propose la suite 052,

LETTRE A L'EGLISE LAODICEE.

«L'Eglise des illusions, de la tiédeur, du retour de Jésus» "19e - 21e siècle"

AP 3:14-22
14 Ecris à l'ange de l'Eglise de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu:
15 Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant!
16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.
17 Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,
18 je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.
19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.
20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
21 Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.
22 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!


LAODICÉE : DESCRIPTION DE LA VILLE DANS L'HISTOIRE.
(Dictionnaire Larousse 3 volumes -1966)
Laodicée-du-Lyeus, en gr. Laodikeia. Géogr. anc, Ville de l'Asie Mineure, fondée par Antiochos II Theos. Ce fut une des premières métropoles chrétiennes. Ruines près de l'actuelle Denizli.
(Dictionnaire Biblique pour tous - 1994 - Ed. L.L.B.)
LAODICÉE. Ville de la province romaine d'Asie, fondée par Antiochus II au 3e siècle av. J.C, à laquelle il avait donné le nom de son épouse. Laodicée était située dans la fertile vallée du Lycus, à un important carrefour de routes; le commerce y devint très prospère; quand elle fut détruite par un séisme en 60 de notre ère, elle était assez riche pour refuser l'aide de Néron.

On y fabriquait entre autres de l'étoffe de laine noire. C'était un centre médical pour les maladies des yeux. Son approvisionnement en eau provenait de sources chaudes à quelque distance au sud de la ville. L'eau arrivait probablement tiède. L'église de Laodicée a peut-être été fondée par Epaphras (Col 4:12s), probablement à l'époque où Paul se trouvait à Ephèse (Act 19:10), il n'existe aucune preuve que Paul l'ait jamais visitée. La lettre en provenance de Laodicée (Col 4:16) est souvent considérée comme une copie de celle adressée aux Ephésiens.
(Dictionnaire Encyclopédique de la Bible- 1987 - Ed. BREPOLS)
Laodicée du Lycum à 8 km de l'actuelle Denizli en Turquie, fondée au IIIe siècle, probablement par Antiochus II, était proche de Hiérapolis et de Colosses. Elle abritait probablement une importante colonie juive qui fut évangélisée par Epaphras (Col 4:13); on sait que l'Église se réunissait chez un certain Nymphas (Col 4:15).
(Quelques autres précisions sur la ville...)
Les Laodicéens réussirent à se constituer un cheptel de moutons noirs dont la laine était très recherchée. Ils portaient eux-mêmes une tunique noire tissée d'une seule pièce, appelée Trimita. L'eau des sources chaudes de Hiérapolis, qui venait jusqu'à Laodicée, arrivait probablement tiède. Les médecins avaient trouvé une pierre phrygienne qu'ils réduisaient en poussière et à l'aide de laquelle ils fabriquaient un onguent devenu célèbre pour soigner les yeux et guérir les maux d'oreilles.

On pense qu'il y avait une colonie Juive très importante dans la ville, de 20 à 30000 personnes. Laodicée était connue pour son industrie textile, en particulier pour ses tapis de laine noire, mais également pour ses banques, vantées par Cicéron et pour son académie de médecine en ophtalmologie.


LAODICÉE : ENSEIGNEMENT SPIRITUEL DU MESSAGE

Laodicée, de (Laodikeia) «jugement du peuple». En grec, il y a l'idée de justice, de procès, de tribunal, de jugement; d'où: peuple juste, justice du peuple. Quel que soit le sens donné au nom de cette ville, il implique aussi un jugement qui est incontournable.

AP 3:14
A l'ange de l'Église qui est à Laodicée, écris: Ainsi parle l'Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu: (TOB)


Ainsi parle l'Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu:(v14)

Jésus se révèle à l'Eglise par trois qualificatifs: Amen, témoin, et promoteur ou le principe. Christ, en effet, fut d'abord le promoteur ou le principe de la création, puis le témoin fidèle de Dieu, et enfin l'Amen, c'est-à-dire l'exécuteur des grandes oeuvres de Dieu.

Ainsi parle...le Principe de la création de Dieu (v14)

En grec «arche»: commencement, principe, cause, origine, autorité, dignité. Jésus est la première cause, le premier moteur de la création, c'est à dire, il est le Créateur de toutes choses. Le titre que Jésus se donne ici a pour but de se situer au-dessus de la création de Dieu dont il est l'origine. Ce mot principe, ne doit pas se prendre au sens passif, comme si Jésus avait été créé le premier des êtres, mais au sens actif, parce qu'il est lui-même l'origine, l'auteur de la création, le créateur de toutes choses.

Le principe de la lumière c'est l'électricité. Le principe de la vie, c'est le Christ. La vie vient du Christ et c'est la raison pour laquelle il n'y a de salut en aucun autre qu'en Jésus. Si la vie vient de Christ seul, elle n'est pas chez Bouddha, ni chez Confucius, Platon, Zoroastre ou Mahomet...Jésus n'est pas un être créé. Il est le principe de la création. C'est en lui que toutes choses ont été créées.


Jean 1:1-3 «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.»
Colos 1:16-18 «Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles...Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est la tête du corps de l'Église; il est le commencement (arche), le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier»


Ainsi parle...le Témoin fidèle et véritable (v14)

Jésus est le témoin authentique de Dieu parce qu'il est Dieu lui-même.

Ap 1:5 "de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né d'entre les morts, et le prince des rois..."
Ap 19:11 «et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge...»


Jésus est le témoin fidèle et véritable de Dieu parce qu'il s'identifie totalement à Dieu.
Jean 14:9 «Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?»
Jean 10:30-38 «Moi et le Père nous sommes un» «le Père est en moi et que je suis dans le Père.»


Jésus est l'empreinte de Dieu. On ne peut pas changer une empreinte. Elle correspond dans le détail le plus infime à une réalité. Autrement dit, si l'on veut connaître Dieu, il n'y a pas d'autres moyens que de le découvrir à travers Jésus. Un élan spirituel voudrait aujourd'hui faire de toutes les religions un seul et unique mouvement. La notion d'unité est séduisante. Elle est bonne et louable, mais pas à n'importe quel prix. En quoi les maîtres à penser des religions tel Bouddha, Confucius,Mahomet....sont-ils des reflets de Dieu ? Le seul être qui ait vécu sous le soleil et qui soit le véritable reflet de Dieu, c'est Jésus-Christ. Vouloir comparer le christianisme avec le reste de la spiritualité, c'est retourner dans Babylone, et à la confusion.

Hébr 1:3 «et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses...»

Ainsi parle l'Amen (14)

Ce mot veut dire au début d'un discours: sûrement, vraiment, en vérité. Et à la fin d'un discours: ainsi soit-il, que ceci s'accomplisse. Jésus peut se dire pleinement "l'Amen", le point final de toutes choses, parce qu'il en est le commencement. Jésus prend, encore une fois, le titre du Dieu d'Israël.


Esaïe 65:16 (TOB) «quiconque voudra se bénir sur la terre se bénira par: "le Dieu de l'amen"...»

A la dernière des sept Eglises, Jésus veut dire: qu'il est celui qui a commencé et qui met fin à l'histoire de ce monde; qu'il soutient les promesses de Dieu, ainsi que l'espérance et la foi de ses disciples, jusqu'à la fin. Dire "amen" c'est s'engager dans la réalisation de ce qui est demandé. Amen, est un mot qui exprime l'adhésion de celui qui écoute, à la parole prononcée. Dire amen après avoir prié, c'est s'engager par l'amen qui est prononcé à faire ce qui dépend de nous pour que Dieu puisse exaucer la prière.

2Cor 1:20 «c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu»
Auteur : Philippe Septième
Date : 10 avr.04, 02:49
Message : Bonjour, je vous propose la suite 053

AP 3:15
Je connais tes oeuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant!


Je connais tes oeuvres (v15)

Laodicée ne brille pas par ses oeuvres. Jésus n'a pas la moindre éloge pour cette Eglise. Elle est tiède. De graves reproches sont adressés à Laodicée, ou à l'église de notre époque, mais aussi une thérapeutique adaptée lui est proposée pour sortir de l'état dans lequel elle se trouve. La tiédeur de l'Eglise, c'est un christianisme qui compose avec le monde, qui est entre le monde et Dieu. Le voeu de Jésus c'est de voir l'Eglise bouillante, ou fervente pour son Dieu, une église qui se détermine.

Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant, ou fervent (v15)

La faiblesse de Laodicée provenait de son approvisionnement en eau potable pour vivre. En effet, il n'y avait aucune source dans la ville ni dans ses environs immédiats. Elle devait faire venir l'eau de 10 km par un aqueduc impossible à cacher. Or, si l'aqueduc était coupé, en cas de guerre, la ville devait se rendre. Ne se sentant jamais tout à fait en sécurité, les Laodicéens s'employèrent à rester en bonnes relations avec tout le monde, s'accommodant et ayant un esprit tolérant envers tous: «ni froid ni bouillant»; «ni pour ni contre».


Le tiède, c'est celui qui connaît l'Evangile, mais qui est partagé entre Dieu et le monde.

Il n'y a en lui ni force, ni progrès, ni sentiment de ce qui lui manque. Jésus ne supporte pas le partage du croyant, il lui demande de se définir.
Mat 6:24 «Nul ne peut servir deux maîtres...Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon»

Les demi-chrétiens sont pires que les infidèles.

Si on a froid, on sent qu'on a froid alors on cherche à se réchauffer. Ceux qui ont froid spirituellement vont chercher une chaleur spirituelle d'une façon ou d'une autre. Il y a de l'espoir pour eux. Par contre, rien n'est plus grave que la tiédeur. Les chrétiens tièdes sont trompeurs et leurs positions non-engagées égarent beaucoup de personnes. Le chrétien tiède trompe les infidèles et les croyants. Il n'est ni un vrai mondain ni un vrai chrétien.

Cette position ambiguë est néfaste pour le témoignage.

Une eau froide ou bouillante est consommable, et potable, alors qu'une eau tiède, on a envie de la vomir. Jésus demande à son église d'être bouillante, ou fervente, et non pas tiède ou indifférente à ses appels. Jésus admet la diversité, le froid et le bouillant, mais une identité floue fait obstacle au témoignage. Etre froid, c'est la condition de l'homme naturel, inconverti, étranger à la vie de l'Esprit de Dieu. Etre bouillant, c'est être tout entier pénétré de l'Esprit qui sanctifie.

Rom 12:11 «Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d'esprit. Servez le Seigneur.»

AP 3:16
Mas parce que tu es tiède, et non froid ou bouillant, je vais te vomir de ma bouche. (TOB)


Mais parce que tu es tiède (16)

La lettre à Laodicée est construite sur une tension entre vomir et manger:

-verset 16- «je ne suis pas loin de te vomir de ma bouche».
-verset 20- «Si quelqu'un...ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.»

L'image de la tiédeur sert à exprimer la difficulté du partage, de la communion entre deux personnes. Une eau froide ou chaude peut être bue, parce qu'elle est agréable pour celui qui la consomme. Une eau tiède crée l'écoeurement. Il n'y a pas de communion possible avec une Eglise qui est tiède, qui est écoeurante et qui ne cherche pas à être agréable au Seigneur, bouillante ou fervente pour son Sauveur. Le témoignage d'un croyant est très difficile et peu efficace, s'il est tiède, indécis, et s'il fait des compromis, au lieu d'être clair, précis et fervent pour Christ.


Colos 1:9-10 «nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté...pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu»

je ne suis pas loin de te vomir de ma bouche (16)

"Je suis sur le point de te vomir." "J'ai envie, ou, tu me donnes des envies de vomir." C'est une envie, qui ne se réalisera pas nécessairement, car cela est plutôt une mise en garde. Jésus n'a pas rejeté cette église, il hésite encore à le faire. Laodicée a de l'espoir car Jésus est à l'oeuvre en sa faveur. Il la conseille. Il y a des solutions à sa tiédeur. Une des principales causes de la tiédeur, c'est l'orgueil qui nous fait croire qu'on est riche, suffisant. C'est quelqu'un qui se contente de ne pas faire du mal, au lieu de faire le bien que Dieu lui demande.


AP 3:17
Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,


Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien (v17)

Cette lettre décrit la passion de Jésus pour son église. C'est le roi évincé, laissé dehors, inutile aux yeux de son église qui se trompe sur son propre état; "je me suis enrichie et je n'ai besoin de rien", pense-t-elle. Cette église fait pitié. Elle se préoccupe des signes extérieurs de richesse, et elle se vente de pouvoir se remettre debout seule. C'est l'image de la ville de Laodicée, qui après le tremblement de terre en 60 de notre ère, s'estimait assez riche pour refuser l'aide de Néron.


Osée 12:9 «Et Éphraïm dit: A la vérité, je me suis enrichi. J'ai acquis de la fortune; Mais c'est entièrement le produit de mon travail. On ne trouvera chez moi aucune iniquité, rien qui soit un crime»

La richesse matérielle et théologique ne compensera jamais la pauvreté spirituelle. Mais cela peut avoir aussi un sens beaucoup plus matérialiste, beaucoup plus littéral. Effectivement, on vit à une époque où beaucoup d'églises sont d'une richesse extraordinaire. Or le riche a cette particularité de penser que tout lui est dû.

et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu (v17)

Malheureusement, cette richesse, fait que l'homme s'imagine n'avoir plus besoin de personne. La richesse sur le plan spirituel est merveilleuse. Mais se croire riche empêche la progression et la recherche de la spiritualité authentique. Les croyants de Laodicée sont comparés à des mendiants misérables qui errent comme des aveugles et nus. Malheureux et misérables sur un plan moral, car il leur manque l'essentiel, mais les aveugles ne voient pas leur état.

On se rappelle que c'est par un regard que le péché est entré dans le monde. «La femme vit que l'arbre était agréable à la vue...» (Gen. 3:6). Si le péché a commencé par un regard, la guérison peut aussi venir par un regard. «fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi...» (Hébr. 12:2). Allumer la lampe pour voir, c'est ouvrir la Parole de Dieu, la méditer, s'en imprégner, se laisser diriger par elle. Il ne suffit pas d'écouter, puis de rester sur place, il est indispensable de se laisser influencer par la méditation et l'écoute de la Bible, dans la vie pratique de chaque jour.


Notre aveuglement spirituel peut nous perturber de plusieurs façons:

Nous pouvons être «presbytes», c'est-à-dire que nous n'apercevons nettement que ce qui est éloigné. Nous attendons le retour du Seigneur, nous nous préparons à la gloire future, mais nous négligeons les impératifs de la vie chrétienne, au quotidien. Nous pouvons être «myopes», nous ne voyons que ce qui nous touche dans l'immédiat, et nous minimisons l'espérance du retour de Christ avec sa gloire éternelle qui s'en suit. Nous pouvons être «astigmates», avoir une vision irrégulière, ce qui nous donne une connaissance floue et déformée des réalités spirituelles. Nous pouvons être «atteints d'un strabisme», défaut plus grave où nous voyons double.

Tu ne sais pas que tu es... nu (v17)

C'est après la chute dans le jardin d'Éden qu'Adam et Eve ont découvert leur nudité. La nudité, dans la Bible, est le signe d'un état de péché. Dire "Tu es nu", c'est dire "tu es dans le péché." On est nu, quand on est dépourvu de la justice de Christ, seule valable devant Dieu.

Auteur : Philippe Septième
Date : 10 avr.04, 02:51
Message : Bonjour, je vous propose la suite 054,

AP 3:18
"je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies."


je te conseille d'acheter de moi (v18)

Jésus ne rejette pas l'église de Laodicée. Il se penche vers elle avec ces paroles d'amour: Je te conseille...


A Laodicée le commerce marchait bien:

La laine noire était abondante, et la tunique noire tissée d'une seule pièce couvrait leur nudité. Le centre médical pour les maladies des yeux marchait bien et était accessible à tous. Pourquoi lui proposer ce qui est commun dans la cité ? l'Eglise de Laodicée n'est pas accusée d'hérésie. Elle n'accueille pas la doctrine de Balaam (2:14) ou des Nicolaïtes (2:15), Elle ne laisse pas Jézabel répandre son enseignement (2:20). Elle n'est pas comme les Galates, en train de chercher le salut par les oeuvres (Gal 2:16). Connaître la saine doctrine n'est pas suffisant, encore faut-il la vivre et la mettre en pratique. Un effort est demandé à Laodicée: acheter (verset-18), ouvrir la porte (v-20), s'éduquer (v-19).

Esaïe 55:1-3 «Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n'a pas d'argent! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer! Pourquoi pesez-vous de l'argent pour ce qui ne nourrit pas? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas? Écoutez-moi donc...»

Laodicée est invitée à devenir riche, de la richesse de Christ qui vit dans le croyant.
Colos 1:27 «à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l'espérance de la gloire.»

Je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche (v18)

L'or éprouvé par le feu est une foi solide, qui agit par amour, et qui a été purifiée au feu de l'épreuve.

1Pierre 1:7 «afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra»
Job 23:10 «Il sait néanmoins quelle voie j'ai suivie; Et, s'il m'éprouvait, je sortirais pur comme l'or»
Galates 5:6 «Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni...n'a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité»


Le croyant a besoin de la Parole de Dieu pour être éprouvé et parvenir à la pureté.
Psaume 18:31 «La parole de l'Éternel est éprouvée: Il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui."
Prov 30:5 «Toute parole de Dieu est éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui un refuge»
Jean 17:17 «Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.»


d'acheter de moi des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas (v18)

Le vêtement blanc représente une foi agissante, qui prend forme dans les oeuvres justes des saints.

Ap 3:4 «tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements: Ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes»
Ap 19:8 «il lui a été donné d'être vêtue de fin lin, éclatant et pur, car le fin lin, ce sont les justices des saints.»


Le vêtement blanc n'est pas opposé à l'habit noir de Laodicée, mais à la nudité, qui représente le jugement.
Esaïe 20:1-4 «...de même le roi d'Assyrie emmènera de l'Egypte et de l'Ethiopie captifs et exilés les jeunes hommes et les vieillards, nus et déchaussés, et le dos découvert, à la honte de l'Egypte.»
Ezechiel 16:37-42 «je rassemblerai tous tes amants...de toutes parts contre toi, je leur découvrirai ta nudité, et ils verront toute ta nudité. Je te jugerai comme on juge les femmes adultères...Je te livrerai entre leurs mains...»


Le vêtement blanc est l'habit de la fête, de la noce.
Mat 22:11-14 «Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n'avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit: Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces?»
Ap 22:14 «Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et d'entrer par les portes...»
Ap 7:14 «ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau.»


Le vêtement blanc, c'est la robe de justice du Christ, c'est toute sa justice que Dieu offre gratuitement. Si nous l'acceptons, Dieu nous considère à travers Jésus, comme si nous n'avions jamais péché. Accepter cette robe de justice conditionne et détermine le comportement, car cela implique de suivre le Sauveur.
Rom 3:24 «ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par te moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.»
Ap 19:14 «Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d'un fin lin, blanc, pur»

je te conseille d'acheter de moi un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies (18)

Le collyre représente le Saint-Esprit, que le Christ accorde, et qui nous permet d'avoir le discernement de Dieu

Ephes 1:17-18 «que le...Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu'il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints»

Le collyre est nécessaire pour soigner la vision spirituelle. Il représente la conscience, qui est l'oeil intérieur.
Mat 6:22 «L'oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé»
2Cor 4:6 «Car Dieu, qui a dit: La lumière brillera du sein des ténèbres! a fait briller la lumière dans nos coeurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ»


AP 3:19
"Moi, tous ceux que j'aime, je les reprends et les corrige. Sois donc fervent et repens-toi!" (TOB)


Moi, tous ceux que j'aime, je les reprends et les corrige (19)

Le verbe aimer est placé au début de la phrase. Toute l'entreprise de Jésus pour son Eglise est motivée par son amour pour elle. Quel que soit son état, Jésus ne cesse de l'aimer et il s'efforce de la convaincre et de la faire progresser.

Prov 3:11-12 «Ne rejette pas, mon fils, l'éducation du SEIGNEUR, et ne te lasse pas de ses avis. Car le Seigneur réprimande celui qu'il aime tout comme un père le fils qu'il chérit.»

Je les reprends, en grec (elegcho): Cela implique un dialogue, un débat, au cours duquel on s'efforce de convaincre quelqu'un de son état. Jésus corrige, éduque, en grec (paideuo), avec douceur. C'est l'acte d'élever un enfant, de faire son éducation, de l'instruire dans la bonne voie. Jésus veut ainsi faire de chaque croyant un fils ou une fille authentique de Dieu, capable de vivre avec lui et le Père dans l'éternité. Dieu éduque, il corrige, il éprouve, mais il ne veut pas faire mal. Son but est de nous ramener à lui, non de satisfaire une justice quelconque équivalente à la faute commise.

Actes 7:22 «Moïse fut instruit (paideuo) dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles...»
Actes 22:3 «j'ai été...instruit (paideuo) aux pieds de Gamaliel dans la connaissance de la loi de nos pères»
Tite 2:11-12 «Car la grâce de Dieu...nous enseigne (paideuo) à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété"
2Tim 2:25 «il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité»


Sois donc fervent, Aie donc du zèle, et repens-toi! (v20)

L'amour de Jésus le porte à entreprendre une oeuvre pédagogique pour son Eglise. En retour, il lui demande la ferveur de la repentance, avec un retour complet sur soi. Car l'indifférence de l'Eglise a fait de Jésus un étranger. C'est comme si elle le tenait à l'écart.


AP 3:20
"Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi."


Voici, je me tiens à la porte, et je frappe (v20)

Avons-nous mis Jésus à la porte, ou le laissons-nous à la porte de notre vie ? Cette lettre s'adresse aux chrétiens d'aujourd'hui, à chacun de répondre de ce que nous faisons du Christ ! Jésus est dehors, mais il ne désespère pas. Loin de nous abandonner, il vient à nous et frappe à notre porte. Le texte dit "Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte...". Quelle déclaration émouvante ! Jésus ne s'impose pas, il ne viole pas les consciences. Quand on pense à tous ceux qui au nom de Dieu et de Jésus agissent au mépris de la liberté des individus. Lui, le saint, le témoin fidèle et véritable se tient à la porte et ne la force pas.

Le respect de la liberté de chacun est quelque chose d'absolument sacré que Dieu lui-même ne force pas. Jésus, l'époux, se met dans la position d'un mendiant, qui frappe à la porte pour rentrer chez lui. Dans le couple formé par Jésus et son Eglise, il y a une crise que Jésus essaye de résoudre. L'épouse se repose sur le contrat de mariage, et elle ignore la densité d'un amour vécu avec son époux. Epris d'un amour fou, l'époux hésite entre le reproche (verset 19) et la prière (verset 20).

Auteur : Philippe Septième
Date : 10 avr.04, 02:54
Message : Bonjour, je vous propose la suite 055,

A force de tarder à répondre à l'époux, et de le repousser, nous risquons de rater ce rendez-vous pour toujours. Le Cantique relate une des plus belles scènes d'amour de ce livre, où le bien-aimé vient frapper à la fenêtre de celle qu'il aime, et où la bien-aimée est surprise et tarde trop à ouvrir à son bien-aimé.

Cantique 5:2,6 «J'étais endormie, mais mon coeur veillait...C'est la voix de mon bien-aimé qui frappe: Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, Ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée...J'ai ouvert a mon bien-aimé: Mais mon bien-aimé s'en était allé. Il avait disparu...Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé; Je l'ai appelé, et il ne m'a point répondu»
Luc 12:36 «Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera»


Celui qui ouvre la porte de son coeur, dès maintenant, est envahi par la présence de Dieu qui vient l'habiter.
Jean 14:23 "Jésus lui répondit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui."[/color]

De quelle porte s'agit-il ?

Il peut s'agir de la porte de notre coeur, l'image du souper indiquant une communion particulière avec Jésus. Cela peut représenter des moments de communion particuliers où l'église est réunie pour partager le repas sacré avec leur Sauveur, en célébrant la Sainte-Cène.
1Cor 11:26 «Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.»

Il peut aussi s'agir de Jésus qui est sur le point de revenir, il est à la porte, pour partager avec les siens le repas des noces de l'agneau. Dans l'Antiquité, quand le roi se déplaçait et qu'il entrait chez quelqu'un, la coutume voulait que les rôles soient inversés. Ce n'était plus lui l'invité, mais lui qui invitait. Une fois qu'on lui avait ouvert la porte et qu'on l'avait laissé entrer, on reconnaissait en lui le roi. Il n'y a même pas besoin de préparer le repas, il suffit de se mettre à table avec Jésus pour le souper. Celui qui aura fait l'effort de se lever pour participer au repas, aura la surprise de constater que cette attitude le conduit à prendre place sur un trône, à côté de son époux.

Ap 19:7-9 «Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée...Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'agneau!»

Le repas mentionné est le repas principal ou le repas du soir, et qui associait la vie future à ce repas festif. Les chrétiens l'anticipaient dans le repas eucharistique.
Luc 14:12-16 «Lorsque tu donnes à dîner ou à souper...un festin, invite des pauvres...Un de ceux qui étaient à table, dit à Jésus: Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu!»

Pour ouvrir la porte, l'église doit quitter ses habitudes confortables, pour accueillir son époux. La porte que nous ouvrons aujourd'hui à Jésus-Christ, c'est celle qu'il nous ouvre à jamais dans l'éternité...La porte ouverte à celui qui frappe, c'est la porte fermée à tous les autres maîtres...Autour de la table où s'est assis notre Seigneur, les hommes se rencontrent, au lieu de s'éviter.

AP 3:21
"Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône."


Celui qui vaincra (21)

Cette victoire est possible à celui qui ouvre la porte et donne à Jésus libre accès à sa vie. Cela n'est possible que dans la parfaite communion avec Jésus-Christ, le grand vainqueur. Le trône de Dieu est assez large, ou profond, pour recevoir à la fois le Père, le Fils et les croyants. Jésus est sur le trône comme roi et sacrificateur, et les croyants partagent avec lui cette dignité.


Zacharie 6:12-13 «Voici, un homme, dont le nom est germe...il bâtira le temple de l'Éternel...il portera les insignes de la majesté: il s'assiéra et dominera sur son trône, il sera sacrificateur sur son trône...»
Ap 1:6 «et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire...»
Ap 22:5 «Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.»

Luc 22:29-30 «c'est pourquoi je dispose du royaume en votre faveur, comme mon Père en a disposé en ma faveur, afin que vous mangiez et buviez a ma table dans mon royaume, et que vous soyez assis sur des trônes...»

AP 3:22
"Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises"


Alors que le monde en général et le monde religieux fait la sourde oreille aux appels du Saint-Esprit, nous pouvons encore répondre à l'amour de Dieu, qui veut oindre nos yeux spirituels et ouvrir nos oreilles.

LAODICEE : CORRESPONDANCE HISTORICO-PROPHETIQUE DU MESSAGE.

Laodicée «Peuple juste, ou jugement du peuple»

Il y a une correspondance étroite entre la lettre adressée à Laodicée, (le jugement du peuple) et le message proclamé dans Ap 14, où un ange annonce la proximité du jugement. Cette Eglise est celle qui s'approche du jugement, donc de la fin, appelée aussi retour du Christ ou parousie.

Ap 14:6-7 «Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Évangile éternel, pour l'annoncer aux habitants de la terre...Il disait d'une voix forte: Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d'eaux»

Laodicée est la lettre adressée à l'Église d'aujourd'hui. La réalité de la révélation de Dieu nous oblige à affirmer que toutes les vérités dont on a besoin sont contenues dans la Bible, révélation suprême de Dieu en Christ. On ne peut pas se contenter seulement de connaître l'église de Christ à travers l'histoire. Dieu présente à Laodicée un jugement sévère qui devrait nous amener à nous poser la question, pour nous et notre église: "Où en est mon Eglise ? Est-elle encore du côté de Babylone ou du côté de Jérusalem ?

Où en sont les croyants, et où en suis-je dans mon cheminement avec Dieu? Où en sont les églises, où en est celle à laquelle j'appartiens, par rapport à la tradition et la parole de Dieu? Qu'en est-il de nos choix et de nos convictions, où est-ce que je me situe par rapport aux révélations de Dieu? Tout croyant peut se sentir concerné par l'appel et le contenu de la lettre adressée à Laodicée.

Le message à Laodicée dénonce la tiédeur de l'église de Christ, et des croyants en général de notre époque, et il affirme en même temps que Jésus l'aime d'un amour passionné. Comme les autres lettres, celle-ci s'applique à l'Eglise chrétienne dans son ensemble, même si telle ou telle communauté lui ressemble plus particulièrement. La tiédeur de l'indécision, de la perte d'identité en tant que croyant, du compromis avec le monde en général, de vouloir plaire à tout le monde sans choquer, de la timidité de notre témoignage, de l'amour passe-partout, de chercher chacun la foi et l'église qui nous convient et non la volonté de Dieu et sa priorité...

Tout cela fait que nos priorités ne sont plus celles de Dieu, et que l'attente de l'époux est vue comme lointaine. La réalité de ma foi ne dépend pas du comportement des chrétiens contemporains, mais de la réponse que je donne aujourd'hui à l'appel de Jésus. La victoire et le règne avec Christ sont à la portée de celui qui veut s'en saisir, en écoutant et ouvrant la porte. Chacun peut fonder sa foi sur la Bible, dans une lecture personnelle et communautaire.


Romains 10:17 «la foi, vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend, vient de la parole de Christ.

D'Ephèse à Laodicée:

- Ephèse était en passe de perdre son premier amour ;
- Smyrne risquait de reculer devant la souffrance ;
- Pergame était menacée de compromission doctrinale ;
- Thyatire était menacée de compromission morale ;
- Sardes risquait la mort spirituelle,
- Philadelphie ne devait pas lâcher prise.
- Laodicée a besoin de retrouver la ferveur d'une foi fondée sur l'amour du Christ.


CONCLUSION GENERALE DES 7 EGLISES:
(La Clarté de l'Apocalypse - C. Brütsch - Labor & Fides -1966, p-73.)
«A partir de Coccelus (1603) on a commencé à identifier les sept églises a sept époques de la chrétienté: Ephèse = temps des apôtres; Smyrne = les martyrs; Pergame = époque de Constantin le Grand; Thyatire = Moyen Age; Sardes = réformation; Philadelphie = églises du réveil; Laodicée = époque finale...» «Sur de semblables pistes...Paula Schlier («Die letzte Weltennacht», 1958) combine tout, en y voyant a la fois 7 églises, 7 périodes de l'Eglise et 7 attitudes spirituelles différentes»
Nous pouvons résumer les lettres aux sept églises en 7 points:

1) Dieu est le maître de l'Histoire.
Sa préconnaissance des faits lui permet non seulement d'annoncer ce qui va survenir, mais encore d'interférer dans les événements tout en respectant la liberté humaine.

2) Jésus est le Maître de l'Eglise, il l'exhorte, la censure, la menace.
C'est à lui en premier lieu que l'Eglise doit rendre compte de son état. L'Eglise n'est pas libre de ses actes, elle ne réalise sa vocation qu'en demeurant le corps du Christ.

3) Dieu en Christ et par l'Eglise a entrepris une oeuvre de salut.
Ses projets d'amour s'expriment dans ses promesses au vainqueur, et découlent dans une communion totale recherchée dans le présent et annoncée pour l'avenir.

4) L'Eglise a pour vocation de préserver le témoignage unique rendu par Jésus-Christ à son Père.
Les sept communautés sont appelées à se souvenir, à garder, à retenir, à préserver, ou à se repentir. Il n'y a de l'avenir pour l'Eglise que si elle reste fidèle au passé révélé par Dieu en Christ et dans sa parole.

5) L'Eglise est un lieu de conflits, de tensions, d'apostasies et de contradictions.
Mais quelle que soit sa condition, Jésus lui demeure fidèle et ne cesse de la solliciter.

6) L'Eglise tout en vivant dans ce monde, vit dans l'espérance, tendue vers celui qui vient.
Il lui appartient d'être prête, à tout moment, pour la rencontre avec son Sauveur et Epoux.

7) L'Esprit est le moteur même de l'existence de l'Eglise.
C'est lui qui l'interpelle, la mobilise, lui donne la victoire sur le mal. L'Esprit sollicite et ménage à la fois la liberté du croyant en l'invitant à une écoute active. Y a-t-il encore aujourd'hui des oreilles pour entendre ce que l'Esprit communique ? Cette réponse nous appartient, c'est à chacun de décider s'il veut répondre aux appels de l'Esprit.


Fin de l'étude, des chapitres 1-2-3, de Apocalypse, avec les lettres de Christ à ses 7 églises, ou l'histoire de l'Eglise de Christ à travers les âges, depuis la première venue de Jésus et jusqu'à son retour en gloire.
Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 20:33
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LA VISION DES 7 SCEAUX (Apocalypse 4:1 à 8:1)

RAPPEL DU PLAN GENERAL SIMPLE D'APOCALYPSE.

Introduction: Apocalypse 1:1-8
A- Vision des 7 églises; Apocalypse 1:9 - 3:22
B- Vision des 7 sceaux: Apocalypse 4:1 - 8:1
C- Vision des 7 trompettes: Apocalypse 8:2 - 11:19
VISION CENTRALE: LES TROIS MONSTRES
Le Dragon qui poursuit la femme: Apocalypse 12
La Bête qui sort de la mer: Apocalypse 13:1-10
La Bête qui sort de la terre: Apocalypse 13:11-18
L'Agneau et le peuple de Dieu: Apocalypse 14:1-20
C1- Vision des 7 fléaux (chute de Babylone): Apocalypse 15:1 - 18:24
B1- Les noces de l'Agneau et le règne millénaire: Apocalypse 19:1 - 21:4
A1 L'Eglise sur la Nouvelle Terre: Apocalypse 21:5 - 22:5
Conclusion: Apocalypse 22:6-21


INTRODUCTION GENERALE: (Ap 4:1 à 8:1)

AP 4:1 «Après cela, je regardai, et voici...»

L'expression «après cela» ne signifie pas que la vision succède chronologiquement à la précédente. Dans les prophéties apocalyptiques, il y a une règle fondamentale du parallélisme à respecter.

Exemple:
Daniel 7 n'explique pas ce qui vient après le chapitre 2 de Daniel. La vision ne fait pas suite mais elle est parallèle, superposable à la précédente. Il en est de même du chapitre 8 de Daniel par rapport aux chapitres 2 et 7. Et à chaque reprise, l'écrivain ajoute des éléments nouveaux pour expliquer la révélation de Dieu. Il est indispensable de respecter ce même parallélisme dans l'Apocalypse, pour une bonne compréhension.

Les parallèles dans les prophéties de Daniel.

Dans le livre de Daniel, nous trouvons plusieurs fois les mêmes prophéties, qui concernent les mêmes époques, et qui se répètent avec des symboles différents.


ROYAUMES SUCCESSIFS en parallèles.

Babylone (-605 à -539):
La tête d'or dans DAN 2, le lion dans DAN 7

Médo-Perses (-539 à -331):
La poitrine d'argent dans DAN 2, l'ours dans DAN 7, le bélier dans DAN 8

La Grèce (-331 à -146):
Le ventre et les cuisses d'airain dans DAN 2, le léopard dans DAN 7, le bouc dans DAN 8

Rome (-146, à 476):
Les jambes de fer, l'argile et le mélange dans DAN 2, le 4ème animal avec des dents de fer, la petite corne qui règne 1260 ans dans DAN 7, la petite corne dans DAN 8

Royaume de Christ:
La pierre qui vient de la montagne dans DAN 2, venue du ciel du fils de l'homme dans DAN 7


LES PARALLELLES DANS LES PROPHETIES DE L'APOCALYPSE

Les trois parties du livre d'Apocalypse:

Les chapitres 1 à 14 d'Apocalypse concernent une phase terrestre qui se situe dans l'ère chrétienne. Un tronc central avec les chapitres 12 à 14, est comparable au fléau d'une balance, qui soutient les deux parties. Les chapitres 15 à 21 d'Apocalypse concernent une phase céleste ou eschatologique qui se concentre plus particulièrement sur les événements de la fin des temps et sur la fin du monde.

Les diverses parties des chapitres 1 à 11 d'Apocalypse qui concernent la phase terrestre:

-La vision des 7 églises de Christ (Ap 1-2-3)
-La vision des 7 sceaux (Ap 4-5-6-7-8:1)
-La vision des 7 trompettes (Ap 8:2 -9-10-11)


INTRODUCTION GENERALE DES 7 SCEAUX

Les grandes sections du chapitre 4 à 8:1, avec l'ouverture des sceaux.

-La vision du trône, du Dieu créateur de l'univers, avec le culte d'adoration du Père et du Fils: (Ap 4 et 5)
-Les 4 cavaliers, avec les 4 premiers sceaux: (Ap 6:1-8-
-Les âmes sous l'autel, avec le 5e sceau: (Ap 6:9-11)
-Les signes de la dernière période de l'histoire du monde avant le retour de Christ, avec le 6e sceau: (Ap 6:12-17)

-La scène s'achève par cette terrible question : «qui peut subsister» devant la colère divine ? A cette question, répond l'interlude du chapitre sept. Dans l'intervalle qui sépare le 6e du 7e sceau, Jean nous décrit les 144.000 et la grande foule des rachetés (Ap 7). Ce sont ceux qui peuvent subsister, devant la colère Divine.
-L'ouverture du 7e sceau, avec le silence d'une demi heure (Ap 8:1)


LA SALLE DU TRONE DE DIEU DANS LE CIEL (Ap 4:1-11)

Introduction au chapitre 4 d'Apocalypse.

La section des sept sceaux commence, comme la série des sept Églises, par une vision introductive.

Ap 1:10-11 «Je fus ravi en esprit...et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette qui disait: Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises»
Ap 4:1-2 «Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j'avais entendue, comme le son d'une trompette, et qui me parlait, dit: Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt je fus ravi en esprit.»


La vision des 7 églises est introduite par une description du «fils d'homme», et celle des 7 sceaux par une description du «trône de Dieu»
Ap 1:12-15 «Je vis sept chandeliers d'or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe. et ayant une ceinture d'or sur la poitrine...ses cheveux étaient blancs...»
Ap 4:2-3 «Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis...il avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine, et le trône était environné d'un arc-en-ciel...»


Dans le sanctuaire de Dieu: (pour le sanctuaire, voir schéma). Le chapitre 4 nous introduit d'emblée en la présence de Dieu, dans le sanctuaire de son trône. Une bonne connaissance du sanctuaire et de son cérémoniel est utile à la compréhension de l'Apocalypse. L'Apocalypse est toute imprégnée de références au sanctuaire d'Israël, avec ses diverses parties.

Ap 7:15 «ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux»
Ap 21:3 «Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.
Ap 1:13 «au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine» (description du souverain sacrificateur)
Ap 5:6 «Et je vis, au milieu du trône...un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux...»
Ap. 4:6 «II y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal.» Ap. 15:2 «Je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu...debout sur la mer de verre» (1 Rois 7:23 «Il fit la mer de fonte. Elle avait dix coudées d'un bord à l'autre...») (il s'agit de la cuve d'airain).
Ap 1:12 ; 2:1 «je vis 7 chandeliers d'or...Voici ce que dit celui qui...marche au milieu des 7 chandeliers d'or»
Ap 4:5 «Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu.»
Ap 8:3-4 «Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or: on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône»
Ap 11:19 «Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son temple»
Ap 15:5 «Après cela, je regardai, et le temple du tabernacle du témoignage fut ouvert dans le ciel»


Quelques autres éléments de l'Apocalypse 4 et 5 qui rappellent le sanctuaire.

la porte ou l'accès au sanctuaire:

Ap 4:1 «je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel»
Exode 29:4,11 ; Lév 1:3,5 «il l'offrira à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel.
1Rois 6:31 «Il fit à l'entrée du sanctuaire une porte à deux battants, de bois d'olivier sauvage...»


la trompette, servant à l'accompagnement de certaines solennités cultuelles:
Ap 4:1 «La première voix que j'avais entendue, comme le son d'une trompette...»
2 Chroniques 29:26-27 «Les Lévites prirent place...et les sacrificateurs avec les trompettes...au moment où commença l'holocauste, commença aussi le chant de l'Éternel, au son des trompettes...»

les pierres précieuses, que l'on retrouve sur le pectoral du grand prêtre
Ap 4:3 «Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine, et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude.
Exode 28:17-21 «Tu y enchâsseras une garniture de pierres, quatre rangées de pierres: première rangée, une sardoine, une topaze, une émeraude...quatrième rangée, une chrysolithe, un onyx, un jaspe. Il y en aura douze, d'après les noms des fils d'Israël...»

Les 24 anciens rappellent les 24 classes de prêtres en service au temple:
Ap 4:4 «Autour du trône je vis 24 trônes, et sur ces trônes 24 vieillards assis, revêtus de vêtements blancs...»
1Chroniques 24:4-19 «On les classa par le sort, les uns avec les autres, car les chefs du sanctuaire et les chefs de Dieu étaient des fils d'Éléazar et des fils d'Ithamar...Le premier sort échut à Jehojarib...le vingt-quatrième, à Maazia. C'est ainsi qu'ils furent classés pour leur service...»

la mer de cristal, l'immense vasque du temple de Salomon:
Ap 4:6 «Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal»
1Rois 7:23-24 «II fit la mer de fonte. Elle avait dix coudées d'un bord à l'autre, une forme entièrement ronde, cinq coudées de hauteur, et une circonférence que mesurait un cordon de trente coudées...»

les quatre êtres vivants et les chérubins sur l'arche et les tapisseries:
Ap 4:6-8 «Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants...qui ont chacun six ailes...Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant...»
Esaïe 6:1-3 «Je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé...Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes...Ils criaient l'un à l'autre, et disaient: Saint, saint, saint est l'Éternel des armées!...»
Exode 25:18-20 «Tu feras deux chérubins d'or, tu les feras d'or battu, aux deux extrémités du propitiatoire...
Exode 26:1 ; 36:8 «tu feras le tabernacle de dix tapis de fin lin retors, et d'étoffes teintes en bleu, en pourpre et en cramoisi; tu y représenteras des chérubins artistement travaillés»


l'agneau rappelle divers sacrifices du culte hébraïque:
Ap 5:6 «Et je vis, au milieu du trône...un agneau qui était là comme immolé»
Exode 12:3,11 «on prendra un agneau pour chaque famille...C'est la Pâque de l'Éternel.»
Exode 29:38-42 «tu offriras sur l'autel deux agneaux d'un an, chaque jour, à perpétuité... Voilà l'holocauste perpétuel qui sera offert par vos descendants»


l'encens et la prière:
Ap 5:8 «tenant chacun...des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints»
Ps 141:2 Que ma prière soit devant ta face comme l'encens...»
Ap 8:3-4 «Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône...»

PLAN DU CHAPITRE 4:

A.- Introduction (V1)
B.- Section descriptive
Dieu sur son trône (v2,3)
Les 24 anciens (v4)
Les 7 esprits (v5)
La mer (v6a)
Les 4 êtres vivants (v6b-8a)
C.- Section active
La louange des 4 vivants (v8b)
La louange des 24 anciens (v10-11)

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 20:35
Message : Bonjour, je vous propose la suite 057

ENSEIGNEMENT SPIRITUEL ET PROPHETIQUE DU MESSAGE d'Apocalypse 4

AP 4:1
Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j'avais entendue, comme le son d'une trompette, et qui me parlait, dit: Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite.


Après cela....(v1)

Après cela, ou après la première vision, il en a une seconde, différente. L'expression «après cela» informe qu'une nouvelle vision commence, et cela n'implique pas un rapport
chronologique, ou une succession entre les deux visions, mais des points communs entre elles. La vision précédente d'Ap 1,2 et 3, relate l'oeuvre du «Fils de l'homme» sur terre en faveur de son Église. Après cette vision d'Ap 1 à 3, Jean présente une nouvelle vision, qui a pour but d'exposer l'oeuvre du Christ.

Je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel...(v1)

Le verbe ouvrir (anoigô) est au participe parfait et il exprime une action passée qui se prolonge. L'Apocalypse veut nous montrer qu'il n'y a pas de séparation entre le ciel et la terre, ni deux mondes distincts. La porte entre le ciel et la terre a été ouverte par le Christ à la croix et elle continue de rester ouverte. Dieu qui a son trône au ciel est vigilant à l'égard de tout ce qui se passe sur la terre. Les élus sont sur la terre, mais leur place, leur nom, sont déjà réservés dans le ciel.


Jean 17:15-18 «Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde....»

Quel puissant encouragement pour le chrétien de savoir qu'il est déjà au ciel, par la foi, alors qu'il marche sur la terre, et que son Père céleste se tient à ses côtés. Tout croyant est appelé à élever, par la foi, sa pensée vers le trône de Dieu, et dépasser les épreuves de la vie. Lors du retour de Christ en gloire, le ciel tout entier sera ouvert. Lorsque Jésus reviendra du ciel pour parachever son oeuvre de salut, et que Dieu descendra pour habiter avec les siens, ce ne sera plus une porte, mais le ciel entier qui sera ouvert.

Ap 19:11 «je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable»

La première voix que j'avais entendue...dit: Monte ici et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite (v1)

La voix, c'est celle déjà entendu dans l'Apocalypse 1:1,10. La voix lui annonce une vision de ce qui doit arriver. Les événements révélés se projettent dans le futur. Ce qui doit arriver dans la suite, va une fois de plus nous conduire jusqu'au jour du Seigneur. Cette interprétation sera confirmée par l'étude du 6e sceau, dans Apocalypse 6:12-17. Dieu est le Maître souverain de l'histoire. Le but de Dieu n'est pas d'informer Jean de ce qui existait à son époque, mais de lui donner des indications sur ce qui allait arriver après lui. Pour faire voir ce qui doit arriver, il faut que Dieu connaisse l'avenir. Dieu connaît le présent, le passé, et l'avenir. Cela montre à l'évidence que quelqu'un dirige l'Histoire.


Jean 14:29 «je vous ai dit ces choses avant qu'elles arrivent, afin que, lorsqu'elles arriveront, vous croyiez»

AP 4:2
Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis.


Il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis (v2)

Le trône est le symbole de l'autorité. Il y a quelque part dans l'univers un être qui détient l'autorité. Sur les 54 mots «trône» dans le N-Testament, 44 se trouvent dans l'Apocalypse, et 14 dans le chapitre 4. Il est bon et rassurant de savoir que Dieu est sur son trône, et que notre monde n'est pas le produit du hasard. Dans Ap 4 et 5, le trône est associé à la puissance créatrice de Dieu (Ap 4:11) et à son salut (Ap 5:13). S'approcher du trône de Dieu, c'est: «S'approcher avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins» (Hébreux 4:16)

C'est du trône que le souverain:
- accorde une audience (Juges 3:19)
- reçoit les requêtes (1Rois 2:19)
- consulte ses conseillers (1Rois 22:10)
- rend la justice (1Rois 3:16)

Le ciel est en dehors du temps et de l'espace. Par instinct, lorsque nous parlons du ciel, nous le plaçons en haut, loin, quelque part au dessus de nos têtes ! Mais où est le ciel ? Nous n'en savons rien ! Ézéchiel dit que Dieu est au-dessus du ciel (Ézéchiel 1:25-26). Le ciel est pour le chrétien engagé la certitude d'un au-delà, et par conséquent pour ceux qui sont touchés par le deuil, la certitude que tout n'est pas fini. Le ciel, offre donc la possibilité d'un dépassement, vers l'éternité, vers la perfection. En tant qu'êtres humains, nous ne pouvons pas connaître et révéler l'avenir, parce que nous sommes dans le temps et l'espace. Or Dieu y échappe, car il est au ciel.

Le texte d'Apocalypse 4 rappelle de manière frappante la vision d'Ezéchiel déporté en exil. Tout comme Ézéchiel, Jean est en exil, captif à cause de sa foi. L'un comme l'autre avaient besoin de savoir que Dieu était pourtant et quand même à côté d'eux. Dans (Ézéchiel 1), Dieu se présente au prophète avec un trône monté sur un char dont les roues peuvent aller dans toutes les directions. Dieu veut nous dire qu'il peut se déplacer partout, aussi bien au ciel que sur terre, dans toutes les directions. Ainsi, Dieu annonce à Ézéchiel que quel que soit le lieu où sera son peuple, même en exile, il sera avec lui.


Ps 139 «Où irais-je loin de ton esprit, Et où fuirais-je loin de ta face?...(Dieu est partout)»
Mat 28:20 «Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde»


AP 4:3
"Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude."


La vision est si merveilleuse que Jean la compare à des pierres précieuses. Le trône de Dieu est indescriptible. Jean va essayer de décrire sa vision, à partir d'images qu'il connaît. Jean est incapable d'identifier exactement ce qu'il voit. La réalité est au-delà des mots. Les 3 pierres précieuses mentionnées «jaspe, sardoine et l'émeraude», figurent au pectoral du grand prêtre. Le jaspe est la première et la sardoine la dernière des 12 pierres de ce pectoral (Ex 28:17-20). La pierre de jaspe était à l'époque de Jean l'une des plus vieille pierre connue par les contemporains du prophète et de ce fait, elle représentait l'éternité.

L'arc-en-ciel est le signe de l'amour de Dieu qui se joint à sa justice pour sauver l'homme et l'ouvrir à l'espérance. L'arc-en-ciel est aussi, comme l'interprète le prophète Ézéchiel, «l'image de la gloire de l'Eternel» (Ezéch 1:28-, c'est-à-dire de sa grandeur infinie et de sa puissance. Dieu est digne d'être acclamé, car il est le Dieu de l'alliance, et l'arc-en-ciel qui entoure son trône en est le signe.


Gen 9:13 «j'ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d'alliance entre moi et la terre»

AP 4:4
"Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or"


Assis sur le trône comme le grand prêtre, ils sont comme lui investis de la double vocation de juge et de prêtre. Leur grand âge, qui les identifie avec le juge divin aux cheveux blancs (voir Ap 1:14), et leur position d'être comme lui assis sur des trônes (Ap4:4) révèle leur qualité de juges. Mais il faut attendre Ap 20:4 pour qu'ils soient décrits fonctionnant effectivement comme juges. Pour l'instant, ils sont surtout occupés à adorer et à rendre grâces (Ap 4:9-11). Ce cumul remonte au temps de Moïse, lorsque le prêtre exerçait aussi les fonctions de juge.

Deut 17:9 «Tu iras vers les sacrificateurs, les Lévites, et vers celui qui remplira alors les fonctions de juge; tu les consulteras, et ils te feront connaître la sentence.

Qui sont ces 24 vieillards ?

Certains pensent qu'il s'agit d'anges, mais les anges sont mentionnés plus loin dans le texte (Ap 5:11). Cela semble peu cadrer avec le texte, car ils possèdent tous les attributs des rachetés: vêtements blancs, couronnes, (ce qui suppose la victoire remportée), trônes (Ap 3:4-5,11,21 ; 19:8-.

Le nombre 24 (2 x 12) représente le peuple de l'alliance, le peuple élu et sauvé. L'Israël idéal et complet. Le nombre 24 est bien sûr symbolique; il joue sur le nombre 12, nombre de l'alliance (4 = terre x 3 = Dieu). Les douze tribus d'Israël dans l'A-Testament, et les douze apôtres dans le N-Testament représentent la même symbolique qui est clairement attestée dans Ap 21:12,14 (12 + 12 = 24). Nous pouvons voir ici une allusion à tous les élus, qui viennent à la fois du peuple Juif et de l'Eglise chrétienne.


Ap 21:12,14 «(la nouvelle Jérusalem) avait 12 portes...et des noms écrits, ceux des 12 tribus des fils d'Israël». La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l'agneau.
Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 20:39
Message : Bonjour, je vous propose la suite 058,

Le nombre 24 est associé au service du temple, et il représente vingt-quatre groupes de prêtres. Les prêtres et les Lévites étaient parallèlement divisés en vingt-quatre groupes et, comme les «anciens» de l'Apocalypse, ils adoraient Dieu en jouant de la harpe. Chaque groupe avait son président connu généralement sous le nom de «chef» ou ancien.

1Chroniques 24:3,18 «David divisa les fils d'Aaron en les classant pour le service qu'ils avaient à faire...On les classa par le sort, les uns avec les autres, car les chefs du sanctuaire et les chefs de Dieu étaient des fils d'Éléazar et des fils d'Ithamar...le vingt-troisième, à Delaja; le vingt-quatrième, à Maazia»
1Chroniques 25:6-31 «Tous ceux-là étaient sous la direction de leurs pères, pour le chant de la maison de l'Éternel, et avaient des cymbales, des luths et des harpes pour le service de la maison de Dieu...le vingt-quatrième, à Romamthi-Ézer, ses fils et ses frères, douze.»

Ap 5:8-10 «les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu...as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre»

Une délégation ou une représentation des hommes auprès de Dieu ?

Au moment de la crucifixion de Jésus, des tombes se sont ouvertes, et des résurrections ont été enregistrées. Paul écrit qu'au moment où Jésus est retourné vers son Père, après sa résurrection, il a emmené des captifs. Ils sont en quelque sorte les représentants des élus, auprès de Dieu.

Matthieu 27:51-54- «Et voici, le voile du temple se déchira en deux...la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre...»
Ephésiens 4:8 «C'est pourquoi il est dit: Étant monté en haut, il a emmené des captifs...»


Les victorieux, qui sont appelés à s'asseoir sur le trône pour juger en compagnie de Jésus et de son Père. Ils possèdent tous les attributs des rachetés: vêtements blancs, couronnes, trônes (Ap 3:4-5,11,21 ; 19:8-. La couronne, offerte aux vainqueurs des jeux du stade, rappelle la victoire qu'ils ont dû remporter (Ap 4:4,10). Leur nombre, multiple de 12, (12 x 12 = 144), comme les 144 000, évoque la plénitude du peuple de Dieu.

Ap 3:21 «Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.»
Ap 20:4 «Et je vis des trônes; et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger...»


AP 4:5
"Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu"


Lorsque Dieu se révèle, il y a toujours des manifestations cosmiques importantes. Voir le Sinaï en Exode 19:34. Jean veut ici présenter de manière symbolique la plénitude de l'Esprit auprès de Dieu, dans sa capacité de comprendre et de résoudre tous les problèmes. Jean développe ici le contenu de la vision de Zacharie, tout en lui donnant un caractère Christocentrique.

- Zach 4:10 Les sept lampes sont les yeux du Seigneur qui inspectent toute la terre
- Ap 1:4 Qui sont devant le trône (de Dieu)
- Ap 3:1 (Jésus) qui a les sept esprits de Dieu
- Ap 4:5 Sept lampes de feu brûlant devant le trône
- Ap 5:6 L'agneau possède sept yeux qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.


AP 4:6
"Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière."


Trois identifications de la mer de verre sont possibles.

1) Ezéchiel 1:22 «Au-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant, qui s'étendait sur leurs têtes dans le haut». Un firmament de cristal repose sur la tête des quatre animaux, ou les eaux supérieures s'étendent devant le trône de Dieu.

2) 1Rois 7:23-26 «Il fit la mer de fonte. Elle avait dix coudées d'un bord à l'autre, une forme entièrement ronde, cinq coudées de hauteur, et une circonférence que mesurait un cordon de trente coudées. Elle était posée sur douze boeufs, dont trois tournés vers le nord, trois...vers l'occident...le midi, et trois tournés vers l'orient; la mer était sur eux, et toute la partie postérieure de leur corps était en dedans...»

2Chr 4:6 «Il fit dix bassins, et il en plaça cinq à droite et cinq à gauche, pour qu'ils servissent aux purifications: on y lavait les diverses parties des holocaustes. La mer était destinée aux ablutions des sacrificateurs.


Le texte fait référence à la «mer» ou vasque en bronze construite par Salomon à l'entrée du sanctuaire de Jérusalem, qui reposait sur douze boeufs et servait à la purification des prêtres. Sa présence dans le ciel laisserait entendre que Dieu a pourvu à la purification de quiconque s'approche de lui.

3) Apocalypse 15:2 «Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu»

Les rachetés se tiennent debout sur la mer, comme le Christ marchant sur les flots tumultueux et dominant la mer, les rachetés se tiennent debout sur une mer devenue limpide. Ils ont vaincu la tempête à la différence de Pierre qui a coulé par manque de foi. La présence de la mer de verre devant le trône de Dieu est présage de victoire.

Le trône de Dieu, suspendu sur la mer, proclame le contrôle de Dieu et son pouvoir sur l'eau.

Dieu est ici présenté en tant que créateur, comme dans Genèse, où la création est décrite, comme une victoire sur l'eau qui représente le néant et les ténèbres.
Gen 1:2 «il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.»
Ez 26:19-21 «Quand je ferai monter contre toi l'abîme, et que les grandes eaux te couvriront, je te précipiterai avec ceux qui sont descendus dans la fosse...Je te réduirai au néant, et tu ne seras plus...»
Jonas 2:6 «Les eaux m'ont couvert jusqu'à m'ôter la vie, L'abîme m'a enveloppé...»
PS 136:6 «Celui qui a étendu la terre sur les eaux, car sa miséricorde dure à toujours!»
PS 104:3 «Il forme avec les eaux le faîte de sa demeure: Il prend les nuées pour son char...»


Après la mer de verre, on passe à la vision des quatre êtres vivants, lesquels représentent l'ordre de la terre.

Dans la bible, le nombre 4 représente l'ordre, la totalité de la terre, la perfection à l'échelle terrestre.
Jér 49:36 «Je ferai venir sur Élam quatre vents des quatre extrémités du ciel...»
Dan 7:2 «Je regardais...et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer»

Ap 7:1 «je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre: ils retenaient les quatre vents de la terre»
Ap 20:8 «Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre...»


Dans Ezéchiel 10, ces quatre êtres vivants représentent des anges, des chérubins.
Ezéchiel 10:20-22 «C'étaient les animaux que j'avais vus sous le Dieu d'Israël près du fleuve du Kebar, et je reconnus que c'étaient des chérubins. Chacun avait quatre faces, chacun avait quatre ailes...»

Dans Ezéchiel 1, ces quatre êtres vivants sont tout près de Dieu, comme une sorte de garde rapprochée de Dieu, à l'image des tribus d'Israël dont la bannière entourait le tabernacle:
Ezéchiel 1:10 «Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d'homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de boeuf à gauche, et tous quatre une face d'aigle.»

...à l'est, Juda (Nb 2:3) dont l'emblème est le lion:
Gn 49:9 «Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, Comme une lionne: qui le fera lever?

...au sud Ruben (Nb 2:10) dont l'emblème est un homme:
Gn 49:3 «Ruben, toi, mon premier-né, Ma force et les prémices de ma vigueur, supérieur en dignité et supérieur en puissance...»

...à l'ouest Ephraïm (Nb 2:18- dont l'emblème est un taureau:
Dt 33:17 «De son taureau premier-né il a la majesté; Ses cornes sont les cornes du buffle; Avec elles il frappera tous les peuples, jusqu'aux extrémités de la terre: Elles sont les myriades d'Éphraïm...»

...et au nord Dan (Nb 2 : 25) dont l'emblème était un serpent, mais fut changé après son expédition soudaine et victorieuse sur les habitants de Laïs, comme le ferait un aigle qui tombe sur sa proie.
Gn 49:17 «Dan sera un serpent sur le chemin, Une vipère sur le sentier...»
Juges 18:27-29 «et ils tombèrent sur Laïs, sur un peuple tranquille et en sécurité; Ils le passèrent au fil de l'épée, et ils brûlèrent la ville...Les fils de Dan rebâtirent la ville, et y habitèrent; ils l'appelèrent Dan, d'après le nom de Dan, leur père, qui était né à Israël; mais la ville s'appelait auparavant Laïs.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:16
Message : Bonjour, je vous propose la suite 059,

AP 4:6a
Il y a devant le trône, comme une mer de verre, semblable à du cristal...

(TOB) "devant le trône, comme une mer limpide, semblable à du cristal..."
(Jérusalem) "devant le trône, on dirait une mer, transparente autant que du cristal...»


Trois identifications de la mer de verre sont possibles.

1) Ezéchiel 1:22 "Au-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant, qui s'étendait sur leurs têtes dans le haut"

Un firmament de cristal repose sur la tête des quatre animaux, où les eaux supérieures s'étendent devant le trône de Dieu.

2) 1Rois 7:23-26 "Il fit la mer de fonte. Elle avait dix coudées d'un bord à l'autre, une forme entièrement ronde, cinq coudées de hauteur, et une circonférence que mesurait un cordon de trente coudées. Elle était posée sur douze boeufs, dont trois tournés vers le nord, trois...vers l'occident...le midi, et trois tournés vers l'orient; la mer était sur eux, et toute la partie postérieure de leur corps était en dedans..."

2Chr 4:6 "II fit dix bassins, et il en plaça cinq à droite et cinq à gauche, pour qu'ils servissent aux purifications: on y lavait les diverses parties des holocaustes. La mer était destinée aux ablutions des sacrificateurs."

Le texte fait référence à la «mer» ou vasque en bronze construite par Salomon à l'entrée du sanctuaire de Jérusalem, qui reposait sur douze boeufs et servait à la purification des prêtres. Sa présence dans le ciel laisserait entendre que Dieu a pourvu à la purification de quiconque s'approche de lui.

3) Ap 15:2 "Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête, et son image, et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu"

Les rachetés se tiennent debout sur la mer, comme le Christ marchant sur les flots tumultueux et dominant la mer, les rachetés se tiennent debout sur une mer devenue limpide. Ils ont vaincu la tempête à la différence de Pierre qui a coulé par manque de foi. La présence de la mer de verre devant le trône de Dieu est présage de victoire.

Le trône de Dieu, suspendu sur la mer, proclame le contrôle de Dieu et son pouvoir sur l'eau.

Dieu est ici présenté en tant que créateur, comme dans Genèse, où la création est décrite, comme une victoire sur l'eau qui représente le néant et les ténèbres. Dans ce sens, «Jean vis un nouveau ciel et une nouvelle terre...et la mer n'était plus.» (Apoc. 21:1)

Gen 1:2 «il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux»
Ez 26:19-21 «Quand je ferai monter contre toi l'abîme, et que les grandes eaux te couvriront. Je te précipiterai avec ceux qui sont descendus dans la fosse...Je te réduirai au néant, et tu ne seras plus...»
Jonas 2:6 «Les eaux m'ont couvert jusqu'à m'ôter la vie, L'abîme m'a enveloppé...»
PS 136:6 «Celui qui a étendu la terre sur les eaux, car sa miséricorde dure à toujours!»
PS 104:3 «Il forme avec les eaux le faîte de sa demeure: II prend les nuées pour son char...»


AP 4:6b-8
Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d'un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient! (ou qui sera).


Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière.

Le mot grec (zoon): animaux, êtres vivants, d'où plusieurs traductions possibles:
(TOB) «Au milieu du trône et l'entourant, quatre animaux couverts d'yeux par-devant et par-derrière.»
(Jérusalem) «Au milieu du trône et autour de lui, se tiennent quatre Vivants...»


Dans le contexte, le mot est symbolique, et «être vivant» semble mieux convenir, pour plusieurs raisons: Les 4 êtres vivants sont remplis d'yeux devant et derrière, autour et au dedans (omniscience, plénitude). Ils ont chacun six ailes; Ils ne cessent de dire: Saint, saint, saint...; Le 3 ème être vivant a la face d'un homme; Ils rendent gloire et honneur et actions de grâces à Dieu; ils parlent à Jean, chacun à son tour, lors des sceaux. Ils sont associés aux 24 vieillards et aux anges pour adorer Dieu. (Ap 4:9-11 ; 5:1)

La description des quatre êtres vivants:

Ap 4:6 "Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière."
Ap 4:8 "Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient!"
Ap 4:7 "Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau,le troisième être vivant a la face d'un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole.
Ap 4:9 "Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône..."
Ap 6:1 "Quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait...Viens"
Ap 6:3 "Quand il ouvrit le second sceau, j'entendis le second être vivant qui disait: Viens"
Ap 6:5 "Quand il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant qui disait: Viens."
Ap 6:7 "Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait:Viens"


Après la mer de verre (v6), on passe à la vision des quatre êtres vivants (v7-9).

Dans la bible, le nombre 4 représente l'ordre, la totalité de la terre avec les 4 points cardinaux. Se pourrait-il que ces 4 êtres vivants représentent l'ordre, et la totalité des êtres célestes au service de Dieu ? De même que les 24 vieillards semblent représenter la totalité des rachetés de la terre auprès de Dieu. Les êtres vivants semblent représenter Dieu, et le ciel dans sa totalité, auprès des hommes.

Ap 20:8 «Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre...» Ap 7:1 «je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre»
Hébreux 1:14 Les anges, «Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut?»
Luc 15:10 «Je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent»


Dans Ezéchiel 10, ces quatre êtres vivants représentent des chérubins, au service de Dieu.
Ezéch 10:12-14 : 20-22 «Tout le corps des chérubins, leur dos, leurs mains, et leurs ailes, étaient remplis d'yeux...Chacun avait quatre faces: la face du premier était une face de chérubin, la face du second une face d'homme, celle du troisième une face de lion, et celle du quatrième une face d'aigle. «C'étaient les animaux que j'avais vus sous le Dieu d'Israël près du fleuve du Kebar, et je reconnus que c'étaient des chérubins. Chacun avait quatre faces, chacun avait quatre ailes, et une forme de main d'homme...»

Dans Ezéchiel 1, ces quatre êtres vivants sont tout près de Dieu, le suivent partout, comme une sorte de garde rapprochée de Dieu, à l'image des tribus d'Israël dont la bannière entourait le tabernacle:

Ezéch 1:5-6,10,18,22 "apparaissaient quatre animaux, dont l'aspect avait une ressemblance humaine. Chacun d'eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes. Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d'homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de boeuf à gauche, et tous quatre une face d'aigle...et à leur circonférence les quatre roues étaient remplies d'yeux tout autour. Au-dessus des têtes...il y avait comme un ciel de cristal resplendissant, qui s'étendait sur leurs têtes..."
Psaume 99:1 «L'Éternel règne: Il est assis sur les chérubins...»


La disposition du campement d'Israël dans le désert: Chacune des 12 tribus d'Israël avait sa propre bannière, mais ils campaient sous quatre bannières principales.

...à l'est, Juda (Nb 2:3) dont l'emblème est le lion:

Gn 49:9 «Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, Comme une lionne: qui le fera lever?

...au sud Ruben (Nb 2:10) dont l'emblème est un homme:
Gn 49:3 «Ruben, toi, mon premier-né, Ma force et les prémices de ma vigueur, supérieur en dignité et supérieur en puissance...»

...à l'ouest Ephraïm (Nb 2:18) dont l'emblème est un taureau:
Dt 33:17 «De son taureau premier-né il a la majesté; Ses cornes sont les cornes du buffle; Avec elles il frappera tous les peuples, jusqu'aux extrémités de la terre: Elles sont les myriades d'Éphraïm...»

...et au nord Dan (Nb 2 : 25) dont l'emblème était un serpent, mais fut changé après son expédition soudaine et victorieuse sur les habitants de Laïs, comme le ferait un aigle qui tombe sur sa proie.
Gn 49:17 «Dan sera un serpent sur le chemin, Une vipère sur le sentier...»
Juges 18:27-29 «et ils tombèrent sur Laïs, sur un peuple tranquille et en sécurité; Ils le passèrent au fil de l'épée, et ils brûlèrent la ville...Les fils de Dan rebâtirent la ville, et y habitèrent; ils l'appelèrent Dan, d'après le nom de Dan, leur père, qui était né à Israël; mais la ville s'appelait auparavant Laïs.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:22
Message : Bonjour, je vous propose la suite 060

Dans Esaïe, ce sont des séraphins avec six ailes qui adorent Dieu.

Esaïe 6:1-3 "Je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé...Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes...Ils criaient l'un à l'autre, et disaient: Saint, saint, saint est l'Éternel des armées!...

Chacun des 4 êtres vivants ressemble à un animal différent: lion, veau, face d'un homme, aigle qui vole (v-7)

Pour cela, certains ont pensé que ces 4 animaux pourraient représenter l'ensemble de la création de Dieu.
- l'aigle, c'est l'animal le plus puissant parmi les oiseaux;
- le boeuf, c'est l'animal le plus puissant parmi les bêtes domestiques;
- le lion, c'est l'animal le plus puissant parmi les bêtes sauvages;
- l'homme, c'est le plus puissant parmi tous les animaux.

D'après cette hypothèse, les quatre animaux représentent la création dans son ensemble, comme les 24 vieillards représentent plus spécifiquement le genre humain. Cette hypothèse est difficile à soutenir bibliquement, car nous avons vu que ces mêmes animaux symbolisent des êtres célestes dans Ezéchiel 1 et 10, et d'autre part, il manque dans cette liste les animaux aquatiques.

Les 4 êtres vivants, pourraient représenter l'action de Dieu sur la terre, qui voit et sait tout, et qui agit partout.
- le lion, c'est le Dieu Créateur, qui agit sur la terre en tant que roi: Ap 5:5 ; 19:16.
- le veau, c'est le sacrifice de Christ, en tant que Sauveur: Lévit 1:5 ; 9:2-3 ; Ap 1:5-6.
- la face d'un homme, c'est Dieu qui s'identifie à l'homme en Christ: Ap 1:13; 14:14.
- l'aigle, c'est le Dieu comme juge suprême, qui voit tout, à qui rien n'échappe: Ap 22:12.

Les quatre êtres vivants ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu...(v-8)

Nous sommes tentés parfois de nous taire parce que nous n'avons rien de nouveau à dire à propos de Dieu. Les anges, pour leur part, ne sont pas fatigués de répéter toujours la même chose. Ils s'émerveillent sans cesse à découvrir le contenu de leur hymne : la sainteté de Dieu, qu'ils déploient en termes de rédemption (5:8-10), d'actions de grâces (7:11,12), et de louange (19:4).

Les quatre êtres chantent pour exalter Dieu: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, qui était, qui est, et qui vient! Le parallélisme suggère que la sainteté de Dieu se manifeste dans les trois temps de l'histoire et de l'existence: le passé, le présent, et l'avenir. Le prophète Esaïe avait reçu la même vision (Esaïe 6:1-3). Là aussi, la sainteté de Dieu est répétée trois fois et se répercute ici-bas: «Saint, saint, saint est l'Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire !» La sainteté de Dieu n'est pas à comprendre comme si Dieu se met à l'écart de toute contamination. La sainteté de Dieu s'exprime dans l'alliance qu'il fait avec son peuple pour se donner à lui (Noé, Abraham). Etre saint, c'est être consacré à quelque chose ou à quelqu'un qu'on chérit.


AP 4:9-11
9 Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles,
10 les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant:
11 Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées.


Les 4 êtres vivants, les 24 vieillards et les anges s'associent pour adorer le Père et le Fils.

Ap 4:8-11 Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône...les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant: Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées.
Ap 5:8-10 Quand (l'agneau) pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'agneau...en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu...tu as fait d'eux un royaume...
Ap 5:11-14 Je regardai, et j'entendis la voix de beaucoup d'anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d'une voix forte: L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse...Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l'agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire...Et les quatre êtres vivants disaient: Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent.
Ap 7:11-12 Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu, disant: Amen!...


Les chapitres 4 et 5 se focalisent sur la louange adressée au Dieu créateur et non sur un acte juridique.

Nous sommes en présence d'un hymne d'adoration adressé au Créateur. Les êtres célestes et terrestres sont associés dans un culte de louange et d'adoration à Dieu. Des créatures célestes remercient Dieu alors que les 24 vieillards se prosternent devant leur Créateur. Ceci est une grande leçon de reconnaissance et d'adoration pour nous humains. Alors que les anciens paraissent représenter les rachetés auprès de Dieu, les êtres vivants semblent représenter Dieu auprès des hommes: ils sont les exécuteurs des décrets divins (Ap 6:1,3,5, 7 ; 15:7).

Ils jettent leurs couronnes devant le trône...(v-10)

Les vingt-quatre anciens jettent leurs couronnes devant le trône en signe de soumission. Ce geste montre que le culte est aussi un acte d'obéissance. Une foi qui s'élèverait en paroles sans être accompagnée d'actes d'obéissance n'est qu'un effet de forme, une adoration creuse.

Dans le ciel règne une atmosphère de louange. Même si la tribulation ne leur est pas épargnée (Ap 7:14), les croyants peuvent s'associer dès à présent aux chants du ciel car le Créateur, leur Dieu, occupe le trône de l'univers. Les conclusions que l'on peut tirer de la partie descriptive doivent s'harmoniser avec le contenu de la partie active. Or la partie active est une louange au créateur et non au juge. Une des grandes questions posées par l'Apocalypse est celle du pouvoir. Qui est digne de régner et de recevoir l'adoration? et la réponse est que seul le Créateur avec l'Agneau sont dignes d'adoration.

Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance: car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées (v-11)

Le terme "Kurios" traduit par Seigneur, est l'équivalent grec de "Yahvé", utilisé en hébreu pour Dieu.

La structure du v11:
--Tu es digne, de recevoir: la gloire - l'honneur - la puissance:
--Tu as créé toutes choses - elles existent - et ont été créées.

Le spectacle d'adoration remplit l'espace et le temps. Ce qui rend Dieu digne d'être adoré comme juge et roi, c'est qu'il est le créateur de l'univers, et notre créateur. Dieu qui a eu l'initiative de l'apparition de l'univers est aussi celui qui le renouvellera (Ap 21:1,5). La fin n'est pas une oeuvre humaine, elle est un acte de Dieu, au même titre que la création. Si celui qu'on adore n'est pas le Créateur, l'adoration perd son sens et devient idolâtre. Car ou bien on adore le Créateur, ou bien on idolâtre la créature.

La fin du verset (11) affirme encore que Dieu est un Dieu d'amour, qui a créé par amour. Tout ce que possèdent les anges ou les hommes, quand bien même ils sont élus, vient de Dieu. Notre Créateur est la source absolue et unique de toutes nos acquisitions, et de toutes nos possessions. Le plan de Dieu ne peut être parfaitement réalisé que dans la mesure où, il peut partager avec sa créature. Lorsque Dieu vit que tout ce qu'il avait fait était bon, (Genèse 1:31), il fut satisfait, non pour lui-même, mais surtout parce qu'il savait que c'était bon pour ses créatures.


«Dieu seul est digne»

Il est important de remarquer, que Jean écrit ces choses vers la fin du 1er siècle, alors que la plupart des disciples de Christ étaient déjà morts, ainsi que Marie la mère de Jésus. Jean voit dans le ciel, par la porte ouverte, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Nous remarquons qu'il n'est pas fait allusion à Marie, en dépit du dogme de l'Assomption. Le chapitre 4 a présenté le Père, le Fils et le Saint-Esprit dans leur ministère de création et de rédemption, et il n'est jamais fait allusion à Marie comme faisant partie des résidants célestes, ni de sa médiation.

Jean affirme que, seul Dieu et Christ, sont dignes de notre adoration, et ce sont les seuls qui reçoivent les hommages et l'adoration des êtres célestes et de l'univers entier. Cette affirmation, qui conclut le chapitre quatre en disant (4:11) "que Dieu seul est digne d'adoration", se retrouve au chapitre suivant (5:2), en écho: «Qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux?»

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:25
Message : Bonjour, je vous propose la suite 061,

UN LIVRE SCELLE: Apocalypse 5: 1 à 13

Introduction au chapitre 5 d'Apocalypse.

Ap 4 et 5 est une unité qui décrit la même scène du trône de Dieu: (Ap 4:2 ; 5:1)
Ap 4 et 5 décrit une scène du trône dans le sanctuaire céleste: (Ap 4:3 ; 8:3)
L'accent de la scène du trône est mis sur l'oeuvre et la mort réconciliatrice du Christ: (Ap 5:6,9,12)


Les grandes différences entre Ap 4-5 et Dan 7 sont faciles à repérer.

Dans Daniel, des trônes sont placés (Dn 7:9); dans l'Apocalypse, les trônes sont déjà là (Ap 4:2-4). Dans Daniel, plusieurs livres sont ouverts (Dn 7:10); dans l'Apocalypse, un livre est scellé (Ap 5:1). Dans Daniel, la figure centrale est «le fils de l'homme» (Dn 7:13); dans l'Apocalypse, c'est l'agneau (Ap 5:6). Jean utilise l'imagerie de la salle du trône de Dan 7 et d'Ez 1 et 10, mais il évite leurs aspects judiciaires. Le vocabulaire du jugement est totalement absent de la scène d'Ap 4 et 5 jusqu'au 5e sceau (Ap 6:10), où il est clair que le jugement n'a pas encore commencé.

Le chapitre 5 va détourner notre attention de Dieu, pour l'orienter vers Jésus, l'Agneau de Dieu. Ce chapitre permet de découvrir une présentation de l'histoire de la rédemption de l'homme. Le personnage recherché pour ouvrir les sceaux du livre est celui qui a tous les attributs de la rédemption. Or, seul le Christ est dans cette situation, car il est le seul et l'unique à posséder les qualités requises.


PLAN DU CHAPITRE 5:

A Section descriptive
1- Le livre dans la main droite de celui qui était assis sur le trône (v1)

B Section active
1- La question de l'ange: Qui est digne d'ouvrir le livre: (v2)
2- La réponse à la question
a Négative: personne dans le ciel, ni sur la terre ne le peut (v3,4)
b Positive: le lion a vaincu pour ouvrir le livre (v5)

C Section descriptive
1- au milieu du trône, un agneau qui était là comme immolé (v6)

D Section active
1- L'agneau prit le livre de la main droite (v7)
2- La louange:
a Des vivants et des anciens (v8-10)
b Des anges (v11,12)
c De toutes les créatures (v13)
3- L'adoration (v14)


AP 5:1
"Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux."

«Et je vis dans la droite de celui qui était assis sur le trône, un livre, écrit au dedans et sur le revers...» (Darby)


Etre à la droite du trône, c'est être dans l'intimité du roi, partager son pouvoir.


1Rois 2:19 «Le roi se leva pour aller à sa rencontre, il se prosterna devant elle, et il s'assit sur son trône. On plaça un siège pour la mère du roi, et elle s'assit à sa droite.»
Psaumes 45:10 «Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées; La reine est à ta droite, parée d'or d'Ophir.»
Hébr 1:13 «Et auquel des anges a-t-il jamais dit: Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ?»


L'Apocalypse mentionne cinq livres différents, mais aucun ne semble correspondre à celui-ci.
1- Le livre de l'Apocalypse lui-même qui ne doit pas être scellé (1:11: 22:7,9,18,19)
2- Le petit livre tenu par l'ange du chapitre 10 et que Jean doit manger.
3- Le livre de vie de l'agneau (13:8 ; 17:8 ; 20:12 ; 21:27)
4- Les livres du jugement (20:12)
5- Le livre scellé de 7 sceaux.


Un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux.

L'Ancien Testament mentionne deux documents de ce type. Il est difficile d'identifier le rouleau d'Ap 5 à ces documents, car ils ne sont pas scellés, et le contenu est révélé.

Exode 32:5 «Moïse retourna et descendit de la montagne, les deux tables du témoignage dans sa main; les tables étaient écrites des deux côtés, elles étaient écrites de l'un et de l'autre côté.
Ezéchiel 2:9-10 «Je regardai, et voici, une main était étendue vers moi, et elle tenait un livre en rouleau. Il le déploya devant moi, et il était écrit en dedans et en dehors; des lamentations, des plaintes...


Lors de l'intronisation, les rois d'Israël recevaient un rouleau contenant les clauses de l'alliance.

Deut 17:18-20 «Quand il s'assiéra sur le trône de son royaume, il écrira pour lui, dans un livre, une copie de cette loi, qu'il prendra auprès des sacrificateurs, les Lévites. Il devra l'avoir avec lui et y lire tous les jours de sa vie, afin qu'il apprenne à craindre l'Éternel, son Dieu, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles...»
2Rois 11:12 «Le sacrificateur fit avancer le fils du roi, et il mit sur lui le diadème et le témoignage. Ils l'établirent roi et l'oignirent, et frappant des mains, ils dirent: Vive le roi!


Un rouleau écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux (v1)

Souvent le rouleau était entouré d'un ruban ou d'une cordelette sur lequel le sceau était appliqué. D'où la question du verset 2, qu'on peut lire: «qui est digne de délier les sceaux ?» Le rouleau était fait de telle façon que son contenu ne pouvait être connu avant de rompre le septième sceau. La rupture des sceaux constitue une marche en avant, qui n'aboutit qu'à la rupture du septième sceau.

Scellé de sept sceaux (v1)

La rupture des sceaux ne conduit pas à une nouvelle révélation mais à des événements sur la terre. La question ne porte pas sur le contenu du livre, mais de savoir qui peut prendre le livre et en briser les sceaux.

Un sceau servait pour diverses raisons:
Pour marquer la propriété d'une chose ou d'une personne: «Les élus portent le sceau de Dieu» (Ap 7:3-8). Pour valider l'authenticité d'un document: «une lettre scellée...ne peut être révoquée» (Esther 8:8). Pour garantir l'authenticité, en cas de contestation juridique (Esther 8:8). Pour que cela soit inaccessible, à moins d'en rompre les sceaux (Ap 10:4 ; 22:10).

Toutes ces raisons prouvent que le livre en question est un document officiel, et qui ne peut être décacheté que par une autorité au moins égale à celle de Dieu qui l'a scellé.


AP 5:2,3
2 Et je vis un ange puissant, qui criait d'une voix forte: Qui est digne d'ouvrir le livre, et d'en rompre les sceaux?
3 Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder.


Et le vis un ange puissant qui criait d'une voix forte (v2)

Deux autres passages mentionnent encore un ange puissant et il s'agit d'un moment décisif. Dans les deux cas il s'agit de décider du sort de quelqu'un: de l'humanité ou de Babylone.


Ap 10:1,6-7,11 «Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel...son visage était comme le soleil...et il jura par celui qui vit aux siècles des siècles...qu'il n'y aurait plus de temps, mais qu'aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait...»
Ap 18:1-4, 21 «Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité: et la terre fut éclairée de sa gloire. Il cria d'une voix forte, disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande!...Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule, et il la jeta dans la mer, en disant: Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et elle ne sera plus trouvée.»


La qualité requise pour ouvrir ce livre n'est pas d'être le plus gradé, le plus élevé, le plus digne ou le plus fort. Mais pour pouvoir ouvrir le document considéré, il faut être vainqueur.
Ap 5:5 «voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux»

Un ange puissant, qui criait, ou proclamait (en grec)...(v2)

Le verbe kêrussô (proclamer) est employé dans le NT pour parler de l'annonce de l'Évangile.

Mat 24:14 «Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée (kêrussô) dans le monde entier...»
Marc 1:14 «Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant (kêrussô) l'Évangile de Dieu.»


Le chant des 4 vivants et des 24 anciens est en relation avec l'Évangile lui-même.
Ap 5:9-10 «Tu es digne de prendre le livre...car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu...tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu...»

Qui est digne d'ouvrir le livre, et de rompre ou de délier les sceaux ? (5:2)

La dignité concerne la valeur morale et la victoire de quelqu'un sur le mal. La question n'est pas de savoir qui a envie, ou qui a la prétention, mais «qui est digne d'ouvrir le livre»

Ap 3:4 «Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements: ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes»
Ap 5:5,9-10 «le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses 7 sceaux...Tu es digne...car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes...»

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:27
Message : Bonjour, je vous propose la suite 062,

Délier (luô), s'emploie aussi pour la proclamation de la Bonne Nouvelle, délier du péché.


On peut se demander si l'acte de délier les sceaux, n'est pas en relation avec celui du salut de l'homme.
Ap 1:5 «et de la part de Jésus-Christ...A celui qui nous a délivrés (luô) de nos péchés par son sang»
Ap 5:9-10 «tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu...»


Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder (5:3)

Cette remarque souligne l'incapacité de l'humanité d'apporter une réponse à ses propres problèmes. Il lui faut un Sauveur, quelqu'un qui est digne, qui a vaincu le mal, pour le délier et le sauver. Cette affirmation écarte d'emblée tout intermédiaire, en dehors de Christ, qui puisse sauver l'humanité.


AP 5:4
"Et je pleurais beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder"


Personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre...(v4)

Aucun homme, aucune créature dans l'univers infini, n'est trouvé digne pour cette mission. Pas une seule créature humaine n'a la qualité de vainqueur, en dehors de Christ. Personne n'est en mesure de relever la tête en présence du roi et de s'approcher de lui. Ainsi, la question reste suspendue dans le vide, et seul le silence de l'univers répond à Jean. Jean en est terriblement affecté et le vieillard pleure à chaudes larmes. Le fait qu'il pleure, révèle combien il était important à ses yeux de trouver une solution à ce livre mystérieux. Pour le prophète, un monde sans avenir et sans espérance est voué à l'angoisse et au néant.

Que peut représenter le livre ou le document présenté par Dieu ?

1) l'Ancien Testament, qui ne peut être vraiment compris qu'à la lumière du Nouveau et de Jésus.
2Cor 3:15-16 «Jusqu'à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs coeurs: mais lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté.»

Il est important de comprendre que la lecture de l'A-T, sans l'éclairage du Nouveau, perd toute signification. Paradoxalement, l'A-T nous permet de bien saisir le N-T. L'un ne va pas sans l'autre. Cette interprétation n'est pas satisfaisante, car l'A-T était un livre ouvert depuis longtemps.

2) Le livre du destin de l'église, avec la visions des sceaux, qui est parallèle à celle des lettres aux 7 églises.

On se trouverait face à un livre qui parlerait encore une fois de l'histoire de l'Église depuis la 1ère venue de Jésus sur la terre, et jusqu'à son retour en gloire qui se situe encore dans le futur. Le fait d'être tenu dans la main droite de Dieu serait une manière symbolique de dire que c'est Dieu qui en fin de compte dirige et finalise l'histoire de ceux qui choisissent de lui appartenir. L'histoire de l'humanité est devenue l'histoire du salut, grâce à l'incarnation de Dieu en Jésus-Christ. La seule et unique véritable solution ne pourra venir que du Dieu du ciel, et non des hommes.


Jean 3:16 «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle»

3) Le livre de l'alliance ou l'alliance scellée par l'infidélité du peuple de Dieu.

C'est comme si la rupture de l'alliance entre Dieu et son peuple, conduit à la perte de la couronne royale, et que cette infidélité conduit à sceller le témoignage, et l'Evangile avec ses promesses restent sans effet. Ainsi, l'ouverture des sceaux, est une nouvelle qui réjouit Jean et le ciel entier, car les promesses de Dieu vont pouvoir se réaliser en Christ, malgré les péchés des hommes. Grâce à l'intervention de l'agneau, un regard neuf peut être porté sur l'histoire passée, présente et à venir, et l'espérance peut encore être portée au monde, malgré les souffrances et la mort.


Ps 89:40 «Tu (Dieu) as dédaigné l'alliance avec ton serviteur; Tu as abattu, profané sa couronne»
Esaïe 8:16 «Enveloppe cet oracle, scelle cette révélation, parmi mes disciples»

Ap 5:8-10 «Quand il eut pris le livre, les 4 êtres vivants et les 24 vieillards se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes...tu as fait d'eux un royaume...»

AP 5:5
"Et l'un des vieillards me dit: Ne pleure point, voici le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux"


La description de Christ:

Ap 5:5 «voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux»
Ap 5:6 «Et je vis...un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux...»
Ap 5:12 «L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force...»
Ap 5:13 "A celui qui est assis sur le trône, et à l'agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force...»
Ap 6:17 «...et devant la colère de l'agneau: car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?»
Ap 7:10 (la grande foule) criaient: «Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau.»
Ap 7:17 «Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie.»
Ap 5:7 «II vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône"
Ap 5:8-10 "Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'agneau...Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu..."
Ap 6:1 "quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait...Viens". Ap 6:3,5,7,9,12 ; 8:1 Quand il (l'agneau) ouvrit le 2-3-4-5-6-7- sceau...


Alors qu'il est désespéré, Jean entend un des vieillards dont on a parlé au chapitre précédent s'adresser à lui. Les paroles sont des mots de réconfort face au découragement qu'il éprouve. Il est invité à sécher ses larmes, car il y a "le lion de Juda", qui a vaincu et qui est digne d'ouvrir le rouleau.

voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David...(5)

2Samuel 7:15-17 «Ta maison et ton règne seront pour toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi»

Qui est le lion de la tribu de Juda ?

Dans Genèse 49:9-10, Jacob avant de mourir parle précisément de Juda comme d'un jeune lion. Dans ce même passage, il déclare que «le sceptre ne s'éloignera pas loin de Juda, ni le bâton souverain d'entre ses pieds», jusqu'à ce que vienne «le schilo ou le Pacifique», c'est à dire le Messie. Nous découvrons dans cette bénédiction prononcée par Jacob sur ses fils, que Juda est présenté comme étant celui qui donnera un jour naissance au Christ. (Matthieu 1:1-3).

Nous constatons aussi que cet animal représente la force, la puissance. C'est une belle image pour présenter le Christ victorieux de cette lutte acharnée entre le bien et le mal.
Ap 9:17 «Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions; et de leurs bouches il sortait du feu...»
Ap 10:3 «et il cria d'une voix forte, comme rugit un lion»


Qui est le rejeton de la maison de David.?

Il est clair, que Jésus cumule les attributs de Juda, à savoir ceux du lion, et de la descendance de David.
Jérémie 23:5 «Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où je susciterai à David un germe (rejeton) juste: Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l'équité dans le pays"
Esaïe 11:1,10 «Puis un rameau sortira du tronc d'Isaï, Et un rejeton naîtra de ses racines» «En ce jour, le rejeton d'Isaï sera là comme une bannière pour les peuples; Les nations se tourneront vers lui»


Il a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.

Les raisons qui ont permis à l'agneau seul d'ouvrir les sceaux.
-Jésus est le seul à avoir triomphé et à avoir emporté la victoire sur le mal et la mort.
-Jésus est la seule personne qui puisse sauver, libérer, délivrer du mal et du péché.
-La victoire conquise, le Sauveur s'est acquis le droit de décacheter le livre scellé, et d'en révéler le contenu.


Rom 8:34 «Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!»
Mat 1:21-23 «et tu lui donneras le nom de Jésus; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés...et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous"

Ap 5:9-10 «Tu es digne...car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu...tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu.

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:30
Message : Bonjour, je vous propose la suite 063

AP 5:6
Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.


Et je vis au milieu du trône...un agneau (ou petit agneau), qui était là comme immolé (5:6)

L'agneau est présenté à Jean au milieu du trône, ce qui indique qu'il a une place importante. Ce titre d'agneau revient 27 fois dans le livre de l'Apocalypse pour désigner Jésus. Dans ce chapitre 5, Jésus est à la fois présenté comme un lion et comme un petit agneau. Le lion est l'image de la souveraineté, de la puissance, de la force et du courage, alors que l'agneau représente la douceur, la délicatesse, la tendresse.


L'agneau dans l'Apocalypse:

-l'agneau est immolé: Ap 5:6,9,12 ; 13:8

LE SANG DE L'AGNEAU:
-délivre et lave les péchés: Ap 1:5 ; 7:14
-rachète pour Dieu: Ap 5:9
-nous donne la victoire: Ap 12:11

-l'agneau est le Sauveur d'un grand nombre: Ap 5:9-10 ; 7:9-13 ; 14:1-5

1) Jean présente Jésus comme l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Esaïe, dans son chapitre 53, présente Jésus comme l'agneau, le serviteur de Dieu qui va donner sa vie, qui va être mis à mort comme un agneau qui est conduit à l'abattoir.


Esaïe 53:4-7 «Il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités...Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent»
Jean 1:29 «il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.»
1Pierre 1:18-20 «vous avez été rachetés...par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut...»


2) Jean présente Jésus comme notre Pâque. Durant la célébration de la Pâque, les Hébreux devaient manger un agneau, appelé l'agneau pascal (Ex 12). Or Paul appelle Jésus "notre Pâque"
1Cor 5:7 "car Christ, notre Pâque a été immolé."

3) Jean présente Jésus comme le vainqueur du mal. Dans l'Apocalypse, l'agneau apparaît avec des fonctions guerrières. Ainsi, l'agneau devient celui qui fait la guerre au mal et qui remporte la victoire finale et définitive.

Ap 6:15-16 «Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, les esclaves...ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur te trône, et devant la colère de l'agneau...»
Ap 17:14 «Ils combattront contre l'agneau, et l'agneau les vaincra, parce qu'il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi.»
Ap 19:7-9 «Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin...Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.»


Et je vis...un agneau qui était là comme immolé (5:6)

Comme immolé mais vainqueur de la croix et de la mort. Il est comme immolé, parce que dans la réalité, il ne l'est plus, puisqu'il a triomphé de la croix. L'agneau n'est plus sur la croix, c'est la preuve qu'il a triomphé et que tout pouvoir lui a été donné. Après sa résurrection, le Christ a retrouvé toute la gloire qu'il possédait auprès du Père avant son incarnation, c'est pour cela qu'il est digne de recevoir l'adoration de tous, aux côtés de son Père. Jésus est maintenant debout, vivant, ressuscité, oeuvrant dans le ciel comme le décrit Étienne dans Actes 7. Par contre, il porte les traces de sa crucifixion, et cela de manière définitive et éternelle.


Mat 28:18 «Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre.»
Actes 7:55-61 «Mais Étienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu..."
Jean 20:20,27 «Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté.»
Esaïe 49:16 «Voici, je t'ai gravée sur mes mains; Tes murs sont toujours devant mes yeux.»


Le ressuscité demeure avec les marques du crucifié.

Jean 20:20,27 «il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois.»

Ce thème, rappelle au croyant que le chemin de la victoire est celui de la croix.

Mat 16:24-25 «Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. »

Le thème de la souffrance se trouve au centre des chapitres -5-6-7.

-Jean pleure beaucoup; parce que «personne ne fut trouvé digne d'ouvrir le livre ni de le regarder.» (5:4);
-la vision d'Ap 5, est celle de l'agneau immolé (5:6,9,12);
-le cantique des êtres célestes porte sur le rachat obtenu par le sang de l'agneau (5:9);
-les êtres célestes reconnaissent que l'agneau est digne de recevoir la gloire en raison de son sacrifice (5:12);
-le second sceau parle de massacres (6:4); le troisième de pénuries (6:6); le quatrième de mort, de maladie et de famine (6:8); le cinquième concerne les martyrs (6:9-11)
-et les 144 000 sont passés par la grande tribulation (7:14) et ont souffert des privations (7:16-17).

Le chapitre 4 parle du trône et du règne de Dieu. Les chapitres suivants posent la question de la souffrance. Comment Dieu peut-il permettre la souffrance alors qu'il est Amour et Tout-Puissant ? A ce paradoxe, Dieu répond par un autre: Dieu en Christ vainqueur, est passé lui-même par le sacrifice. C'est à la croix que le Christ a vaincu:


Col 2:15 «il a dépouillé les dominations et les autorités...en triomphant d'elles par la croix.»

Les rachetés qui auront suivi Christ dans la souffrance le suivront aussi dans son règne

Rom 8:7 «nous sommes héritiers de Dieu...si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui.»
Ap 14:4 «ils suivent l'agneau partout où il va. Ils ont été rachetés...comme des prémices pour Dieu et l'agneau»

La souffrance fait partie du combat entre Christ et Satan, parce que le monde est aveuglé par les séductions du mal et parce qu'actuellement Dieu n'a pas d'autres ressources que sa grâce et son amour. A la fin de l'histoire, on verra la victoire de l'amour et la destruction du mal et des méchants.

L'agneau avait sept cornes et sept yeux qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre (5:6)

Jean présente un agneau fort, victorieux, comme le suggère la présence des cornes, symboles de la force.


Zacharie 1:18-19 «Je levai les yeux et je regardai, et voici, il y avait quatre cornes. Je dis à l'ange qui parlait avec moi: Qu'est-ce que ces cornes? Et il me dit: Ce sont les cornes qui ont dispersé Juda, Israël et Jérusalem»
2Samuel 22:3 «Dieu est mon rocher, je me confierai en lui, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite et mon refuge. Mon Sauveur, tu me sauveras de la violence!»(Darby)
Luc 1:69 «Dieu nous a suscité une corne de délivrance dans la maison de David son serviteur...»(Darby)


L'agneau est également muni de sept yeux, indice de l'abondance de l'Esprit. Paul applique le passage d'Esaïe 11:1-3 à Christ (Rom 15:8-12), même si l'on trouve 3x2 mentions de l'Esprit. Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte (= 6). Si l'on tient compte de l'introduction du verset 2 «L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui», (6+1) cela fait sept.

Jean 3:34 «celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure»

Cet agneau a aussi "7 yeux-esprits", symboles de l'intelligence, de clairvoyance totale.

2 Chroniques 16:9 «Car l'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le coeur est tout entier à lui.»
Prov 15:3 «Les yeux de l'Éternel sont en tout lieu, Observant les méchants et les bons.»


AP 5:7
Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône.


L'Agneau est élevé ici, une fois de plus au-dessus de toute créature. Par le mouvement: il vint; Par la force: il prit; Par la puissance de Dieu: la droite; par le règne de Dieu: assis sur le trône. Si l'agneau est capable de faire ce que nul dans l'univers ne peut accomplir, c'est parce qu'il peut s'approcher de la droite de Dieu pour prendre le livre, en raison de son sacrifice et de son obéissance.

Jean 4:34 «Jésus dit: Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d'accomplir son oeuvre.»
Jean 6:38 «car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.»


Jean montre dans ce passage le Dieu du ciel qui offre le rouleau à Jésus. Jean voit l'agneau s'approcher du trône divin et s'emparer du fameux livre scellé. Jésus va l'ouvrir et faire ce qu'aucun autre dans l'univers n'a pu accomplir. Cet événement capital va commencer à faire retentir les louanges du choeur céleste.

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:32
Message : Bonjour, je vous propose la suite 064,

AP 5:8-10
8 Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints.
9 Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation;
10 tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.


...les 4 êtres vivants et les 24 vieillards se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les prières des saints (v8)

Les saints sont représentés par les anciens qui portent des coupes d'or remplies de parfum. Les prières des rachetés sont précieuses aux yeux de Dieu, qui les place dans une coupe d'or et les assimile à un parfum d'odeur agréable. Le parfum dans la Bible est symbole de prière. Tout d'abord parce qu'il y a une bonne odeur, mais surtout parce que l'odeur du parfum s'élève.


Ps 141:2 «Que ma prière soit devant ta face comme l'encens...»
Luc 1:9-10 «Zacharie fut appelé...à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum. Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l'heure du parfum.»


...ils chantaient un cantique nouveau, connu déjà dans l'ancienne alliance (v9)

Dans Apoc 14:3, ce sont les 144.000 qui symbolisent les rachetés dans leur totalité, «ils chantent un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre êtres vivants et les vieillards.» Ce chant est l'expression de leur expérience profonde et vécue avec Jésus et le Père céleste.


Psaume 96:1-3 «Chantez à l'Éternel un cantique nouveau!...Annoncez de jour en jour son salut!»
Psaume 98:1 «Chantez à l'Éternel un cantique nouveau! Car il a fait des prodiges.»
Psaume 149:1 «Chantez à l'Éternel un cantique nouveau! Chantez ses louanges dans l'assemblée des fidèles!»
Esaïe 42:10 «Chantez à l'Éternel un cantique nouveau, Chantez ses louanges aux extrémités de la terre...»


...Jésus est digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux, car: (v9,10)

-Il a été immolé; c'est le sacrifice suprême que Christ a accompli à Pâque .
-Il a racheté des hommes pour Dieu par son sang, ou sa vie.
-Il a fait d'eux un royaume, et des sacrificateurs pour notre Dieu; c'est le résultat du rachat.

En tant que sacrificateurs de Dieu, par Christ, nous pouvons nous approcher directement de Dieu. Le but du plan de la rédemption, c'est l'Eglise de Christ, la formation d'un corps dont le Christ est la tête.


Eph 5:25 «Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle...»
Eph 1:22-23 «et il l'a donné pour chef suprême à l'Église, qui est son corps...de celui qui remplit tout en tous.»


...tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu...(v9)

La description des rachetés:

Ap 5:9-10 «et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.
Ap 6:9 «Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés...»
Ap 7:3 «des serviteurs de notre Dieu.»
Ap 7:9 "il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation...Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains"
Ap 7:13-17 Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus?...Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation: ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau. C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu et le servent jour et nuit dans son temple. Ils n'auront plus faim. Ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.»


Jésus a racheté les hommes pour Dieu. Il ne les a pas racheté à Dieu.

Le terme racheté "Agorazô", fait allusion à l'affranchissement des esclaves sur le marché. Il y a dans le rachat, l'idée du proche parent chargé de racheter les membres de sa famille se trouvant dans une situation désespérée et livrés à l'esclavage. Lorsque le maître était payé pour la libération de l'esclave, il perdait tous ses droits sur l'esclave.

Si Jésus avait payé à Dieu la libération des hommes, Dieu n'aurait plus aucun droit sur eux. Le texte dit le contraire, c'est pour son Père que le Christ a libéré les pécheurs. Jésus a libéré le croyant du péché, pour qu'il puisse retourner à Dieu, et être relié, réconcilié avec lui. Christ a racheté l'humanité, Dieu a donné son Fils pour le monde, mais seuls les croyants profitent de ce fait.


De quoi Jésus a-t-il racheté l'homme perdu et pécheur ?

Esaïe 50:2 «Ma main est-elle trop courte pour racheter? N'ai-je pas assez de force pour délivrer?»
1Pierre 1:18 «vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères»
Hébreux 9:15 «afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises...»
Esaïe 43:1 «Ne crains rien, car je te rachète. Je t'appelle par ton nom: tu es à moi!»
Tite 2:14 «qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes oeuvres.»


AP 5:11-14
11 Je regardai, et j'entendis la voix de beaucoup d'anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers.
12 Ils disaient d'une voix forte: L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire, et la louange.
13 Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l'agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles!
14 Et les quatre êtres vivants disaient: Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent.


...L'agneau est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire, la louange. (v12)

Les anges célèbrent les 7 attributs de Jésus, pour montrer qu'en Christ réside toute la plénitude. On retrouve dans la bible les qualificatifs et les ingrédients de cette doxologie sur l'agneau, le Fils de Dieu:

-la puissance:
Mat 28:18 «Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre.» Hébr 1:3 «et soutenant toutes choses par sa parole puissante...»

-la richesse: 2 Cor 8:9 «Jésus-Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était»

-la sagesse: 1Cor 1:30 «Jésus-Christ, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification...»

-la force: Psaume 24:8 «Qui est ce roi de gloire? L'Eternel fort et puissant...dans les combats.»

-l'honneur: Rom 13:7 «Rendez...l'honneur à qui vous devez l'honneur.» Hébr 2:9 «Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de la mort...»

-la gloire: Jean 1:14 «et nous avons contemplé...comme la gloire du Fils unique venu du Père.»

-la louange: Psaume 103:1-2 «Mon âme bénis l'Éternel. Et n'oublie aucun de ses bienfaits!»

Jean nous permet d'assister ici à un culte ou à une liturgie de culte céleste:

Dans la 1ère partie du culte, il y a les 4 êtres vivants, les chérubins, et les 24 vieillards qui se prosternent devant l'agneau, et qui lui disent qu'il est digne, (v 8-10). Dans la 2ème partie du culte, qui est décrite au (v 11-12), il y a le choeur angélique qui se met à chanter et à rendre gloire, louange et honneur à l'Agneau qui est digne.

Dans la 3ème partie du culte (v-13), il s'agit de toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve. Il s'agit là des quatre dimensions de l'espace créé par Dieu, qui forment un seul groupe pour l'adorer. Dans la 4ème partie du culte (v-14), enfin, les quatre êtres vivants concluent et appuient de leur adhésion par un seul mot qui dit oui à toute cette confession: «Amen !». La scène se termine sur les vieillards qui se prosternent et adorent. Le service finit sur un silence. Car, à ce stade, les mots ne peuvent plus rien dire. Seul le silence peut traduire l'inexprimable.

Ce concert aux dimensions cosmiques est centré sur l'agneau, et son œuvre en faveur des saints. Nous découvrons ainsi que la liturgie du culte commence avec les voix des chérubins et des 24 vieillards, puis ce choeur est amplifié par les voix de tous les anges, et enfin les êtres de toute la création se joignent au choeur déjà existant, pour célébrer la grandeur, la beauté, la puissance du Christ et sa victoire.

Dieu et l'agneau sont l'objet de la même louange, et de l'adoration de l'univers entier. "A celui qui est assis sur le trône, et à l'agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force...Une fausse théologie a voulu faire de Dieu l'expression de la Justice, et de Jésus-Christ l'expression de l'Amour. Or, Christ seul exprime parfaitement la volonté et les sentiments de celui dont l'amour est allé jusqu'à donner son Fils pour des pécheurs. C'est pour cela qu'il partage tous les privilèges de Dieu.

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:34
Message : Bonjour, je vous propose la suite 065

Le contexte de l'intronisation du Christ.

Ce culte d'adoration et de louanges de l'univers entier, envers le Christ, ressemble à une intronisation.

Ap 4:11 «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir (lambano) la gloire, l'honneur et la puissance"
Ap 5:9 «Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté...»|
Ap 5:12 «L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir (lambano) la puissance, la richesse...la gloire...»


Tout en établissant la divinité du Christ, la scène et le vocabulaire ne se justifient que dans le cadre d'une intronisation.

Phil 2:5-11 «Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes: et ayant paru comme un simple homme. Il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix.

C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.


L'agneau porte tous les insignes du pouvoir:

-il a la force: le lion, les sept cornes (5:5,6);
-il a la royauté: le rejeton de David (5:5);
-il a (l'onction de) l'Esprit de Dieu (5:6);
-il reçoit la souveraineté sur le monde entier (5:12);
-il est victorieux (5:5);
-il prend le livre à la droite de Dieu (5:7);
-il est à la droite de Dieu, et toutes les créatures de l'univers entier l'adorent, lui seul avec Dieu. (5:13)

La mention du trône, du livre, des acclamations, l'élévation à la droite du trône, la louange universelle forme tous les ingrédients d'une accession au trône de gloire.


2Chron 23:11-13 «On fit avancer le fils du roi, on mit sur lui le diadème et le témoignage, et on l'établit roi. Et Jehojada et ses fils l'oignirent, et ils dirent: Vive le roi!...tout le peuple du pays était dans la joie. et l'on sonnait des trompettes, et les chantres avec les instruments de musique dirigeaient les chants de louanges...»

2Rois 11:12 «Le sacrificateur fit avancer le fils du roi, et il mit sur lui le diadème et le témoignage. Ils l'établirent roi et l'oignirent, et frappant des mains, ils dirent: Vive le roi!»

Deut 17:18-20 «Quand il s'assiéra sur le trône de son royaume, il écrira pour lui, dans un livre, une copie de cette loi, qu'il prendra auprès des sacrificateurs, les Lévites. Il devra l'avoir avec lui et y lire tous les jours de sa vie, afin qu'il apprenne à craindre l'Éternel, son Dieu, à observer et à mettre en pratique toutes les paroles...»


Pierre place cette scène d'intronisation de Jésus dans le contexte de la Pentecôte. L'intronisation de Jésus dans le ciel est associée à la Pentecôte chrétienne sur la terre. La Pentecôte chrétienne marque alors le début de la dispensation de l'Esprit dans toute sa plénitude, et nous trouvons cette allusion à travers la mention des «sept Esprits de Dieu et de l'agneau» (Apoc. 4.5; 5:6.)

Actes 2:32-33 «C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité; nous en sommes tous témoins. Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez»

Etienne, après la Pentecôte, précise qu'il voit Christ au ciel à la droite de Dieu.
Actes 7:55-56 «Mais Etienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu.»

Paul précise que Jésus après sa résurrection, est allé à la droite de Dieu.
Rom 8:34 «Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!»

L'intronisation de Jésus est interprétée par Jean comme une sorte d'inauguration du sanctuaire (Rom 8:34).
Hébreux 8:1-2 «nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur."

Le contexte de la Pâque.

L'image de l'agneau immolé (Ap 5:6,12), le sang de l'agneau (Ap 5:9), le rachat (Ap5:6), sont empruntés à l'exode et à la libération d'Israël.

Exode 12:3 «on prendra un agneau pour chaque famille, un agneau pour chaque maison.»
v13 «Le sang vous servira de signe...je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous»
v21 «Allez prendre du bétail pour vos familles, et immolez la Pâque.»

Deut 7:8 «parce que l'Éternel vous aime...l'Éternel vous a fait sortir par sa main puissante, vous a délivrés de la maison de servitude, de la main de Pharaon, roi d'Egypte.»

1 Cor 5:7 «Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque a été immolé.


Le contexte du Sinaï, avec l'alliance,

-la remise d'un document écrit des deux côtés (Ex 32:15) (Ap 5:1)
-la mention du tonnerre, des éclairs et des sonneries de trompettes (Ex 19:16; 20:18) (Ap 4:5)
-l'invitation adressée au prophète à «monter» (Ex 19:24) (Ap 4:1)
-le peuple appelé à devenir un royaume sacerdotal (Ex 19:6) (Ap 5:10)
-et l'occasion de l'inauguration du sanctuaire (Ex 19 à 40) (Ap 4-5)


Quelques enseignements pratiques du message d'Apocalypse 4 et 5.

La porte entre le ciel et la terre a été ouverte par le Christ à la croix et elle continue de rester ouverte. Dieu qui a son trône au ciel est présent et vigilant à l'égard de tout ce qui se passe sur la terre. Les élus sont sur la terre, mais leur espérance, leur place, leur nom, sont déjà réservés dans le ciel.

Mat 18:20 «Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux.»Jean 17:15-18 «Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde....»

Dieu seul est digne de l'adoration de l'univers, car lui seul est le Créateur et le Sauveur de l'univers. Nous pouvons par la foi nous joindre dès maintenant, à ces êtres et anges célestes, qui sont autour du trône de Dieu, pour l'adorer et lui rendre un culte de louanges, pour ce qu'il a fait pour nous.

Ap 4:11 «Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées.»
Ap 5:9-10 «Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d'eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.»


Tout croyant est appelé à élever, par la foi, sa pensée vers le trône de Dieu et à dépasser les épreuves de la vie. Quel puissant encouragement pour le chrétien de savoir qu'il est déjà par la foi au ciel, alors qu'il marche sur la terre, et que son Père céleste se tient à ses côtés.

Hébreux 4:14-16 «Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons...Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.»

Col 3:1-4 «Si donc vous êtes ressuscites avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.»


Avons-nous accepté le rachat de Christ et appartenons-nous à Dieu seul ?

Ap 5:9 «tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple...»
Esaïe 43:1 «Ne crains rien, car je te rachète. Je t'appelle par ton nom: tu es à moi!»
Jean 14:23 «Jésus lui répondit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:37
Message : Bonjour, je vous propose la suite 066

LES 7 SCEAUX, Apocalypse 6:1-17

Introduction au chapitre 6 d'Apocalypse

Le passage final de la section précédente, est souvent la clé pour la section suivante. Ainsi, le meilleur point de départ pour l'étude des sceaux et de leur contexte est Ap 3:21.

«Celui qui vaincra - je le ferai asseoir avec moi sur mon trône.
Comme moi j'ai vaincu - et me suis assis avec mon Père sur son trône.»

Bien que le passage serve de sommet à toutes les promesses faites aux vainqueurs des 7 églises (Ap 2-3), son langage fournit un résumé d'ensemble du contenu des sept sceaux. Dans ce passage, le Christ promet de récompenser le vainqueur en lui faisant partager son trône. La victoire du Christ qui l'a conduit à partager le trône de son Père est une garantie de cette promesse pour nous.

La victoire des croyants est une expérience dans le présent, mais leur accession au trône du Christ est future. Les rachetés s'associent réellement à l'adoration de la cour céleste que dans Ap 7:9-12. En contraste, la victoire du Christ aussi bien que son accession au trône sont des événements du passé.

Ainsi, Ap 3:21 introduit déjà la suite: le trône du Père (4:2 sv.), la victoire du Christ (5:5), son accession au trône du Père (5:6 sv.) et ce qui constitue le thème central d'Ap 4-5. La scène d'introduction des sceaux (Ap 4-5) est comme un développement de la dernière partie d'Ap 3:21 (qui explique la victoire et l'intronisation du Christ). La scène de louange d'Ap 7:9-17 réalise la promesse du vainqueur qui s'assiéra avec le Christ sur son trône.

Entre les deux scènes du trône d'Ap 4-5 et 7, il y a les sceaux d'Ap 6 qui correspondent à l'introduction d'Ap 3:21 «à celui qui vaincra»; et qui concernent le temps entre la victoire de l'agneau et la récompense des scellés. Ainsi, les sceaux d'Ap 6 concernent la période où le peuple de Dieu marche vers la victoire qui a commencé à l'époque de Jean et qui continuera jusqu'à ce que tout le peuple de Dieu se soit joint à Jésus sur son trône.

Dans Ap 4, Jean a présenté une révélation concernant le trône de Dieu. Il a particulièrement insisté sur la souveraineté totale et absolue de Dieu sur l'histoire. La seule et unique solution au problème du mal qui ronge l'humanité se trouve en Dieu seul; Espérer voir la solution venir d'en bas, de la terre et des hommes, sans Dieu, c'est s'associer à ceux qui ont commencé à construire la tour de Babel après le déluge (Gen 11).

Dans Ap 5, Jean a vu Dieu tenant un livre scellé dans sa main droite. Jésus seul, par sa victoire, est digne de s'approcher du trône de Dieu pour ouvrir ce livre scellé. Il se pourrait que le livre scellé représente le destin et l'histoire de l'Église chrétienne à travers le temps avec l'aboutissement final qui est le retour en gloire de Christ et l'union éternelle avec l'Epoux.


Les grandes sections du chapitre 6 à 8:1, avec l'ouverture des sceaux.

-Les 4 cavaliers: Ap 6:1-8
-Les âmes sous l'autel: Ap 6:9-11
-Les signes de la dernière période de l'histoire du monde avant le retour de Christ: Ap 6:12-17
-Dans l'intervalle qui sépare le 6e du 7e sceau, Jean nous décrit les 144000 et la grande foule des rachetés: Ap 7
-Le 7e sceau, avec le silence d'une demi-heure: Ap 8:1


PLAN DU CHAPITRE 6:

A - Les quatre cavaliers:
1- Le vainqueur sur un cheval blanc. v1-2
2- Le guerrier sur un cheval roux. v3-4
3- Le marchand sur un cheval noir. v5-6
4- La mort sur un cheval blême. v7-8

B- Les martyrs:
1- Description des martyrs «les âmes sous l'autel» v9
2- Question des martyrs: «Jusques à quand» v10
3- Réponse aux interrogations: «se tenir en repos encore» v11

C- La colère de l'agneau:
1- Ebranlement des repères: terre, soleil, lune, étoiles, ciel...v12-14
2- Tremblement des incrédules. v15-17
a- Attitude de panique, devant la colère de l'agneau v15
b- Discours de panique, devant la colère de l'agneau v16
c- «Qui peut subsister devant la colère de l'agneau ?» v17

Bien qu'il n'y ait pas de précision, la vision des sceaux semble se situer dans le lieu saint. La vision des sceaux se situant entre la vision des Églises introduite par une référence au chandelier à sept branches (Ap 1:12), et à la vision des trompettes introduite par la vision de l'autel des parfums (Ap 8:3). Il est possible d'en déduire que la vision des sceaux se situe dans le lieu saint.


La vision d'introduction des sept églises et des sept sceaux, et leur correspondance.

Dans les lettres aux sept Eglises, le fils d'homme était debout au milieu de sept chandeliers. (Ap 1:1,12-13 ; 2:1). Dans les sept sceaux, l'agneau est debout à la droite du trône de Dieu (Ap 5:6-7).

Les 7 églises Ap 2 et 3: (Jésus se présente aux 7 églises de la même façon qu'il l'a fait dans l'introduction)

- Ephèse: Ap 2:1 = Ap 1:16,20 «sept étoiles dans sa main droite... sept chandeliers d'or»
- Smyrne: Ap 2:8 = Ap 1:17-18 «le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie»
- Pergame: Ap 2:12 = Ap 1:16 « celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants»
- Thyatire: Ap 2:18 = Ap 1:14-15 «les yeux comme une flamme de feu, et les pieds...de l'airain...»
- Sardes: Ap 3:1 = Ap 1:4,16 «celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles»
- Philadelphie: Ap 3:7 = pas de correspondance (1:18 ? - qui a la clef)
- Laodicée: Ap 3:14 = Ap 1:5 «Voici ce que dit...le témoin fidèle...»

Le chapitre 6 (les 7 sceaux) serait difficile à comprendre sans la vision d'introduction des chapitres 4 et 5. Les 4 êtres vivants (Ap 4:4-9) qui provoquent la venue des quatre premiers cavaliers (Ap 6:1-6). Les sceaux scellés sont mentionnés déjà dans (Ap 5:1-5) avant l'ouverture des sceaux (Ap 6). L'agneau est immolé (Ap 5:6) comme les âmes sous l'autel sont dites immolées (Ap 6:9). «Celui qui est assis sur le trône et l'agneau» (Ap 5:13) permet d'expliquer (Ap 6:16)


Le rapport des sept sceaux avec la vision des sept Eglises:

Les 7 sceaux sont-ils en parallèle ? une suite des sept Eglises ? ou dans la période de la 7ème église...? Pour certains, l'Apocalypse est une histoire continue, qui s'étend de la première à la seconde venue du Christ. Ainsi, il y a les 7 églises, qui sont suivies des 7 sceaux, et qui à leur tour sont suivis par les 7 trompettes. Cette approche nous semble difficile à retenir, car elle suppose plusieurs retours du Christ (invisible et visible)

Ap 6:12-17 Le 6ème sceau parle de la colère de l'agneau qui est venue...
Ap 7:14-17 L'agneau est avec les rachetés, «il les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie»
Ap 11:15-18 «A la 6ème trompette seulement, «Le royaume du monde est remis à Christ...»
Ap 14:14-20 «Après la 7ème trompette (11:15), il est question du retour de Christ et de la moisson.

Pour d'autres, les 7 sceaux sont à situer à la fin de l'histoire de la période laodicéenne de l'Eglise, et les sept trompettes à la fin et à l'intérieur du septième sceau. Ainsi, La vision des sceaux est descriptive d'événements se situant juste avant le retour du Christ. Cette approche est encore plus difficile à retenir, et incohérente avec l'ensemble des écrits apocalyptiques.

Pour nous, une lecture récapitulative et parallèle, nous semble plus juste, vu le contexte biblique. Ainsi, on peut voir dans les trois séries: celle des Eglises, des sceaux et des trompettes, la même période qui est reprise, et qui parle de l'histoire de l'Eglise du premier siècle et jusqu'à la fin. Mais alors que la vision des sept lettres dénonce les infidélités et les apostasies de l'Eglise, celle des sept sceaux dénonce plutôt ses oppressions, ses violences et ses persécutions.

La Bible étant son propre interprète, il nous faut chercher à comprendre la forme littéraire de l'Apocalypse dans le cadre et le milieu littéraire où elle est née, donc à partir de l'Ancien Testament. Choisir une structure d'interprétation qui ne trouve pas son appui dans l'A-Testament, c'est s'exposer à partir dans des directions qui n'ont aucune garantie d'authenticité. Nous croyons que la lecture des parallèles trouve un appui solide dans l'A-T, et dans le livre de Daniel qui est cité souvent dans l'Apocalypse, dans le discours eschatologique de Jésus, et dans la structure du livre lui-même.


Le modèle répétitif de Jean dans l'Apocalypse, est un modèle sémitique présent dans la bible en général.

Ainsi, les 7 sceaux et les 7 trompettes décrivent essentiellement la même période, avec des mots différents.

La répétition d'une même idée ou vision dans la bible.

- Les deux récits de la création de l'homme: (Gen 1:26-31 et 2)
- Les deux décalogues: (Exode 20:1-17 et Deut 5:1-22)
- Les deux songes de Joseph: l'un portant sur des gerbes, l'autre sur des astres (Gen 37:5-11)
- Les deux songes de Pharaon: sept vaches et sept épis (Gen 41:17-24)
- La vision des animaux impurs a été répétée trois fois à Pierre (Actes 10:9-16).
- Le phénomène est encore plus significatif dans le livre du prophète Daniel 2, 7, 8


La répétition d'un même mot.

- Jérémie 31:3 «Dieu nous aime d'amour»
- Jean 3:3 « En vérité, en vérité, (Amen, amen) je te le dis»
- Ap 14:6 «l'Évangile, pour (évangéliser) l'annoncer aux habitants de la terre»

Ces modèles littéraires montrent que la répétition est commune à la pensée hébraïque, et qu'elle est là pour renforcer le discours et assurer l'authenticité: (Gen 41:32)

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:39
Message : Bonjour, je vous propose la suite 067

Quelques parallèle entre les sceaux et les prophéties apocalyptiques de Jésus.

guerres:
Marc 13:7 -guerres et de bruits de guerres
Ap 6:2 -il partit en vainqueur, pour vaincre

conflits:
Marc 13:8 -une nation s'élèvera contre une nation
Ap 6:4 -d'enlever la paix sur la terre

famines:
Marc 13:8 -Il y aura des famines
Ap 6:5,6 -une mesure de blé, un denier

persécution:
Marc 13:9,11 -on vous livrera aux tribunaux
Ap 6:9,10 -les âmes des immolés

évangile:
Marc 13:10,13 -la bonne nouvelle sera prêchée partout
Ap 6:11 -Une robe blanche leur fut donnée

soleil, étoiles
Marc 13:24,25 -le soleil s'obscurcira, les étoiles tomberont
Ap 6:17 -le soleil devint noir, les étoiles du ciel tombèrent

Venue de JC
Marc 13:26 -le fils venant sur les nuées avec puissance
Ap 6:17 -le jour de sa colère est venu

A deux reprises, Jésus part de la destruction de Jérusalem pour aboutir à son retour: Mat 24:2,15. Les signes que Jésus donne de sa venue ne concernent pas que les dernières heures de l'histoire du monde, mais ces signes s'étendent sur tous les siècles de l'ère chrétienne. Ainsi les sceaux recouvrent, comme les 7 églises, toute l'histoire de l'Eglise, de la 1ère à la 2ème venue de Christ.


LES QUATRE CAVALIERS: Ap 6:1-8

Le cheval:

Dans le langage apocalyptique, le cheval peut représenter et symboliser l'instrument de la conquête. Le cheval représenterait ainsi l'Église dans sa marche et sa prédication de ce que Dieu révèle dans sa Parole. Ce que le peuple juif n'a pas accompli, en négligeant de proclamer la lumière de Dieu au monde comme Dieu le lui avait demandé, le Seigneur compte le réaliser avec son Eglise annonçant l'Évangile éternel. (Mat 28:18-20)

Le cheval dans le langage prophétique symbolise la conquête.

Zach 1:8-10 «Je regardai pendant la nuit, et voici, un homme était monté sur un cheval roux...il y avait derrière lui des chevaux roux, fauves, et blancs. Je dis: Qui sont ces chevaux ? Et l'ange qui parlait avec moi me dit: Ce sont ceux que l'Éternel a envoyés pour parcourir la terre.»

Les chevaux sont envoyés par l'Éternel pour parcourir ou conquérir la terre. Le cheval est dans ce passage un instrument utilisé par la main de Dieu pour accomplir son projet, son oeuvre.

Joël 2:1-5 «Sonnez de la trompette en Sion! Que tous les habitants du pays tremblent! Car le jour de l'Éternel vient...Jour de ténèbres et d'obscurité, Jour de nuées et de brouillards...Voici un peuple nombreux et puissant...Devant lui est un feu dévorant, Et derrière lui une flamme brûlante...A les voir, on dirait des chevaux...»

Le prophète offre dans ces versets la clé d'interprétation permettant de déchiffrer ce que représente le cheval dans la prophétie. Dans le sens apocalyptique cet animal symbolise la conquête.

Hab 3:8-9 «Est-ce contre les fleuves que s'enflamme ta colère...Pour que tu sois monté sur tes chevaux, sur ton char de victoire? Ton arc est mis à nu; Les malédictions sont les traits de ta parole...»

Ici, le lecteur retrouve tous les symboles utilisés par Jean dans Ap 6. Il retrouve le cheval; l'arc; le char. Il est facile une fois de plus de constater que le contexte décrit un cadre de conquêtes.

La couleur des chevaux.

Du blanc, on passe au roux, puis au noir et enfin à la couleur de la mort, c'est à dire livide ou verdâtre...En contemplant cette déchéance, on ne doit pas perdre de vue le thème présenté dans ce chapitre 6, qui est la mission conquérante de l'Église, la conquête pacifique du monde par l'Evangile.

Ainsi, la prédication de l'Evangile (cheval blanc) ne débouche pas seulement sur des victoires pour le royaume, mais elle est suivie de persécutions, de divisions, de famine spirituelle et d'un déclin spirituel.

En étudiant l'histoire de l'Église, on peut constater qu'elle a débuté par la pureté du blanc, et qu'elle n'a pas continué sur cette lancée. Rapidement l'Église a dévié et son enseignement s'est mélangé au paganisme, (revoir les 7 églises d'Apoc.)

Les cavaliers ne se succèdent pas l'un à l'autre mais ils s'ajoutent l'un à l'autre. Chaque nouveau cavalier rejoint le précédent et ils poursuivent leur course ensemble jusqu'à la fin. Cela signifierait que l'action d'évangélisation du premier cavalier n'est pas achevée avant la fin des temps, et que l'esprit de persécution, d'intolérance et d'apostasie, des autres cavaliers, demeure aussi jusqu'à la fin.

Ainsi, les quatre cavaliers représentent une description générale de la diffusion de l'Evangile (cheval blanc), de la persécution et de la division qui en résultent (cheval roux) et des conséquences croissantes du rejet de cet Evangile (chevaux noir et pâle). Le thème central des sceaux précise que la prédication de l'Evangile et l'arrivée d'une ère nouvelle avec Christ n'arrêtent pas la diffusion du mal dans le monde mais exprime bien la tension entre les deux royaumes.

Cependant, la progression explicative des quatre cavaliers s'accorde bien avec l'histoire de l'ère chrétienne. Il y eut d'abord une expansion initiale et rapide de l'Eglise à travers presque tout le monde connu de l'époque. La période suivante vit naître des divisions et des compromis face à la persécution.

Puis, la perte d'une claire compréhension de l'Evangile conduisit l'Eglise à s'installer dans un royaume terrestre. Finalement, les ténèbres du Moyen Age, le déclin spirituel et la mort s'installèrent dans la chrétienté. Les quatre cavaliers présentent schématiquement, à la fois l'orientation de l'histoire au commencement de l'ère chrétienne, et les réalités générales de cette période.


les 4 êtres vivants qui président la scène.

C'est le lion, le 1er être vivant qui appelle le 1er cheval qui est blanc. C'est un signe de conquête, qui exige pouvoir et courage. Le 2ème être vivant, le boeuf ou le veau, appelle le 2ème cheval, celui qui est roux, avec son cavalier. Il représente l'abnégation, le boeuf étant l'animal du sacrifice.

Le 3ème être vivant, celui qui a une tête d'homme est celui qui appelle le cheval noir. Il symbolise l'image du discernement dont on aura grand besoin, au moment où l'Église au lieu d'être sur l'autel, montera sur le trône. Enfin l'aigle introduit le 4ème cheval. L'aigle est un animal au regard perçant, et il décrit la clairvoyance qui sera indispensable face à toute l'apostasie qui va sévir dans la période du 4ème cavalier.


La vision des sceaux, comme celle des églises, se projette dans l'avenir pour aboutir à la venue de Christ.

Dans les lettres aux sept Eglises, le prophète voyait: «les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles» (Apoc. 1:19). La vision des sceaux concerne l'avenir, après l'époque des premiers chrétiens contemporains à Jean: « Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite» (Apoc. 4:1). Ainsi, les sceaux s'étendent de la croix et de l'intronisation du Christ (Ap 4-5), à la fin du grand conflit entre le Christ et Satan, quand l'univers entier sera rempli d'une totale harmonie de louanges à Dieu (Ap 5:13 ; 7:9-17).

Cette venue de Christ se rapproche avec l'ouverture des sceaux, il y a une progression dans le temps. Dans les 4 premiers sceaux, on entend le mot «viens» qui se répète: Ap 6:2,3,5,7. Le 5ème sceau pose la question qui montre ce désir pressant «Jusques à quand...tardes-tu à juger» Ap 6:10. Avec le 6ème sceau, la venue est là: «il est venu» Ap 6:17. Le 7ème sceau enfin, ne parle plus de venir, c'est le silence, car nous y sommes arrivés. Ap 8:1.


La rupture de chaque sceau déclenche des événements sur la terre.

La rupture du cinquième et du sixième sceau met en évidence la souffrance des martyrs et les signes cosmiques qui conduisent à la fin (6:9-17). Le chapitre s'achève avec une question solennelle face au grand jour de la colère de Dieu et de l'agneau: "Qui pourra subsister?" (6.17). A cette question répond le chapitre 7.
Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:42
Message : Bonjour, je vous propose la suite 068

AP 6:1,2
"Je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait comme d'une voix de tonnerre: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre."


Le premier cavalier avec le cheval blanc.

Le premier vivant, celui qui ressemble à un lion, lance un appel d'une voix de tonnerre: Viens.

Le verbe «venir» dans l'Apocalypse, concerne dans la majorité des cas la venue de Christ ou de Dieu. Le «viens» ne concerne probablement pas Jean, ni le cheval, mais cela peut s'adresser à l'Agneau et peut concerner par conséquent la venue de Jésus-Christ, la parousie, qui est le désir ardent de tous. Le verbe grec (erchomai) utilisé ici est le même terme utilisé dans l'Apocalypse pour désigner la venue du Christ.

Le livre d'Apo s'achève sur une triple répétition de ce désir ardent de l'Eglise, concernant la venue de Christ:

Ap 22:17 «Et l'Esprit et l'épouse disent: Viens (erchomai). Et que celui qui entend dise: Viens (erchomai).»
Ap. 22:20 «Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens (erchomai) bientôt. Amen! Viens (id) Seigneur Jésus!»


Le «viens» de l'être vivant est un impératif, et donc, le même désir que dans la prière de l'église à la fin du livre. On peut supposer qu'ici aussi, c'est à la venue du Seigneur que le vivant aspire, comme l'épouse d'ailleurs.

Certains commentateurs ont vu dans ce premier cavalier la personne de l'Antichrist: Ce cavalier imiterait Christ et il faudrait le voir faisant partie des 3 autres qui répandent la mort et la destruction. Cette interprétation nous semble difficile à retenir, car elle ne résiste pas à une analyse approfondie du texte. Dans Ap 6, l'activité des quatre cavaliers n'est pas autorisée, elle est «ordonnée». Dieu ordonnerait-il à l'antichrist d'agir de la façon dont il le fait contre le peuple de Dieu ?


Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc, une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre (6:2)

Plusieurs aspects et détails dans le contexte de l'Apocalypse prouvent qu'il s'agit de Jésus-Christ.

Le lion, dans le contexte des sceaux, concerne aussi bien le premier être vivant que le Messie. Il est significatif que la venue de ce cheval blanc soit annoncée par le premier être vivant à la face de lion. Or, cette image du lion vient d'être associée à la victoire de Christ qui lui permet justement d'ouvrir les sceaux. Cela semble confirmer, que le 1er cavalier c'est bien l'agneau victorieux, qui part une fois de plus pour vaincre.


Ap 4:7 «Le premier être vivant est semblable à un lion...»
Ap 5:5 «voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux»


Le cheval blanc dans l'Apocalypse est le symbole des conquêtes et des victoires de Christ et de son armée:

Ap 19:11,14 «Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice.» «Les armées...du ciel le suivaient sur des chevaux blancs...»

Le blanc est toujours associé dans l'Apocalypse au monde céleste, à la pureté ou à la victoire sur le mal.

-le Christ glorieux a des cheveux blancs: Ap 1:14
-les fidèles vainqueurs reçoivent un caillou blanc: Ap 2:17
-les fidèles portent un vêtement blanc: Ap 3:4,5,18
-les 24 anciens sont vêtus de blanc: Ap 4:4
-les martyrs reçoivent une robe blanche: Ap 6:11 ; 7:9,13,14
-le Fils de l'Homme vient sur un nuage blanc: Ap 14:14
-Jésus vient vêtu de blanc et ses armées aussi: Ap 19:11,14
-Dieu est assis sur un trône blanc: Ap 20:11

le cavalier partit en vainqueur et pour vaincre (6:2)

Le cavalier part en vainqueur, or la victoire concerne essentiellement Jésus et les élus.


Ap 5:5 ; 17:14 «le rejeton de David, a vaincu...et l'agneau les vaincra, parce qu'il est le Roi des rois»
Ap 2:7,11,17,26 ; 3:5,12,21...«A celui qui vaincra...suivi d'une promesse qui concerne l'éternité»
Ap 12:11 «Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage...»


Si le cavalier part pour vaincre, c'est qu'il a un ennemi à abattre. Ce titre d'ennemi convient mieux aux forces du mal combattues par Christ, qu'à l'Eglise (combattue par l'Antichrist). Sous la conduite de l'agneau, l'Eglise est partie en vainqueur et pour vaincre, jusqu'à la venue de Christ.

Actes 17:6 «Ces gens, qui ont bouleversé le monde, sont aussi venus ici...»
Eph 5:25-27 «Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.»


Christ part en vainqueur, alors qu'il a déjà vaincu:

Dans son contexte Ap 6:2 souligne la victoire de la croix et ses conséquences, alors qu'Ap 19:11-15 souligne la victoire finale sur le mal, au retour du Christ, quand Christ prendra littéralement possession de son royaume. Ce parallèle fait état d'un déplacement depuis l'établissement du droit accordé au Christ de régner dans les lieux célestes (Ap 4-5) jusqu'à la démonstration de son droit à régner sur la terre à son retour (Ap.19:11-15). Christ accompagne son Eglise, et part en vainqueur car il a déjà vaincu à la croix à Pâque, et pour vaincre car il reste à accomplir la victoire au travers de son église, contre les forces du mal.

Ap 3:21 «Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.»
Ap 19:12 «Ses yeux étaient comme une flamme de feu; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes (diadema)...»


Jésus-Christ est décrit ici comme victorieux, «il partit en vainqueur et pour vaincre», mais il n'est pas encore roi. Dans notre texte, le cavalier est décrit au départ et non à l'arrivée: «il partit». L'histoire du christianisme et sa conquête du monde démarrent tout juste et la guerre n'est pas finie. C'est le temps des premiers chrétiens et de l'Eglise apostolique (du 1er au 3e siècle environ).

le cavalier porte la couronne de la victoire (stephanos) identique à celle du Fils de l'homme:

Ap 14:14"Je regardai, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée était assis quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, ayant sur sa tête une couronne (stephanos) d'or, et dans sa main une faucille tranchante."

En Ap 6:2, le mot grec pour la «couronne» (stephanos) implique une récompense pour une victoire, alors que le mot grec en Ap 19:12 (diademata) indique une couronne royale donnant le droit de régner. Le cheval blanc d'Ap 6 symbolise la victoire de Christ qui étend son royaume par l'Eglise et sa conquête graduelle du monde par la prédication de l'Evangile.

Ce qui a été ratifié dans le ciel à l'intronisation de l'agneau (Ap 4-5), est maintenant actualisé par l'expérience de son peuple au cours de l'histoire de l'humanité. Le cheval blanc d'Ap 19 symbolise la victoire totale sur le mal par le Christ à son retour en gloire.


l'arc évoque dans la bible:

-la force: Genèse 49:24 «Mais son arc est demeuré ferme et ses mains ont été fortifiées...» Jérémie 49:35 «Voici, je vais briser l'arc d'Élam, Sa principale force.»

-le moyen de salut: Osée 1:7 «je ne les sauverai ni par l'arc, ni par l'épée, ni par les combats...»

-l'alliance: Genèse 9:13 «j'ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d'alliance entre moi et la terre.»


L'arc est cité dans les Ecritures comme un symbole des victoires divines:

zach 9: 13 «Car je bande Juda comme un arc, Je m'arme d'Éphraïm comme d'un arc...»
Hab 3:8-9 «L'Éternel est-il irrité contre les fleuves...Ton arc est mis à nu; Les malédictions sont les traits de ta parole...Tu fends la terre pour donner cours aux fleuves...»


Si le cavalier a un arc, il n'a pas de flèches, instruments habituels des jugements de Dieu. Christ n'a pas de flèches, car son objet n'est pas un jugement mais l'annonce de l'Évangile.

Ps 45:4-6 «Vaillant guerrier...Sois vainqueur, monte sur ton char, Défends la vérité, la douceur et la justice. Tes flèches sont aiguës, des peuples tomberont sous toi; Elles perceront le coeur des ennemis du roi. »
Ps 21:13-14 «Car tu leur feras tourner le dos, et avec ton arc tu tireras sur eux. Lève-toi, Éternel, avec ta force!»


Quelques parallèles entre les sceaux et Apoc. 19:

-le cheval blanc: Ap 6:2 = 19:1
-la présence des anciens et des vivants: Ap 4:4,6 ; 5:6 = 19:4;
-la louange: Ap 4:11,8-14 = 19:1-3,5-8; (le vocabulaire du jugement n'apparaît qu'au chapitre 19)
-la réponse apportée aux âmes sous l'autel: Ap 6:9-11 = 19:2 (id. jugement Ap 19 seul)

Le cheval blanc représente la première église des fidèles avec les apôtres, dirigée par Christ, comme cavalier. La victoire décrite ici n'est pas associée à des guerres ou à des massacres. Ce n'est pas une victoire acquise par des combats et des stratégies humaines. La couronne de victoire (stephanos) est «donnée» (Ap 6:2 une couronne lui fut donnée).

Cette victoire est une grâce qui vient d'en haut. Le cavalier a un arc mais aucune flèche n'est mentionnée. L'arc est vide et n'est pas utilisé. La conquête est sensée être conduite sans effusion de sang. C'est une conquête pacifique. Ce cavalier et son cheval sont véritablement le symbole du Christ qui part en vainqueur et pour vaincre. C'est l'église du 1er siècle qui va conquérir le monde Méditerranéen et créer beaucoup d'églises. C'est l'église des débuts, avec la marche triomphante de l'Evangile, et avec des milliers de conversions.


Actes 2:41 «en ce jour-là, le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes.»
Actes 2:47 «Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Église ceux qui étaient sauvés»
Actes 4:4 «Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent...environ cinq mille.»
Actes 5:14 «Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s'augmentait de plus en plus»
Actes 6:7 «La parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi.»
Actes 8:6 «Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe...»
Actes 11:21,24 «Barnabas était plein d'Esprit-Saint...Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur»
Actes 13:48 «Les païens se réjouissaient...et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent.»


Etre chrétien, c'est demeurer en Christ, et c'est ce qui permet de partir en vainqueur et pour vaincre avec Christ.

Jean 15:4-5 «Demeurez en moi, et je demeurerai en vous...Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.»
Philippiens 4:13 «Je puis tout par celui qui me fortifie."

Auteur : Philippe Septième
Date : 15 avr.04, 21:46
Message : Bonjour, je vous propose la suite 069

AP 6:3,4
"Quand il ouvrit le second sceau, j'entendis le second être vivant qui disait: Viens. Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée."


Le cheval roux (rouge-feu T.O.B):

Bien que le vocabulaire de ce passage évoque un conflit militaire, la seule autre mention de «paix» dans l'Apocalypse est de nature spirituelle (Ap 1:4 «Jean aux sept Églises...que la grâce et la paix vous soient données). Le mot grec pour «tuer ou mettre à mort» est normalement employé pour la mort du Christ et de ses saints: (voir Ap 5:6,9,12 ; 13:8)

Donc, il est peu probable que le deuxième sceau décrive d'abord un conflit militaire. Il peut représenter plutôt la persécution, la perte de paix spirituelle et la division à propos de l'Evangile. Ce cheval est par ailleurs aux couleurs du dragon d'Ap 12:3 «c'était un grand dragon rouge-feu» (T.O.B).

A la rupture du second sceau, le vivant ressemblant à un veau dit «viens», et un cheval rouge apparaît. Le boeuf ou le veau, représentent l'abnégation et le sacrifice. Cela annonce une époque difficile pour le peuple de Dieu, époque de sacrifices, de massacres, de persécutions.


Luc 15:27 «Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras»

L'épée et la couleur du cheval sont annonciatrices de massacres et de combats sanglants.

Ezéch 21:14-16 «Ainsi parle l'Éternel: L'épée! l'épée! Elle est aiguisée, elle est polie. C'est pour massacrer qu'elle est aiguisée...Elle est aiguisée, l'épée, elle est polie. Pour armer la main de celui qui massacre. »
2Rois 3:22-23 «Ils se levèrent de bon matin, et quand le soleil brilla sur les eaux, les Moabites virent en face d'eux les eaux rouges comme du sang. Ils dirent: C'est du sang! les rois ont tiré l'épée entre eux...»


Ce cavalier annonce un conflit sur la terre et une guerre dans laquelle les hommes s'entretuent:

Il peut s'agir de guerres politiques ou sociologiques, mais cela peut concerner aussi des guerres religieuses. La Bible est avant tout une description et une analyse de l'histoire de l'Eglise. Ainsi, le cheval de feu peut désigner l'esprit d'opposition au cavalier blanc ou évangélique, ou la guerre contre le peuple de Dieu. Cela correspond bien à l'Eglise de Smyrne, Eglise souffrante et persécutée du 2ème et du 3ème siècles. (pour plus de détails, voir l'église de Smyrne de cette étude)

afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres (6:4)

Les uns les autres (allelon), évoque une lutte intestine, qui se passe au milieu d'une même communauté. La période de l'Eglise de Smyrne a été douloureuse en raison des nombreux martyrs qu'elle a connu, et aussi en raison des combats doctrinaux et théologiques qui étaient dévastateurs. La lettre à l'Eglise de Smyrne fait aussi mention des pseudo Juifs se voulant défenseurs de l'orthodoxie et se laissant manipuler par Satan (Ap 2:9 les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs...). Il y aura toute une théologie du salut par les oeuvres qui va commencer à se développer et qui va influencer tout le moyen âge et toute l'histoire du christianisme.

C'est aussi le temps des combats menés au sein de l'Eglise au nom de l'agneau immolé ! Dès le 2ème sceau, il y a comme une trahison envers l'agneau immolé et l'évangile de Christ. L'intolérance va s'installer peu à peu dans l'église et on va persécuter ceux qui pensent autrement. C'est le temps des guerres entre chrétiens ariens et catholiques, entre autre. L'Eglise se bat pour sa suprématie politique, c'est le temps aussi de l'Eglise impériale à partir du IVe siècle. Pour la première fois, les empereurs apportent le soutien de leur puissance politique et militaire à la conquête de l'Eglise. Avec Constantin (306-337), Clovis (481-511), Justinien (527-565)...qui se battent pour elle. C'est le temps, où l'Eglise chrétienne persécutée, s'éleva au rang d'Eglise victorieuse et bientôt officielle.


Face à l'épée destructrice du 2ème cavalier, Dieu nous propose l'épée de l'Esprit pour vaincre.

Eph 6:11-17 «Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable...prenez aussi l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu"

AP 6:5,6
"Quand il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant qui disait: Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. Et j'entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l'huile et au vin."


Le 3ème être vivant, celui qui a une tête d'homme, appelle, et le cheval noir se présente.

A la rupture du troisième sceau apparaît un marchand qui est monté sur un cheval noir, la couleur qui est l'opposé de celle du cheval blanc, que monte le Christ. Une première chose que nous pouvons retenir de la vision, c'est que le temps n'améliore pas les choses. Du cheval blanc on est passé au cheval roux, puis noir avant de découvrir un cheval avec la couleur de la mort. Le noir semble ici indiquer une progression qui éloigne de plus en plus de la pureté originelle de la vérité. Si le cheval blanc représente l'Evangile, le cheval noir peut représenter le contraire, une doctrine erronée.

Celui qui le montait tenait une balance dans sa main: (6:5)

La balance est employée comme un symbole de jugement par Dieu de son peuple:

Job 31:6 «Que Dieu me pèse dans des balances justes, Et il reconnaîtra mon intégrité!»
Dan 5:27 «Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.»


Dans le contexte, la balance qui lui sert à mesurer les rations alimentaires représente la famine. Le cavalier tient dans sa main une balance, symbole généralement de la justice, et il a pour fonction de fixer le prix des produits de première nécessité.

Ezéchiel 4:16 «Fils de l'homme, je vais briser le bâton du pain à Jérusalem; ils mangeront du pain au poids et avec angoisse, et ils boiront de l'eau à la mesure et avec épouvante.»

Une mesure de blé et trois mesures d'orge pour un denier: mais ne fais point de mal à l'huile et au vin: (6:6)

Le cheval noir suit le cheval rouge comme la famine suit la guerre. La voix qui parle du milieu des quatre êtres vivants semble être celle de l'Agneau.


Ap 6:6 «Et j'entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait»

Le contexte dit que l'Agneau est «au milieu du trône et des quatre êtres vivants et des vieillards» (Ap 5:6). La parole de celui qui est assis sur le trône pour juger s'entend, s'exprime, comme celle de l'Agneau; La justice se tempère de miséricorde. La voix commande en effet de limiter le mal, et «de ne point faire de mal à l'huile et au vin» (Ap 6:6).

Il y a ici l'annonce d'une disette, avec une intention de la contrôler et une limite à ne pas dépasser. La voix qui limite la disette vient du trône de Dieu, car même dans le malheur, Dieu contrôle la situation, et il pose des limites à ne pas dépasser. Il y a ici encore de quoi se nourrir, même si c'est difficile. Une mesure correspond à 1 litre environ, et le denier est l'équivalent du salaire d'un jour (Mat 20:2).

Ordinairement, on pouvait acheter 10 à 12 mesures de blé pour le salaire d'une journée de travail. Quand Elisée annonce une mesure de blé ou d'orge pour un sicle, c'est pour annoncer la fin de la famine, car l'officier n'y croyait pas (2Rois 7:1-3). Pourquoi une différence entre les solides et les liquides ? Il est difficile de donner une réponse satisfaisante.


Blé, orge, huile et vin, ce sont les aliments de base de l'époque.

Deut 7:12-13 ; 11:14 «Si vous écoutez ces ordonnances...l'Éternel, ton Dieu, gardera envers toi l'alliance...il bénira le fruit de ton sol, ton blé, ton moût et ton huile...»
Joël 2:19 «L'Éternel répond...Voici, je vous enverrai du blé, du moût et de l'huile, et vous en serez rassasiés»


Une connotation cultuelle n'est pas à exclure dans la vision de Jean.

Dans le contexte de Joël, le blé, l'orge, l'huile et le vin ont un rapport avec les offrandes et les libations du culte.

Joël 1:9-10 «Offrandes et libations disparaissent de la maison de l'Éternel; Les sacrificateurs sont dans le deuil. La terre est attristée; Car les blés sont détruits, le moût est tari, l'huile est desséchée."
Auteur : Philippe Septième
Date : 19 avr.04, 21:36
Message : Bonjour, je vous propose la suite 070,

Dans le cavalier nous avons reconnu l'histoire de l'Eglise chrétienne.


Ce n'est plus le Christ qui monte le cheval mais ses représentants. Avec Pergame, à partir du IVème siècle, l'Eglise chrétienne devient une église d'Etat, avec un pouvoir judiciaire. Cette accession de l'Eglise au trône a fini par la compromettre avec le paganisme. L'humilité et la sainteté des premiers chrétiens furent remplacées par l'ambition, l'orgueil et l'intolérance.

Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, tome 13e, Librairie Letouzey et Ané - 1956 (Constantin).

Page-602-«D'autres lois ont conféré au clergé chrétien des avantages plus ou moins considérables. Dès (314), il obtient le droit de procéder à des affranchissements d'esclaves dans les églises...Une loi...précise que la compétence épiscopale s'étend à toute cause civile et qu'elle peut être imposée par un seul plaideur, que la sentence sera irrévocable et sans appel et exécutoire par les juges civils (1 mai 333).»

Page-603-«Les avantages et privilèges ainsi consentis aux Églises chrétiennes ne l'ont été qu'au clergé catholique: Les communautés hérétiques et schismatiques ont été systématiquement exclues...Constantin a passé une grande partie de son règne à s'occuper des schismes et des hérésies qui déchiraient alors l'Église.»

Page-606-607-«avec Constantin, l'Église cesse d'être persécutée et commence à bénéficier des faveurs de l'Etat;...c'est avec lui qu'a commencé l'intrusion de l'État dans les affaires intérieures de l'Église...césaropapisme. A-t-il eu la volonté consciente de dominer l'Église?...En tout cas, l'autonomie de l'église est sacrifiée...»
Une disette de la Parole de Dieu commence dès 313 avec Constantin:

L'apparition du troisième être vivant au visage humain (Ap 4:6) nous oriente vers une disette spirituelle. L'humain représente la dimension spirituelle par opposition à l'animal qui représente l'état naturel et non religieux. Nous trouvons une allusion claire (de l'humain en relation avec le spirituel) dans le livre du prophète Daniel:

Daniel 4:16,34 «Son coeur d'homme lui sera ôté, et un coeur de bête lui sera donné...» «je levai les yeux vers le ciel, et la raison me revint. J'ai béni le Très-Haut, j'ai loué et glorifié celui qui vit éternellement...»
Daniel 7:8 «Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d'elles...elle avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance.»


Pour le prophète Amos, la famine évoque la rareté de la Parole de Dieu.

Amos 8:11 « Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l'Eternel, Où j'enverrai la famine dans le pays, non pas la disette du pain et la soif de l'eau, mais la faim et la soif d'entendre les paroles de l'Éternel.»

Dès le 4ème siècle, la véritable nourriture spirituelle va devenir rare, la Bible devenait inaccessible. Toutes sortes d'hérésies vont pénétrer dans l'église, avec l'arianisme, le nestorianisme, le paganisme...

Le grain, l'huile et le vin et leur application symbolique.

le grain dont on fait le pain symbolise la parole de Dieu:
Mat 4:4: Deut 8:3 «L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu»

L'huile dans la bible symbolise le Saint-Esprit: (voir aussi Zacharie 4:1-6; PS 45:8)
Luc 4:18 «L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres».

Le vin symbolise le sang, ou la vie de Christ et l'alliance de vie avec le Seigneur.
Luc 22:20 «Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.»

L'huile et le vin ne sont pas rationnés.

L'oracle du troisième sceau signifie que la famine et la sécheresse d'ordre spirituel n'affectent que la parole de Dieu, mais elle épargne l'Esprit de Dieu et le sang de l'alliance de Jésus-Christ. On peut jeter les croyants en prison, les enfermer..., mais même s'ils n'ont pas de bible, ils peuvent quand même méditer sur Dieu, sur son amour, sur son salut...et prier, et ainsi rester dans l'alliance de Dieu.

Du côté humain, l'Eglise a perdu le sens de sa vocation et elle ne subvient plus aux besoins spirituels des fidèles. Le peuple n'est pas nourri. L'étude de la parole de Dieu est négligée et l'Evangile a été obscurci. Du côté divin, grâce à l'influence de l'Esprit et au sacrifice de Jésus-Christ, Dieu continue à assurer le salut. Cette promesse du salut, au coeur même de la misère, est reçue comme un baume sur la plaie, car «le vin et l'huile» sont également associés dans les Ecritures comme moyen de guérison. (Luc 10:34)


C'est le temps où l'Eglise s'installe pour dominer et remplace la Parole de Dieu par la tradition.

Du cheval blanc, la pureté de la Parole de Dieu qui apporte la lumière au monde, on passe au cheval noir, symbole de ténèbres spirituelles (Jean 1:1-5 ; 3:19), car la Parole de Dieu est remplacée par des compromis avec le pouvoir politique et le paganisme qui vont influencer le Christianisme. L'Eglise est si préoccupée par sa réussite temporelle qu'elle en néglige de nourrir le peuple spirituellement. C'est le temps où l'Eglise s'affirme comme un pouvoir temporel avec un territoire bien défini, à Rome, où elle va s'installer et s'affirmer de plus en plus, et dominer tout au long du moyen âge.

Parallèlement à ce succès temporel et politique, l'Eglise abandonne l'étude de la Bible pour la tradition. Forte de tous les pouvoirs et assurée sur le plan politique, l'Eglise s'affirme d'autorité comme la seule vérité. Le dogme remplace la recherche dans la parole de Dieu et l'intolérance et l'oppression s'installent. L'institution et la tradition remplacent la référence à la parole inspirée de Dieu et la famine spirituelle s'installe.


AP 6:7,8
7 Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait: Viens.
8 Je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre.


Le 4ème être vivant, celui qui est semblable à un aigle, appelle, et le cheval vert se présente.

Ce cheval est annoncé par le quatrième être vivant qui ressemble à un aigle, image de la menace de mort. On ne sait pas si le séjour des morts monte le même cheval, l'accompagne sur un autre cheval ou est à pieds. Avec l'ouverture du quatrième sceau, la couleur du cheval est comparable à celle d'un visage décomposé par la peur, par la terreur, par la mort qui l'accompagne et cela suggère la mort et la terreur..

Lam Jér 4:19 «Nos persécuteurs étaient plus légers que les aigles du ciel; Ils nous ont poursuivis...»
Habak 1:8 «Ses cavaliers arrivent de loin, ils volent comme l'aigle qui fond sur sa proie.»


Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné...(6:8)

De tous les cavaliers de l'Apocalypse, deux seuls sont nommés: celui du quatrième sceau (qui se nommait la mort), et celui qui vient du ciel, en Apocalypse 19:11, (qui s'appelle Fidèle et Véritable). Si le cavalier d'Ap 19 est le Christ, le quatrième cavalier a tous les traits et les caractéristiques de l'Antichrist.


Parallèles et différences entre le quatrième cavalier et le Christ:

L'antichrist: Ap 6:7-8.

-il porte un nom: la mort;
-il domine sur le quart de la terre;
-il monte un cheval couleur de mort;
-il est accompagné du séjour des morts;
-il a une épée à la main;
-il prétend exécuter des jugements;
-il provoque une disette pour les hommes.

le Christ: Ap 19:11-18.

-Il porte un nom: Fidèle et Véritable: (v11)
-Il domine sur toutes les nations:(v15-16)
-Il monte un cheval couleur blanc: (v11)
-Il est accompagné des armées du ciel: (v14)
-Il a une épée à sa bouche: (v15)
-Il représente le Dieu Tout-Puissant: (v15-16)
-Il provoque un repas pour les oiseaux du ciel: (v17-18)


Le quatrième cavalier prétend accomplir sur la terre les jugements de Dieu;

On se trouve devant une situation paradoxale d'un cavalier qui prétend exécuter les jugements de Dieu sur terre, alors qu'il est en opposition avec Christ, la parole de Dieu. L'épée et la famine sont généralement des menaces de Dieu pour ceux qui désobéissent à ses commandements. Ce sont des jugements correctifs ayant pour but de ramener le peuple à Dieu et non des jugements derniers.

Lévitique 26:25,26 «Je ferai venir contre vous l'épée qui vengera mon alliance...dix femmes cuiront votre pain dans un seul four et rapporteront votre pain au poids; vous mangerez, et vous ne serez point rassasiés.»

En termes spirituels, le 4è sceau décrit l'un des plus grand déclin spirituel de l'ère chrétienne. Le sommet de ce déclin spirituel se trouve en Ap 18:2-3, avec la chute de la Babylone spirituelle. Nous arrivons à une époque où le rejet de l'Evangile a endurci le coeur jusqu'à un point de quasi non-retour. La description du 4è sceau est une menace d'une exclusion permanente de la grâce de Dieu.

Les deux mots, «mort» et «séjour des morts», sont souvent associés dans l'Apocalypse. A présent, l'Eglise personnifie la mort à son plus haut degré. Non seulement le cavalier s'appelle «mort», mais il est accompagné pour la première fois par un second cavalier qui s'appelle le hadès (séjour des morts).


Ap 1:18 «Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts.»
Ap 20:13-14 «Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu...»


Les «bêtes sauvages» ne font qu'accentuer l'intensité de cette référence à la mort.

Le monde marche vers la mort parce que l'Eglise, non seulement la prive de la Parole de Dieu, mais elle devient elle-même persécutrice pour ceux qui veulent être fidèle à la Parole. Son pouvoir est limité aux châtiments que rappellent: l'épée, la famine et les bêtes sauvages.

Ezéchiel 14:21-22 «ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Quoique j'envoie contre Jérusalem mes quatre châtiments terribles, l'épée, la famine, les bêtes féroces et la peste, pour en exterminer les hommes et les bêtes, il y aura néanmoins un reste qui échappera...»
Psaume 22:14-22 «Ils ouvrent contre moi leur gueule; Semblables au lion qui déchire et rugit....» «Car des chiens m'environnent...Ils ont percé mes mains et mes pieds» «Protège mon âme contre le glaive, ma vie contre le pouvoir des chiens!»

Auteur : Philippe Septième
Date : 19 avr.04, 21:39
Message : Bonjour, je vous propose la suite 071

Le 4ème cavalier en relation avec les 7 églises et l'époque de Thyatire: (voir l'étude sur Thyatire)


Le défaut de cette Eglise est de laisser Jézabel, symbole de l'opposition au vrai Dieu (1Rois 18:4) enseigner de fausses doctrines et séduire les disciples de Christ (Ap 2:20). Durant cette longue période, entre le VIème et le XVème siècle, il y en a qui sont restés fidèles à Dieu et «qui n'ont pas connu, ou reçu, les profondeurs de Satan» (Ap 2:24)

C'est l'époque où les déviations dogmatiques vont être imposées par des conciles et où la vérité disparaît de plus en plus, étouffée par le pouvoir ecclésiastique. Cette période est sur le plan de l'histoire des civilisations, une période d'obscurantisme spirituel, qui n'a fait que s'aggraver avec le temps.

C'est le temps où l'Eglise se révèle porteuse de mort et d'oppression: Elle persécute et poursuit tous ceux qui lui sont suspects, tous ceux qu'elle juge hérétiques ou infidèles. C'est le temps des croisades, des bûchers, de l'Inquisition, et enfin des guerres de religion. La famine et le vide spirituel qui se sont creusés durant des siècles, semblables à un tombeau, se devaient d'être comblés par une réforme qui va replacer le Christ au centre de la liturgie.

Dans ce chapitre 6, on peut s'étonner de ce que seuls les 4 cavaliers décrivent l'Église. Avec les visions des 5e et 6e sceaux nous passons à autre chose, comme si le texte voulait dire que ce qui a été défait, perdu, abandonné, depuis que le cheval est passé du blanc à la couleur de la mort, avec les erreurs qui se sont infiltrées dans l'Église, tout cela va continuer d'exister jusqu'au temps final.

La conquête du monde avait démarré pacifiquement avec Jésus, un cheval blanc, et un cavalier à l'arc Vide: Le cavalier du 1er cheval, symbole de l'Evangile, part comme un conquérant et Dieu ne lui impose aucune limite. Les trois autres cavaliers ont empêché l'Evangile de conquérir le monde, et Dieu va limiter leur pouvoir. A partir du deuxième cheval, c'est l'Eglise qui se bat pour le Christ, ce n'est plus le Christ qui se bat pour elle. Quelque chose a changé dans la mentalité chrétienne, et les guerres de religion en sont la preuve. Les oeuvres d'en bas, la tradition, la recherche du pouvoir, ont remplacé le salut qui procède d'en haut.

Quand l'homme remplace Dieu, il faut s'attendre à tous les abus. Quand l'humain s'est hissé au niveau de Dieu pour se battre au nom de la croix ou de Dieu, cela a toujours produit l'intolérance, la violence, l'oppression, des croisades et des camps de concentration, et cela s'est soldé par des milliers de victimes innocentes qui crient justice: «Jusques à quand...tardes-tu à juger...» Ap 6:10


AP 6:9
Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu.


Je vis sous l'autel...(6:9)

Dans le cinquième sceau, nous voyons les résultats de la persécution décrite dans les scènes des cavaliers.

Le sanctuaire connaissait 2 autels: l'autel des sacrifices dans le parvis, et l'autel des parfums dans le lieu saint. Dans Ap 8:3, il est question de «l'autel d'or qui est devant le trône». Mais la place des «âmes sous l'autel» fait penser à Lévitique 4:7 qui précise que «Le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums odoriférants, qui est devant l'Éternel dans la tente d'assignation; et il répandra tout le sang du taureau au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente d'assignation»

Jean a probablement voulu associer les deux services, celui des sacrifices et celui de l'offrande des parfums, vu la valeur que le ciel attribue à la prière des martyrs: elle s'élève vers Dieu comme un parfum (Ap 8:3-4).


Paul considérait que son sang pouvait être versé en libation pour le sacrifice;

Philip 2:17 «Et même si je sers de libation pour le sacrifice et pour le service de votre foi, je m'en réjouis»
2Tim 4:6 «Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche.»


Paul utilise le langage cultuel pour élever le don de soi comme une offrande à Dieu. Mais répandre le sang d'un enfant de Dieu, c'est s'exposer à boire la coupe de la colère divine. Ce même langage sacrificiel «répandre du sang», est employé dans (Ap 16:6, et en Lév 4:7)

Ap 16:6 «Car ils ont versé (ekcheo - répandre) le sang des saints et des prophètes, et tu leur as donné du sang à boire: ils en sont dignes.»

Leur mort est assimilée à celle des animaux qu'on égorge au pied de l'autel (Lévitique 4:7). Leur âme crie vengeance jusqu'à Dieu, comme autrefois le sang d'Abel (Genèse 4:10). Le langage ici utilisé est emprunté au Lévitique, qui identifie l'âme au sang (Lévitique 17:11), pour encore mieux exprimer le caractère sacrificiel de cette épreuve. Leur sang est versé sur l'autel de Dieu, et ainsi leur mort revêt un caractère religieux qui en appelle à Dieu.

les âmes...(6:9)

En hébreux, l'âme désigne la personne toute entière. Dans la Bible, l'âme et le corps ne sont pas opposés l'un à l'autre, mais ils sont un.

Gen 2:7 «Et l'Éternel Dieu forma l'homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l'homme devint une âme vivante.»
Psaume 103:1 «Mon âme bénis l'Éternel! Que tout ce qui est en moi (au dedans de moi - Darby) bénisse...»


L'âme désigne une personne.

Actes 2:41 «ils furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes.»
Actes 7:14 «Puis Joseph envoya chercher son père Jacob, et toute sa famille, composée de soixante-quinze personnes (psuche = âmes) - (âmes - Darby)


Le sang étant le véhicule de la vie, il est l'expression de la personne et ne peut être consommé.

Lév 17:11-12 «Car l'âme de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il servît d'expiation pour vos âmes, car c'est par l'âme que le sang fait l'expiation. C'est pourquoi...Personne ne mangera du sang»
Lév 17:14 (âme, «nephesh» = âme, souffle, un être, une personne, la vie...)
«car l'âme de toute chair, c'est son sang, qui est en elle.»
«car, quant à la vie de toute chair, son sang est sa vie en elle» (Darby)
«car la vie de toute créature, c'est son sang, tant qu'elle est en vie» (TOB)


ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu...(6:9)

Les martyrs qui partagent le même destin que celui du Christ, seront aussi associés à son règne. Les âmes immolées, représentent des vies retranchées. Ces martyrs sont associés à l'agneau immolé lui aussi pour son témoignage rendu (Ap5:9). Jean est exilé à Patmos «à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus» (Ap 1:9). Le dragon fait la guerre aux saints qui ont le témoignage de Jésus (Ap 12:17). «Les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage de Jésus» règnent avec le Christ (Ap 20:4).

Notons au passage que le texte ne glorifie pas ces martyrs, et nul cantique n'est chanté en leur honneur. Quand tout l'univers chante qu'à l'agneau immolé revient «puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire et louange» (Ap 5:12), Jean précise que ce n'est pas à l'Eglise ou à ses représentants que cet honneur est dû.


Jésus a promis d'être avec nous, et de nous soutenir dans les souffrances, non de nous les éviter toutes.

Mat 24:9 «Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir...à cause de mon nom.»
Mat 28:20 «Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.»
Jean 14:23 «Si quelqu'un m'aime il gardera ma parole...nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure...»


AP 6:10
Ils crièrent d'une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?


je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés, ils crièrent d'une voix forte, en disant...(6:9,10)

La bible affirme que les morts dorment et se reposent dans une inconscience totale, en attendant la résurrection.


Eccl 9:5-6, 10 «Les vivants savent qu'ils mourront, mais les morts ne savent rien...leur mémoire est oubliée et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri. Et ils n'auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil...il n'y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas.»
Jean 11:11-13 «il leur dit: Lazare, notre ami, dort. Mais je vais le réveiller...Jésus avait parlé de sa mort...»
Hébreux 11:39-40 «Tous ceux-là, (sauvés de l'A-T), n'ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.»
1Thess 4:13-18 «Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment...nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts...Car le Seigneur lui-même...descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs. Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.»


En Ap 6, nous sommes en présence d'une littérature qui consiste à faire parler des objets inanimés.

Il s'agit de faire parler des objets inanimés, pour rendre plus vivant le discours que l'auteur tient à exprimer. Ainsi, on peut voir que la terre crie, que le sang crie, que le bois crie. Il peut s'agir du sang qui parle, crie: «La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi.» (Gen 4:10). Il peut s'agir de la terre: «Si ma terre crie contre moi, et que ses sillons versent des larmes...» (Job 31:38-39). Il peut s'agir de «la pierre crie du milieu de la muraille, et le bois qui lie la charpente lui répond.» (Habak 2:11)
Auteur : Philippe Septième
Date : 19 avr.04, 21:42
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La mention des âmes sous l'autel rappelle le sang d'Abel qui crie vers Dieu


Gen 4:10 «La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi.»
Hébreux 11:4 «C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c'est par elle qu'il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes, et c'est par elle qu'il parle encore, quoique mort.»
Hébreux 12:24 «Jésus qui est le médiateur...et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel.»
Psaume 9:13 «Car il venge le sang et se souvient des malheureux. Il n'oublie pas leurs cris.»

Ap 20:4 «Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu...Ils revinrent à la vie et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans.»

Pour Dieu, les morts restent vivants dans sa mémoire, ainsi que ce qu'ils ont fait dans leur vie.

Luc 20:37-38 «Que les morts ressuscitent, c'est ce que Moïse a fait connaître quand, à propos du buisson, il appelle le Seigneur le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob. Or, Dieu n'est pas Dieu des morts, mais des vivants; car pour lui tous sont vivants.»
2Cor 5:10 «Car il nous faudra tous comparaître à découvert devant le tribunal du Christ afin que chacun recueille le prix de ce qu'il aura fait durant sa vie corporelle, soit en bien, soit en mal» (TOB)

Ap 22:12 «je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre a chacun selon ce qu'est son oeuvre»

La voix du sang innocent continue à crier vers le ciel.

Trop souvent ce sang a été répandu en oubliant qu'il s'agissait de celui de son frère. Au nom de Christ innocent, on a crucifié, massacré, lynché d'autres innocents: musulmans, juifs, huguenots, vaudois, et décrété coupables parce qu'ils étaient différents. Il suffit d'écouter le journal quotidien pour voir que la triste série n'est pas terminée, et les croyants demandent aussi, avec ce désir que Dieu mette fin à ce mal qui nous ronge: «Jusques à quand Seigneur ?»

Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger?...(6:10)

Au cinquième sceau, on entend le cri des victimes qui ont souffert pour le Christ. L'histoire n'est plus racontée à partir du pouvoir oppresseur, avec les chevaux. Le prophète voit à présent des hommes et des femmes qui soupirent après le jugement de Dieu. Les victimes qui souffrent posent deux questions importantes: pourquoi la souffrance ? et jusqu'à quand ? La question, c'est l'éternelle question de la souffrance du juste. Mais ici la souffrance est encore plus injuste car c'est la souffrance de celui qui périt «à cause de la parole de Dieu» (Apocalypse 6:9).

Ce cri retentit à travers les siècles. C'est le cri des Hébreux à Babylone jetés dans la fournaise pour avoir refusé de se prosterner devant l'idole. C'est le cri des premiers chrétiens jetés dans les stades à cause de leur foi dans le Dieu d'amour. C'est le cri des chrétiens marginaux jetés en prison et au feu pour avoir simplement ouvert la Bible. C'est aussi le cri des victimes de l'intolérance religieuse, ils meurent comme des martyrs de Dieu. Crucifiés à cause de Dieu, ils sont morts pour Dieu, et l'Apocalypse décrit leur épreuve comme un holocauste.

Le cri des élus appelle au jugement et concerne avant tout l'honneur de Dieu qui les fait souffrir. Les élus ont été «immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu» (Ap. 6:9). Or, quand un enfant de Dieu souffre en raison de sa fidélité c'est Dieu qui est atteint, «toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous les avez faites.» (Mat 25:40). Jésus s'identifie à ses enfants persécutés: «Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?» (Actes 9:4). Quel grand encouragement de savoir que Dieu s'identifie à ses enfants et participe à leur souffrance.


Psaume 79:10 «Pourquoi les nations diraient-elles: Où est leur Dieu? Qu'on sache, en notre présence, parmi les nations, que tu venges le sang de tes serviteurs, le sang répandu!»

Ce que les âmes sous l'autel revendiquent, c'est que leur confiance en Dieu sort justifiée aux yeux de tous. Le témoignage qu'ils ont rendu à Dieu peut paraître insensé et inutile tant que Dieu n'intervient pas. Il en va aussi bien de la crédibilité de Dieu que de leur témoignage.

Jusques à quand...tardes-tu à juger ? (6:10)

C'est dire que le jugement n'a pas encore eu lieu et qu'il est attendu comme un événement précis dans le temps. On entend ce même cri résonner à travers les Psaumes...


Ps 94:1-3 «Lève-toi, juge de la terre! Rends aux superbes selon leurs oeuvres! Jusques à quand les méchants, ô Éternel! Jusques à quand les méchants triompheront-ils?»

Pour sauver la victime, Dieu doit juger l'oppresseur: voir l'exode et la sortie d'Egypte; les captifs et Babylone...Dans le christianisme on se plaît à souligner l'importance de la croix, de la grâce et de l'amour de Dieu. La religion se réduit à une émotion ou à une vérité d'ordre intellectuel, et on oublie la réalité historique du salut. Pour la victime écrasée, les mots doux, les belles idées, les tendres sourires ne lui suffisent pas. Seul un salut qui l'arrache réellement à sa souffrance répond à son attente. La victime soupire après l'événement de sa délivrance, d'où son cri: «Jusques à quand ?»

Dans Daniel 8:13-14 on trouve un cri semblable et proche de notre texte. Cette question ou requête nous la trouvons dans Daniel, à propos de la vision des 2300 soirs et matins. Là aussi, il est question de l'honneur de Dieu, de l'arrogance et du blasphème contre Dieu, et de la fin. Là aussi, le cri concerne la souffrance des saints persécutés par l'Eglise. Là aussi, il débouche directement sur l'événement du jugement de Dieu.


Daniel 8:12-14 «...à cause du péché, la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises...Pendant combien de temps s'accomplira la vision sur le sacrifice perpétuel et sur le péché dévastateur ? Jusques à quand le sanctuaire et l'armée seront-ils foulés? Et il me dit: Jusqu'à deux mille trois cents soirs et matins; puis le sanctuaire sera purifié.»

A la question «Jusques à quand ?» l'ange répond en situant le jugement dans le temps:

«Jusqu'à deux mille trois cents soirs et matins, puis le sanctuaire sera purifié». La purification du sanctuaire signifie, dans le langage du Lévitique, la fête des expiations, ou Kippour, c'est-à-dire le jugement cosmique de Dieu. C'est le moment où, d'après Daniel 7:9,10, le texte parallèle, «les juges s'assirent, et les livres furent ouverts». Le cinquième sceau nous transporte donc jusqu'au temps où le jugement commence dans le ciel. D'après cette vision, ce n'est pourtant pas encore la fin de la souffrance. (voir l'étude détaillée sur Daniel)

Maître saint et véritable (6:10) (ce terme peut concerner aussi bien Dieu que Jésus) (de despotes: Maître absolu).

Ap 3:7 «Écris à l'ange de l'Église de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable...»
Ap 19:1-2 «Alléluia! Le salut, la gloire, et la puissance sont à notre Dieu, parce que ses jugements sont véritables et justes: car il a jugé la grande prostituée...et il a vengé le sang de ses serviteurs...»


tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? (6:10)

Juger de «krino»: séparer, trier puis juger; cela concerne généralement Dieu et Christ: Ap 11:18 ; 18:8,20 ; 19:11...La vengeance biblique doit être assimilée à la notion de justice de Dieu qui triomphera. Tuer les témoins de Christ revint à nier Dieu comme le Maître du monde et cela est un crime grave devant Dieu. Pour comprendre cette requête, qui semble peu chrétienne, il faut la rattacher à son exaucement en Ap 19:2. Dans les habitants de la terre, il faut voir surtout ceux qui ont participés à la mort des martyrs.


Ap 17:6 Jean voit une «femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus.»
Ap 19:2 Ici on loue Dieu, «parce que ses jugements sont véritables et justes; car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par son impudicité, et il a vengé le sang de ses serviteurs».


Venger signifie faire droit: (ekdikeo)

Luc 18:3 «Fais-moi justice (ekdikeo) de ma partie adverse.»; (Darby) «Venge-moi de mon adversaire.»

Le 5ème sceau en relation avec le jugement - La relation entre Ap 6 et 19:

Ap 6:10 «Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger et à tirer vengeance de notre sang.»
Ap 19:2 «car il a jugé la grande prostituée...et il a vengé le sang de ses serviteurs...»


Cela semble indiquer qu'Ap 6:11 fait allusion au commencement de l'instruction du jugement: «Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux», cela concerne le jugement des sauvés. Alors qu'Ap 18-19, décrit la conclusion du jugement, «Dieu a jugé - les fléaux», juste avant le retour de Christ.

Ainsi, le cinquième sceau est divisé en deux parties chronologiques:

Le cri des martyrs qui vient avant le début du jugement (Ap 6:10); Le don de robes blanches, qui marque le début de cette instruction de jugement (Ap 6:11). Le 5è sceau se situe entre la grande persécution du Moyen Age et la conclusion de l'instruction du jugement. La fin a été retardée. La tâche de l'Evangile n'est pas encore achevée quand ce sceau arrive à sa fin.
Auteur : Philippe Septième
Date : 11 juin04, 07:01
Message : Bonjour, je vous propose la suite 073,

AP 6:11
Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu'à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux.


Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux...(6:11)

Jean promet le salut pour chacune de ces victimes: «Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux». Le port de vêtements blancs caractérise, dans l'Apocalypse, les vainqueurs.


Ap 3:5 «Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n'effacerai point son nom du livre de vie»
Ap 7:9 «une grande foule...se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches»
Ap 7:14 «Ils viennent de la grande tribulation, ils ont lavé leurs robes, et les ont blanchies dans le sang de l'agneau»


il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore...(6:11)

Les martyrs sont appelés à se reposer dans la joie de leur salut en Christ, en attendant la solution de Dieu.

Ap 14:13 «Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent.»

jusqu'à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service...(6:11)

Il ne s'agit pas ici d'une recherche de la persécution et du martyr, comme si c'était le moyen de faire venir la fin, et de croire que plus le nombre des martyrs sera grand, plus la fin sera proche. Jésus nous invite au contraire, «Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre» (Mat 10:23). Cela pourrait signifier au contraire, que la souffrance a des limites, et que Dieu a établi d'avance un nombre des victimes qui ne sera pas dépassé.

Le jugement de Babylone sera la réponse définitive à la question des martyrs: «Dieu a jugé» (Ap 19:2). La grâce offerte dans le présent, n'enlève pas la promesse d'une réalisation historique et future du salut. Le jugement n'a pas encore eu lieu, mais il est annoncé, programmé, fixé. Tout comme Dieu use de patience, les âmes sous l'autel sont invitées à patienter, en mettant leur confiance dans les promesses de Dieu.


Le 5ème sceau, correspond à la période de l'Eglise de Sardes: entre le 16ème et 19ème siècle.

Nous pouvons constater que la robe blanche est mentionnée deux fois dans la lettre de l'Eglise de Sardes, ce qui indique que le cinquième sceau est en rapport avec cette période prophétique (Ap 3:4-5). C'est l'époque où les croyants, pour garder leur foi étaient en fuite, ou ramaient sur les galères, ou ils étaient enfermés dans les cachots, ou à la tour de Constance, ou massacrés comme à la Saint Barthélemy, ou s'exilaient aux Amériques ou ailleurs pour rester en vie. Mais Dieu est en marche pour mettre fin aux épreuves, comme le montre le 6ème sceau. L'événement du salut définitif est repoussé jusqu'au moment où le nombre total des sauvés sera complet.

Pour que le salut soit effectif, il faut la présence de tous.

Le principe biblique de totalité est ici sous-jacent. Car Dieu ne sauve pas l'un sans l'autre. Le salut de l'individu implique aussi le salut de l'univers. Le salut est cosmique ou il n'est pas. On ne peut pas être sauvé dans les conditions actuelles, car le royaume de justice exige une purification, avec une recréation, un nouveau départ. C'est la leçon et la signification fondamentale du Kippour aussi.

Le Dieu de la grâce et de l'Amour, est aussi le Maître Saint et véritable qui manifestera sa Justice.

Dieu n'est pas seulement le Dieu de la croix et de la grâce, le Dieu de l'existence ou de l'expérience mystique. Dieu est aussi le Dieu de la justice et de la sainteté, le «Maître saint et véritable». Cette expression «Maître saint et véritable», nous la trouvons dans la lettre à Philadelphie.

Ap 3:7 «Écris à l'ange de l'Église de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable...»
Ap 6:10 «Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger...»


Les deux visions se rejoignent aussi sur le même thème des frères:

Ap 3:7 «Écris à l'ange de l'Église de Philadelphie...» (Philadelphie = amour fraternel)
Ap 6:11 «jusqu'à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères...»


Ce double écho (Maître Saint et véritable et frères), confirme au passage notre regard dans le temps. La prophétie porte sur le même moment de l'histoire. Nous sommes au XIXe siècle. Le Dieu qui se révèle ici est le seul qui réponde vraiment au cri de la victime. C'est le Dieu d'amour et de grâce, qui sauve, mais aussi le Dieu de justice qui agit dans le concret de l'histoire.

AP 6:12-14
12 Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang,
13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu'un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes.
14 Le ciel se retira comme un livre qu'on roule; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places.


Le jour de la colère approche.

Jean voit se succéder l'ensemble des événements cosmiques touchant à la fin des temps. Ces événements portent sur sept éléments de l'univers des hommes: la terre tremble, le soleil s'éteint, la lune rougit, les étoiles tombent, le ciel se retire, les montagnes et les îles se déplacent». Tous les points de repère qui permettent aux humains d'ordonner leur espace et leur temps sont touchés.

La Vision semble décrire un ensemble d'événements qui annoncent la venue de Dieu.

Terre:-A1- II arriva un grand séisme, un grand tremblement de terre
Cieux:-B1- Le soleil, la lune et les étoiles dysfonctionnent
Cieux:-B2- Le ciel se retire comme un livre qu'on roule
Terre:-A2- Montagnes et îles sont déplacées


D'autres prophéties ont annoncé le jour de l'Eternel dans des termes semblables.

Joël 2:1. 10-11, 30-31 «Que tous les habitants du pays tremblent! Car le jour de l'Eternel vient, car il est proche...Devant eux la terre tremble, Les cieux sont ébranlés, Le soleil et la lune s'obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat. L'Eternel fait entendre sa voix devant son armée... Qui pourra le soutenir?...Je ferai paraître des prodiges dans les cieux et sur la terre...Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l'arrivée du jour de l'Éternel, de ce jour grand et terrible»
Esaïe 13:9-13 «Voici, le jour de l'Éternel arrive. Jour cruel, jour de colère et d'ardente fureur, qui réduira la terre en solitude, et en exterminera les pécheurs. Car les étoiles des cieux et leurs astres ne feront plus briller leur lumière. Le soleil s'obscurcira dès son lever, et la lune ne fera plus luire sa clarté...»
Jér 4:23-27 «Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide; Les cieux et leur lumière a disparu. Je regarde les montagnes, et voici, elles sont ébranlées...devant l'Éternel, devant son ardente colère.»
Marc 13:24-26 «Mais dans ces jours, après cette détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l'homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire.


En annonçant l'angoisse des nations, Jésus prédit des événements semblables à ceux du sixième sceau.

Luc 21:25-28 «Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra pour la terre: Car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, car votre délivrance approche.»

Si pour les fidèles c'est l'occasion de relever la tête parce que leur délivrance approche, ce n'est pas le cas pour tous les humains, pour ceux qui ont rejeté la grâce et le salut de Dieu.

AP 6:15-17
15 Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes.
16 Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau;
17 car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?


Dans le déroulement de ce 6è sceau, il y a 7 phénomènes physiques et 7 catégories d'hommes:

Ap 6:12-14 -tremblement de terre -le soleil -la lune -les étoiles -le ciel -montagnes et -îles;
Ap 6:15-16 -les rois -les grands -les chefs militaires -les riches -les puissants -les esclaves et -les hommes libres.


Un grand fracas cosmique.

Au cri des victimes écrasées qui soupiraient après la délivrance de Dieu (au 5è sceau), répond (au 6è sceau) le cri de terreur des oppresseurs qui tremblent sous la colère de Dieu et de l'Agneau.
Auteur : Philippe Septième
Date : 11 juin04, 07:03
Message : Bonjour, je vous propose la suite 074,

L'ouverture du sixième sceau révèle l'autre côté de la justice de Dieu.

Au cinquième sceau, le jugement de Dieu concernait les victimes dont le sang versé criait «vengeance». Le jugement ne visait alors que leur salut et mettait en scène le Dieu de grâce qui donne «la robe blanche». Au sixième sceau, le jugement se porte sur l'oppresseur et met en scène le Dieu de justice avec sa colère.

Les deux faces de Dieu sont complémentaires et relèvent de la même nécessité de salut. Pour sauver réellement, Dieu doit passer par la recréation, avec tout ce que cela implique: le salut pour les uns mais aussi l'anéantissement de l'ancien ordre des choses.


L'homme et la nature sont créés dépendants l'un de l'autre.

- Tout crime moral ou religieux affecte l'environnement.
- La désobéissance d'Adam entraîne les épines et les ronces.
- L'iniquité des premiers hommes appelle le déluge sur la terre.
- La perversité des habitants de Sodome fait pleuvoir du soufre et du feu sur la ville.
- Tout crime contre un homme est un crime contre l'humanité tout entière et contre l'univers. C'est donc le ciel et la terre et tous les hommes qui font l'objet de la colère de Dieu.


Les temps de la fin sont décrits comme des bouleversements cosmiques en deux phases.

La première phase affecte la terre. Son effet est limité à l'espace humain. C'est encore le temps de l'histoire. «Il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur terre.» (Ap 6:12-13.)

Certains pensent reconnaître dans ce tableau les catastrophes entre la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle. Le fait que chaque signe céleste soit suivi d'un «comme», qui dans cette construction introduit une comparaison figurative d'un événement réel, cela indique que ces signes célestes doivent être compris comme littéraux. Le sixième sceau donc, s'étend sur la période qui va du cri des martyrs jusqu'à la fin des temps.

Comme les signes célestes de 1780 et de 1833 ont eu un grand impact sur le développement de l'intérêt pour la prophétie, avec le tremblement de terre de Lisbonne en 1755, on peut penser qu'il y a ici une relation directe. Il y a eu le tremblement de terre de Lisbonne (1er novembre 1755) qui a vu périr plus de 70 mille personnes. Il y a eu des ténèbres qui ont surpris les habitants d Amérique, du Canada, d'Europe, autour de 1780 et 1880. Il y a eu les pluies météoriques d'une intensité exceptionnelle entre les années 1800 et 1900.

Ces événements coïncident aussi avec la fin de l'oppression des 1260 jours/années, identifiée par Daniel 7:25. Cette période est marquée dans la prophétie par une accalmie pour les persécutés par le pouvoir ecclésiastique.


Dan 7:25 «...et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d'un temps.»

Nous nous trouvons au bout des «trois temps et demi» de persécution dont parle le prophète Daniel. La Révolution française renverse toutes les structures et l'Eglise persécutrice ne menace plus personne. De la phase du temps de la fin, on passe à la phase de la fin des temps.

Les 5è et 6è sceaux concernent les mêmes événements, mais à partir d'une perspective différente.

Dans le cinquième sceau, Jean décrit le peuple de Dieu, victime de l'oppression dont le cri «jusques à quand», associé à la prophétie de Daniel 8:12-14, nous avaient conduits au milieu du XIXe siècle (1844). Puis, la vision avait traversé le temps et nous avait transportés au-delà de l'histoire humaine, au moment où le cri des victimes est entendu et le jugement enfin conclu. Les saints reçoivent leurs robes blanches.

Dans la vision du sixième sceau, on passe du moment marqué par la fin de l'oppression entre le XVIIIe et le XIXe siècle, au moment de l'anéantissement final du mal et de l'oppresseur. Cette deuxième phase affecte cette fois-ci le ciel. «Le ciel se retira comme un livre qu'on roule» (Ap 6:14).


A présent, l'événement concerne toute la terre.

Le langage décrit traduit sa portée universelle, en associant les extrêmes pour exprimer la totalité: Ap 6:14-15: «les montagnes, les îles, les rois de la terre, les chefs militaires, tous les esclaves et les hommes libres». Ici, la colère de Dieu envahit tous les horizons et tout l'espace. C'est le moment où Dieu a le contrôle de tout. Désormais, personne ni rien ne lui échappe. Le sixième sceau s'achève sur la vision de Dieu qui règne «assis sur le trône» (Ap 6:16). D'où la question angoissée qui conclut cette vision du 6è sceau: «Qui peut subsister ?» (Ap. 6:17)

«Qui peut subsister ?» (Ap 6:17)

La question est empruntée aux prophètes Nahum et Malachie, où chaque fois elle aboutit à l'assurance des rescapés au coeur même de la détresse. Dans l'Apocalypse aussi, la question aboutit sur un interlude qui concerne le reste des rescapés.

Nahum 1:6-7 «Qui résistera devant sa fureur? Qui tiendra contre son ardente colère? Sa fureur se répand comme le feu, et les rochers se brisent devant lui. L'Eternel est bon. Il est un refuge au jour de la détresse: Il connaît ceux qui se confient en lui.»
Malachie 3:2-3 «Qui pourra soutenir le jour de sa venue? Qui restera debout quand il paraîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur...Il s'assiéra, fondra et purifiera l'argent; Il purifiera les fils de Lévi. Il les épurera comme on épure l'or et l'argent, Et ils présenteront a l'Éternel des offrandes avec justice»


Dieu et l'agneau apparaissent unis dans une même colère.

Comme par un revirement de l'histoire, l'humanité entière se voit subir le sort qu'elle avait réservé aux croyants. Ce sont ceux qui voulaient faire fuir les enfants de Dieu, qui fuient pour se cacher devant la colère de Dieu. Ayons recours à la miséricorde et à la douceur de l'Agneau, avant qu'elles ne se changent en colère. C'est le sacrifice de Christ et sa croix qui sont notre asile, et non les rochers et les montagnes.

Joël 2:10-11 «...Car le jour de l'Éternel est grand, il est terrible: Qui pourra le soutenir?»

Ap 8:1 Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure.

Ce silence annonce que la patience de Dieu arrive à son terme et que sa justice va se manifester. C'est comme si Dieu refusait de garder le silence jusqu'à ce que sa justice se soit manifestée.

PS 50:3-6 «Il vient, notre Dieu, il ne reste pas en silence: Devant lui est un feu dévorant, Autour de lui une violente tempête. Il crie vers les cieux en haut, et vers la terre, pour juger son peuple...»
Es 65:6-7 «Loin de me taire, je leur ferai porter la peine...de vos crimes, dit l'Éternel...»
Es 62:1-2 «Pour l'amour de Sion je ne me tairai point. Pour l'amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, jusqu'à ce que son salut paraisse, comme l'aurore, et sa délivrance, comme un flambeau qui s'allume...»


Ce silence annonce aussi la venue de Dieu.

Hab 2:20 «L'Éternel est dans son saint temple. Que toute la terre fasse silence devant lui!»
Soph 1:7 «Silence devant le Seigneur, l'Eternel! Car le jour de l'Eternel est proche...»
Zach 2:13 «Que toute chair fasse silence devant l'Éternel! Car il s'est réveillé de sa demeure sainte»


Le silence du ciel.

C'est la seule fois où Jean n'est pas impliqué dans la vision. Les quatre premiers sceaux sont régulièrement introduits par «j'entendis» (Ap 6:1,3,5,7). Le cinquième et le sixième sceau par «je vis», ou «je regardai» (Ap 6:9,12). Mais le septième sceau tombe tout à coup sans qu'il puisse entendre ni voir. L'événement déclenché par l'ouverture du sceau se passe exclusivement dans le ciel et il est différent.

Le silence de la parousie:

Après tout le vacarme des bruits de guerre, des cris des bêtes sauvages, des sanglots des hommes...et tout le fracas des montagnes et des étoiles qui éclatent de tous côtés, soudain, c'est le silence total. Comme le 6è sceau décrit des événements qui entourent le retour de Christ, il est logique de déduire que le 7è sceau est en relation directe avec ce retour. Cet événement de la venue de Dieu, la parousie, est indescriptible, inexprimable, c'est pourquoi le silence seul peut exprimer ce que les mots, la musique, ou même la peinture ne peuvent plus rendre. Car seul le silence est adéquat pour exprimer l'inexprimable et la venue du Dieu infini dans sa gloire.

Ce silence dure environ une demi-heure.

Dans la langage prophétique qui donne un an pour un jour, cela revient à un temps d'une semaine: (une année prophétique = 360 jours; divisé par 24 heures (un jour), = 15 jours, et donc une demie heure = 7 jours). L'histoire humaine se termine comme elle avait commencé, au moment de la création: La semaine du silence de la fin, fait écho à la semaine du silence du début (Genèse 1).

Avec l'ouverture du septième sceau, on peut enfin déchiffrer le message du rouleau qui annonce la venue de Dieu pour chercher son peuple, avec la promesse d'une nouvelle création et d'un monde nouveau, qui est la seule réponse à toutes les questions et à toutes les nostalgies, la seule solution à toutes les souffrances.

Auteur : Philippe Septième
Date : 11 juin04, 07:05
Message : Bonjour, je vous propose la suite 075,

APOCALYPSE 7 - INTERLUDE-

«Les rescapés de la colère de Dieu et de l'Agneau, et le dernier appel de Dieu à l'humanité»


«Qui pourra subsister et tenir jusqu'à la fête ?»

Apocalypse 6:17 s'achève avec une question solennelle face au grand jour de la colère de Dieu et de l'agneau: «Qui pourra subsister ?» A cette question il n'y a pas de solutions humaines, car tout est ébranlé. La réponse est donnée au chapitre 7. Ce sont ceux qui sont marqués du sceau du Dieu qui seront mis à l'abri. L'histoire de notre monde ne s'achève pas avec le 6ème sceaux et le jugement, mais avec la vie que Dieu donne.

Ceux qui subsistent sont décrits par une double image: 144 000, formés de 12 000 de chacune des douze tribus d'Israël (7:4-8), et une multitude innombrable de chaque tribu de la terre (7:9-17). Que ces deux désignations représentent un ou deux groupes de personnes, elles décrivent de toute façon la totalité de ceux qui sont protégés du grand jour de la colère et qui participeront à la fête de l'agneau (Ap. 19:9). Ils s'associent à la louange de la cour céleste (7:9-12) et au service devant le trône (7:14-17).


La colère de Dieu est retenue juste le temps de marquer d'un signe distinctif ceux qui doivent être épargnés.

Cela rappelle la sortie d'Egypte, lorsque l'ange de la mort avait épargné les Israélites en vue de la terre promise, grâce au signe de sang aspergé sur le linteau de leur porte (Exode 12:23, 25). Mais cette fois-ci la scène concerne toute la terre et tous ses habitants. Nous sommes avec Apo 7 dans le temps qui précède le retour du Christ. Ce temps est une sorte de temps d'épreuve qui s'accomplit en ce moment, une sorte de partage entre les élus et ceux qui ne sont pas préoccupés de mettre leur vie en harmonie avec la Parole de Dieu.

Le parallèle entre Apo 7 et 14: (les deux chapitres nous parlent des 144.000)

Le 5ème sceau: Ap 6:9-11, décrit la robe blanche, symbole de salut, que Dieu offre aux élus, mais ils attendent. Ap 14:14-16 décrit le retour de Christ avec la moisson et le salut effectif des élus qui sont réunis avec Jésus. Ainsi, la première partie du jugement de Dieu concerne la moisson, ceux qui appartiennent à Dieu.

Le 6ème sceau: Ap 6:12-17, décrit la colère de Dieu et de l'Agneau et concerne les perdus. Ap 14:18-20 décrit la vendange, ou le jugement de Dieu qui correspond à ceux qui ont refusé le Christ. Ap 7 et 14 parlent des 144.000, des rachetés qui sont enfin avec Christ et pour l'éternité. Ap 14:6-13, décrit l'ultime tentative de Dieu pour avertir les hommes, pour les appeler au salut, et pour préparer ceux qui vont accueillir le Christ sur les nuées.

Apocalypse 7 met en évidence le fait qu'au milieu de l'apostasie Dieu conserve son véritable Israël, celui qui lui est loyal, qui supporte le conflit avec le mal et reçoit les bénédictions ultimes de l'alliance.


AP 7:1
Après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu'il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre.


je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre: ils retenaient les quatre vents de la terre. (v1)

Les anges (aggelos: messager, envoyé, un ange...), cela peut concerner des hommes ou des êtres célestes.


Héb 1:14 «(les anges) sont des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut?

Les quatre coins de la terre font ici allusion aux 4 points cardinaux, ou à la terre dans sa totalité qui est concernée. Le scellement des élus concerne l'ensemble de la terre habitée avec tous les hommes.

Les vents représentent la destruction.

Jean voit des catastrophes se préparer, mais avant cela, Dieu «scelle» ses enfants pour les protéger de sa colère:

Jér 4:11-13 «Un vent brûlant souffle des lieux élevés du désert sur le chemin de la fille de mon peuple...je prononcerai leur sentence. Voici, (le destructeur) s'avance...Malheur à nous, car nous sommes détruits !»
Jér 25:31-34 «l'Éternel est en dispute avec les nations, Il entre en jugement contre toute chair; Il livre les méchants au glaive...Voici, la calamité va de nation en nation, et une grande tempête s'élève des extrémités de la terre. Ceux que tuera l'Éternel en ce jour seront étendus d'un bout à l'autre de la terre...Je vous briserai...
Jér 49:36-37 «Je ferai venir sur Élam quatre vents des quatre extrémités du ciel...J'amènerai sur eux des malheurs, mon ardente colère, dit l'Eternel, et je les poursuivrai par l'épée, jusqu'à ce que je les aie anéantis.»


AP 7:2,3
Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant; il cria d'une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, et il dit: Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu.


Qui représente l'ange qui vient de l'orient ?

Dans la Bible il y a deux directions particulières et très significatives: Le Nord et l'Est.

1) Le Septentrion (le Nord) d'où viennent le malheur et le désastre.


Jér 4:6 «Car je fais venir du septentrion le malheur, Et un grand désastre.»

2) Le côté du soleil levant, de l'Orient (l'Est) d'où vient le Salut.
L'est dans la Bible, c'est le soleil, la vie et la lumière, l'espérance, la délivrance, le salut.


Gen 2:8 «l'Éternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l'orient (est), et il y mit l'homme qu'il avait formé.»
Esaïe 41:2 «Qui a suscité de l'orient celui que le salut appelle à sa suite?...»
Ezéchiel 43:2 «Et voici, la gloire du Dieu d'Israël s'avançait de l'orient...»
Mat 24:27 «comme l'éclair part de l'orient...jusqu'en occident, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme»


Cet ange qui vient de l'orient représente Jésus, l'étoile du matin.

2 Pierre 1:19...jusqu'à ce que l'étoile du matin se lève dans vos coeurs.»
Luc 1:78-79 «En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut, Pour éclairer...dans les ténèbres»

Ap 16:12 «...afin que le chemin des rois venant de l'Orient (soleil levant) fût préparé.»

Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres...(v3)

Les quatre vents des cieux qui portent la colère de Dieu soufflent des «quatre coins de la terre», de partout. Le chiasme qui structure l'ordre donné à l'ange nous permet d'identifier les rescapés de la colère de Dieu. Le centre du chiasme révèle plus précisément l'élément de la nature qui est épargné par les vents (les arbres). Quand l'ordre est donné de détruire, il se limite à la terre et à la mer qui représentent toute la planète (7:2). Les arbres sont exclus de la liste de destruction, ils sont mis à part, et ils sont les seuls survivants de la terre.

A-(7:1) pas de (vent) mal sur: terre, mer, arbres.
B-(7:2) faire du mal à la: terre, mer,
A1-(7:3) pas de (vent) mal sur: terre, mer, arbres

terre-mer-arbres: cela rappelle la création du 3ème jour (Gen 1:9-13)
La terre et la mer représentent l'ensemble de la planète de l'homme:


Ap 10:2,5 «(l'ange) posa son pied droit sur la mer et son pied gauche sur la terre...
Ex 20:11 ; Néh 9:6 «Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu»
Mat 23:15 «vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte...»


La mer, les eaux représentent la multitude, qui est hostile au peuple de Dieu.

Ap 17:15 «Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des nations...»
Ap 12:15 «de sa bouche, le serpent lança de l'eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l'entraîner...»


Dans les Ecritures, les arbres enracinés représentent le juste.

La préservation des arbres signifie la protection des justes, qui se confient en Dieu. Pour les protéger des vents, leur salut dépend du sceau de Dieu, il ne dépend pas de leurs racines d'en bas.

Psaume 1:3 «(le croyant) est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, Qui donne son fruit en sa saison...»
Jérémie 17:7-8 «Béni soit l'homme qui se confie dans l'Eternel, et dont l'Éternel est l'espérance! Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant...Et il ne cesse de porter du fruit.»
Es 65:22 «Car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres. Et mes élus jouiront...»


Ils sont marqués du sceau qui préserve et donne la vie, car c'est «le sceau du Dieu vivant»: (v2)

Que représente le sceau sur le front des enfants de Dieu ?

Nous pouvons voir que tout au long de l'histoire, le peuple de Dieu a reçu le sceau Divin. Jésus a porté le sceau de Dieu «car c'est lui que le Père, qui est Dieu, a marqué de son sceau» (Jn 6:27). Dieu a mis son sceau sur son peuple, «lequel nous a aussi marqués d'un sceau» (2Cor 1:22). Le Saint-Esprit est l'agent du scellage, «en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage» (Eph 1:13-14). L'objectif du scellage est de protéger pour l'éternité, mais «N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption.» (Eph 4:30).
Auteur : Philippe Septième
Date : 29 juin04, 02:02
Message : Bonjour, je vous propose la suite 076,

Ainsi, il apparaît que les saints de tous les âges ont été scellés. Quel est donc le sens et le but du scellement d'Ap 7 ?


Bien que Dieu ait scellé son peuple à travers les siècles, il y a des sceaux particuliers pour des époques particulières. Le sang sur les linteaux des foyers Israélites au temps de l'Exode a été un scellage particulier. De même, l'ange qui se tient dans le soleil levant scelle les serviteurs de Dieu pour les préparer à la plus grande épreuve de l'histoire (Ap 7:1-3). Ceux qui reçoivent le sceau sur le front sont appelés "les serviteurs de notre Dieu" (Ap 7:3), et cela concerne "ceux qui appartiennent au Christ" (Ap 1:1), sans que le texte précise qu'il s'agisse du peuple juif seulement.

De façon similaire, en Ap 14:1, les 144000 suivent l'agneau, ce sont tous ceux qui portent son nom sur leur front. Le sceau est là pour préserver les élus des fléaux, il serait étonnant que cela ne concerne que le peuple d'Israël. Dans le sceau il y a une dimension invisible et une dimension visible, qui prouvent notre appartenance à Dieu.


1) Le sceau est nécessaire pour traverser les plaies et entrer au ciel.

Le scellement, c'est le geste qui consiste à mettre sur les serviteurs de Dieu le sceau Divin. Ainsi, ils sont sauvés définitivement car ils appartiennent à Dieu, ils sont sa propriété. Le Saint-Esprit est impliqué directement dans le sceau de Dieu et il a un rôle à jouer dans la préparation pour l'éternité.

2Cor 1:21,22 "Dieu nous a aussi marqué d'un sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de l'Esprit"
Eph 1:13,14 "en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit...lequel est un gage de notre héritage"
Eph 4:30 "N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption".


2) Le sceau est un signe d'appartenance.

L'oreille d'un serviteur était percée pour montrer qu'il appartenait à son maître pour toujours (Ex 21:6). La circoncision était une marque sur le corps montrant qu'Israël appartenait à Jahvé (Gen 17:9-12). Le grand prêtre dans le sanctuaire israélite portait un ruban avec une plaque sur le front où était gravé: "Consacré, mis à part pour le Seigneur" (Ex 28:36-38), montrant sa consécration particulière à Dieu. Comme les saints sont appelés des prêtres dans l'Apocalypse (1:6 ; 5:10 ; 20:6), la marque sur le front suggère cette consécration à Dieu.

Le scellage sert donc à désigner ce qui appartient à Dieu, son bien.


Es 49:15,16 "Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite ?...Quand elle l'oublierait, moi je ne t'oublierai point. Voici, je t'ai gravée sur mes mains, tes murs sont toujours devant mes yeux."
Es 8:8 "Ecrivez au nom du roi, et scellez avec l'anneau du roi."


Etre scellé, c'est reconnaître Dieu comme créateur et propriétaire de toutes choses, de tout ce qu'on a et de tout ce qu'on est. C'est reconnaître Dieu comme son propriétaire, comme son créateur et mettre tout à sa disposition (temps, biens et talents...)

Ps 24:1,2 "A l'Eternel la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent ! car il l'a fondée..."

On découvre ce principe de reconnaissance dans la dîme et les offrandes qu'on met à part pour Dieu. Melchisédek justifiera l'offrande de la dîme par le fait que Dieu est "le maître du ciel et de la terre" (Gen 14:19,20). La même association est attestée dans le livre du Lévitique. Avant d'entrer dans la terre promise, le peuple d'Israël doit se souvenir que le pays appartient à Dieu: "le pays est à moi, car vous êtes chez moi comme étrangers et comme habitants (Lévitique 25:23).

De ce principe découle que "toute dîme de la terre...appartient à l'Eternel" et elle est "chose consacrée à l'Eternel" (Lév 27:30). C'est toute une mentalité religieuse qui est ici signifiée par le sceau de Dieu, qui nous oblige à sortir de notre égoïsme et à faire confiance à Dieu, à vivre concrètement notre foi, en lui donnant la priorité en toutes choses.


3) Le sceau est un signe de protection.

Quiconque porte le nom de quelqu'un est placé sous sa protection aussi bien que sous son autorité. Le sceau de Dieu a pour objet de protéger les saints des pouvoirs démoniaques qui tourmentent les hommes au point qu'ils aspirent à la mort plutôt qu'à la vie (Ap 9:4-6). Les saints sont aussi protégés des sept plaies qui ne tombent que sur les adorateurs de la bête (Ap 16:2).

Le sceau empêche donc les saints d'être défaits par l'ennemi et les protège des jugements de Dieu. Le sceau ne protège pas les élus de la colère de la bête (Ap 13:15,17). Avant d'entrer dans la terre promise, Dieu épargne, protège son peuple durant la 10ème plaie d'Egypte, grâce au (signe de) sang sur les linteaux de leurs portes (Ex 12:23,25).


Le sceau de protection dans la vision d'Ezéchiel:

Ez 9:4-6 "L'Eternel dit: Passe au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s'y commettent. Et il dit aux autres: Passez après lui dans la ville, et frappez, que votre oeil soit sans pitié, sans miséricorde! Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes...les enfants, mais n'approchez pas de quiconque aura sur lui la marque".

Qui reçoit le sceau de Dieu selon Ezéchiel 9 ?

Les fidèles à Dieu qui gémissent à cause de toutes les abominations. Les abominations, c'est servir les idoles au lieu du Dieu créateur. Cela désigne l'idolâtrie et l'adoration du soleil. Le sceau de Dieu ici, c'est l'adoration de Dieu seul et le refus d'adorer les idoles.

Ez 8:16,17 "Et voici, à l'entrée du temple de l'Eternel...il y avait environ 25 hommes, tournant le dos au temple de l'Eternel et le visage vers l'orient, et ils se prosternaient à l'orient devant le soleil".

4) Le sceau, c'est le caractère de Dieu et de Jésus dans le croyant.

Recevoir le sceau de Dieu, c'est recevoir le nom de Dieu sur le front.

Ap 3:12 "Celui qui vaincra...j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu...et mon nom nouveau."
Ap 14:1,2 "Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui 144000 personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts."
Ap 22:4 "ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts."


Que signifie le nom dans la bible ?

Le "nom" est un élément très important dans la bible, et il est toujours en relation très étroite avec le caractère, à tel point que lorsque l'individu de la bible change de comportement, de caractère, son nom est aussi changé (Abram devient Abraham, Saraï Sara, Jacob Israël...)

Que signifie le "nom" du Père et de Christ sur le font des élus ?

Le caractère de Dieu et de Jésus est inscrit ou reproduit dans l'esprit et dans le coeur des enfants de Dieu. Lors de la venue, Jésus sera glorifié dans ses saints. Sa gloire, son caractère vont resplendir dans les sauvés, et Christ viendra les chercher comme sa propriété, car il les a rachetés (2Th 1:9,10 ; Ap 7).

5) Le sceau en relation avec la loi de Dieu.

Comment l'Apocalypse nous présente-t-elle les enfants de Dieu ?

Ap 14:12 "C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus"

Nous retrouvons là les éléments que Dieu veut inscrire en nous:

-Sa loi d'amour écrite dans notre coeur (Héb 8:10 ; 10:16)
-la foi en Christ qui seule sauve (Ap 14:12 ; Jn 3:16,36)


La loi en relation avec le caractère de Dieu:

-Dieu est saint (1Pier 1:16), la loi est sainte (Rom 7:12)
-Dieu est juste (Ps 119:137), la loi est juste (Rom 7:12)
-Dieu est bon (Ps 25:8), la loi est bonne (Rom 7:12)
-Dieu est droit (Ps 25:8), la loi est droite (Ps 19:9)
-Dieu est parfait (Mat 5:48), la loi est parfaite (Ps 19:8)
-Dieu est véritable (Ap 3:7), la loi est véritable (Ps 19:8)
-Dieu est amour (1Jn 4:7,8), la loi et l'amour (Rom 13:8-10)


Y a t'il dans la bible une allusion à une marque sur le front et sur la main ?

Le sceau apposé sur le front et sur la main est en rapport avec la loi de Dieu, les 10 commandements. Le contexte montre que cela signifie la dépendance complète de l'esprit, des émotions et du comportement. Le front désigne la pensée, la réflexion, la main droite indique les oeuvres ou l'action. La marque sur la main et le front signifie l'impression des lois de Dieu dans l'esprit et dans la conduite.

Deut 6:6-8 "Tu aimeras l'Eternel ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force...Et ces commandements que je te donne seront dans ton coeur...Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme comme des fronteaux (marques) entre tes yeux."

Deut 11:13,18 "Si vous obéissez à mes commandements que je vous prescris aujourd'hui, si vous aimez l'Eternel, votre Dieu...Mettez dans votre coeur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux."


Le sceau en relation avec le 4ème commandement (Ex 31:13,14,17 ; Ez 20:12,20)

Ex 31:13,14 "Vous ne manquerez pas d'observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l'Eternel qui vous sanctifie. Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte"
Ex 31:17 "Ce sera entre moi et les enfants d'Israël un signe qui devra durer à perpétuité, car en six jours l'Eternel a fait les cieux et la terre et le septième jour il a cessé son oeuvre et il s'est reposé".


Or les descendants qui ont la foi et l'espérance d'Israël, ce sont bien les chrétiens (Gal 6:16 ; Rom 2:29 ; 9:24-26)
Auteur : Philippe Septième
Date : 29 juin04, 02:05
Message : Bonjour, je vous propose la suite 077,

Dieu:"Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu'ils connaissent que je suis l'Eternel qui les sanctifie" (Ez 20:12)

L'homme:"Sanctifiez mes sabbats, et qu'ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l'Eternel, votre Dieu (Ez 20:20)

Signe et sceau sont synonymes:
Rom 4:11 "et il reçu le signe de la circoncision comme sceau de la justice"

Que ce soit au moment de l'exode ou de l'empire de Babylone, Dieu, par la bouche des prophètes affirme qu'il a donné un signe de distinction pour ceux qui lui sont fidèles. L'évidence textuelle dit que ce signe est le sabbat. Ainsi, le sabbat devient un signe visible, un témoignage incontestable de la part des croyants pour les autres, qui doivent connaître à leur tour cette vérité révélée par Dieu, pour se tourner vers le Dieu de la bible.

Le jour du repos est un témoignage en faveur du Dieu créateur:

Ex 31:17 "qu'en six jours l'Eternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il s'est reposé"
Ez 20:12,20 "que Dieu est celui qui nous sanctifie" et que "Dieu est notre Dieu"


Ainsi le sabbat, qui exprime la foi dans le Créateur et la reconnaissance qu'on lui doit en toutes choses, représente le sceau de Dieu, ou le signe entre Dieu et son peuple (Ez 20:12,20).

Ce n'est pas par hasard non plus qu'on trouve dans le commandement concernant le sabbat, par trois fois le nom de Dieu (comme Seigneur: Yeh-ho-vaw') et que ce commandement occupe dans le décalogue la place centrale, qui est la place du sceau du suzerain apposé au centre des documents anciens. Le sabbat est un signe ou sceau de l'autorité de Dieu en tant que créateur des cieux et de la terre. (Ex 20:8-11)

Derrière ce signe du sabbat, entre Dieu et l'homme, il n'y a pas qu'une question de jour à observer, mais il y a avant tout de notre part une soumission d'appartenance totale dans l'obéissance envers Dieu, qu'on adore en tant que créateur de toutes choses et créateur du jour de repos. La question est avant tout de savoir à qui nous voulons être fidèles, au Dieu créateur ou à la tradition ? La question est aussi en rapport avec l'adoration, car derrière le jour que j'observe, j'adore son concepteur et créateur.


Quelques citations sur le sabbat (16è , 19è siècles)
Dans sa dispute avec Luther, à Leipzig, en 1519, le théologien catholique Johann ECK (1486-1543) lançait ce défit au réformateur: "l'Eglise, sans un seul passage de l'Ecriture, et sans nul doute guidée par le Saint-Esprit, a de sa propre puissance, transféré le jour de repos du samedi au dimanche...Si vous quittez l'Eglise pour l'Ecriture seule, vous êtes forcé d'observer avec les juifs le sabbat solennisé depuis le commencement du monde".
(Enchiridion locorum communionum adversus Lutherum, 1533, p 78,79)

Le dimanche chrétien est une institution catholique, et ses droits à l'observation ne peuvent être justifiés que par des principes catholiques...Depuis le commencement jusqu'à la fin des Ecritures, il n'y a pas un seul passage qui justifie le transfert du culte public hebdomadaire du dernier jour au premier.
(Caholic Press de Sydney, Australie, du 25 août 1900)

Le protestantisme, tout en n'acceptant comme autorité que la bible, a reconnu sans discussion certaines traditions des anciens conciles, ainsi la valeur des symboles, le baptême des enfants, le dimanche, etc...
(J-A BOST, past. évang. suisse, dictionnaire d'histoire ecclésiastiques, 1884, p 906)

Vous pouvez lire la bible de la Genèse à l'Apocalypse, et vous ne trouverez pas une seule ligne autorisant, établissant la sanctification du dimanche. Les Ecritures ordonnent la religieuse observance du sabbat, jour que nous ne sanctifions jamais.
(Cardinal James GIBBONS, catholique américain). La foi de nos pères, 1886, p 107)

Il est curieux de rappeler...que cette observation du dimanche, qui est le seul culte du protestantisme, non seulement ne repose point sur la bible, mais est en contradiction flagrante avec la lettre de la bible qui prescrit le repos du Sabbat ou samedi. C'est l'église catholique qui, par l'autorité de Jésus-Christ, a transporté ce repos au dimanche en souvenir de la résurrection de notre Seigneur, de sorte que l'observation du dimanche par les protestants est un hommage rendu, malgré eux, à l'autorité de l'Eglise.
(Mgr de SEGUR, Cath, Causerie sur le protestantisme d'aujourd'hui, 1884, p 207)
Question importante ???

Lorsqu'un croyant aujourd'hui se repose le dimanche pour motif religieux, à qui se soumet-il? qui honore-t-il? à qui obéi-t-il?...à Dieu? à la tradition? à l'église qui a changé le jour de repos?

Car s'il y a le sceau de Dieu, il y a en opposition "la marque de la bête" que nous découvrirons dans Ap 13:16. Le reste des rescapés est décrit dans l'Apocalypse comme étant fidèles à Dieu et à ses commandements, or au centre des 10 commandements il y a le jour de repos, comme signe visible entre Dieu et l'homme. Il semble bien d'après ce texte (Ap 12:17), que Satan ne s'acharne plus contre l'église en général, qui a délaissé la bible pour la tradition, mais que Satan s'acharne particulièrement vers la fin de l'histoire du monde contre les croyants qui veulent revenir à la seule Parole de Dieu pour faire tout ce que Dieu demande.


Ap 12:17 "Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus."

Le sceau de Dieu, c'est un ensemble d'éléments qui prouvent qu'on appartient totalement à Dieu.

Le sceau de Dieu sur le front, c'est le signe qu'on appartient à Dieu corps, esprit, biens et temps. Le sceau désigne ceux qui représentent Dieu, dans leur religion comme dans leur vie de tous les jours. L'image de Dieu qui se reflète dans la créature humaine, crée à l'image de Dieu (Gen 1:26) constitue ce sceau de Dieu qui est ce désir de Dieu que le croyant le représente pleinement.

Notre temps: le sabbat que Dieu a créé pour le repos, c'est un rendez-vous d'amour que Christ nous donne et c'est aussi un avant goût de l'éternité. Notre argent: la dîme et les offrandes qu'on met à part pour Dieu sont l'expression de notre reconnaissance. Notre caractère: qui se transforme à l'image de Christ, démontre la puissance de l'Esprit de Dieu en nous. Nos talents: mis au service de Dieu. Nos choix alimentaires selon le plan de Dieu, le respect de la loi de Dieu...

Tout cela constitue des indices d'une mentalité nouvelle créée par Dieu, et atteste la présence du sceau de Dieu. Le sceau de Dieu est à la fois invisible, spirituel, et aussi concret dans notre vie quotidienne. Ceux qui ont reçu le sceau de Dieu, "ils suivent l'agneau partout où il va" (Ap 14:4)


AP 7:4
Et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël.


Entendre et voir ce qu'on a entendu:

Dans Ap 7:4, Jean entend énoncer le nombre 144000 qui sont marqués du sceau. Mais quand Jean voit le nombre qu'il vient d'entendre, il découvre une foule innombrable...Ap 7:9. Ce que Jean entend et voit semble représenter une même et seule réalité, le même groupe des élus. On passe ici de l'audition à la vision, en même temps que du plan terrestre (Israël), au plan céleste (la foule). L'Eglise présentée par Jean représente à la fois le peuple scellé par Dieu en vue de l'épreuve à venir, et la multitude des élus qui sont sortis victorieusement de l'épreuve, de la tribulation.

Les 144000 représentent l'Eglise militante de la fin des temps, engagée dans les difficultés sur la terre, alors que la grande multitude représente le même groupe triomphant au moment où il parvient sain et sauf au ciel. Ainsi, la première scène (v1-8) décrit l'église sur la terre, sur le point d'expérimenter la grande tribulation, alors que la seconde scène (v9-17) décrit l'Eglise dans le ciel après que la tribulation est passée. On peut concevoir la nation d'Israël avec ses douze tribus comme représentant l'armée de l'Israël spirituel dans sa totalité, "le tout Israël de Dieu" (Gal 6:16), provenant de toutes nations et de toutes tribus (Ap 7).

Lorsque Jean voit, il voit une foule nombreuse, mais lorsqu'il entend, il entend annoncer le nombre 144000. Nous pensons qu'il s'agit de la même catégorie de personnes, et qu'il ne faut pas les opposer, comme si l'une était supérieure à l'autre. Les 144000 symbolisent la grande multitude qui provient de toutes les nations. Ainsi, la même catégorie présentée comme la foule nombreuse est décrite en qualité par le nombre 144000. Donc, le nombre 144000, ne donne pas la quantité des élus, car elle est innombrable, mais la qualité des élus. Cela signifie que le nombre 144000 n'est pas littéral mais symbolique.


Les 144000 est un chiffre chargé de symbole, il s'agit de 12x12x1000.

Pour mieux cerner quelques chiffres symboliques de la bible:

3=les personnes qui constituent le conseil de Dieu, ou la totalité de la Divinité (Mat 28:19)
4=les 4 coins de la terre qui expriment la totalité de la terre ou de l'humanité (Ap 7:1 ; 20:8 ; Dan 7:2 ; 8:8)
7=3+4, le chiffre 7 exprime l'idée de perfection, d'intégralité, de totalité, de plénitude (7 églises, 7 esprits...), et aussi l'intervention de Dieu dans l'histoire des hommes sur la terre (7 jours de création, JC et les 7 églises)
12= 3x4 décrit le résultat de l'intervention de Dieu dans l'histoire des hommes (Jacob devient Israël...). Le nombre 12 c'est l'ancien Israël formé de 12 tribus et aussi le nombre de l'église édifiée sur les 12 apôtres. La nouvelle Jérusalem est structurée pour représenter à la fois l'Israël de l'ancien et du N-testament, et possède 12 portes avec les noms des 12 patriarches, et 12 fondements portant les noms des 12 apôtres (Ap 21:12-14)

144=12x12 symbolise la perfection qui est donnée par Dieu et qui s'achèvera au retour du Christ.

2Cor 5:16,17 "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées..."
Phil 1:6 "celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ".


1000 correspond à un nombre Divin d'action et désigne aussi la qualité car c'est Dieu qui achève le salut.
2Pier 3:8 "devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour"

Nous retrouvons ces chiffres pour décrire la nouvelle Jérusalem de Dieu:

-qui comprend 12 fondements, 12 portes (Ap 21:12,14,21)
-elle forme un cube de 12000 stades (Ap 21:16)
-et la muraille mesure 144 coudées (12x12) (Ap 21:17)
-il y a 12 pierres précieuses pour le fondement de la muraille (Ap 21:19,20)

L'allusion aux 12 tribus d'Israël et aux 12 apôtres (12x12 d'Ap 21:12-14) nous démontre que ce chiffre correspond à l'ensemble des "sauvés" issus du peuple de Dieu de l'ancienne et de la nouvelle alliance.

Auteur : Philippe Septième
Date : 05 juil.04, 00:06
Message : Bonjour, je vous propose la suite 078,

AP 7:5-8
de la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau, de la tribu de Ruben, de Gad, d'Aser, de Nephtali, de Manassé, de Siméon, de Lévi, d'Issacar, de Zabulon, de Joseph, de Benjamin, douze mille marqués du sceau.


de toutes les tribus des fils d'Israël:

Le Nouveau Testament affirme de façon répétée que l'héritage d'Israël appartient à l'Eglise. Il s'ensuit qu'Israël s'étend à toute l'Eglise, c'est le peuple de l'alliance, fidèle à Dieu dans un monde hostile. C'est l'Israël spirituel de Dieu aujourd'hui. C'est l'ensemble du peuple de Dieu qui englobe tous les croyants. Paul parle de «l'Israël de Dieu !» (Gal 6:16), qu'il semble distinguer des «Israélites selon la chair» (1 Cor 10:18).

Mat 21:43 «je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits»
Rom 2:28-29 «Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement et la circoncision, c'est celle du coeur...»
Gal 3:26-29 «Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ...Il n'y a plus ni Juif ni Grec...Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.»

Gal 6:15-16 «Car ce n'est rien que d'être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c'est d'être une nouvelle créature. Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l'Israël de Dieu!»
Jac 1:1 «Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion.»
1Pier 2:9-10 «Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu...»


Paul présente encore dans Rom 11:17-26 le peuple Juif selon la chair, sous les traits de l'olivier franc, alors que les Païens sont représentés par l'olivier sauvage. Il y a des branches de l'olivier franc qui ont été retranchées par Dieu. Ce sont tous les Juifs qui ont refusé Jésus. Et il y a des branches de l'olivier sauvage qui ont été greffées sur l'olivier franc. Ce sont les païens qui ont été intégrés à l'Israël spirituel. A partir de cette greffe, tous ceux qui auront été greffés formeront l'Israël spirituel. C'est ce rassemblement de juifs et de païens qui forme le tout Israël, et c'est de lui que Paul dit qu'il sera sauvé.

12.000 d'une tribu - Il s'agit là d'une entité spirituelle et d'un nombre symbolique.

1) Mille désigne la multitude:

PS 91:7 «Que mille tombent à ton côté, Et dix mille à ta droite...»
Exode 20:6 «Dieu fait miséricorde jusqu'à mille générations...»
1 Chr 16:15 «Rappelez-vous à toujours son alliance, ses promesses pour mille générations»
Juges 15:15 «Il trouva une mâchoire d'âne fraîche, il étendit sa main pour la prendre, et il en tua mille hommes.»


2) Mille désigne la tribu, la foule, le clan dans son ensemble:

Exode 18:21 «Choisis des hommes capables, établis-les sur eux comme chefs de mille...»
Deut 33:17 «Elles sont les myriades d'Éphraïm, Elles sont les milliers de Manassé.»
Nomb 1:16 «ceux qui furent convoqués à l'assemblée, princes des tribus de leurs pères, chefs des milliers d'Israël.»
Josué 22:21 «ils répondirent ainsi aux chefs des milliers d'Israël...»


Le nombre 12 000 signifie la tribu dans toute sa plénitude.

Le mot okhios traduit ici par «foule» signifie également «armée», et les versets 9 et 10 décrivent en effet une armée victorieuse après la bataille. Les robes blanches comme les palmes font partie du rituel guerrier de la célébration de la victoire. Les vainqueurs glorifient Dieu et l'agneau, plutôt que leurs exploits, leurs oeuvres. Ces chrétiens éprouvés ne parlent pas de leurs épreuves, mais louent Dieu pour sa délivrance (Ap 7:10)

Jean 12:13 «...prirent des branches de palmiers, et allèrent au-devant de lui, en criant: Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël!»

Le nombre encore incomplet du cinquième sceau, les 144 000 et la multitude sont le même peuple. Ils sont tous là enfin, au grand complet, ces déracinés de l'histoire, ces minorités déchirées...Unis en esprit dans les mêmes luttes et souffrances, ils sont à présent réunis en chair dans les mêmes sentiments. Ils se joignent à la liturgie qui unit tout le monde dans un grand cri sur la victoire de Dieu (Ap 7:10).

3) 12 000 des 12 tribus d'Israël:

Le nombre 12 000 désigne la tribu dans toute sa plénitude, dans sa totalité. Or, à l'époque de Jean, la plupart des tribus en tant que telles ont disparu. Elles sont mélangées l'une à l'autre. Israël ne peut pas être littéral ici, de même que le nombre 144 000. Il s'agit de symboles.

La tribu de Dan est remplacée par celle de Manassé qui n est pas fils de Jacob, et Ephraïm le deuxième fils de Joseph est omis ? Or, dans Nomb 2:18 et 25, la tribu de Dan avec celle d'Éphraïm, font partie des 4 bannières du campement d'Israël. Les irrégularités de la liste des tribus confirment la conclusion que les tribus ne sont pas à prendre littéralement.


Gen 49:1-28 ...Ce sont là tous ceux qui forment les douze tribus d'Israël. Et c'est là ce que leur dit leur père, en les bénissant. Il les bénit, chacun selon sa bénédiction.

Dans Genèse nous trouvons: Ruben - Siméon - Lévi - Juda - Zabulon - Issacar - Dan - Gad - Aser - Nephtali - Joseph - Benjamin

Dans Apoc nous trouvons Juda: - Ruben - Gad - Aser - Nephtali - Manassé - Siméon - Lévi - Issacar - Zabulon -Joseph - Benjamin


Ap 7:4-8 (4) «Et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël:»

4) 12 000, c'est le reste qui est sauvé et qui désigne la tribu dans sa totalité, dans sa plénitude. Nous trouvons cette notion du reste tout au long de la bible.

Ezéchiel 14:21-22 «Quoique j'envoie contre Jérusalem mes quatre châtiments terribles, l'épée, la famine, les bêtes féroces et la peste, pour en exterminer les hommes et les bêtes, il y aura néanmoins un reste gui échappera.»
Esdras 9:15 "Éternel, Dieu d'Israël, tu es juste, car nous sommes aujourd'hui un reste de réchappes."

Rom 9:27 "Quand le nombre des fils d'Israël seraient comme le sable de la mer, un reste seulement sera sauvé."
Rm 11:5 "De même aussi dans les temps présents il y a un reste.»

Ap 12:17 «Satan fait la guerre à ce reste: "Qui gardent les commandements de Dieu et ont le témoignage de Jésus."

Aujourd'hui, parmi les croyants, parmi l'église de Jésus, il y a un reste qui est fidèle à Dieu et c'est avec ce reste que Dieu achèvera son oeuvre sur cette terre.

5) 12 tribus pour 12 portes de la nouvelle Jérusalem.

On peut supposer que tous ceux qui entrent par les portes de perle dans la nouvelle Jérusalem, se verront attribuer une tribu, peut-être sur la base de leur caractère (voir Gn 49). L'association des 12 apôtres et des 12 tribus dans la structure de la cité suggère l'unité de l'Eglise de Dieu, l'union des Juifs et des païens en Christ (Eph 2:14 ; 18-22). Le nombre 144 000 devrait être ainsi compris comme un symbole de l'unité, de la perfection et de la plénitude de l'Eglise de Dieu, plénitude parce que le nombre est complet (Ap 6:11).

AP 7:9,10
9 Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains.
10 Et ils criaient d'une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau.


Jean voit le peuple de Dieu au grand complet qui crie la victoire de Dieu (Ap 7:10)

Les 144 000, représentent Israël au grand complet. C'est le «tout Israël» révélé par l'apôtre Paul (Romains 11:26), le nombre «complet» des sauvés auquel le cinquième sceau avait déjà fait allusion (Ap 6:11). C'est aussi cette grande foule multiculturelle et multinationale que Jean voit, elle aussi revêtue de robes blanches (Ap 7:9 ; 6:11) et survivant à l'oppression (Ap 7:14 ; 6:9,11).

Les 144 000 et la grande foule semblent représenter les mêmes personnes, le même groupe:


Ap 7:4 Jean entend le nombre: 144,000
Ap 7:9 Jean regarde, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches...
Ap 7:13-14 les 144,000 peuvent encore représenter les sauvés qui seront vivants au moment du retour de Christ en gloire et qui auront traversé la grande tribulation.


Comparaison entre les 144.000 et la grande foule:

Ap 14: les 144.000:
-v2 et j'entendis du ciel une voix, comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d'un grand tonnerre.
-v3 ils chantent un cantique nouveau devant le trône et devant les quatre êtres vivants et les vieillards.
-v4 ils suivent l'agneau partout où il va.

Ap 7: la grande foule:
-v10 et ils criaient d'une voix forte en disant: le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau.
-v9 il y avait une grande foule...ils se tenaient devant le trône.
-v11...autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants.
-v17 l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie.

Auteur : Philippe Septième
Date : 05 juil.04, 00:17
Message : Bonjour, je vous propose la suite 079,

La grande foule et ceux qui viennent de la grande tribulation désignent le même groupe:


La multitude diffère des rois de la terre, des grands, des chefs militaires et de leurs armées (6:15-17). Les premiers se réjouissent de se tenir devant le trône et l'agneau; les seconds ne peuvent supporter leur vue. Les premiers sont vêtus de robes blanches, les seconds cherchent à se couvrir de rochers et de montagnes.

Ap 7:9,10 "Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d'une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau.

Ap 7:13-15 "Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus? Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau. C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux.

AP 7:11,12
11 Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu,
12 en disant: Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l'action de grâces, l'honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles! Amen!


A ce cri de victoire, les anges, les vieillards et les quatre êtres vivants répondent immédiatement par un «Amen» rempli d'une adoration en sept temps: «Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l'action de grâces, l'honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen !» (Ap 7:12). Enfin, la famille céleste et terrestre est réunie au grand complet dans l'adoration de Dieu.

AP 7:13,14
13 Et l'un des vieillards prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus?
14 Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau.


La marque pour identifier la grande multitude.

Un des vingt-quatre anciens demande à Jean d'identifier la grande multitude et de dire comment elle est parvenue dans la salle du trône de Dieu, car ce groupe n'est encore jamais apparu dans la salle du trône. Dans les chapitres 4 et 5, la salle du trône est présentée: le trône de Dieu au centre, entouré des quatre vivants, des vingt-quatre anciens et de l'armée angélique.

L'ancien l'explique à Jean: «ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve» (Ap 7:14), appelée ailleurs «un temps d'angoisse tel qu'il n'en est pas advenu depuis qu'il existe une nation jusqu'à ce temps-là» (Dan 12:1). Ils sont vainqueurs dans le conflit final entre les armées du ciel et celles de la terre (Ap 19:14,19,20). Dans un sens large, on peut dire que tout chrétien vit à des degrés divers sur la terre, la grande tribulation. Mais ici il est question d'un temps particulier pour la terre et que l'humanité doit traverser.


Daniel identifie trois occasions d'invasion de la terre sainte qui sont en relation avec la tribulation:

1) la destruction de Jérusalem, avec l'abomination et la profanation du sanctuaire...(Dn 9:26,27 : 11:31-35):

Dn 9:26-27 «Le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire...commettra les choses abominables.
Dn 11:31-35 «Des troupes profaneront le sanctuaire...feront cesser le sacrifice perpétuel, et dresseront l'abomination.


2) l'oppression du peuple de l'alliance, pendant «un temps, des temps et la moitié d'un temps» (Dn 7:25)

Dn 7:25 «il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d'un temps.»

3) le «temps de la fin» (Dan 11:40 à 12:1).

Dn 11:40 «Au temps de la fin, le roi du midi se heurtera contre lui...»
Dn 12:1 «En ce temps-là se lèvera Micaêl, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple; et ce sera une époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu'à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés.»


Jésus fait allusions aux mêmes événements: Jésus parle de ces premiers événements en faisant référence à la destruction de Jérusalem.

Mat 24:15-20 «C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, que celui qui lit fasse attention!... que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes...Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat.»
Luc 21:20 « Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche.»


Jésus annonce aussi une période de persécution plus longue et plus tardive.

Mat 24:21-22 «Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais. Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé...»

Ainsi, l'épreuve finale est annoncée par plusieurs épreuves antérieures fonctionnant comme des types:

La captivité babylonienne (est décrite comme l'angoisse de Jacob en Jér 30). Le siège de Jérusalem par les Romains en Dan 9, 11 et Mat 24, et la persécution pendant «un temps, des temps et la moitié d'un temps» de la période médiévale (538-1798). Tous ces événements, mentionnés dans le livre de Daniel, sont caractérisés par une attaque ennemie contre le sanctuaire et le peuple de Dieu.

Ap 3:10 parle d'un moment «de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les hommes.» et Jér 30:7 identifie ce temps à l'angoisse de Jacob: « Malheur! car ce jour est grand: Il n'y en a point eu de semblable. C'est un temps d'angoisse pour Jacob. Mais il en sera délivré.»

La première vision d'Ap 7 décrit les serviteurs de Dieu sur le point de connaître la tribulation (les 144 000 v 4-8), la seconde vision décrit la multitude qui en sort (v9-14); mais il n'y a pas de description de la tribulation elle-même. Celle-ci est décrite plus loin dans le livre, quand il est question de guerre (Ap 12:17), de décret de mort (13:15-17) et de nombreux martyrs (17:6).


ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau (v-14)

Il y a là l'idée de laver ses péchés, ou se faire pardonner ses péchés en Christ.

Es 1:18 « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige...»
PS 51:7-9 «tu veux que la vérité soit au fond du coeur: Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi! Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.»


Peut-être pouvons-nous aussi discerner là un échange entre Christ et le pécheur ?

Jésus a teint ses vêtements blancs, sans péchés, dans notre sang (vie de péché), et il a été fait péché pour nous afin que nos vêtements puissent être blanchis dans son sang, dans sa justice, et ainsi nous devenons en lui justice de Dieu (2Cor 5:21).

La robe blanche est impérative pour se tenir devant le trône de Dieu.

Pour se tenir dans le temple devant le trône de Dieu, ils doivent porter des robes sacerdotales blanches. Ils sont, en fait, des prêtres pour Dieu (Ap 1:6 ; 5:10 ; 20:6). La robe est reçue au cours de cette vie-ci: «je te conseille d'acheter de moi des vêtements blancs» (Ap 3:18). La robe assure qu'au jour du jugement le nom de celui qui la porte sera retenu dans le livre de vie (Ap 3:5). Elle justifie ceux qui ont été injustement condamnés par les cours de justice terrestres (Ap 6:9-11). Tous doivent avoir lavé leur robe pour entrer dans les portes de la ville (Ap 22:14).

La robe blanche, symbolise la justice de Christ et la pureté du caractère du croyant.

Es 65:10 «Je me réjouirai en l'Éternel...Car il m'a revêtu des vêtements du salut, du manteau de la délivrance...»
Ap 19:7-8 «Réjouissons-nous...car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints.»
Rom 5:9 «...maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.»
1Cor 6:11 «Mais vous avez été lavés, sanctifiés, justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de Dieu»


AP 7:15-17
15 C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux;
16 ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur.
17 Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.


La vision se situe à présent dans le ciel, au moment où les êtres célestes se joindront à l'adoration humaine. Quand Dieu habitera enfin vraiment parmi son peuple. Les sauvés sont «jour et nuit dans son temple» comme les prêtres et les Lévites d'autrefois (1Chr 9:33). Dieu dresse sa tente sur eux. L'image empruntée à l'histoire d'Israël évoque le sanctuaire du désert. Le verbe grec (skenoo: dresser la tente) possède les mêmes consonnes que son équivalant hébreux (shakhan = habiter), et on entend le mot hébreu shekhina qui désigne la nuée de feu, signe du Dieu «habitant» parmi son peuple (Exode 40:34-38).

La présence de Dieu est effective. Dieu est enfin là physiquement avec son peuple, comme Jésus l'a été sur terre.

Jean 1:14 «Et la parole a été faite chair, et elle a habité (skenoo - dresser sa tente) parmi nous...»
Ezéch 37:27 «Ma demeure (tabernacle, sanctuaire) sera parmi eux, je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.»


Le texte se termine par une allusion au Psaume 23, avec le berger qui conduit les brebis aux sources d'eaux vives, et le Dieu tout proche des siens qui va jusqu'à toucher et essuyer «toute larme de leurs yeux». Alors que le Fils de Dieu sert son peuple comme berger, le Père lui-même devient plus intime, il subvient à tous nos besoins et il accomplit un service émouvant: Il vient consoler et essuyer les larmes des yeux des siens.
Auteur : Philippe Septième
Date : 05 juil.04, 00:28
Message : Bonjour, je vous propose la suite 080,

Ap 21:1-4 «Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre... Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.»
Es 25:8 «II anéantit la mort pour toujours; Le Seigneur, l'Eternel, essuie les larmes de tous les visages...»

Jean écrit dans un langage à double sens, qui se situe entre le déjà et le pas encore.

Ainsi, vivre dans le ciel est une expérience présente pour le croyant dès cette terre. Dans sa description, Jean mélange l'expérience actuelle et spirituelle que nous pouvons avoir avec Dieu, avec l'expérience future quand on sera physiquement en présence de Dieu. Ce qui est littéral et réel dans l'avenir pénètre dans le présent comme une expérience spirituelle.

Les élus servent Dieu «jour et nuit dans son temple» (7:15) alors que dans l'éternité il n'y a ni nuit ni temple (21:22,25). L'ancien ne dit pas «ils sont venus, mais ils viennent de la grande tribulations» (v-14), cela laisse entendre que la tribulation a encore lieu au moment de cette scène. Les saints régneront pour toujours (22:5), mais même dans son exil Jean partage déjà le royaume (1:9).

Le fleuve d'eau vive traverse la cité sainte (22:1-2), mais les assoiffés peuvent en boire maintenant (22:17). Dieu habitera avec son peuple (21:3 ; 22:4), mais le Christ peut maintenant venir pour souper avec nous (3:20). Le Christ vient bientôt apportant sa récompense (22:12), mais il vient déjà maintenant vers son Eglise (2:5,16).


Si l'on reconnaît un double sens à Ap 7, le passage devient grandiose et encourageant.

La grande multitude émerge à peine de la tribulations (v14) ils n'ont pas encore atteint le ciel, et pourtant ils y sont en esprit. Ainsi, l'exclamation: «Le salut est à notre Dieu !» (v10) devient un appel à l'aide et l'expression de la foi. Dieu répond en étendant sa tente (tabernacle) sur eux (v15), car sous le tabernacle de Dieu, ils sont protégés de la force des vents destructeurs, du soleil (7:1,16).

Alors que les habitants de la terre sont battus par la tempête et consumés par la sécheresse, l'agneau conduit ceux qui le suivent aux sources de l'eau vive (v17). Quand ils sont brisés par le chagrin, la main de Dieu essuie les larmes de leurs yeux (v17). Pour les habitants du ciel, la tribulation est privée de ses terreurs. Ils se tiennent «devant le trône de Dieu, et le servent» jour et nuit par leur constante louange au cours de la tribulation (v15) (Héb 4:14-16)


Ps 27 :3-5 «Si une guerre s'élevait contre moi, Je serais malgré cela plein de confiance... Car il me protégera dans son tabernacle au jour du malheur, Il me cachera sous l'abri de sa tente»

Les élus surmontent la peur et le désespoir en proclamant les louanges de Dieu (v10-12). Les élus traversent leurs épreuves, au lieu d'être abattus par elles, parce qu'ils voient le débordement du mal de la terre du point de vue du trône et de la souveraineté de Dieu.

Les caractéristiques des scellés:

Ap 14:1-5 donne une description supplémentaire des 144 000 saints scellés. Des noms divins sur le front: (v 1 «qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.»). Etre scellé du nom de Dieu sur le front signifie refléter le caractère du Père et du Fils.

Chanter un chant nouveau: (v3 «Et ils chantent un cantique nouveau devant le trône»). Un chant nouveau dans les Ecritures indique la jubilation pour la délivrance et la victoire de Dieu (Ex 15). Un chant nouveau a été chanté par les 4 vivants et les 24 anciens à l'occasion de la victoire de l'agneau (5:8-10). Le chant des 144 000 est décrit en (15:2,3) comme le chant de victoire de l'agneau (14:3-4). «Nul ne pouvait apprendre ce cantique, sinon les 144 000, les rachetés de la terre» (v3), parce que nul n'a expérimenté une si grande épreuve et une si grande victoire qu'eux.

Ils sont spirituellement vierges: (v4 «ils ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges»). Tout le contexte des chapitres 7 et 14 d'Apocalypse est symbolique. La femme représente dans la bible l'église fidèle ou l'église apostate (Esaïe 54:6 ; 2Cor 11:2 ; Ap 12:17). S'ils sont vierges, c'est qu'ils n'ont pas accepté de participer à l'apostasie générale, et ils ne se sont pas souillés avec de fausses doctrines qui ont été introduites par la tradition et le paganisme.

Etre chaste, c'est se garder pur de toute apostasie, refuser d'adorer la bête et de recevoir sa marque, même sous menace de mort. Ce groupe représente le reste de la postérité de la grande Église. Paul précise qu'ils ne courent plus à tous vents de doctrines, car ils ont trouvé dans la Parole de Dieu non pas des vérités, mais "La Vérité" (Éph 4:14,15)


Ils suivent l'agneau partout: (v4 «ils suivent l'agneau partout où il va»).

Le lieu où l'agneau les conduit est décrit en 7:17 «l'agneau les conduira vers des sources d'eaux vives». Il est donc question d'une relation de berger à brebis.

Esaïe 12:3 «Vous puiserez de l'eau avec joie aux sources du salut»

Rachetés de la terre comme prémices (v4 Ils ont été rachetés d'entre les hommes, comme des prémices...»). Si nous partons du mot français, les prémices des fruits, ce sont les premiers fruits. Avec cette acception, on peut considérer les 144 000 comme une partie des élus qui précéderaient les autres. Non seulement rien ne permet dans le texte de soutenir cette hypothèse, mais Paul précise qu'on va tous se retrouver avec Christ au même moment, morts ou vivants, à sa venue en gloire (1Thes 4:13-18).

Le terme prémices est parfois compris dans le sens d'une élite. Il y a des croyants qui pensent que les 144 000 sont une élite parmi les sauvés et qu'ils seront au ciel avec Dieu, alors que les autres seront sur la terre. Cette approche est en contradiction avec l'esprit de la Bible. Jean parle de tous les serviteurs de Dieu et non d'une élite: «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville, ses serviteurs le serviront et verront sa face...Et ils régneront aux siècles des siècles» (Ap 22:3-5)

Le terme prémices désigne ceux qui correspondent aux critères établis par Dieu pour être élu. Dans ce cas il ne s'agit pas d'une élite mais d'un ensemble qui correspond aux critères pour être sauvé. Cela désigne l'ensemble du peuple de Dieu qui lui appartient, et non un nombre précis. De même qu'on ne pouvait pas offrir n'importe quel animal en sacrifice, mais qu'il devait être examiné pour avoir les critères précis, de même les élus qui sont avec Dieu correspondent aux critères de Dieu.


Plusieurs hypothèses:

1) Les 144 000, comme prémices, représentent l'ensemble du peuple de Dieu qui ont les critères pour être sauvés.

2) Les 144 000, comme prémices, c'est l'Israël de Dieu, qui se distingue du monde, et qui a été rachetée de l'humanité. Bien que toutes les nations appartiennent à Dieu, Israël était son bien particulier, composé des prêtres (Ex 19:5-6). De même, les saints de la fin des temps de l'Apocalypse constituent le peuple particulier de Dieu, consacré à son service dans le temple (Ap 7:15).

3) Les 144 000, comme prémices, viennent de la grande tribulation et représentent ceux qui seront vivants, et transmués lors du retour de Christ, et ils se distinguent des fidèles des générations précédentes qui ressusciteront.


Fidèles et loyaux: (v5 «Dans leur bouche il n'y avait point de mensonge»). Cette expression est employée plusieurs fois dans les Ecritures, avec dolos (fraude, ruse, perfidie) ou avec pseudos (mensonge, tromperie). Jésus reconnaît en Nathanaêl un Israélite «en qui il n'y a point de fraude» (Jn 1:47). L'absence de fraude est aussi un trait messianique (1Pier2:22-23, citation d'Es 53:9).

Il est significatif que le mensonge dans l'Apocalypse veut dire plus que la fausseté commune, comme parthenoi (vierge) veut dire plus que la chasteté courante. Une des caractéristiques des puissances de l'antéchrist c'est la séduction trompeuse (13:14). Le mensonge ici, ce n'est pas seulement de dire la vérité, mais se sont les fausses doctrines, ce sont les faux enseignements qui viennent de Satan et qui ont conduit l'Église dans l'apostasie. Dire que dans leur bouche il n'y a pas de mensonge, c'est affirmer qu'ils sont vierges, et qu'ils appartiennent vraiment à un groupe de Chrétiens qui revient à la parole de Dieu. Toute la Bible et seulement la bible.


Sans reproche: (v5 car ils sont irrépréhensibles)

Irréprochable (amomos) signifie littéralement sans défaut, sans tare. Etre irréprochable signifie marcher avec Dieu (comme Noé et Abraham, Gen 6:9 ; 17:1). L'homme irréprochable est décrit dans les Psaumes comme celui qui obéit aux lois de Dieu...


Ps 119:1-3,14 «Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent selon la loi de l'Éternel!...qui gardent ses préceptes, qui le cherchent de tout leur coeur, qui ne commettent point d'iniquité..."

Le terme utilisé en grec, caractérisait l'animal du sacrifice, qui était jugé apte à plaire à Dieu. Jésus était un agneau sacrificiel sans défaut et sans tache (1Pierre 1:18,19 ; Héb 9:14). Il ne faut pas comprendre ce passage sur le plan moral, il ne s'agit pas de ceux qui ne commettent aucune erreur. Ce sont ceux qui ont choisi de se placer en situation pour être accueillis par Dieu, comme sans tache en Christ.

1Cor 6:11 «Mais vous avez été lavés, sanctifiés, justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de Dieu»

Christ désire purifier l'Eglise afin qu'il puisse se la présenter à lui-même «splendide, sans tache ni ride, [...] sainte et irréprochable» (Eph 5:25-27). Dieu a un peuple de rachetés. Peut-on dire dans l'Apocalypse que Dieu possède sur la terre deux peuples distincts, l'Israël et l'Eglise ? La réponse est non. Nous avons vu que les 144 000 (scellés parmi les tribus d'Israël) et la grande multitude (de toutes les nations) du chapitre 7 sont identiques et symbolisent la phase finale de l'Eglise.

Ailleurs dans Apocalypse, Jean montre qu'il n'a qu'un seul peuple et non deux. La femme vêtue de soleil (Ap 12) a deux rôles. En tant que mère du Messie, elle est Israël; en tant que peuple persécuté, elle est l'Eglise. Cependant il n'y a qu'une seule femme et non deux. La nouvelle Jérusalem mélange les symboles des douze tribus (Israël) et des douze apôtres (l'Eglise) en une seule cité (Ap 21:9-14).

L'épouse, la femme de l'agneau, est unique. Tout cela s'harmonise avec l'enseignement de Paul disant que Dieu a renversé le mur de séparation entre Juifs et païens et a fait d'eux «une unité» (Eph 2:14-16). L'Eglise de Christ est formée de Juifs et de païens convertis mettant de façon identique leur confiance dans les mérites du Messie (Gal 3:26-29) et elle est appelée de façon appropriée «l'Israël de Dieu» (Gal 6:15-16).

Les huit traits de la description des 144 000 par Jean que l'on trouve en Ap 14:1-5, montrent qu'ils partagent l'héritage commun aux saints de tous les âges. Dans toutes les générations, il n'y a qu'un seul moyen de salut: «C'est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, vous n'y êtes pour rien, c'est le don de Dieu» (Eph 2:8-9). Dieu ne dispose que d'un seul critère de salut: la foi dans les mérites du Sauveur crucifié. Les 144 000 sont scellés et sans tache en raison des mérites de l'agneau (Ap 7:14). La justice de Christ seule est notre titre d'entrée dans le ciel. Il n'y a pas d'indications pour dire que Dieu change ses exigences pour la dernière génération.


Comment se préparer pour ce temps particulier ?

Ap 3:10 «Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre.»
Ap 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»

Jacq 1:22 «Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.»

Etre prêt à mourir pour Dieu implique avant tout que nous sommes prêts à vivre pour lui sur cette terre en harmonie avec tous ses enseignements, et que nous le suivons partout, dans toutes les vérités révélées dans sa Parole...Les 144 000 scellés sont «les serviteurs de Dieu» (Ap 7:3 et dans Ap 14:1) «ils suivent l'agneau et portent son nom sur leur front. Cela représente tous les élus et non une église ou une nation en particulier.
Auteur : Philippe Septième
Date : 05 juil.04, 00:33
Message : Bonjour, je vous propose la suite 081

LES 7 TROMPETTES DU JUGEMENT DE DIEU

Apocalypse 8:2 à 11:19

Les trompettes étaient utilisées à diverses occasions:

Nombr 10:1 -10 «Les trompettes...te serviront pour la convocation de l'assemblée et pour le départ des camps. Quand on en sonnera, toute l'assemblée se réunira auprès de toi, à l'entrée de la tente d'assignation...Lorsque vous irez à la guerre contre l'ennemi qui vous combattra, vous sonnerez des trompettes avec éclat...Dans vos jours de joie, dans vos fêtes...en offrant vos holocaustes et vos sacrifices d'actions de grâces...

2Sam 6:15 «David et tout Israël firent monter l'arche de l'Éternel avec des cris de joie et au son des trompettes.»
Es 58:1 «Élève ta voix comme une trompette, et annonce à mon peuple ses iniquités...ses péchés!»
Joël 2:1 «Sonnez de la trompette en Sion!...Car le jour de l'Éternel vient, car il est proche...»
Mat 24:31 «Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents...»
1Cor 15:52 «La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés»


La vision des 7 trompettes est parallèle aux 2 visions précédentes des 7 églises et des 7 sceaux.

Dans la vision des 7 Eglises, nous avons eu une description de l'état spirituel de l'Eglise durant son histoire. Avec les 7 sceaux, nous avons vu comment les hommes ont fait obstacle à la Parole de Dieu et à l'Evangile qui devait conquérir le monde. La séquence des 7 trompettes nous montre que c'est l'attitude des hommes qui entraîne le jugement de Dieu et la fin du temps de grâce (Ap 11:18). Avec les 7 trompettes, la prophétie nous annonce la victoire du Christ manifestée par son retour.

Structure littéraire des sceaux et des trompettes:

La vision des sceaux et celle des trompettes se présentent avec une structure similaire et un découpage de 4/3. Les 3 derniers sceaux et trompettes sont à part des 4 premiers. Il y a dans les deux cas un intermède après les 6 premiers sceaux et trompettes.

Les 7 Sceaux:
Ap 5 Introduction
Ap 6:1-8 Les 4 premiers sceaux, élément commun: «les cavaliers»
Ap 6:9-17 Les 5e et 6e sceau
Ap 7 Intermède
Ap 8:1 Le 7e sceau

Les 7 trompettes:
Ap 8:2-6 Introduction
Ap 8:7-13 Les 4 premières trompettes, élément commun: «la notion de tiers»
Ap 9 Les 5e et 6e Trompettes
Ap 10 ; 11:1-14 Intermède (2 Visions: Le petit livre ouvert, les 2 témoins persécutés)
Ap 11:15-19 La 7e trompette


AP 8:2-6
2 Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données.
3 Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône.
4 La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu.
5 Et l'ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre.
6 Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner.


Dans le temple de Dieu.

Nous passons de la vision des sceaux, où Dieu est assis sur son trône dans le ciel, à celle du temple céleste. Nous trouvons dans cette vision un des ustensiles du temple, à savoir l'encensoir d'or avec les parfums. L'encensoir était une sorte de vase, ou de pelle dont la forme est inconnue, servant à brûler de l'encens ou à porter des charbons ardents sur l'autel des parfums. Les rapports entre le Sanctuaire terrestre et céleste sont des rapports d'idées et des relations de vérités et d'enseignements et non un rapport physique.

Les trompettes de la mort: elles sont comme des avertissements ou des annonces d'événements défavorables.

La vision des trompettes nous ramène devant le trône de Dieu où sept anges se préparent à sonner. Une nouvelle série de sept événements s'annonce et nous amène à l'autel des parfums. Jean voit un ange occupé à brûler de l'encens et soudain il jette le contenu de l'encensoir sur la terre.

La vision de l'ange avec un encensoir d'or s'inspire du rituel lévitique.

Le grand prêtre maintenait une fumée permanente devant Dieu, «chaque matin» et «entre les deux soirs»

Ex 30:7-8 «Aaron y fera brûler du parfum odoriférant...chaque matin...et aussi entre les deux soirs...à perpétuité»

Le rituel était pratiqué tout au long de l'année sur un autel d'or, sur lequel des charbons ardents étaient jetés probablement à l'aide d'un encensoir d'or (vu que presque tout dans le sanctuaire était en or)...(Ex 10-17-25-29). Une fois par an, à la fête des expiations, l'encens était exceptionnellement répandu directement dans l'encensoir rempli de braises et porté «au-delà du voile» à l'intérieur du lieu très saint.

Ex 30:10 «Une fois chaque année, Aaron fera des expiations sur les cornes de l'autel; avec le sang de la victime...»
Lévit 16:12-13 «Aaron prendra un brasier plein de charbons ardents ôtés de dessus l'autel devant l'Éternel, et de deux poignées de parfum odoriférant en poudre; il portera ces choses au delà du voile, il mettra le parfum sur le feu devant l'Éternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage...»


Le bruit fracassant de l'encensoir, associé aux charbons ardents, évoque le jugement et la colère de Dieu.

Nous sommes dans le contexte du rituel au cours duquel le prêtre, comme l'ange de l'Apocalypse, jetait sa pelletée de braises chauffée à blanc à même le sol entre le portique du temple et l'autel. D'après la tradition rabbinique, cet encensoir ou pelle, avait la structure en forme d'instrument à vent avec une centaine de trous (ou de tuyaux) dont chacun pouvait produire une dizaine de sons différents, ce qui donnait près d'un millier de sons à chaque coup de pelle. On dit que lorsque le prêtre jetait la pelle, on ne pouvait pas entendre la voix de son voisin à cause du son de la pelle, car le son de cette pelle était si fort qu'on pouvait l'entendre jusqu'à 20 kilomètres à la ronde.

Nous trouvons une vision semblable dans Ezéchiel où un ange-prêtre vêtu de lin jette des charbons de feu sur Jérusalem, et cela annonce un malheur qui va frapper la ville sainte.

Ez 10:2 «L'Eternel dit à l'homme vêtu de lin: Va entre les roues sous les chérubins, remplis tes mains de charbons ardents que tu prendras entre les chérubins, et répands-les sur la ville! Et il y alla devant mes yeux.»
Ez 24:9 «Malheur à la ville sanguinaire! Moi aussi je veux faire un grand bûcher.»


La destruction de Jéricho est un exemple du jugement de Dieu en relation avec les trompettes.

Josué 6:2-5 «L'Eternel dit à Josué: Vois, je livre entre tes mains Jéricho et son roi...Sept sacrificateurs porteront devant l'arche sept trompettes retentissantes...ils sonneront des trompettes...et la muraille de la ville s'écroulera»

Les Hébreux ont pris possession de la terre promise lorsque l'iniquité des Amoréens était à son comble (Gen 15:16). Les 7 trompettes de Jéricho symbolisent l'annonce du jugement lorsque l'iniquité est arrivée à son comble. L'histoire des trompettes à Jéricho nous permet de mieux comprendre l'intervention de l'ange près de l'autel d'or.

L'introduction des 7 trompettes, comme les 7 églises et les 7 sceaux nous permet de comprendre la suite.

Dans les sept Eglises, la vision d'introduction (Ap 1), précède les lettres, mais chaque lettre renvoie également aux caractéristiques du Christ décrites dans cette vision. Chacun des sept sceaux est ouvert pendant l'action continue de l'agneau dans la salle céleste du trône (Ap 5-6). Cette scène, commençant avec l'inauguration du sanctuaire céleste, se poursuit tout au long de la rupture des sceaux jusqu'au retour du Christ et au jour où toute la création louera son Dieu (Ap 5:13).

Il en est de même dans la vision des trompettes, où Jean a voulu montrer l'intercession auprès de l'autel d'or comme effective jusqu'à ce que sonne la septième trompette conduisant à la fin du «mystère de Dieu» (Ap 10:7), c'est-à-dire à la fin de la prédication de l'Evangile (Rom 16:25-27 ; Eph 3:2-7 ; 6:19).


Les événements des trompettes ont lieu dans le temps historique de l'église, dans le temps de grâce.

Ap 8:2,6, sont des repères qui introduisent les deux processus décrits dans les versets 3-5
Ap. 8:3-4 il y a le ministère d'intercession du Christ en cours avec les prières des saints
Ap 8:5 Il y a la cessation du ministère du Christ et la fin du temps de grâce pour l'humanité (Ez 10:1-7).

A-v2 je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu..sept trompettes leur furent données. B-v3 et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or:
C- on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières des saints.
C- la fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l'ange...
B1-v5 et l'ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel, et le jeta sur la terre.
A1-v6 les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner.


La 7ème trompette est liée à l'accomplissement du «mystère de Dieu» (Ap 10:7).

«Le mystère de Dieu» représente l'Evangile et sa proclamation (Eph 3:4 ; 6:19 ; Col 4:3 ; Rom 16:25,26). Si la 7ème trompette est liée à l'achèvement de l'oeuvre de l'Evangile, c'est-à-dire à la fin du temps qui lui est accordé, alors les six trompettes précédentes doivent nécessairement sonner pendant le temps de grâce.
Auteur : Philippe Septième
Date : 05 juil.04, 00:39
Message : Bonjour, je vous propose la suite 082,

Autel d'or:

la référence à l'autel d'or au commencement de la sixième trompette est un repère dans la prophétie, indiquant que l'intercession sacerdotale du Christ est encore en cours (Ap 9:13 ; 8:3,4). En Ap 9:20,21, ceux qui font l'expérience de la plaie de la sixième trompette ne se repentent pas, ce qui semble indiquer que la repentance est encore une possibilité à ce moment-là.

En Ap 10:11, Jean apprend qu'il doit encore prophétiser, ce qui n'aurait pas de sens après la fin du temps de grâce. Ainsi, il semble évident que la grâce demeure ouverte, et que l'intercession d'Ap 8:3,4 continue jusqu'à la fin de la 6ème trompette et que les 7 trompettes dans leur ensemble se situent avant la fin du temps de grâce.


Le parallèle entre la première partie d'Ap 7 et les sept trompettes en Ap 9:14-16:

Dans les deux sections, lier et délier sont en rapport avec quatre anges et des gens doivent être dénombrés. En Ap 7:1-8, le peuple de Dieu, en Ap 9:16 sa contrepartie démoniaque. Si la grâce demeure ouverte sous la 6ème trompette, puis s'achève avec la 7ème, c'est que la 6ème trompette est la correspondance historique d'Ap 7:1-8, et représente la dernière occasion de salut, juste avant la fin.

Le livre de l'Apocalypse nous montre dans l'histoire du christianisme, une vision allant de la croix à l'inauguration du ministère du Christ à la lumière de la croix (Ap 5), puis une vision du ministère d'intercession qui en résulte (Ap 8:3-4), et finalement le jugement qui précède la fin (Ap 11:18,19).


L'ange qui présente les prières des saints (Ap 8:3-4).

L'ange en habit de lin qui fait brûler l'encens devant Dieu représente Jésus-Christ qui, depuis son intronisation intercède auprès de Dieu dans le ciel (Rom 8:34 ; 1 Tim 2:5). Il a la fonction d'intercesseur en faveur des saints comme le grand prêtre dans le sanctuaire. Ici, comme dans la vision du livre scellé des 7 sceaux (Ap 5:8) Jean mentionne les prières des saints. Cette nouvelle évocation des prières attire l'attention sur le fait que la préoccupation des visions est de répondre aux prières des saints.

La vision des trompettes est un élément de réponse pour les saints au sujet du comportement des hommes.

Quand l'ange jette sur la terre un encensoir rempli du feu de l'autel (Ap 8:5), cela symbolise l'interruption de l'oeuvre d'intercession pendant le jugement puisque, lors de la fête des expiations, fête qui annonce le jugement, le sacrificateur ne pouvait entrer dans le lieu très saint que s'il y faisait brûler des parfums, grâce à l'encensoir, sinon il mourait.

Lév 16:12-13 «Il prendra un brasier plein de charbons ardents ôtés de dessus l'autel devant l'Éternel, et de deux poignées de parfum odoriférant en poudre, il portera ces choses au delà du voile, il mettra le parfum sur le feu devant l'Éternel, afin que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne mourra point»

Ainsi, si l'encensoir est jeté sur la terre, c'est qu'il n'y a plus d'intercession possible pour les habitants de la terre. La vision d'Ap 7 nous montre que le jugement de Dieu est interrompu pour permettre le scellement des élus. La vision des 7 trompettes nous permet de comprendre les raisons pour lesquelles Dieu jugera la terre.

Les parfums qui s'élèvent devant le trône de Dieu représentent les prières des croyants:

Ps 141:1-2 «Éternel, je t'invoque: viens en hâte auprès de moi! Prête l'oreille à ma voix, quand je t'invoque! Que ma prière soit devant ta face comme l'encens. Et l'élévation de mes mains comme l'offrande du soir!»

Il y a dans la vision des trompettes une relation avec le 5ème sceau, où le sang des victimes criait «vengeance » contre «les habitants de la terre» (Ap 6:10), et les trompettes qui apportent cette vengeance sur «les habitants de la terre», et plus particulièrement avec la 7ème trompette (Ap 8:13 ; 11:18). Les trompettes sont une sorte de réponse aux sceaux, où les jugements de Dieu s'abattent sur l'oppresseur et annoncent le jugement final de Dieu.

Ap 11:18 «Les nations se sont irritées, et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes...et de détruire ceux qui détruisent la terre.»

Dans la vision des trompettes nous avons des jugements qui se déroulent pendant le temps de grâce, alors que dans la vision des coupes (Ap 15 et 16), nous découvrirons les jugements qui suivront la fin du temps de grâce.

Trompettes, en grec (salpigx), traduit généralement par «trompettes», vient de l'hébreu «schofar».

Il s'agit là de la corne de bélier qu'on utilisait à des occasions solennelles comme la guerre et le jugement. Les prêtres soufflent du (schofar) à la conquête de Jéricho (Josué 6:4,6,8,13) pour annoncer la victoire, et lors de la fête des expiations (Lévitique 25:9) pour proclamer le grand jour du jugement de Dieu.

Jusqu'à Ap 8, le son du schofar était peu utilisé. Un coup de schofar avant les lettres aux Eglises (Ap 1:10) et un autre coup avant les sceaux (Ap 4:1). A présent, la vision nous place dans l'atmosphère de la fête dite «des trompettes» (ou des schofars). C'est la fête qui suit la Pentecôte. On la célèbre au premier jour du septième mois (Tichri: septembre-octobre) du calendrier hébreu (Lév 23:23-25). Cette fête deviendra le jour de l'an juif (Roch hachanah)


Cette fête qui parle de jugement appelle à la repentance.

Le prophète Joël rassemble lui aussi, dans une même vision, la sonnerie du schofar qui avertit et appelle à la repentance, et l'intercession du prêtre «entre le portique et l'autel»:

Joël 2:12-17 «Maintenant encore, dit l'Éternel, Revenez à moi de tout votre coeur...Déchirez vos coeurs et non vos vêtements, et revenez à l'Éternel, votre Dieu; Car il est compatissant...Sonnez de la trompette en Sion! Qu'entre le portique et l'autel Pleurent les sacrificateurs...Et qu'ils disent: Eternel, épargne ton peuple!»

Dans la perspective prophétique, la fête des schofars concerne le moment qui précède le grand Jugement de Dieu. Alors que les sceaux étaient placés à la suite de l'événement de l'intronisation du Christ avec la fête de la Pentecôte, le cycle des trompettes est introduit par l'événement qui prépare au jugement avec la fête des schofars. Les 7 trompettes sont comme des avertissements pour appeler les hommes et les femmes de tous les temps à la rencontre de leur juge et du jugement final, car chaque être humain de tout temps est concerné par cela.

Les sept trompettes:

Les 7 trompettes qui répondent aux 7 sceaux semblent couvrir la période entre le 2ème et le 6ème sceau, où l'apostasie et l'oppression de l'Eglise se font sentir sur la terre. Le premier et le septième sceau qui encadrent ce temps semblent à part. Pendant le 1er sceau au début du christianisme, l'Eglise est pure, fidèle à ses racines, et Christ la conduit encore. Le dernier sceau marque la fin de l'histoire humaine et annonce la descente de Dieu.

A) Premier sceau: cheval blanc
B) Deuxième sceau: feu, sang - Première et 2ème trompettes: feu, sang
C) Troisième sceau: pénurie de pain (faim) - Troisième trompette: pénurie d'eau (soif)
-Troisième sceau: noir - Quatrième trompette: obscurité
D) Quatrième sceau: mort (deux noms) - Cinquième trompette: mort (deux noms)
E) Cinquième sceau: cri des martyrs - Sixième trompette: voix à l'autel
-voix à l'autel - nombre partiel des tués
-nombre partiel des sauvés - nombre partiel des sauvés
-à compléter plus tard - à compléter plus tard
F) Sixième sceau: «le jour de sa colère est venu» - Septième trompette:«ta colère est venue»
G) Septième sceau: silence dans le ciel.

Ainsi, on peut déduire que les événements annoncés par les trompettes correspondent à ceux des sceaux.

AP 8:7-9
7 Le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre; et le tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.
8 Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer; et le tiers de la mer devint du sang,
9 et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt.


La première et la deuxième trompettes sont complémentaires.

Les cataclysmes qu'ils signalent frappent la terre et la mer. La première trompette produit un liquide de feu et de grêle qui brûle la terre. La deuxième trompette produit une masse solide de feu, «une grande montagne», qui ensanglante la mer. Dans l'un comme dans l'autre cas, le résultat est le même: un tiers est affecté.

Le pouvoir de destruction de la grêle et du feu mêlés de sang est une évocation de l'une des plaies d'Egypte. Le feu et le sang représentent la violence des guerres qui mettent tout à feu et à sang, en même temps qu'ils rappellent les plaies d'Egypte, où l'oppresseur d'Israël est frappé (Ex 7:19,20 ; 9:23-25)


Ex 9:22-26 «l'Éternel envoya des tonnerres et de la grêle, et le feu...sur le pays d'Egypte. La grêle frappa, tout ce qui était dans les champs, depuis les hommes jusqu'aux animaux, la grêle frappa aussi toutes les herbes des champs, et brisa tous les arbres des champs...»

Ce fléau est envoyé sur l'Egypte pour que Pharaon comprenne que "nul n'est semblable à Dieu sur toute la terre" (Ex 9:14) et que "la terre est à Dieu" (Ex 9:29)

La grêle pourrait représenter le fléau qui s'attaque au mensonge, au faux:

Es 28:17 «Je ferai de la droiture une règle, et de la justice un niveau, et la grêle emportera je refuge de la fausseté. Et les eaux inonderont l'abri du mensonge.»

La terre symbolise dans l'Apocalypse l'ensemble de l'humanité et plus particulièrement les incrédules (Ap 13:8,12)
Auteur : Philippe Septième
Date : 31 août04, 06:40
Message : Bonjour, je vous propose la suite 083,

La montagne représente un royaume qui peut venir de Dieu ou qui s'oppose à lui. Daniel parle du royaume de Dieu alors que Jérémie parle du royaume de Babylone qui est opposé à Dieu.

Dan 2:34,35 «Tu regardais, lorsqu'une pierre se détacha sans le secours d'aucune main...et la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre....».
Jér 51:24,25 «(à Babylone), Voici, j'en veux à toi, montagne de destruction, dit l'Éternel, à toi qui détruisais toute la terre! J étendrai ma main sur toi, Je te roulerai du haut des rochers, Et je ferai de toi une montagne embrasée»


La mer peut représenter l'instabilité des peuples et l'aspect social de la vie des hommes avec des conflits sociaux).

Ap 17:15 «Les eaux que tu as vues...ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues »
Es 17:12 «Oh! quelle rumeur de peuples nombreux! Ils mugissent comme mugit la mer...»

Le «tiers» signifie que l'effet de la plaie demeure partiel et que la plus grande partie de la terre survivra à ce fléau.

Ezéch 5:2 «Brûles-en un tiers dans le feu, au milieu de la ville, lorsque les jours du siège seront accomplis; prends-en un tiers, et frappe-le avec le rasoir tout autour de la ville; disperses-en un tiers au vent...»
Zach 13:8 «Dans tout le pays, dit l'Éternel, Les deux tiers seront exterminés, périront, et l'autre tiers restera.»


Le tiers peut aussi signifier tout ce qui rentre en conflit, en opposition avec le chiffre 3.

Le 3 représente Dieu dans sa plénitude, Père, Fils et Saint-Esprit, alors que le tiers représente ce qui s'y oppose. Le tiers représenterait ainsi ce qui est en opposition avec les valeurs célestes, Divines. Tout ce qui, au lieu de reconnaître Dieu comme Dieu, se met au-dessus de lui, peut être caractérisé par le tiers. Plus que des événements, c'est une orientation qui est décrite, avec la décadence de la spiritualité de hommes. L humanité ne respecte plus ce que Dieu dit, mais elle va de plus en plus à rencontre de ce qu'il déclare.

Sur un plan historique, les deux premières trompettes correspondent au deuxième sceau et peuvent s'appliquer au moment où l'Eglise chrétienne est déchirée par les guerres contre les barbares (IVe - Ve siècle après JC).


AP 8:10-12
10 Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.
11 Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères.
12 Le quatrième ange sonna de la trompette. Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même.


La troisième et la quatrième trompette concernent toutes deux des corps célestes: l'étoile, le soleil et la lune. Tout ce qui est censé être source de lumière et de vie devient source de ténèbres et de mort.

Jean nous donne quelques anomalies dans la description:

1) Il commence par l'étoile (8:10), contrairement à la séquence habituelle soleil, lune, étoile (Gen 1-16). Jean veut faire ressortir la primauté du rôle de l'étoile qui est un déclencheur de malheurs.

2) Une autre anomalie est que «l'étoile» est au singulier et non au pluriel, ce qui est rare dans la Bible. L'auteur veut donc attirer notre attention sur «l'étoile» au singulier. Or dans la Bible, dans l'Ancien ou dans le N-Testament, un tel usage exceptionnel s'applique au Messie.


Nombr 24:17 «Un astre sort de Jacob, Un sceptre s'élève d'Israël. Il perce les flancs de Moab...»
Mat 2:2 «Où est le roi des Juifs qui vient de naître? car nous avons vu son étoile en Orient...»
2Pier 1:19 «jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève dans vos coeurs»

Ap 2:28; 22:16 «Je lui donnerai l'étoile du matin» «Je suis le rejeton et la postérité de David, l'étoile brillante du matin»

Le seul passage où le mot «étoile» au singulier ne désigne pas le Messie, il s'applique à l'ange du mal à Lucifer. Ici «l'étoile» (au singulier) représente un pouvoir maléfique qui veut, comme la Babel d'autrefois (Gen 11-1-9) s'élever jusqu'à Dieu pour prendre sa place.

Esaïe 14:12-14 «Te voilà tombé du ciel, Astre brillant (heylel = l'étoile du matin), fils de l'aurore! Tu es abattu à terre...Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu. Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.»

Jésus confirme cette chute de Lucifer: «Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair» (Luc 10:18). Le texte de l'Apocalypse se réfère à Esaïe, ou on retrouve le même motif de la chute de l'étoile, le pouvoir usurpateur. L étoile atterrit ici sur la terre avec les fleuves et les sources des eaux et prend sa place dans l'histoire de l'Eglise. Le prophète Daniel décrit des événements semblables dans sa vision de la petite corne, qui devait de même s élever "jusqu'à l'armée des cieux...et jusqu'au chef de l'armée" (Daniel 8:10-11).

Dans l'Apocalypse, comme dans Esaïe, la chute de cette étoile est associée à la mort.

Dans Esaïe, cette étoile s'identifie clairement au séjour des morts (Es 14:11,15). «Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts...» «Mais tu as été précipité dans le séjour des morts». Dans l'Apocalypse, elle entraîne la pollution des rivières et des sources, et la mort de «beaucoup d'hommes» (8:10-11), soit par soif, soit par empoisonnement.

Dans le langage symbolique de l'Apocalypse, les rivières et les sources représentent Dieu et la nourriture spirituelle. Cela pourrait signifier que Satan, au travers des institutions humaines, va s'attaquer directement sur la terre à Dieu et à ses enseignements pour les obscurcir et les rendre amères.


PS 36:8-9 «Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu! A l'ombre de tes ailes les fils de l'homme cherchent un refuge. Ils se rassasient de l'abondance de ta maison, et tu les abreuves au torrent de tes délices.»
Jér 2:13,18 «Il m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, pour se creuser des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l'eau» «Et maintenant, qu'as-tu à faire d'aller en Egypte pour boire l'eau du Nil?»

Jér 17:8,13 «Le croyant est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant...». Tous ceux qui t'abandonnent seront confondus...Car ils abandonnent la source d'eau vive, l'Éternel.»
Jean 4:14 «celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.» Jean 7:37,38 «Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture.»


L'amertume de l'étoile et l'absinthe rappelle aussi l'expérience des Israélites à Mara (Exode 15.23).

L'amertume est associée généralement dans la bible au péché d'apostasie et à l'abandon de la Loi de Dieu. Jean décrit ici l'oeuvre et le rôle de Satan, qui vient corrompre les enseignements de l'Eglise. Le peuple meurt de soif, car l'eau n'est pas potable. La vérité est polluée et ne peut plus vivifier le croyant.

Deut 29:17-18 «Vous avez vu leurs abominations et leurs idoles, le bois et la pierre, l'argent et l'or, qui sont chez elles. Qu'il n'y ait parmi vous (personne)...dont le coeur se détourne aujourd'hui de l'Éternel, notre Dieu, pour aller servir les dieux de ces nations-là. Qu'il n'y ait point parmi vous de racine qui produise du poison et de l'absinthe.»
Jér 9:14,15 «Parce qu'ils ont suivi les penchants de leur coeur, et qu'ils sont allés après les Baals, comme leurs pères le leur ont appris...Voici, je vais nourrir ce peuple d'absinthe, je lui ferai boire des eaux empoisonnées.»

Jér 23:14-15 «Mais dans les prophètes de Jérusalem j'ai vu des choses horribles; Ils sont adultères, ils marchent dans le mensonge...Ils sont tous à mes yeux comme Sodome. Et les habitants de Jérusalem comme Gomorrhe. C'est pourquoi...je vais les nourrir d'absinthe, et je leur ferai boire des eaux empoisonnées...»
Amos 5:7 ; 6:12 «O vous qui changez le droit en absinthe, Et qui foulez à terre la justice!» «Pour que vous ayez changé la droiture en poison, et le fruit de la justice en absinthe?»


La quatrième trompette dit la même chose en d'autres termes.

Ap 8:12 «Le quatrième ange sonna de la trompette, et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même.»

La 4ème trompette fait allusion au jugement en relation avec l'Egypte et le retour de Christ.

Ezéch 32:2,7-8 «Prononce une complainte sur Pharaon, roi d'Egypte!...Quand je t'éteindrai, je voilerai les cieux et j'obscurcirai leurs étoiles, je couvrirai le soleil de nuages, et la lune ne donnera plus sa lumière. J'obscurcirai à cause de toi tous les luminaires des cieux, et je répandrai les ténèbres sur ton pays, dit le Seigneur, l'Éternel.»
Joël 3:14-15 «C'est une multitude, dans la vallée du jugement: Car le jour de l'Éternel est proche dans la vallée du jugement. Le soleil et la lune s'obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat.»


Le soleil, la lune et les étoiles, font allusion au peuple de Dieu.

Gen 37:9 «J'ai eu encore un songe! Et voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi.»
Ap 12:1 «Un grand signe parut dans le ciel: Une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.»

Cela pourrait signifier que la 4ème trompette exprime l'idée du jugement d'une partie du peuple de Dieu. Le soleil, la lune et les étoiles, font allusion aux enseignements de Dieu. Le soleil, la lune et les étoiles sont des lumières destinées à éclairer. Dieu et Jésus sont comparés au soleil et à la lumière:

Ps 27:1 «L'Éternel est ma lumière et mon salut...»
PS 84:12 «Car l'Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, L'Éternel donne la grâce et la gloire.»
Mal 4:2 «Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera Le soleil de la justice»
Jean 1:9 «Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 31 août04, 06:42
Message : Bonjour, je vous propose la suite 084,

La parole de Dieu est comparée à une lumière.


Nous pouvons dire que le soleil représente la lumière du N-Testament avec la venue de Christ, et que la lune représente la lumière de l'A-Testament qui s'explique à la lumière du N-Testament. Or, Paul déclare que l'A-Testament ne peut être compris qu'à la lumière du N-Testament et avec Christ.

2 Cor 3:14-16 «Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît. Jusqu'à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs coeurs; mais lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté.»

Es 60:20 «Ton soleil ne se couchera plus, et ta lune ne s'obscurcira plus; Car l'Éternel sera ta lumière à toujours»
Ps 119:105 «Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier.»
Prov 6:23 «Car le précepte est une lampe, et l'enseignement une lumière»
2Pier 1:19 «la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève dans vos coeurs»


Les étoiles représentent les croyants:

Dan 12:3 «Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité.»

Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles (8:12)

Nous venons de voir que ces astres lumineux peuvent représenter les révélations de Dieu, sa parole et l'Evangile. Malheureusement l'Evangile enseigné par Jésus a rapidement été remplacé par une religion qui faisait peur ou qui fut vidée de sa substance, avec l'enfer, le purgatoire, les indulgences...et le salut par ses mérites...


A la 3ème trompette, la vérité est altérée, à la 4ème elle est dans l'obscurité.

Les deux trompettes sont complémentaires et concernent l'époque du troisième sceau (VIème au Xème siècle environ). C'est le moment où l'Eglise se déclare représentante de Dieu sur la terre. La tradition, le pouvoir temporel et ecclésiastique remplacent peu à peu les préoccupations spirituelles. La vérité se fait rare et les ténèbres s'emparent du peuple qui meurt de soif spirituelle, comme dans le troisième sceau il mourait de faim (Ap 6:6). Les conséquences c'est que l'Eglise perd le sens de sa mission et de la vérité dont elle est dépositaire.

Les quatre premières trompettes dénoncent les forces qui participent à la destruction spirituelle des hommes.

Les allusions à l'Egypte et à Babylone mettent en évidence le caractère de ces nations qui s'opposent à Dieu. L'Egypte, c'est le refus de Dieu et Babylone représente la prétention de prendre la place de Dieu. Derrière cela, il y a Satan qui est décrit au travers des rois de Babylone (Es 14:12-14) et de Tyr (Ez 28:12-15). Satan s'efforce de faire croire que l'on peut abandonner la loi de Dieu et qu'il n'est pas indispensable d'écouter la voix de Dieu ni ses enseignements révélés dans sa parole (Jér 9:13-15).

AP 8:13
Je regardai, et j'entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d'une voix forte: Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont sonner!


Le «malheur» désigne généralement dans la bible un malheur d'ordre spirituel, bien plus que la guerre. Si le malheur atteint ceux qui n'ont pas le sceau de Dieu, cela confirme que les malheurs sont d'ordre spirituels. C'est une mise en garde face à ces dangers spirituels et un avertissement annonçant des problèmes spirituels.

Les trois malheurs.

Pour le prophète Ezéchiel, le malheur est synonyme de jugement et de condamnation. Ces malheurs viennent lorsque le peuple cherche le salut en vain, alors qu'il est resté sourd aux appels de Dieu.

Ezéch 7:5-9 «Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Un malheur, un malheur unique! voici, il vient!...je vais bientôt répandre ma fureur sur toi, assouvir sur toi ma colère; Je te jugerai selon tes voies....tes abominations...»
Ezéch 7:25,26 «La ruine vient! Ils cherchent le salut, et point de salut! Il arrive malheur sur malheur...Les sacrificateurs ne connaissent plus la loi, Les anciens n'ont plus de conseils.»


Comme les sceaux, les trompettes arrivent à un tournant après les quatre premières.

A la fin du quatrième sceau, on ne parle plus des chevaux et des cavaliers, mais des martyrs...A la fin de la quatrième trompette, il y a une coupure avec une introduction des trois trompettes suivantes. Les châtiments annoncés par les 4 premières trompettes n'atteignent l'homme que dans ses ressources et dans le monde extérieur où il habite, tandis qu'aux trois dernières trompettes, c'est l'homme lui-même qui est frappé. Ainsi, ces trois messages annoncés comme des malheurs sont plus importants encore que les quatre premières trompettes puisqu'ils ne touchent plus seulement la création en général mais les hommes en particulier.
Auteur : Philippe Septième
Date : 31 août04, 06:45
Message : Bonjour, je vous propose la suite 085

La 5 ème trompette: Ap 9:1-12

Résumé des 4 premières trompettes:

La trompette était utilisée à diverses occasions, aussi bien pour la fête que pour évoquer les jugements de Dieu. La vision des 7 trompettes est parallèle aux 2 visions précédentes des 7 églises et des 7 sceaux. Les trompettes se déroulent pendant le temps de grâce, puisque Christ intercède encore pour l'homme (Ap 8:3,4).

Les 7 trompettes nous montrent que c'est l'attitude des hommes qui entraîne le jugement de Dieu sur le monde ainsi que sur l'église infidèle, et provoque la fin du temps de grâce (Ap 11:18). L'ange en habit de lin qui fait brûler l'encens devant Dieu représente Jésus-Christ qui, depuis son intronisation intercède auprès de Dieu dans le ciel (Rom 8:34 ; 1Tim 2:5)

Quand l'ange jette sur la terre un encensoir rempli du feu de l'autel (Ap 8:5), cela symbolise l'interruption de l'oeuvre d'intercession pour les habitants de la terre. Les deux premières trompettes frappent la terre et la mer, et rappellent les plaies d'Egypte (Ex 9:22-26).

A la 3ème trompette, Satan (l'astre brillant) s'attaque à la source de la vérité, à Christ et à la Parole de Dieu. Lucifer essaye de rendre amères les révélations de Dieu et sa Parole, pour que les hommes s'en détournent. A la 4ème trompette, Satan essaye d'obscurcir les révélations de Dieu et son plan pour sauver l'homme. Les quatre premières trompettes dénoncent les forces qui participent à la destruction spirituelle des hommes.


AP 9:1-12
1 Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l'abîme lui fut donnée,
2 et elle ouvrit le puits de l'abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise; et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits.
3 De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu'ont les scorpions de la terre.
4 Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front.
5 Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois; et le tourment qu'elles causaient était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme.
6 En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d'eux.
7 Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat; il y avait sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l'or, et leurs visages étaient comme des visages d'hommes.
8 Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions.
9 Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent au combat.
10 Elles avaient des queues semblables à des scorpions et des aiguillons, et c'est dans leurs queues qu'était le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois.
11 Elles avaient sur elles comme roi l'ange de l'abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon.
12 Le premier malheur est passé. Voici il vient encore deux malheurs après cela.


«Je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre, la clef du puits de l'abîme lui fut donnée» (9:1-2)

Notons d'abord la longueur inhabituelle de la description de cette 5e trompette, qui passe d'1 ou 2 à 12 versets. L'objectif visé par ces enseignements est de permettre aux chrétiens de comprendre un processus, un état d'esprit et non forcément l'histoire avec ses événements précis, qu'on va essayer d'évoquer brièvement. Dans la 3e trompette (Ap 8:3), une étoile était en train de tomber du ciel, maintenant, c'est chose faite (9:1). Nous sommes toujours dans le même symbolisme, avec une allusion à Satan et à son action sur la terre.


A la cinquième trompette, l'histoire se situe dans le prolongement de la quatrième.

Il est encore question d'une l'étoile tombée du ciel (Ap 9:1), il s'agit de la même puissance qui rappelle Babel, ou l'Eglise dans ses prétentions pour remplacer la Divinité. Jusqu'à présent, les trompettes introduisaient des actions cosmiques au-delà du contrôle d'en bas. A présent, les trompettes annoncent des forces qui surgissent d'en bas, «de l'abîme». «La clef du puits de l'abîme lui fut donnée, et elle ouvrit le puits de l'abîme.» (Ap 9:1-2).

Abîme, du grec (abussos), l'équivalent du mot hébreu (teh-home).

Ce mot caractérise l'état de la terre avant l'intervention créatrice de Dieu et il est associé aux concepts d'eau, de ténèbres, de vide, et de ce que Dieu n'a pas encore créé. Cela peut désigner des enseignements qui n'ont pas Dieu pour origine, Dieu comme Créateur.

Gen 1:2 «La terre était informe et vide, il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme...au-dessus des eaux.»
Auteur : Philippe Septième
Date : 31 août04, 06:46
Message : Bonjour, je vous propose la suite 086,

Le (tehom/abussos) est un endroit de la négation et du rejet de Dieu.


Les prophètes en feront le siège symbolique de l'ennemi de Dieu, le dragon marin, les anges déchus...

Es 51:9-10 «...toi qui abattis l'Egypte, qui transperças le monstre?...qui mis à sec les eaux du grand abîme.»
Ps 74:13 «Tu as fendu la mer par ta puissance, tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux...»

Ap 20:2-3 «Il saisit le dragon...qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l'abîme...»

«De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre, avec le pouvoir des scorpions» (9:3)

La fumée est ce qui peut obscurcir le soleil, l'enseignement du Christ et la Parole de Dieu. Il est probablement fait mention ici au danger des idées néfastes qui vont faire du tort à l'enseignement de Jésus. On constate avec tristesse que la tradition a détrôné la vérité biblique et a défiguré le vrai message de Dieu.


Les ténèbres dans la 5ème trompette sont provoquées par le nuage de sauterelles.

Les sauterelles sortent de l'abîme, et l'épais nuage qu'elles forment bouche la lumière et nie l'existence du ciel. La cinquième trompette révèle le mécanisme de la négation de Dieu qui a dominé l'histoire de cette époque. L'étoile tombe dans l'abîme, l'ouvre et le libère de ses puissances de néant avec tout ce cela implique: l'orgueil, la prétention, mais aussi l'intolérance et l'oppression, produisant ainsi la négation de Dieu.

On peut voir ici les prétentions de l'Eglise au statut de Dieu sur la terre, ses intolérances et ses oppressions qui ont pour finir produit le rejet du Dieu qu'elle était censée représenter. La majeure partie de la réaction populaire et laïque portée par la Révolution française part de là. Les mouvements anticléricaux du XVIIe et XVIIIe siècle sont une réponse et une réaction à l'esprit des croisades, de l'inquisition, qui a marqué l'histoire du XIe au XVIe siècle.

(Hans Küng - Le Christianisme. Ed. Seuil - 1999)
p 975- «Des spécialistes français contemporains ont montré que la Révolution française fut moins une révolution économique et sociale qu'un bouleversement structurel politique et social, qui affecta indubitablement de façon toute particulière la religion et l'Église. »

p 976- «L'Eglise fut incontestablement la principale victime de la Révolution - plus encore que la noblesse...L'Eglise, qui avait constitué un Etat dans l'Etat, perdit non seulement son pouvoir séculier, qui s'était étendu à l'éducation, aux soins des malades et des pauvres, mais aussi ses propriétés foncières...» «Mais cette Église ne réussit plus jamais à redevenir ce qu'elle avait été jusqu'en 1789.»

p 977- «...d'autres changements subsistent, marquant la mentalité des gens: la Déclaration des droits de l'homme remplace la confession de foi apostolique; La constitution de l'État remplace le droit ecclésiastique; Le drapeau tricolore (à titre de principal symbole officiel) prend la place de la croix; Le registre d'état civil (avec autorisation du divorce), introduit par les autorités civiles, remplace le baptême, le mariage et l'enterrement, administrés et enregistrés par le curé; Les maîtres d'école remplacent les prêtres; On vénère les martyrs de la Révolution, devenus des héros (Marat !), en lieu et place des saints...
(théo - L'Encyclopédie catholique pour tous - Fayard -1993)
p 424- «...la Révolution française marque la fin d'un monde. Or, tout paraît lier l'Eglise à la société finissante...Cependant, grâce à la qualité pastorale du clergé paroissial...grâce aussi au zèle des religieux et religieuses assurant des services d'intérêt général (enseignement, santé, assistance...), la population reste dans son ensemble attachée à la religion catholique; On en aura le témoignage lorsqu'après la tourmente on verra l'Église reprendre rapidement racine.»
Il leur fut donné de les tourmenter pendant cinq mois, ceux qui n'avaient pas le sceau de Dieu: (9:5)

Les cinq mois du fléau correspondent en effet au cycle de vie d'une sauterelle, de la naissance à la mort. Les effets du fléau de la cinquième trompette sont limités dans l'espace comme dans le temps.

Dans l'espace, les sauterelles ne touchent que ceux qui n'ont pas reçu «le sceau de Dieu sur le front» (Ap 9:5), c'est-à-dire tous ceux qui ont perdu le sens de l'adoration du Dieu créateur. Seule l'Eglise en tant qu'institution est affectée par l'attaque des révolutionnaires laïques. Le peuple, de son côté, en ressort plus libre dans sa pensée et sa recherche de la vérité et dans sa remise en question.

Dans le temps, car les sauterelles blessent comme des scorpions et leur morsure ne tue pas. (Ap 9:5). La souffrance ne dure qu'un temps limité. L'Eglise survivra au fléau. D'après la prophétie, son tourment s'étend sur cinq mois (5 x 30 jours = 150 jours prophétiques ou années). Le début de cette blessure est marqué par la Révolution française qui ébranle les fondements de l'Eglise et va même jusqu'à jeter le pape en prison (1798).

La fin de cette blessure se reconnaît 150 ans plus tard, quand le Vatican a retrouvé sa souveraineté temporelle grâce à la ratification des accords de Latran (1929), et en 1948 (1948 = 1798 + 150), avec la constitution du conseil oecuménique des Eglises. Une autre preuve, c'est qu'en 1950, le pape déclare l'assomption corporelle de Marie.

(Théo. l'encyclopédie catholique pour tous - Fayard - 1993)
p 479- «...Accords de Latran, signés en 1929...ont une triple nature: politique, financière et religieuse...l'Italie reconnaît la souveraineté du Saint-Siège sur la Cité du Vatican (44 hectares)...»
p 498- «1948, constitution du Conseil Oecuménique des Eglises, COE.»
De plus, il y a la montée de nouveaux partis politiques dits «chrétiens démocrates» à travers toute l'Europe...L'Eglise s'impose dès lors sur la scène internationale sur tous les plans, politique face au communisme, social dans sa lutte contre la misère, et religieux dans l'entreprise oecuménique.

L'irruption des sauterelles dans le ciel de l'Eglise est comme un jugement de Dieu qui frappe l'oppresseur. Les sauterelles sont citées dans la Bible comme l'instrument du jugement de Dieu:


Jér 51:14 «je te remplirai d'hommes comme de sauterelles. Et ils pousseront contre toi des cris de guerre.»
Joël 1:4 «Ce qu'a laissé le gazam, la sauterelle l'a dévoré; Ce qu'a laissé la sauterelle, le jélek l'a dévoré...»
Ps 105:34,35 «Il dit, et parurent les sauterelles...qui dévorèrent toute l'herbe du pays...»


Les cinq mois sont également associés au récit du déluge, le premier jugement de Dieu dans l'histoire humaine.

Gen 7:24 «Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours» (150 = 5 x 30)

C'est dans leurs queues qu'était le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois (9:10)

La queue d'Ap 9:10 parle du mensonge enseigné par le pouvoir qui nie Dieu et ses enseignements.


Ap 12:4 parlant de Satan dit que «Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre»
Esaïe 9:13,14 précise que «le prophète qui enseigne le mensonge, c'est la queue.»
Jean 8:44 Jésus dit que Satan «est menteur et le père du mensonge.»


Elles avaient sur elles comme roi l'ange de l'abîme, nommé en hébreu Abaddon et en grec Apollyon (9:11)

L'Apocalypse nomme ce lieu de l'abîme sous le terme hébreu Abaddon. et en grec Apollyon. (9:11). Abaddon et Apollyon, signifient anéantissement, perdition, destruction, mort...Ces deux mots répètent donc la même notion et la même idée de néant et de négation de Dieu. Ces mots sont généralement utilisées pour qualifier le destin du méchant.


Job 26:6 «Devant lui le séjour des morts est nu. L'abîme (abaddown) n'a point de voile.»
Job 31:12 «C'est un feu qui dévore jusqu'à la ruine (abaddown), et qui aurait détruit toute ma richesse.»
Prov 15:11 «Le séjour des morts et l'abîme (abaddown) sont devant l'Éternel...»


Satan intervient dans l'histoire des hommes sur le plan spirituel et religieux, à travers l'abîme qui évoque la négation de Dieu et l'abandon des enseignements de la Bible, pour arriver à un enseignement de perdition. Il y a là un enseignement religieux totalement faux qui est lancé dans le monde avec un décor de vérité qui va séduire beaucoup de gens et les mener à la perdition.

Ap 9:12 «Le premier malheur est passé. Voici il vient encore deux malheurs après cela.»

La 6 ème trompette: Ap 9:13-21

La sixième trompette montre la responsabilité de l'homme par rapport à l'oeuvre de Satan. Satan ne peut pas détruire directement les hommes, mais il peut les tourmenter (Ap 9:5). Mais avec ses ruses et ses mensonges, Satan entraîne finalement les hommes à la mort (Romain 6:23). Le message de Babylone est en lui-même porteur de sa destruction parce que ce message est associé aux mensonges de Satan et au fait de vouloir usurper la place de Dieu.

Si l'homme ne réagit pas aux appels à la repentance envoyés par Dieu et s'il ne se détache pas de Satan, des erreurs religieuses introduites par le paganisme et la tradition, et de l'immoralité, il se perdra avec ses illusions.


Les 5ème et 6ème trompettes révèlent les 3 grands fléaux de l'humanité dans le domaine spirituel (11:8)

On peut voir ce qui arrive lorsque les hommes laissent Satan agir dans leur manière de penser et de vivre leur foi. L'Egypte (Ap 11:8) annonce la négation de Dieu: «Pharaon répondit: Qui est l'Eternel pour que j'obéisse à sa voix...? Je ne connais point l'Éternel» (Ex 5:2). Les ténèbres (Ap 9:2 ; Ex 10:21,22), les sauterelles (Ap 9:3 ; Ex 10:4,5), et les chars (Ap 9:9 ; Ex 14:6-8) qui caractérisent la puissance de l'Egypte (Esaïe 31:1-3 ; Jér 46:8-9) sont des allusions à l'Egypte.
Auteur : Philippe Septième
Date : 02 sept.04, 02:24
Message : Bonjour, je vous propose la suite 087,

Sodome (Ap 11:8) annonce l'immoralité:


«Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel» (Jude 7). Le feu, la fumée et le soufre (Ap. 9:17, 18) sont mentionnés dans le livre de la Genèse (19:24-28) lors de la destruction des villes de Sodome et Gomorrhe.

Babylone (Ap 11:8-la grande ville), c'est la prétention de prendre la place de Dieu:

Es 14:4 ; 13-14 «tu prononceras ce chant sur le roi de Babylone...Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel...Je serai semblable au Très-Haut»

La référence à l'Euphrate, est associée dans la bible à la chute de Babylone. (Es 44:27-28 ; Jér 50:38 ; 51:59-64). «Les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois» (Ap 9:20) rappellent l'idolâtrie de Babylone (Daniel 5:23). «Les démons et les enchantements» (Ap 9:20-21), constituent la caractéristique de Babylone (Esaïe 47:12).

AP 9:13-21
13 Le sixième ange sonna de la trompette. Et j'entendis une voix venant des quatre cornes de l'autel d'or qui est devant Dieu,
14 et disant au sixième ange qui avait la trompette: Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve d'Euphrate.
15 Et les quatre anges qui étaient prêts pour l'heure, le jour, le mois et l'année, furent déliés afin qu'ils tuassent le tiers des hommes.
16 Le nombre des cavaliers de l'armée était de deux myriades de myriades: j'en entendis le nombre.
17 Et ainsi je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui les montaient, ayant des cuirasses couleur de feu, d'hyacinthe, et de soufre. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions; et de leurs bouches il sortait du feu, de la fumée, et du soufre.
18 Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre, qui sortaient de leurs bouches.
19 Car le pouvoir des chevaux était dans leurs bouches et dans leurs queues; leurs queues étaient semblables à des serpents ayant des têtes, et c'est avec elles qu'ils faisaient du mal.
20 Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des oeuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher;
21 et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols.


les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve d'Euphrate (9:14,15)

Les 4 anges sur le grand fleuve d'Euphrate ne sont pas de bons anges, et ils n'ont rien à voir avec le 4 anges d'Ap 7:1,2 qui retiennent les 4 vents de la terre. Ces 4 anges semblent être des représentants des puissances démoniaques, qui font partie de l'armée d'Ap 9:16). Ce sont des anges du puits de l'abîme (9:1)


La 6ème trompette reprend l'histoire commencée au cours de la 5ème trompette.

La 5ème trompette avait pressenti la venue d'un pouvoir orgueilleux et prétentieux qui rappelait celui de Babel. Des sauterelles sorties de l'abîme, à la queue de scorpion, vont s'abattre contre lui. Jean avait décrit cette menace sous la forme d'une armée de chevaux «qui courent au combat» (Ap 9:9). C'est une armée semblable que la sixième trompette annonce, avec une armée comparée à des chevaux dont le pouvoir est dans la queue (Ap 9:19) comme celui de la 5ème trompette (9:10).

Ici le combat s'intensifie et l'ennemi de Babylone devient plus menaçant.

Les chevaux de la 5ème trompette avaient des dents de lion, ici, les têtes sont comme des têtes de lions (Ap 9:17). Le pouvoir dans la 5ème trompette s'exerçait par la queue, cette fois-ci, par la queue et la bouche (9:19). La cuirasse des combattants de la 5ème trompette était de fer (9:9). Cette fois-ci, elle est «couleur de feu» (9:17). Les sauterelles-scorpions de la 5ème trompette se contentaient de blesser sans donner la mort (9:5). Les cavaliers de la sixième trompette tuent (9:18). A la fumée de la 5ème trompette (9:2) s'ajoute le feu et le soufre dans le sixième (9:18).

Le nombre des cavaliers de l'armée était de deux myriades de myriades: j'en entendis le nombre (9:16)


Même le nombre des ennemis devient impressionnant (9:16)

Jean est à tel point impressionné qu'il parle d'un très grand nombre «deux myriades de myriades» (9:16). L'idée de ce grand nombre, on le trouve dans la bénédiction des fils de Bethuel qui souhaitent à leur soeur Rebecca une postérité de «milliers de myriades» (Genèse 24:60). On le trouve aussi dans le chant de l'exploit de David: «Saul a frappé ses mille, et David ses dix mille» (1 Sa 18:7). Or, ce nombre est ici multiplié deux fois: c'est 2 x 10 000 x 10 000 = 20 000 000.

L'affrontement armé n'a jamais été aussi grave.

La force issue de l'abîme qui représente la négation de Dieu, laïque et anticléricale, se développe énormément. Il y a une réaction contre l'Eglise et tout ce qu'elle représente de référence au religieux et de foi en Dieu. Les courants politiques et philosophiques se multiplient et se soutiennent les uns les autres. A partir du XIXe siècle, les idéologies issues de la Révolution française, marxistes, matérialistes, évolutionnistes et rationalistes, posent les bases d'une mentalité qui va former les esprits jusqu'à nos jours.
(Hans Küng, Le Christianisme. Ed. Seuil - 1999)
p968- «Aussi n'est-ce pas la Révolution américaine (à l'origine, bien sûr, de l'indépendance politique du continent nord-américain), mais la Révolution française qui, à titre de révolution des masses, représenta un véritable tournant dans l'histoire du monde, dont les effets se feraient sentir en Amérique latine, en Turquie et en Inde. C'est donc à la Révolution française qu'il nous faut porter une attention toute particulière dans le contexte de notre analyse des paradigmes appliquée au christianisme.»
Les philosophies laïques et athées s'infiltrent jusque dans les milieux religieux pour affermir une vérité qui se passe du Dieu créateur et ne se justifie que sur la raison et le génie humain de la science. Pour avoir voulu remplacer Dieu, l'Eglise a trouvé son plus mortel ennemi sur la terre, dans l'abîme qui nie Dieu.

Daniel 11 avait déjà prédit un affrontement entre les deux pouvoirs.

Babylone, qui vient du nord, symbole du spirituel et de l'usurpation de Dieu, cela incarne le mouvement qui a voulu prendre la place de Dieu et qui a caractérisé l'Eglise à travers les âges. L'Egypte, qui vient du sud, cela incarne le mouvement laïque et athée avec le rejet de Dieu qui a caractérisé l'Occident pendant la période moderne et contemporaine.

Babylone se perçoit avec l'allusion à l'Euphrate et l'Egypte à travers les allusions aux plaies (9:14,20) et surtout par la négation de Dieu (Ex 5:2 «Pharaon répondit: Qui est l'Éternel...Je ne connais point l'Éternel»). Il y a aussi pour l'Egypte, la référence aux chars et aux chevaux, qui caractérisent la puissance égyptienne. (9:17)


Es 31:1-3 «Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours, Qui s'appuient sur des chevaux...des chars et à la force des cavaliers, Mais qui ne regardent pas vers le Saint d'Israël.

Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre...(9:18)

Les cavaliers de la 6ème trompette ne tuent qu'un tiers des hommes (Ap 9:18). Les deux autres tiers survivront, toujours fidèles à eux-mêmes et à leur idolâtrie, sans se repentir (9:20-21). Puis on ne dit plus rien de l'ennemi, comme s'il s'était lié à Babylone qu'il voulait faire disparaître. Comme dans Daniel 11:43, l'histoire se termine là aussi par la fusion de l'Egypte aux forces de Babylone.

Si ces prophéties de Daniel et d'Apocalypse se réalisent, elles laissent entendre qu'il y aura une sorte d'alliance, de compromis entre la religion et les mouvements qui nient Dieu et qui ont combattu cette même religion. Déjà la chute du marxisme et l'échec du rationalisme montrent que Daniel comme l'Apocalypse pourraient avoir raison.

Ce processus d'alliance entre la politique et la religion ne s'est pas limité à la chrétienté et à l'Occident. Plus que jamais, les chefs spirituels musulmans et les rabbins ont leur mot à dire dans le destin de leurs nations, dans certains pays musulmans, comme en Israël, la politique s'est mise au service de la religion. Alors qu'en milieu chrétien les mouvements laïques se sont créés en réaction à la religion, dans les pays arabes et en Israël, c'est le contraire qui s'est passé. La religion a réagi par rapport aux mouvements laïques.

Le même phénomène commence à s'observer en cité chrétienne occidentale. En réaction aux courants laïques, rationalistes et libéraux, des mouvements fondamentalistes religieux se sont formés et ont proclamé le retour aux racines et visé la prise du pouvoir. Aux Etats-Unis notamment, la nouvelle droite s'est donnée pour objectif de gagner les élections en vue de créer un pays «très» chrétien.


En bref, cette histoire s'est développée en plusieurs étapes:

1) L'Eglise s'affirme peu à peu comme pouvoir fort en s'élevant jusqu'à Dieu, comme Babel, pour représenter Dieu sur la terre et en s'imposant comme le magistère moral et religieux de toutes les consciences (Xe - XVe s).

2) Au XVIIIe siècle, sous l'impulsion de la Révolution française et en réaction à l'Eglise, les valeurs humanistes et laïques sont soutenues et par la suite développées au cours du XIXe siècle dans les philosophies marxistes, rationalistes, positivistes et évolutionnistes. C'est l'attaque de l'Egypte contre Babel ou la religion.

3) Du XIXe siècle jusqu'au début du XXe siècle, l'esprit laïque se répand dans les autres cultures religieuses, par le canal des missions chrétiennes, mais aussi par celui de la politique colonialiste des gouvernements de l'époque.

4) Après la Deuxième Guerre mondiale, avec les mouvements d'indépendance et de renouveau national, et dans le souvenir de l'horreur de la guerre, on assiste de partout, en réaction à l'esprit rationaliste et libéral, à un retour aux valeurs religieuses traditionnelles et nationales. C'est aussi le temps des best-sellers religieux et des stars évangélistes.

5) Nous sommes à présent parvenus à la phase 4 du cycle qui annonce une phase 5 au cours de laquelle les deux camps sont censés se rejoindre dans le même effort d'usurpation de Dieu, dans l'esprit de Babel. Les premiers symptômes apparaissent déjà. A l'intérieur même du réveil religieux, on discerne les courants laïques, avec la religion qui devient «humaine». Cela est dû entre autres à la popularité du Nouvel Age, dont l'influence s'exerce dans toutes les religions.

Ce nouvel évangile, qui ne renie pas l'ancien, est prêché par des personnalités chrétiennes et non chrétiennes. Dieu serait donc partout et en tout. De là à croire à la relation entre Dieu, la nature et les êtres morts et vivants, il n'y a qu'un pas qu'on a vite franchi grâce aux idées de l'immortalité de l'âme et même de la réincarnation. Les manifestations paranormales, les astrologues, les communications avec l'au-delà ont beaucoup de succès.

Ainsi, l'homme et les pouvoirs d'en bas ont remplacé le Dieu créateur d'en haut qui n'est plus invoqué. Aujourd'hui, ce qui est à la mode dans le monde en général, (il suffit de voir les films, la presse, la musique...) c'est que l'homme n'invoque plus le Dieu Créateur et vivant, mais communique avec les esprits des morts, et l'au-delà...

C'est ainsi qu'on constate les valeurs humanistes qui se sont ici unies aux valeurs religieuses. Les médias, les vedettes du chant et du cinéma, portent sur le devant de la scène toute cette vague de fond. L'Egypte et Babylone commencent à s'entendre, et même si elles ne sont pas encore unies, les premiers indices sont suffisants pour déceler une tendance qui va vers une sorte de compromis, comme l'avait prédit la prophétie.

(Hans Kûng, Le Christianisme. Ed. Seuil -1999)
p1055 «Dès la Révolution française certains auraient voulu que la Déclaration des droits de l'homme s'accompagne d'une déclaration de ses devoirs. Mais un nouvel ordre du monde a besoin, pour subsister, d'un minimum de valeurs, d'attitudes fondamentales et de critères communs, d'une éthique qui oblige et lie toute l'humanité, bref, d'une éthique mondiale - même si elle reste, bien évidemment, conditionnée par son époque.
Le Parlement des religions mondiales, réuni à Chicago, a publié le 4 septembre 1993 la Déclaration d'éthique mondiale, qui a défini, pour la première fois dans l'histoire des religions, un consensus fondamental minimal relatif aux valeurs obligatoires, aux critères intangibles et aux attitudes personnelles essentielles.

A ce consensus éthique fondamental peuvent souscrire toutes les religions, en dépit de leurs différences dogmatiques, peuvent acquiescer aussi les non-croyants. L'éthique mondiale comporte, en effet, une perspective extérieure, commune à toutes les religions, mais aussi une perspective intérieure, spécifique à chaque religion.

"Journal L'Alsace" - vendredi 25 janvier - 2002:
«Lumière de la paix à Assise: Au cours de leur journée de réflexion en commun - à l'image du déjeuner végétarien et frugal pris au réfectoire du monastère - chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes mais aussi zoroastriens, sikhs, confucéens, shintoïstes africains ont exprimé leur rejet du terrorisme et livré leur conception de la paix...S'ils prient pour la paix, les dignitaires religieux n'ont pas la même définition de la guerre, du terrorisme...» «Que chaque religion porte sur la terre, au nom de Dieu, justice et paix, pardon, vie et amour», a conclu Jean-Paul II."

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 sept.04, 04:33
Message : Bonjour, je vous propose la suite 088,

INTERLUDE: L'ange de lumière, le livre et les deux témoins: Apocalypse 10 & 11

Comme après le 6e sceau, après la 6e trompette, le prophète fait une pause qui prépare à la 7ème trompette. Comme dans les sceaux, l'interlude s'arrête là aussi sur les croyants ou le camp de Dieu.

Dans Ap 10, on peut trouver 7 actions, qui désignent l'intervention de Dieu en faveur du salut de l'homme.

1- L'ange vient du ciel sur la terre (10:1)
2- L'ange tient dans sa main un livre ouvert (10:2)
3- L'ange pose un pied sur terre et l'autre sur mer (10:2)
4- L'ange rugit comme un lion, et dit de sceller ce qu'ont dit les 7 tonnerres (10:3-4)
5- L'ange lève la main et jure par le Créateur (10:5)
6- L'ange donne le livre à manger à Jean, le prophète (10:9)
7- L'ange ordonne à Jean de prophétiser à nouveau (10:11)


AP 10:1,2
1 Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppé d'une nuée; au-dessus de sa tête était l'arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu.
2 Il tenait dans sa main un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre...


L'ange (aggelos = messager, envoyé, ange) de lumière: (10:1-2)

A l'étoile tombée avec ange de l'abîme qui en appelle au néant et à la mort (Ap 9:1,2), s'oppose un ange puissant de lumière qui en appelle au Dieu créateur (Ap 10:1,6). L'arc-en-ciel au-dessus de sa tête est signe de l'alliance entre le Dieu de l'univers et les hommes (Gen 9:12-13). Ses pieds, posés successivement sur la mer et sur la terre (Ap 10:2-3), rappellent la maîtrise parfaite de la création et l'action créatrice de Dieu qui concerne tout d'abord les eaux (Gen 1:18), puis la terre (Gen 1:9,..).

Ce personnage rappelle le Fils de l'homme de la première vision de l'Apocalypse 1. Comme lui, son visage resplendit comme le soleil (10:1 ; 1:16), ses pieds brûlent de feu (10:1 ; 1:15), et sa voix résonne comme le tonnerre (10:3 ; 1:15), et il est accompagné de nuée (10:1 ; 1:7).


Parallèles entre la vision d'Apocalypse et de Daniel:

La vision d'Ap 10 & 11 dans son ensemble, rappelle les dernières visions du prophète Daniel 8 & 12.

Dan 12:5,7 -l'homme vêtu de lin-
Ap 10:1 -un ange, messager puissant-

Dan 12:5,7 -qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve-
Ap 10:2 -Il posa son pied droit sur la mer-

Dan 12:9 -ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu'au temps de la fin-
Ap 10:2,8 -Il tenait dans sa main un petit livre ouvert-
Ap 10:6 -il n'y aurait plus de temps-

Dan 12:7 -l'homme vêtu de lin...il leva vers les cieux sa main...et il jura par celui qui vit éternellement-
Ap 10:5-6 -Et l'ange leva sa main droite vers le ciel et jura par celui qui vit aux siècles des siècles-

Dan 12:7 -dans un temps, des (deux) temps, et la moitié d'un temps (un temps = une année: Dan 11:13) (des = deux: Dan 8:3) (3 temps ou années et demi = 360 x 3 + 1/2 = 1260)-
Ap 11:2 -quarante-deux mois = (42 x 30 = 1260)
Ap 11:3 -mille deux cent soixante jours (1260)

Dan 8:13-14 -Pendant combien de temps s'accomplira la vision...Et il me dit: Deux mille trois cents soirs et matins; Puis le sanctuaire sera purifié (Or cette vision des 2300 soirs et matins concerne spécialement le temps de la fin (Dn 8:17,26)-
Ap 10:8-11 -prends le petit livre ouvert...et avale-le, il faut que tu prophétise de nouveau sur beaucoup de peuples (voir au début de cette étude: l'église de Philadelphie et les missions du 19e siècle-

Nous avons vu, dans le Séminaire Biblique de Daniel 8:14, que cette prophétie correspond au jour du jugement ou des expiations, avec une allusion prophétique de la fin, qui correspond au 19e siècle (1843-1844). Paradoxalement, le grand mouvement de réveil du 19e siècle s'est produit en grande partie autour d'études bibliques approfondies sur Daniel et Apocalypse, et Dan 8 et 9 y joua un grand rôle.

Ce cri dans Dan 8:13 «Jusques à quand ?» avec le 19e siècle est aussi une des réponse à la question «jusques à quand ?» des martyrs du cinquième sceau (Ap 6:10). C'est le temps défini par le prophète Daniel comme «temps de la fin» (Daniel 8:17,19,26). Or ce temps est précisément celui qui résonne à la sixième trompette (6:10-11).

Tous ces parallèles sont utiles pour nous permettre de situer la vision de l'ange de lumière dans le temps. Le prophète Daniel avait averti que sa vision serait scellée «jusqu'au temps de la fin» (Daniel 12:9). L'ange déclare à présent que «ce temps de la fin» est arrivé, «qu'il n'y aura plus de temps» (Ap 10:6). Lange parle à présent d'un livre ouvert et non plus d'un livre scellé comme dans Daniel. Le temps de la sixième trompette marque le moment où la prophétie de Daniel avec son livre est désormais ouverte, et ainsi on peut la comprendre et la déchiffrer, c'est ce que semble indiquer le livre ouvert que Jean voit.


AP 10:3,4
3 et il cria d'une voix forte, comme rugit un lion. Quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs voix.
4 Et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j'allais écrire; Et j'entendis du ciel une voix qui disait: Scelle ce qu'ont dit les sept tonnerres, et ne l'écris pas.


La voix de Dieu est comme un bruit de tonnerre (10:3,4)

Amos compare la Parole de Dieu, au rugissement d'un lion, l'Eternel rugit par la voix de ses prophètes:
Amos 3:8 «Le lion rugit: qui ne serait effrayé? Le Seigneur, l'Éternel parle: qui ne prophétiserait?»
Ps 29:3,4 «La voix de l'Eternel retentit sur les eaux, le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre, l'Eternel est sur les grandes eaux. La voix de l'Eternel est puissante, la voix de l'Eternel est majestueuse.»


Les tonnerres soulignent toujours dans la Bible une période solennelle ou de crise, de jugement. Lorsque nous découvrons cet ange qui rugit comme un lion, c'est un signe qui indique que nous arrivons dans une période spéciale, où Dieu va donner un message particulier. Lorsque Dieu a appelé Moise sur le Sinaï pour lui donner sa loi, il y a eu des tonnerres (Exode 19:16). Lors des plaies d'Egypte, Dieu manifeste ses jugements par des tonnerres (Ex 9:23). Quand Christ rentrera dans son règne, les élus crieront «comme un bruit de tonnerres, disant: Alléluia!» (Ap 19:6)

Scelle ce qu'ont dit les sept tonnerres, et ne l'écris pas (10:4)

Ce verset dit que lorsque Jean veut écrire ce qu'il a vu, il entend l'ordre de sceller ce que les 7 tonnerres ont dit, mais il ne doit rien écrire, car ce n'est pas encore le moment. Nous découvrons dans Ap 15 et 16, que les 7 tonnerres vont rugir au moment où se dérouleront les 7 plaies. Ces dernières plaies décrivent la désorganisation du monde, peu avant le retour du Christ, et dans une période où une véritable séduction sévit sur l'humanité toute entière (Ap 3:10)

Jésus a parlé de cette séduction dans son discours eschatologique en disant: "Si ce temps n'était pas abrégé, les élus eux-mêmes succomberaient." (Mat 24:22). Nous étudierons ces 7 plaies et verrons qu'elles se situent après ce que la Bible appelle "la fin du temps de grâce"


AP 10:5-7
5 Et l'ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel,
6 et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu'il n'y aurait plus de temps,
7 mais qu'aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait, comme il l'a annoncé à ses serviteurs, les prophètes.


Et l'ange jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qu'il n'y aurait plus de temps (chronos) (10:5,6)

Il n'y aurait plus de temps (chronos), cela désigne le temps des calendriers, celui des horloges qui s'écoule, la date. Ce terme indique que le monde vu par Jean arrive dans une période où il ne faut plus chercher dans les prophéties de la Bible une autre date prophétique située dans le temps. Or, l'étude des prophéties datées permet d'affirmer que la dernière date connue est celle des 2300 soirs et matins qui aboutit en 1844, et qui marque la fin de la plus longue période prophétique de la Bible (Daniel 8:14)

A cette période W. Miller découvrit le livre de Daniel, et il comprit que ce livre annonçait quelque chose pour 1844. Mais le texte qui dit que le Sanctuaire sera purifié a orienté Miller dans une certaine direction de raisonnement. Il s'est interrogé afin de découvrir de quel sanctuaire il pouvait être question, car celui de Jérusalem n'existait plus. Il a pensé qu'il s'agissait de la purification de la terre qui à ses yeux signifiait la fin du monde, le retour du Christ.

C'est ainsi qu'il a prêché le retour de Jésus dans toutes les Eglises qui acceptaient de l'inviter et qu'un grand mouvement s'est développé aux Etats-Unis, qui a très rapidement débordé partout. La découverte du message du retour du Christ contenu dans le livre de Daniel a été doux au palais, puis amer aux entrailles car Christ n'était pas venu comme ils l'ont espéré, et il y a eu une amère déception.

Ap 10:6 exprime clairement qu'il n'y a plus de temps, de délai, car il n'y a plus d'autres prophéties datées, ce qui signifie que le Christ peut revenir à n'importe quel moment. S'il n'y a plus de prophéties datées, cela n'empêche pas qu'il y a encore des prophéties avant le retour de Christ qui continuent à se réaliser.

quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait...(10:7)


Que représente ce mystère de Dieu ?

Rom 16:25-26 "A celui qui peut vous affermir selon mon Evangile et la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère caché pendant des siècles, mais manifesté maintenant par les écrits des prophètes, d'après l'ordre du Dieu éternel, et porté à la connaissance de toutes les nations, afin qu'elles obéissent à la foi".
Eph 1:9-10 (TOB) «Il nous fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu'il a d'avance arrêté en lui-même pour mener les temps à leur accomplissement: réunir l'univers entier sous un seul chef, le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 sept.04, 04:36
Message : Bonjour, je vous propose la suite 089,

AP 10:8-11
8 Et la voix, que j'avais entendue du ciel, me parla de nouveau, et dit: Va, prends le petit livre ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre.
9 Et j'allai vers l'ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit: Prends-le, et avale-le; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel.
10 Je pris le petit livre de la main de l'ange, et je l'avalai; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l'eus avalé, mes entrailles furent remplies d'amertume.
11 Puis on me dit: Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois.


Va, prends le petit livre ouvert dans la main de l'ange (10:8)

Un petit livre. Si cette précision est donnée, c'est probablement pour faire allusion à une époque où il était fermé. Il est intéressant de se reporter à Daniel 12: 4 et 9, où le livre de Daniel est fermé jusqu'au temps de la fin. Jean se lève suite à l'ordre d'une voix céleste, puis de l'ange, et il se saisit du «petit livre ouvert» qui est dans la main de l'ange et le mange (Ap 10:8-9). Ce geste signifie que la parole est reçue et digérée. «Le petit livre ouvert» représente probablement le livre de Daniel qui, après avoir été scellé pendant si longtemps, est enfin «ouvert» et mangé (c'est-à-dire lu et compris).

Je pris le petit livre et je l'avalai: il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l'eus avalé, mes entrailles furent remplies d'amertume (10:9-10)

Avaler un livre, c'est l'étudier, le méditer, le comprendre, et l'assimiler. Il est fait allusion ici à l'étude de ce petit livre scellé mais qui a été ouvert. Ce texte semble nous dire que les croyants concernés devaient «manger et avaler» les révélations de Dieu et plus spécialement le livre de Daniel, scellé jusqu'à la fin, où la connaissance augmentera (Dan 12:4)

Cela semble correspondre au XIXe siècle avec le grand réveil, où des centaines de milliers de croyants attendaient le retour de Christ, suite à un approfondissement de la bible et de Daniel en particulier. La joie douce du début se transforma en déception qui fut amère, quand ils ont compris le vrai sens des prophéties de Daniel et que Jésus n'est pas venu comme ils ont cru.

Il a fallu continuer «à prophétiser de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues...» (Ap 10:11)

Après cette déception terrible du XIX siècle est tombé un nouvel ordre de Dieu. «Il faut prophétiser à nouveau.» Il est demandé aux chrétiens de ne pas s'endormir sur leurs déceptions, mais de se remettre au travail. C'est précisément au XIXe siècle, que la Bible a connu un déploiement, une expansion et une diffusion dans le monde entier, jamais atteinte auparavant.

Nous ne devons pas oublier que la Bible était interdite pendant des siècles par les Conciles. Posséder une bible et la lire était considéré pendant longtemps comme un crime, et c'était punit de mort. A partir du XIXe siècle, l'ordre donné par Dieu de prophétiser a enfin pu être réalisé. Cela a été l'heure des grands mouvements de réveils du XIX siècle, avec depuis, la diffusion de la Bible partout.


La bible interdite:
(En 1229. le concile de Toulouse promulguait le décret suivant -canon 14-:
«NOUS PROHIBONS QU'ON PERMETTE AUX LAÏQUES D'AVOIR DES LIVRES DE L'ANCIEN ET DU NOUVEAU TESTAMENT, à moins que quelqu'un ne désire, par dévotion, posséder un psautier ou un bréviaire pour le service divin, ou les heures de la bienheureuse Vierge. Mais NOUS LEUR DÉFENDONS TRÈS RIGOUREUSEMENT d'avoir, en langue vulgaire même, les livres ci-dessus»)

(Le même concile établissait le tribunal de l'Inquisition, et lui traçait par les lignes suivantes un programme d'action: ON DÉTRUIRA ENTIÈREMENT JUSQU'AUX MAISONS, AUX PLUS HUMBLES ABRIS ET MÊME AUX RETRAITES SOUTERRAINES DES HOMMES CONVAINCUS DE POSSÉDER LES ÉCRITURES. ON LES POURSUIVRA JUSQUE DANS LES FORÊTS ET LES ANTRES DE LA TERRE. ON PUNIRA SÉVÈREMENT MÊME QUICONQUE LEUR DONNERA ASILE.»)

(Voici le décret d'un autre concile français: «Nous avons arrêté que PERSONNE NE DOIT POSSÉDER LES LIVRES DE L'ANCIEN ET DU NOUVEAU TESTAMENT en langue romane, et si quelqu'un les possède, qu'il les livre, dans les huit jours après la promulgation de ce décret, à l'évêque du lieu POUR QU'ILS SOIENT BRÛLÉS, faute de quoi, qu'il soit clerc ou laïque, il sera tenu pour suspect d'hérésie jusqu'à ce qu'il soit lavé de tout soupçon»)

(Cité dans l'Apocalypse de Jean Vuilleumier - Ed. S-D-T, 1938, p 161-162)
(Cité par D. Lortsch, La Bible en France, Paris, 1910, p 12-16, 21-27)
L'expérience de Jean dans l'Apocalypse rappelle celle du prophète Ezéchiel:

Ez 3:1-6 «II me dit: Fils de l'homme, mange ce rouleau, et va, parle à la maison d'Israël!...dis-leur mes paroles!»
Ap 10:9-11 «Et il me dit: Prends-le, et avale-le...Il faut que tu prophétises sur beaucoup de peuples»

Ez 3:3 «Je le mangeai et il fut dans ma bouche doux comme du miel»
Ap 10:10 «Je pris le petit livre...et je l'avalai, il fut dans ma bouche doux comme du miel...»

Le fait que le livre soit doux à la bouche, démontre que sa première lecture sera agréable, mais l'amertume vient après, à la digestion, au moment où le livre est compris. L'amertume indique que sa lecture sera suivie d'une grande déception au moment de sa compréhension.

Ez 2:10 «il était écrit...des lamentations, des plaintes et des gémissements y étaient écrits»
Ap 10:10 «mais quand je l'eus avalé, mes entrailles furent remplies d'amertume.»

Ez 7:2,3,6 «Sur Israël: Voici la fin! La fin vient...»
Ap 10:6 «et jura...qu'il n'y aurait plus de temps...»

Au-delà de ces avertissements de mort et de destruction, Ezéchiel porte aussi une promesse de restauration.

Ez 37:21,27-28 «Voici, je prendrai les enfants d'Israël du milieu des nations où ils sont allés, je les rassemblerai de toutes parts, et je les ramènerai dans leur pays." Ma demeure sera parmi eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple...lorsque mon sanctuaire sera pour toujours au milieu d'eux."
Ap 21:3,22 «Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Le Seigneur Dieu tout puissant est son temple, ainsi que l'agneau".

Ez 47:12 "Sur le torrent croîtront toutes sortes d'arbres...Leur feuillage ne se flétrira point et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture et leurs feuilles de remède."
Ap 22:2 "Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations."

Ez 37:9 "Prophétise...Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Esprit, viens...souffle sur ces morts et qu'ils revivent!"
Gen 2:7 "L'Eternel Dieu forma l'homme...il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant".

Ap 21:1 "je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre"

C'est ce double message à la fois doux et amer de jugement et de création qu'on trouve dans l'Apocalypse et Ezéchiel.

C'est aussi le message par excellence de la fête des expiations: Dieu juge son peuple et Dieu sauve son peuple. Daniel et l'Apocalypse nous éclairent pour révéler le caractère du temps de la fin. Dans Daniel 8, ce temps est désigné comme une fête des expiations, c'est-à-dire comme un temps ambigu d'espérance qui annonce à la fois le jugement et la recréation du monde. Dans l'Apocalypse 10, ce temps est rendu à travers la vision qui mange le livre de Daniel et le trouve à la fois doux et amer.

Daniel 8:17,19,26 «la vision concerne un temps qui sera la fin...il y a un temps marqué pour la fin...éloignés»
Ap 10:6-7 «il n'y aurait plus de temps, mais à la voix du septième ange...le mystère de Dieu s'accomplirait...»

Si le texte de Daniel 8 dit clairement qu'il y a un «temps» qui a été fixé pour la fin, Apocalypse 10 nous apprend que nous sommes arrivés à l'expiration de ce «temps» de la fin. Ainsi, le livre de Daniel et l'Apocalypse se complètent et il y a une relation de dépendance entre les deux révélations.

Après avoir avalé le livre, Jean doit prophétiser «sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois». Dans Ap 14:6, il y a la mission du messager prophétique du temps de la fin, qui doit prophétiser «à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple». Dans Ap 14:7-11, là aussi, le message porte spécifiquement sur le jugement et la création. Le peuple de Dieu du temps de la fin (incarné par Jean digérant le livre de Daniel), est ainsi annoncé comme un peuple qui «prophétise» et dont la mission est de porter au monde le message de Daniel éclairé par l'Apocalypse.


Ap 14:7 «Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d'eaux.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 sept.04, 04:42
Message : Bonjour, je vous propose la suite 090,

Les deux témoins: AP 11:1-19

Les chapitres 10 et 11 forment un ensemble, et ce n'est qu'en les rattachant qu'on peut bien les comprendre.

AP 11:1-2
1 On me donna un roseau semblable à une verge, en disant: Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, l'autel, et ceux qui y adorent.
2 Mais le parvis extérieur du temple, laisse-le en dehors, et ne le mesure pas; car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois.


Jean comme Ezéchiel reçoivent un roseau pour mesurer le temple de la Jérusalem future.

Ap 11:1 "On me donna un roseau...Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, l'autel, et ceux qui y adorent.»
Ez 40:3...«Il y avait un homme...il avait dans la main un cordeau de lin et une canne pour mesurer...»
Zacharie 2:2 «Je dis: Où vas-tu? Et il me dit: Je vais mesurer Jérusalem, pour voir de quelle largeur et longueur...»


Ce geste symbolique de mesurer s'éclaire quand on met en parallèle les sceaux avec les trompettes. Après l'ouverture du 6ème sceau, il y a une coupure pour marquer le peuple de Dieu du sceau de Dieu (Ap 7:3). Après la 6ème trompette, le prophète s'arrête pour mesurer le temple de Dieu, et ainsi annoncer sa restauration, car Jean doit mesurer «l'autel, et ceux qui y adorent».

Le roseau est utilisé pour mesurer, pour évaluer et cela implique inévitablement une notion de jugement. Il s'agit de mesurer le temple, or nous découvrons que dans le N-Testament le temple, c'est l'Église.


Eph 2:19-22 «vous êtes...gens de la maison de Dieu, Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit.»
1Cor 3:16,17 ; 6:19 «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous? Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous...»


Paul déclare que nous sommes à la fois sur la terre et dans le ciel.

Eph 2:5-7 «Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en J-Christ...»
Col 3:1-3 «Si donc vous êtes ressuscites avec Christ, cherchez les choses d'en haut où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en haut...Car...votre vie est cachée avec Christ en Dieu.»


Quand nous appartenons à Dieu, bien qu'étant encore sur la terre, nous sommes déjà dans le ciel. De ce fait, le temple désigne les élus, l'Église authentique du Christ.

Jean reçoit l'ordre de commencer à mesurer le temple et de laisser le parvis de côté (11:1-2)

Il y a ici une allusion claire qui consiste à évaluer la situation des chrétiens dans leur fidélité à Dieu. Quand on le saura, on pourra s'occuper du parvis, c'est à dire de ceux qui ne sont pas croyants, et qui n'appartiennent pas à l'Eglise du Christ. L'apôtre Pierre avait déjà noté «que le jugement commencerait par la maison de Dieu» (1Pier 4: 17).

Nous sommes donc dans une période de jugement, de tri pour séparer les sauvés des perdus.

Jésus précise à propos de ce jugement: «Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire...Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres...et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche» (Mat 25:31-33). Paul complète dans 1Thes 4:13-17 et dit que cet examen qui permet de savoir qui doit être pris ou laissé ne se fait pas au moment où Jésus revient, mais avant, car lors du retour de Christ tout est déjà déterminé et clair.

Pour savoir quels sont ceux qui sont sauvés et perdus, il faut que ce jugement de tri ait déjà eu lieu avant. Ce jugement, est un jugement d'évaluation, alors que le jugement final est un jugement d'application, d'exécution. L'application du jugement ne se fera que lorsque le Christ reviendra. Mais avant cela, Dieu doit déterminer ceux qui lui appartiennent et les sceller. L'ordre de mesurer le temple indique que nous sommes en plein dans le temps du jugement de tri. Ce jugement a lieu en ce moment, dans le ciel, et il s'applique d'abord aux croyants puis au reste de la terre.

«les nations fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois» (11:2)

Le parvis extérieur a été donné aux nations et elles le fouleront aux pieds la ville sainte pendant 42 mois. «La ville sainte dans Ap 21:2 désigne «la nouvelle Jérusalem, l'épouse de Christ, les élus.» Il ne s'agit donc pas d'une ville matérielle mais des réalités spirituelles, du peuple de Dieu. La nouvelle Jérusalem, représente l'ensemble des élus, ce sont les 144 000 qui constituent la foule innombrable. Nous avons une fois de plus la confirmation que Dieu s'occupe en priorité de ceux qui lui appartiennent.


Les nations vont fouler aux pieds les croyants pendant 42 mois (42 x 30 = 1260 jours/années) (11:2)

Le verset 3 le précise: «pendant mille deux cent soixante jours» ou années prophétiques, cette période représente l'époque de 538 à 1798, qui est caractérisée par le compromis avec le paganisme et à l'écart des enseignements bibliques avec l'interdiction d'étudier la Bible par les conciles et les lois.

AP 11:3,4
3 Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours.
4 Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.


La vision des deux témoins place à nouveau Jean dans l'expérience prophétique de l'Ancien Testament.

La vision s'applique au peuple de Dieu à travers l'histoire. Ce peuple qui a pour mission de «prophétiser» (Ap 11:3). La vision compare ici ce peuple «prophète» à «deux témoins» (Ap 11:3) et il explique: Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre» (Ap 11:4). Le prophète Zacharie rapporte la même vision de deux oliviers et d'un chandelier (Zacharie 4:1-6 ; 11-14).

A la question du prophète: «Que signifient ces choses ?» (Zach 4:4), l'ange répond: «Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon Esprit, dit l'Eternel des armées» (Zach 4:6.). L'explication de l'ange vient de l'image de l'huile d'olivier par rapport au chandelier. Le chandelier comme la parole prophétique éclaire grâce à l'huile d'olivier, ou à l'Esprit de Dieu versé d'en haut. Or les apôtres confirment que la Parole de Dieu est l'oeuvre du Saint-Esprit (2Timothée 3:16 ; 2Pierre 1:21).


La Bible, la parole de Dieu est souvent comparée à la lumière qui éclaire.

Ps 119:105 «Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier»
Prov 6:23 «Car le précepte est une lampe, et l'enseignement une lumière...»
Mat 24:14 «Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage...»


Dans le N-Testament, Dieu et Jésus sont comparés à la lumière. Lorsque Jésus s'identifie à la lumière, il l'associe au chemin dans l'esprit du Ps 119:105, et il fait par conséquent allusion à la torah, la révélation de Dieu, qui est aussi comparée à la lumière.

1Jn 1:5 «La nouvelle que nous vous annonçons, c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a point en lui de ténèbres»
Jean 8:12 «Jésus dit: Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres...»
Jean 12:35 «Jésus dit: La lumière est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point...»


C'est dans la souffrance et le deuil que les témoins porteront la parole de Dieu pendant 1260 jours ou 42 mois.

Le sac dans la bible représente souvent le signe du deuil (Gen 37:34 ; Esth 4:1 ; Jonas 3:6...). Nous avons ici de façon symbolique une présentation du deuil qu'il a fallu faire de la Bible. Pendant 1260 ans, de 538 à 1798, la Parole de Dieu a été couverte d'un sac, car il était longtemps interdit de la lire et de l'enseigner, de l'étudier et même de la posséder. Durant cette longue période, la Bible n'était pas offerte à tous.

AP 11:5,6
5 Si quelqu'un veut leur faire du mal, du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis; et si quelqu'un veut leur faire du mal, il faut qu'il soit tué de cette manière.
6 Ils ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu'il ne tombe point de pluie pendant les jours de leur prophétie; et ils ont le pouvoir de changer les eaux en sang, et de frapper la terre de toute espèce de plaie, chaque fois qu'ils le voudront.


Le pouvoir de fermer le ciel et la destruction par le feu font allusion au pouvoir du prophète Élie (1Rois 17-18). Nous notons au passage, que la sécheresse annoncée par Élie a duré 3 ans et demi: (correspond aux 1260 jours, ou 42 mois, ou 1 temps 2 temps et la moitié d'1 temps)

Luc 4:25 «Je vous le dis...lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu'il y eut une grande famine...»
Jacq 5:17 «Élie...pria avec instance...et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois»


La mention de la destruction par le feu est également en relation étroite avec l'histoire d'Élie. Le fait de s'opposer constamment à Dieu n'est pas sans conséquences, et Jean nous averti dans Ap 20:15, que «Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu»

2Rois 1:1-10 «Élie répondit au chef de cinquante: Si je suis un homme de Dieu, que le feu descende du ciel et te consume, toi et tes cinquante hommes! Et le feu descendit du ciel et le consuma, lui et ses cinquante hommes»

A l'olivier et au chandelier s'ajoute une autre association qui précise l'identification de ces deux témoins (11:6). Les miracles qu'ils accomplissent rappellent deux personnages importants de l'Ancien Testament: Moïse et Élie. Moïse est évoqué à travers le miracle des eaux changées en sang et des plaies qui frappent la terre (Ex 7:14-18). Elie est évoqué à travers le miracle du feu qui dévore l'ennemi, et de la pluie qui est contrôlée (1 Rois 19:10 ; 17:1)
Auteur : Philippe Septième
Date : 12 sept.04, 22:40
Message : Bonjour, je vous propose la suite 091,

Malachie est le seul texte de l'A-Testament qui associe les deux personnages de Moïse et d'Elie.


Mal 4:4-6 «Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, auquel j'ai prescrit en Horeb pour tout Israël des préceptes et des ordonnances...Voici, je vous enverrai Elie le prophète avant que le jour de l'Eternel arrive...»

Ce passage est orienté dans deux directions opposées.

Avec Moïse, on se tourne vers le passé. C'est un appel au souvenir, à être fidèle à la loi de Dieu. Moise représente ici l'Ancien Testament. C'est ainsi que l'ont compris les chrétiens contemporains de Jean.

Jean 1:17 «car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.»
Actes 15:21 «Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent...»


Avec Elie, on est invité à se tourner vers l'avenir, c'est la promesse et l'espérance de la venue du Messie. Les chrétiens contemporains de Jean associaient en effet Elie à la venue de Jésus-Christ.

Luc 1:13-17 de Jean-Baptiste il est dit: «il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Elie, pour ramener les coeurs des pères vers les enfants...afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.»
Mat 17:10-13 «Les disciples lui firent cette question: Pourquoi les scribes disent-ils qu'Elie doit venir premièrement? Il répondit: Il est vrai qu'Elie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu...Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.»


Comme Moïse renvoie aux racines de l'A-Testament, Elie appelle à l'espérance messianique du N-Testament. Pour Jean, nourri aux sources judéo-chrétiennes, l'allusion à Moïse et à Elie est chargée d'une référence aux deux révélations de Dieu, communément appelées l'Ancien Testament et le Nouveau Testament. En résumé, on peut dire que les deux témoins représentent la Parole de Dieu révélée par le Saint-Esprit. Ils ont reçu le pouvoir d'annoncer le mystère de Dieu, de lutter contre l'infidélité et contre le refus de Dieu.

Les deux témoins sont ici présents et jouent un rôle dans le processus prophétique.

A travers cette double référence on met l'accent sur toute la Bible, avec la complémentarité des deux témoignages. Le texte veut nous faire comprendre que la seule manière de prophétiser, c'est d'enseigner la bible dans sa totalité.

Eph 2:20 «Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes..."

Sans l'Ancien Testament, qui prévoit la venue du Messie et pose les principes fondamentaux d'une vie selon la loi d'en haut, on ne pourrait ni reconnaître le Messie, ni comprendre son message, ni le recevoir. Sans le Nouveau Testament, qui accomplit ces prophéties et révèle le sens profond de la loi d'en haut, on ne peut ni comprendre l'intention des anciennes institutions Israélites ni saisir l'orientation des prophéties messianiques.

A travers ces 2 documents, c'est aux deux peuples qui les ont transmis que l'image des deux témoins s'applique.

Car le prophète voit avant tout des hommes et des femmes qui prophétisent et qui souffrent (Ap 11:3,7). Sans ces deux peuples, nous n'aurions pas pu avoir accès aux Ecritures sacrées, à l'A-T et N-T, ni à leurs vérités. Le peuple juif a porté au monde le témoignage de la loi d'en haut, et a conservé consciencieusement et passionnément les Ecritures hébraïques avec ses prophéties. Il s'agit de tous ces Juifs fidèles qui ont souvent payé de leur vie le seul fait d'exister en tant que Juifs.

L'Eglise chrétienne a porté au monde l'Evangile et l'amour de Dieu et a fait connaître le nom de Christ, et elle a conservé avec soin les écrits du N-Testament avec ses prophéties. Ce sont tous ces chrétiens qui ont connu le martyr et sont morts pour avoir proclamé leur foi et refusé le compromis.

C'est parce que l'un ou l'autre de ces témoignages a été négligé, rejeté ou ignoré (l'A-T par l'Eglise, le N-T par Israël), qu'il a fallu que les 2 témoins, Israël et l'Eglise survivent ensemble, complémentaires pour le monde et pour eux. La négligence de l'AT ou du NT qui s'éclairent et se complètent mutuellement, avec une vérité et des révélations particulières à chacun, conduit à une déformation et à une amputation de la révélation de Dieu.

Cette unité et complémentarité (Ancien et N-T) est d'autant plus fondamentale qu'elle est à la base de l'interprétation de la Bible et de l'Apocalypse. Sans le livre de Daniel, l'Apocalypse demeure une parole obscure, à cause de ses nombreuses allusions et références à Daniel, et aussi parce qu'il se situe intentionnellement dans son prolongement direct et utilise le même langage et la même symbolique, et parce qu'il se rapporte aux mêmes événements prophétiques.

Un exemple dans notre texte d'Ap 11:2-3, «avec les 42 mois et 1260 jours», avec Daniel 7:25 qui prévoit une persécution pendant «un temps, des temps, et la moitié d'un temps» (ou 3 ans et demi, x 360 jours = 1260 ans). Pour décrire ce temps de persécution, Jean utilise un langage qui rappelle celui de Daniel: «Les nations fouleront aux pieds la ville sainte» (Ap 11:2), comme la petite corne foule aux pieds les saints (Daniel 8:10).


AP 11:7,8
7 Quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l'abîme leur fera la guerre, les vaincra, et les tuera.
8 Et leurs cadavres seront sur la place de la grande ville, qui est appelée, dans un sens spirituel, Sodome et Egypte, là même où leur Seigneur a été crucifié.


la bête qui monte de l'abîme.

Une bête dans la Bible représente un pouvoir, une puissance, une autorité.


Dan 7:3,17,23 «Ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois (royaumes), qui s'élèveront de la terre...»
Dan 8:20-21 «Le bélier...ce sont les rois des Mèdes et des Perses. Le bouc, c'est le roi de Javan...»

Ap 13:4 "Et ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête. et qui peut combattre contre elle?»
Ap 13:12 "Elle exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence...»


L'abîme représente le lieu sans Dieu, le lieu où Dieu n'est pas le Créateur, ou la négation de Dieu, l'athéisme.

L'ange de l'abîme représente Satan, l'étoile tombée du ciel: Ap 9:1,11 ; Es 14:12-14 ; Luc 10:18...
Labîme représente le lieu sans Dieu...Gen 1:2 ; Es 51:9,10 ; Ap 20:2-3...

En clair, il est fait ici allusion à une puissance qui nie Dieu, l'athéisme, et qui se situe entre la 6ème et la 7ème trompette (18e - 19e siècle), et qui a voulu éliminer Dieu avec tout ce qu'il représente. Nous trouvons une réponse dans cette puissance de l'athéisme avec la Déesse de la Raison qui au moment de la Révolution Française s'est attaquée à la religion et au travers elle à Dieu et à sa parole.


La Révolution française, ou les forces qui montent de l'abîme et qui nient Dieu (Ap 9:7)

Lors de la Révolution Française entre 1789 et 1798, on sait que le christianisme a été pendant un certain temps totalement banni, au profit du culte de la nature et de la raison qui a essayé de rejeter Dieu. Ce changement a duré du 30 Brumaire An 2, c'est à dire le 20 Novembre 1793, jusqu'au 17 Juin 1797, soit environ pendant 3 ans et demi, comme la prophétie l'a prédit. (Ap 11:11 -soit «trois jours et demi» prophétiques).

A la Révolution française, non seulement la religion officielle est attaquée, mais tout ce qui la rappelle ou l'inspire. Le nouveau culte de la Raison promet la destruction des Ecritures et le rejet total de Dieu. Sur la place publique, les livres considérés comme sacrés par les chrétiens et par les juifs sont brûlés.

(Le Moniteur, 1er frimaire, An II):
«Hier, jour de la Décade, se sont effacées les dernières traces des honneurs superstitieux: un grand bûcher élevé sur la place portait en étendard une multitude d'images et de tableaux tirés des églises. Le public a couvert le bûcher de cinq à six mille volumes de livres dits pieux, et l'autodafé s'est fait aux acclamations universelles et au milieu des chants républicains. De partout, les livres pleuvaient, et jusqu'aux Juifs que nous avons dans cette ville y sont venus solennellement porter les leurs et renoncer à la ridicule attente du Messie. La masse des livres apportés a été telle que le feu allumé n'était pas encore éteint à dix heures ce matin»
En novembre 1793, la Convention promulgue un décret qui abolit tous les cultes. Pour la première fois dans l'histoire de l'Eglise, la fin de la religion chrétienne est proclamée officiellement:
(Le Moniteur. 14 novembre 1793)
«La raison vient de remporter une grande victoire sur le fanatisme, une religion d'erreur et de sang est anéantie; Depuis 18 siècles, elle n'a causé que des maux à la terre, et on la nommait divine ! Les guerres des croisades, des Vaudois, des Albigeois, les Vêpres siciliennes, le massacre de la Saint Barthélemy, voilà son ouvrage, voilà ses trophées: qu'elle disparaisse de la surface de la terre.»
Parce que l'Eglise officielle et dominatrice a étouffé le témoignage des Ecritures et a imposé sa croyance, cela a produit par réaction la Révolution française qui a brûlé les Ecritures. Parce que l'Eglise a négligé la référence d'en haut, révélée dans la Parole de Dieu, elle a persécuté et engendré son propre destructeur, qui s'en est pris à Dieu et à sa parole pour les rejeter.

La grande ville: de qui s'agit-il ? (11:8)

Ap 16:19 présente «la grande ville» en disant que c'est «Babylone la grande.»
Ap 18:10 Jean parle également de Babylone. «La grande ville, Babylone, la ville puissante!"
Ap 17:9,18 confirme cette idée, et parle de la grande ville sous les traits mystiques d'une femme.

«Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise.» «Et la femme que tu as vue, c'est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre.». Mais lorsque Jean écrit, Babylone n'existe plus depuis longtemps. Ce n'est donc pas la ville de l'Empire Chaldéens dont il s'agit. Il ne peut s'agir que de la Babylone mystique, c'est à dire de Rome, qui domine.


1Pierre 5:13 «L'Église des élus qui est à Babylone vous salue...» On sait que Pierre parlait de Rome.
(Histoire Universelle Larousse de poche. 1969, l'âge grec, p-67)
Rome au milieu du VIe siècle av-J-C...est loin de s'étendre encore sur les sept célèbres collines...»
(Le Petit Larousse illustré -1992, p-1524)
Sous le nom «Palatin: une des 7 collines de Rome, la plus ancienne.»

Auteur : Philippe Septième
Date : 12 sept.04, 22:44
Message : Bonjour, je vous propose la suite 092,

La ville de Rome est comparée à Sodome et à l'Egypte (11:8)


Sodome est la ville du vice (Gen 19), et l'Egypte évoque la négation du Dieu Souverain et Créateur (Ex 5:2). Le lieu du drame est situé «dans un sens spirituel» (Ap 11:8) par rapport à trois endroits qui ont marqué l'histoire biblique: «la grande ville», c'est-à-dire Babylone (Ap 14:8), qui personnifie l'usurpation de Dieu, l'Egypte qui représente la négation de Dieu, et Sodome qui incarne la dégradation morale et l'ignorance de Dieu.

«qui est appelée, dans un sens spirituel. Sodome et Egypte, là même où leur Seigneur a été crucifié.» (11:8)

En s'arrêtant à la lettre, nous pourrions être tentés de croire qu'il s'agit de Jérusalem. Mais jamais Jérusalem n'est appelée la grande ville dans toute la Bible, et nous sommes dans les symboles. L'épître aux Hébreux déclare que lorsque nous refusons le Christ, nous le crucifions (Hébreux 6:4-6). On découvre ainsi, que la grande ville, la Babylone mystique qui est en fait Rome, par sa façon de vivre, sombre dans le vice et dans le scepticisme parce qu'elle participe de manière mystique à la crucifixion de Jésus. C'est l'endroit où Dieu est mort, que ce soit qu'il ait été remplacé, nié, ou simplement ignoré.


AP 11:9,10
9 Des hommes d'entre les peuples, les tribus, les langues, et les nations, verront leurs cadavres pendant trois jours et demi, et ils ne permettront pas que leurs cadavres soient mis dans un sépulcre.
10 Et à cause d'eux les habitants de la terre se réjouiront et seront dans l'allégresse, et ils s'enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes ont tourmenté les habitants de la terre.


Ap 11:2,3,9 «quarante-deux mois...mille deux cent soixante jours, et trois jours et demi»
Ap 11:2,3 «et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois» (42 x 30 = 1260) «Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant 1260 jours.»

Il s'agit donc du même événement dans les deux prophéties (42 mois ou 1260 jours/années). L'histoire révèle que pendant «1260 années», soit «de 538 à 1798 après J-C», c'est la période pendant laquelle l'Eglise domine officiellement et pratique l'intolérance. Les témoins des Ecritures sont neutralisés, interdits. Pendant tout ce temps, nous dit l'Apocalypse, les deux témoins prophétisent «revêtus de sacs» (Ap 11:3). Ils prophétisent dans la souffrance et dans le deuil, c'est à dire dans de grandes difficultés et des risques.

Après cette longue période douloureuse de 1260 années, alors qu'on arrive vers fin de leur témoignage en 1798, «Quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l'abîme leur fera la guerre, les vaincra, et les tuera» (11:7). Cela signifie, qu'à la fin de cette longue période de 1260 années, durant laquelle les deux témoins qui représentent la Parole de Dieu dans sa totalité (A. et N. Testament) ont témoignés dans le deuil, la bête qui monte de l'abîme, ou l'athéisme, lors de la Révolution Française, leur fera la guerre et les vaincra (11:7). Les 2 témoins resteront morts «trois jours et demi» ou 3 ans et demi, après quoi «ils reviennent à la vie» (11:11)


«Des hommes d'entre les peuples...verront leurs cadavres pendant trois jours et demi...ou trois ans et demi» (11:9)

Ces trois ans et demi correspondent, lors de la Révolution Française, ou moment où on a voulu remplacer Dieu et sa Parole par la déesse de la raison, et qui se situent entre 1793 à 1797.
(Théo. Encyclopédie catholique pour tous - Droguet-Ardant/Fayard -1993:)
p427 «10 nov. 1793 - inauguration du culte de la Raison à N. D. de Paris, temple de la raison» «23 nov. 1793 - Fermeture des églises parisiennes»

(Larousse 3 volumes -1966, sous: Révolution Française)
«24 novembre 1793 - Fermeture des églises»

(Histoire universelle - Larousse de poche, 1787 - 1870. p96)
«Robespierre lance le culte de l'être suprême qui sera l'objet d'une grande cérémonie (8 juin 1794)

(L'Etat de la France pendant la Révolution (1789 -1799), M. Voyelle, Ed. la découverte - Paris 1988)
p14 «23/11/1793: les édifices du culte deviennent temples de la Raison»

(Chronique de la Révolution, 1788-1799, Larousse -1988)
Août 1793 «Fête de la Raison: La fête de la déesse Raison, organisée aujourd'hui place de la Bastille, fut un succès. Rassemblée autour d'une statue colossale représentant la nouvelle divinité, la foule chanta ce cantique sur l'air de la Marseillaise: Aimable soeur de la nature Sage et puissante déité, Raison, terrasse l'imposture et couronne la vérité...Raison, entends nos voeux, habite dans nos coeurs: Raison que ton flambeau dissipe nos erreurs. Trompé par ses rois, par ses prêtres, le peuple a langui trop longtemps sous le joug pesant de ses maîtres, et sous les pieds des charlatans...Raison, toi qui donna naissance à la modeste égalité, viens affermir par ta présence le règne de la liberté..."

10 novembre 1793 «Nous marchons de miracle en miracle », ont écrit à la Convention les deux représentants en mission à Rochefort, «il n'y aura plus dans cette ville qu'un seul temple, celui de la Vérité ». C'est ainsi qu'on inaugurait aujourd'hui l'église paroissiale de la ville dans ses nouvelles fonctions déistes. Ce n'est pas le seul «miracle» opéré par Lequinio et Laignelot. Ceux-ci sont parvenus, à force de menaces plus ou moins voilées et de promesses plus ou moins sincères, à obtenir l'abjuration de deux ministres du culte, l'un prêtre et l'autre pasteur. Voilà comment une église a pu devenir un tribunal révolutionnaire et un temple une prison.»

17 juin 1797 «Jordan carillon, Jordan les cloches» Son premier grand discours parlementaire aura au moins valu un surnom à ce jeune député de Lyon. Inventé par ses adversaires, ce sobriquet pourrait toutefois le rendre populaire auprès d'une partie de la population. Monté à la tribune du Conseil des Cinq-Cents pour y présenter le rapport élaboré par la Commission chargée de réviser les lois sur les cultes, Camille Jordan a consacré un des temps forts de son discours à la «question des cloches»...Son propos ne s'est cependant pas limité à cette question qui symbolise les limites de l'actuelle liberté religieuse. Il a aussi demandé que le serment de soumission aux lois de la République ne soit plus exigé des prêtres. Quant à la législation sur les prêtres réfractaires, c'est te député Dubruel qui a été chargé d'en réclamer l'abolition.»

(Journal de la France et des Français, Chronologie politique, culturelle et religieuse de Clovis à 2000, Gallimar-2001)
p1269-1270 «17 juin 1797, An V, au conseil des Cinq-Cents, rapport de Camille Jordan (1771-1821) sur la liberté des cultes: l'Etat garde un droit de surveillance et de police sur les cultes mais on ne doit pas demander de promesse aux prêtres; La liberté des cultes réclamée est pour l'intérieur des églises; Jordan demande qu'on autorise les sonneries des cloches et que l'on réprime aussi bien ceux qui troublent l'exercice du culte que ceux qui profitent de la liberté de culte pour faire de la politique.». «24 juin 1797, An V, Les anales de la Religion signalent qu'au début de l'an V, le ministère des finances a relevé 31214 communes ayant repris l'exercice public du culte et que 4511 étaient en instance de l'obtenir». «26 juin 1797, An V, Au conseil des Cinq-Cents, Dubruel réclame la suppression des peines de détention et de déportation contre les prêtres réfractaires; Il demande aussi qu'on lie la discussion du rapport Jordan (17 juin) à celle de l'abrogation de la législation répressive contre les prêtres.»
Et à cause d'eux les habitants de la terre se réjouiront et seront dans l'allégresse...» (11:10)

Ce texte illustre bien ce qui s'est passé au sein de la Révolution Française. Personne n'est intervenu pour défendre le point de vue biblique, ni en Europe, ni ailleurs. La victoire du scepticisme et de l'athéisme a déchaîné la joie internationale. Cette situation ne sera tempérée qu'en 1797 par la déclaration de C. Jordan rétablissant les cultes en France.

A partir des années 1797-1798, au moment même où l'Eglise est frappée, et trois années et demie après la proclamation de la mort de la religion chrétienne, on revient à la tolérance et à la liberté du culte. Ainsi s'amorce un mouvement de retour aux Ecritures qui retrouvaient leur place sur le marché et dans les coeurs. Les deux témoins sont remis sur leurs pieds, ils sont ressuscites et ils n'ont jamais été aussi vivants depuis.

La Bible est devenue le plus grand best-seller de tous les temps, le plus vendu au monde. Le siècle suivant (19ème), sera le début d'une grande promotion pour la bible qui conduira à un grand réveil spirituel.


AP 11:11,12
11 Après les trois jours et demi, un esprit de vie, venant de Dieu, entra en eux, et ils se tinrent sur leurs pieds; et une grande crainte s'empara de ceux qui les voyaient.
12 Et ils entendirent du ciel une voix qui leur disait: Montez ici! Et ils montèrent au ciel dans la nuée; et leurs ennemis les virent.


Ce parallélisme entre la résurrection de Christ et des 2 témoins, montre clairement que les témoins (la Parole de Dieu écrite et le Saint-Esprit) sont bien les authentiques témoins de Jésus sur terre. Satan aura tout essayé pour détruire la Parole de Dieu et pour faire obstacle à l'Esprit, mais les deux témoins triomphent finalement.

La résurrection des 2 témoins, nous amène en plein XIXe siècle, juste après la période des 3 Jours et demi. C'est l'époque de la redécouverte de la Bible en général et du petit livre de Daniel en particulier. C'est dans cette période que le monde a fait un retour spectaculaire à l'étude de la Bible et des prophéties. La réhabilitation de la Bible a été manifeste entre autre par la création de nombreuses sociétés bibliques.

La 1ère a été ouverte à Londres en 1804, et puis en 1816 la société biblique Américaine voit le jour, ainsi que des dizaines d'autres tout le long du 19è siècle. La Parole de Dieu sera enfin traduite dans toutes les langues et accessible à tous. Les missionnaires vont essayer d'envahir le monde pour porter cette bonne nouvelle à tous.

Auteur : Philippe Septième
Date : 12 sept.04, 22:45
Message : Bonjour, je vous propose la suite 093,

De la crucifixion de Jésus, à l'allusion de sa résurrection et de son ascension (11:8,11)


Ap 11:8 «la grande ville...appelée dans un sens spirituel, Sodome et Egypte, là où leur Seigneur a été crucifié»
Ap 11:11 «un esprit de vie venant de Dieu entra en eux, et ils se tinrent sur leurs pieds...»
Ap 11:12 «Et ils montèrent au ciel dans la nuée, et leurs ennemis les virent.»


L'événement est décrit dans un langage qui évoque le miracle de la résurrection (Rom 8:11)
Ezé 37:5,9-10 «Je prophétisai...et l'esprit entra en eux, et ils reprirent vie, et ils se tinrent sur leurs pieds...»

Après l'allusion à la crucifixion de Jésus, le texte passe à l'allusion à sa résurrection et à son ascension.
Marc 9:31 «Le Fils de l'homme...ils le feront mourir, et trois jours après qu'il aura été mis a mort, il ressuscitera»
Jean 2:19-22 «Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.»
Actes 1:9 «Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu'ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux.»


AP 11:13
13 A cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre, et la dixième partie de la ville tomba; sept mille hommes furent tués dans ce tremblement de terre, et les autres furent effrayés et donnèrent gloire au Dieu du ciel.


A cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre, et la dixième partie de la ville tomba...(11:13)

Un grand tremblement de terre secoue la ville, un lieu déjà défini comme «la grande ville», c'est-à-dire Rome. Rome avec son pouvoir d'usurpation (décrit comme Babylone) reçoit une blessure mortelle. A la fin des 3 jours et demi, après 1797, la grande ville que nous avons identifiée comme étant Rome a connu un bouleversement inattendu et surprenant, dont la France est l'actrice principale.

Nous sommes le 20 février 1798, au moment où l'Eglise, déjà attaquée de tous côtés, voit son chef politique et spirituel, le pape Pie VI, jeté en prison. Pourtant, la vitalité de l'Eglise n'est pas affectée. D'après la prophétie, seulement «un dixième de la ville» est touché, et «sept mille hommes» sont seulement tués, c'est à dire un petit nombre (Ap 11:13)

(théo - L'Encyclopédie catholique pour tous - Fayard -1993)
p424 «...la Révolution française marque la fin d'un monde. Or, tout paraît lier l'Eglise à la société finissante...Cependant...la population reste dans son ensemble attachée à la religion catholique; on en aura le témoignage lorsqu'après la tourmente on verra l'Église reprendre rapidement racine»
La signification du dixième et de 7 000 dans la bible.

La notion de tremblement de terre dans la Bible est très souvent associée à des périodes de troubles.
Marc 13:8 «il y aura des tremblements de terre en divers lieux... Ce ne sera que le commencement des douleurs.»

Ici, on peut le voir comme une sorte de jugement de Dieu pour inciter les hommes à la repentance. Le texte confirme en effet que «les autres furent effrayés et donnèrent gloire au Dieu du ciel» (Ap 11:13). Si la ville de Rome représente la totalité de l'Empire, le 1/10e attire notre attention sur une autre prophétie. Dans Daniel 7, on voit une bête qui a sur sa tête 10 cornes symbolisant le démembrement de l'Empire de Rome. Le 1/10e de l'Empire représenterait l'un des royaumes du démembrement de l'Empire par les invasions Barbares.

Y aurait-il dans ces pays, suite à la chute de l'Empire Romain, un Etat qui a fait la guerre aux chrétiens ? Nous savons que la France, fille aînée de l'église, a fait la guerre d'une façon particulière aux chrétiens. Le dixième symbolise le minimum, et signifie que le coup ne porte que sur une toute petite partie de la ville.


Gen 18:32 «Peut-être s'y trouvera-t-il dix justes. Et l'Éternel dit: Je ne la détruirai point, à cause de ces dix justes»
Es 6:13 «Et s'il y reste encore un dixième des habitants, ils seront à leur tour anéantis»
Lév 27:30 «Toute dîme de la terre...appartient à l'Eternel; c'est une chose consacrée à l'Éternel»
Exode 20, Les 10 commandements sont un minimum vital pour quelqu'un qui veut vivre avec son Dieu.


Sept mille hommes sont associés dans la mémoire biblique à l'idée de «reste» et signifient que l'Eglise se remettra très vite de cette agression, car le coup n'est pas mortel (Ap 13:3). Nous avons vu dans Ap 9:5, que cette blessure de l'Eglise faite par la Révolution Française durerait 5 mois prophétique, après quoi elle guérirait: (5 x 30 = 150 ans) (1798 +150= 1948).

1Rois 19:18 «Je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n'ont point fléchi les genoux devant Baal.»
1Rois 20:15- «Alors Achab passa en revue...tout le peuple, tous les enfants d'Israël, et ils étaient sept mille.»


7 000: de 7, qui peut signifier l'intervention de Dieu en faveur de l'homme, et 1 000 parle de l'amour infini de Dieu. Dans ce chiffre 7 000, on peut voir une nouvelle intervention de Dieu afin de démontrer son amour à l'humanité et peut-être plus particulièrement à cette grande ville en lui donnant une nouvelle chance de se repentir des actes commis pendant les 1260 jours. Ap 11:13 dit qu'à la suite de cela les autres ont donné gloire à Dieu.

AP 11:14-18
14 Le second malheur est passé. Voici, le troisième malheur vient bientôt.
15 Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles.
16 Et les vingt-quatre vieillards, qui étaient assis devant Dieu sur leurs trônes, se prosternèrent sur leurs faces, et ils adorèrent Dieu,
17 en disant: Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant, qui es, et qui étais, de ce que tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne.
18 Les nations se sont irritées; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre.


La colère de Dieu:

Jean ne dit pas explicitement que la 7ème trompette est le 3ème malheur, mais la construction du texte le montre. La dernière trompette (1Thes 4:16), c'est le retour de Jésus, où il reçoit tous les royaumes de ce monde (Dan 7:27).

Plusieurs éléments nous indiquent l'époque de cette vision.

-Le temple de Dieu dans le ciel est ouvert (11:19)
-Le temps est venu de juger...et de récompenser tes serviteurs (11:18)
-Le royaume est remis entre les mains de Christ (11:15)

Ces points nous situent à partir du jugement pour séparer les sauvés des perdus et jusqu'au retour de Christ. Avec la 7ème trompette, nous sommes dans la dernière période de l'histoire de l'humanité avant le retour de J-C. La septième trompette annonce «le 3ème malheur» qui doit frapper les derniers instants de l'histoire humaine. C'est le moment où le mystère de Dieu se dévoile, quand l'événement prédit par la prophétie s'accomplit.


Ap 10:7 «aux jours de la voix du 7ème ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait, comme il l'a annoncé à ses serviteurs, les prophètes.»

La septième trompette fait écho au sixième sceau.

Tous deux se rapportent au même temps de la fin, au temps de la colère de Dieu et du jugement des nations. Alors que le sixième sceau éclairait la scène terrestre, la septième trompette s'ouvre sur une scène céleste. Dans le 6ème sceau, la vision part de la terre allant vers l'avenir pour finir dans le ciel, où Dieu règne sur son trône. Dans la 7ème trompette, la vision part du ciel où Dieu règne et se déplace dans le passé, pour finir sur la terre.

Ap 6:15-17 «Les rois de la terre, les chefs militaires...se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient...Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?
Ap 11:18 «et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes...et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre.


La vision de la 7ème et dernière trompette suggère plusieurs étapes dans le temps.

1)- Cela concerne le moment où de «fortes voix» proclament que tout est accompli.

Ap 11:15 «Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles»
1Cor 15:52 «en un instant, en un clin d'oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés»

1Thes 4:16-17 «Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur»
2Pierre 3:10 «Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; En ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu'elle renferme sera consumée»


2)- Une comparaison avec Ap 4 révèle un certain nombre de thèmes communs.

a) Ap 4:4,8 «Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis...» «Saint...est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient!»
a') Ap 11:17 "Et les vingt-quatre vieillards, qui étaient assis...sur leurs trônes, se prosternèrent...Seigneur Dieu tout-puissant, qui es et qui étais, de ce que tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne"

Seule la mention du «Dieu qui vient» dans Ap 4:8, est absente dans Ap 11:17, ce qui prouve qu'il est déjà venu, car le "qui vient" a été remplacé par: "car tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne". A ce moment de la vision nous sommes bien après le retour de Jésus annoncé par la 7ème trompette.
Auteur : Philippe Septième
Date : 12 sept.04, 22:51
Message : Bonjour, je vous propose la suite 094,

3- Puis les 24 Vieillard passent de l'adoration, à l'évocation de l'événement qui a conduit Jusque au jugement (11:18)

Ap 11:18 décrit aussi les derniers événements de l'histoire de l'humanité.

-Les nations se sont irritées - cela peut évoquer les guerres dans les derniers temps.
-et ta colère est venue - la colère de Dieu représente les fléaux de Dieu (Ap 15 et 16).
-et le temps est venu de juger les morts - peut représenter le jugement pendant mille ans.
-de récompenser tes serviteurs - cela représente le salut lors de la venue de Christ.
-de détruire ceux qui détruisent la terre - cela peut représenter la destruction des rebelles lors de la venue de Christ en gloire et aussi la destruction définitive après les 1000 ans.

Le jugement des morts signifie «la destruction» des méchants, des nations irritées» qui «détruisent la terre». La prophétie renvoie ici à une vision ultérieure de l'Ap 20:12-15, qui situe cet événement après les mille ans. Dans les deux textes, on parle du jugement des morts en utilisant le même langage.


APO 11:18
"Les nations se sont irritées et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts...les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre."

APO 20:12,15
"je vis les morts, les grands et les petits...devant le trône...les morts furent jugés selon leurs oeuvres...Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu"


Le jugement des «saints» débouche sur leur récompense. La vision fait ici allusion au moment de la parousie, lorsque Christ viendra prendre les siens, et c'est un événement qui précède les mille ans.

APO 11:18
"Le temps est venu...de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands..."

APO 22:12
"Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun ce qu'est son oeuvre"


Les deux jugements sont dépendants l'un de l'autre. Car en détruisant «ceux qui détruisent la terre», Dieu sauve la terre avec les croyants qui ont souffert de cet état. La destruction de la terre dont il est question ici, relève d'un domaine essentiellement religieux et spirituel. C'est d'ailleurs parce que les nations sont «irritées» contre Dieu qu'elles détruisent la terre. Les hommes se comportent en propriétaires légitimes de la terre, et parce qu'ils ont rejeté Dieu comme Seigneur et Créateur de la terre, parce qu'ils ont pris la place de Dieu, les nations ont été amenées à détruire la terre. Or, à la création, Dieu a confié la terre à l'homme, pour «la cultiver et pour la garder» (Gen 2:15)

On retrouve encore ici ce même mécanisme qui caractérise l'intolérance et l'oppression religieuse. Ces hommes tuent leurs frères parce qu'ils ont perdu le sens du Père Céleste au-dessus d'eux. Le rejet du Dieu absolu conduit inévitablement aux croisades, à l'Inquisition ou à l'intégrisme. Voilà pourquoi le jugement de Dieu contre les nations est en même temps un jugement qui sauve la terre.

Nous avons ici une allusion à la destruction de la terre. C'est ce que Jésus a appelé la fin d'un monde. Le retour du Christ vient achever l'oeuvre de Dieu avec le rétablissement du royaume de justice et d'amour. C'est le moment du jugement exécutif, où Christ rend à chacun selon ses choix qu'il a fait dans cette vie.


AP 11:10
Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son temple. Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grêle.


Héb 9:4 déclare «qu'il y avait dans l'arche...les tables de l'alliance.», les 10 commandements. Le Décalogue qui se trouvait dans l'arche est le contrat d'alliance entre Dieu et l'humanité (Ex 34:28). Dans l'arche se trouvaient les 10 paroles de vie, avec la condition absolue pour que le monde puisse subsister. Dans le temple céleste, cette loi écrite par Dieu lui-même reste dans l'arche pour nous rappeler que si sur la terre les hommes l'ont changée ou la trouvent périmée, devant Dieu, cette loi est toujours valide.

Cette loi sera aussi un critère clé lors du jugement:

Rom 2:12-13 «Tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.
Jacques 2:12 «Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté»


Jean va confirmer, par deux fois l'utilité de la loi, au centre même de ces écrits dans l'Apocalypse.

Ap 12:17 «Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»
Ap 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»


Dieu nous a donné sa Loi, sa Parole et son Esprit, pour nous permettre de démasquer toutes les ruses de l'ange de l'abîme avec tous ses mensonges, afin de pouvoir discerner la Vérité révélée par Christ.
Auteur : Philippe Septième
Date : 19 oct.04, 19:22
Message : Bonjour, je vous propose la suite 095,

Le diable, la femme et sa postérité: Apocalypse 12

Prélude sur l'arche: Avant d'entrer dans la nouvelle série de visions, l'introduction nous ramène dans le lieu Très-Saint du sanctuaire, avec l'arche de l'alliance.

Ap 11:19 "Et le temple de Dieu fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son temple. Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grêle"

Avec l'autel d'or des parfums (Ap 8:2-5), Jean nous signale qu'il y aura un temps où il n'y aura plus d'intercession. Après la 7ème trompette, le ciel est ouvert et c'est l'arche de l'alliance de Dieu qui apparaît dans son temple.

Au moment où Jean découvre l'arche, il y a une nouvelle manifestation de Dieu.

«Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grêle.» (Ap 11:19). Nous trouvons une manifestation semblable de Dieu au Sinaï, quand Dieu donna sa loi à l'homme: «La montagne de Sinaï était toute en fumée, parce que l'Éternel y était descendu au milieu du feu: cette fumée s'élevait comme la fumée d'une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence.» (Ex 19:18)

Avant les 7 sceaux, il y avait eu une manifestation semblable: «Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres (Ap 4:5). Avant les 7 trompettes, il est aussi dit «qu'il y eut un grand tremblement de terre." (Ap 6:12).

L'arche de l'alliance avec la loi nous permet de détecter le faux, le mensonge. La grêle peut représenter le fléau qui doit détruire le mensonge: «Je ferai de la droiture une règle, et de la justice un niveau; Et la grêle emportera le refuge de la fausseté. Et les eaux inonderont l'abri du mensonge» (Es 28:17)

La loi de Dieu est là pour nous permettre de détecter le mal, le péché, le mensonge. «c'est par la loi que vient la connaissance du péché» (Rom 3:20). "Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? Loin de là! Mais je n'ai connu le péché que par la loi" (Rom 7:7). «parce que tu possèdes dans la loi l'expression même de la connaissance et de la vérité...» (Rom 2:20 - TOB)


L'arche est un des symboles de l'alliance entre Dieu et l'homme.

Il faut noter ici qu'au-delà de l'apparition de l'arche, le prophète insiste sur le thème de l'alliance. L'arche est appelée l'arche de l'alliance ou l'arche d'alliance, ici Jean l'appelle l'arche de "son" alliance.

On retrouve le thème de l'alliance avec "l'arc-en-ciel" qui entoure le trône de Dieu (Ap 4:3) et qui est au-dessus de l'ange puissant apparaissant sur la terre et sur la mer pour s'opposer à l'ange de l'abîme (Ap 10:1). L'arche était le signe de l'alliance de Dieu avec son peuple. Sa présence dans le temple, sa fonction et son contenu rappelaient les termes de l'alliance entre Dieu et les hommes.

Après les deux visions: l'une sur l'état spirituel de l'Eglise (les 7 Eglises), et l'autre sur les difficultés pour proclamer l'Evangile "la nouvelle alliance" (Luc 22:20 ; 2Cor 3:6 ; Héb 9:15 ; 12:24 - avec les 7 sceaux et les 7 trompettes), Dieu réaffirme son désir de maintenir son alliance avec les hommes et il leur rappelle par le symbole de l'arche les termes de l'alliance avec les 10 commandements.


Le Kippour céleste:

Notre attention est attirée à présent sur l'arche de l'alliance, qui se trouvait dans le lieu très saint du Sanctuaire. Cela évoque la fête des expiations (ou Kippour), le seul jour de l'année où le lieu très saint était ouvert au prêtre. La fête de Kippour vient à la suite immédiate de la fête des trompettes, soit au bout des dix jours de préparation, (le 10ème jour de Tichri, le septième mois, ou septembre-octobre de notre calendrier). Or ici, les 7 trompettes viennent de sonner ce qui confirme que nous sommes à présent au jour des expiations.

Lév 23:23-25 «Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation...»
Lév 23:26-31 «Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations: vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes...Vous ne ferez aucun ouvrage...»


La fête des trompettes est un moment de préparation au jugement de Dieu pour l'Eglise et elle s'étend depuis la mort et la résurrection de Jésus-Christ et jusqu'à sa deuxième venue en gloire.

La fête des expiations concerne l'Eglise des temps de la fin avec le jugement de Dieu avant le retour de Christ. Cela sera confirmé encore plus tard dans la vision lorsque le prophète entendra ce message d'Ap 14:7 "Craignez Dieu et donnez lui gloire car l'heure de son jugement est venue"


L'arche de l'alliance dans le rituel de Kippour.

Si l'arche avec les 10 commandements introduit cette vision centrale d'Apocalypse, c'est que ce meuble joue un rôle central dans la fête des expiations. C'est sur l'arche de l'alliance, posée dans le lieu très-saint, que le sang des sacrifices était aspergé (Lév 16:13-15). Or, ce meuble sur lequel se courbaient deux chérubins d'or battu (Ex 37:7-9), représentait pour les Israélites le trône céleste de Dieu et était identifié à YHWH lui-même.

Nombres 10:35-36 «Quand l'arche partait, Moïse disait: Lève-toi, Éternel! et que tes ennemis soient dispersés!...Et quand on la posait, il disait: Reviens, Éternel, aux myriades des milliers d'Israël!»

Le sang représente le jugement et la grâce de Dieu. Porter le sang sur l'arche signifiait à la fois un jugement de Dieu, car le sang rappelait que l'animal était mort à cause du péché, et une grâce de Dieu. car ce sang sur l'arche et sur le propitiatoire indiquait que Dieu lui-même couvrait le péché, qu'il pardonnait, et que la vie pouvait recommencer avec Dieu (Lév 16:15).

La grâce et la justice vont ensemble et sont inséparables et elles sont associées à l'arche de l'alliance. Car la grâce du pardon n'est possible que dans la mesure où la justice de la loi est accomplie.


L'arche contient, avec la loi, la verge d'Aaron qui avait fleuri, et des échantillons de la manne (Héb 9:4)

La verge sèche qui a fleuri et la manne du désert étaient des signes de la grâce du Dieu qui crée sur le sec. Les trois objets contenus dans l'arche sont l'expression de l'amour de Dieu pour l'humanité. La manne conservée dans l'arche rappelait l'amour de Dieu qui prend soin de son peuple. Cette nourriture venue du ciel devait apprendre au peuple à compter sur la Parole de Dieu.

Ex 16:32-34 «Qu'un omer rempli de manne soit conservé pour vos descendants, afin qu'ils voient le pain que je vous ai fait manger dans le désert, après vous avoir fait sortir du pays d'Egypte... »
Deut 8:3 «Il t'a nourri de la manne...afin de t'apprendre que l'homme ne vit pas de pain seulement, mais que l'homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l'Éternel»


La verge d'Aaron rappelait que c'est Dieu qui dirigeait son peuple, avec les hommes qu'il avait choisis (Nomb 17:1-11). Les tables de l'alliance étaient appelées le témoignage (Ex 25:16). Il s'agit ici des dix paroles prononcées par Dieu lui-même et écrites de son doigt sur les tables de pierre.

Ex 31:18 «Lorsque l'Éternel eut achevé de parler à Moïse sur la montagne de Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu. »
Ex 32:15-16 «les tables étaient écrites des deux côtés, elles étaient écrites de l'un et de l'autre côté. Les tables étaient l'ouvrage de Dieu, et l'écriture était l'écriture de Dieu, gravée sur les tables»
Deut 10:1-5 «J'écrirai sur ces tables les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées, et tu les mettras dans l'arche...L'Éternel écrivit sur les tables ce qui avait été écrit sur les premières, les dix paroles qu'il vous avait dites sur la montagne, du milieu du feu, le jour de l'assemblée, et l'Éternel me les donna»


La loi est l'expression de la volonté divine pour nous permettre de découvrir la vraie liberté et de la conserver. La loi manifeste l'exigence de la justice, avec les critères de la sentence pour celui qui la transgresse. La justice de Dieu s'est manifestée dans le sacrifice de Jésus-Christ par qui Dieu nous offre le pardon. L'amour et la grâce de Dieu se sont manifestées en Christ qui a consenti librement à donner sa vie pour l'homme.

Osée 2:21 «Je serai ton fiancé pour toujours, par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde»
Ps 85:11 «La bonté et la fidélité se rencontrent, La justice et la paix s'embrassent»


Avec le chapitre 12 d'Apocalypse nous arrivons au coeur même de ce livre et de l'histoire de l'église qui englobe l'ancienne et la nouvelle alliance.

Le schéma de base du contenu d'Ap 12.

A - conflit entre le dragon et la femme (12:1-5) (le femme représente le peuple d'Israël, puis l'Eglise chrétienne)
B - conflit intermédiaire de 1260 jours, entre le dragon et la femme, après la naissance du fils (12:6)
C - conflit céleste entre Michaël et le dragon (12:7-12)
B1 - conflit intermédiaire de 3 temps et demi, (ou 1260 jours) entre le dragon et la femme (reprise) (12:13-16)
A1 - conflit final entre le dragon et la femme, après les 1260 jours de persécutions (12:17-18)

Auteur : Philippe Septième
Date : 20 oct.04, 20:59
Message : Bonjour, je vous propose la suite 096,

AP 12
1- Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.
2- Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l'enfantement.
3- Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes.
4- Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté.
5- Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône.
6- Et la femme s'enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu'elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours.
7- Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent,
8- mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.
9- Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.
10- Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.
11- Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.
12- C'est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer! car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps.
13- Quand le dragon vit qu'il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l'enfant mâle.
14- Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu'elle s'envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d'un temps, loin de la face du serpent.
15- Et, de sa bouche, le serpent lança de l'eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l'entraîner par le fleuve.
16- Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche.
17- Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus.


Il y a un certain lien thématique entre le commencement et la fin d'Ap 12.

Tous deux traitent de l'assaut du dragon contre la postérité de la femme.

Au commencement (Ap 12:4-5), c'est sa principale postérité, l'enfant mâle, avec Jésus qui est attaquée, et à la fin (Ap 12:17), c'est le reste de sa postérité qui est visé, avec l'église de la fin. Ainsi, l'enfant mâle du commencement du récit fait référence à Jésus, alors que le reste, à la fin du récit, rend témoignage à Jésus.

Et finalement, au verset 5, le dragon «se tient» devant la femme au moment où elle va accoucher, et à la fin du récit, le dragon «se tient» sur le sable de la mer. Le récit d'Ap 12 nous présente donc l'Eglise primitive, l'Eglise pure du Moyen Age qui fut persécutée, conduite au désert pour y être protégée, et l'Eglise des derniers jours avec des critères précis. En un bref tableau de dix-sept versets, le récit a couvert ces trois phases principales de l'histoire de l'Eglise.

Un grand signe parut dans le ciel (Ap 12:1)

«Le ciel» désigne ici avant tout l'endroit où se fait la volonté de Dieu.

Mat 6:10 «que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel»

Dans l'Apocalypse cette expression "un grand signe parut dans le ciel» ne revient que deux fois. Dans Ap 12, cela désigne la 1ère venue de Christ, avec la femme enceinte qui attend le bébé. Dans Ap 15, cela fait allusion à la 2ème venue de Christ où les élus sont associés. Dans l'Ap 12:1-6, le texte décrit le peuple de Dieu dans son attente messianique, avec Satan qui veut le détruire.

Un grand signe (semeion: signe, miracle, prodige) parut dans le ciel (12:1)

On découvre ainsi que les miracles opérés par Jésus avaient une signification, ils sont porteurs d'un enseignement. Pour que les textes révèlent leur véritable dimension, au lieu de s'attacher aux miracles et à l'événement, on devrait surtout chercher à découvrir l'enseignement que Jésus veut nous donner.

Le «signe» qui désigne une intervention surnaturelle dans l'histoire des humains, peut avoir pour origine Dieu ou Satan. Si Dieu fait des vrais miracles à travers ses serviteurs, Satan de son côté trompe les hommes par des prodiges. Ap 13:13-14 nous parle d'une puissance qui «séduisait les habitants de la terre par les prodiges...". Ap 16:13-14 précise que Jean voit «des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant.»

Jésus nous avait déjà prévenu que Dieu n'est pas à l'origine de tous les miracles, même accomplis en son nom. «Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas...chassé des démons par ton nom?...et fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus» (Mat 7:22-23)

Un grand signe parut dans le ciel: une femme ... (Ap 12:1)

Dans ce même ciel, où Jean vient de voir l'arche de l'alliance, surgit devant le prophète, une très belle femme, couronnée de douze étoiles et enveloppée de la lumière du soleil et de la lune. La femme dans la bible symbolise généralement l'église: fidèle ou infidèle. L'Eglise fidèle est présentée dans Ap 12:13 à 18. Le reste de l'Eglise fidèle après 1260 ans de persécutions et qui préoccupe Satan est décrit dans Ap 12:17.

L'ensemble de l'Eglise à travers le temps et les compromis avec le paganisme et le pouvoir politique est devenue infidèle à Dieu et à sa parole, c'est pourquoi à la fin, Satan ne s'intéresse qu'au reste fidèle (Ap 12:17). Dans Ap 17:3-6, le passage présente une femme ivre du sang des saints qu'elle martyrise, ce qui montre l'évolution de l'église à travers l'histoire.

Dans la bible, l'image de la femme symbolise essentiellement deux choses: épouse ou mère.


La femme représente l'épouse ou la fiancée de Dieu ou de Christ.

De nombreux passages de la bible nous parlent alors de cette relation d'amour de Dieu pour son peuple.

Es 54:5-6 «Car ton créateur est ton époux: L'Eternel des armées est son nom; Et ton rédempteur est le Saint d'Israël: Il se nomme Dieu de toute la terre: Car l'Eternel te rappelle comme une femme délaissée et au coeur attristé, Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu»
Osée 2:21-22 "Je serai ton fiancé pour toujours...et tu reconnaîtras l'Eternel»

2Co 11:2 «parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure»
Eph 5:25 «Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle...»

Ap 19:7-8 «car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints»

La femme représente la mère.

L'image est alors riche des promesses prophétiques, car elle devient la mère de tous les vivants et du Messie. Dans Ap 12:5, la postérité ou la semence de la femme représente clairement le Christ, qui a son trône au ciel.

Gen 3:20 «Adam donna à sa femme le nom d'Eve, car elle a été la mère de tous les vivants»
Gen 3:15 "je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta postérité et sa postérité (entre ta semence et sa semence - Darby), elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon»
Gal 3:16 «Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité...c'est-à-dire, à Christ»


Les fonctions d'épouse et de mère sont inséparables, c'est grâce à la relation conjugale que l'épouse devient mère. La période décrite par ce chapitre d'Ap 12:5 est donc celle où le peuple de Dieu va donner naissance au Christ.

Gal 4:4 «...lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi...»

Une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de 12 étoiles sur sa tête (Ap 12:1)

Les révélations de Dieu sont comparées à une lumière: «Ta parole est une lampe, une lumière...» (Ps 119:105). Or, la bible nous présente une révélation de Dieu, «au travers des prophètes», et qui correspond à l'A-Testament comparée une révélation directe «par le Fils», qui correspondrait au N-Testament.


Héb 1:1-3 «Après avoir autrefois...de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne...»
Auteur : Philippe Septième
Date : 21 oct.04, 19:59
Message : Bonjour, je vous propose la suite 097,

Le soleil symboliserait le Nouveau-T, et la lune l'A-T.


Parlant des prophètes, Jésus a déclaré «Il vous a été dit par les anciens..., mais moi je vous dis» (Mat 4 à 6). Avec Christ qui est la révélation directe de Dieu, «Celui qui m'a vu a vu le Père» (Jean 14:9), et avec le sermon sur la montagne, nous avons véritablement le début du Nouveau Testament (Mat 5 à 7). Ainsi, nous pouvons considérer le Nouveau Testament avec la venue de Christ, qui va plus haut et plus loin dans la révélation apportée de Dieu, comme le soleil comparé à la lune qui représenterait l'Ancien Testament.

La lune est la lumière du soleil, mais qui parvient de manière indirecte. L'Ancien-T est aussi la révélation de Dieu, mais elle est parvenue par les prophètes, et non directement par le Fils.

Les étoiles: Le livre de la Genèse, nous parle des 12 tribus d'Israël issues des 12 fils de Jacob, et qui sont comparés à des étoiles (Gen 37:9-11). On peut déduire, que les étoiles d'Ap 12 font allusion d'abord aux 12 tribus d'Israël, mais aussi par prolongement spirituel aux 12 apôtres qui sont devenus les fondements de l'Eglise chrétienne.


Éph 2:20 «Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, J-C étant la pierre angulaire»
Ap 21:14 «La muraille de la ville avait 12 fondements, et sur eux les douze noms des 12 apôtres de l'agneau»

La femme est enveloppée de lumière (Ap 12:1)

Psaume 104:2 «Dieu s'enveloppe de lumière comme d'un manteau»
Cantique 6:10 «Qui est celle qui apparaît comme l'aurore, Belle comme la lune, pure comme le soleil...»


La femme représente ici le peuple de Dieu. qui est enveloppée de la lumière ou des révélations de Dieu, (A. et N. Testament), avec dans un premier temps le peuple d'Israël et ensuite l'Eglise de Christ. Ainsi, nous pouvons constater que l'Eglise s'enracine dans l'histoire d'Israël. Il n'y a pas de véritable coupure entre l'Eglise édifiée par Jésus et le peuple d'Israël suscité par Dieu.

L'étude attentive du livre des Actes des Apôtres permet de constater que pendant longtemps, les chrétiens ont fréquenté le temple de Jérusalem ou les synagogues. Il n'y a donc pas de coupure radicale à partir de la mort de Jésus, comme certains voudraient nous le faire croire. Paul lui-même, longtemps après la mort de Christ affirme aux Juifs qu'il n'a «rien fait contre les coutumes de nos pères», donc contre les révélations et les enseignements de Dieu données dans l'A-Testament (Act 28:17)


Cette description de la femme rappelle le rêve de Joseph (12:1)

Le soleil, la lune et les étoiles apparaissent ici pour représenter la famille d'Israël: Jacob, Rachel, et ses 12 fils. Ainsi, la femme associée à ces astres représente donc Israël, le peuple de Dieu de l'ancienne alliance.

Gen 37:9-11 «Joseph dit: J'ai eu encore un songe! Et voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi...Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner en terre devant toi?»

Cette femme qui est en douleurs de l'enfantement est en relation avec l'espérance messianique (Ap 12:2). En Israël, tout est promesse et espérance dans cette venue du Messie qui peut rétablir toutes choses.

Esaïe 13:8 «Ils se tordent comme une femme en travail... Voici, le jour de l'Eternel arrive...»
Osée 13:13 «Les douleurs de celle qui enfante viendront pour lui...Je les rachèterai du séjour des morts... »


Le dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes (Ap 12:3)

1) Dans l'Ancien Testament, le dragon représente les ennemis du peuple de Dieu: Derrière le dragon il y a Satan qui se cache sous diverses facettes pour combattre Dieu et son peuple.


Es 26:21 à 27:1 «le Seigneur interviendra contre Léviatan, le serpent fuyant, tortueux, il tuera le Dragon de la mer»
Jér 51:34 "Nébucadnetsar, roi de Babylone m'a dévorée, m'a détruite...tel un dragon, il m'a engloutie...»
Ps 74:13-14 «Tu as fendu la mer par ta puissance, Tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux...du crocodile"
Ezéch 29:3-6 «Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, j'en veux à toi, Pharaon, roi d'Egypte, Grand crocodile...»
Esaïe 51:9 «N'est-ce pas toi qui abattis l'Egypte, qui transperças le monstre (dragon, serpent, monstre marin) ?»


2) le dragon représente un pouvoir politique: Les 10 cornes rappellent la prophétie de Daniel 7, et évoquent un pouvoir politique.

Dan 7:24 «Les dix cornes, ce sont dix rois qui s'élèveront de ce royaume. »
Ap 17:12 «Les dix cornes que tu as vues sont dix rois...qui reçoivent autorité comme rois...avec la bête.»
Ap 17:9,18 «Les 7 têtes sont aussi 7 montagnes...c'est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre»


Le 7 étant le nombre de la plénitude, on peut entendre que les 7 têtes représentent le pouvoir universel du dragon qui se manifeste dans tous les domaines: politiques, religieux...

3) le dragon à 7 têtes représente Satan avec ses multiples facettes et actions: Le chiffre 7, symbole de plénitude, appliqué à Satan, le désigne comme celui qui a une parfaite maîtrise du mal. Il agit par l'intermédiaire des puissances politiques et spirituelles, car lui aussi a ses alliés.


Ap 12:9 «le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre...»

-Satan: adversaire, celui qui résiste; Jésus à Pierre: «Arrière de moi, Satan!» (Mat 16:23). Il s'agit de quelqu'un qui s'oppose au plan de Dieu et qui agit comme Satan.
-Le diable: calomniateur, accusant faussement, pour diviser, séparer.
-Lucifer: Astre brillant, fils de l'aurore!, dans Es 14:12, c'est celui qui imite Christ, «l'étoile du matin» 2 Pierre 1:19.
-Le Malin: C'est l'intelligent dans l'art de séduire, de séparer.
-Le démon: Messagers et ministres du diable, c'est faire violence dans l'intention de dominer, de posséder.
-Prince de ce monde: Jésus qualifie Satan comme responsable de tout le mal qui sévit sur notre planète (Jn 12:31)

Toutes ces facettes peuvent s'appliquer à un être céleste ou humain, du moment que quelqu'un agit de la sorte.


La postérité de Satan.

S'il y a la postérité de la femme, avec Christ, et qui est composée de l'Israël d'autrefois et de l'Eglise chrétienne à travers les âges, donc des enfants de Dieu, Satan possède lui aussi une postérité qui est à son service.

Jean 8:44 «Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père...»

Jésus prêchant aux Juifs leur déclare qu'il y a parmi eux une postérité de Satan. Pour Jésus, font partie de la postérité de Satan, tous ceux qui refusent la vérité de la Bible, la révélation de Dieu. On remarque dans ce passage que la postérité de Satan ne se trouve pas forcément parmi les ennemis déclarés de Dieu, car Jésus s'adressait aux Juifs, aux croyants qui disaient connaître Dieu. Ceci est un avertissement pour nous prévenir qu'il faut s'attendre à ce qu'il y ait aussi une postérité de Satan dans l'Eglise chrétienne, comme il y en a eu parmi les croyants Juifs.

Satan agit sur la terre par des personnes humaines.

Au moment de la naissance de Jésus, Satan se sert de Rome comme pouvoir pour massacrer les nouveau-nés.
Mat 2:16 «Hérode envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient a Bethléhem...»

Lors de la crucifixion, c'est encore Rome qui agit par son procurateur Pilate (voir Mat 27). Mais derrière Rome, Hérode et Pilate, se trouve la personne du dragon. La seule solution pour échapper à Satan, c'est de rester fidèle à la Parole de Dieu dans sa totalité (Mat 4). Dans Jean 17:17, Jésus demande à Dieu de «sanctifier les croyants par sa Parole, car sa Parole est la vérité». On marche dans la vérité dans la mesure où l'on est fidèle à toute la révélation de Dieu: A et N-Testament.

Face à l'espérance de la venue de Dieu dans l'histoire, Jean voit l'anti-espérance dans la personne du dragon. Un peu plus loin, le dragon est explicitement identifié comme «le serpent ancien, appelé le diable et Satan» (Ap 12:9). Dès les premières pages de la Genèse, le serpent incarne la puissance du mal. C'est lui qui séduit et entraîne les premiers hommes dans la désobéissance et la mort.


Gen 3:1-5 «Le serpent...dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit...?» et il affirme: «Vous ne mourrez point...»

Pour l'Apocalypse, le diable existe en personne et c'est une réalité historique et objective.

Le diable est identifié comme «celui qui séduit toute la terre» (Ap 12:9). «Avec sa queue» (12:4) ou le mensonge, il trompe et entraîne les créatures de Dieu dans sa révolte (Es 9:14). Il agit de façon déguisée, et ainsi on ne reconnaît pas immédiatement sa puissance maléfique. Il peut se cacher derrière les plus belles actions, les causes les plus sacrées et les plus nobles. Le diable arrive à nous entraîner au mal en donnant l'illusion que c'est bien. Le récit de la Genèse nous dévoile cette méthode du serpent qui fait croire que désobéir à Dieu est une vertu.


Gen 3:4-5 «Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point: mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal»

Un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes (12:3)

Avec ses dix cornes, cette bête extraordinaire qui représente Satan, évoque la quatrième bête terrible de Daniel 7.

Dan 7:7 «il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort...et il avait dix cornes»

Daniel précise que ce quatrième animal représente «un royaume» (Dan 7:23), or il s'agit de Rome qui succéda à l'empire Grec, et Daniel (7:24) ajoute que «Les dix cornes, ce sont dix rois qui s'élèveront de ce royaume». Jean précise aussi que les sept têtes sont sept montagnes (Ap 17:9)
Auteur : Philippe Septième
Date : 24 oct.04, 09:21
Message : Bonjour, je vous propose la suite 098,

Le dragon rouge avec 7 têtes et 10 cornes dans l'Apocalypse.


Ap 12:3
C'était un grand dragon rouge ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes.

Ap 13:1
Je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes.

Ap 17:3,7,9
Une femme sur une bête écarlate ayant sept têtes et dix cornes. Les sept têtes sont sept montagnes sur lesquelles la femme est assise.


Rome dans ses diverses phases.

Ap 12:3 «un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes»
Ap 17:9 «Les sept têtes sont sept montagnes...»


Jean voit d'abord Rome, la ville aux 7 montagnes/collines, avec des diadèmes sur ses têtes, et non sur les cornes. Or, le diadème était un ornement royal pour la tête, une couronne, pour indiquer le règne d'un roi. Jean nous parle ici de l'empire de Rome avant sa division en 10 cornes, ou 10 royaumes par les barbares. Il s'agit de la Rome impériale, qui dominait sur les 7 collines, avant sa division.

Ap 13:1 «je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes»

Puis, dans un deuxième temps, Jean nous présente Rome, après sa division en 10 cornes par les barbares. Ici, les diadèmes sont sur les cornes qui représentent «dix rois qui s'élèveront de ce royaume» (Dan 7:24). Le nombre des têtes (sept) est sacré et traduit donc le caractère surnaturel de ce dragon-serpent. A côté de la femme vulnérable sur le point d'accoucher apparaît le dragon menaçant avec 7 têtes et 10 cornes. C'est ainsi que l'histoire du dragon-serpent se réduit à une série d'agressions contre la femme et sa postérité.

«Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre» (Ap 12:4)

Esaïe 9:14 précise que "le prophète qui enseigne le mensonge, c'est la queue». Rome et le faux prophétisme sont ici décrits comme étant liés pour détourner les croyants de Dieu.

Les étoiles peuvent représenter des êtres célestes ou des croyants.

Les 12 étoiles dans le rêve de Joseph représentent les 12 tribus d'Israël (Gen 37:9-11)
Ge 22:17 «je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel...»
Dan 12:3 «Ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours»
Job 38:7 «les étoiles du matin éclataient en chants d'allégresse, et les fils de Dieu poussaient des cris de joie"


Le tiers: 1/3 est le contraire de 3/1.

Il est important de ne pas prendre la notion de tiers au sens quantitatif, mais d'y voir plutôt un aspect qualitatif. 3/1, trois en un, les 3 personne dans le conseil de Dieu qui agissent dans une parfaite unité, comme un seul être. 1/3, c'est Satan qui agit à travers 3 puissances, pour détourner les hommes de Dieu (Ap 16:13-14). 1/3 peut désigner des personnes qui n'acceptent pas de dépendre de Dieu, et qui mettent en doute la Parole inspirée comme l'a fait le serpent de la Genèse chapitre 3.

Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant...Elle enfanta un fils...Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône (Ap 12:4-5)

Au moment où cette promesse divine de sauver l'homme est en train de se réaliser par l'incarnation de Jésus, le dragon tente de le détruire avant même qu'il puisse réaliser le salut de l'humanité. Satan utilise alors des puissances humaines pour arriver à ses fins et notamment le pouvoir politique de Rome. Satan à travers l'empire de Rome et le roi Hérode va s'attaquer à Christ dès sa naissance (Mat 2:16)

Jésus, après sa victoire sur Satan et sur la mort va ressusciter et retrouver son trône auprès de Dieu (Rom 8:34). On peut se demander si l'expression du verset 5 "Elle enfanta un fils...Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône», s'applique à la naissance ou à la résurrection de Christ ? Il semblerait bien que l'expression du Psaume 2:7 «L'Eternel m'a dit: Tu es mon fils! Je t'ai engendré aujourd'hui», s'applique à la résurrection de Christ bien plus qu'à sa naissance.


Actes 13:32-34- «Dieu l'a accomplie pour nous...en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume 2: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui. Qu'il l'ait ressuscité des morts, qu'il ne retournera pas à la corruption"

Il y eut guerre dans le ciel, Michel et ses anges combattirent contre le dragon...(Ap 12:7-9)

D'après Ap 12, cette guerre dans le ciel éclate brusquement, sans cause ni raison, sans précision qui la prépare. La venue du mal est irrationnelle. «L'iniquité a été trouvée chez toi» précise Ezéchiel 28:15. Le mystère du mal qui nous frappe tous s'explique par le fait que la terre est occupée par Satan et ses alliés.


2Pierre 2:4 «Dieu a précipité les anges dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement...»

Du coup, la terre qui est l'endroit du refuge de Satan va devenir le lieu même où Dieu va susciter le salut par Christ.

Guerre dans le ciel, Ap 12:

Des interprétations différentes ont été données à cette section centrale (Ap 12:7-9)
1- Une description du conflit dans le ciel au cours duquel le mal a surgi, avant la création de l'humanité.
2- Une description de la victoire obtenue par Dieu sur le mal dans l'incarnation du Christ.
3- Une description de la victoire obtenue par Dieu à la croix au moyen de la rédemption par le Christ.
4- L'ensemble de ces points 1-2-3, qui peuvent se compléter, sans se contredire.

Michel et ses anges combattirent contre le dragon (12:7-9) - Michel (Michael), "qui est comme Dieu".

Ce personnage qui lutte avec Satan et qui remporte la victoire représente le Fils de Dieu, qui est le seul à avoir vaincu Satan et son armée, que ce soit dans le ciel ou sur la terre. Dans Ap 12:7, Micaël est présenté comme celui qui remporte la victoire avec ses anges contre le dragon. Or, dans Ap 19:11-16, c'est Jésus qui revient du ciel avec ses anges pour le combat final.


Mat 16:27 «Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges»
2Thess 1:7 «lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance»

Ap 20:1-2 «Puis je vis descendre du ciel un ange qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans»

2Pierre 2:4 «Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement»
Jude 1:9 «Or, l'archange Michel, lorsqu'il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n'osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit: Que le Seigneur te réprime!»
Zach 3:1-5 «Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser. L'Eternel dit a Satan: Que l'Eternel te réprime Satan! que l'Eternel te réprime...Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l'ange. L'ange dit à Josué: Vois, je t'enlève ton iniquité et je te revêts d'habits de fête...L'ange de l'Eternel était là»


Dans le contexte biblique, c'est Christ qui est le chef des armées célestes et non un ange quelconque.

Josué 5:14-15 «je suis le chef de l'armée de l'Eternel, j'arrive maintenant, Josué tomba le visage contre terre, se prosterna et lui dit: Qu'est-ce que mon Seigneur dit à son serviteur? Et le chef de l'armée de l'Eternel dit à Josué: Ote tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi» (Ex 3:5 - Moïse)

Dans Daniel 10:13, Micaël est présenté comme «l'un des principaux chefs». Dans Daniel 10:21, Micaël est présenté comme «votre chef». Dans Daniel 12:1, il est dit «En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple, et ce sera une époque de détresse telle qu'il n'y en a point eu de semblable...»

Jean voit le conflit démarrer d'abord au ciel.

Le problème du mal n'est donc pas spécifique à la condition humaine, c'est un problème cosmique. D'après les rares révélations bibliques, on a l'impression que ce conflit cosmique au ciel se passe en 2 étapes.

1) La révolte de Lucifer contre le gouvernement de Dieu pour prendre la place de Dieu.

La lutte entre le bien et le mal sur terre n'est qu'une partie de ce conflit cosmique et spirituel et qui a débuté au ciel.

Eph 6:12 «Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes»

Suite à ce conflit, Satan est tombé du ciel, il est jeté, précipité sur la terre (?) Au travers des oracles sur Tyr et sur Babylone, Esaïe et Ezéchiel évoquent cette guerre ancienne qui agita le ciel.

Ez 28:14-18 «Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; Je t'avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu...Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé Jusqu'à celui où l'iniquité a été trouvée chez toi...Ton coeur s'est élevé à cause de ta beauté, tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; Je te jette par terre...Je te réduis en cendre sur la terre...»

Es 14:12-15 «Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l'aurore! Tu es abattu à terre...Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée...Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut. Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse»


Satan devient le prince de ce monde, le représentant légal de la terre, suite au péché d'Adam et d'Eve (?)

Dieu créa l'homme à son image, et il lui confia la terre «pour la cultiver et pour la garder» (Gen 1:27-28; 2:15). L'homme a choisi de se couper de Dieu et d'écouter un autre Maître, et par ce choix la race humaine devient l'esclave de Satan et le diable devient le prince de ce monde, le représentant légal de la terre.

Jean 8:34 "En vérité, en vérité, je vous le dis...quiconque se livre au péché est esclave du péché".
Auteur : Philippe Septième
Date : 25 oct.04, 21:36
Message : Bonjour, je vous propose la suite 099,

Rom 6:16 «Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice?»
2Pierre 2:19 «car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui»
Rom 5:12,18 «par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché...»


Ainsi, en triomphant sur terre, Satan devient «le prince de ce monde», «le dieu de ce siècle» (Jn 12:31 ; 2Cor 4:4). A partir de sa victoire sur l'humanité, Satan se positionne comme le représentant légal de la terre.
Job 1:7 «L'Eternel dit à Satan: D'où viens-tu? Et Satan répondit à l'Éternel: De parcourir la terre et de m'y promener» «De courir ça et là sur la terre et de m'y promener» (Darby)

2) La guerre de Satan contre Jésus-Christ, qui se passe en même temps au ciel et sur terre.

Cette lutte acharnée de Satan contre le Fils de Dieu arrive à son point culminant à Gethsémané et à la croix. Satan va attaquer Jésus sur terre à chaque «occasion favorable», pour le faire chuter (Luc 4:13)
Héb 2:14 «...afin que, par la mort, (Christ) anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable»

A la croix, «Jésus a dépouillé les dominations et les autorités...en triomphant d'elles par la croix» (Col 2:14). A la croix, «Dieu a voulu par Christ réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix» (Col 1:20).

Les conséquences de cette victoire de Christ à la croix sur Satan.

Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ (Ap 12:10)

Grâce à Christ, le royaume de Dieu est venu jusqu'à nous, s'est approché de nous (Luc 17:20-21). Au moment de donner sa vie sur la croix pour le salut de l'humanité, Jésus a dit: «Tout est accompli» (Jn 19:30). Le salut et le règne de notre Dieu est mis en parallèle avec le fait que Satan ne peut plus accuser au ciel, car nous avons désormais, avec Christ, un avocat, un médiateur, contre ces accusations de Satan.


Rom 5:18-19 «par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend a tous les hommes...par l'obéissance d'un seul beaucoup seront rendus justes»
Rom 8:33-34 «Qui accusera les élus de Dieu? C'est Dieu qui justifie! Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!»


il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit (12:10)

Luc 10:18 «Jésus leur dit: Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair»
Jean 12:31 «Maintenant a lieu le jugement de ce monde; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors»


Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage...» (12:11)

Héb 2:14 «afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est-à-dire le diable, et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude»
1Jn 4:4 "Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde»


C'est pourquoi réjouissez-vous, cieux et vous qui habitez dans les cieux (12:12)
Malheur à la terre et à la mer! car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande colère...» (12:12)


Luc 22:31 «Le Seigneur dit: Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment»
1Pierre 5:8 «veillez, Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera»


Le champ d'action de Satan se réduit donc à la terre, car les hommes l'ont choisi pour Maître et ils n'ont pas rejeté Satan lors de la première venue du Messie. Suite à sa défaite, Satan "est animé d'une grande colère sachant qu'il a peu de temps" (Ap 12:12)

Guerre sur la terre.

A peine sur la terre, le diable s'en prend à la femme, c'est la femme en effet que Satan va séduire en premier (Genèse 3 ; 2Cor 11:3)
1Tim 2:14 "ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression»

C'est sur la femme que Satan s'acharne par la suite, car c'est par elle que la semence, la postérité du salut sera sauvegardée et véhiculée (Gen 3:15)
Gen 3:15 "Je mettrai (sheeth) inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité...»

Eve reçoit Seth (shayth) à la place d'Abel, pour assurer la lignée en direction du Sauveur de l'humanité.
Gen 4:25,26 "Adam connut encore sa femme, elle enfanta un fils, et l'appela du nom de Seth (shayth)...Dieu m'a donné un autre fils à la place d'Abel...C'est alors que l'on commença à invoquer le nom de l'Éternel"

La femme et le serpent dans Genèse et dans l'Apocalypse.

Les thèmes communs de la femme, du serpent, de l'enfantement, avec la semence et le conflit montrent que notre passage de l'Apocalypse se réfère à cette prophétie de Genèse. Parallèlement, les deux textes prédisent la victoire sur le serpent grâce à celui qui naîtra de la femme.

Gen 3:15
Je mettrai inimitié entre toi (serpent) et la femme, entre ta postérité et sa postérité (càd JC - Gal 4:4), celle-ci t'écrasera la tête et tu lui blesseras le talon.


Ap 12:4-9
Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant...elle enfanta un fils...Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône...Et il y eut guerre dans le ciel. Michel contre le dragon...et il fut précipité sur la terre.


Depuis Eve, «la mère de tous les vivants», à Israël, «la femme de l'alliance».

Cette prophétie d'Apocalypse s'applique d'abord à Israël, la femme de l'alliance, d'où sortira le Messie, ou «le fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer» (12:5). Le Psaume 2:7-9 évoque la même idée: «L'Éternel m'a dit: Tu es mon fils! Je t'ai engendré aujourd'hui. Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage...Tu les briseras avec une verge de fer...». D'après l'Apocalypse, l'engendrement débouche sur le royaume de Dieu. L'enfant est porté sur le trône. «Elle enfanta un fils...Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône» (12:5)

Dans la prophétie, la mort du serpent passe par la mort de l'enfant qui offre sa vie en sacrifice.

L'Apocalypse 12:11 parle du «sang de l'Agneau», Gen 3:15 dit que la mort du serpent, l'écrasement de sa tête, passe par la mort de celui qui va naître de la femme, car en écrasant la tête du serpent, il est touché, blessé au talon». Le texte hébreu renforce cette impression de simultanéité en jouant sur les mots. L'écrasement de la tête et la morsure au talon sont rendus par la même parole: (shoof)
Gen 3:15 «celle-ci t'écrasera (shoof) la tête, et tu lui blesseras (shoof) le talon»

Pour le prophète de l'Apocalypse, la victoire de Jésus-Christ et son installation sur le trône passent par sa mort. Grâce au sacrifice de sa vie, il neutralise l'accusation du séducteur et ainsi, le pardon et le royaume sont assurés. Pourtant, le royaume reste encore à venir. La joie se cantonne pour le moment au ciel, et sur la terre le mal sévit toujours.
Ap 12:12 «Malheur à la terre et à la mer! car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande colère»

Guerre au désert

Sur le plan de la structure littéraire, le contenu du verset 14 correspond à celui du verset 6.

Ap 12:6 - Ap 12:14
-Alors la femme - les deux ailes du grand aigle furent données à la femme.
-s'enfuit - pour qu'elle s'envole.
-au désert - au désert.
-où Dieu lui a fait préparer une place - au lieu qui lui est réservé.
-pour qu'elle y soit nourrie - pour y être nourrie.
-mille deux cent soixante jours - loin du serpent un temps, des temps et la moitié d'un temps.

L'avènement du Messie, sa mort, sa résurrection et sa victoire sur le mal n'ont pas encore changé la face du monde. Le serpent est encore là avec ses ravages qui frappent toujours, à travers la souffrance et la mort. Le royaume de Dieu n'est pas encore venu et le peuple de Dieu est toujours en attente.


L'Apocalypse compare l'Eglise de Dieu à l'Israël de l'Exode.

Pour exprimer à la fois ce temps d'épreuve et d'attente pour le peuple de Dieu, Jean reprend le thème de l'Exode. Comme autrefois Israël, l'Eglise se retrouve dans le désert et elle est nourrie par Dieu (Deut 8:2-3 ; Ap. 12:6,14). Les ailes d'aigle, la terre qui engloutit l'ennemi, on le retrouve à la sortie d'Egypte avec les armées de pharaon.

Ap 12:6,14 Et la femme s'enfuit dans le désert, afin qu'elle y fût nourrie pendant 1260 jours.
Deut 2:7 Voilà quarante années que l'Eternel, ton Dieu, est avec toi (dans le désert), tu n'as manqué de rien.

Ap 12:14 Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu'elle s'envolât au désert...loin de la face du serpent.
Ex 19:4 Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Egypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d'aigle et amenés vers moi (Deut 32:11,12).

Ap 12:16 Et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve.
Ex 15:12 Tu as étendu ta droite, la terre les a engloutis
Ex 14:28 Les eaux couvrirent...l'armée de Pharaon.

Auteur : Philippe Septième
Date : 28 oct.04, 10:47
Message : Bonjour, je vous propose la suite 100,

Comme le peuple d'Israël délivré de l'esclavage d'Egypte marchait en direction de la terre promise, l'Eglise sauvée de l'esclavage du péché marche en direction de la nouvelle Jérusalem. Dans les deux cas, l'épreuve dure et nous sommes encore dans l'histoire. Le peuple de Dieu devra errer dans le désert pendant 1260 jours (Ap 12:6), comme Israël erra 40 ans (Jos 5:6).

Le désert symbolise à la fois le signe de l'épreuve mais aussi celui de la miséricorde Divine.

L'épreuve, illustrée par ce désert, symbolise les 40 ans dans le désert qui sépare l'Egypte de la terre promise. La miséricorde de Dieu s'est manifestée dans le désert: Par la manne qui a nourri le peuple quotidiennement; Par l'eau pour désaltérer; Par la nuée pour conduire, et la colonne de feu pour éclairer.

Dire que l'Eglise est dans le désert pendant 1260 ans, c'est affirmer que pendant cette période, elle ne peut accomplir son travail au grand jour, parce que les 2 témoins d'Ap 11, l'Ancien et le Nouveau Testament n'ont pu témoigner que dans l'ombre, dans le deuil, comme s'ils étaient couverts de sacs.

Cela a été une période durant laquelle la Bible a été interdite, mais en dépit de cette situation difficile, il y a eu durant cette longue période et de manière continue des chrétiens fidèles. Ce verset présente donc une Eglise fidèle dans les difficultés, mais protégée par Dieu.

nourrie pendant 1260 jours (12:6), nourrie un temps, des temps, et la moitié d'un temps (12:14)

Cette période est donnée à plusieurs reprises dans l'Apocalypse, et de plusieurs manières, comme pour souligner son importance et le caractère historique de la prophétie. Cette période parle du pouvoir oppresseur qui va dominer pendant 1260 ans (Ap 11:2 ; 13:5 ; Dan 7:25) ou bien des opprimés qui vont subir cette oppression durant 1260 ans (Ap 11:3 ; 12:6,14 ; Dan 12:7)


Ces passages ne se réfèrent pas seulement au même espace de temps, ils décrivent aussi les mêmes événements qui se déroulent pendant ce temps.

Daniel 12:7 l'identifie comme une période d'abaissement de la puissance du peuple saint. Apocalypse 12:6,14 l'identifient comme une période au cours de laquelle la femme, qui représente l'Eglise, est obligée d'échapper à son persécuteur, le dragon animé par le diable, et de fuir au désert. Apocalypse 13:5 identifie la période comme étant celle où la bête exerce son autorité sur les saints. Ainsi, nous avons dans ces passages un espace de temps commun (1260 jours) et un événement commun: la persécution des saints.

Cette période est tantôt donnée en jours: (1260 jours)

Ap 11:3 «Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant 1260 jours»
Ap 12:6 «Et la femme s'enfuit dans le désert...afin qu'elle y fût nourrie pendant 1260 jours»


Cette période est tantôt donnée en mois: (42 mois x 30 jours = 1260 jours).
Ap 11:2 «car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois»
Ap 13:5 «Et il lui fut donné (à la bête)...le pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois»


Cette période est tantôt donnée en années: «un temps (une année), des (deux) temps, et la moitié d'un temps» (3 ans et demi x 360 = 1260).
Dn 7:25 «Il opprimera les saints du Très Haut...et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d'un temps»
Dn 12:7 «il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps, et la moitié d'un temps, et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée»

Ap 12:14 «Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu'elle s'envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d'un temps, loin de la face du serpent»

On remarque en effet qu'il y a 1260 années, entre 538, au moment où l'Eglise officielle est reconnue et commence son ascension vers un pouvoir suprême, et jusqu'en 1798, au moment où ce pouvoir est ébranlé sous les coups de la Révolution française et des philosophes.

En 533, Justinien déclare le pape «le chef de toutes les saintes Eglises et de tous les saints prêtres de Dieu». En 537, l'empereur Justinien dépose le pape Silvère, accusé de trahison, qui est emprisonné et déporté en exile où il meurt, et il met à sa place Vigile, dont le règne est effectif en 538. Après la mort de Silvère, un fait semblable a lieu 1260 ans plus tard, en 1798: l'empereur Bonaparte dépose un autre pape, Pie VI, qui est aussi emprisonné et amené en exile où il meurt. Le 20 février 1798, Bonaparte fait prisonnier Pie VI à Rome et le fait amener à Valence en France.

Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ; Car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. (Ap 12:10-12)

l'accusateur de nos frères.


Satan n'accuse pas n'importe qui. Il accuse spécifiquement les frères. Les méchants s'accusent tout seuls, leurs oeuvres les accusent et ils n'intéressent pas Satan. Satan s'attaque systématiquement et méthodiquement à ceux qui s'occupent de la Parole de Dieu et qui veulent rester fidèles à Dieu «qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus» (12:17)


Zach 3:1-5 «Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser»

Les croyants sont accusés de suivre Dieu par intérêt, parce qu'ils ont peur de mourir, ou pour la vie éternelle. L'accusateur veut faire croire que l'étude de la Bible est motivée par les avantages qu'on peut en tirer. Satan conteste avec Dieu les motifs de l'obéissance de Job, le soupçonnant d'être intéressé dans sa fidélité (voir Job 1:9-12 ; 2:4-10)

Jésus est mort à cause du péché, afin de faire taire Satan et pour montrer qu'il est possible d'aimer Dieu sans attendre un avantage quelconque. La mort du Christ enlève le droit à l'accusateur de continuer à dire que c'est par intérêt que le croyant suit Dieu. C'est pourquoi Satan est précipité, l'accusation étant fausse, et il n'a plus le droit de cité auprès des êtres célestes.


Rom 8:33,34 «Qui accusera les élus de Dieu? C'est Dieu qui justifie! Qui les condamnera ? Christ est mort, bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!»

le serpent lança de l'eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l'entraîner par le fleuve (12:15)

Les fleuves peuvent représenter les courants ou les idées religieuses, c'est le domaine spirituel.

Jean 7:38 "Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Ecriture"
Jean 4:13-14 "Celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif..."
Jér. 2:13 "Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive..."


Ce verset révèle que de la gueule du serpent sont sorties des idées religieuses qui étaient et restent fausses. Pendant les 1260 années d'exil forcé, où la femme s'est trouvée au désert, que d'idées fausses ont été clamées dans le monde au nom de la Bible. Cela peut aussi représenter la violence des persécutions, les inquisitions, les doctrines fausses ou mensongères, le paganisme, le spiritisme, le rationalisme, le matérialisme, l'athéisme...

La terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé (12:16)

L'enseignement que l'on peut tirer de ce passage est qu'il annonce la fin de l'épreuve des 1260 Jours.

Es 59:19 "Quand l'ennemi viendra comme un fleuve, L'esprit de l'Eternel le mettra en fuite»

Il y a ici une allusion à la fin du déluge, au moment où la terre a englouti, asséché les eaux.
Gen 8:13 "L'an six cent un...les eaux avaient séché sur la terre"

On peut faire une comparaison sur le plan historique. Si le mot «mer» dans l'Apocalypse désigne le monde méditerranéen très connu et très peuplé de l'époque, le mot «terre» pourrait alors désigner un endroit du globe moins connu, moins habité. Certains ont vu ici une allusion aux pays du Nord et aux Etats-Unis, qui ont été une terre d'exil, de refuge et de liberté pour les chrétiens persécutés d'Europe. Le texte dit en effet que «la terre secourut la femme» (12:16)

Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus (12:17)


La guerre de la fin contre «le reste de sa descendance» (TOB); «au reste de sa semence» (Chouraqui, Darby)

D'après les prophéties, ces 1260 jours/années qui finissent en 1798, conduisent au temps de la fin. C'est pour cela que le serpent s'acharne et s'irrite tout particulièrement, car il voit la fin approcher rapidement. Satan concentre donc à la fin tous ses efforts contre ce dernier reste «de la postérité» de la femme. Satan veut en finir avec cette femme qui a résisté à toutes ses attaques depuis la chute d'Eden. (Gen 3:15)

Après ces 1260 ans de persécutions, donc après 1798, Satan ne fait plus la guerre à la femme qui représente l'Eglise en général, mais il s'attaque spécialement «au reste de la postérité de cette dernière». Nous arrivons à l'époque où c'est «le reste» qui désigne désormais la véritable église de Christ, avec des critères précis, ce sont «ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus» (12:17)

Auteur : Philippe Septième
Date : 31 oct.04, 02:06
Message : Bonjour, je vous propose la suite 101,

«Le reste» n'a pas seulement une valeur "quantitative", mais il a surtout une valeur "qualitative".


«Le reste» dans la bible est toujours en rapport avec une notion de qualité. Le "reste" au moment du déluge, se composait de Noé (et sa famille) qui marchait avec Dieu. Le "reste" qui du peuple d'Israël sortit d'Egypte et entra en terre promise étaient les fidèles Caleb et Josué. Le "reste" au temps d'Elie représente «tous ceux qui n'ont point fléchi les genoux devant Baal» (1Rois 19:18). Le reste de la fin est motivé par l'amour de ces croyants pour leur Dieu, ce qui constitue la base de leur identité.

Ap 12:11 «Ils ont vaincu Satan à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort»

à ceux qui gardent les commandements de Dieu (12:17)

L'insistance ici n'est pas tant sur le rapport à la loi que sur le rapport avec la source de la loi, c'est-à-dire Dieu. Au niveau pratique, ceci pousse notre élan de fidélité plus loin qu'une simple conformité à la loi qui est sainte. Si le diable en furie combat les chrétiens qui gardent les commandements de Dieu, c'est pour éclipser la vision de Dieu, pour empêcher sa Seigneurie, car la loi vient de Dieu et exprime sa volonté. Les commandements de Dieu révèlent ses intentions profondes pour nous et pour le monde; les garder est une façon de signifier notre adhésion totale à la personne de Dieu et lui exprimer notre amour.


Ex 20:6 «Dieu fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui l'aiment et qui gardent ses commandements»
1Jean 5:3 «Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements»
2Jean 6 «Et l'amour consiste à marcher selon ses commandements»


les 10 commandements prononcés par Dieu au Sinaï, et conservés dans Exode 20:1-17 comparés aux 10 commandements dans le Catéchisme (1992 p423-424).

1) Ex 20 - Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant: Je suis l'Eternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.
1) Catéchisme - Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement.

2) Ex 20 - Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.
2) Catéchisme - (néant, supprimé)

3) Ex 20 - Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu, en vain; car l'Eternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.
3) Catéchisme - Son saint nom tu respecteras, fuyant blasphème et faux serment.

4) Ex 20 - Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l'Eternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour: c'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.
4) Catéchisme - Le jour du Seigneur garderas, en servant Dieu dévotement.

5) Ex 20 - Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.
5) Catéchisme - Tes père et mère honoreras, tes supérieurs pareillement.

6) Ex 20 - Tu ne tueras point.
6) Catéchisme - Meurtre et scandale éviteras, haine et colère pareillement.

7) Ex 20 - Tu ne commettras point d'adultère.
7) Catéchisme - La pureté observeras en tes actes soigneusement.

8) Ex 20 - Tu ne déroberas point.
8) Catéchisme - (Néant, supprimé)

9) Ex 20 - Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
9) Le catéchisme - La médisance banniras et le mensonge également.

10) Ex 20 - Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain, tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.
10) Catéchisme - En pensées, désirs veilleras à rester pur entièrement. Bien d'autrui ne convoiteras pour l'avoir malhonnêtement. (8è-?)

Note: Dans le Catéchisme, à la page 423 et 424, sous le titre «Les dix commandements d'Exode 20:2-17», on remarque que le 2ème commandement, «Tu ne te feras point d'image taillée...» n'existe pas; Le 4ème commandement avec le 7ème jour comme jour de repos de l'Eternel est remplacé par «le jour du Seigneur» ou le 1er jour de la semaine.

Le 8ème commandement «Tu ne déroberas point» n'existe pas dans le Catéchisme qui cite pourtant Exode 20:15 où il est bien marqué; Lorsque l'on compte le nombre des commandements résumés dans le Catéchisme on n'en trouve que neuf et non dix, malgré le titre du texte (10 commandements) et le dédoublement du dixième commandement d'Ex 20:17.


La Bible nous présente Dieu et sa loi morale comme immuable et éternelle.

Héb 13:8 «Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement»
Jaq 1:17 «tout don parfait descend du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation»
Mal 3:6 «Car je suis l'Eternel, je ne change pas»

Ps 119:151,152 «Tu es proche, ô Eternel! Et tous tes commandements sont la vérité. Dès longtemps je sais par tes préceptes que tu les as établis pour toujours»
Ps 119:160 «Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont éternelles»
Ps 111:7-8 «Les oeuvres de ses mains sont fidélité et justice; Toutes ses ordonnances sont véritables, affermies pour l'éternité, faites avec fidélité et droiture»

1Cor 7:19 «l'observation des commandements de Dieu est tout»
Rom 2:13 «Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés»
Jaq 2:10 «quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous»


Il est dit du reste, qu'ils ont ou qu'ils retiennent le témoignage de Jésus (12:17)

Le verbe retenir, implique l'idée de continuité dans le temps: «ils ne cessent de retenir le témoignage de Jésus». Le témoignage de Jésus implique qu'il est à la fois l'auteur et aussi le sujet du témoignage. Ce témoignage représente l'A-Testament, au travers des prophètes qui ont rendu témoignage de Jésus et aussi le N-Testament qui relate la vie de Christ. Cela concerne donc la totalité de la bible.

Jean 5:39 «Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi»

Le témoignage de Jésus est aussi le message de salut, d'espérance et de victoire contenu dans le livre de l'Apocalypse. «lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu» (Ap 1:2). En Apocalypse 19:10 l'ange dissuade Jean qui voulait se prosterner et l'adorer. L'ange dit d'abord qu'il est serviteur avec eux (les frères qui ont le témoignage de Jésus). Et avoir le témoignage de Jésus implique une adoration exclusive de Dieu.

Ap 19:10 «Et je tombai à ses pieds pour l'adorer; mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. Car le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie»

Ce reste garde la totalité des enseignements de Dieu révélés dans l'Ancien et le N-Testament.

Ce qui caractérise ce reste de la fin, c'est leur fidélité: «ils gardent». Ils ont traversé les temps et les influences et n'ont pas égaré le dépôt qui leur avait été confié. Ce sont les derniers témoins d'une vérité qui réunit à la fois la loi et la grâce, la justice et l'amour, l'A et N. Test. Ce chemin nous conduit sur les pas de Christ, à suivre «le témoignage de Jésus» (12:17). Nous trouvons ici les critères des derniers fidèles de Dieu du temps de la fin, avant la venue en gloire de Christ. C'est contre ces fidèles que le dragon va donc rassembler toutes ses forces à la fin.

Ap 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»

L'Eglise du reste est définie comme possédant ces qualités:
- elle garde la totalité des commandements de Dieu, les dix;
- elle a la foi de ou en Jésus;
- elle ne cesse de retenir le témoignage de Jésus, qui représente la Bible dans sa totalité.
- elle obtient de la part de Dieu le don prophétique.


Jésus avait aussi enseigné que les véritables croyants devant Dieu ce sont ceux qui lui obéissent.

Mat 7:21-23 «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi vous qui commettez l'iniquité»
Luc 6:46 «Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?»


La Parole de Dieu nous invite de passer du «dire» au «faire», afin de faire partie du reste ou des élus.

2Thess 2:9-10 «L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés»

Et le dragon se tint sur le sable de la mer (12:18)

Pour le serpent, ces justes des derniers temps sont particulièrement dangereux. Le serpent se place sur la plage, ce qui signifie qu'il va en appeler à la fois aux forces de la mer et à celles de la terre pour combattre ce reste fidèle de Dieu afin de les séduire et arriver à ses fins. Il se tient donc à la limite de la mer et de la terre, les deux lieux d'où il va faire monter ses puissances maléfiques. Alors que Satan se tient sur le sable de la mer, l'Agneau se tient sur la montagne, sur le roc (Ap 14:1)


Ap 14:1 «Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.»
Auteur : Philippe Septième
Date : 16 nov.04, 03:43
Message : Bonjour, je vous propose la suite 102,

Les 2 bêtes d'APOCALYPSE 13


AP 13:1-10
1 Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème.
2 La bête que je vis était semblable à un léopard; ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité.
3 Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort; mais sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête.
4 Et ils adorèrent le dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la bête; ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle?
5 Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes; et il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois.
6 Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel.
7 Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation.
8 Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'agneau qui a été immolé.
9 Si quelqu'un a des oreilles, qu'il entende!
10 Si quelqu'un mène en captivité, il ira en captivité; si quelqu'un tue par l'épée, il faut qu'il soit tué par l'épée. C'est ici la persévérance et la foi des saints.


La chronologie qui ressort de la structure en parallélisme du texte: Ap 13:1-8.

La première section décrit ce que Jean a vu: la vision elle-même. La seconde décrit l'action qui lui fait suite. Le verbe "je vis» (eido) apparaît trois fois dans la première section (v 1-3); Il n'apparaît pas dans la seconde. Alors que la première section de ce passage est descriptive (visuelle), la seconde section explique ce qui a été vu. Les deux sections s'achèvent par un verset qui mentionne l'adoration de la bête par le monde: (v4 et 8)

La seconde section contient 4 phrases qui commencent par l'expression: "et il lui fut donné..." L'expression apparaît 2 fois au verset 5, et 2 fois au verset 7, pour introduire quelque chose qui est donné à la bête.

A- La première chose qui lui est «donnée», c'est une bouche proférant arrogances et blasphèmes (v5a)
B- La seconde est l'autorité d'agir pendant 42 mois (v 5b)
B1- La troisième est la capacité de faire la guerre aux saints (v7a)
A1- Le quatrième «don» est l'autorité sur les nations, (v7b)

Ce découpage en parallèle nous permet de constater que dans (B), la bête reçoit l'autorité pour faire quelque chose (v5b) et que c'est (B1) qui explique que l'autorité est là pour faire la guerre aux saints (v7a). Ainsi, cela s'harmonise avec Dan 7,12 et Ap 11 et 12, qui parlent de la même période de persécution des saints.


L'autre mot à noter ici est celui de la «blessure» que la tête de la bête reçoit sous une forme "mortelle" (v3)

Ap 13:3,8 «je vis l'une de ses têtes comme blessée (sphazo) à mort...» «l'agneau qui a été immolé (sphazo)»

Le même mot est employé dans les deux passages, et ainsi un contraste est établi entre la bête et l'agneau. Tous deux ont reçu une blessure qui a été mortelle, et sont revenus à la vie: l'un pour oeuvrer à la rédemption de l'humanité, l'autre à sa destruction. Dans la section descriptive (v1-4), la blessure de la bête survient vers la fin du passage (v3). Dans la section explicative (v5-10), cette blessure est aussi mentionnée à la fin du passage («Qui est destiné à périr par le glaive périra par le glaive», v10)

Dans les deux cas la structure littéraire et les rapports terminologiques montrent que l'autorité exercée par la bête vient avant la blessure et non après. Une lecture strictement chronologique de ce passage est difficile à faire, car cela dénue de tout sens les parallèles. La compréhension la plus cohérente de ces deux sections est que la seconde est une explication de la première, et que les 42 mois en rapport avec les événements du premier passage se situent avant la blessure mortelle.

Cela signifie que les 42 mois de la prophétie doivent conduire à la blessure mortelle et non lui faire suite, et que Ap 13:1-10 ne peut être lu comme une séquence linéaire, mais comme traitant deux fois du même sujet. Ainsi, cette section forme une seule unité et parle de la même époque que celle qui est donnée à Daniel et dans Ap 12. On ne trouve pas dans le contexte biblique d'élément montrant que ces périodes de temps doivent avoir un double accomplissement: un dans le passé et un autre à la fin de l'histoire humaine.


Premier paragraphe: Description: 1-4

A- la bête reçoit l'autorité du dragon: "Le dragon lui donna sa puissance et son trône...une grande autorité" (13:2)
B- tête blessée: «je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort» (13:3)
C- blessure guérie, admiration du monde: "sa blessure mortelle fut guérie. Et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête. Et ils adorèrent la bête...Qui est semblable à la bête" (13:3-4)


Deuxième paragraphe: Explication: 5-8

A1- La bête reçoit une bouche et un pouvoir: "Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes (13:5)
B1- Pendant quarante-deux mois "Et il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant 42 mois" (13:5)
C1- Ouvre sa bouche, adoration du monde "Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu...Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation" (13:6,7)


Ce parallélisme suggère un rapport entre B et B1.

Dans le premier paragraphe:
-la bête reçoit l'autorité du dragon (A),
-jusqu'au moment où l'une de ses têtes est blessée (B),
-après quoi elle est admirée par le monde entier (C).

Dans le deuxième paragraphe:
-la bête reçoit l'autorité du dragon (A1)
-pendant quarante-deux mois (B1)
-après quoi elle est adorée par le monde entier (C1)

Le parallélisme nous permet de comprendre que la blessure de la bête intervient après les 42 mois de domination sur les saints, et c'est après cette période de domination qu'elle est blessée, guérie, et qu'elle est adorée.


Des séquences répétées:

Une lecture attentive d'Ap 13:1-10, nous permet de retrouver les mêmes mots qui reviennent, ce qui prouve qu'il y a une partie descriptive et une partie explicative dans le texte et non un ordre chronologique.

-verset 1: la bête porte sur sa tête un nom de blasphème.
-verset 5: il fut donné à la bête une bouche prononçant des paroles blasphématoires.


Le rapport logique c'est que les têtes blasphématoires du verset 1 sont d'une nature telle qu'elles prononcent des paroles blasphématoires au verset 5. Les deux références sont liées par leur nature et par leur action, et elles ne devraient pas être séparées en sorte que l'on place une dans le passé et l'autre dans l'avenir.

-verset 2: Le dragon donna au monstre marin sa puissance, et son trône, et une grande autorité.
-verset 5: il lui fut donné (au monstre marin) le pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois.


La logique veut que l'autorité donnée au verset 2 est la même que celle qui s'exerce pendant 42 mois au verset 5.

-verset 5: il lui fut donné une bouche qui proférait des blasphèmes, et le pouvoir d'agir pendant 42 mois...
-verset 6: Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu...


Si ces deux versets sont liés dans un sens strictement chronologique, alors le blasphème du verset 6 se produit 42 mois ou 1260 ans après le blasphème de verset 5. Mais cela n'est pas le cas dans ce texte. Le verset 1 précise que le nom de blasphème se situe sur la tête de la bête; le verset 5 révèle que la bête reçoit une bouche pour prononcer des blasphèmes; et le verset 6 donne le contenu de certains de ces blasphèmes. Ainsi, le thème de l'amplification du blasphème est alimenté par chaque référence supplémentaire.

-verset 4: Et ils adorèrent le dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la bête; ils adorèrent la bête...
-verset 8: Et tous les habitants de la terre l'adoreront...


La fin de la première section décrit les adorateurs du dragon et de la bête (v 4). La seconde section s'achève de la même manière, ajoutant tous les habitants de la terre qui adorent la bête (v 8). Les deux thèmes sont interdépendants avec une position similaire dans leurs passages respectifs. Ainsi nous constatons que les deux thèmes sont reliés l'un à l'autre, et non séparés.

Le monstre issu de la mer est un composé des 4 bêtes de Daniel 7.

Dn 7:4- le premier était semblable à un lion...
Dn 7:5- un second animal était semblable à un ours...
Dn 7:6- un autre était semblable à un léopard...


Ap 13:2 La bête...était semblable à un léopard, ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion...

La bête qui monte de la mer dans Ap 13:1-2 est issue des empires décrits dans Daniel 7:

Il s'agit de l'empire des Babyloniens, des Mèdes et des Perses et des Gréco-Macédoniens. Sur le plan historique et géographique, il y a eu extension et progression d'un empire à l'autre, pour aboutir au dernier et le plus grand des 4 empires, celui de la Rome impériale puis papale. Dans Ap 13, ce pouvoir correspond à la phase religieuse de l'action romaine, incarnée par le pouvoir de la papauté.
Auteur : Philippe Septième
Date : 22 nov.04, 21:45
Message : Bonjour, je vous propose la suite 103

Le monstre issu de la mer dans Apocalypse 13 et Daniel 7.

Dans les deux prophéties il est fait mention:
-d'un lion, d'un ours et d'un léopard (Dan 7:4-6 ; Ap 13:2)
-de 10 cornes (Dan 7:7 ; Ap 13:1)
-d'une bouche qui parle avec arrogance (Dan 7:8,20 ; Ap 13:4-6)
-d'une guerre faite aux saints, pendant 1260 jours (Dan 7:21,25 ; A. 13:5,7)
-de s'élever contre l'armée (habitants du ciel); le chef de l'armée ou Dieu; le sanctuaire. (Dan 8:9-11 ; Ap 13:6)
-La petite corne s'élève lorsque la Rome païenne arrive à sa fin, après les 10 cornes (Dan 7:7-8), et il en est de même de la bête de l'Ap 13:2 qui reçoit son pouvoir du dragon à 7 têtes et 10 cornes (Ap 12:3)


Parallèle entre Daniel 7-8 et l'Apocalypse 13:

Le chapitre 13 reprend le symbolisme et les thèmes de Daniel 7 et 8 avec la petite corne et son arrogance.

Dn 7:1,2 "Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici...quatre grands animaux sortirent de la mer
Ap 13:1 "je vis monter de la mer une bête"

Dn 7:7 "un quatrième animal, terrible, épouvantable...et il avait dix cornes"
Ap 13:1 "qui avait dix cornes et sept têtes"

Dn 7:8 "Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d'elles...et voici, elle avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche qui parlait avec arrogance"
Dn 8:25 "il aura de l'arrogance dans le coeur..."

Ap 13:1 "et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème"
Ap 13:5 "Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes...


Dn 8:9-11 "De l'une d'elles sortit une petite corne...Elle s'éleva jusqu'à l'armée des cieux...Elle s'éleva jusqu'au chef de l'armée...et renversa le lieu de son sanctuaire"
Ap 13:6 "Et elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son tabernacle et ceux qui habitent dans le ciel"

Dn 8:25 "A cause du succès de ses ruses...il fera périr beaucoup d'hommes..."
Ap 13:7 "Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre..."

Le portrait de la bête qui monte de la mer:

Dans la bible, le mot «bête», symbolise «un pouvoir», et il n'a pas un sens avilissant, insultant. On parle de nos jours du "coq gaulois", de "l'aigle allemand"...De la mer monte une bête qui ressemble d'une manière étonnante au dragon d'Ap 12:3. Comme le dragon, la bête possède sept têtes et dix cornes (12:3 ; 13:1). La prophétie précise même que cette bête reçoit son pouvoir du dragon lui-même (13:2,4)

1) Elle monte de la mer («Puis je vis monter de la mer une bête...» 13:1)

Dans la Bible, le dragon issu de l'eau représente les forces opposées au Dieu créateur, car les eaux symbolisent les forces du mal, et aussi les nations païennes qui s'attaquent au peuple de Dieu.

Ps 69:2 «Sauve-moi, ô Dieu! Car les eaux menacent ma vie»
Ps 74:13 «Tu as fendu la mer par ta puissance, tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux»
Es 27:1 «Dieu frappera de l'épée le Léviathan, serpent fuyard, tortueux; Et il tuera le monstre qui est dans la mer»


Ap 12:18 (13:1) nous dit que «le dragon se tint sur le sable de la mer», au bord, pour attendre la montée de cette bête. Ap 17:15 précise que «les eaux...ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues»
Es 17:12 «Les peuples nombreux! Ils mugissent comme mugit la mer...»

On est donc en présence d'un pouvoir issu des peuples, ou d'un endroit très peuplé. Dans le contexte biblique de l'époque, il s'agit de toute évidence du bassin méditerranéen. Pour les habitants du Moyen-Orient de l'époque de Jean, vu l'aspect géographique avec la mer Méditerannée, c'était Rome avec sa puissance qui était vue comme venant de la mer.

2) Elle est sauvage: (une bête, en grec - therion: un animal sauvage, une bête sauvage) (13:1)

Dans le langage religieux, cette expression peut désigner des puissances surnaturelles. Il est donc fait allusion à une bête redoutable, décrivant un pouvoir redoutable.

Dan 7:7-8 «il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort...et il avait dix cornes...et voici, une autre petite corne sortit du milieu d'elles...elle avait...une bouche, qui parlait avec arrogance»

3) Cette bête a 7 tètes et 10 cornes: («une bête qui avait dix cornes et sept têtes» 13:1)

Elle possède des caractéristiques identiques à celles du dragon d'Ap 12:3, et d'Ap 17:7. Les chapitres suivants permettront de découvrir de nouveaux aspects à cette bête.

4) La ressemblance avec Dn 7 permet d'affirmer que cette bête symbolise l'empire romain.

Dan 7:7 «et voici, il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable...et il avait dix cornes»
Ap 13:1 «je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes»

5) Les diadèmes ne sont plus sur les têtes comme au chapitre 12, mais sur les 10 cornes (12:3: 13:1)

Ap 12:3 «un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes»
Ap 13:1 «Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes»


Sur le plan chronologique, il est question de la même puissance, mais à une époque plus avancée de l'histoire. Le pouvoir n'est de ce fait plus sur les têtes impériales, mais sur les cornes qui représentent les nations européennes après la division de l'empire de Rome par les barbares en 476.

6) La bête porte des noms de blasphèmes (13:5-6)

Ap 13:5-6 «Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes...contre Dieu...»
Ap 17:3 «je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant 7 têtes et 10 cornes»


La bête d'Ap 17:3 est décrite comme ayant pleins de blasphèmes. Un nouveau stade aura été franchi ici. Les blasphèmes ne sont pas nommément connus, mais ils sont un signe de révolte contre le Dieu créateur qui est seul digne de notre adoration.

7) La bête reçoit du dragon puissance, trône et autorité («Le dragon lui donna...une grande autorité» Ap 13:2)

La bête reçoit un pouvoir de la part du dragon, comme un don, en cadeau. Cela indique que le pouvoir reçu par la bête ne doit pas être conquis par ses propres forces. Jusqu'ici Jean reprend en gros les révélations de la vision de Daniel. Jean comme Daniel voit une puissance religieuse et usurpatrice de l'autorité divine qui se situe après le 4ème royaume, soit après l'empire de Rome et qui est une sorte de continuité de celui-ci.

Cette puissance opprime le peuple de Dieu pendant «un temps, des temps et la moitié d'un temps » (Dan 7:25), soit quarante-deux mois (Ap 13:5), ou 1260 jours prophétiques (= années) (Ap 12:6,14). L'élément nouveau, c'est qu'au bout de cette période d'oppression, la bête sera blessée, puis guérie de sa blessure, et suite à cette guérison, «tous les habitants de la terre l'adoreront» (Ap 13:8).


8) Une de ses têtes est blessée à mort (13:3)

Ap 13:3 «Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort (sphazo)...»
Ap 5:6 «Et je vis, au milieu du trône...un agneau qui était là comme immolé (sphazo)» (Ap 13:8)


Jean décrit cette blessure en utilisant la même expression que dans Ap 5, pour désigner l'Agneau immolé. On assiste à une véritable imitation, où la puissance du mal imite la puissance du bien, pour séduire les hommes. Dans Ap 13:10, cette blessure est comparée au fait d'aller en captivité. «Si quelqu'un mène en captivité, il ira en captivité; si quelqu'un tue par l'épée, il faut qu'il soit tué par l'épée». Cette captivité fut infligée en 1798, quand le pape Pie VI fut fait prisonnier par Berthier, le général français.

9) La blessure guérit, («je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort; mais sa blessure mortelle fut guérie» 13:3)

Alors qu'on la croyait morte, le prophète constate qu'elle vit de nouveau et retrouve sa puissance du passé. Le texte montre les diverses phases à cette guérison. Il y a d'abord eu une étape avec «un étonnement de la part des habitants de la terre», puis le temps «d'admiration», et finalement «une adoration renouvelée» (13:3)

La blessure mortelle et sa guérison, comme nous l'avions déjà vu à plusieurs reprises, cette période d'oppression et d'installation de l'Eglise en tant que pouvoir institutionnel, se situe entre 538 et 1798. Au moment de la Révolution Française, le pouvoir politico-religieux du Vatican, avec le Pape, a reçu une blessure sans précédent dans toute l'histoire de la papauté, et cela se termine avec l'arrestation de Pie 6, en 1798.

(Y-M. Hilaire: Histoire de la papauté: éd. Tallandier - 1996)
page 372-373 «Au printemps 1796, après une fulgurante campagne, le général Bonaparte se rendit maître de Milan. Les Français occupèrent Bologne et obligèrent le pape à reconnaître leur République...L'autorité pontificale sur Rome est désormais en sursis. Lorsqu'une émeute, en février 1798, aboutit au meurtre du général français Duphot, les troupes du général Berthier entrent dans Rome. Le 15 février la déchéance du pape est proclamée...A cette date, pour bien des contemporains, le dernier pape a vécu...»

Auteur : Philippe Septième
Date : 22 nov.04, 21:48
Message : Bonjour, je vous propose la suite 104,
(Encyclopédie des Papes - Vingt siècles de l'Histoire du monde - Ed. Patrick Banon")
p-288-289 - Pie VI: «Au traité de Tolentino, 19 février 1797, la papauté perd une grande partie de ses terres...Le général Berthier envahit Rome, proclame la République (15 février 1798)...Le souverain pontife est fait prisonnier (20 février 1798). Il commence alors une mortelle errance qui...le mène à Valence, en France, où il meurt épuisé et malade, le 29 août 1799»
Cette blessure a marqué profondément le Vatican, au point que le pape Pie-7, au commencement de son mandat va le signaler:
(Bullarii Romani Continuatio, Summorum Pontificum, Pie VII, Pars I, Ed. Prati, 1850, p. 8, § 8-9)
«Dans ces dernières années, le sacerdoce a reçu une blessure mortelle...Peut-on penser qu'une plaie aussi grave pour l'Eglise fut permise par Dieu sans un dessein admirable de sa Providence ? Il nous demande de montrer au monde que nous avons tiré profit de cette tribulation, en prouvant notre foi et la pérennité du sacerdoce...»

(Larousse 3 volumes - 1966 : Etats de l'Eglise ou Etats pontificaux)
«Etats pontificaux: noms donnés à la partie centrale de l'Italie tant qu'elle fut sous la domination des papes (756-1870). La Révolution française dépossède le pape Pie VI et crée la 1ère République romaine (1798-1799). A son tour, Pie VII est dépouillé de ses domaines (1807-1809), incorporés aux possessions napoléoniennes. Réduit à la région de Rome, l'Etat de Pie IX est défendu contre les incursions garibaldiennes par les français. Mais, en septembre 1870, Rome se rend aux Piémontais et devient la capitale du royaume d'Italie. Le pape refuse la loi des garanties; la question romaine agite la vie italienne jusqu'à ce que Pie XI la règle par les accords de Latran (1929), qui, en constituant un Etat du Vatican assurent à la papauté sa liberté d'action»
10) Toute la terre est en admiration derrière la bête dont la blessure est guérie (13:3)

Une nouvelle séduction est opérée par cette guérison inattendue, et cela produit l'effet que: «toute la terre était dans l'admiration derrière la bête» (13:3). Après cette blessure de 1798, le pouvoir du Vatican et du pape se rétablit très vite:

- 1870 le dogme de l'infaillibilité pontificale est prononcé,
- 1929 Accords de Latran, où l'Italie reconnaît la souveraineté du Saint-Siège sur la Cité du Vatican.
- 1948 Constitution du Conseil Oecuménique des Eglises, COE.
- 1994 le pape Jean-Paul 2 est élu «l'homme de l'année»,
- 2002 le 25 janvier où à Assise, chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, zoroastriens, sikhs, confucéens...ont été réunis autour de Jean-Paul 2, afin de prier pour la paix mondiale.

Aujourd'hui, dans un contexte grandissant de crises sociales, politiques et économiques, le pape est plus que jamais invoqué comme l'autorité et la référence morale. A partir de tous ces constats de popularité, personne n'ose plus identifier la bête de l'Apocalypse à la papauté. Ce genre de langage n'est plus d'actualité sous les cieux cléments de l'oecuménisme ouvert et respectueux. L'immense popularité du pape, héraut mondial de la morale et de la paix, qui ne persécute plus mais qui demande pardon pour le passé, et qui se porte au secours de l'opprimé et du pauvre, semble démentir la prophétie.

Et pourtant, cette popularité même du pape, au lieu de nier la prophétie biblique, la confirme plutôt. En effet, derrière ce pouvoir religieux, l'Apocalypse déclare: «Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation» (13:7). La prophétie déclare que pour la première fois, l'influence de la papauté s'exerce au-delà de la religion catholique, ou de l'Italie, ou de la France «fille aînée de l'Eglise», pour s'étendre sur toute tribu, tout peuple...

L'intention de la prophétie n'est pas de condamner des croyants authentiques et sincères qu'il y a dans l'église Catholique, mais de dénoncer un système politico-religieux et d'éclairer le sens de l'histoire pour fortifier la foi.


Ap 13:10 Car «c'est ici la persévérance et la foi des saints»

11) Les hommes adorent le dragon parce qu'il a donné autorité à la bête (13:4)

Le projet de Satan a enfin abouti. A travers ce pouvoir, le diable a séduit et détourné les masses de l'adoration du Dieu Créateur, pour l'adorer lui.

12) Finalement, la bête elle-même est adorée (13:4, 8)

Ap 13:4,8 «ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle?» «Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'agneau qui a été immolé»

Jean dit que ceux qui adoreront la bête ne seront pas sauvés, car leur nom ne sera pas inscrit dans le livre de vie. Donc, adorer la bête implique automatiquement de passer à côté du véritable salut.

13) La bête profère des paroles arrogantes, «de grandes choses» (Darby)

Ap 13:5-6 «Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes...contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel»
Dan 7:8 «voici, une autre petite corne sortit du milieu d'elles...elle avait une bouche, qui parlait avec arrogance»
Dan 8:25 «A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l'arrogance dans le coeur...»


Arrogance, de l'araméen (rab) - grand, élevé, et en grec (megas) - grand, fort.

Nous avons à faire ici à une puissance qui est séductrice et qui se déguise pour séduire. La bête profère des paroles importantes et qui lui donnent de l'importance, sans être cependant fidèle à la Bible. Il y a dans l'arrogance l'idée de prétention, de suffisance et d'orgueil. Il s'agit ici d'une arrogance par rapport à la vérité de Dieu et à sa Parole, qui a été changée.

Quelques exemples des noms de l'évêque de Rome en parallèles avec quelques exemples des noms que portent Dieu et Christ:
(Larousse en 3 volumes - 1966 - volume 3 page-2281) et (la bible)

Larousse: Pape: latin "papa", grec "papas "père".
Bible: Mat 6:9 ; 23:9 Un seul est votre Père, le Père céleste;

Larousse: Chef de l'Eglise Catholique romaine.
Bible: Eph 5:23 Christ est le chef de l'Eglise, qui est son corps.

Larousse: Chef suprême d'une église quelconque.
Bible: Eph 1:22 Dieu a donné Christ pour chef suprême à l'Eglise.

Larousse: Personnage qui jouit d'une autorité morale Souveraine.
Bible: 1Tim 6:15 et Ap 17:14 Dieu seul est souverain, seul Dieu mérite les titres de Père et Saint.

Larousse: Quand on s'adresse au pape, on le qualifie de Très Saint Père, et l'on désigne sa personne par ces mots: Sa Sainteté.
Bible: Ap 3:7 ; 15:4 seul Dieu et Christ sont Saints.

Larousse: son enseignement est infaillible quand il parle "ex cathedra".
Bible: Héb 13:8 et Jaq 1:17 Seul Dieu ne varie pas, il reste le même.
On pourrait ajouter la médiation et la vénération des saints avec Marie alors que la Bible précise:

1Tim 2:5 «Car il y un seul médiateur entre Dieu et les hommes, J-C»
Jn 14:6 «Jésus dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie, nul ne vient au Père que par moi»
Exode 20:4-5 «Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, sur la terre...Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point...»
Mat 4:10 «Jésus dit à Satan:...il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu et tu le serviras lui seul»


Que dire de la prétention du pouvoir du pardon ?
(Le Catéchisme de l'Eglise Catholique - 1992)
page 211- (983) «Le Seigneur veut que ses disciples aient un pouvoir immense...Les prêtres ont reçu un pouvoir que Dieu n'a donné ni aux anges ni aux archanges. Dieu sanctionne là-haut tout ce que les prêtres font ici-bas» «Si dans l'Eglise il n'y avait pas la rémission des péchés, nul espoir n'existerait, nulle espérance d'une vie étemelle et d'une libération éternelle...»
page 320- (1495) «Seuls les prêtres qui ont reçu de l'autorité de l'Eglise la faculté d'absoudre peuvent pardonner les péchés au nom du Christ»
La Parole de Dieu précise que Dieu seul peut pardonner en Christ !

1Tim 2:5 «Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme»
Héb 7:24 «Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible»
Rom 3:23,24 «Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ»

Eph 2:8-9 «Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi...c'est le don de Dieu»
1Jean 1:9 ; 2:1 «Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et nous purifier de toute iniquité» «Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste»
Es 43:25 «C'est moi, moi qui efface tes transgressions pour l'amour de moi...»


Que dire de la prétention du pouvoir de changer la loi de Dieu ?

Dan 7:25 "Il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera (se proposera) changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d'un temps"

Or, le commandement qui fait précisément référence au temps dans la loi, c'est le jour du repos:

Ex 20:8-11 «Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage; Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer...et il s'est reposé le septième jour: c'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié»

La loi d'en haut est remplacée par une autre loi d'en bas, avec la tradition changeante qui a remplacé la référence à la loi de Dieu stable.
Auteur : Philippe Septième
Date : 13 déc.04, 02:04
Message : Bonjour, je vous propose la suite 105,

L'église catholique reconnaît officiellement qu'elle est à l'origine de ce changement de jour de repos.

(Le Catéchisme de l'Eglise Catholique -1992)
-page 448 (2180) "Le commandement de l'église détermine et précise la Loi du Seigneur. Le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l'obligation de participer à la Messe" (canon-1247/48)
-pages 450, En bref: (2190) "Le sabbat qui présentait l'achèvement de la première création est remplacé par le dimanche qui rappelle la création nouvelle, inaugurée à la Résurrection du Christ"

(Catholic Press. de Sydney, Australie, du 25 août 1900)
«Le dimanche chrétien est une institution catholique, et ses droits à l'observation ne peuvent être justifiés que par des principes catholiques...Depuis le commencement jusqu'à la fin des Ecritures, il n'y a pas un seul passage qui justifie le transfert du culte public hebdomadaire du dernier jour de la semaine au premier»

(Quelques autres citations de prétention)
-«Le Pape détient une si grande autorité et une si grande puissance qu'il peut modifier, expliquer ou interpréter même les lois divines» (Lucius Ferraris, théologien catholique et consulteur de plusieurs congrégations romaines, Prompta Bibliotheca, Venise, 1763. t. VI, art. "Papa", II,30, p. 18.)
-«Jésus a placé le pape au-dessus des prophètes, parce que ceux-ci annoncent Jésus, tandis que le pape est la voix de Jésus....Au-dessus des anges....Jésus a placé le pape au niveau même de Dieu» (Père Domenico Bertetto. S.D.B. San Giovanni Bosco, Librairie de la doctrine chrétienne, Turin, 2è éd., 1957. p. 90.)

(Hans Kung. Le Christianisme. Seuil - 1999)
-page 524-525 (le programme du pape Grégoire VII) (1073-1086) «Le pape est le maître souverain de l'Église, il n'est pas seulement au-dessus de tous les croyants, de tous les clercs et de tous les évêques, mais aussi au-dessus de toutes les Eglises, locales, régionales et nationales; Il est au-dessus de tous les conciles» «Le pape est le maître suprême du monde: Non seulement tous les princes lui sont subordonnés, mais l'empereur lui-même relève de son autorité (à titre d'homme pécheur)».«Le pape devient indubitablement saint dès qu'il entre en fonction (en raison des mérites de Pierre)»

-page 1127 «(160). Au titre de "représentant du Christ", de "Roi des rois, Souverain des souverains, prêtre pour toujours selon l'ordre de Melchisédech", Innocent III s'estimait autorisé à intervenir partout, et cela souvent avec des justifications bibliques plus qu'hasardeuses. Il voit ainsi dans le trône divin de l'Apocalypse (4:6-11) le Saint-Siège...»
Sans aller plus loin dans l'histoire et les citations, ces quelques références suffisent pour comprendre la signification de ces «paroles arrogantes, injurieuses et des blasphèmes» (Ap 13:5-6)

14) La bête fait la guerre aux saints pendant 42 mois (13:5,7)

Ap 13:5,7 "et il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois. Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre"

Cette période est identique aux 1260 jours ou à l'expression "1 temps, 2 temps et 1/2 temps", (Ap 11-12 et Daniel). Il n'est pas nécessaire de s'étendre sur les persécutions de l'église Catholique durant le moyen âge, puisque le Pape Jean-Paul 2 l'a reconnu et a demandé pardon pour cela. Cependant, reconnaître le mal qui a été fait n'enlève pas la réalité historique que la Bible dénonce.

Le dimanche 12 mars 2000:
(Dernières nouvelles d'Alsace: lundi 13 mars 2000)
"L'Eglise reconnaît ses fautes. Le pape Jean Paul II a demandé pardon hier à Dieu pour les péchés et les fautes de l'Eglise, lors d'un mea culpa historique, sans précédent dans l'histoire de la religion catholique. Les fautes commises dans le service de la vérité, en évoquant les méthodes non évangéliques auxquelles les chrétiens ont eu recours, notamment lors des croisades ou à l'époque de l'inquisition".
15) Elle détient une autorité universelle.

Ap 13:7,8 "Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'agneau"
(Hans Kung. Le Christianisme. Seuil - 1999)
pages 700-701 «Dans la ligne d'une ancienne tradition romaine qui a toujours eu le sens de la vie pratique, du droit et de l'ordre, Rome n'a jamais cessé d'exercer une authentique autorité pastorale à visée universelle»

(Histoire de la papauté - Yves-Marie Hilaire - éd. Tallandier - 1996)
-page 500 «En effet, héritier d'une histoire de deux mille ans, le pape reste le pasteur universel, le premier responsable de la mission et de l'évangélisation du monde» «La Papauté est l'héritière d'une longue histoire, d'une tradition, c'est-à-dire d'un "principe de continuité et d'identité d'un esprit à travers la succession des générations" (Y-M. Congar). À ce titre, elle est appelée à un nouveau rôle dans le cadre d'une ecclésiologie de communion, de «koinonia», avec les églises soeurs, portée par le mouvement oecuménique. Or, comme l'a remarqué l'un des grands pionniers de l'oecuménisme, le pasteur Roger Schutz: «comment opérer une communion entre les chrétiens à travers la terre sans un pasteur universel placé au coeur du coeur?, c'est-à-dire sur le siège de Pierre, à Rome»
Ce portrait que nous venons d'évoquer, «de la bête qui monte de la mer», avec ces caractéristiques annoncées par Jean nous permettent de reconnaître le pouvoir politico-religieux de Rome:

-ses parallèles avec Daniel 7 et 8: la mer, les dix cornes, l'arrogance...
-Rome, la ville aux 7 collines sur lesquelles ce pouvoir est assis.
-l'autorité qu'elle reçoit des pouvoirs politiques pour agir, persécuter.
-sa suprématie pendant 1260 ans: de 538 à 1798.
-sa blessure mortelle en 1798, avec Pie 6 qui est emprisonné et qui meurt en exile.
-sa blessure qui guérit: 1870, le dogme de l'infaillibilité: 1929, l'accord de Latran et la reconnaissance du Vatican

Il faut ici insister sur la différence à faire entre le système que la prophétie dénonce et rejette, parce qu'il est en désaccord avec la Parole de Dieu, et les croyants sincères qui peuvent adhérer par la foi à ce système. Avant tout, le point discuté dans cette prophétie ne concerne pas individuellement des chrétiens, qui sont des catholiques romains honnêtes et pieux et qui n'ont pas eu l'occasion de comprendre autrement les choses. Ce qui est en cause ici, c'est plutôt un système de croyances et de culte qui dévie des normes bibliques.

Pour comprendre efficacement les prophéties de Daniel et de l'Apoc., on ne peut pas se limiter au temps présent, mais on doit prendre en considération tout le cours de l'histoire depuis l'époque de Jean et jusqu'à nos jours. Trop de dérapages ont été commis par le système qui sont ici dénoncés. Des dérapages avec les inquisitions, persécutions, massacres d'innocents à cause de l'intolérance; Des dérapages doctrinaux où la tradition et les conciles remplacent la Parole de Dieu; Des dérapages de pouvoir où l'on veut dominer le monde et les consciences des gens. Toutes ces raisons poussent la prophétie à dénoncer ce système et invitent le peuple de Dieu à en sortir.


Ap 18:4 «Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux»

La vérité doit être prêchée même quand elle est dure à entendre. Le passage de l'obscurité à la lumière spirituelle et qui peut faire mal, est pourtant indispensable pour notre salut.
Auteur : Philippe Septième
Date : 13 déc.04, 02:08
Message : Bonjour, je vous propose la suite 106,

La bête de la terre: Ap 13:11-18.

AP 13:11-18
11 Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon.
12 Elle exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie.
13 Elle opérait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes.
14 Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait.
15 Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués.
16 Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front,
17 et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom.
18 C'est ici la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. Car c'est un nombre d'homme, et son nombre est six cent soixante-six.


Les 2 bêtes d'Apocalypse 13 sont des contrefaçons pour imiter Jésus et prendre sa place.

Parmi les 40 noms choisis pour désigner Jésus-Christ dans l'Apocalypse, deux seulement sont des noms d'animaux, il s'agit de l'Agneau et du Lion. Dans Ap 13, il y a 2 bêtes: l'une qui sort de la mer à tête de lion (13:2), et l'autre semblable à un agneau (13:11). La première bête est une caricature de l'Agneau de l'Apocalypse et du Fils d'homme, la deuxième bête ou le faux prophète est une parodie de l'Esprit. Ces deux images indiquent qu'il s'agit d'une contrefaçon et d'une usurpation du pouvoir royal et rédempteur du Christ.

Notons encore que la bête à 7 têtes et 10 cornes d'Ap 17:14 combattra l'Agneau en sa qualité de Roi des rois. «Qui est semblable à la bête» (13:4) fait écho à "qui est semblable à Dieu" «Qui est comme toi parmi les dieux, Ô Étemel?» (Ex 15:11) «Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l'iniquité...» (Mich 7:18). «Michel ("qui est comme Dieu") et ses anges combattirent contre le dragon (Ap 12:7).

Quand on précise que l'une de ses têtes est comme blessée à mort (13:3), c'est pour indiquer qu'il caricature le destin de Jésus-Christ, car en grec c'est le même mot qui est employé pour blesser ou immoler. Dans l'allusion de la plaie mortelle qui avait été guérie, le thème de la résurrection est sous-jacent. Sa guérison ne sert pas au bénéfice des êtres humains, mais pour séduire toute la terre. Cette bête fait la guerre aux saints alors que l'Agneau a racheté par son sang des hommes de toute tribu...

La domination universelle, une autre prérogative qui appartient à Dieu seul et à Christ. «Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation» (13:5). «Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer...» (12:5). «Et tous les habitants de la terre l'adoreront...(la puissance qui monte de la mer) (13:8). L'ange précise à Jean par deux fois que seul Dieu mérite l'adoration (Ap 19:10 ; 22:9)

La bête qui monte de la terre a 2 cornes, qui sont symboles de puissance dans la bible (2 Chr 18:10 ; Ap 5:6). Cela désigne la contrefaçon des 2 témoins de Dieu, par qui Dieu manifeste sa puissance (Ap 11:3-11). Même les prodiges avec le feu sont semblable à ceux des 2 témoins (Ap 11:5 ; 13:13 ; 2 Rois 1). La marque de la bête est une contrefaçon du sceau de Dieu (Ap 13:16-17 ; 7:3 ; 9:4).

Ainsi, on peut voir que Satan qui a été chassé du ciel, espère renverser l'autorité du Christ et régner à sa place sur la terre en s'infiltrant dans le pouvoir politique et dans le pouvoir religieux, et en les associant. Trois fois Jean désigne la bête qui monte de la terre par le nom de faux prophète, en grec "pseudoprophète", c'est-à-dire prophète menteur, prophète trompeur.


Ap 16:13 «Et je vis sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête, et de la bouche du faux prophète...»
Ap 19:20 «Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image»
Ap 20:10 "Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu, où sont la bête et le faux prophète»


Dans Apocalypse il existe un dualisme entre les forces du mal qui s'opposent à celles du bien. Le Christ étant réel, authentique, historique, on doit admettre qu'il y a en face de lui une force du mal authentique, réelle, qui est révélée et dénoncée par la Bible.

--Les forces du bien--Les forces du mal

--Micaël 12:7--Dragon 12:7
--L'Agneau 12:11 ; 13:8--La bête 12:3; 13:1
--Les anges de Michel 12:7--Les anges du dragon 12:7
--La montagne de Sion 14:1--Le sable de la mer 12:18
--Le bruit de grosses eaux 14:2--La mer 13:1
--3 temps et 1/2 de désert 12:14--42 mois de succès 13:5
--144 000 et la grande foule 7:9 ; 14:1--Les habitants de la terre 13:12-16
--Le nom du Père 14:1--Le nom de la bête 13:17
--Le trône de Dieu 12:5--Le trône de la bête 13:2
--Des fronts 14:1--Des fronts 13:16
--L'adoration de Dieu 14:6-7--L'adoration de la bête 13:4,8
--La louange adressée à Dieu 14:3--La louange adressée à la bête 13:8
--La gloire de Dieu 14:6-7--Des blasphèmes 13:1,5-6
--La mort pour les ennemis 14:17-20--La mort pour les ennemis 13:15
--La loyauté envers Dieu 14:12--La soumission à la bête 13:14-17
--Aucun mensonge 14:5--La séduction 13:14,15
--Appel à exalter le Seigneur 14:6-12--Appel à exalter la bête 13:12-17
--Message universel 14:6--Contrainte universelle 13:12
--Un reste fidèle 12:17--Soumission de la masse 13:16
--Messages des trois anges 14:6-12--Activités des 3 bêtes 12:17 ; 13:1,11


Le chapitre 13 revient sur le passage d'Ap 12:13-17, en décrivant la lutte de Satan contre le "reste"

Ap 13:11-18 nous projette en grande partie dans l'avenir et révèle une vision qui concerne le futur. Ap 13 met l'accent sur ceux qui dans l'Eglise ont choisi de rechercher une fidélité totale envers Dieu et sa loi. Le dragon les persécute, à travers 2 pouvoirs distincts: «le monstre de la mer, et le monstre de la terre»

Ap 13 attire notre attention sur l'importance du vrai culte par rapport à une fausse adoration. Le vrai culte est défini dans Ap 14:7,12 comme une adoration du Dieu créateur et une fidélité à sa loi. Or, dans Ap 13:8, c'est l'adoration de la bête qui est encouragée et mise à l'honneur. Il y a donc un faux culte avec une fausse adoration et un vrai culte avec une adoration authentique. Il est vital pour les chrétiens de se poser la question afin de savoir la nature profonde du culte qu'ils pratiquent.


Le portrait de la 2ème bête qui monte de la terre.

1) Semblable à un agneau, ("je vis une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau" 13:11)

Cette 2ème bête qui monte de la terre porte le même nom de "thérion" en grec, que la 1ère bête de la mer. Il s'agit une fois de plus d'une "bête sauvage, dangereuse, féroce" et qui se cache sous l'apparence d'un agneau. Le pouvoir, en dépit de son apparence, décrit une fois de plus un pouvoir au service du dragon et non de Dieu. Il se présente en effet sous l'aspect d'un agneau doux et inoffensif, ce qui représente une certaine séduction.

2) Elle monte de la terre «Puis je vis monter de la terre une autre bête...» (Ap 13:11)

Elle monte, il y a progression dans le temps: elle fait faire une image, l'anime, la fait parler, et fait tuer les opposants. La terre représente une région peu peuplée, dans un sens géographique: Si la "mer" désigne une région très peuplée, «Les eaux, ce sont des peuples, des foules, des nations...» (Ap 17:15), le mot "terre" désigne alors l'inverse, à savoir une région peu peuplée.

La terre représente un lieu de refuge, dans un sens historique et prophétique d'Apocalypse: Alors que l'Eglise a été persécutée pendant 1260 ans, elle a été secourue par la terre (Ap12:14-16). Sur le plan historique, lorsque les chrétiens ont été persécutés en Europe, ils sont allés chercher refuge dans un endroit moins connu et peu peuplé, indiqué prophétiquement par le mot "terre". Cela désigne bien les États-Unis d'Amérique qui étaient l'endroit peu peuplé, d'asile et d'accueil pour les croyants.

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 déc.04, 02:11
Message : Bonjour, je vous propose la suite 107,

3) Les 2 cornes semblables à celle d'un agneau, («elle avait deux cornes semblables à celles d'un agneau» 13:11)


Il y a de toute évidence une contrefaçon de l'agneau, et le texte annonce que cette puissance est séductrice.

4) Elle parle comme un dragon, («semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon» 13:11)

Si cette puissance a d'abord l'allure d'un agneau, elle prendra par la suite l'attitude d'un dragon. On se trouvera petit à petit devant une puissance qui glissera sous l'influence du dragon après s'y être opposée. Voilà l'aboutissement de l'opposition entre l'apparence et la réalité. On découvre ici la vraie nature de ce pouvoir qui est au service du dragon, dans sa lutte contre le reste de l'Église.

5) Son autorité est semblable à celle de la 1ère bête (Ap 13:12)

Ap 13:12 «Elle exerçait toute l'autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie»

Son autorité est semblable à celle de la 1ère bête, qui a exercé un pouvoir incontesté sur l'ensemble du monde pendant le Moyen Age. On se retrouve devant une nouvelle puissance avec une autorité tout aussi reconnue que celle de la 1ère bête. Elle aura même une influence qui lui permettra de contraindre les habitants de la terre à adorer la 1ère bête issue de la mer, et que désigne le système politico-religieux de Rome.

6) De grands prodiges (Ap 13:13)

Ap 13:13 "Elle opérait de grands prodiges, jusqu'à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes"
Ap 19:20 «les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image»


Le feu représente une contrefaçon des 2 témoins bibliques d'Ap 11:5, avec Elie et Moïse. Ce signe avec le feu rappelle Elie qui demande à Dieu de manifester sa présence et son autorité (1 Rois 18). Ce signe rappelle aussi la Pentecôte où le Saint-Esprit s'est manifesté sous la forme du feu (Actes 2:1-4). La bête essaiera d'imiter la puissance divine en tous points pour tromper les hommes et les séduire. La bête essaie de démontrer par ces signes qu'elle vient de Dieu et qu'elle possède l'Esprit de Dieu.

7) Séduction de l'humanité entière (Ap 13:14)

Ap 13:14 «Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu'il lui était donné d'opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait»
Ap 12:9 "il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre"


8) Faire une image à la 1ère bête (13:14-15)

Ap 13:14,15 «disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l'épée et qui vivait. Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât..."

On retrouve dans ce pouvoir l'intention persécutrice qui ne se contentera pas de s'opposer à la vérité, mais qui attaquera ceux qui ne penseront pas comme lui. Comme la 1ère bête est une puissance politico-religieuse mondiale, il faut s'attendre à voir apparaître un organisme de même nature. Ainsi, l'image de la bête a bien des chances d'être aussi un pouvoir politico-religieux mondial qui s'imposera.

Le mot «image» dans le sens biblique: L'homme a été créé "à l'image de Dieu" (Ge 1:26-28). Le propre d'un enfant de Dieu est de porter en lui, "l'image de son Créateur". Le propre du mal, de la chute, est précisément de détruire «l'image de Dieu dans l'homme». En hébreu "l'image" désigne avant tout une projection d'essence, avant une ressemblance extérieure, physique. Il y a donc une relation substantielle, une relation de vie, métaphysique, entre l'image et ce qu'elle représente. Dire que l'homme a été créé à "l'image de Dieu" signifie que l'homme est un enfant de Dieu, d'essence divine.

Dans Ap 13, l'image est faite à la 1ère bête, or dans Ap 14:11, la bête et son image représentent la même puissance. L'essence de ce pouvoir politico-religieux, devra donc se retrouver dans l'image, que la 2e bête venant de la terre tentera de construire à la 1ère venant de la mer. Il faudra s'attendre à découvrir un pouvoir de même nature: politico-religieux, universel et dominateur. La 2e bête caractérisée par un agneau, essaiera par divers moyens de préparer l'humanité à ce pouvoir.


9) Elle oblige à adorer sous peine de mort (Ap 13:15)

Ap 13:15 «elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués»

S'il s'agira d'adoration, on doit s'attendre à ce que celle-ci revête un caractère cultuel, religieux. Le pouvoir en question sera fort et universel et les chrétiens seront amenés en sa présence à l'adorer. La 1ère bête fait la guerre aux saints et les vainc, la 2ème bête fait tuer ceux qui n'adorent pas l'image (13:7,15)

10) Institution d'une imitation de l'Église universelle.

Ap 13:16 «Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves...»

Tous les hommes quelle que soit leur condition, seront obligés de participer à ce pseudo culte. Si tous ne céderont pas à cette pression, tous seront en tout cas sollicités.

11) Une marque sur leur main droite ou sur leur front (Ap 13:16,17)

Ap 13:16-17 «Et elle fit que tous...reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom"

La main droite peut représenter le domaine physique et le signe du travail manuel. Le front représente d'une part le travail intellectuel, mais aussi le culte, l'adoration. Le texte parle d'une "marque" en relation avec le travail et l'adoration.

Qu'est-ce qui dans le domaine du travail pourrait obliger l'adoration ?

Il semblerait qu'un véritable complot, ou conspiration, sera organisé à l'égard des réfractaires à cette puissance. Ce pouvoir religieux sera soutenu par le pouvoir civil, et ainsi il pourra intervenir à la fois sur la vie spirituelle et sur la vie économique des hommes, "afin que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque" (13:17). Ce pouvoir aura donc la possibilité d'empêcher d'acheter, de travailler, bref de vivre tout simplement. Le texte nous projette dans l'avenir, car le temps de cette marque n'est pas encore réalisé.

La deuxième bête qui monte de la terre rejoint la première, et elle va lui donner son soutien.

La bête qui monte de la terre reçoit également l'autorité du dragon car «elle parle comme le dragon» (Ap 13:11), et cela la situe aux côtés de la bête qui montait de la mer et qui avait reçu aussi l'autorité du dragon (Ap 13:4). Cette deuxième bête est habile dans l'art de la séduction, ce qui lui vaudra le titre de "faux prophète" (Ap 16:13)

Avec la deuxième bête monte de la terre, il y a une progression dans le temps: Elle met tout en oeuvre pour inciter «la terre et ses habitants à adorer la première bête» (Ap 13:12). Elle séduit par des grands prodiges (Ap 13:13-14). Elle dit «aux habitants de la terre de faire une image à la bête» (13:14). Elle «anime l'image de la bête et fait parler l'image...» (Ap 13:15). Pour finir, toute cette démarche aboutit sur la violence: «elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués» (Ap 13:15).

Le texte de l'Apocalypse rappelle l'incident rapporté par Daniel 3. Nebucadnetsar érige lui aussi une statue, semblable à celle qu'il avait vue en rêve (Daniel 2). Nebucadnetsar ordonne à ses sujets, «peuples, nations, hommes de toutes langues...» (Daniel 3:4,7) de l'adorer sinon ils seront jetés dans une fournaise ardente (Daniel 3:6). De même, la bête de la terre fit que «tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête soient tués » (Ap 13:15). Comme dans Daniel, ici aussi il est question d'adoration et de soumission.


Et elle fit que tous, petits et grands...reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front.

Dans l'Apoc, l'adoration se manifeste par le fait que les sujets reçoivent une marque sur la main ou sur le front. Cette association s'inspire du livre du Deutéronome où elle exprime la fidélité à la loi de Dieu. «Tu les lieras [les commandements de Dieu] comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux» (Deut 6:8 ; Exode 13:9).

Le pouvoir représenté par la bête de la terre est de faire que tous les humains se soumettent à la loi de la bête de la mer, comme les Israélites avaient été appelés à se soumettre à la loi de Dieu. Sur le front et sur la main, c'est-à-dire dans la pensée et dans les actes, ou totalement. Ainsi, grâce à la bête de la terre, la bête de la mer arrive à son ambition de dominer sur l'humanité.


La marque de la bête (marque, du grec - charagma: une marque, une marque imprimée, gravée)

Il s'agit d'un élément visible, que l'on pourra voir extérieurement, et qui identifiera l'adoration. Cette marque sera en relation directe avec le culte rendu à Dieu. Or, à la fin des temps, les commandements de Dieu se dresseront comme un test de loyauté et de fidélité envers Dieu, pour reconnaître le reste des fidèles (Ap 12:17 ; 14:12). Il est probable que cette marque sera en opposition directe avec la loi de Dieu et ses commandements. Cette marque signifie beaucoup plus qu'un signe visible sur le front ou sur la main; La marque se voit en profondeur dans la pensée, et aussi en surface dans les actes de l'existence. La marque est une contrefaçon et remplace le signe de l'autorité de Dieu qui veut marquer son nom sur notre front.
Auteur : Philippe Septième
Date : 16 déc.04, 05:59
Message : Bonjour, je vous propose la suite 108,

L'image de la bête.


Au travers de l'image de la bête, Satan arrive finalement à dominer toute l'humanité. Dans Ap 12 le dragon fait la guerre à Christ, à son peuple et à son église, puis finalement au reste fidèle. Dans Ap 13 Satan va donner son pouvoir à deux bêtes ou à deux puissances pour combattre ce reste fidèle.

Parallèles entre la bête qui monte de la mer avec l'ambition de dominer le monde et la bête qui monte de la terre ou le faux prophète avec la contrefaçon spirituelle:

-Le dragon lui donna sa puissance (13:2)
-Elle parlait comme un dragon (13:11)

-Elle parle contre Dieu (13:6)
-Elle parlait comme un dragon (13:11)

-Elle lutte contre les saints (13:7)
-Elle tue qui n'adoreraient pas l'image de la bête (13:15)

-Elle a autorité sur la terre (13:7)
-Elle permet à la bête de la mer d'avoir autorité (13:12)

-Elle est adorée par les habitants de la terre (13:8)
-Elle pousse les hommes à adorer la 1ère bête (13:12)


De la description de l'image de la bête il ressort clairement que cette image est celle du monstre marin (13:14,15).

-Elle est réalisée par les hommes, à la demande du faux prophète, ou de la bête qui monte de la terre:
Ap 13:14 «elle séduisait les habitants de la terre...disant de faire une image à la bête qui avait la blessure et vivait»

-C'est le faux prophète qui lui donne vie et le pouvoir de parler:
Ap 13:15 "il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât"

-Elle pousse les hommes à adorer la bête qui monte de la mer et elle fait tuer ceux qui n'adorent pas la bête qui monte de la mer.
Ap 13:15 "elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués"

-Elle fait que la marque de la bête (marque d'autorité) soit sur tous les hommes.
Ap 13:16,17 "Et elle fit que tous...reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front...."

-L'image de la bête est une société humaine qui porte le nom de Babylone (qui est le nom de la bête). Il s'agit de la prostituée d'Ap 17 qui accomplit les desseins de la bête, en opposition avec la femme d'Ap 12
Ap 17:4,5 "Cette femme était vêtue de pourpre...Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande"

-Cette prostituée symbolise un peuple qui prétend être le véritable peuple de Dieu mais qui est infidèle à ce dernier.
Ap 17:5,6 «Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus"

-Ce pouvoir, avec l'image de la bête permet à Satan d'agir dans le concret.
Ap 13:4 "Et ils adorèrent le dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la bête; ils adorèrent la bête..."

Que peut représenter cette image de la bête ?

La femme du chapitre 12 donne la vie à l'enfant alors qu'ici la 2ème bête communique la vie à une image (13:15). Les hommes qui adoreront la bête recevront le nom de la bête sur leur front: "elle fit que tous...reçussent une marque sur leur front... e nom de la bête ou le nombre de son nom» (13:16,17). Cette marque est en opposition avec le sceau de Dieu que les rachetés porteront sur leur front (Ap 14:1)

La femme, ou l'église d'Ap 17 est en relation directe avec l'image de la bête.

Dans l'Apocalypse 17:5, la prostituée est la seule personne qui porte sur le front le nom de la bête: «Babylone». La bête de la mer et l'image de la bête s'expriment par la même bouche, contre Dieu et son peuple (13:6,15). La bête et l'image ont le même but: «de vaincre les saints ou les mettre à mort" (13:7,15) "d'exercer l'autorité sur tous les habitants de la terre" (13:3,16). La marque est le nom même de la bête, ils sont intimement liés, selon Ap 14:11 "ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom (Ap 14:11)

Cela semble confirmer, que la marque de la bête est en relation avec le nom même de Babylone, qui sera inscrit sur ceux qui adhéreront et s'identifieront aux valeurs de ce système, en pratiquant un culte opposé à ce que Dieu propose, qui est en contradiction avec la loi de Dieu et la véritable foi qui vient de Christ. Tout cela nous amène à déduire que «l'image de la bête» est un pouvoir politico-religieux visant à la domination totale et internationale, représenté par le monstre de la mer et qui a déjà dominé dans le passé. (13:14,3-5)

Dans ce système mondial, il semblerait que les Etats-Unis d'Amérique avec le Vatican joueront un rôle déterminant. Il y a actuellement une identification possible par rapport à cette description d'un pouvoir politico-religieux qui se voudrait mondial; Il s'agit du Mouvement Oecuménique Mondial de Genève, le "World Concil of Churches"

(Histoire de la papauté - Yves-Marie Hilaire - éd. Tallandier -1996)
page 500 «La Papauté est l'héritière d'une longue histoire...elle est appelée à un nouveau rôle dans le cadre d'une ecclésiologie de communion, de «koinonia», avec les églises soeurs, portée par le mouvement oecuménique. Or, comme l'a remarqué l'un des grands pionniers de l'oecuménisme, le pasteur Roger Schutz, "comment opérer une communion entre les chrétiens à travers la terre sans un pasteur universel placé au coeur du coeur ? C'est-à-dire sur le siège de Pierre, à Rome."
Le nombre 666 ou 6-6-6, c'est un nombre d'homme: (13:18)

Le texte a été écrit en grec, par un Juif, et il n'est pas dit qu'il faille chercher à partir de noms, des chiffres qu'on divise ou additionne, pour trouver le nombre ou une comparaison. De nombreuses tentatives ont été faites et pour finir on trouve ce que l'on veut chercher derrière le chiffre 666. On peut aussi lire le texte: six, six, six, séparé et non 666 collé.

Parmi les nombreuses interprétations suggérées, il y en a une qui consiste à opposer 666 à 144 000.

Il y aurait une différence fondamentale entre ces deux chiffres. Si le 12 est multiplié par lui-même (12x12= 144), puis par 1000 qui indique le grand nombre, cela donne 144 000. Dans le cas de 666, le 12 est d'une manière répétitive divisé par 2 (12:2 = 6), comme pour en indiquer le manque, l'inaccomplissement, ou l'immaturité spirituelle.

Dans la bible, le nombre 6 est rattaché à l'humain créé le sixième jour: (Gen 1:26,31)

Dans la bible, le 7 est le chiffre de la création achevée. «Dieu acheva au septième jour son oeuvre» (Gen 2:1-3). Donc, le 6e jour représente l'oeuvre de Dieu qui est inachevée. Le 6 pourrait représenter l'homme qui n'est pas encore entré dans la communion spirituelle avec Dieu. Ce n'est qu'au 7e jour, avec la création spirituelle du sabbat, mis à part par Dieu, jour qu'il a béni et sanctifié, que l'oeuvre de Dieu a été achevée. Ainsi, le chiffre 7 symbolise l'achèvement du travail de Dieu (Gen 2:1-3 ; Ex 20:11)

Jésus confirmera cette vérité en disant que «Le sabbat a été fait pour l'homme» (Marc 2:27). Le 6 représente la tentation d'aller le plus près possible de Dieu, sans aller jusqu'à la dépendance à son égard. Ainsi, créé le 6ème jour, l'homme ne rentre en communion profonde avec son Créateur et ne goûte le repos avec Dieu que le 7ème jour, le jour de repos créé par Dieu pour l'homme dans ce but (Gen 2:1-3)


Le nombre 666 symbolise l'orgueil humain qui veut se passer de Dieu, ou la prétention de prendre sa place.

On retrouve le nombre 6 dans la statue de Nebucadnetsar qui avait 60 pieds de haut et 6 de large (Daniel 3). A cette occasion, le roi demanda d'être vénéré, adoré, à la place du vrai Dieu. Mais alors que Dieu demande une adoration qui découle de l'amour, ici c'est la peur de la mort qui pousse à adorer. Le jugement de Dieu sur le monde par le déluge est arrivé alors que Noé avait 600 ans (Ge 6 à 9)

Le nombre 6 qui est répété trois fois, «666» démontre l'intention d'usurper la dignité divine.

Car ce chiffre de trois est le nombre de Dieu qui est «trois fois saint» (Esaïe 6:3 ; Ap 4:8). Répéter trois fois le nombre 6 c'est vouloir élever l'homme au niveau du Dieu. En donnant à ce pouvoir le nom de 666, l'Apocalypse dévoile en réalité sa nature réelle. Derrière ce masque de Dieu, se cache une institution bien humaine qui n'a rien à voir avec Dieu.

L'histoire montre bien que ce système est plus politique que religieux.

Au commencement de sa suprématie, depuis Constantin, Clovis et Justinien, l'Eglise s'est appuyée plus sur la force du pouvoir politique et la tradition que sur Dieu et sa parole. A la fin des temps, au moment où l'église retrouve sa suprématie après la blessure mortelle, encore une fois ce n'est pas Dieu qui l'inspire vraiment et la soutient, mais un pouvoir d'en bas, avec la bête qui monte de la terre.

Un certain nombre d'indices nous permettent d'identifier ce pouvoir qui monte de la terre (13:11)

Cette prophétie n'étant pas encore réalisée, cela nous demande beaucoup de prudence pour l'interpréter. Le texte présente une puissance qui va soutenir la cause du système politico-religieux de Rome. Cette puissance doit apparaître, selon la prophétie, vers la fin de l'histoire humaine, après la période des 42 mois ou des 1260 années de domination papale qui se terminent en 1798, donc vers la fin du 18ème siècle. Avec beaucoup de prudence, on peut cependant affirmer que seul les Etats-Unis d'Amérique correspondent au signalement de la prophétie, que ce soit sur le plan historique, politique ou spirituel.

Sa nature: Ce pouvoir est de nature différente de celui de la bête de la mer. Ce n'est pas un pouvoir religieux. L'adoration n'est pas dirigée vers lui, mais vers la «la 1ère bête, dont la blessure mortelle avait guérie» (13:12). Il se définit comme un pouvoir économique, il influence l'achat et la vente: «elle fit que tous, petits et grands...que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête...» (13:17). C'est aussi un pouvoir politique, il peut tuer: «elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués» (13:15).

Son temps: Ce pouvoir et son action apparaissent après la venue de la première bête blessée et guérie (13:12). Ce n'est donc qu'à partir de la fin du XVIIIème siècle, après 1798, ou moment de la blessure mortelle du premier pouvoir, que ce deuxième pouvoir commence à se manifester.

Auteur : Philippe Septième
Date : 16 déc.04, 06:03
Message : Bonjour, je vous propose la suite 109,
(Larousse 3 volumes - 1966: - HISTOIRE DES ETATS-UNIS)
«Vers la formation de l'Union (1700-1763) L'union va naître de la résistance commune aux menaces extérieures.

- Révolte contre l'Angleterre (1763-1783)
- 1775-1783 La guerre d'Indépendance.
- La Déclaration d'indépendance (4 juill. 1776) condamne la politique coloniale anglaise.
- 19 octobre 1781 Capitulation du général anglais Cornwallis à Yorktown.
- 1783 Le traité de Versailles reconnaît l'indépendance des Etats-Unis.
- 1789-1801 Gouvernement des fédéralistes.
- 1801-1817 Gouvernement des républicains.
- 1817-1829 La pratique du pouvoir par les républicains aboutit à l'atténuation des divergences avec les fédéralistes et met fin aux luttes des partis.

Accroissement territorial.

- 1803 Achat de la Louisiane à la France: la superficie de l'Union est doublée.
- 1818 La frontière avec le Canada
- 1819 Achat aux Espagnols de la Floride.
- 1842 Fixation de la frontière Atlantique - Saint-Laurent
- 1846 Frontière montagnes Rocheuses - océan Pacifique. Annexion de l'Oregon .
- 1846-1848 Guerre contre le Mexique et l'Union s'accroît du Texas, du Nouveau-Mexique et de la Californie.
- 1865 La «frontière» atteint le 98e méridien»
Son espace: en contraste avec la bête précédente qui sort de la mer, celle-ci provient de la terre. Cette origine de la terre par rapport à la mer est significative pour l'hébreu de l'époque. La mer, comme on l'a vu, avec le monstre marin représente la menace et l'inimitié pour le peuple de Dieu. La terre (eh'-rets) pour hébreu désigne le pays, la patrie, sa maison et apparaît comme familière et met en confiance.

Gen 12:7 «L'Eternel apparut à Abram, et dit: Je donnerai ce pays (eh'-rets) à ta postérité» Lév 14:34 «Lorsque vous serez entrés dans le pays (eh'-rets) de Canaan, dont je vous donne la possession...»
2Rois 5:2 ; Mat 2:20,21 "Les Syriens avaient emmené captive une petite fille du pays (eh'-rets) d'Israël..."
Eph 6:3 «Honore ton père et ta mère...afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre»


Venue de la terre (eh'-rets) cette bête se présente d'emblée comme un proche allié qui rassure. Juste avant (Ap 12:16), la terre avait été évoquée comme un élément venant au secours de la femme persécutée.

Son caractère: avec son apparence de l'agneau cette bête inspire confiance (13:11). La bête de tout à l'heure, avec ses dix cornes et ses membres de bêtes sauvages était impure et terrifiante. La nouvelle bête est familière au croyant et elle s'assimile à l'Agneau qui dirige le camp de Dieu (Ap 14:1). Et pourtant, il ne faut pas s'y méprendre, car cet agneau inoffensif et familier parle comme le dragon (Ap 13:11).

Toutes ces informations: superpuissance politique et économique, née vers la fin du XVIIIe siècle, terre d'asile et de protection pour les chrétiens protestants persécutés d'Europe, étrangers à l'Eglise catholique...Tout cela nous amène à voir dans les Etats-Unis d'Amérique, qui se font entendre sur la scène internationale, cette bête qui parle comme un dragon au visage d'agneau.


D'après le témoignage prophétique, cette puissance se manifeste à deux niveaux.

Cette puissance agit aussi bien sur les habitants de la terre que sur l'autre bête qui monte de la mer. D'une part elle fascine les habitants de la terre par ses prodiges, et fait tomber le feu du ciel (13:13). Pour Jean, connaissant l'A-Testament, l'image du feu rappelle la puissance d'Elie au mont Carmel (1Rois 18:17-39). Dans l'Apocalypse, elle caractérise l'action des deux témoins de Dieu (Ap 11:5). Ceci veut dire que la bête de la terre contrefait les prodiges surnaturels d'origine divine.

On voit déjà aujourd'hui combien l'impact de l'influence américaine se fait sentir de partout. On n'a plus à le prouver, l'Amérique a séduit les habitants de la terre et beaucoup les envient. Il suffit de voir la diplomatie Américaine, et la culture de Hollywood avec ses films qui dominent le monde. Le rock, blue-jean, coca-cola, les Mac-do...sont devenus les signes de la jeunesse moderne et libérée de partout.

D'autre part l'Amérique va jouer un rôle déterminant dans le succès de l'autre bête. Le 20 octobre 1951, le président Harry Truman a demandé au Sénat américain d'approuver la nomination d'un ambassadeur des États-Unis auprès du Saint-Siège à Rome. Sa demande a été repoussée. En mars 1984 Ronald Reagan alors président des États-Unis, nommait William Wilson comme ambassadeur auprès du Vatican. Sa proposition a été appuyée par la majorité des voix.

Cet élément montre à quel point la situation a évolué et évolue dans le sens annoncé par la prophétie. Alors que l'Amérique était surtout un pays de protestants, environ 25 % de la population est catholiques en 2002. Les relations particulières entre les Etats-Unis et le Vatican ont favorisé la chute du marxisme en Pologne, Russie. Ce qu'on a du mal à apercevoir encore, c'est qu'un jour les Etats-Unis, ce haut lieu de démocratie et de liberté jouera un rôle important pour séduire le monde à forger la «marque de la bête» avec l'intolérance religieuse (13:16).


Comment cette marque va-t-elle se manifester exactement, le texte ne le dit pas.

Jean indique que cela signifie que l'autorité de Dieu a été remplacée dans les esprits comme dans les actes. On peut deviner la prophétie à travers l'adoration dans les églises stars, qui font plus pour plaire et attirer les foules que de se soucier de l'adoration du Dieu Créateur qui vient. On peut la voir même dans les tentatives d'imposer un même temps sacré d'adoration pour tous sous prétexte de commodité ou, d'une manière plus subtile, par idéal d'amour et d'unité.

La «marque de la bête» peut signifier un jour de repos ou une forme de culte imposés à tous, et aussi, plus intérieurement, la reconnaissance profonde de ce pouvoir de Babel, qui sera mis en place. La prophétie se termine sur cette perspective angoissante d'un pouvoir absolu qui contrôlerait les consciences.


Interlude: Les élus avec l'Agneau (Ap 14:1-5).

Du fond de cet horizon qu'on croyait bouché, surgit une foule d'élus qui chantent la victoire et le bonheur. Jean voit «la montagne de Sion avec les élus et l'Agneau» (14:1), au ciel, devant le trône céleste:(Ap 14:2-3). C'est la seule fois que Sion est mentionné dans l'Apocalypse et il s'agit ici du ciel.

L'opposition entre le camp du dragon et celui de l'Agneau.

Opposé aux bêtes qui «montent» de la mer ou de la terre, l'Agneau «se tient» sur la montagne de Sion. La stabilité et l'ordre du camp de Dieu contrastent avec l'incohérence du camp du dragon. Le nombre 144 000 qui symbolise la perfection de l'alliance avec Dieu (12 x 12 000) contraste avec le nombre 6-6-6 qui symbolise l'absence de toute alliance avec Dieu. Les «vierges» de l'Agneau, c'est-à-dire ceux qui se sont gardés pour le mariage, contrastent avec ceux qui se sont laissés «séduire» par la bête et qui ne participent pas aux noces de l'Agneau. En qualifiant les 144 000 rachetés de «vierges», cela représente un peuple consacré, mis à part pour Dieu.

A travers cette image de la virginité du peuple élu ce qui est exalté ici c'est la vertu de l'attente de Dieu. Contrairement aux autres qui ont leurs priorités dans le royaume d'ici-bas, la vierge de Sion se réserve pour le Dieu du futur et ne vit qu'en vue du royaume d'en haut.


Héb 11:10 "Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur"
Héb 11:13 «C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises: mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre"


Les adeptes du dragon se comportent comme des automates, on ne les entend même pas parler. La bête parle pour eux et leur décision est prise mécaniquement. Leur préoccupation est essentiellement matérialiste et économique. Ce qui les intéresse c'est de réussir ici-bas.

Les disciples de l'Agneau suivent spontanément leur maître (14:4) et chantent un «cantique nouveau» (14:3). Les élus sont libres et heureux de chanter leurs louanges à Dieu, contrairement aux robots qui servent la bête. Le chant des élus éclate en symphonies pour exprimer tout ce qu'ils n'ont pas pu dire sur cette terre.


Ps 40:4 «Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu»
Ps 96:1-4 «Chantez à l'Éternel, bénissez son nom, Annoncez de jour en jour son salut! Racontez parmi les nations sa gloire, parmi tous les peuples ses merveilles! Car l'Éternel est grand et très digne de louange"

Auteur : Philippe Septième
Date : 27 déc.04, 09:13
Message : Bonjour, je vous propose la suite 110,

L'ULTIME APPEL DE DIEU A L'HUMANITE ! AP 14

Avec le message des 3 anges nous sommes au «temps de la fin»

La venue de ces trois anges se situe immédiatement avant la venue du Fils de l'homme sur les nuées des cieux (Ap 14:14), et dans le prolongement des quatre animaux de Daniel 7 (Ap 13:2...). Le parallèle entre les deux passages indique que le moment de cette proclamation correspond dans Daniel 7:9-12 au temps du jugement de Dieu, ou de Kippour (Dan 8:14); et c'est aussi le «temps de la fin» (Dan 8:17).

Cela nous situe dans le temps au 19e siècle, après la blessure mortelle du Vatican, en 1798, et à la fin des 2300 soirs et matins de Daniel 8:14, qui aboutissent en 1844. Cela correspond bien au 19e siècle, avec le grand réveil spirituel et les dizaines de sociétés bibliques qui ont vu le jour, et avec les missions de partout et le désir de répandre l'Evangile dans le monde entier.


Le parallèle entre Daniel 7 -- et Apocalypse 13 et 14.

DN--quatre animaux (Dan 7:3-7, le lion, l'ours, le léopard, la bête à dix cornes) "quatre grands animaux sortirent de la mer, différents...le premier semblable à un lion...un second à un ours...un autre était semblable à un léopard...un quatrième animal, terrible...il avait dix cornes"
AP--la bête à dix cornes (13:1,2 avec les caractéristiques du lion, du léopard, de l'ours) "je vis monter de la mer une bête qui avait 10 cornes. La bête que je vis était semblable à un léopard, ses pieds étaient comme ceux d'un ours et sa gueule comme une gueule de lion..."

DN--pouvoir usurpateur et oppresseur (1260 jours, Dn7:25) "et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des (deux) temps, et la moitié d'un temps"
AP--pouvoir usurpateur et oppresseur (42 mois, Ap 13:5,7) "et il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant 42 mois...il lui fut donné de faire la guerre aux saints..."

DN--jugement céleste (Dn 7:9,10) "les juges s'assirent, et les livres furent ouverts...il me dit: 2300 soirs et matins, puis le sanctuaire sera purifié...la vision concerne un temps qui sera la fin...elle se rapporte à des temps éloignés (8:14,17,26).
AP--proclamation des trois anges (Ap 14:6-13) "car l'heure de son jugement est venue...(on sait que dans la bible, la purification du sanctuaire avec le lieu très-saint correspond à un jugement: Dieu juge son peuple; Lév 16)

DN--venue du Fils de l'homme (Dn 7:13,14) "et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme"
AP--venue du Fils de l'homme (Ap 14:14) "il y avait une nuée blance, et sur la nuée était assis quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme"


Le cri des 3 anges ou l'ultime appel de Dieu à l'humanité.

Avant de détruire la terre par le déluge, Dieu a averti l'humanité une dernière fois par Noé, un prédicateur de la justice, qui a prêché la repentance pendant 120 ans Gen 6:3 ; 2 Pier 2:5. Avant de détruire Sodome et Gomorrhe, deux anges de Dieu se rendirent dans ces villes pour voir s'il y avait encore un espoir pour ces habitants et pour avertir et sauver Lot et sa famille (Gen 18:20-21 ; 18:12-14)

Avant de détruire Ninive, Dieu lui envoya un dernier message d'avertissement par Jonas. Les habitants se repentirent et Dieu épargna Ninive (Jonas 3:4-10). Avant la moisson du monde et le retour de Christ en gloire, Dieu envoie le dernier avertissement à l'humanité au travers du message des trois anges d'Ap 14.


Ces messages des 3 anges sont des messages pour un temps particulier de la fin, avant la moisson du monde.

Le triple message pour la préparation en vue du retour du Christ ne doit pas être confondu avec celui donné par les apôtres, il s'agit du même message mais pour une époque différente. Actes 24:25 montre Paul discutant avec Félix et il lui parle d'un jugement à venir. Lorsque le 1er message d'Apocalypse 14 devait être prêché, le jugement n'était plus à venir, il était venu.

Le 1er ange annonce le jugement: «Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue». Le 2e ange définit le jugement: «Elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé la terre...de son impudicité!» Le 3e ange décrit le jugement et nous place devant un choix à faire: «Si quelqu'un adore la bête, il boira, lui aussi»

-Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Évangile éternel... (14:6-7)
--Et un second ange suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone... (14:8) ---Et un troisième ange les suivit, en disant: Si quelqu'un adore la bête et son image... (14:9-11)
----Je regardai, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée était assis quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, ayant sur sa tête une couronne d'or...(14:14)
---un autre ange sortit du temple, criant à celui qui était assis sur la nuée...moissonne (14:15)
--un autre ange sortit du temple qui est dans le ciel, ayant, lui aussi, une faucille tranchante (14:17)
-un autre ange, qui avait autorité sur le feu, sortit de l'autel...disant: Lance ta faucille et vendange (14:18)


L'agneau dans l'Apocalypse.

«Je regardai, et voici, l'agneau (arnion) se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui 144 000...» (Ap 14:1). L'Agneau est le centre du message des trois anges et de l'Evangile éternel qui est proclamé à tous les habitants de la terre (Ap 14:1 ; 4-5,10)

Jean 1:29 «Voici l'Agneau (amnos) de Dieu, qui ôte le péché du monde»
Act 8:32 «Il a été mené comme...un agneau (amnos) muet...»
1Pier 1:19 «un agneau (amnos) sans tache»


Le Nouveau-T parle de l'Agneau (amnos) de Dieu, et il désigne le serviteur de l'Eternel, décrit dans Esaïe 52-53. Dans l'Apoc, c'est toujours le mot (arnion) qui désigne l'agneau, car Jean présente un agneau fort et puissant, triomphant et vainqueur, et qui défend sa victoire. L'Agneau vainqueur est ici avec les élus, les 144 000 (Ap 14:1). Pour les 144 000 d'Ap 14:1-5, voir les commentaires d'Ap 7.

Le culte dans le message des trois anges.

Le message du premier ange est une invitation au vrai culte et à la vrai adoration: (14:6-7)

Caractéristiques du vrai culte: (14:7)
-Craignez Dieu
-Rendez-lui gloire
-Adorez le créateur

Description des vrais adorateurs: (14:12)
-la persévérance des saints
-ils gardent les commandements de Dieu
-ils ont la foi de/en Jésus


Le message du deuxième ange est une condamnation du faux culte: (14:8)

Le message du deuxième ange est la proclamation de la chute de Babylone, instigatrice de faux cultes.

Le message du troisième ange est un avertissement contre le faux culte: (14:9-11)

Le message du troisième ange est un avertissement contre l'adoration de faux dieux (la bête et son image). L'appel est adressé à toute l'humanité, après qu'il a été montré que les faux adorateurs (ceux qui suivent la bête) risquent d'être détruits pour toujours avec Babylone (v9-11). Cet avertissement met en garde contre trois aspects du faux culte: adorer la bête, adorer son image, recevoir la marque de la bête.

L'invitation à l'adoration et la mise en garde contre le faux culte sont encadrées par 2 présentations des vrais adorateurs:

A (CIEL) La description des 144 000, ou les adorateurs du vrai Dieu et de l'Agneau dans le ciel (Ap 14:1-5)

B (TERRE) Invitation à l'adoration et mise en garde avec la description du faux culte, sur terre.

A1 (TERRE) La description des vrais adorateurs de Dieu sur terre, ou du reste, avant la moisson.


Ap 12:17 «le dragon s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»
Ap 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»


Ces «saints», qui sont sur terre, ils adorent Dieu en persévérant à garder ses commandements et la foi en Jésus.

Auteur : Philippe Septième
Date : 27 déc.04, 09:14
Message : Bonjour, je vous propose la suite 110,

L'ULTIME APPEL DE DIEU A L'HUMANITE ! AP 14

Avec le message des 3 anges nous sommes au «temps de la fin»

La venue de ces trois anges se situe immédiatement avant la venue du Fils de l'homme sur les nuées des cieux (Ap 14:14), et dans le prolongement des quatre animaux de Daniel 7 (Ap 13:2...). Le parallèle entre les deux passages indique que le moment de cette proclamation correspond dans Daniel 7:9-12 au temps du jugement de Dieu, ou de Kippour (Dan 8:14); et c'est aussi le «temps de la fin» (Dan 8:17).

Cela nous situe dans le temps au 19e siècle, après la blessure mortelle du Vatican, en 1798, et à la fin des 2300 soirs et matins de Daniel 8:14, qui aboutissent en 1844. Cela correspond bien au 19e siècle, avec le grand réveil spirituel et les dizaines de sociétés bibliques qui ont vu le jour, et avec les missions de partout et le désir de répandre l'Evangile dans le monde entier.


Le parallèle entre Daniel 7 -- et Apocalypse 13 et 14.

DN--quatre animaux (Dan 7:3-7, le lion, l'ours, le léopard, la bête à dix cornes) "quatre grands animaux sortirent de la mer, différents...le premier semblable à un lion...un second à un ours...un autre était semblable à un léopard...un quatrième animal, terrible...il avait dix cornes"
AP--la bête à dix cornes (13:1,2 avec les caractéristiques du lion, du léopard, de l'ours) "je vis monter de la mer une bête qui avait 10 cornes. La bête que je vis était semblable à un léopard, ses pieds étaient comme ceux d'un ours et sa gueule comme une gueule de lion..."

DN--pouvoir usurpateur et oppresseur (1260 jours, Dn7:25) "et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des (deux) temps, et la moitié d'un temps"
AP--pouvoir usurpateur et oppresseur (42 mois, Ap 13:5,7) "et il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant 42 mois...il lui fut donné de faire la guerre aux saints..."

DN--jugement céleste (Dn 7:9,10) "les juges s'assirent, et les livres furent ouverts...il me dit: 2300 soirs et matins, puis le sanctuaire sera purifié...la vision concerne un temps qui sera la fin...elle se rapporte à des temps éloignés (8:14,17,26).
AP--proclamation des trois anges (Ap 14:6-13) "car l'heure de son jugement est venue...(on sait que dans la bible, la purification du sanctuaire avec le lieu très-saint correspond à un jugement: Dieu juge son peuple; Lév 16)

DN--venue du Fils de l'homme (Dn 7:13,14) "et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme"
AP--venue du Fils de l'homme (Ap 14:14) "il y avait une nuée blance, et sur la nuée était assis quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme"


Le cri des 3 anges ou l'ultime appel de Dieu à l'humanité.

Avant de détruire la terre par le déluge, Dieu a averti l'humanité une dernière fois par Noé, un prédicateur de la justice, qui a prêché la repentance pendant 120 ans Gen 6:3 ; 2 Pier 2:5. Avant de détruire Sodome et Gomorrhe, deux anges de Dieu se rendirent dans ces villes pour voir s'il y avait encore un espoir pour ces habitants et pour avertir et sauver Lot et sa famille (Gen 18:20-21 ; 18:12-14)

Avant de détruire Ninive, Dieu lui envoya un dernier message d'avertissement par Jonas. Les habitants se repentirent et Dieu épargna Ninive (Jonas 3:4-10). Avant la moisson du monde et le retour de Christ en gloire, Dieu envoie le dernier avertissement à l'humanité au travers du message des trois anges d'Ap 14.


Ces messages des 3 anges sont des messages pour un temps particulier de la fin, avant la moisson du monde.

Le triple message pour la préparation en vue du retour du Christ ne doit pas être confondu avec celui donné par les apôtres, il s'agit du même message mais pour une époque différente. Actes 24:25 montre Paul discutant avec Félix et il lui parle d'un jugement à venir. Lorsque le 1er message d'Apocalypse 14 devait être prêché, le jugement n'était plus à venir, il était venu.

Le 1er ange annonce le jugement: «Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue». Le 2e ange définit le jugement: «Elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé la terre...de son impudicité!» Le 3e ange décrit le jugement et nous place devant un choix à faire: «Si quelqu'un adore la bête, il boira, lui aussi»

-Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Évangile éternel... (14:6-7)
--Et un second ange suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone... (14:8)
---Et un troisième ange les suivit, en disant: Si quelqu'un adore la bête et son image... (14:9-11)
----Je regardai, et voici, il y avait une nuée blanche, et sur la nuée était assis quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, ayant sur sa tête une couronne d'or...(14:14)
---un autre ange sortit du temple, criant à celui qui était assis sur la nuée...moissonne (14:15)
--un autre ange sortit du temple qui est dans le ciel, ayant, lui aussi, une faucille tranchante (14:17)
-un autre ange, qui avait autorité sur le feu, sortit de l'autel...disant: Lance ta faucille et vendange (14:18)


L'agneau dans l'Apocalypse.

«Je regardai, et voici, l'agneau (arnion) se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui 144 000...» (Ap 14:1). L'Agneau est le centre du message des trois anges et de l'Evangile éternel qui est proclamé à tous les habitants de la terre (Ap 14:1 ; 4-5,10)

Jean 1:29 «Voici l'Agneau (amnos) de Dieu, qui ôte le péché du monde»
Act 8:32 «Il a été mené comme...un agneau (amnos) muet...»
1Pier 1:19 «un agneau (amnos) sans tache»


Le Nouveau-T parle de l'Agneau (amnos) de Dieu, et il désigne le serviteur de l'Eternel, décrit dans Esaïe 52-53. Dans l'Apoc, c'est toujours le mot (arnion) qui désigne l'agneau, car Jean présente un agneau fort et puissant, triomphant et vainqueur, et qui défend sa victoire. L'Agneau vainqueur est ici avec les élus, les 144 000 (Ap 14:1). Pour les 144 000 d'Ap 14:1-5, voir les commentaires d'Ap 7.

Le culte dans le message des trois anges.

Le message du premier ange est une invitation au vrai culte et à la vrai adoration: (14:6-7)

Caractéristiques du vrai culte: (14:7)
-Craignez Dieu
-Rendez-lui gloire
-Adorez le créateur

Description des vrais adorateurs: (14:12)
-la persévérance des saints
-ils gardent les commandements de Dieu
-ils ont la foi de/en Jésus


Le message du deuxième ange est une condamnation du faux culte: (14:8)

Le message du deuxième ange est la proclamation de la chute de Babylone, instigatrice de faux cultes.

Le message du troisième ange est un avertissement contre le faux culte: (14:9-11)

Le message du troisième ange est un avertissement contre l'adoration de faux dieux (la bête et son image). L'appel est adressé à toute l'humanité, après qu'il a été montré que les faux adorateurs (ceux qui suivent la bête) risquent d'être détruits pour toujours avec Babylone (v9-11). Cet avertissement met en garde contre trois aspects du faux culte: adorer la bête, adorer son image, recevoir la marque de la bête.

L'invitation à l'adoration et la mise en garde contre le faux culte sont encadrées par 2 présentations des vrais adorateurs:

A (CIEL) La description des 144 000, ou les adorateurs du vrai Dieu et de l'Agneau dans le ciel (Ap 14:1-5)

B (TERRE) Invitation à l'adoration et mise en garde avec la description du faux culte, sur terre.

A1 (TERRE) La description des vrais adorateurs de Dieu sur terre, ou du reste, avant la moisson.


Ap 12:17 «le dragon s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»
Ap 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»


Ces «saints», qui sont sur terre, ils adorent Dieu en persévérant à garder ses commandements et la foi en Jésus.
Auteur : Philippe Septième
Date : 08 janv.05, 20:43
Message : Bonjour, je vous propose la suite 111,

AP 14:6,7
Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l'annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d'une voix forte: Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d'eaux.


Le message du premier ange (Ap 14:6,7)

Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un évangile éternel...(14:6)

Le message des 3 anges d'Apocalypse 14 est un prolongement d'Apocalypse 10.


Ap 10:11 «Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois"
Ap 14:6 «Je vis un ange...ayant un Evangile éternel, pour l'annoncer aux habitants de la terre, à toute nation"


Un ange (aggelos): un ange, un envoyé, un messager de Dieu. Ce terme ne caractérise pas forcément la nature d'un être, mais sa mission, sa fonction, et il peut désigner un homme aussi bien qu'un être céleste.

Marc 1:2 «Voici, j'envoie devant toi mon messager (aggelos)...» (Il est question ici de Jean-Baptiste)
Luc 7:24 «Lorsque les envoyés (aggelos) de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule..."
Luc 9:52 «Jésus envoya devant lui des messagers (aggelos), qui...entrèrent dans un bourg des Samaritains»


Quand il s'agit d'anges - envoyés, venant prêcher aux hommes- il s'agit d'hommes que Dieu envoie dans le monde. Un envoyé «qui volait par le milieu du ciel», indique que sa prédication sera prêchée partout sous le ciel.

Mat 24:14 «Cette bonne nouvelle (euaggelion)...sera prêchée dans le monde entier...à toutes les nations»

L'évangile (euaggelion): bonne nouvelle.

Rom 1:16 «Car je n'ai point honte de l'Evangile: c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit...»
1Cor 15:1-4 «Je vous rappelle, frères, l'Evangile que je vous ai annoncé...Je vous ai enseigné avant tout, que Christ est mort pour nos péchés, qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures...»


Cette «bonne nouvelle» désignait à l'époque la nouvelle de la victoire avec la mort de l'ennemi, ou l'apparition de l'empereur qui vient sauver les nations de leurs troubles et leur apporter la pax (la paix romaine). Cela désignait la récompense pour l'annonce d'une victoire (2 Sam 18:20-27 l'annonce de la mort d'Absalom)

2Sam 4:10 «celui qui est venu me dire: Voici, Saül est mort, et qui croyait m'annoncer une bonne nouvelle, je l'ai fait saisir et tuer à Tsiklag, pour lui donner le salaire de son message»

Cette bonne nouvelle est en relation avec Dieu et son règne.

Es 52:7 «Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles. Qui publie la paix! De celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie le salut! De celui qui dit à Sion: Ton Dieu règne!»
Es 61:1 «L'esprit du Seigneur, est sur moi, car l'Eternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté»


L'Evangile implique la pratique du culte du vrai Dieu créateur.

Actes 14:15 «Nous...vous apportant une bonne nouvelle, nous vous exhortons à renoncer à ces choses vaines, pour vous tourner vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve».

L'Evangile est éternel et universel (14:6)

Cet évangile est celui que les prophètes et les apôtres ont proclamé, il est éternel.
Héb 4:2 «Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu'à eux (au peuple d'Israël)»

Jacques précise que chez Dieu «il n'y a ni changement ni ombre de variation» (Jacq 1:17). L'épître aux Hébreux déclare que «Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement» (Héb 13:8). Aujourd'hui certains voudraient un regroupement de tout le monde et de toutes les églises, de toutes les religions. L'idée est séduisante, mais réunir tout le monde dans l'erreur, revient à tromper tout le monde. Pour Jésus, seule la Parole de Dieu est le critère de la vérité qui peut nous sanctifier (Jean 17:17)

Le véritable Oecuménisme, selon Christ, c'est que les croyants se retrouvent face à la Parole de Dieu pour connaître sa volonté, se remettent en question, et suivent Christ, le seul guide, partout où il nous conduit (Ap 14:4)

Cet évangile est universel et il s'adresse à tous.

Marc 16:15 «Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création» Mat 28:19-20 «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit»

Le message du premier ange est un message d'espérance qui annonce que la tragédie humaine touche à sa fin.

Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue...(14:7)

Craignez - phobeo: révérer, vénérer, traiter avec déférence ou une obéissance révérencieuse. Craindre Dieu, ici, veut dire le reconnaître en tant que Sauveur, Créateur et Juge. Le contexte nous donne ces trois raisons pour lesquelles l'homme devrait craindre l'Eternel:

-parce qu'il est le Sauveur (Evangile Eternel),
-parce qu'il est le Juge de l'humanité (l'heure de son jugement est venue)
-parce qu'il est le Créateur (adorez celui qui a créé).

La crainte de Dieu consiste dans le respect et dans la reconnaissance de Dieu comme étant le Dieu Créateur qui est à l'origine de toutes choses et à qui toute gloire revient. Craindre Dieu, c'est le découvrir, le reconnaître, l'aimer, marcher avec lui. Lui donner gloire, c'est refléter son caractère dans notre propre vie.


La crainte de Dieu fait partie des caractéristiques des véritables croyants.

Actes 9:31 «L'Eglise était en paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie, s'édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et elle s'accroissait par l'assistance du Saint-Esprit»
2Cor 7:1 «Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu»


La crainte de Dieu est en relation avec la loi de Dieu qui est le critère de jugement de Dieu. Dans la Bible, «craindre Dieu» n'est pas simplement un sentiment ou un certain état d'esprit, mais l'attitude qui s'exprime dans l'action et dans l'obéissance envers Dieu et ses commandements.

Deut 6:2 «afin que tu craignes l'Eternel, ton Dieu, en observant, tous les jours de ta vie...toutes ses lois et tous ses commandements que je te prescris, et afin que tes jours soient prolongés»
Eccl 12:15-16 «Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme. Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal»


On peut traduire: "crains Dieu, c'est-à-dire, observe ses commandement". Craindre Dieu signifie être attentif au bien, au droit, au juste, et cela implique observer les commandements de Dieu, non seulement en plein jour au regard de la société, mais également en famille et dans l'intimité. La crainte de Dieu nous amène à toute une conception nouvelle de l'existence, où toute démarche, décision, oeuvre et toute pensée sont placées sous le contrôle d'en haut.

La crainte de Dieu est en relation avec la vraie sagesse qui vient de Dieu.

Prov 9:10 ; 1:7 «Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de l'Éternel»
Prov 8:13 «La crainte de l'Eternel, c'est la haine du mal; L'arrogance et l'orgueil, la voie du mal»


La crainte de Dieu est associée à l'amour que le croyant manifeste pour Dieu.

Deut 6:2-5 «afin que tu craignes l'Eternel, ton Dieu, en observant, tous les jours de ta vie...toutes ses lois et tous ses commandements...afin que tu sois heureux. Écoute, Israël! l'Eternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Eternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force»

Juste après l'appel à la crainte de Dieu et à l'obéissance à sa loi, le texte s'achève sur le principe de l'amour. Craindre Dieu signifie l'aimer et se savoir aimé de lui. C'est pour cela que «l'oeil de l'Eternel est sur ceux qui le craignent» (Psaume 33:18). La vie sous le regard de Dieu est une vie avec Dieu, sous son contrôle, où Dieu et sa loi sont pris au sérieux.

La crainte de Dieu est associée à la gloire de Dieu.

«Craignez Dieu, et donnez-lui gloire...» (14:7), gloire en hébreux (kabed): riche, énorme, considéré, être lourd...Dieu a du poids, il est respecté.

Le message de l'Apocalypse dénonce l'hypocrisie des religions faciles et superficielles où il manque le respect de Dieu, parce que la référence à Dieu est souvent donnée sans la crainte de Dieu. On parle de Dieu, on lui bâtit des lieux de culte, on l'évoque dans des débats théologiques mais sans laisser Dieu changer le coeur de l'homme qui est toujours aussi chargé de ses mensonges et de ses crimes. Parce qu'on ne prend plus ni Dieu ni sa loi vraiment au sérieux, Dieu est devenu pour beaucoup de croyants le bon Dieu inoffensif qu'on manipule, ou le petit Jésus mignon qui attendrit les âmes sensibles.

Pour d'autres, Dieu est mort, et la religion n'est qu'une expérience spirituelle, un code moral, une tradition culturelle. Parce qu'on a perdu le sens de la crainte de Dieu on n'ose plus l'imaginer et le souhaiter dans sa gloire. Parler de la crainte de Dieu, c'est redonner le goût de Dieu, pour éveiller dans le cœur des hommes trop occupés par cette vie de Babylone, l'espérance et le besoin de la venue de Dieu dans toute sa gloire.

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 janv.05, 20:48
Message : Bonjour, je vous propose la suite 112,

Craindre Dieu signifie s'éloigner du mal, du péché, pour s'attacher au bien et agir selon les commandements de Dieu.

La crainte de Dieu:

- la crainte de Dieu c'est se détourner du mal (Job 1:8 ; 2:3)
- c'est le commencement de la sagesse, de la science (Ps 111:10 ; Prov 1:7 ; 9:10)
- c'est la haine du mal (Prov 8:13 ; 16:6)
- c'est une source de vie (Prov 14:27 ; 19:23)
- c'est agir avec fidélité et avec intégrité de coeur (Josué 24:14 ; 2Chr 19:7-9)
- elle nous pousse à achever notre sanctification (2co 7:1)
- elle nous pousse à nous attacher, à nous confier à Dieu (Jér 32:40 ; Ps 115:11)
- elle nous pousse à nous soumettre les uns aux autres (Eph 5:21)
- elle fait croître l'Eglise de Dieu (Act 9:31)
- elle nous pousse à observer les commandements de Dieu (Deut 6:2 ; Ecl 12:15,16...)
- elle nous pousse à l'adoration de Dieu (Ap 15:3,4)

Craignez Dieu et donnez-lui ou rendez-lui gloire...(14:7)

Rendre gloire à Dieu signifie l'élever, le louer, l'exalter, lui rendre l'honneur qui lui est dû. Le devoir le plus élevé de l'homme est de glorifier et de louer Dieu dans le culte, en paroles et en actes.


Mat 5:16 «Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux»
1Cor 6:20 «Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu»
1Cor 10:31 «Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez...faites tout pour la gloire de Dieu»
Jean 17:4«Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire»


La gloire de Dieu:

- c'est la puissance de Dieu (Ap 15:8 ; Ex 15:21)
- c'est la présence de Dieu (Rm 3:23 ; Ex 40:34 ; 1Rois 8:11)
- Jésus est le reflet de la gloire de Dieu (Héb 1:3)
- révèle le caractère de Christ (2Co 3:18 ; 4:6)
- est comme un feu dévorant (Ex 24:17)
- c'est la vie éternelle (Rm 8:18,21 ; 2Tim 2:10)
- éclaire, sanctifie (Ap 21:23 ; Ex 29:43)
- l'homme est l'image et la gloire de Dieu (1Co 11:7)
- la crainte de Dieu pousse à lui donner gloire (Ps 22:24)


Rendre gloire à Dieu:

- le Créateur seul est digne de recevoir la gloire (Ap 4:11)
- Rendre gloire à Dieu, c'est adorer Dieu seul par J-C (Rm 14:11 ; 1Tim 1:17 ; Jude 25)
- c'est accepter Dieu comme le Créateur (Ps 19:1,2 ; 1Chr 29:11)
- c'est accepter Jésus comme Seigneur (Phil 2:11)
- c'est lui rendre hommage, louange (Josué 7:19 ; Es 42:12)
- c'est abonder en actions de grâces (2Co 4:15)
- c'est faire tout pour la gloire de Dieu (1Co 10:31 ; 6:19,20)
(Soit que vous mangiez, soit que vous buviez...)
- c'est porter beaucoup de fruit pour Dieu (Jn 15:8)
- c'est attirer les gens à Dieu (1Rois 10:1 ; Lc 5:25 ; 17:15)
- c'est le rencontrer dans sa maison, son temple (Ps 26:8 ; 96:6)
- c'est se préparer pour le retour de Christ (Mt 16:27 ; 24:30 ; 25:31)
- l'Evangile est en relation avec la gloire de Christ (2Co 4:4 ; 1Tim 1:11)
- la gloire de Dieu nous pousse à adorer Dieu (2Chr 7:3 ; Ez 1:28 ; 44:4)

car l'heure de son jugement est venue...(14:7)

Le souverain était à l'époque «juge et roi». Dans le Moyen-Orient ancien, le roi est en même temps le juge suprême de son royaume. Salomon dit à Dieu: «Accorde-moi donc de la sagesse et de l'intelligence, afin que je sache me conduire à la tête de ce peuple! Car qui pourrait juger ton peuple, ce peuple si grand?» (2Chr 1:10 ; Ps 72:1-2)

Le jugement de Salomon avec les deux femmes et le bébé (1Rois 3:16-28). «Jotham, fils du roi, était à la tête de la maison et jugeait le peuple du pays» (2Rois 15:5). Le jugement n'est pas là pour faire peur, il est source d'espérance et constitue un appel de Dieu à l'humanité.


Daniel décrit une scène de jugement dans les cieux avant le retour du Christ.

Avec la structure littéraire et le «chiasme» de ce passage du livre de Daniel, le prophète nous permet de mieux comprendre le moment du jugement dans le temps. Cette structure montre que le jugement est le point culminant du chapitre, le centre de la révélation de Daniel 7.

-A Les 3 premières bêtes, Dan 7:1-6
-B La 4e bête, Dan 7:7.
-C La description de la petite corne, Dan 7:8
-D Le jugement, suivi du retour du Christ, Dan 7:9-14.
-C1 L'arrogance de la petite corne Dan 7:15-25
-B1 Le destin de la 4e bête, Dan 7:26.
-A1 Le destin des 3 premières bêtes, Dan 7:27,28.


La théologie biblique du jugement.

L'Ancien Testament et le jugement de Dieu.

Adam et Eve: Gen 3:14-19; Caïn: Gen 4:9-16; Le déluge Gen 6-7; La tour de Babel Gen 11, le jugement partiel et circonstancié de la part de Dieu à Sodome et Gomorrhe Gen 18-19; Le jugement de l'Egypte et de Pharaon, au moment de l'exode, pour sortir Israël de la servitude, Exode 7 à 12; Le jugement de Belschatsar et de Babylone, pour libérer les captifs et les ramener chez eux, Daniel 5..... etc...

Le Nouveau Testament et le jugement.

L'homme n'est pas comme un robot entre les mains d'un tyran décidant de tout, mais un être responsable, créé à l'image de Dieu et appelé à répondre de ses actes. Jésus affirme que les hommes "rendront comptes" (Mat 12:36). Dans le N-T, Le jugement est représenté par des images variées:

Le tri des boucs et des brebis en Mat 25, ou le tri des poissons en Mat 13:47-50; la moisson en Mat 13:25-38; un salaire en Mat 20; il y a aussi l'idée de cataclysme avec l'invitation de construire sur le roc en Mat 7..... etc...


Les 4 phases du jugement selon la bible.

1ère phase du jugement, qui précède le retour de Christ en gloire:

Jean introduit cette section d'Ap 12 à 14, par l'arche de l'alliance (Ap 11:19). Cette scène nous place dans le lieu Très-Saint du sanctuaire céleste, avec le jugement de la fête des expiations. Cette scène du jugement a lieu dans le ciel et commence avant le retour de Jésus (Daniel 7:9-14). Cette phase du jugement «tri» est indispensable afin de permettre à Jésus de faire la séparation entre les brebis et les boucs, pour savoir qui sera pris ou non lors de son retour en gloire (Mat 25 ; 1Thes 4)

Il s'agit du jugement de l'Église avant le retour du Christ, et qui «commence par la maison de Dieu» (1Pier 4:17). Cette phase précède le retour de Jésus et elle cherche aussi à provoquer l'unité des vrais adorateurs de Dieu. Dans Ap 14:7, l'ange annonce cette première phase du jugement qui a commencé.


2ème phase du jugement, au moment de la venue de Christ en gloire:

C'est le moment du retour de Jésus. «A sa venue en gloire, Jésus séparera les brebis d'avec les boucs» Mat 25. Les brebis iront avec Christ, «à la rencontre du Seigneur dans les airs» 1Thes 4:17. Jean voit les élus au ciel: «l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, au ciel, avec les 144 000» Ap 14:1-2

3ème phase du jugement, qui a lieu pendant les 1000 ans:

Il s'agit du jugement des perdus et des anges déchus, pendant les 1000 ans. Ap 20 décrit une période qui suivra le retour du Christ, et qui aura lieu pendant les 1000 ans. Jean voit «les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts...Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres...» (Ap 20:12-13). A ce moment-là, les élus seront associés à Christ pour un jugement de ceux qui périssent.

Jean dit que «ceux qui ont part à la première résurrection...ils régneront avec Christ pendant mille ans» Ap 20:7. Paul précise que «les saints jugeront le monde...et que nous jugerons les anges...» 1Cor 6:1-3


4ème phase du jugement, avec la destruction définitive du mal.

La structure de Dan 7 montre que le jugement est le point culminant et le centre de la révélation de ce chapitre. Avec Ap 20:14,15, on arrive à la dernière étape du jugement, qui est l'anéantissement de ceux qui auront délibérément rejeté Dieu et le Christ.

Ap 20:10 «Mais un feu descendit du ciel, et les dévora»
Ap 20:14,15 «la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu»


Ce sera l'élimination et l'éradication totale et définitive du mal, avec sa racine.
Auteur : Philippe Septième
Date : 14 janv.05, 02:04
Message : Bonjour, je vous propose la suite 113,

L'ULTIME APPEL DE DIEU A L'HUMANITE ! Ap 14:7-11

et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d'eaux (14:7)

«adorer-proskuneo» - adorer, se prosterner devant, baiser la main de quelqu'un en signe de révérence, agenouillement ou prosternation, rendre hommage, marquer son obéissance...


L'adoration est l'élément fondamental de cette section d'Apocalypse 12 à 14.

Apoc 12 à 14 révèle que le conflit entre Satan et Christ touche essentiellement à l'adoration. Dans Apoc 4:11 ; 5:9, c'est Dieu et l'Agneau qui seuls sont dignes de l'adoration de l'univers entier. Dans Apoc 13:4,8,15 c'est la terre entière qui se prosterne devant le dragon et la bête. Le verbe «adorer-proskuneo» est utilisé 60 fois dans le N-T, 24 fois dans l'Apocalypse et 8 fois dans Ap 13-14. Dans Apoc 12 à 14, le mot cultuel «adorer, se prosterner» est utilisé 8 fois, dont 7 fois pour Satan et ses alliés. Cette insistance est là pour nous faire comprendre que c'est la lutte pour le pouvoir et l'adoration qui est en cause.

(1x) -Adorer Satan, comme créateur de la bête, «parce qu'il avait donné l'autorité à la bête»: Ap 13:4
(6x) -Adorer la bête, ou la puissance que Satan met en place: Ap 13:4,8,12,15 ; 14:9,11
(1x) - Adorer Dieu, le Créateur de l'univers: «adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer...» Ap 14:7


L'adoration du Créateur.

Du Dieu juge qu'on craint, l'ange passe au Dieu créateur qu'on adore (14:7). De l'obéissance à la loi qui reconnaît la justice et la bonté de Dieu, on passe à l'adoration qui s'émerveille devant la grandeur de son oeuvre. Si, au départ, il n'y a que du hasard, comment éviter que le cheminement tout entier soit dû au hasard ? Si au commencement il y a Dieu, alors on peut s'attendre à ce que Dieu intervienne pour mettre fin au mal. Croire au Dieu Créateur et non à l'Evolution ou au hasard, cela implique d'accepter la création de Dieu en 7 jours, avec la semaine de la création, et avec le jour de repos que Dieu a prévu à la création pour l'homme.

Dans la bible, la création est associée à l'adoration.

Ps 95:6 «Venez, prosternons-nous et humilions-nous, fléchissons le genou devant l'Eternel, notre créateur!»
Néh 9:6 «C'est toi, Eternel, toi seul, qui as fait les cieux...la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qu'elles renferment. Tu donnes la vie à toutes ces choses, et l'armée des cieux se prosterne devant toi»


L'adoration est faite de cette tension entre le Dieu infini, et l'expérience intime de sa présence.

En créant, Dieu a démontré à la fois sa puissance et sa grâce. Sa grandeur infinie oblige à la révérence, et sa proximité permet la rencontre et l'amour. Dès les premières pages de la Bible, on trouve cette double exigence. Dans Genèse 1 à 2:4, Dieu, Elohim est présenté comme le Dieu puissant, créateur et maître de l'univers. Dans Genèse 2:4-24, l'Eternel, YHWH, est présenté comme proche, le Dieu de l'existence et de l'histoire, le Dieu de la relation qui s'occupe de l'homme qu'il a créé. Ainsi, en commençant par la création, la Bible pose les bases de l'adoration avec Dieu, qui seul en est digne.

les sources d'eaux évoquent l'avenir avec la Jérusalem éternelle, («et adorez celui qui a fait les sources d'eaux» 14:7)

Dans le contexte d'Israël, entouré de déserts où la vie dépend de l'eau, les sources d'eau représentent la vie. Dans l'Apoc, les sources d'eau contrastent avec le désert, lieu de la mort et du mal (Ap 12:6,14 ; 17:3). Les sources d'eau rappellent le jardin d'Eden, où Dieu mit l'homme qu'il venait de créer (Gen 2:10-14). C'est vers les sources d'eau que l'Agneau conduit son peuple (Ap 7:17 ; 22:17). De même, la Jérusalem de l'espérance est représentée remplie de sources d'eau (Ezec 47:1-12)

Ap 22:1 "Un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, sortait du trône de Dieu et de l'agneau"

Voilà pourquoi, le jugement annoncé dans l'Apoc 14:7, qui marque la fin de l'histoire humaine porte en même temps l'annonce de la recréation nouvelle et éternelle.

Apoc 14 nous révèle en quoi consiste le véritable culte rendu à Dieu.

-Craindre Dieu,
-Lui donnez gloire, -Adorer le Créateur de toutes choses
-Persévérer à garder les commandements de Dieu.
-Rechercher la foi (de, en) Jésus.
-Se reposer sur Christ et non sur nos oeuvres pour notre salut.
-Se détourner de la bête et de son image et de toutes ses contrefaçons qui ont changé la Parole de Dieu.


Le contraste entre le vrai et le faux culte.

Dans l'Apoc 13, on découvre que les puissances du mal usurpent les attributs exclusifs de Dieu. Comme Dieu et Jésus-Christ, Satan veut être accepté par les hommes en tant que Seigneur, et il réclame de la part des hommes un culte qui implique leur obéissance (Ap 13:13-18 ; 14:9-11).

Dans le temps de la fin, alors que Dieu envoie ses anges pour avertir les hommes contre le faux culte, Satan s'acharne sur terre pour accomplir son oeuvre de séduction. Au seuil de la crise finale, l'appel des trois anges est la dernière invitation de Dieu à toute l'humanité à faire un choix entre l'adoration du vrai Dieu et l'adoration des dieux de ce monde. Le message définit le vrai culte en opposition à ce qui n'en est qu'une contrefaçon, et il met en garde contre les résultats inévitables entraînés par le choix que nous faisons.

-Dieu agit sur terre par le véritable Agneau, Jésus-Christ (14:1)
-Satan agit sur terre par un faux agneau, la bête à deux cornes (13:11-18)

-L'agneau a été immolé mais est maintenant debout (ressuscité, Ap 13:8 ; 6:6 ; 14:1)
-Une des têtes de la bête comme immolée, mais sa blessure mortelle a été guérie (13:9,12)

-Un autre ange qui volait...il avait un évangile éternel, pour l'annoncer aux habitants de la terre...car l'heure de son jugement est venue (14:7)
-Le diable est venu, plein de fureur...vers la terre et la mer...sachant qu'il a peu de temps (12:12)


Le message du 2ème ange (Ap 14:8)

AP 14:8
Et un autre, un second ange suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité!


Le 1er et le 3ème ange parlent «d'une voix forte» (Ap 14:7,9). Le 2ème ange parle normalement dans Ap 14:8, mais «d'une voix forte» dans Ap 18:1-2.

Babylone symbolise Rome.
(La bible par les moines de Maredsous -1951:)
page-1379 - Note Ap 14:8 - «Babylone est pour les prophètes la capitale de l'idolâtrie et de la débauche. Au temps de l'Apocalypse, c'est la Rome païenne, type de tous les empires ennemis de Dieu»
page- 1353 - Note 1, Pierre 5:13 - «Babylone: terme de mépris désignant la ville de Rome»
«L'Eglise des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils» (1 Pierre 5:13)
La bible Osty-1973, ainsi que la TOB-1988 vont dans le même sens et déclarent que Babylone désigne Rome dans l'Apocalypse et dans 1Pier 5:13.

Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande...(14:8)

Le verbe est conjugué au passé pour bien marquer le caractère définitif de la sentence. On retrouve les mêmes oracles dans l'Ancien-Testament.


Es 21:91 «Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, et toutes les images de ses dieux sont brisées par terre!»
Jér 51:7-8 «Babylone était dans la main de l'Eternel une coupe d'or, qui enivrait toute la terre; Les nations ont bu de son vin: C'est pourquoi les nations ont été comme en délire. Soudain Babylone tombe, elle est brisée!»


Babylone et son système mondial est destiné à disparaître au moment du retour de Jésus, Jérusalem devient à la fin de l'Apoc, la cité nouvelle, le séjour des rachetés, où Dieu sera définitivement présent.

Babylone, c'est le camp de l'illusion et du rêve.

Les disciples de Babel ont été trompés, et enivrés de son vin, et ils ont perdu tout sens de la réalité. Babel s'est faite passer pour la cité de Dieu, et ses disciples se sont unis à elle dans une relation d'adultère. En contraste avec les 144 000 qui restent vierges en attendant la cité d'en haut, les disciples de Babel sont décrits comme des ivrognes emportés dans l'adultère. Le camp de l'Agneau est caractérisé par la crainte de Dieu qui se vit comme une relation d'amour et de fidélité. Dans le camp de Babel, Dieu est remplacé par l'institution et la religion se vit comme une relation d'adultère.

Babylone représente tout ce qui n'est pas de Dieu.

Cela peut représenter l'orgueil et la prétention de vouloir se passer de Dieu ou de vouloir prendre sa place. Babylone c'est aussi une mentalité, un trait d'esprit qui est contraire à Dieu et à sa parole et qu'il nous faut quitter. Babylone représente les déviations spirituelles qui ne sont plus conformes aux critères de la Parole de Dieu.
Auteur : Philippe Septième
Date : 14 janv.05, 02:08
Message : Bonjour, je vous propose la suite 114,

Babylone, dans un sens vaste, englobe tous les représentants de Satan, que ce soit au niveau religieux, politique, idéologique, spirite, économique, sans oublier le spectacle avec les films, télévision, théâtre...la musique...bref, toutes les fascinations mensongères utilisées pour aveugler les nations. Babylone peut représenter une église ou un mouvement religieux, ou l'ensemble des mouvements religieux qui ne respectent pas la révélation de Dieu et n'ont pas les critères de Dieu pour symboliser ce reste fidèle.

Pour Jean, le reste ou les saints de la fin, se distinguent par ces critères précis: «ils gardent les commandements de Dieu et ils ont le témoignage et la foi de Jésus» Ap 12:17 ; 14:12. Ainsi, la Bible reste le seul critère fiable pour discerner si mon église appartient à Babylone ou à Christ. Etre sincères ne suffit pas pour faire partie du reste, il nous faut encore accepter les critères de Dieu révélés dans sa Parole, car on peut être sincère et dans l'erreur. Dieu nous invite à «retenir l'Evangile tel qu'il est annoncé, autrement, vous auriez cru en vain» (1Cor 15-1-2)


Le message du 3ème ange (Ap 14:9-13)

Si quelqu'un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main...(14:9)

Jean décrit la bête qui monte de la terre et affirme qu'elle va construire, édifier une image à la bête sortie de la mer. Cette image pourrait bien représenter un mouvement politico-religieux, universel, de type oecuménique, mais qui n'a plus Dieu ni sa Parole comme seule référence...Adorer la bête de la mer d'Ap 13, qui représente Babylone dans Ap 17:3-6, et son image, consiste à reconnaître dans ce pouvoir l'autorité suprême, à qui les hommes adhèrent, se soumettent, et obéissent.

La marque de la bête étant en relation directe avec le nom de Babylone, on peut déduire que ceux qui adorent la bête et son image seront identifiés à Babylone et à son peuple, qui prétend être le véritable peuple de Dieu. Ainsi, celui qui adore la bête, adore aussi son image et reçoit leur marque, se laisse marquer par son nom. La marque placée sur le front et sur la main droite peut être considérée comme une référence à la pensée et à l'action, qu'elles soient religieuses ou politiques. Le refus d'adorer Dieu et de recevoir son sceau, revient à adorer la bête et son image et à recevoir sa marque.


Le front est le lieu de l'opposition entre: la marque de la bête et le sceau de Dieu: le nom de Dieu et celui de Babylone.

Le mot "front" est employé 8 fois dans le livre de l'Apocalypse:

-3 fois pour la marque de la bête qui était sur le front des hommes (Ap 13:16 ; 14:9 ; 20:4)
-2 fois pour le sceau de Dieu qui est sur le front de ses serviteurs (Ap 7:3 ; 9:4)
-2 fois pour le nom de Dieu qui est sur le front des rachetés (Ap 14:1 ; 22:3,4)
-1 fois pour le nom de Babylone qui apparaît sur le front de la prostituée (Ap 17:5)

Ceux qui sont marqués du sceau de Dieu, seront sauvés et vivront avec Dieu. Ceux qui reçoivent la marque de la bête seront jugés et condamnés par Dieu. Il n'y a pas de position intermédiaire, personne ne peut choisir et le sceau de Dieu et la marque de la bête.


Le sceau de Dieu est en relation avec le Père le Fils et le Saint-Esprit.

Dans Ap 14:1, les rachetés de la terre ont le nom de l'Agneau et le nom de son Père écrits sur leur front. Dans Ap 22:3-4, il n'y a plus qu'un trône appelé le trône de Dieu et de l'Agneau, avec un seul nom sur le front. Cependant, la bible nous dit que le Saint-Esprit participe à cette oeuvre de scellement de Dieu.

2Cor 1:21-22 «Dieu nous a aussi marqués d'un sceau et a mis dans nos coeurs les arrhes de l'Esprit»
Ephes 1:13 «en Christ vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis»


Avoir le sceau de Dieu, c'est recevoir son nom, et c'est être sous l'autorité exclusive de Dieu avec le signe de cette autorité qui se voit dans le culte qui lui est rendu.

La révélation biblique nous dévoile trois composants du sceau de Dieu:

-la marque de l'autorité divine (avec son nom et son culte)
-l'oeuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant.
-la fidélité aux dix commandements de Dieu, avec le jour de repos qui est spécialement impliqué.


Nous avons vu dans Apoc 7 concernant le sceau de Dieu, que:

Le sceau de Dieu consiste à s'installer dans la vérité révélée dans la Parole de Dieu, de tout son être et totalement, de telle sorte que l'épreuve finale ne puisse nous faire changer d'avis. Le sceau de Dieu c'est un ensemble d'éléments qui prouvent notre appartenance à Dieu et qui concernent notre fidélité dans notre temps, notre argent, nos talents, et notre caractère. Le sceau de Dieu est en relation directe avec les 10 commandements, et plus spécialement avec le 7ème jour de repos que Dieu a créé et qui est un signe entre Dieu et son peuple (Ex 31:17,13-14 ; Ez 20:12,20)

Il se pourrait très bien que la marque de la bête qui est une contrefaçon du sceau de Dieu, concerne également le jour de repos, qui a été changé par ce même pouvoir qui est dénoncé dans Daniel 7:25 et Apoc 13, 14...D'autant plus que ce pouvoir reconnaît ce changement, qui lui incombe à lui seul, et déclare ouvertement qu'il n'a rien à voir avec la Bible, et qu'à travers ce changement s'exprime le signe de son autorité dans le christianisme.

(Catholic Press. de Sydney, Australie, du 25 août 1900.)
«Le dimanche chrétien est une institution catholique, et ses droits à l'observation ne peuvent être justifiés que par des principes catholiques...Depuis le commencement jusqu'à la fin des Ecritures, il n'y a pas un seul passage qui justifie le transfert du culte public hebdomadaire du dernier jour de la semaine au premier»

(Mgr de SEGUR (cath), causerie sur le Protestantisme d'aujourd'hui. 1884. p 207)
«C'est l'église catholique qui, par l'autorité de Jésus-Christ, a transporté ce repos au dimanche en souvenir de la résurrection de notre Seigneur; de sorte que l'observation du dimanche par les protestants est un hommage rendu malgré eux à l'autorité de l'Eglise»
La marque de la bête en relation avec l'infidélité aux commandements de Dieu.

Les hommes qui reçoivent la marque de la bête font une image à la bête et l'adorent (Ap 13:14-15) alors que la loi divine déclare: "Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face" (Ex 20:3), et «Tu ne te feras pas d'image taillée, ni de représentation quelconque...Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les serviras point» (Ex 20:4-5)

la bête et son image, et le nombre de son nom représentent le même système (14:11)

La marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom semblent être une seule et même chose: Apoc 13:17 dit: "que personne ne puisse acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom". Apocalypse 14:11 révèle assez clairement que la marque et le nom sont une seule et même chose: "Ils n'ont de repos ni jour, ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de son nom". Apocalypse 15:2 désigne les rachetés comme ceux qui ont vaincu la bête, et son image, et le nombre de son nom.

Il n'est plus question de la marque, ni du nom mais simplement du nombre de son nom: "Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu; et ceux qui avaient vaincu la bête, son image, et le nombre de son nom, étaient debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu" (Ap 15:2). Nous pouvons donc conclure que la marque, le nom de la bête, et le chiffre de son nom sont une même et seule chose, cela concerne le même système.

et reçoit une marque sur son front ou sur sa main (14:9)

Cette marque est en relation directe avec le culte, l'adoration (Ap 13:4,8,15). Cette marque est aussi en relation directe avec l'activité, le commerce: acheter, vendre (Ap 13:16-17). Le front indique un accord de l'esprit avec les croyances et traditions auxquelles on adhère. La main indique que l'activité est en accord avec les croyances et la tradition acceptée.

S'il y a une opposition et une contrefaçon, entre le sceau de Dieu et la marque de la bête, cela laisse à supposer qu'il pourrait bien être question du jour de repos qui deviendra un jour de culte universellement imposé. Recevoir la marque implique de défendre les idées de la bête et adopter son système de valeurs qui seront en opposition directe avec la Parole de Dieu.


La marque de la bête est une véritable contrefaçon du sceau de Dieu.

Le sceau de Dieu implique:

-être marqué du nom de Dieu (=se soumettre à l'autorité de Dieu et lui rendre un culte, le servir).
-la manifestation de l'Esprit.
-la fidélité à la loi de Dieu.

La marque de la bête impose:

-être marqué du nom de Babylone (=se soumettre à l'autorité de Babylone et lui rendre un culte, l'adorer)
-la manifestation d'une contrefaçon de l'Esprit.
-l'infidélité à la loi de Dieu.


De cette chute de Babylone, le troisième ange tire les conséquences pour les deux camps.

Pour le camp de Babel, cela signifie que quiconque adore «la bête et son image» (Ap 14:9), ou Babylone, est voué au même destin qu'elle. Le verbe «adorer», qui vient juste d'être prononcé par le premier ange en rapport avec le Créateur (Ap 14:7), indique la nature de l'usurpation qu'il dénonce: la bête a pris la place du Créateur. Ces disciples sont ceux qui reconnaissent l'autorité de la bête sur leur existence, sur leur esprit, et sur leurs actes.

Ils boiront «du vin de la fureur de Dieu» (Ap 14:10)

Le vin de Babylone qui les avait enivrés se confond tout à coup au vin de la colère de Dieu. En buvant du vin de Babylone, c'est le vin du jugement de Dieu qu'ils boivent.

Auteur : Philippe Septième
Date : 14 janv.05, 02:11
Message : Bonjour, je vous propose la suite 115,

Le parallèle et l'opposition entre: la bête et son camp, et Dieu et son camp.


-LA BETE-Ap 13:4 le nom de la bête. - "ils adorèrent la bête en disant: Qui est semblable à la bête..."
-DIEU-Ap 12:7 le nom de l'agneau. - "Michel et ses anges combattirent contre le dragon..." Michel=qui est semblable à Dieu.

-LA BETE-Gen 11:1-9 ; Dan 4:30 le salut par les oeuvres humaines. - "Allons! Bâtissons-nous une ville et une tour...N'est-ce pas ici Babylone la grande, que j'ai bâtie, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence?"
-DIEU-Ac 4:12 ; Eph 2:8,9 le salut par l'agneau seul. -"Il n'y a de salut en aucun autre sous le ciel...Car c'est par la grâce que vous êtres sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu....afin que personne ne se glorifie.

Notre salut ne s'obtient pas par les oeuvres humaines mais uniquement par l'Agneau (Ap 13:8 ; 14:1,4,10)

-LA BETE-Ap 14:9 l'adoration de la bête. -"si quelqu'un adore la bête et son image...
-DIEU-Ap 14:7 l'adoration de Dieu. -"et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer..."

L'adoration de la bête est en opposition avec l'adoration de Dieu pour montrer que la bête a pris la place du Créateur.

-LA BETE-Ap 14:9,11 marque de la bête. -"si quelqu'un...reçoit une marque sur son front ou sur sa main"
-DIEU-Ap 7:3,4 ; 14:1 le sceau de Dieu. -"les 144000 avaient le nom de l'Agneau et de son Père écrits sur leurs fronts..."

Les disciples de la bête reçoivent la marque de la bête comme les 144000 ont le sceau de Dieu. Les disciples de la bête reconnaissent l'autorité de la bête dans leur existence, par leur esprit et par leurs actes.

-LA BETE-Ap 14:8 le vin de la fureur de Babylone. -"Babylone a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité!"
-DIEU-Ap 14:10 le vin de la fureur de Dieu. -"celui qui adore la bête...il boira du vin de la fureur de Dieu, versé...dans la coupe de sa colère"

Le vin de la fureur de Babylone qui les avait enivrés se mêle au vin de la fureur de Dieu, dans la coupe de sa colère.

-LA BETE-Ap 14:11 pas de repos avec la bête. -"ils n'ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque..."
-DIEU-Ap 14:13 du repos avec Dieu pour les morts en Christ. -"Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! afin qu'ils se reposent de leurs travaux.

Ceux qui adorent la bête n'ont de repos ni jour ni nuit, alors que ceux qui sont morts en Christ se reposent.

Il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l'agneau (14:10) Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles...(14:11)

Tourmenté (basanizo): mettre à l'épreuve (des métaux) par une pierre de touche, pierre siliceuse utilisée pour la vérification de la pureté de l'or ou de l'argent par examen d'une rayure par cette pierre.


Ap 11:10 «parce que ces deux prophètes ont tourmenté (basanizo) les habitants de la terre»

La Bible, que ce soit l'Ancien ou le Nouveau Testament, ne fait pas subir de "peines", par contre elle soumet les hommes à la pierre de touche, afin de savoir s'ils sont ou non soumis à Dieu ainsi qu'à sa volonté. La vallée de Ben-Hinnom, un symbole du destin final de ceux qui rejettent la grâce de Dieu. Le langage d'Apocalypse évoque la fameuse vallée de Hinnom d'où vient le mot «géhenne», au sud de Jérusalem où l'on passait les enfants au feu en sacrifice à Moloch.

Jér 7:31-32 "Ils ont bâti des hauts lieux à Topheth dans la vallée de Ben-Hinnom, pour brûler au feu leurs fils et leurs filles...C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Eternel, où l'on ne dira plus Topheth et la vallée de Ben-Hinnom, mais où l'on dira la vallée du carnage...»
2Chron 28:3 «Achaz brûla des parfums dans la vallée des fils de Hinnom, et il fit passer ses fils par le feu...»


La Bible nous rapporte que le roi Josias souilla ce lieu afin de le rendre impropre aux rites idolâtres (2Rois 23:10). On prit dès lors l'habitude d'y brûler les immondices et les ordures de la ville qui n'en finissent pas de brûler, associés au souvenir de l'abomination de Moloch, cela représente la destination finale des orgueilleux de Babel.

Jean décrit ici la destruction éternelle des adhérents de Babylone et non une description d'un enfer quelconque. Quand on parle d'un feu éternel dans la Bible, c'est pour dire qu'il est éternel dans ses conséquences et non pas d'un feu qui brûle pendant l'éternité pour rôtir les rebelles. Voir l'exemple de Sodome...L'expression «aux siècles des siècles» ne met pas tant l'accent sur la durée éternelle du feu que sur son effet définitif. C'est pour l'éternité qu'ils sont brûlés ou détruits.

Au travers des images du passé, Jean décrit la destruction éternelle de l'idolâtrie de Babel. Esaïe 33:14 éclaire ce langage en mettant en parallèle «le feu dévorant» avec «les flammes éternelles»: "Qui de nous pourra rester auprès d'un feu dévorant ? Qui de nous pourra rester auprès de flammes éternelles?»


Ap 14:10,11
il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l'agneau. Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles

Es 34:9-13
Les torrents d'Edom seront changés en poix, et sa poussière en soufre; Et sa terre sera comme de la poix qui brûle. Elle ne s'éteindra ni jour ni nuit, La fumée s'en élèvera éternellement; D'âge en âge elle sera désolée, A tout jamais personne n'y passera...Les épines croîtront dans ses palais, les ronces et les chardons dans ses forteresses. Ce sera la demeure des chacals..."


Le dogme de l'immortalité inconditionnelle de l'âme est en relation directe avec celui de l'enfer.

Si l'âme est inconditionnellement immortelle, que peut donc faire Dieu des âmes des rejetés ? Etant immortelles, il faut bien les mettre quelque part, et la seule solution proposée, c'est l'enfer. A des fautes commises dans le temps, on pourrait admettre un châtiment dans le temps, mais pas dans l'éternité. La bible déclare que «Dieu seul possède l'immortalité» (1Tim 1:17 ; 6:15-16). C'est Satan qui est à l'origine du mensonge sur l'immortalité (Gen 3:4). La bible enseigne une destruction éternelle et définitive, où le souvenir même du méchant disparaîtra. Le feu et le ver sont mentionnés comme des agents éternels de l'extermination du mal.

Es 1:28 «Mais la ruine atteindra tous les rebelles et les pécheurs, et ceux qui abandonnent l'Eternel périront»
2Pierre 2:12 «ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent, et ils périront par leur propre corruption»
Ps 37:38 «Mais les rebelles sont tous anéantis»
Es 5:24 «comme la flamme consume l'herbe sèche, ainsi leur racine sera comme de la pourriture...»

Ps 21:10 «Tu les rendras tels qu'une fournaise ardente, Dieu les anéantira dans sa colère, et le feu les dévorera»
Ps 9:6-7 «Tu châties les nations, tu détruis le méchant, tu effaces leur nom pour toujours et à perpétuité. Plus d'ennemis! Des ruines éternelles! Des villes que tu as renversées! Leur souvenir est anéanti»
Es 41:11 Tous ceux qui sont irrités contre toi; Ils seront réduits a rien, ils périront: Tu les chercheras, et ne les trouveras plus. Ceux qui te suscitaient querelle; Ils seront réduits à rien, réduits au néant»

Abd 1:16 «le jour de l'Éternel est proche, pour toutes les nations...elles seront comme si elles n'avaient jamais été»
2Thes 1:9 «Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force»
Jude 5 et 7 "le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l'avoir tiré du pays d'Egypte, fit ensuite périr les incrédules...Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel»

2Pier 2:6 «il a réduit en cendres les villes de Sodome...les donnant comme exemple aux impies à venir»
Lam 4:6 «Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand que celui de Sodome, détruite en un instant»
Mal 4:1 «Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume...Il ne leur laissera ni racine ni rameau»
1Cor 15:16 «Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort»


ils n'ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image (14:11)

Le salut par les oeuvres que propose Babel apporte le tourment durant cette vie. Vouloir réaliser son salut par ses oeuvres, conduit aux tourments car on ne sait jamais quand on aura atteint le but. Jean affirme que le tourment auquel conduit le salut babylonien "monte aux siècles des siècles" Il est définitif. Il n'offre pas le vrai repos, ni le vrai salut, et cela s'applique déjà pendant la vie terrestre.

Affirmer que "la fumée monte..."c'est revendiquer la définitive inutilité du salut par les oeuvres. Les adorateurs de la bête et de son image sont perdus s'ils ne découvrent pas la grâce bienfaisante de Dieu. Seul le salut opéré par la grâce de Dieu peut apporter le repos.


Mat 11:28 "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos»
Rom 6:23 «le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ»


La chute de Babylone est une bonne nouvelle pour ceux qui attendent l'Agneau. Pour le peuple captif à Babylone, la chute de Babylone signifiait la fin de l'esclavage, avec le retour à la maison. Dans ce contexte, la chute de Babel est une parole d'espérance et un encouragement à poursuivre la lutte.

«C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus» (14:12)
Auteur : Philippe Septième
Date : 18 janv.05, 22:01
Message : Bonjour, je vous propose la suite 116,

L'ULTIME APPEL DE DIEU A L'HUMANITE! Ap 14:12-20

AP 14:12
"C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus"


IL y a une relation entre les 10 commandements et APO 13-14.

Le message des 3 anges et la loi de Dieu:

Les trois raisons de l'obéissance à Dieu dans Ap 14:7 «Craignez Dieu, donnez-lui gloire, et adorez le Créateur» semblent être en relation avec les 4 premiers commandements de la loi, qui concernent la fidélité envers Dieu.

-parce qu'il est le Créateur, (Adorez le Créateur du ciel, de la terre...) ; «Car en six jours Dieu créa...» (Ex 20:11)

-parce qu'il est le Sauveur (il y a l'Evangile éternel) ; «Je suis l'Eternel ton Dieu qui t'ai fait sortir...de la maison de servitude » (Ex 20:2)

-parce qu'il est le Juge de l'humanité (l'heure de son jugement est venue) ; «Car je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité...mais qui use de bienveillance...» (Ex 20:5-6)

Le "tableau" ci-dessous montre clairement que la lutte finale se situera «entre les commandements de Dieu et ceux des hommes». Les vrais adorateurs gardent les commandements de Dieu, et dans ce contexte, observer des commandements humains qui sont contraires à Dieu, implique adorer la bête et recevoir son image.

Les 10 commandements Exode 20
-Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face
Tu ne te feras point d'image taillée,
ni de représentation quelconque des choses
qui sont en haut dans les cieux...sur la terre,
Tu ne te prosterneras point devant elles..(20:3-6)
APOC 13 et 14
-Et ils adorèrent le dragon...ils adorèrent la bête...
Si quelqu'un adore la bête et son image...(13:4:14:9)
elle séduisait les habitants de la terre...disant aux
habitants de la terre de faire une image à la bête...
pour adorer la bête et son image (13:14-15 ; 14:9-11)

Les 10 commandements Exode 20
-Tu ne prendras point le nom de l'Eternel, ton Dieu,
en vain: car l'Eternel ne laissera point impuni celui
qui prendra son nom en vain (20:7)
APOC 13 et 14
-il y avait sur ses têtes des noms de blasphème...
elle ouvrit sa bouche pour proférer
des blasphèmes...(13:1-6)

Les 10 commandements Exode 20
-Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel,
ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage,
APOC 13 et 14
-la bête oblige, alors que Dieu invite: (13:16)
et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir
la marque, le nom de la bête...(13:16,17) sur leur main
droite ou sur leur front.* (14:9-11)

Les 10 commandements Exode 20
-ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur,
ni ta servante,
APOC 13 et 14
-elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres,
libres et esclaves...(13:16)

Les 10 commandements Exode 20
-Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre
et la mer et tout ce qui y est contenu,
APOC 13 et 14
-et adorez celui qui a fait le ciel. et la terre, et la mer
et les sources d'eaux (14:7)

Les 10 commandements Exode 20
-et il s'est reposé le septième jour: C'est pourquoi
l'Eternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.
APOC 13 et 14
-ils n'ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent
la bête et son image, et quiconque reçoit la marque
de son nom (14:11)


"L'Eternel a fait les cieux la terre et la mer", répond en écho à «adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer»

Dans la bible où il est fait mention des dizaines de fois au Dieu Créateur, en relation avec le ciel, la terre, la mer...seuls quelques rares passages réunissent (ciel, terre, mer) en même temps, comme dans Ap 14:7. Sur ces rares passages, deux sont en relation directe avec le jour de repos et les autres avec l'adoration de Dieu.

-et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer et les sources d'eaux (Ap 14:7)
-Louez l'Eternel! Mon âme loue l'Éternel!...(Ps 146:1) "Il a fait les cieux et la terre, La mer et tout ce qui s'y trouve" (Ps 146:6)

-et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre et la mer et les sources d'eaux (Ap 14:7)
-car en six jours l'Eternel a fait les cieux, la terre et la mer et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour, c'est pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié (Ex 20:11)

-et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre et la mer et les sources d'eaux (Ap 14:7)
-c'est toi l'Eternel, toi seul qui as fait les cieux...la terre...les mers et tout ce qu'elles renferment. Tu leur fis connaître ton saint sabbat...(Néh 9:6,14)

On peut voir dans cette similitude un signe montrant qu'adorer Dieu en tant que Créateur signifie aussi adorer Dieu le jour qu'il a lui-même fixé comme mémorial de sa création.

Sortez du milieu de Babylone mon peuple:

-Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison de servitude (20:2)
-Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés... (18:4)

Cette invitation de Dieu s'adresse à son peuple dans Babylone. Dieu nous demande de sortir de cette confusion où la Bible est mêlée à la tradition et au paganisme, pour retrouver les critères du reste et des saints de la fin, décrits dans Ap 12:17 ; 14:12.

Dans Babylone ou dans le monde où règne la confusion en général, il y a deux groupes:

-il y a des gens qui vivent délibérément dans la mentalité de Babylone, dans le péché, et ils se plaisent ainsi.
-il y a des enfants de Dieu, qui ont la mentalité de Dieu, qui souffrent de voir toutes ces choses mais qui ne connaissent pas autre chose, souvent déçus du christianisme, ils n'ont pas encore rencontré Christ.


Dans les églises chrétiennes en général:

-il y a en qui sont chrétiens de nom, mais qui ont la mentalité de Babylone, comme les gens du monde.
-il y a d'authentiques chrétiens avec la mentalité de Christ, et qui sont disponibles à avancer avec Jésus.


Au temps de Jésus:

-il y avait des païens qui avaient soif de vérité alors que les Juifs ont rejetés le Sauveur.
-il y avait d'authentiques croyants parmi le peuple Juif, et qui ont reçu Christ avec joie.
-il y avait parmi les chefs, les Pharisiens, des Juifs qui se croyaient bien, et qui avaient la mentalité de Babylone.


En quoi suis-je concerné par Babylone?:

Nous sommes tous concernés par la mentalité de Babylone, par tout ce qui est contraire à la volonté de Dieu et en contradiction avec sa parole, que nous soyons croyants ou mondains. Les critères de Dieu dans l'Apoc (12:17 ; 14:12), pour le reste et les saints de la fin, déterminent clairement si mon église est conforme à la volonté de Dieu, ou si elle est contaminée par la tradition de Babylone:

«les restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus» «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»

Sortir de Babylone, c'est quitter la mentalité de Babylone ou tout ce qui est contraire à Dieu et à sa parole, et aussi rechercher avec son église cet idéal qui correspond aux critères de Dieu pour l'église de la fin, et si ce n'est pas possible, rechercher une église qui correspond à ces critères.

La persévérance des saints:

persévérance - hupomone: fermeté, constance; Une patience qui endure, qui est ferme, persévérante. Les puissances impies poussent si fort les membres du peuple de Dieu à la pratique du faux culte, que ceux qui leur résistent sont, en premier lieu, décrits par leur persévérance.

Mat 24:24 «Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus»

L'affrontement final entre les puissances du monde et la communauté des saints exigera de la part des croyants une adhérence totale aux commandements de Dieu, qui permettront de distinguer le vrai du faux.

Les caractéristiques et les implications du vrai culte:

Alors que le premier ange déclare quelles sont les trois caractéristiques du vrai culte: «craindre Dieu - lui rendre gloire - et adorer Dieu comme Créateur» le troisième ange dépeint quelles sont les implications du vrai culte avec une description des vrais adorateurs «la persévérance des saints - garder les commandements de Dieu - et la foi en Jésus» Après avoir montré le chemin de Babylone à ne pas suivre, Dieu indique à présent la route du salut. Être saint dit Jean c'est garder les commandements de Dieu et la foi de Jésus. Cela consiste simplement à marcher avec Christ dans l'obéissance par la foi.

L'amour envers Dieu se manifeste concrètement dans l'obéissance et la fidélité envers sa loi. Le véritable amour pour Dieu ne peut se réaliser en dehors de la fidélité à son alliance, et l'obéissance à sa loi.


1Jn 2:3-6 «Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l'avons connu. Celui qui dit: Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui. Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui: par là nous savons que nous sommes en lui»

La rédemption et la loi sont deux éléments de l'alliance et leur place dans le message des 3 anges est centrale. Le Dieu qui appelle les hommes au salut est aussi le Dieu qui demande de leur part le respect de ses lois. Ap 14:12 décrit le grand conflit entre le bien et le mal dans un rapport avec les commandements de Dieu.
Auteur : Philippe Septième
Date : 18 janv.05, 22:06
Message : Bonjour, je vous propose la suite 117,

Ils gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus (Ap 14:12)

A travers «les commandements de Dieu» et «la foi de Jésus», l'Apocalypse rappelle les deux événements qui ont marqué la révélation de Dieu dans l'histoire et l'existence humaine. D'une part la Torah, la loi de Dieu (A-T), et d'autre part l'incarnation et la mort de Jésus (N-T). L'Apocalypse s'élève encore ici contre la division entre Moïse et Jésus, entre l'A-T et le N-T, entre la loi et la grâce.

Le "saint" du temps de la fin est vu par l'Apocalypse comme quelqu'un qui se souvient et qui «garde». Devenir chrétien ne signifie pas abandonner et renier la loi et les révélations de l'A-Testament. La confiance dans le Dieu qui prend tout sur lui et sauve l'humanité par son sacrifice, comprend l'engagement de le servir et de vivre selon ses commandements.


Les commandements de Dieu sont en relation directe avec le jugement de Dieu.

L'acte du jugement implique la loi et la crainte de Dieu. C'est sur les critères de la loi que le jugement s'exerce.
«Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l'heure de son jugement est venue...» (14:7)

D'autre part, le miracle de la création implique la foi et l'adoration de Dieu.
«et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d'eaux» (14:7)

Ainsi, les saints selon l'Apocalypse obéissent aux commandements d'un Dieu qu'ils ne voient pas et qui relève d'un autre royaume, et ils croient en un Dieu en dehors d'eux-mêmes, un Dieu Créateur et Juge.

En hébreu, la loi se confond avec le jugement.

Deut 1:17 «Vous n'aurez point égard à l'apparence des personnes dans vos jugements (mishpat)...»
Mal 2:17 «Vous fatiguez l'Eternel par vos paroles...en disant: Où est le Dieu de la justice? (mishpat)
Ps 1:5 «C'est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement (mishpat)

Ex 21:1 «Voici les lois (mishpat) que tu leur présenteras»
Es 51:4 «Mon peuple, sois attentif!...Et j'établirai ma loi (mishpat) pour être la lumière des peuples»
Es 42:4 «Il ne se découragera point...Jusqu'à ce qu'il ait établi la justice (mishpat) sur la terre»


Dans la bible, la définition de la foi se rapporte à l'événement de la création:

Hébreux 11:1-3 «Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas...C'est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles»

la foi est une "ferme assurance" (grec - hupostasis: une substance, ce qui est fixé ou placé au dessous. Autrement dit, «la foi est une ferme assurance de ce qu'on ne voit pas, mais qui existe». En regardant une photo, on ne voit que le corps mais pas l'esprit, car ce qui constitue l'être authentique ne se voit pas. En regardant la création, on voit l'oeuvre du Créateur, et au travers de cette image on sait qu'il y a un Créateur authentique, réel, derrière la création qui existe. La foi est ce qui permet de plonger ses regards dans l'invisible pour vivre avec le Dieu authentique et réel. La foi et l'adoration ne peuvent être séparées, car le vrai culte consiste dans l'expression profonde de notre foi.

La foi dans la création, exclut idée de l'immortalité de l'âme ou de la réincarnation.

Pour la Bible, l'être humain a été crée à partir de la poussière et totalement dépendant de Dieu (Gen 2:7). Dès le début de la Genèse 2:17, Dieu exprime cette dépendance totale de l'homme: «Tu mourras certainement». Parce que créé, l'homme n'est pas immortel par nature, mais l'homme peut croire en la recréation. Seule la foi dans la création rend possible la foi dans la résurrection.

Les vrais adorateurs sont ceux qui gardent leur foi en Jésus et s'approprient l'oeuvre salvatrice de Dieu en Christ. En partant d'un évangile centré sur Dieu et dans lequel les bonnes oeuvres ont leur place comme fruits du salut, Satan et la bête développent un évangile centré sur l'homme et dans lequel les oeuvres sont la source du salut. Dans l'Apoc, le fait de garder les commandements de Dieu est en relation avec la foi en Jésus.


12:17 «le reste...à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»
14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»

AP 14:13
"Et j'entendis du ciel une voix qui disait: Écris: Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur! Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent"


La véritable oeuvre est ce qui reste quand son auteur a disparu. Les oeuvres désignent les bonnes actions de la vie chrétienne qui restent alors que le croyant est mort.

Ap 2:2,19 «Je connais tes oeuvres, ton travail, ta persévérance...ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance»
Ap 19:8 «Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints»

Héb 6:10 «Car Dieu n'est pas injuste, pour oublier votre travail et l'amour que vous avez montré pour son nom...»

Le Fils de l'homme.

AP 14
14 Je regardai, et voici, Il y avait une nuée blanche, et sur la nuée était assis quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, ayant sur sa tête une couronne d'or, et dans sa main une faucille tranchante,
15 et un autre ange sortit du temple, criant d'une voix forte à celui qui était assis sur la nuée: Lance ta faucille, et moissonne; car l'heure de moissonner est venue, car la moisson de la terre est mûre.
16 Et celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur ta terre. Et la terre fut moissonnée.


La vision du Fils de l'homme répond à celle de la femme.

La prophétie avait commencé sur la vision dans le ciel d'une femme enveloppée du soleil et de la lune et dont la tête était couronnée d'étoiles (12:1). A présent, le regard prophétique ferme le cercle et s'arrête sur la vision dans le ciel d'un Fils d'Homme enveloppé de nuée et dont la tête est couronnée d'or. La venue de Jésus-Christ qui revient pour s'emparer enfin du gouvernement de la terre, répond au soupir de la femme exilée dans le désert et qui ne vit que par et pour ce retour de l'Epoux.

Cette dernière vision concentre toute l'espérance chrétienne. «Maran Atha», «Le Seigneur vient» (1Cor 16:22). La couronne d'or du Fils de l'homme indique sa dignité royale et divine. Sa faucille est l'équivalent de l'épée qui sort de sa bouche, et qui est un symbole de jugement (Ap 1:16 ; 19:15)


Dans la bible la fin suggère à la fois la mort et la vie.

Pour les anciens prophètes d'Israël, la fin n'est pas seulement un arrêt tragique, après quoi il n'y a plus rien. La fin est aussi porteuse de nouveaux horizons avec une espérance nouvelle. Pour rendre cette ambivalence de la fin, les prophètes ont utilisé la métaphore de la moisson. La moisson suggère à la fois la mort et la vie, avec la violence de la coupe et le rassemblement des gerbes.

Joël 3:13 «Saisissez la faucille, car la moisson est mûre! Venez, foulez, car le pressoir est plein, Les cuves regorgent! Car grande est leur méchanceté»

Jean reprend la même image de la moisson pour évoquer la fin (Ap 14:14-20)

Pour mieux exprimer l'idée d'ambivalence de cette fin, l'Apocalypse la décrit sous la forme des deux moissons de la vie agricole de la Palestine de l'époque: la moisson du grain au printemps, et les vendanges en automne. On note que la moisson et la vendange ne se font pas en même temps. La moisson a lieu à la fin du printemps, alors que les vendanges se font en automne. Dans l'Apocalypse on découvre que le sort des élus et celui des injustes ne se réalise pas en même temps.

Au retour de Jésus, les élus arrachés à la mort et ceux qui seront transformés iront rencontrer Christ sur les nuées. Les autres, les perdus mourront ou resteront dans la mort. Ce n'est qu'après les 1000 ans (Ap 20), qu'aura véritablement lieu la vendange avec la destruction éternelle réservée à ceux qui auront rejeté le Christ.

La moisson du grain représente le rassemblement des fidèles (Ap 14:14-16). «Lance ta faucille, et moissonne; car l'heure de moissonner est venue, car la moisson de la terre est mûre». Cette moisson représente «les prémices pour Dieu» (Ap 14:4). Cette moisson est directement associée au Fils de l'homme et à son oeuvre, et c'est de son royaume dont il s'agit.


La vision de l'Apocalypse rejoint ici celle du prophète Daniel.

Dans Daniel, le jugement précède la venue du Fils de l'homme, qui va recevoir la royauté et la domination. «Les juges s'assirent, et les livres furent ouverts...sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme; Il s'avança vers l'ancien des jours...On lui donna la domination, la gloire et le règne» (Dan 7:10,13-14). «Puis viendra le jugement...Le règne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux seront donnés au peuple des saints du Très-Haut. Son règne est un règne éternel...» (Dan 7:26-27)

Dans l'Apocalypse on retrouve le même développement.

Il y a d'abord le jugement (14:7), puis la parousie avec le retour du Christ (14:14), ou la venue du Fils de l'homme qui sépare et rallie tous ceux qui ont été jugés justes (14:15-16). C'est ici un jugement positif prononcé en faveur de l'accusé avec la récolte qui porte un message de vie. Cette moisson correspond aussi à la première résurrection des élus.

1Thes 4:16-17 «Car le Seigneur lui-même...descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants...nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur»
Auteur : Philippe Septième
Date : 18 janv.05, 22:11
Message : Bonjour, je vous propose la suite 118,

La vendange du raisin représente le châtiment des infidèles (14:17-20)


AP 14
17 Et un autre ange sortit du temple qui est dans le ciel, ayant, lui aussi une faucille tranchante.
18 Et un autre ange, qui avait autorité sur le feu sortit de l'autel, et s'adressa d'une voix forte à celui qui avait la faucille tranchante, disant: Lance ta faucille tranchante, et vendange les grappes de la vigne de le terre; Car les raisins de la terre sont mûrs.
19 Et l'ange Jeta sa faucille sur ta terre. Et il vendangea la vigne de la terre, et jeta la vendange dans la grande cuve de la colère de Dieu.
20 Et la cuve fut foulée hors de la ville; Et du sang sortit de la cuve, jusqu'aux mors des chevaux, sur une étendue de mille six cents stades.


Le mal que l'homme produit retombe sur lui, le mal est auto destructeur. L'être humain se condamne à mourir en refusant de se brancher à la source de vie.

Jér 2:19 «Ta méchanceté te châtiera, et ton infidélité te punira. Tu sauras et tu verras que c'est une chose mauvaise et amère d'abandonner l'Eternel, ton Dieu, et de n'avoir de moi aucune crainte, dit le Seigneur, l'Eternel»

Cette fois-ci, le vendangeur est associé au feu qui, comme dans Daniel, est l'instrument du jugement négatif.

Jean parle d'un ange «qui avait autorité sur le feu» (14:18), ou de «l'ange des eaux» (16:5). L'ange, qui avait autorité sur le feu indique ici le jugement de Dieu, souvent associé au feu. Cet ange qui sortit de l'autel rappelle: «les âmes des martyrs qui ont criés sous l'autel» Ap 6:9-10, et le «feu de l'autel projeté par l'ange sur la terre» Ap 8:5. Ce jugement est décrit comme l'acte de justice qui venge les victimes; C'est la manifestation de la colère de Dieu.

Ap 14:18-19 «Lance ta faucille tranchante, et vendange les grappes de la vigne de la terre...Et l'ange...vendangea la vigne de la terre, et jeta la vendange dans la grande cuve de la colère de Dieu»

Dan 7:11 «l'animal fut tué, et son corps fut anéanti, livré au feu pour être brûlé»

Des grappes pressées violemment dégoulinent de vin rouge qui suggère le sang qui coule.

Jean voit du sang jaillir de la cuve, et l'image se prolonge jusqu'à évoquer le champ de bataille avec ses chevaux plongés dans le sang jusqu'aux mors. «J'ai été seul à fouler au pressoir...Je les ai foulés dans ma colère...J'ai foulé des peuples dans ma colère, je les ai rendus ivres dans ma fureur, et j'ai répandu leur sang sur la terre» Es 63:1-6

«sur une étendue de mille six cents stades» (4x4x 100 ; 4x400 ; 40x40) (Ap 14:20)

L'étendue du carnage se devine à travers les chiffres qui mesurent son espace: 1600 stades, soit environ 300 km. (Un stade vaut à peu près 200 mètres).Le nombre est symbolique, il joue sur le chiffre "quatre" (4x 4x 100), dont on sait qu'il connote l'universalité géographique pour désigner «toute la terre». C'est une manière de dire que le châtiment prend des proportions mondiales.

Dans Ap 4:6 ; 7:1 «4 êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière...4 anges debout aux 4 coins de la terre». Dans Dan 7:2; 8:8 «Daniel va parler des 4 vents des cieux...». De plus, c'est le seul nombre au carré (4x4) de l'Apocalypse avec les cent quarante-quatre mille (12x12), et cette correspondance suggère un rapport entre les deux entités que ces deux nombres au carré représentent.

Le camp de la terre (nombre 4) est la contrepartie du camp de l'alliance avec Dieu (nombre 12=4x3). Le chiffre 40 représente l'épreuve, avec les 40 années de désert, ou 40 jours de jeûne de Christ. Dans Ap 14, le chiffre 4 symbolise l'épreuve finale par laquelle doit passer le monde entier. D'un côté se trouveront tous les élus et de l'autre ceux qui auront refusé de goûter la beauté du salut, en Jésus.


L'opération se déroule hors de la ville: «Et la cuve fut foulée hors de la ville» (Ap 14:20)

«hors de la ville» symbolise le lieu traditionnel du jugement des nations, du camp étranger.

Joël 3:2,12 «Je rassemblerai toutes les nations, et je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat; Là, j'entrerai en jugement avec elles...»
Zach 14:12 «Voici la plaie dont l'Eternel frappera tous les peuples qui auront combattu contre Jérusalem: Leur chair tombera en pourriture tandis qu'ils seront sur leurs pieds...»


Jean nous présente un Dieu en colère, un Dieu de justice, et pas seulement un Dieu d'amour.

C'est ici le message le plus surprenant et le plus choquant de l'Apocalypse, qui a rebuté plus d'un chrétien. On dit que Martin Luther avait pour cette raison rejeté ce livre en dehors du canon. Ce que Luther n'a pas compris, et certains chrétiens avec lui, c'est que l'amour ne peut pas exister sans la justice, c'est pourquoi dans la Bible, le mot «justice» est souvent mis en rapport avec «l'amour et la bonté»

Ps 36:11 «Étends ta bonté sur ceux qui te connaissent, et ta justice sur ceux dont le coeur est droit!»
Ps 103:17 «la bonté de l'Eternel est à toujours sur ceux qui le craignent, et sa justice pour les fils de leurs fils»


C'est le même Fils de l'homme qui rassemble avec amour les blés et qui est le guerrier en colère qui fait couler le sang.

Ap 14:12 "et celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre. Et la terre fut moissonnée..."
Ap 19:15 «De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations; Il les paîtra avec une verge de fer; et il foulera la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant»


Pour sauver son peuple, Dieu est obligé de se confronter à l'ennemi et de détruire le mal. On ne peut pas être vraiment sauvé et délivré de la souffrance et de la mort sans l'écrasement complet du mal. C'est le message contenu dans l'image de ce sang qui couvre toute la terre, pour dire que le jugement est total. Loin de nous effrayer, Jean proclame ici la bonne nouvelle de la victoire finale qui est remplie d'espérance. Dieu est obligé de se battre et de frapper pour arracher la brebis des griffes du lion en rage, et pour une fois, de bousculer l'histoire dans la bonne direction, la direction de la vie et de la justice.

Les chevaux ici rappellent l'armée de Pharaon qui fut détruite au moment où Dieu libère son peuple de l'esclavage. Si le retour du Christ en gloire n'est pas une vérité fiable, alors sa première venue ne peut pas en être une non plus. Si la première venue de Christ sur terre est concrète et historique, alors la promesse de sa deuxième venue en gloire avec la fin du règne du mal sera aussi concrète et historique.


CONCLUSION d'Ap 14

A la fin de l'histoire de l'humanité, le monde se divisera en deux camps:

Ap 14:9 "ceux qui adorent la bête et son image, et reçoivent une marque sur le front ou sur la main"
Ap 14:12 "et la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus"


Ce message d'Ap 14:12 fait écho au message du premier ange d'Ap 14:7

-le jugement de Dieu est en relation avec sa loi: Ecl 12:15-16 ; Rom. 2:12
-l'adoration du Dieu Créateur est en relation avec la foi: Héb 11:1-3

Il s'agit ici d'une foi qui agit par amour et qui a traversé les épreuves de la vie en restant solide, fidèle, pure, malgré tout: (1Pierre 1:7-9 ; Gal 5:6 ; Ap 14:4). C'est cette foi dans la création qui rend possible la foi dans la résurrection et qui n'a pas besoin de croire dans l'immortalité ou la réincarnation pour se satisfaire.

Elle croit dans un Créateur qui est capable de créer, recréer, ou de ressusciter des morts par la même puissance. Cette foi met à l'abri de toutes sortes de superstitions ou de fausses théories qui émanent de Babylone. C'est pour cela que les disciples de l'Agneau sont décrits comme heureux, même dans la mort, car ils savent que leur Créateur et Sauveur est vivant (Ap 14:13)


Le choix entre les deux possibilités aboutissent à des résultats opposés: la vie ou la mort éternelle.

Obéir à Dieu c'est s'exposer à la colère de Satan et passer l'éternité avec Christ: (Ap 12:17 ; 13:15 ; 14:1-5). Adorer la bête et son image s'est s'exposer à subir les 7 plaies de la colère de Dieu et la destruction éternelle: (Ap 14:9-10 ; 15 ; 16 ; 20:14-15)

Les trois catégories d'êtres humains qui sont décrits dans Ap 14:

1) les vivants qui adorent la bête et son image et qui n'ont de repos ni jour ni nuit (Ap 14:11)

2) Les morts en Christ qui sont heureux et se reposent de leurs travaux en attendant la résurrection (Ap 14:13)

3) Entre ces deux catégories (les vivants sans Dieu et les morts en Christ), on trouve les critères pour reconnaître les véritables enfants de Dieu de la fin: "Ils gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus" (Ap 14:12)

Auteur : Philippe Septième
Date : 03 févr.05, 03:26
Message : Bonjour, je vous propose la suite 119,

LES 7 COUPES DE LA COLERE DE DIEU (Ap 15 et 16)

RELATION ENTRE LES PLAIES ET LE MESSAGE DES TROIS ANGES

Le message du troisième ange avertit que les jugements divins vont tomber sur la terre sous forme de plaies.

Les sept plaies de l'Apocalypse sont l'accomplissement concret de l'annonce, faite par le 3ème ange, de la colère de Dieu «versée sans mélange (akratou, c'est-à-dire sans être dilué) dans la coupe de sa colère» (Ap 14:10). D'après le 3ème ange, ceux qui subissent la colère finale de Dieu sont ceux qui ont d'abord bu le «vin enivrant» de Babylone (Ap 14:8-10).

Ceux qui boivent le vin de Babylone devront boire également le vin de la colère de Dieu. (Ap 14:9-10). Il semblerait que tous ceux qui boiront la coupe de la colère de Dieu se seront d'abord attachés individuellement à la Babylone apocalyptique en acceptant son signe moral, ou la marque de loyauté, en adorant «la bête et son image» et en recevant «une marque sur son front et sa main».


AP 15:1
Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et admirable: sept anges, qui tenaient sept fléaux, les derniers, car par eux s'accomplit la colère de Dieu.


Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et admirable...(15:1)

Dans l'Apocalypse, il est fait seulement 2 fois mention du «grand signe». Dire que Jean a vu «un autre grand signe» suppose qu'il en a déjà vu un ailleurs. Ap 12, a présenté la 1ère venue de Jésus, avec la femme qui se préparait à donner naissance au Christ.


Ap 12:1,2,5 «Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil...Elle était enceinte...Elle enfanta un fils qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer...»

Si le premier «grand signe» correspond à la première venue de Christ sur la terre, le 2ème «grand signe» logiquement devrait donc correspondre à la 2ème venue de Christ en gloire. Après les 7 coupes en effet, Jean nous décrit la venue de Christ en tant que Roi des rois...Ap 19:11-16

les sept fléaux de la colère de Dieu (15:1)

Les sept fléaux sont les ultimes moments de la vie du monde actuel, avant la venue de Christ en gloire. L'Apocalypse nous présente les 7 dernières plaies comme le déversement de la colère divine dans toute sa force, «sans mélange» (sans mélange de grâce) (Ap 14:10), car «par eux s'accomplit la colère de Dieu» (15:1)

Le verbe "s'accomplit" du grec "téléo": amener à une fin, finir, terminer, c'est aboutir à ce qui était conçu et promis. La finalité va enfin être manifestée par Dieu, qui n'a créé ni le monde pour sa perte, ni l'homme pour la mort. D'un côté vont se manifester les fléaux, ou le jugement de ceux qui s'obstinent à refuser Dieu, comme Pharaon, de l'autre côté va se manifester la finalité de Dieu en faveur de ceux qui auront choisi de marcher avec lui.


De la cuve avec Ap 14:19, on passe à la coupe avec Ap 16.

Jean nous présente le dernier affrontement entre le Dieu d'en haut et les forces d'en bas. La colère de Dieu, décrite par une grande cuve débordante de vin, est présentée ici dans son accomplissement. Le prophète Jérémie voit dans la coupe le jugement futur des nations:

Jér 25:15 «Car ainsi m'a parlé l'Eternel...Prends de ma main cette coupe remplie du vin de ma colère et fais-la boire à toutes les nations vers lesquelles je t'enverrai. Ils boiront, et ils chancelleront et seront comme fous, à la vue du glaive que j'enverrai au milieu d'eux»

La coupe est le symbole de la colère de Dieu.

Ezéch 23:32,33 «Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Tu boiras la coupe de ta soeur, tu la boiras large et profonde...Tu seras remplie d'ivresse et de douleur: C'est la coupe de désolation et de destruction...»
Es 51:17 «Réveille-toi, lève-toi, Jérusalem. Qui a bu de la main de l'Eternel la coupe de sa colère...»


Un vin enivrant est le symbole du jugement et de la destruction divine tombant sur les méchants:

Ps 75:9 «Il y a dans la main de l'Eternel une coupe où fermente un vin plein de mélange. Et il en verse: Tous les méchants de la terre sucent, boivent jusqu'à la lie»
Job 21:20 «C'est lui qui devrait contempler sa propre ruine, c'est lui qui devrait boire la colère du Tout-Puissant»
Ps 60:5 «Tu as fait voir à ton peuple des choses dures, tu nous as abreuvés d'un vin d'étourdissement"


AP 15
2 Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête et son image et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu.
3 Et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'agneau, en disant: Tes oeuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout-puissant! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations!
4 Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom? Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront, et se prosterneront devant toi, parce que tes jugements ont été manifestés.


Les vainqueurs sur la mer de verre (Ap 15:2-4)

Avant le déversement des derniers fléaux, c'est une vision des victorieux qui est d'abord donnée, et cette vision de victoire garantit l'avenir pour les croyants, malgré les 7 coupes de la colère de Dieu. Le prophète voit une scène de victoire avec l'étendue d'une mer aussi lisse que le verre (Ap 15:2). Cette image nous l'avons déjà rencontrée en rapport avec le temple:

Ap 4:6 «Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal»

C'est un nouvel exode vers la liberté éternelle qui est décrit ici avec la mer et le feu qui sont maîtrisés. Le prophète voit l'immense foule des sauvés, comme les anciens Israélites de l'Exode. Comme eux, ils chantent le cantique de Moïse, avec la victoire de Dieu sur les ennemis (Exode 15).

Ce cantique évoque pour les rachetés leur affranchissement de la servitude et de l'oppression. Ce chant exprime la reconnaissance pour la manifestation de la grâce de Dieu, avec la traversée de la mer qui est évoquée, mais aussi la traversée vers la vie promise et tant attendue, qui est chantée par les élus.


AP 15:
5 Apres cela, je regardai, et le temple du tabernacle du témoignage fut ouvert dans le ciel.
6 Et les sept anges qui tenaient les sept fléaux sortirent du temple, revêtus d'un lin pur, éclatant, et ayant des ceintures d'or autour de la poitrine.
7 Et l'un des quatre êtres vivants donna aux sept anges sept coupes d'or, pleines de la colère du Dieu qui vit aux siècles des siècles.
8 Et le temple fut rempli de fumée, à cause de la gloire de Dieu et de sa puissance; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu'à ce que les sept fléaux des sept anges fussent accomplis.


Prélude sur la fermeture du temple et la fin de Kippour (15:5-8)

Les vêtements sacrés du Souverain Sacrificateur à la fête des expiations: Le prophète voit sortir du temple ouvert, sept anges, revêtus de «la robe de fin lin», l'habit que le grand prêtre porte normalement à la fête des expiations.

Ap 15:6 «les sept anges qui tenaient les sept fléaux sortirent du temple, revêtus d'un lin pur, éclatant, et ayant des ceintures d'or autour de la poitrine»
Lév 16:4 «Aaron se revêtira de la tunique sacrée de lin...il se ceindra d'une ceinture de lin, et il se couvrira la tête d'une tiare de lin: Ce sont les vêtements sacrés...»

Quand le Souverain Sacrificateur avait fini son service, lors des expiations, et qu'il ressortait du lieu Très-Saint, il quittait les habits sacrés, ce qui prouve qu'ils ne servaient que pour la fête de Kippour (Lév 16:23)

Cette scène rappelle le rituel qui marque la fin dans le cérémoniel de Kippour:

Jean précise que le temple est «rempli de fumée à cause de la gloire de Dieu» (Ap 15:8), et cela signifie que désormais personne ne peut plus y entrer (Ap 15:8) et que l'oeuvre de purification est terminée. De même dans Lévitique 16:17, il est dit: «Il n'y aura personne dans la tente d'assignation (Lieu-Saint) lorsqu'il (Souverain Sacrificateur) entrera pour faire l'expiation dans le sanctuaire (lieu Très-Saint), jusqu'à ce qu'il en sorte»

Lorsque au jour de Kippour, le Souverain Sacrificateur a fini son service dans le lieu Très Saint, tous les péchés confessés des croyants étaient purifiés.


Lév 16:29,30 «vous humilierez vos âmes... Car en ce jour on fera l'expiation pour vous, afin de vous purifier...»
Lév 16:33 «Il fera l'expiation...pour tout le peuple de l'assemblée»


Les autres qui ne voulaient pas se purifier n'avaient pas une autre chance, ils se condamnaient eux-mêmes.

Nombres 19:20 «Un homme qui sera impur, et qui ne se purifiera pas, sera retranché du milieu de l'assemblée, car il a souillé le sanctuaire de l'Eternel...il est impur»

Christ, notre Souverain Sacrificateur, termine son oeuvre de médiation dans le sanctuaire céleste. Cela signifie que pour les croyants qui ont vécu dans la repentance et demandé pardon à Dieu, ils sont purifiés, tant que Christ est dans le Sanctuaire Céleste en tant que Souverain Sacrificateur et Médiateur.

Ap 8:3,4 «Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône...»
Auteur : Philippe Septième
Date : 03 févr.05, 03:28
Message : Bonjour, je vous propose la suite 120,

Mais quand Christ aura fini sa médiation, il n'y aura plus de pardon possible, et une autre phase de son ministère commence, juste avant son retour en gloire pour chercher son peuple.

Ap 8:5 «Et l'ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel, et le jeta sur la terre»

Si le temple n'est plus possible d'accès, c'est pour signaler que le temps durant lequel tout exaucement de prières est encore possible est fini, nous sommes arrivés à la fin du temps de grâce.

La fin de la construction du sanctuaire en relation avec la fin de la création.

Dans Exode (40:19,21,23,25,27,29,32) revient 7 fois l'expression: «comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse», et pour signifier la fin de la construction il est dit: «Ce fut ainsi que Moïse acheva l'ouvrage» (Ex 40:33). Cette expression «achever l'oeuvre» revient encore à la création, pour signifier la fin de la création (Gen 2:2) «Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite...»

On retrouve encore la même notion en rapport avec la construction du temple de Salomon, où il est dit: «la maison fut achevée...Salomon la construisit dans l'espace de sept ans» (1Rois 6:38). On voit ici que la fin de la construction du sanctuaire est vécue comme la fin de la création de l'univers. Ainsi, si la construction du sanctuaire est en relation avec le début du monde, la fin de Kippour est en relation avec la fin du jugement, la fin du temps de grâce, et la fin du monde, avant la recréation d'un monde nouveau.


Dans Ap 15:8 et dans Exode 40, il est question de la gloire de Dieu qui empêche de pénétrer dans le temple.

Ap 15:8 "Et le temple fut rempli de fumée, à cause de la gloire de Dieu et de sa puissance, et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu'à ce que les sept fléaux des sept anges fussent accomplis"
Ex 40:34,35 "la gloire de l'Eternel remplit le tabernacle. Moïse ne pouvait pas entrer dans la tente d'assignation, parce que...la gloire de l'Eternel remplissait le tabernacle"

La fin du Kippour ou du jugement, c'est le moment où le sort de chacun est scellé définitivement.

Jusqu'à Ap 15, on évoque le Christ dans son oeuvre pour «délivrer du péché par son sang» (Ap 1:5), on parle de «l'Agneau immolé» (Ap 5:6), de Christ «qui marque de son sceau les élus» avant la fin (Ap 7), du Christ qui intercède avec «les prières des saints» (Ap 8:3,4), il est question «de prophétiser encore, de nouveau, sur toute nation...» (Ap 10:11), des deux témoins...(Ap 11), et pour finir dans Ap 14 il y a les 3 anges, avec le dernier avertissement de Dieu à l'humanité avant la moisson.

Dans les chapitres suivants, mis à part de rares retours en arrière (Ap 18:1-4), où Jean reparle du message du 2ème ange (Ap 14:8), avec l'invitation au peuple de Dieu de sortir de Babylone avant les fléaux, on ne parle plus de Christ médiateur, mais du Roi qui vient pour vaincre Babylone. C'est le moment où le sort de chacun est désormais déterminé, et il n'y a plus de changement possible.


Ap 22:11-12 «Que celui qui est injuste soit encore injuste...et que le juste pratique encore la justice...»

Cela signifie simplement que la possibilité de salut n'existera plus, et que le temps de grâce sera terminé. Il existe un temps que Dieu donne à l'humanité, qu'elle doit saisir pour s'approcher du Christ et s'attacher à lui. Après cette période, viendra un temps où cette possibilité de salut n'existera plus. Hébreux 9:27,28 précise d'autre part «qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement», et non une autre possibilité de salut quelconque. L'exemple de Noé avec son époque peut aussi nous aider à mieux saisir cette vérité essentielle.

La fin du temps de grâce, c'est la reconnaissance du ciel que les hommes ne peuvent plus revenir en arrière. Les hommes, à force de persister dans le mal, ont fini par déterminer leur propre destin. Voir l'époque du déluge en Gen 6:5,11-12, voir le cas de Sodome en Gen 18:20-21 ; 19:4-5,14.

L'exemple du Pharaon d'Egypte lors de la sortie d'Egypte illustre parfaitement ce mécanisme. Au cours de la première moitié des plaies, le récit biblique rapporte que «Pharaon lui-même endurcit son coeur». Cette expression revient 7 fois (Exode 7:13,14,22 ; 8:11,15,28 ; 9:7,35). Ce n'est qu'au cours de la 6ème plaie que le récit biblique déclare, «Dieu endurcit le coeur de Pharaon» (Exode 9:12 ; 10:1,20,27 ; 14:4,8).

La Parole de Dieu précise dans 1Sam 6:6, que c'est bien Pharaon lui-même qui endurcit son coeur: «Pourquoi endurciriez-vous votre coeur, comme les Egyptiens et Pharaon ont endurci leur coeur?». A force de s'entêter à pécher, on arrive à un point de non retour où on ne peut plus se repentir. Cette réalité trouvera son ultime accomplissement au temps de la fin, au moment où chacun aura définitivement et d'une façon délibérée fait son propre choix.


Jean annonce sous forme de proverbe ce moment de la fin du temps de grâce:

Ap 22:11 «Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore»

De même, tout au long des sept plaies qui marquent la fin du jugement et du temps de grâce, revient le triste refrain à propos des perdus: «Ils ne se repentirent pas» (Ap 16:9,11,21).

Ap 16:9 «les hommes blasphémèrent le nom du Dieu...et ils ne se repentirent pas pour lui donner gloire»

Le blasphème décrit ici est une attitude qui prouve l'endurcissement, l'absence de conversion, la persistance dans l'idolâtrie, et le refus délibéré de rendre gloire à Dieu. Le thème des 7 plaies d'Ap 15 et 16 est le même que celui des 10 plaies d'Egypte: il s'agit du jugement de Dieu contre les persécuteurs de son peuple que Dieu libère pour les amener dans le pays promis. On peut conclure que les plaies finales seront des jugements divins sur l'«Egypte» et la «Babylone» des temps de la fin, tout aussi réels et littéraux que ceux qui tombèrent sur les ennemis de l'ancien peuple de Dieu.

L'exemple de Noé et du déluge:

A l'époque de Noé, «la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal» (Ge 6:5). Or, la Bible précise que Noé était un «prédicateur de la justice» (2Pierre 2:5), et que «la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l'arche» (1Pier 3:20). Après un siècle de prédication de Noé, Dieu ferma l'arche et le temps de grâce était fini pour tous (Gen 7:16). Cela signifie en clair, qu'aucun prédicateur n'a jamais le droit de fermer la porte de la grâce à qui que ce soit. Cela est la prérogative exclusive de Dieu.

1Cor 4:5 «ne jugez de rien avant le temps, jusqu'à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché...et qui manifestera les desseins des coeurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due»

Après la fermeture de l'arche, il y a eu encore 7 jours d'attente, avant le déluge (Gen 7:1,4,10). Ceux qui sont rentrés dans l'arche avant la fermeture furent sauvés, et les autres perdus (Gen 7:13-16 ; 21-23). Il n'y avait pas une autre chance pour les perdus, après la fermeture de l'arche ou après le déluge.

Le parallèle avec le déluge est fait à la fin du monde:

Mat 24:37-39 «Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient...jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vint et les emportât tous. Il en sera de même a l'avènement du Fils de l'homme»
2Pierre 3:5-7 «et que par ces choses le monde d'alors périt, submergé par l'eau, tandis que, par la même parole, les cieux et la terre d'à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement...»


Ces précisions nous permettent de dire qu'au moment de la fin du monde, avant la venue de Christ, l'Evangile sera prêché partout, afin de prévenir les hommes pour qu'ils se positionnent. Noé a prêché: (2Pier 2:5), les 3 derniers messagers d'Ap 14, prêchent et avertissent partout. Il y aura une fin de temps de grâce pour tous, après laquelle il n'y a plus de changement possible. Pour Noé et sa génération cela s'est manifesté avec la fermeture de l'Arche par Dieu (Gen 7:16). Pour la génération de la fin, c'est Jésus qui déclare clairement que cela a lieu avant son retour (Ap 22:11-12)

La fin du temps de grâce a bien lieu avant le déluge ou avant la venue de Christ en gloire. Pour Noé, il y a eu encore 7 jours d'attente dans l'arche, à l'abri, avant le déluge (Gen 7:1,4,10). Pour la génération de la fin, il y aura les 7 derniers fléaux, avant le retour en gloire de Christ (Ap 15 et 16). Le peuple de Dieu est à ce moment sorti du système de Babylone et il est préservé des fléaux (Ap 18:1-4).

Il n'y aura plus de possibilité de changer de camp pendant ces 7 derniers jours ou fléaux. C'est Dieu qui a fermé la porte au temps de Noé, et c'était irréversible. Ceux qui étaient dans l'arche étaient sauvés, et les autres perdus, détruits par le déluge (Gen 7:13-16 ; 21-23). C'est Christ qui ferme définitivement la possibilité de changer de camp, avant sa venue en gloire (Ap 22:11-12). Jean précise que pendant ces 7 fléaux, les incrédules ne changent plus de position (Ap 16:9,11,21).

Toute angoisse ou toute spéculation à propos du temps de ce scellement est déplacée. Le fait de se poser cette question, si la repentance est encore possible, est la preuve même que ce temps de la fin de la grâce de Dieu n'est pas encore venu. Un autre indice précis du temps du scellement, c'est l'observation des sept coupes versées sur le monde et qui correspondent au moment de la fermeture du temple (Ap 15:8).

Auteur : Philippe Septième
Date : 07 févr.05, 23:07
Message : Bonjour, je vous propose la suite 121,

Cette colère de Dieu est déjà prévue pour le temps du 6ème sceau et de la 7ème trompette.


Ap 6:17 «car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?»
Ap 11:18 «Les nations se sont irritées: et ta colère est venue, et le temps est venu de juger...de détruire...»


Cette colère de Dieu est décrite comme une menace à venir dans le message du troisième ange:

Ap 14:9,10 «Si quelqu'un adore la bête et son image, et reçoit une marque sur son front ou sur sa main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère...»

Les sept coupes se situent chronologiquement après la proclamation des trois anges, et démarrent au moment même où la domination de la bête est déjà un fait accompli (Ap 13:16,17) La première coupe nous apprend que ce jugement concerne ceux qui «avaient la marque de la bête et qui adoraient son image» (Ap 16:2).

Le parallèle entre les 7 trompettes et les 7 coupes.

De même que nous avons vu qu'il y avait une structure semblable entre les sceaux et les trompettes, il y a un parallèle entre les trompettes et les coupes. Mais alors que les sceaux et les trompettes se déroulaient à des époques semblables à travers l'histoire, les 7 fléaux ou coupes concernent exclusivement la fin de l'histoire de l'humanité, juste avant la venue de Christ. Les jugements de Dieu qui s'abattent partiellement sur la terre, lors des 7 trompettes, avec la notion de «tiers», se déversent avec les 7 coupes, sur la totalité de la terre, mer, soleil...et des impénitents.

Ainsi, nous pouvons déduire que la vision des trompettes n'est qu'un aperçu du jugement final qui se déversera sur la terre de manière pleine et complète lors des 7 derniers fléaux. La sonnerie des sept trompettes sert d'appel à se préparer au Jour du Jugement dernier (Ap 11:15-19), alors que les sept coupes, «pleines de la colère du Dieu» (Ap 15:17), représentent le jugement dernier lui-même.


Les 7 trompettes - Les 7 coupes

Première trompette sur la terre (Ap 8:7) "le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre, et le tiers de la terre fut brûlé..."
Première coupe sur la terre (Ap 16:2) "le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et adoraient son image.

Deuxième trompette sur la mer (8:8) "le second ange sonna de la trompette, et comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer, et le tiers de la mer devint du sang..."
Deuxième coupe sur la mer (16:3) "le second versa sa coupe dans la mer et elle devint du sang, comme celui d'un mort, et tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer.

Troisième trompette, les rivières et sources d'eau (8:10,11) "le troisième ange sonna de la trompette, et il tomba du ciel une grande étoile...sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux"
Troisième coupe, les rivières et sources d'eau (16:4) "le troisième versa sa coupe dans les fleuves et dans les sources d'eaux, et il devinrent du sang"

Quatrième trompette, sur le soleil (8:12) "le quatrième ange sonna de la trompette et le tiers du soleil fut frappé...afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté"
Quatrième coupe, sur le soleil (16:8) "le quatrième versa sa coupe sur le soleil et il lui fût donné de brûler les hommes par le feu, et les hommes furent brûlés par une grande chaleur"

Cinquième trompette, abîmes et ténèbres (9:1,2) "le cinquième ange sonna de la trompette...la clef de l'abîme lui fut donnée...et il monta du puits une fumée...et le soleil et l'air furent obscurcis"
Cinquième coupe, abîmes et ténèbres (16:10,11) "le cinquième versa sa coupe sur le trône de la bête, et son royaume fût couvert de ténèbres"

Sixième trompette, l'Euphrate (9:14) "et disant au sixième ange qui avait la trompette: Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve d'Euphrate"
Sixième coupe, l'Euphrate (16:12) "le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate, et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l'Orient fût préparé"

Septième trompette, dans le ciel (11:15) "le septième ange sonna de la trompette, et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ, et il régnera aux siècles de siècles"
Septième coupe, dans le ciel (16:17) "le septième versa sa coupe dans l'air, et il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait: C'en est fait! (C'est fait - Darby) (c'est arrivé - Chouraqui)

Situés dans la partie historique de l'Ap 1 à 14, les jugements des trompettes semblent être des avertissements locaux, qui tombent sur un tiers de la terre, tempérés par la grâce qui découle du sanctuaire céleste (Ap 8:2-4). Les plaies annoncées par les trompettes ressemblent aux plaies d'Egypte qui précédèrent l'exode et la délivrance, alors que les dernières plaies d'Ap 16 correspondraient au sort subi dans la mer rouge par les persécuteurs.

Dans Apo apparaît une Babylone mondiale, vivant au temps de la fin, avec la marque de la bête et son image. Les sept dernières plaies sont des jugements rétributifs de Dieu (Ap 16:5-6) sur une Babylone impénitente (Ap 16:9,11,21), qui a atteint les limites de la grâce et de la miséricorde divines: «Ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités » (Ap 18:5). C'est le même sort qui est réservé à tout homme qui repousse délibérément les avertissements de Dieu:


Rom 2:5-6 «Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres»

Cette rébellion atteindra son point culminant lorsque la «bête» imposera sa «marque» sur tous les hommes par l'intermédiaire des lois (Ap 13:15-17), rejetant ainsi le dernier message de miséricorde de l'Agneau (Ap 14:9-12).

Le parallèle entre les 7 coupes d'Apocalypse, et les plaies d'Egypte et Babylone.

-1ère coupe: ulcère (Ap 16:2) "le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et adoraient son image.
-6ème plaie d'Egypte: ulcères...(Ex 9:9-11) "ils prirent de la cendre de fournaise...Moïse la jeta vers de ciel, et elle produisit sur les hommes...des ulcères formés par une éruption de pustules"

Il est intéressant de noter que la première coupe d'Ap 16 commence avec la 6ème plaie d'Egypte, qui se situe pour Pharaon après le point de non retour, ou à la fin du temps de grâce le concernant. Le texte précise en effet: "l'Eternel endurcit le coeur de Pharaon, et Pharaon n'écouta point..." (Ex 9:12)

-2ème et 3ème coupe: mer-eaux (16:3,4-7) "le second versa sa coupe dans la mer, et elle devint du sang, comme celui d'un mort, et tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer"..."le troisième versa sa coupe dans les fleuves et dans les sources d'eaux, et ils devinrent du sang"
-1ère plaie d'Egypte: les eaux (Ex 7:19-21) "prends ta verge, et étends ta main sur les eaux des Egyptiens, sur leurs rivières, sur leurs ruisseaux, sur leurs étangs, et sur tous leurs amas d'eaux. Elle deviendront du sang, et il y aura du sang...les poissons qui étaient dans le fleuve périrent"

-4ème coupe: sur le soleil (16:8,9) "le quatrième versa sa coupe sur le soleil, et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu...par une grande chaleur"
-..........pas de correspondance Egypte-Babylone.

-5ème coupe: ténèbres, ulcères (16:10,11) "le cinquième versa sa coupe sur le trône de la bête, et son royaume fut couvert de ténèbres...les hommes blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères..."
-6ème et 9ème plaies d'Egypte: ténèbres, ulcères (Ex 10:21,23) "étends ta main vers le ciel, et qu'il y ait des ténèbres, et il y eut d'épaisses ténèbres dans toute l'Egypte. On ne se voyait pas les uns les autres..."

-6ème coupe: l'Euphrate, grenouilles (16:12-16) "le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate, et son eau tarit afin que le chemin des rois venant de l'Orient fût préparé"..."Et je vis sortir de la bouche du dragon...trois esprits impurs, semblables à des grenouilles"
-2ème plaie d'Egypte: grenouilles (Ex 8:2). La chute de Babylone: Euphrate (Esaïe, Jérémie) "Je mettrai à sec la mer de Babylone, et je ferai tarir sa source" (Jér 51:36,37) "je dis à l'abîme: Dessèche-toi, je tarirai tes fleuves. Je dis de Cyrus: il est mon berger..." (Es 44:27,28) "Aaron étendit sa main sur les eaux de l'Egypte, et les grenouilles couvrirent le pays d'Egypte" (Ex 8:2)

-7ème coupe: dans le ciel, grêle (16:17-21) "le septième versa sa coupe dans l'air. Et il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait: C'en est fait!"..."à cause du fléau de la grêle...qui était très grand"..."et Dieu se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe du vin de son ardente colère" (v19)
-9ème plaie d'Egypte: ciel (Ex 10:21). 7ème plaie d'Egypte, la grêle (Ex 9:22-24) "étends ta main vers le ciel, et qu'il y ait des ténèbres sur le pays d'Egypte..." (Ex 10:21) "étends ta main vers le ciel, et qu'il tombe de la grêle dans tout le pays d'Egypte..." (Ex 9:22-24)..."j'envoie contre Babylone des vanneurs...qui videront son pays..." (Jér 51:2)


-Ap 18:4 "Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux"
-Jér 51:6 "Fuyez de Babylone, et que chacun sauve sa vie, de peur que vous ne périssiez dans sa ruine! Il va lui rendre selon ses oeuvres"

Avec l'annonce de la chute de Babylone, Dieu appelle son peuple d'aujourd'hui à sortir de Babylone, en vue des plaies qui sont prêtes à tomber sur elle comme châtiment (Ap 18:4-6).
Auteur : Philippe Septième
Date : 07 févr.05, 23:10
Message : Bonjour, je vous propose la suite 122,

AP 16:1
Et j'entendis une voix forte qui venait du temple, et qui disait aux sept anges: Allez, et versez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu.


Le 1er verset du chapitre 15 est ici repris dans Ap 16:1

Ap 15:1 "Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et admirable: sept anges qui tenaient les 7 fléaux, les derniers, car par eux s'accomplit la colère de Dieu"
Ap 16:1 "Et j'entendis une voix forte qui venait du temple, et qui disait aux sept anges: Allez, et versez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu"


- Dans Ap 15, les 7 anges tiennent les 7 derniers fléaux, qui vont se réaliser.
- Dans Ap 16, les 7 fléaux sont en train de se réaliser. Ils ne sont plus en prévision, ils deviennent réalité.


AP 16:2
Le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image.


La première coupe concerne toute la terre: Ap 16:2

La terre symbolise dans l'Apo l'ensemble de l'humanité et plus particulièrement les incrédules (Ap 13:8,12) «Et tous les habitants de la terre l'adoreront... elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête». Dès la première coupe, on sait que ces fléaux concernent ceux qui ont choisi d'adorer la bête et son image (16:2). Ainsi, la marque de la bête devient un ulcère malin qui frappe ceux qui ont adhéré à ce système de Babylone. Cette espèce d'abcès, qui couvre le corps des hommes, rappelle la lèpre avec sa malédiction dans l'Ancien-T.

Lév 13:45-46 «Le lépreux, atteint de la plaie, portera ses vêtements déchirés, et aura la tête nue, il se couvrira la barbe, et criera: Impur! Impur!...Il habitera seul; sa demeure sera hors du camp...»

Cette 1ère coupe, rappelle la 6ème plaie d'Egypte, «qui toucha le peuple Egyptien et aussi les magiciens» Ex 9:11. Ce qui caractérise la première phase, c'est l'occupation de toute la terre par le pouvoir de Babylone, qui demande l'adoration, avec tout ce que cela peut impliquer d'abus et d'intolérance.

AP 16:
3 Le second versa sa coupe dans la mer et elle devint du sang, comme celui d'un mort et tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer.
4 Le troisième versa sa coupe dans les fleuves et dans les sources d'eaux. Et Ils devinrent du sang.
5 Et j'entendis l'ange des eaux qui disait: Tu es juste, toi qui es, et qui étais, tu es saint, parce que tu as exercé ce jugement.
6 Car ils ont versé le sang des saints et des prophètes, et tu leur as donné du sang à boire, ils en sont dignes.
7 Et j'entendis l'autel qui disait: Oui, Seigneur Dieu tout-puissant, tes jugements sont véritables et justes.


La deuxième et la troisième coupe concernent les eaux de la terre: Ap 16:3-7

La mer peut représenter l'instabilité des peuples et l'aspect social de la vie des hommes avec des conflits sociaux.

Ap 17:15 «Les eaux que tu as vues...ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues»
Es 17:12 «Oh! quelle rumeur de peuples nombreux! Ils mugissent comme mugit la mer...»

Les rivières et les sources d'eau dans le langage symbolique représentent Dieu et la nourriture spirituelle. Cela pourrait signifier que Satan, au travers des institutions humaines va s'attaquer directement sur la terre à Dieu et à ses enseignements pour les contaminer et les rendre impropres aux yeux des hommes. Ainsi, ces sources deviennent une contrefaçon de la vérité, avec tout ce qui vient de Babylone.

Jér 2:13 «Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, pour se creuser des citernes crevassées... »
Jér 9:14-15 «Parce qu'ils ont suivi les penchants de leur coeur, et qu'ils sont allés après les Baals. Comme leurs pères le leur ont appris...Voici, je vais nourrir ce peuple d'absinthe. Et je lui ferai boire des eaux empoisonnées»


La 2ème coupe concerne la mer et la 3ème coupe les fleuves d'eau. Les conséquences de ces plaies rappellent la première plaie d'Egypte. L'eau devient du sang (Exode 7:17-21). Le châtiment est ici en relation avec le péché pratiqué. Ils sont empoisonnés par la mort qu'ils ont produite.

Ap 16:6 «ils ont versé le sang des saints...et tu leur as donné du sang à boire: ils le méritent»

L'autel, est généralement associé aux martyrs, victimes de l'oppression de Babel (Ap 6:9-11) (Ap 16:7)

AP 16:
8 Le quatrième versa sa coupe sur le soleil. Et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu:
9 et les hommes furent brûlés par une grande chaleur, et ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a l'autorité sur ces fléaux, et ils ne se repentirent pas pour lui donner gloire.


La quatrième coupe concerne le soleil (Ap 16:8-9)

La quatrième coupe aggrave encore le malaise causé par la coupe précédente. Au manque d'eau s'ajoute à présent la canicule avec le ciel qui est sans eau ni nuages. Le soleil que les Babyloniens ont divinisé est devenu le lieu même de leur douleur et de leur déception. Le fléau de la brûlure du soleil, est le signe qui témoigne de l'infidélité à l'alliance de Dieu. Car les fidèles:

Es 49:10 «ils n'auront pas faim et ils n'auront pas soif; Le mirage et le soleil ne les feront point souffrir...»
Ap 7:16-17 «ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur...»

De même que l'eau se transforme en sang parce que les hommes ont, à travers tout le cours de leur histoire, versé le sang des apôtres, des prophètes, des témoins et des saints de Dieu...(Ap 16:4-7), de même, parce que les hommes ont remplacé le Dieu créateur et la lumière de Dieu par le soleil de Babylone, le soleil devient alors une source d'énergie destructrice, et ils souffriront précisément de la morsure du soleil. Le jugement divin a lieu en quelque sorte dans le cadre établi par l'homme lui-même.

Les 4 premiers fléaux concernent la terre, la mer, les sources d'eau et le soleil.

En considérant ces termes dans leurs sens premier et littéral, on découvre qu'ils représentent tout ce qui est source de vie pour l'homme. Il n'y a pas de vie possible sans la terre et ses produits, sans la mer et ce qu'elle offre, sans les sources d'eau ou les fleuves, sans le soleil et ses bienfaits. Le prophète révèle que tout ce qui symbolise une source de vie se trouve petit à petit corrompu. Sur le plan spirituel, le texte avertit que l'humanité arrive doucement mais sûrement à une époque où tout ce qui aurait dû apporter la vie produira le trouble et la mort, parce que l'homme rejette de plus en plus Dieu.

AP 16
10 Le cinquième versa sa coupe sur le trône de la bête. Et son royaume fut couvert de ténèbres; et les hommes se mordaient la langue de douleur,
11 et ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne se repentirent pas de leurs oeuvres.


La cinquième coupe frappe directement le trône de la bête. (Ap 16:10-11).

Sous la cinquième trompette, les ténèbres étaient le produit du fond de l'abîme, avec le néant de la négation de Dieu qui accompagne l'humanisme laïque de la Révolution française (Ap 9:1,2). A l'époque, les ténèbres n'occupaient qu'un tiers de l'espace (Ap 8:12). Cette fois-ci, les ténèbres couvrent tout le royaume de la bête (Ap 16:10). A l'époque, la négation de Dieu était la réaction à tout ce qui était religieux, à présent, cette négation fait partie intégrante de la religion avec le système mis en place.

Ces ténèbres rappellent également la neuvième plaie d'Egypte, l'avant-dernière, celle qui précède l'intervention finale et meurtrière de Dieu contre les premiers nés d'Egypte. De la même manière, la cinquième coupe contient tous les maux de toutes les plaies précédentes. On souffre aussi bien des ulcères de la première coupe que des douleurs qui accompagnent les autres coupes.


La haine contre Dieu s'est développée en rapport avec le mal qui fait souffrir.

On est passé de l'idolâtrie de la première plaie, avec «l'adoration de la bête et son image» (Ap 16:2), au blasphème contre «le nom de Dieu qui a l'autorité sur ces fléaux» (Ap 16:8), et finalement au blasphème contre «le Dieu du ciel» (Ap 16:11), le Dieu absolu de l'univers.

De plus en plus les hommes réalisent qu'ils se sont trompés.

Le faux pouvoir et système religieux, cette tour de Babel construite par l'homme, sera alors confondu. La 5ème coupe est versée sur le trône de la bête, sur le principe même à l'origine de l'esclavage de l'humanité. Mais au lieu de changer, ils s'endurcissent et se tournent brusquement contre celui qu'ils auraient dû reconnaître. De la confusion religieuse qui les égarait loin de Dieu, ils passent à la haine consciente et délibérée contre Dieu. L'aveuglement et l'obstination dans le refus de Dieu sont si torts que cela repousse toute repentance quelconque.

Le comportement des Babyloniens s'apparente à celui de Pharaon, en Egypte.

Pharaon, devant l'évidence des plaies, au lieu de reconnaître l'existence de Dieu, il se renforce dans sa position et se montre encore plus agressif que jamais contre ce même Dieu. L'affrontement entre l'armée de Pharaon et Dieu est inévitable, comme à la fin, avec Harmaguédon...
Auteur : Philippe Septième
Date : 07 mars05, 19:34
Message : Bonjour, je vous propose la suite 123,

HARMAGUEDON OU LE CONFLIT SUPREME ENTRE SATAN ET DIEU !

INTRODUCTION GENERALE


Il y a deux phases bien distinctes dans ce chapitre 16, avec les 7 coupes.

Ap 16:1-11, avec les 5 premières coupes, et qui concernent essentiellement l'ulcère qui frappe les impénitents. Cette phase semble très brève, car les victimes de la 5ème coupe souffrent encore de l'ulcère de la 1ère coupe.

Ap 16:12-21, avec la 6ème et 7ème coupe, qui relate la dernière guerre d'Harmaguédon. Même si le dernier conflit d'Harmaguédon est décrit dans le cadre de la 6ème plaie, il est généralement admis que le véritable «combat du grand jour du Dieu tout-puissant" aura lieu pendant la 6ème et la 7ème plaie.


Les plaies seront (probablement) de courte durée et non universelles.

Il se peut que d'un côté, l'ensemble de ces plaies soient universelles, avec leur chiffre 7 de plénitude, et que d'un autre côté certaines plaies ne touchent qu'une partie de l'humanité. La 2ème plaie concerne la mer, la 3ème plaie les fleuves, la 5ème plaie le trône de la bête (16:3,4,10). Par ailleurs, ces plaies semblent de courte durée, car au moment de la 5ème plaie les hommes souffrent encore de l'ulcère de la 1ère plaie (16:2,10-11). Le jugement de Babylone est décrit comme un événement rapide:

Ap 18:8 «En un même jour, ses fléaux arrivent...»
Ap 18:10,16,19 «En une seule heure est venu ton jugement...»


Les plaies sont destinées à ceux qui ont la marque de la bête et l'adorent. Les enfants de Dieu seront protégés au moment des plaies, comme le peuple d'Israël en Egypte (Ex 8:18-19). Il en sera de même lors des plaies finales, les fidèles seront protégés par Dieu de ces fléaux (Ps 91:10-11)

Ap 14:9 «Si quelqu'un adore la bête et son image, et reçoit une marque...il boira du vin de la fureur de Dieu...»

Que signifie Harmaguédon ?

1) Harmaguédon est un mot bien incertain.

L'expression «Harmaguédon" ne se trouve qu'une seule fois dans toute l'Ecriture (Ap 16:16), avec l'indication que ce nom est donné en hébreu, donc la langue de l'A.T. Les commentateurs bibliques sont divisés dans l'interprétation du nom hébreu contenu dans le mot Harmaguédon. L'interprétation des plus anciens commentateurs chrétiens est que ce terme signifie littéralement: "montagne du Carnage", l'action de couper en deux, ou d'être coupé en deux. Cette interprétation fait remonter «Maguédon» à la racine hébraïque «gedad», qui signifie «couper, abattre».

Dans Zach 12:11, la Septante traduit «dans la plaine de Méguiddo» «dans la plaine du (bosquet) coupé». Cette traduction en grec nous suggère que les traducteurs juifs d'avant Jésus-Christ percevaient dans le mot Méguiddo (Maguédon) non pas la racine "ya'ad" (assembler), mais plutôt «gedad» qui signifie «couper ou abattre». Harmaguédon est le nom donné par Ap 16:16 au lieu où la Babylone des temps de la fin et ses rois du monde entier subiront le jugement divin à cause de leur dernière révolte ou guerre contre Dieu (Ap 16:19-21).

Aucune «montagne de Méguiddo» littérale ne se trouve mentionnée dans l'A.T. Harmaguédon ou la montagne de Méguiddo n'a pas même d'existence géographique. L'expression «montagne de Meguiddon» (Harmaguédon) indique un lieu du champ de bataille. Cela ne peut pas être la vallée de Jizreel, avec la bataille de Barak contre Sisera (Juges 5:19) ou celle de Jéhu contre Achaziah (2Rois 9:27). Cela ne peut pas être la montagne de Carmel, qui se trouve à plus de dix kilomètres de Méguiddo, et qui évoque l'affrontement entre Elie et les prophètes de Baal (1Rois 18:20-40).


2) Le prophète parle de «montagne» et non de vallée de Méguiddo.

Ap 16:16 "Ils se rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon"

T.O.B. "au lieu qu'on appelle en hébreu Harmaguédon"
Chouraqui "au lieu appelé en hébreu: Har Méguido"


Harmaguédon: montagne de Méguido: montagne de l'assemblée: montagne du rassemblement.

Har = montagne, colline, mont
Méguido = la ville de Méguido
Moed = assemblée

Le lieu de bataille est désigné par une montagne et non une plaine. Le lieu de la bataille ne peut pas être la vallée de Jizreel, mais bien comme le prophète Daniel l'avait prévu, «la glorieuse et sainte montagne» (Daniel 11:45). Tous les rois de la terre, tous les pouvoirs ici rassemblés n'ont qu'un seul objectif: le contrôle de Jérusalem. Il ne s'agit pas là de la Jérusalem terrestre, car dans le contexte de l'Apocalypse où le langage est symbolique, la Jérusalem dont il est question est d'ordre spirituel.

Dans le livre de Daniel, la montagne glorieuse de Sion représente le royaume céleste de Dieu. Dan 2:35,44-45, nous présente à la fin des royaumes humains, le royaume de Dieu sous la forme d'une montagne. De même, dans le chapitre 11:45, Daniel parle de la «sainte et glorieuse montagne». Harmaguédon est présenté en contraste direct avec le mont Sion dans Ap 14:1, qui est le lieu de la délivrance divine accordée aux 144 000 fidèles. Méguido et Sion sont tous deux des lieux symboliques, qui doivent être définis dans la perspective de l'histoire du salut d'Israël dans l'A.T («en hébreu» Ap 16:16).


3) Jérusalem est devenue le symbole de la cité d'en haut.

C'est cette Jérusalem d'en haut, avec ce qu'elle représente, que les forces de la terre veulent prendre d'assaut. Même après les 1000 ans, alors que tout est fini, c'est le même état d'esprit qui anime les babyloniens.

Ap 20:9 «Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée»

Par ailleurs, les prophètes de l'A.T avaient déjà clairement désigné le lieu de ce combat apocalyptique dans les montagnes et les vallées qui entourent le mont Sion.

Joël 2:32 ; 3:3 «Le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem...» «Je rassemblerai toutes les nations. Et je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat; Là, j'entrerai en jugement avec elles...»
Joël 3:12-14 (Ap 14:14-20) «Que les nations se réveillent, et qu'elles montent Vers la vallée de Josaphat! Car là je siégerai pour juger toutes les nations d'alentour. Saisissez la faucille, Car la moisson est mûre! Venez, foulez, car le pressoir est plein...C'est une multitude, dans la vallée du jugement: Car le jour de l'Eternel est proche...»


Daniel 11:45 précise que le dernier conflit à lieu contre «la glorieuse et sainte montagne». Zacharie 12:3,9 de son côté dit que «En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples: Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; Et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle...En ce jour-là, Je m'efforcerai de détruire toutes les nations qui viendront contre Jérusalem».

L'Apocalypse reprend ces citations de l'A.T avec l'Agneau de Dieu.

C'est Christ qui détermine l'accomplissement de la nouvelle alliance et de toutes les promesses divines. Satan fait la guerre «aux restes de la postérité de la femme...» (Ap 12:17). Satan et ses alliés «combattront contre l'agneau, et l'agneau les vaincra, parce qu'il est le Seigneur des seigneurs et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi" (Ap 17:14). Satan et son armée "font la guerre à celui qui était assis sur le cheval et à son armée." Ap 19:19

Ap 14:1 «Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent 144 000 personnes...»
Ap 14:20 «Et la cuve fut foulée hors de la ville...»
Ap 20:9 «Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée»


Si le mont Sion (14:1) doit être défini comme étant le lieu du salut messianique, alors la montagne de Méguiddo doit être aussi définie comme étant le lieu de la malédiction et de la destruction des adversaires de Christ.
Auteur : Philippe Septième
Date : 08 mars05, 22:15
Message : Bonjour, je vous propose la suite 124,

4) La "montagne de Meguidon" symboliserait la montagne de la Jérusalem céleste de Dieu, la Sion céleste.


Zacharie 12:11 associe cette guerre et la montagne dans un seul passage. «En ce jour-là, le deuil sera grand à Jérusalem. Comme le deuil d'Hadadrimmon dans la vallée de Meguiddon»

La montagne de Dieu:


Ps 24:3 «Qui pourra monter à la montagne de l'Eternel? Qui s'élèvera jusqu'à son lieu saint?»
Dan 2:35 «la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre»
Dan 2:44-45 «Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit...il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. C'est ce qu'indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne, et qui a brisé le fer, l'airain, l'argile, l'argent et l'or»


La Jérusalem de Dieu, d'en haut (voir Ap 21)

Héb 12:22 «vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste...»
Phil 3:20 «notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur J-Christ»
Gal 4:26 «Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère...»

Ap 21:10-11 «Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu...»

La montagne et la ville de Jérusalem sont associés dans un même hymne.

Esaïe 2:2-3 «Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l'Eternel sera fondée sur le sommet des montagnes...Des peuples s'y rendront en foule, et diront: Venez, et montons a la montagne de l'Eternel. A la maison du Dieu de Jacob, afin qu'il nous enseigne ses voies...»

Ce lieu d'Harmaguédon représente la montagne de Dieu ou son royaume. C'est contre Dieu et son royaume que les hommes s'assemblent pour faire la guerre.

«je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable...(19:11)
«Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d'un fin lin, blanc, pur» (19:14)
«Et je vis la bête et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval et à son armée» (19:19)


5) C'est contre cette montagne de l'assemblée de Dieu que Lucifer est en révolte.

Dans Esaïe 14, le prophète décrit Lucifer qui se dressa au ciel contre Dieu

Es 14:13-14 «Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel. J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée. à l'extrémité du septentrion...Je serai semblable au Très-Haut»

Dans Ap 16, Jean nous présente Satan qui dresse les hommes contre Dieu.

Ap 16:13-14 «Et je vis sortir de la bouche du dragon...trois esprits impurs...ce sont des esprits de démons, qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant»
Ap 19:19 «je vis la bête, et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval et à son armée»


6) la montagne du rassemblement.

1Rois 18:19 «Fais maintenant rassembler tout Israël auprès de moi, à la montagne du Carmel»

Dieu demande à Elie de rassembler à la montagne (de Carmel) le peuple d'Israël pour lui parler. Le peuple de Dieu a accepté les alliances avec l'idolâtrie, le culte païen, et Elie va mettre de l'ordre, il lance le défit aux faux dieux et il détruit l'idolâtrie avec ses prêtres.

A la fin du monde, on arrive à une époque où le mal est tellement grand, avec le paganisme qui a pénétré les églises que Dieu intervient pour dire: c'est fini, cette fois la coupe déborde. Harmaguédon, c'est la fin du conflit entre le bien et le mal, où Dieu intervient et rassemble tous les hommes pour mettre fin à la révolte contre lui. C'est le moment où tout le monde est concerné, tous les habitants de la terre, sans exception.


C'est le dernier conflit entre Babylone et les élus.

L'Apocalypse ne nous présente que deux groupes dans le conflit final qui se déroule sur la terre avant la venue de Christ en gloire: d'une part Babylone, et d'autre part le véritable peuple de Dieu et de Christ. Les deux groupes sont représentés universellement comme des communautés d'adoration, et sont identifiés devant Dieu comme adorant Dieu ou Babylone.

Les véritable «saints» de la fin sont définis comme gardant «les commandements de Dieu et la foi de Jésus» (Ap 14:12) et fidèles au «témoignage de Jésus» (Ap 12:17). L'importance de cette expression, qui revient plusieurs fois: «la Parole de Dieu et le témoignage de Jésus» est comme une ligne de démarcation entre Babylone et le peuple de Dieu de la fin (Ap 1:2,9 ; 6:9 ; 12:17 ; 14:12; 20:4)


Quand ce conflit aura-t-il lieu ?

1) quand...? durant les 7 derniers fléaux:

Ap 15:1 «Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et admirable: sept anges, qui tenaient sept fléaux, les derniers. car par eux s'accomplit la colère de Dieu»
Ap 16:12,16 «Le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate. Et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l'Orient fût préparé» "Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon"


Il n'y a que deux endroits dans l'Apocalypse où l'on parle d'un grand signe.

Ap 12:1-2 "Un grand signe parut dans le ciel: une femme...enceinte, et dans les douleurs de l'enfantement"
Ap 15:1 "Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et admirable..."


Dans Ap 12:1,5 il s'agit de la 1ère venue de Christ sur terre, en tant qu'être humain.
Dans Ap 15:1-4 il s'agit de la 2ème venue de Christ, dans sa gloire, car Jean voit les rachetés avec l'Agneau.

2) quand...? au moment où les hommes ont déjà reçu la marque de la bête:

Dès la première coupe, le camp ennemi est désigné, avec ceux qui ont reçu la marque de la bête. La marque de la bête, dans la chronologie prophétique ne sera prise en compte qu'au moment où les hommes auront à choisir entre ce que Dieu a dit dans sa parole et ce que Babylone demande à faire. Après ce choix universel et définitif, où tous se définissent, les plaies commencent.


Ap 16:2 «Le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image»

3) quand...? après la fin du temps de grâce.

Cette guerre d'Harmaguédon, qui a lieu durant les dernières plaies, se passe après la fin du temps de grâce. C'est le temps où le temple de Dieu dans le ciel est vide, cela signifie que désormais personne ne peut plus y entrer et que l'oeuvre de purification et de salut en faveur de l'homme est terminée (Ap 15:8).

C'est le temps où la médiation de Christ qui présentait les prières des saints est finie (Ap 8:3-5). C'est le moment où se manifeste la colère de Dieu, sans mélange de sa grâce (Ap 14:10 ; 15:7 ; 16:1). C'est le moment où chacun a choisi définitivement son camp (Ap 22:11). C'est le moment où les perdus sont tellement endurcis qu'ils ne peuvent plus se repentir pendant les plaies.


Ap 16:9 «les hommes furent brûlés par une grande chaleur, et ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a l'autorité sur ces fléaux, et ils ne se repentirent pas pour lui donner gloire»
Ap 16:11 «ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause des ulcères, et ils ne se repentirent pas de leurs oeuvres»
Ap 16:21 «les hommes blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était très grand»


Nous sommes au moment où il n'y a plus que deux catégories d'hommes: D'un côte, ceux qui ont choisi délibérément d'être contre Dieu et qui ont reçu la marque de la bête, et l'adorent. D'un autre côté, ceux qui ont choisi librement d'être pour Dieu et qui ont le sceau de Dieu. Le temps de grâce est fini, et les plaies commencent.

4) quand...? au moment où le temple de Dieu dans le ciel est vide:


Ap 15:5-8 «Après cela, je regardai, et le temple du tabernacle du témoignage fut ouvert dans le ciel. Et les sept anges qui tenaient les sept fléaux sortirent du temple, revêtus d'un lin pur, éclatant, et ayant des ceintures d'or...Et le temple fut rempli de fumée, a cause de la gloire de Dieu et de sa puissance; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu'à ce que les sept fléaux des sept anges fussent accomplis»

On a l'impression que Jésus quitte le sanctuaire et le ciel, pour venir sur la terre avec son armée, et que c'est à ce moment là que commencent les 7 plaies sur terre.

PARALLELES:

-Ap 15:5,6 "Après cela, je regardai, et le temple du tabernacle du témoignage fut ouvert dans le ciel. Et les sept anges qui tenaient les sept fléaux sortirent du temple, revêtus d'un lin pur, éclatant..."
-Ap 19:11,14 "Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc...""Les armées qui sont dans le ciel le suivaient...revêtues d'un fin lin, blanc, pur"

-Ap 16:1 "et j'entendis une voix forte qui venait du temple, et qui disait aux sept anges: Allez, et versez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu"
-Ap 19:15 "de sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations...il foulera la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant".

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 mars05, 22:20
Message : Bonjour, je vous propose la suite 125,

Ap 8:1 dit que «Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure» ce qui correspond à 7 jours prophétiques: (365:24=15). Ainsi, l'histoire de l'homme se termine comme elle a commencé, par une période de 7 jours comme à la création. La semaine du silence de la fin fait écho à la semaine de la création du début. Cela annonce la venue de Dieu et la promesse d'une nouvelle création et d'un monde nouveau qui est la réponse finale de Dieu et la seule solution à toutes nos souffrances (Ap 21:1-4)

5) quand...? au moment de la venue en gloire de Christ:

Les derniers fléaux ont lieu après que Jésus a quitté son rôle de médiateur dans le sanctuaire céleste, après la fin du temps de grâce et juste avant son retour.


Ap 16:15-16 "voici je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu'il ne marche pas nu et qu'on ne voie pas sa honte! Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguedon"

Après cette dernière épreuve, les sauvés sont rassemblés pour chanter la victoire finale et la gloire de Dieu.

Ap 15:2-4 «Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête et son image, et le nombre de son nom, debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu. Et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'agneau...parce que tes jugements ont été manifestés»

Quelle est la dimension de cette guerre ?

1) c'est un conflit mondial entre Satan et Dieu où toute la terre est concernée:

Ap 16:13-15 «Et je vis sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles...et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant. Voici, je viens comme un voleur...»

Ap 12:3 «un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes»
Ap 13:1 «je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes"
Ap 13:11 «je vis monter de la terre une autre bête qui avait deux cornes...et qui parlait comme un dragon»
Ap 19:20 «Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image...»


Des trois bêtes, la dernière est la seule qui reçoit un nouveau nom, de «faux prophète», chargé cette fois-ci d'une connotation religieuse. Auparavant (Ap 13:11-17), la bête était vue sous un angle essentiellement politique alors que dans le contexte d'Harmaguédon, elle est vue dans une perspective essentiellement religieuse. De toutes manières, qu'il s'agisse d'une action politique, ecclésiastique ou cultuelle, c'est toujours le même objectif qui est visé: amener «la terre et ses habitants à adorer la première bête» (Ap 13:12).

Harmaguédon c'est le dernier conflit entre Satan et Dieu, et tous les hommes sont concernés (16:14). C'est le grand conflit entre le bien et le mal, entre Satan et Dieu (12:7-9). C'est le combat «du grand jour du Dieu tout-puissant» (16:14). La terre entière est le champ de bataille, car sont concernés «les rois de toute la terre» (16:14). C'est la toute dernière guerre mondiale, et cette fois-ci elle n'oppose pas les hommes entre eux, mais elle unit tous les hommes de la terre dans le même combat cosmique contre «la montagne» sacrée de Dieu.


2) Satan rassemble tous les hommes dans ce dernier conflit:

Ap 16:14 «Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant»

-Le combat- polemos: guerre, combat, lutte; Il s'agit de la guerre entre Satan et ses alliés et Dieu (Ap 16:13)
-Rassembler- (sunago): amasser, assembler, rassembler, recueillir, réunir, convoquer...Tous les rois de la terre, tous les hommes sont concernés, dans ce dernier conflit contre Dieu.

C'est la dernière guerre, et la fin de la guerre contre Dieu, au moment de la 2ème venue de Christ en gloire.


Jér 25:30-33 «De sa demeure sainte (l'Eternel) fera retentir sa voix; contre tous les habitants de la terre....l'Eternel entre en jugement contre toute chair...Ceux que tuera l'Eternel en ce jour seront étendus sur toute la terre...»
Ap 19:11,14-15,19 «Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice» «Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs...» «De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations» "Et je vis la bête et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval et a son armée.»

Que signifie le dessèchement de l'Euphrate ?

Ap 16:12 "Le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate. Et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l'Orient fût préparé"

1) Le dessèchement de l'Euphrate dans d'histoire de Babylone.

Dans l'histoire de la Babylone ancienne, au temps de Daniel, l'assèchement de l'Euphrate est associé à la prise de Babylone par Cyrus en 539 av J-C. Cyrus dévia le fleuve de l'Euphrate pour conquérir Babylone, et le fleuve dessécha. Cyrus provoqua le dessèchement littéral de l'Euphrate pour provoquer la chute de la ville de la Babylone littérale. Cyrus est aussi appelé dans la prophétie: «le berger, l'oint, le Messie de Dieu» (Es 45:1)

Jér 51:36 «Je défendrai ta cause, je te vengerai! Je mettrai à sec la mer de Babylone. Et je ferai tarir sa source»
Es 44:27-28 «Je dis à l'abîme: Dessèche-toi. Je tarirai tes fleuves. Je dis de Cyrus: Il est mon berger et il accomplira toute ma volonté; Il dira de Jérusalem: Qu'elle soit rebâtie ! Et du temple: Qu'il soit fondé !»


2) Les éléments clés pour la chute de Babylone

Du temps de Babylone, pour que le peuple de Dieu soit délivré de sa captivité et rentre chez lui, il a fallu un envoyé de Dieu, l'oint, Cyrus, et le dessèchement de l'Euphrate. Aujourd'hui, pour que le peuple de Dieu soit délivré, plusieurs événements sont nécessaires: le dernier message invitant le peuple de Dieu à sortir de Babylone doit s'adresser à tous (Ap 18:1-4). Le peuple de Dieu doit quitter Babylone, pour que les jugements de Dieu s'abattent sur Babylone (Ap 18:4); Les eaux de l'Euphrate doivent tarir, ou les nations qui soutiennent Babylone doivent l'abandonner (Ap 16:12 ; 17:15)

3) Que symbolise l'Euphrate spirituel ?

De même que pour provoquer la chute de la ville de la Babylone littérale il a fallu le dessèchement littéral de l'Euphrate, pour provoquer la chute de la Babylone spirituelle, il faut le dessèchement de l'Euphrate spirituel. Babylone dans Apocalypse ne représente pas un pays, un endroit précis, mais la confusion religieuse. Dans l'Apocalypse on est sur un terrain symbolique et spirituel, et non géographique. C'est la même chose pour le dessèchement de l'Euphrate, c'est symbolique et spirituel, et non littéral.

L'Euphrate spirituel symbolise les peuples, foules, nations...qui soutiennent actuellement cette puissance.

Ap 17:15 «Les eaux que tu as vues, sur lesquelles elle est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations...»
Ap 13:3-4 «Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort, mais sa blessure mortelle fut guérie, et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête...et ils adorèrent la bête, en disant: Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ?»


Il y a d'abord blessure, puis guérison de la blessure, puis l'étonnement de la terre, puis adoration de la bête. Nous sommes à l'époque de l'admiration allant vers adoration de cette puissance par des foules. Cette puissance d'Ap 13 jouit actuellement de la popularité des foules, c'est la protection de l'Euphrate spirituelle.

4) Que symbolise le dessèchement de l'Euphrate spirituel ?

L'Euphrate était le fleuve qui faisait vivre Babylone, et la survie de ce pays était impossible sans le fleuve. Le dessèchement de l'Euphrate consistait donc à retirer à Babylone sa source de vie, sa condition de vie. Le dessèchement de l'Euphrate géographique a été la cause de la ruine de la Babylone historique. Vu que la Babylone mystique représente le christianisme déformé, trahi par la tradition, et qu'il est en décalage avec la parole de Dieu, on peut envisager que l'assèchement sera en rapport avec la spiritualité.

Si l'Euphrate spirituel symbolise les peuples, nations...(Ap 17:11) qui soutiennent actuellement cette puissance, le dessèchement de l'Euphrate c'est la fin de l'exaltation des foules, en faveur de la Babylone spirituelle. Ceci veut dire que les foules qui aujourd'hui suivent ce système, a un moment donné, avant le retour de Christ vont le lâcher, se tourneront contre lui.


Ap 17:16 «Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu»

Le dessèchement de l'Euphrate spirituel est la disparition des soutiens de la foule à la Babylone spirituelle, ou à ce système qui sera mis en place avec la marque de la bête, avant le retour de Christ. Il viendra un temps où les foules se tourneront contre ce système, avec la même ardeur qu'ils mettaient avant à le soutenir, le vénérer, l'adorer.
Auteur : Philippe Septième
Date : 10 mars05, 02:00
Message : Bonjour, je vour propose la suite 126,

Que représentent les rois venant de l'orient ?

Ap 16:12 «Le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate. Et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l'Orient fût préparé»

Chouraqui: «la route des rois, ceux du soleil levant...»


1) Cyrus, dont la venue a été retenue comme le salut de Dieu venait de l'Orient.

Esaïe dit que celui qui va venir pour le salut du peuple juif viendra de l'orient.

Esaïe 41:2,25 «Qui a suscité de l'orient celui que le salut appelle à sa suite? Qui lui a livré les nations et assujetti des rois?» «Je l'ai suscité...de l'orient, il invoque mon nom; Il foule les puissants comme de la boue...»

Dans ce passage il s'agit de Cyrus, qui sera nommé plus tard:

Es 44:28 à 45:3 «Je dis de Cyrus: Il est mon berger et il accomplira toute ma volonté; Il dira de Jérusalem: Qu'elle soit rebâtie! Et du temple: Qu'il soit fondé! Ainsi parle l'Éternel à son oint, à Cyrus qu'il tient par la main...»

Le retour de l'exil est vécu par le peuple d'Israël comme une nouvelle création.

Esaïe 44:24-28 "Ainsi parle l'Eternel, ton rédempteur, celui qui t'a formé dès ta naissance: Moi, l'Eternel, j'ai fait toutes choses. Seul j'ai déployé les cieux, seul j'ai étendu la terre...Je dis de Jérusalem: Elle sera habitée...Je dis de Cyrus: Il est mon berger...Il dira de Jérusalem: Qu'elle soit rebâtie! Et du temple: Qu'il soit fondé!"

2) L'orient ou le soleil levant est associé à Christ dans la Bible.

Ap 7:2 «Je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant (l'orient), et qui tenait le sceau du Dieu vivant»

Il s'agit ici de Jésus qui a le sceau de Dieu pour marquer son peuple: Ezech 9:3-4

Luc 1:78,79 «Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, en vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres...»

Il s'agit ici de Jésus qui éclaire dans les ténèbres: Jean 1:1,5,11. L'orient ou le soleil levant est associé à Christ et il est question ici de son retour en gloire avec ses anges.

Ap 16:12 «Et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l'Orient fût préparé (hetoimazo)»
Mat 3:3 «C'est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez (hetoimazo) le chemin du Seigneur...»

3) La venue des rois de l'orient, c'est la venue en gloire de Christ avec son armée céleste.

Deux camps sont ici dressés l'un contre l'autre:

Le camp «des rois venant de l'Orient» (Ap 19) qui représente les forces du Dieu qui sauve, le Dieu de Jérusalem, et le camp «des rois de toute la terre» (Ap 16:14) qui représente les forces du mal, les forces de Babylone. Jean décrit cette venue des rois de l'orient, ou de Christ avec son armée dans Ap 19:11-19. Il apparaît clairement dans ce texte qu'il y a un affrontement entre Christ et son armée et la bête avec son armée. Ceci signifie clairement que toute la terre est concernée par cette dernière guerre et non seulement une partie de la terre dans un lieu précis.


Ap 19:11 "Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice,"
Ap 19:14 «Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d'un fin lin, blanc, pur»
Ap 19:15 «De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations: Il les paîtra avec une verge de fer; et il foulera la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant»
Ap 19:19 «Et je vis la bête, et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval et à son armée»


Christ revient au moment du dessèchement de l'Euphrate spirituel.

Au moment où la bête perdra son pouvoir, où la Babylone spirituelle perdra le soutien pour vivre de son Euphrate spirituel, avec des foules qui la soutenaient, alors le Christ pourra enfin revenir, entouré de ses armées. Le chemin du retour du Christ sera alors ouvert, car chacun aura définitivement pris position quand à son salut. Cela arrivera dans une période de trouble intense où les hommes auront perdu la capacité de discerner le vrai du faux, à tel point que Dieu pourra finalement venir et fermer la porte «de l'arche», «de la grâce».


Durant ce dernier conflit et ce temps de détresse il y aura deux groupes:

1) Ceux qui sont du côté de Satan, qui ont reçu la marque de la bête et qui combattent contre Dieu et son peuple.

2) Ceux qui sont du côté de Dieu, qui ont reçu le sceau de Dieu et qui combattent contre Satan. Ce sont ceux qui seront sauvés et vivants au moment de la venue de Christ en gloire. Jean les décrit encore sous le nombre de 144 000 qui traverseront ce temps de détresse et d'épreuve finale. Ce temps de détresse est décrit pour le peuple de Dieu, comme «un temps d'angoisse pour Jacob; Mais il en sera délivré» (Jér 30:7)


Ap 16:15 «Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu'il ne marche pas nu et qu'on ne voie pas sa honte!»

Quelques mots pour conclure Ap 16:

La mention du mot énigmatique "Harmaguedon" dans Ap 16:16 est significative. Dans l'AT le mot Megguido est mentionné à cause des batailles qui s'y livrèrent (2Rois 9:27 ; 23:29). Le prophète Zacharie 12:11 en parle comme un lieu de deuil. Dans le contexte de l'Apocalypse, c'est le lieu de la défaite des ennemis du Christ (Ap 17:14 ; 19:19). Harmaguedon contraste avec la montagne de Sion sur laquelle les disciples de l'Agneau chantent (Ap 14:1)

AP 16:13
Le texte présente une véritable trinité, composée de 3 puissances alliées à Satan: Le dragon, correspondant à ce qu'on appelle aujourd'hui le spiritisme sous toutes ses formes, La bête et le faux prophète, qui pourraient correspondre au christianisme déformé par les traditions et qui n'est plus en accord avec les enseignements bibliques.

De cette trinité sort un enseignement qui est comparé à «des esprits de démons, à des grenouilles». Il s'agit d'un enseignement qui corrompt la vérité et qui conduit la conscience des hommes à ne plus être capable de discerner le vrai du faux. L'humanité marche ainsi vers une époque où la vérité sera faussée de telle manière, qu'une véritable puissance d'égarement s'emparera des hommes et ils ne pourront plus alors discerner le vrai du faux.

AP 16:19
«La grande ville fut divisée en trois parties». La division en trois parties est en relation avec les 3 puissances alliées à Satan. Les trois forces qu'on avait vues ensemble, sous le même drapeau (Ap 16:13), le dragon et la bête avec le faux prophète sont à présent disloquées. Comme dans le récit de la tour de Babel, la descente de Dieu produit l'éparpillement des bâtisseurs de Babel. L'unité qu'ils avaient construite avec tant de soin est complètement disloquée.

AP 16:17-20: 7ème coupe.
La coupe atteint ici l'air, autrement dit, le dernier élément vital n'ayant pas encore été affecté et il devient de ce fait impossible de continuer à vivre.

AP 16:17
«il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait: «C'en est fait!». Il s'agit de la voix de Dieu, qui déclare que l'endurcissement des incrédules est parvenu à son stade «achevé». «C'en est fait!; c'est fait; c'est arrivé» - grec - ginomai: devenir, arriver. Ce verbe est associé aux événements de la fin, à l'achèvement de quelque chose qui a été prédit. Cela signifie simplement qu'on arrive à une époque où les événements prédits se réalisent.

«Tout est accompli (teleo)» Jn 19:30. «à la voix du 7ème ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait (teleo)» (Ap 10:7). Les derniers fléaux c'est l'accomplissement ou l'achèvement de l'oeuvre de Dieu, par la manifestation de sa colère, ou de sa justice.

AP 16:20
la totalité de l'univers est affecté et bouleversé, avec les îles, les montagnes qui se déplacent.

AP 16:21
«La grêle d'un talent» -1 talent équivaut suivant les époques de 26 à 36 kilos-. Cette image veut dire que nulle ne pourra résister aux événements annoncés dans ce passage. Vouloir échapper à ses événements de la fin est illusoire. C'est une époque où les hommes au lieu de revenir à Dieu (les hommes) «blasphémèrent Dieu»

Auteur : MOHAMED
Date : 15 mars05, 00:38
Message : dans le forum bible face au coran vos amis chrétiens ont besoin de votre aide concernant mes questions , :la réssuscitation du christ et le miracle prédit par jésuss( celui de jonas) les protestant pourront répondre car il maitrise parfaitement les évangiles
Auteur : Philippe Septième
Date : 30 mai05, 21:23
Message : Bonjour, je vous propose la suite 127,

LA FEMME PROSTITUEE ET LA BETE - Apocalypse 17

Dans Apoc 17 il y a deux parties:

1) la description de la vision: Ap 17:1-6 «Viens, je te montrerai...» (v1); «Et je vis...» (v3-6)
2) l'explication de la vision: Ap 17:7-18: avec «le mystère de la femme et de la bête qui la porte...» (v7) «Et il me dit: Les eaux...ce sont...» (v-15); «la femme...c'est...» (v18)


Relation et contraste entre la femme d'Ap 12 et 17.

Ap 12:6,14-la femme et le désert:
Et la femme s'enfuit dans le désert...afin qu'elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme afin qu'elle s'envolât au désert...loin de la face du serpent.
Ap 17:3,7-la femme et le désert:
Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes.

Ap 12:4,13-17: le dragon avec 7 têtes et 10 cornes fait la guerre à la femme et au reste de la femme: Le dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes (v3) se tint devant la femme qui allait enfanter afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté. Le dragon...poursuivit la femme qui avait enfanté l'enfant mâle. Le serpent lança de l'eau comme un fleuve derrière la femme...
Ap 17:3,7:le dragon avec 7 têtes et 10 cornes est devenu l'allié de la femme, la soutient. Une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte...


La femme du chapitre 17 est tout à fait à l'opposé de celle du chapitre 12.

Apocalypse 12

* La première femme était suspendue dans le ciel,
environnée de planètes célestes (Ap 12:1);
«une femme enveloppée du soleil, la lune...
et une couronne de douze étoiles sur sa tête»

* Elle était parée de Dieu et de ses enseignements:
«Soleil, lune, étoiles» Ap 12:1

* Elle était poursuivie et opprimée par le dragon
«Le dragon se tint devant la femme...
il poursuivit la femme» (Ap 12:4,13-17)

* Elle était une réfugiée et dans l'exil
«Le dragon se tint devant la femme...
Et la femme s'enfuit...» (Ap 12:4,6)

* Elle est isolée dans le désert (Ap 12:6,14)
«la femme s'enfuit dans le désert...»

* Elle est nourrie par Dieu (Ap 12:6,14)
«elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu'elle
y fût nourrie pendant 1260 jours»

* Elle est la mère du Messie (Ap 12:5) et du reste
d'Israël spirituel de Dieu (Ap 12:17)
«Elle enfanta un fils...et son enfant fut enlevé
vers Dieu et vers son trône»
«le dragon...s'en alla faire la guerre aux restes...»

* Elle est menacée par les eaux (Ap 12:15)
«de sa bouche, le serpent lança de l'eau comme
un fleuve derrière la femme, afin de l'entraîner...»


Apocalypse 17

* la deuxième femme est assise sur les eaux et
elle est environnée de rois débauchés (Ap 17:1-2)
«la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux,
avec elle les rois de la terre se sont livrés à l'impudicité...»

* elle est fardée et «vêtue de pourpre et d'écarlate, parée d'or.
Elle tenait dans sa main une coupe d'or...» (Ap 17:4)

* elle fait corps avec le dragon et opprime...(Ap 17:3, 6)
«je vis une femme assise sur une bête écarlate»
«je vis cette femme ivre du sang des témoins de Jésus»

* elle est installée et règne dans ses vêtements de reine.
«elle était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or,
de pierres précieuses et de perles» (Ap 17:4)

* elle fait la fête dans de beaux vêtements (Ap 17:4)
«elle était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or...»

* elle est enivrée du sang des saints (Ap 17:6)
«je vis cette femme ivre du sang des saints
et du sang des témoins de Jésus»

* elle est la mère des idolâtres et des prostituées (Ap. 17:5)
«Sur son front était écrit un nom, un mystère:
Babylone la grande, la mère des impudiques...»

* elle est assise sur les eaux qui la soutiennent (Ap 17:1,15)
«Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est
assise, ce sont des peuples, des foules, des nations...»


Dans Apocalypse 17, Jean nous révèle 3 puissances agissantes:

1-La femme prostituée; 2-La bête écarlate; 3-Les 10 cornes ou 10 rois.

La femme prostituée d'Apoc 17:

Prostituée «porne»: prostituée, impudique; (porne - d'où porno en français avec tout ce que cela représente). «la grande prostituée qui corrompait la terre par son impudicité» (Ap 19:2). En vision on montre à Jean le jugement de la grande prostituée. Jean note les signes d'identification de cette femme qui peuvent nous aider dans l'interprétation de cette vision:

1- Elle est «assise sur de grandes eaux» (v1)

2- Elle s'est «livrée à l'impudicité avec les rois de la terre et elle en a enivré les habitants de la terre» (v2). Cela signifie qu'elle cherche à réaliser son ambition qui est de mettre à mort le peuple de Dieu et de régner sur «les habitants de la terre», avec la complicité des «rois de la terre» pour commettre ce crime.

3- Elle est «assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes» (v3)

4- Elle est «vêtue de vêtements luxurieux, et parée de pierres précieuses» (v4)

5- Elle «tient une coupe d'or dans sa main, pleine des abominations et des impuretés de son impudicité» (v4). "abominations" (bdelugma): une chose folle, détestable, des choses appartenant à l'idolâtrie. En d'autres termes, elle présente une corruption morale et une sorte d'impureté cérémonielle, en rapport avec des pratiques idolâtres. «Lorsque vous verrez l'abomination (bdelugma) de la désolation établie là où elle ne doit pas être...» (Marc 13:14)

6- Elle a sur le front «écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques...de la terre» (v-5). Dans l'Apocalypse, Jean a relevé d'autres types de marques sur le front, qu'on peut diviser en deux catégories: La marque de la bête (13:16; 14:9; 20:4) et le sceau ou nom de Dieu (7:3; 9:4; 14:1; 22:4). Il se peut, que ce nom de «mystère» écrit sur le front de la prostituée, soit en opposition avec Christ qu'elle combat et qui a aussi un nom de «mystère», vu que lui seul le connaît. «sur sa tête...il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n'est lui-même» (Ap 19:12)

7- Elle est vue en état d'ébriété, «enivrée du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus-Christ» (v6). La phrase rappelle des passages de l'AT, où il est prophétisé que les oppresseurs d'Israël seront enivrés par leur propre sang comme par du vin. «Je ferai manger à tes oppresseurs leur propre chair; Ils s'enivreront de leur sang comme du moût» (Es 49:26)

8- Elle est «assise sur sept montagnes» (v9) (ces 7 montagnes représentent 7 rois ou royaumes v10)

9- Elle est «assise sur les eaux, qui sont des peuples, des foules, des nations, et des langues» (v15). Même si ces 7 collines font référence à Rome, «la ville aux sept collines», les 7 collines n'appartiennent pas à la femme, mais plutôt au monstre, sur lequel la femme est assise. C'est la femme qui est assise sur les sept têtes (ou sept collines) du monstre et cela signifie qu'elle maîtrise les sept têtes (ou collines) du monstre. Cela trouvera son accomplissement ultime lorsque la Babylone de la fin séduira la terre entière afin qu'elle adore ce qui n'est pas Dieu, avant d'être lâchée par les rois...(17:16)

10- «la femme que tu as vue, c'est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre» (v18). La prostituée est perçue comme un symbole de la Rome impériale qui régnait à l'époque. Dans le contexte on constate que sa présence est universelle et s'étend de l'Antiquité à la fin des temps (17:2)


La prostituée et la prostitution dans la bible:

Dans l'A-T, l'infidélité envers Dieu concerne aussi bien le côté religieux que la politique ou le social. Ainsi, chaque fois que le peuple d'Israël ne se confie pas en Dieu mais dans une autre puissance, il se prostitue.

Es 1:21-23 «Quoi donc! la cité fidèle est devenue une prostituée!...Ton argent s'est changé en scories, ton vin a été coupé d'eau. Tous aiment les présents et courent après les récompenses; Ils ne font pas droit à l'orphelin»

Osée 4:12-14 «Mon peuple consulte son bois. Et c'est son bâton qui lui parle; l'esprit de prostitution égare, et ils se prostituent loin de leur Dieu. Ils sacrifient sur le sommet des montagnes, Ils brûlent de l'encens sur les collines...C'est pourquoi vos filles se prostituent, et vos belles-filles sont adultères...»

Ez 16:24-32 «tu t'es bâti des maisons de prostitution, tu t'es fait des hauts lieux dans toutes les places...Tu t'es prostituée aux Egyptiens...aux Assyriens...Tu as multiplié tes prostitutions avec le pays de Canaan et jusqu'en Chaldée...tu as été la femme adultère, qui reçoit des étrangers au lieu de son mari»

Auteur : Philippe Septième
Date : 03 juin05, 02:34
Message : Bonjour, je vous propose la suite 128,

Cette femme prostituée représente en quelque sorte la personnification du mal.


Le symbolisme de la femme prostituée peut difficilement s'appliquer à la ville de Rome de l'époque de Jean seulement, car il est plus universel et de nature religieuse. Bien que la femme partage avec la bête écarlate quelques caractéristiques, la prostituée est néanmoins différente, vu qu'elle est présentée assise sur la bête écarlate, cela signifie qu'elle la maîtrise. Cette femme, au lieu de ne représenter qu'un seul pouvoir, parait être la personnification de l'ensemble du mal.

La bête écarlate d'Apoc 17:

1- C'est une «bête écarlate pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes» (v3,7)

2- Elle «porte la femme» (v7)

3- l'énigme du v8: «La bête que tu as vue était, et elle n'est plus. Elle doit monter de l'abîme, et aller à la perdition» «les habitants de la terre, s'étonneront en la voyant, parce qu'elle était, et qu'elle n'est plus, et qu'elle reparaîtra»

4- «Les sept têtes sont sept montagnes...Ce sont aussi sept rois:» (v9,10)

5- l'énigme du v11: «Et la bête qui était, et qui n'est plus, est elle-même un huitième roi, et elle est du nombre des sept, et elle va à la perdition»

6- «Les dix cornes, sont dix rois qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête» (v12)

7- Les dix cornes «donnent leur puissance et leur autorité à la bête» (v13)

8- «Les dix cornes et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu...» (v16)

9- Les dix cornes donnent «leur royauté a la bête» (v17)


Comparaison et différences entre le dragon, le monstre marin et la bête écarlate:

Ap 12:3
c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes.
Ap 13:1
Je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes.
Ap 17:3,7
Une femme sur une bête écarlate ayant sept têtes et dix cornes.


Cette «bête écarlate - Ap17:3» rappelle le «grand dragon rouge feu - Ap 12:3», représentant Satan. D'après l'analyse que nous avons fait dans Ap 12 et 13, il semblerait que les chapitres 12 et 13 appartiennent à la section historique du livre de l'Apocalypse, alors qu'Ap 17 est en grande partie dans la phase future et finale. Ainsi, dans Ap 12 et 13, Jean décrit la persécution du peuple de Dieu aux prises avec les forces du mal, alors qu'au chapitre 17 il présente aussi le jugement sur les forces du mal.

Origine des bêtes:

- Le dragon du chapitre 12 venait du ciel (Ap 12:3)
- La bête du chapitre 13 sort de la mer (Ap 13:1)
- La bête du chapitre 17 est vue dans une région désertique (Ap 17:3)


Têtes et cornes:

- Ap 12 et 17, il est question de 7 têtes et 10 cornes
- Ap 13, il est question de 10 cornes et 7 têtes: Ici, l'ordre des têtes et des cornes est inversé.

Le dragon «bête à 10 cornes» d'Ap 12:3, se retrouvait aussi bien dans la bête de la mer, qui est «à 10 cornes», du chapitre 13:1, que dans la bête de la terre qui parlait elle aussi comme un dragon (13:11)


Couleur:

- Ap 12 parle du dragon rouge; Ap 17 parle d'une bête écarlate; Ap 13 ne présente pas de couleurs.

Diadèmes:

- Ap 12 présente 7 diadèmes sur ses têtes
- Ap 13 parle de 10 diadèmes sur ses cornes
- Ap 17 n'a de diadèmes ni sur ses têtes ni sur ses cornes.


Blasphèmes et paroles arrogantes:

- Ap 13:1,5-6: «et sur ses têtes des noms de blasphème» «il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes»
- Ap 17:3: «une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes»

Dans Daniel 7:8,20,25 et 8:23-25 on retrouve «une bouche qui parle avec l'arrogance»


Traits uniques à chaque bête.

Ap 12: le dragon avec sa queue fit tomber du ciel le tiers des étoiles et les précipita à terre. Il cherche à tuer l'enfant et à détruire la femme, puis plus tard, le reste de ses enfants.

Ap 13: la bête est une image composée des bêtes de Daniel 7.

* une de ces têtes semble avoir une blessure mortelle (13:3)
* Il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois (13:5) (Dan 7:25)
* II lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre (13:7) (Dan 7:21,25)
* II lui fut donné une grande autorité sur toute tribu, peuple, langue et nation...(13:7)
* et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dans le livre de vie...(13:8)

Ap 17: La bête était, et n'est plus, et reparaîtra.. (17:8)

* Les sept têtes sont interprétées comme les sept montagnes sur lesquelles la femme est assise (17:9)
* II y a aussi sept rois, dont cinq sont tombés, un est, l'autre n'est pas encore venu (17:10)
* La bête ne persécute pas, mais la femme qui est sur la bête persécute (17:6)


Chacune des bêtes des chapitres 12, 13 et 17 ont sept têtes.

Les sept têtes représentent sept formes de pouvoirs civils qui exercent successivement l'autorité. Ces sept têtes appartiennent de la même façon au dragon d'Ap 12, à la bête d'Ap 13 et à celle d'Ap 17. Ceci montre que la dragon et ces deux bêtes sont le symbole d'un même pouvoir sous différentes têtes. Le dragon d'Ap 12, la bête d'Ap 13 et celle d'Ap 17 représentent chacune une ou plusieurs des sept têtes, qui s'étend à toute la période couverte par ces trois symboles, de Babylone et jusqu'à la fin.

Dans Ap 12, le grand dragon rouge ou Satan surgit comme la source du mal et comme adversaire du Christ et de son Eglise, en agissant à travers différents agents, tant politiques que religieux afin d'atteindre ses objectifs. Satan a employé la puissance politique de Rome dans son complot contre le Christ et ses disciples. Plus tard, Satan emploie une puissance politico-religieuse qui a continué dans ce rôle, et qui est définie plus précisément dans Apocalypse 13 et Daniel 7, avec la domination qui a durée 1260 ans.


On peut définir la période de chacune des bêtes de cette façon:

-Le dragon d'Ap 12 concerne plus spécialement la période qui précède les 1 260 ans de domination; Apocalypse 12 met en lumière la cause profonde de la persécution des chrétiens. Dans ce chapitre nous voyons l'hostilité de Satan vis-à-vis du Christ et de son oeuvre.

-La bête du chapitre 13 concerne plus spécialement la période des 1260 ans de domination:

Apocalypse 13 révèle quels agents Satan a employés pour persécuter l'Eglise. Comme nous l'avons vu, la vision dénonce un pouvoir politico-religieux.

-La bête d'Ap 17 concerne la période depuis sa blessure mortelle et sa captivité jusqu'à la fin de ce monde.


Une bête dans la bible peut représenter un pouvoir politique.

1) Ap 12:3 «un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes»

Nous avons vu Dans Ap 12 que le dragon dans la bible peut représenter plusieurs choses et qu'il intervient parmi les hommes, par les hommes et au moyen des pouvoirs organisés par eux. Ainsi, derrière le dragon se cache Satan, le diable, sous diverses facettes, pour combattre Dieu et son peuple. Le dragon peut représenter les ennemis du peuple de Dieu: Egypte, Babylone...Ezéch 29:3-6 ; 51:9 ; Jér 51:34. Il peut représenter Rome, qui avait essayé de tuer Jésus à sa naissance, et plus tard l'a jugé pour le crucifier.

Une bête peut représenter un pouvoir politique: Dan 7:12,17,23-24. Cette bête avec ses 10 cornes rappelle celle de Daniel 7:7, qui représente Rome, le 4ème royaume. Dans Ap 12:3, les diadèmes sont sur les 7 têtes, indiquant par là, qu'il s'agit de l'Empire romain, en sa qualité de 4e grande monarchie universelle, qui a succédé à Babylone, aux Mèdo-Perses et aux Gréco-Macédoniens. Nous sommes ici avant la division de l'empire de Rome.


2) Ap 13:1 «je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes»

La 2e bête est celle qui sort de la mer, qui dans Ap 17:15 représente les peuples. Jean voit sortir de la mer la même monarchie de Rome, reconnaissable à ses 7 têtes et ses 10 cornes. Avec Ap 13:1 on est arrivé à une autre phase de l'histoire du 4e empire. Les couronnes ne sont plus sur les têtes, mais sur les cornes. Nous sommes ici après la division de l'empire de Rome par les peuples barbares. C'est le début de la période des nations "Européennes"
Auteur : Philippe Septième
Date : 03 juin05, 02:36
Message : Bonjour, je vous propose la suite 129,

3) Ce pouvoir vise à prendre la place de Dieu avec ses prérogatives.

"Cette bête «était - 17:8,11»" ; «elle est, elle existe - 17:10-11» ; «elle doit venir - 17:8,10» «saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est et qui vient!» (Ap 4:8)

4) C'est un pouvoir qui soutient un autre pouvoir de nature religieuse, comme dans Apoc 13:


Ap 17:2 «C'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'impudicité...»
Ap 17:12 «Les dix cornes...sont dix rois...qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête»
Ap 13:11-12 «et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure avait guéri»


Les 10 cornes ou 10 rois d'Apoc 17.

1- Et je vis une femme assise sur «une bête écarlate, ayant sept têtes et dix cornes» (v-3,7)

2- «Les dix cornes sont dix rois qui n'ont pas encore reçu de royaume» (v12)

3- Les dix cornes reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête» (v12)

4- «Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête» (v13)

Cela signifie que la bête peut compter non seulement sur la puissance militaire effective des rois, mais aussi sur leurs forces morales, ce sont des collaborateurs qui sont motivés à combattre Christ et ses disciples.

5- «Ils combattront contre l'agneau, et l'agneau les vaincra, parce qu'il est le Seigneur des seigneurs...» (v14)

La meilleure façon de combattre Christ sur terre c'est au travers de ses disciples. (Mat 25:40). Ainsi, cette guerre pourrait bien être une autre référence à la grande persécution. Dans Apoc 12:11 Jean a décrit la victoire de l'Agneau du point de vue des martyrs, «car ils ont vaincu Satan par le sang de l'Agneau et par leur témoignage»; Mais ici (Ap 17:14), la victoire des conquérants est décrite du point de vue de l'Agneau qui est encore l'agent de la victoire, «l'agneau les vaincra». Cette étape de la bataille, définie comme «la bataille du grand jour du Dieu tout-puissant» (16:14), représente le conflit final entre l'antichrist et le Messie (Apoc 19:11-21)

6- «Les dix cornes et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu...» (v16)

7- «Les dix cornes donnent leur royauté a la bête» (v17)


Les dix rois d'Ap 17:12-14 pourraient représenter les derniers pouvoirs politiques qui régneront sur la terre.

Pour certains, ces 10 cornes représentent les différentes nations qui sont sorties de l'Empire romain; Pour d'autres, ils voient un chiffre symbolique, représentant les rois de la fin qui donnent leur puissance à la bête. Pour l'instant il semble difficile d'identifier précisément les dix cornes ou les rois à qui la promesse est faite de recevoir l'autorité pendant «une heure» ensemble avec la bête. Il est néanmoins raisonnable de supposer que cette référence (d'Ap 17:12) vise un monde uni sous la direction de la bête pour entamer les étapes finales de la guerre qui dure depuis des siècles contre le Christ et son peuple.

1) Les 10 rois représenteraient, selon certains, une fédération d'états européens.

Vu que dans Daniel 7:24, ces 10 cornes ou les «dix rois qui s'élèveront de ce royaume», représentaient les puissances barbares qui ont divisé l'empire de Rome, et qui deviennent par la suite l'Europe; On peut déduire et avec raison, que ces 10 rois de la fin représentent la fédération d'états européens et qui vont soutenir et donner leur autorité à la femme, c'est à dire à la Babylone de la fin. Cette période d'une heure étant symbolique, cela indique simplement une période brève mais non spécifique.

2) Les 10 rois représenteraient probablement, la totalité des rois de la fin en lutte contre Christ.

C'est cette deuxième hypothèse que nous retiendrons, sans pour autant nier le rôle que va probablement jouer à la fin de ce monde, l'Europe avec ses divers états. Alors que dans Daniel 7:24, ces 10 cornes ou les «dix rois qui s'élèveront de ce royaume», représentaient les puissances barbares qui ont divisés l'empire de Rome, et qui deviennent par la suite l'Europe; Dans l'Apocalypse, ces 10 rois englobent toute l'humanité qui fait la guerre à Christ et à son peuple (17:12-14). Ici, les 10 cornes sont présentées dans la phase finale de leurs activités.


Ces pouvoirs de la fin «combattront contre l'agneau, et l'agneau les vaincra...» (Ap 17:14)

On a déjà vu cela dans Ap 16:14, dans le contexte d'Harmaguédon, où «tous les rois de la terre sont concernés» et «Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon» (Ap 16:16). On retrouve ces parallèles au chapitre 18 dans le même contexte de cette dernière guerre, où «tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle...» (Ap 18:9)

AP 17
1 Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux.
2 C'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'impudicité, et c'est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés.


Dans le chapitre 17 d'Apocalypse se trouve une scène parmi les plus imprévisible et méprisable de toute la Bible. On y découvre d'une part la bête à 7 têtes et à 10 cornes, et d'autre part, l'amazone, la femme qui est appelée "prostituée" et qui est assise sur la bête.

L'ange des 7 coupes qui s'adresse à Jean au v1 justifie le châtiment de Babylone par le v2.

Au chapitre 17, on retrouve l'un des 7 anges, qui ont été chargés par Dieu (Ap 15:1 ; 16:1) d'apporter aux hommes le résultat de ce qu'ils auront semé. Cela nous permet de comprendre que Dieu respecte l'homme dans ses choix et que chacun récolte ce qu'il a semé dans sa vie, et ainsi se justifient, la justice et les jugements de Dieu qui se manifestent. Les croyants et les habitants du monde sont arrivés au moment où tout ce que les hommes ont fait va aboutir aux conséquences inéluctables de leurs actes.

Gal 6:8 «Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; Mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle»

Nous sommes ici en présence d'un jugement qui est prêt à se réaliser, avec le verdict qui est défini. Le jugement de "la grande prostituée" fait partie du déversement sur le monde des 7 coupes de la colère de Dieu. On est à la période qui précède immédiatement le retour du Christ et le temps de grâce est déjà terminé.

Le texte suggère 3 raisons pour justifier ce jugement de la prostituée.

* Les relations illicites entre la femme et la bête, avec une sorte de collusion de l'Eglise et de l'Etat, qui font que l'esprit du monde et du paganisme a pris la place de Dieu et de sa parole (17:3)

* L'enivrement des habitants de la terre qui seront devenus incapables de discerner le bien du mal, et de ce fait, ils seront devenus sourds aux avertissements donnés par Dieu (17:2)

* Les églises sont ivres du sang des témoins, elles ont du sang innocent sur les mains (17:6)


La prostituée symbolise l'Eglise qui a dévié envers la Bible et s'est compromise avec les amants de la terre.

La fidélité conjugale comme image de fidélité envers Christ. (voir commentaires d'Ap 12:1) Dans la bible, Israël et l'Eglise sont comparés à une femme, à l'épouse de Dieu, et son infidélité est alors assimilée à celle de l'adultère et de la prostitution.

Esaïe 54:6 «l'Eternel te rappelle comme une femme délaissée, comme une épouse de la jeunesse...»
2Cor 11:2 «je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure»

Ez 16:2,8,13,15 «Fils de l'homme, fais connaître à Jérusalem ses abominations!»
«Je passai près de toi, je te regardai, et voici, ton temps était là, le temps des amours. J'étendis sur toi le pan de ma robe, je couvris ta nudité, je te jurai fidélité, je fis alliance avec toi, dit le Seigneur, l'Eternel, et tu fus à moi»
«Ainsi tu fus parée d'or et d'argent, tu fus vêtue de fin lin...Tu étais d'une beauté accomplie, digne de la royauté»
«Mais tu t'es confiée dans ta beauté, et tu t'es prostituée, à la faveur de ton nom; Tu as prodigué tes prostitutions à tous les passants, tu t'es livrée à eux»


L'Apocalypse parle le même langage et l'identité de la prostituée de l'Apocalypse n'est ni une puissance païenne, ni un pouvoir politique mais cela concerne bien l'église chrétienne en général qui a renié Dieu et sa parole. Il s'agit ici de toute église qui se réfère à Christ mais qui n'est plus conforme à sa parole seule, ni aux critères du reste selon Apoc 12:17 ; 14:12.

AP 17:3
Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes.


Nous avons vu la même description des 7 têtes et 10 cornes dans Apoc 12 et 13.

- Une femme représente dans la bible un pouvoir religieux, le peuple d'Israël ou l'église de Christ (voir Ap 12). Si la femme est fidèle, c'est l'épouse de Christ, sinon c'est la femme adultère ou comme ici la prostituée.

- Une bête peut représenter le pouvoir politique (Voir Daniel 7:3,17,23 ; 8:3,5,20-21). Ici, nous avons une coalition entre la religion, ou l'église infidèle, la prostituée, et le pouvoir politique avec la bête.

Auteur : Philippe Septième
Date : 03 juin05, 02:38
Message : Bonjour, je vous propose la suite 130,

AP 17:4
Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de sa prostitution.


Dans Apo 18:12,16, c'est Babylone «qui est vêtue de fin lin, de pourpre et d'écarlate, et parée d'or...».

La pourpre peut symboliser le péché:

Esaïe 1:18 «Si vos péchés sont...rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine»

La pourpre peut représenter la royauté:

Juges 8:26 «les vêtements de pourpre que portaient les rois de Madian»
Daniel 5:29 «Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l'on revêtit Daniel de pourpre...»
Marc 15:17-18 «Ils le revêtirent de pourpre... Puis ils se mirent à le saluer: Salut, roi des Juifs!»


Etre parée de pourpre et d'écarlate est une manière de dire que la prostituée vit dans le péché. Mais elle est aussi parée d'or, de pierres précieuses et de perles, ce qui signifie que comme les rois, elle ne manque ni de richesse ni de faste ni de magnificence.

AP 17:5
Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre.


Le nom sur son front, comme on l'a déjà signalé à plusieurs reprises, cela définit un caractère, une mentalité. (voir le sceau de Dieu et la marque de la bête déjà commentés) Babylone, dans le N-Testament reste le symbole choisi par les auteurs inspirés pour désigner Rome. «L'Eglise des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils» (1Pierre 5:13). Ap 17:9 précise que «Les sept têtes sont sept montagnes...». Allusion possible à Rome, «la ville aux 7 collines»

Babylone, la mère des impudiques:

Cela indique qu'elle n'est pas seule à exercer la prostitution et à s'être éloignée de Dieu et de sa parole. Jean présente ici une prophétie qui concerne une véritable décadence du christianisme tout entier. Cela ne touche pas une seule église en particulier, mais tout le christianisme dans son ensemble. Cette puissance religieuse qui a dévié en se compromettant avec le paganisme et la politique, s'est étendue au monde entier et ainsi elle est devenue la mère des prostituées.

La confusion religieuse de Babylone est désormais à redouter partout et en tout. Ces paroles qui semblent dures à entendre, ne sont pas des rejets de la part de Dieu, mais des avertissements pour faire travailler notre conscience afin de revenir totalement à lui et à ses enseignements seuls.

Ainsi, la prostituée de l'Apocalypse symbolise l'infidélité du peuple de Dieu ou de l'Eglise et elle correspond au christianisme déchu et infidèle envers Dieu et sa parole, qui est rempli de paganisme et de traditions, et qui peut se manifester dans tous les milieux chrétiens. Cette prostituée est d'ailleurs explicitement identifiée à la puissance de Babel, à «Babylone la grande» (Ap 17:5)

Jean la présente comme prostituée en tant que femme, et sous la terminologie de Babylone en tant que ville. De toute évidence les termes "femme et ville" désignent la même chose. Le texte précise qu'elle est assise sur la bête, pour bien montrer que c'est elle qui dirige et gère la situation. Cela signifie aussi que le pouvoir religieux va dominer le pouvoir politique pour s'en servir à ses fins. Une telle révélation de déviation de l'église de Christ à travers le temps a de quoi surprendre. Le prophète est en effet complètement bouleversé. «En la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement» (Ap 17:6)


AP 17:6
Et je vis cette femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. Et, en la voyant, je fus saisi d'un grand étonnement.


Nous retrouvons ici l'église qui a longtemps persécuté les véritables croyants, les fidèles témoins du Christ, ce qui l'a rendue ivre, mais la suite du texte montre malheureusement que ce n'est pas encore fini. Pour cette période de persécution, que nous avons déjà évoqué, revoir les pages concernées. Après cette introduction indispensable, nous essayerons de comprendre l'énigme que Jean nous propose, dans ce difficile chapitre 17 d'Apocalypse.

L'ENIGME DE LA BETE ET DES 7 ROIS

AP 17
7 Et l'ange me dit: Pourquoi t'étonnes-tu? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes.
8 La bête que tu as vue était, et elle n'est plus. Elle doit monter de l'abîme, et aller à la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s'étonneront en voyant la bête, parce qu'elle était, et qu'elle n'est plus, et qu'elle reparaîtra. -
9 C'est ici l'intelligence qui a de la sagesse. -Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise.
10 Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, un existe, l'autre n'est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps.
11 Et la bête qui était, et qui n'est plus, est elle-même un huitième roi, et elle est du nombre des sept, et elle va à la perdition.


Le texte d'Ap 17:7 met en présence essentiellement 2 acteurs: «la femme et la bête», avec le mot «mystère»

Une femme représente généralement dans la bible un pouvoir religieux, le peuple d'Israël ou l'église de Christ, et une bête représente dans la prophétie le pouvoir politique (Voir Dan 7:3,17,23 ; 8:3,5,20-21). Ici, la femme qui représente le pouvoir religieux prend une réelle autorité sur le pouvoir politique. Jean précise qu'elle est assise sur la bête, et cela prouve que c'est bien elle qui dirige et gère la situation. C'est ainsi que la destinée de cette femme se trouve liée à celle de la bête qui la porte.

La formule de l'énigme nous est donnée en 4 étapes et elle est reprise 3 fois de suite: Ap 17:8-11:

Pour résoudre l'énigme du mystère que représente la prostituée avec sur son front écrit: Babylone la grande (17:5), l'ange renvoie au mystère de la bête écarlate à 7 têtes sur laquelle cette femme est assise et associée (17:3).

A - Ap 17:8 B - Ap 17:10 C - Ap 17:11
(ce sont aussi 7 rois)
1- La bête que tu as vue était -cinq sont tombés -et la bête qui était
2- elle n'est plus -un existe -et qui n'est plus
3- elle doit monter de l'abîme -l'autre n'est pas encore venu -est elle même un 8è roi
4- et aller à la perdition -et quand il sera venu -elle est du nombre des 7
il doit rester peu de temps et va à la perdition

A- nous donne la formule, comme une énigme en 4 temps, concernant la bête (17:8)
B- reprend la même formule, en 4 temps, mais en rapport aux 7 rois ou royaumes qui la composent (17:10)
C- reprend également la même formule, en 4 temps, mais en combinant l'exposé de la bête du verset 8, avec l'exposé des rois du verset 10 (17:11)

Un tableau des trois parallèles (A-B-C) mis ensemble avec les 4 étapes peut faciliter le déchiffrement de l'énigme:

1- A. elle était B. cinq rois sont tombés C. elle était
2- A. elle n'est plus B. un roi existe C. n'est plus
3- A. doit monter de l'abîme B. un roi pas encore venu C. huitième roi
4- A. va à la perdition B. reste un peu de temps C. va à la perdition


Quelques hypothèses possibles de l'énigme en 4 étapes d'Ap 17:

1) Pour certains, on a fait remonter l'origine des 7 têtes ou royaumes à l'Egypte:

Certains ont essayé de faire cadrer cela dans l'histoire de Rome avec Néron...D'autres font remonter les 7 têtes à l'Egypte, le 1er royaume qui est en relation avec le peuple d'Israël. Ainsi, les cinq royaumes qui sont tombés pourraient être alors identifiés comme les cinq grands empires antérieurs à l'époque de Jean: l'Egypte, l'Assyrie, Babylone, la Perse et la Grèce.

La tête «qui est» représenterait l'Empire romain aux jours de Jean. Et alors «celle qui n'est pas encore venue» serait associée aux dix cornes et à la petite corne de Daniel 7. Cette analyse nous semble bibliquement difficile à soutenir, c'est pourquoi nous ne la retiendrons pas. Nous pensons qu'il est plus juste de partir avec l'empire de Babylone, comme Daniel le fait, et non avant. D'autant plus que cela est en relation directe avec Jérusalem qui a été vaincue et détruite par Babylone. D'après les révélations de Dieu à Daniel, c'est avec Babylone que commence une histoire nouvelle dans le monde, avec les 4 monarchies qui vont durer depuis l'époque de Daniel et jusqu'à la fin (Daniel 2,7 et 8).

Auteur : Philippe Septième
Date : 09 juin05, 20:28
Message : Bonjour, je vous propose la suite 132,

Comparatif: 1)Dan 2 2)Dan 7 3)Apoc 13 4)Apoc 17 5)Empires ou têtes


1)tête d'or 2)lion ailé 3)lion 4)1er roi 5)Babylone

1)poitrine d'argent 2)l'ours 3)l'ours 4)2ème roi 5)Mèdes et Perses

1)Hanches d'airain 2)léopard à 4 têtes 3)léopard 4)3ème roi 5)Gréco-macédoniens

1)Jambes de fer 2)bête à 10 cornes (vue de la mer) 3)bête à 10 cornes (vue de la mer) 4)4ème roi 5)Rome impériale

1)Orteils en fer et argile 2)les 10 cornes et la petite corne 3)le dragon lui donne d'agir 42 mois 4)5ème roi 5)Rome chrétienne domine 1260 ans.

1)2)Un existe (Apoc 17:10) 3)une de ses têtes blessée à mort 4)6ème roi 5)Rome chrétienne blessée en 1798.

1)2)l'autre n'est pas encore venu (Apoc 17:10) 3)blessure mortelle fut guérie 4)7ème roi 5)Rome chrétienne guérie jusqu'à la fin.

1)2)8ème roi du nombre des 7 (Apoc 17:11) 3)la terre était dans l'admiration derrière la bête (v3) 4)8ème roi 5)l'époque de la confusion avec Babylone et la marque de la bête.

Règne de Christ:
1)la pierre qui brise la statue et devient montagne (Dan 2:34,44) 2)la venue du Fils sur les nuées des cieux, qui reçoit le règne (Dan 7:13,27) 3)le livre de vie de l'agneau qui a été immolé (Apoc 13:8) 4)l'Agneau les vaincra, car il est Roi (Apoc 17:14) 5)Royaume éternel de Dieu et règne éternel de Christ.


Quelques remarques sur ce comparatif:

Daniel présente 4 monarchies avec 5 phases de cette période des 7 rois, ou puissances, qui vont dominer. Jean dans Apoc 13, donne d'autres détails et présente 8 phases de ces puissances, ou de ces 7 (8) rois. Daniel nous laisse entendre que la phase de l'argile, ou plus explicitement, de la petite corne est très longue, et qu'elle va durer jusqu'à la fin du monde, ou au retour de Christ.

Dan 7:21-22 «Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l'emporter sur eux, jusqu'au moment où l'ancien des jours vint donner droit aux saints...et le temps arriva où les saints furent en possession du royaume»

Jean dans Ap 13 développe cette longue phase de la petite corne, en la découpant en 4 parties de domination:

1- «Le dragon lui donna sa puissance... et il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant 42 mois» Ap 13:2,5
2- «Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort» Ap 13:3
3- «mais sa blessure mortelle fut guérie» Ap 13:3
4- «Et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête» Ap 13:3


Nous pouvons aussi être étonnés de cette allusion d'un 8ème roi, alors que la bête ne comporte que 7 têtes, mais c'est parce que le texte précise que le 8ème roi fait partie des 7 rois déjà mentionnés.

Ap 17:11 «la bête...est elle-même un huitième roi, et elle est du nombre des sept»

5) Une explication possible des 8 rois, royaumes ou puissances, d'après Apoc 13,17 et Daniel 7:

Il y a d'abord eu 3 pouvoirs universels, chacun représenté par une bête différente

-1er roi-Babylone avec le lion: "Le premier était semblable à un lion...» Dan 7:4 ; Ap 13:2
-2ème roi-Médo-Perse avec l'ours: «un second animal était semblable à un ours...» Dan 7:5 ; Ap 13:2
-3ème roi-Gréco-Macédonien avec le léopard: «un autre était semblable à un léopard...» Dan 7:6 ; Ap 13:2

A ces 3 empires universels a succédé un 4ème empire «Rome», avec la bête à 10 cornes: Dan 7:7. Ce 4e pouvoir universel de Rome, représenté par la même bête, va s'étendre jusqu'à la fin, et ce pouvoir va connaître un certain nombre de phases durant cette longue période. Daniel nous présente 4 royaumes universels, le 5ème est celui de Christ qui vient mettre un terme à tout cela. Le 4ème royaume est très long, et il s'étend depuis l'époque de Jésus et jusqu'à sa 2ème venue en gloire.

Ce 4ème royaume si long va traverser plusieurs phases ou étapes: avec l'empire de Rome, les 10 cornes et la petite corne qui va dominer de diverses façons l'histoire de l'humanité jusqu'au retour de Christ. Nous essayerons de suivre ces étapes de la Rome impériale païenne et de la Rome chrétienne dans l'histoire.


Dan 7:7-8 «il y avait un 4ème animal...il avait 10 cornes...une autre petite corne sortit du milieu d'elles...»
Dan 7:21-22 «Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l'emporter sur eux, jusqu'au moment où l'ancien des jours vint donner droit aux saints du Très-Haut...où les saints furent en possession du royaume»


-4ème roi-Une phase avec la Rome impériale païenne, avec l'empire uni, fort (de 146 av J-C à 476 après J-C)

Dan 7:7 «un quatrième animal, terrible, épouvantable et fort, il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait, il était différent de tous les animaux précédents, et il avait dix cornes»
Ap 13:1 «je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes...»

-5ème roi-Une phase avec la Rome chrétienne qui va dominer durant le moyen-âge, après les invasions barbares et la division de l'empire de Rome (476), et où le pape a possédé une grande autorité spirituelle et politique.

Dan 7:8 «une autre petite corne sortit du milieu d'elles...elle avait une bouche, qui parlait avec arrogance»
Dan 7:24-26 "Les dix cornes, ce sont dix rois qui s'élèveront de ce royaume. Un autre s'élèvera après eux, il sera différent des premiers...Il prononcera des paroles contre le Très-Haut...et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, deux temps, et la moitié d'un temps. Puis viendra le jugement....»


Ap 13:5 «Et il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes; et il lui fut donné le pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois»

Il s'agit ici de la Rome chrétienne, la Rome médiévale, avec la domination durant 1260 jours/années, de 538 à 1798 au moment de l'arrestation du pape. Le pape Jean-Paul 2 à reconnu lui-même cette période d'intolérance et il a demandé pardon le 12-mars-2000.

-6ème roi-Une phase avec la Rome blessée, à partir de la révolution Française, en 1798.


Ap 13:3 «Et je vis l'une de ses têtes comme blessée à mort...»

Le Vatican perdit au moment de la Révolution Française sa puissance politique et religieuse qu'il a exercée sur les monarchies de l'Europe occidentale pendant plus de 12 siècles (voir H Kung - le christianisme-1999 - p 485)

-7ème roi-Une phase avec la Rome guérie puis...vénérée au moment de la phase finale, avec le 8ème roi.


Ap 13:3 «mais sa blessure mortelle fut guérie, et toute la terre était dans l'admiration derrière la bête...»

La guérison a déjà été réalisée et en grande partie par Mussolini en 1929, avec le traité du Latran. C'est ce traité qui permet au pape, de circuler et d'être reçu dans le monde entier comme un chef d'état. Ce n'est pas seulement sa position spirituelle mais bien son influence politique ainsi que sa qualité de chef d'état qui font de ce leader "spirituel" un homme respecté par les plus grandes puissances du monde.
(Théo - l'Encyclopédie catholique pour tous - Fayard -1993)
page-1019 «Le pape exerce une quadruple fonction: il est évêque de Rome, patriarche de l'Occident, pasteur de l'Eglise universelle, chef de l'Etat de la Cité du Vatican...»
page-1021 «La Cité du Vatican forme un minuscule Etat autonome (le plus petit du monde), dont la raison d'être est d'assurer au Saint-Siège son indépendance à l'égard de toute puissance temporelle»
Le temps de l'étonnement des hommes devant la guérison est déjà dépassé et on attend dans l'avenir la phase de vénération des hommes devant cette puissance qui sera mise en place au temps de la fin.

-8ème roi-Jean annonce l'apparition d'un 8e roi, qui est pourtant du nombre des 7.


Ap 13:4 "Et ils adorèrent le dragon, parce qu'il avait donné l'autorité à la bête; ils adorèrent la bête...»
Ap 17:11 «Et la bête qui était, et qui n'est plus, est elle-même un huitième roi, et elle est du nombre des sept...»


Qui sera ce 8ème roi et que représente cette puissance de la fin ???

A- Certains ont vu un parallèle avec Apoc 20 où il est question de Satan lui-même.

Le dragon était, ou il avait une activité avant les 1000 ans, au travers des puissances, politiques, religieuses...comme on l'a vu tout le long d'Apocalypse, et aussi dans Ap 12 et 13 avec les 2 bêtes.

Le dragon n'est plus, ou il n'a plus d'activités pendant les 1000 ans, il est lié dans l'abîme, ou lié aux circonstances pour être seul sur la terre désertique, après la guerre d'Harmaguédon et la venue en gloire de Christ. «la terre sera consumée et devient informe et vide (abîme)» (2Pierre 3:10 ; Jér 4:23-26). «les incrédules seront détruits en attendant la résurrection après les 1000 ans» Ap 11:18 ; (20:2-3,7-9)

Auteur : Philippe Septième
Date : 13 juin05, 20:16
Message : Bonjour, je vous propose la suite 133,

Il monte de l'abîme après les 1000 ans, où il réapparaît pour séduire les nations ressuscitées (Ap 20:5,7-9)

Il va à la perdition: "Ils investirent le camp des saints. Mais un feu descendit du ciel et les dévora» (20:9)

Avec Apoc 20, Jean confirme que c'est bien Satan qui est l'autorité réelle derrière les sept têtes. Dans Apoc 20, le prophète confirme que derrière toutes ces puissances qui sont hostiles à Christ et à son église, c'est bien Satan qui dirige tout cela, et qu'il sera en tête pour l'assaut final avant sa destruction définitive (Ap 20:8-9). Ainsi, la huitième tête représenterait le sommet et la symbiose de toutes les têtes précédentes, avec Satan qui va à l'assaut final avant d'être définitivement détruit (20:7-9).

Même s'il est vrai que l'on peut voir des parallèles possibles avec le 8ème roi, il est question dans Apoc 20 de Satan lors du dernier assaut contre Christ et les élus après les 1000 ans, or dans Apoc 17, on parle du dernier conflit qui a lieu avant la venue en gloire de Christ et les 1000 ans. Puis, de toutes façons, c'est Satan qui est à l'origine de tous les conflits contre Dieu et son peuple. Nous pensons qu'il est préférable de voir dans ce 8ème roi, une dernière puissance suscitée par Satan, mais qui a lieu lors du dernier conflit, juste avant la deuxième venue en gloire de Christ et avant les 1000 ans.

B) Ce 8ème roi symbolise le dernier pouvoir de la Babylone de la fin, avec une sorte de coalition générale.

Il s'agit ici d'un pouvoir politico-religieux universel, comparable à celui de la 5e phase. A ce stade de la prophétie, nous devons sortir du cadre limité de Rome, qui elle-même sera également associée à Babylone dès le chapitre 18, et dont Jean déclare au chapitre 17 que la prostituée c'est Babylone. Or, la Babylone en question ici n'est pas une Eglise spécifique, mais cela représente le christianisme dans son ensemble, défiguré par ses infidélités, et ne correspondant plus du tout à la volonté de Dieu, ni à sa parole. Cette phase avec le système politico-religieux de la fin durera peu de temps (Ap 17:12 parle d'une heure)


Le 8ème roi c'est l'un des 7, mais dans une phase nouvelle:

Jean ne présente plus ici uniquement le pouvoir politico-religieux de Rome, même si ce pouvoir va ressembler et rappeler la domination de l'église pendant l'époque médiévale. Il s'agira d'une sorte d'oecuménisme qui réunira toutes les églises chrétiennes, ainsi que les autres religions de la terre avec une sorte d'adhésion universelle, sans oublier les puissances politiques, avec les 10 rois et les Etats-Unis qui seront probablement appelés à jouer un rôle essentiel, comme semble l'indiquer la fin du chapitre 13.

C'est ce mélange final de Babylone, de toutes les puissances religieuses, politiques, économiques...de l'ensemble de la terre, qui symbolisera probablement la prostituée d'Ap 17 avec le 8ème roi. Ce mélange politique et religieux de la fin qui constituera la Babylone finale, persécutera les enfants de Dieu. Mais contrairement au moyen-âge, ils ne seront pas vaincus car Dieu les protégera à ce moment-là (Ap 17:14)


Quelques mots sur la Babylone de la fin:

Daniel 7:4:7

1-lion -BABYLONE
2- ours -MEDES/PERSES
3- léopard -GRECE
4- sans nom -ROME

Apoc 13:2

1- sans nom -ROME
2- léopard -GRECE
3- ours -MEDES/PERSES
4- lion -BABYLONE

Dans Ap 13, Jean cite les symboles dans l'ordre inverse de celui de Daniel 7, et cela nous permet de constater que le lion, qui représentait dans Daniel l'empire de Babylone revient à la fin de l'histoire de l'humanité. Or Babylone représente la confusion et l'ennemi du peuple de Dieu, avec le pouvoir politique et religieux, il a dispersé le peuple de Dieu, détruit le temple, et a voulu manifester sa supériorité sur le Dieu d'Israël (Dan 1 et 5).

Babylone a été associée, par le prophète Esaïe 14, au pouvoir de Satan qui tente de prendre la place de Dieu. Ainsi, à la fin des temps, Babylone devient le symbole du pouvoir humain, animé par la puissance de Satan qui veut se faire passer pour Dieu, en usurpant son autorité et en prenant sa place, il utilise le pouvoir politique et religieux pour séduire les hommes.


AP 17
9 C'est ici l'intelligence qui a de la sagesse. -Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise.
10 Ce sont aussi sept rois...


Le mot "roi" désigne un royaume, et non le roi en tant que personne. «Tu es la tête d'or. Après toi, il s'élèvera un autre royaume...puis un 3ème...un 4ème royaume..." (Daniel 2:38-40). Une montagne dans la bible peut symboliser un pouvoir, une puissance politique ou religieuse. Il est intéressant d'ajouter également que pour désigner Rome, on parle de "la ville aux 7 collines". Dans Apoc 17:12-14, le pouvoir des 10 cornes sera associé au pouvoir de la bête.

AP 17:16
Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu.


La bête écarlate (d'Ap 17:3) et les 10 rois (d'Ap 17:16) se retournent contre la prostituée à la fin. Après une brève lune de miel pendant laquelle tous les pouvoirs s'accordent pour gouverner ensemble sous l'autorité de la bête: «Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête» (Ap 17:13). La bataille d'Harmaguédon éclate: «Ils combattront contre l'agneau» (Ap 17:14).

Les armées d'en bas sont vaincues par Dieu: «et l'agneau les vaincra, parce qu'il est le Roi des rois (Ap 17:14). Si au départ la prostituée était assise sur la bête, manifestant ainsi un accord parfait avec elle, Apoc 17:16 montre que les 10 cornes, les rois de la terre, déçus par celle qu'ils avaient soutenue dans le même projet et dessein, se retournent contre elle, «ils haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu»


AP 17:17
Car Dieu a mis dans leurs coeurs d'exécuter son dessein et d'exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu'à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.


Le texte ne nous dit rien ici sur le destin de la bête et des 10 cornes (17:17). La prophétie se concentre pour l'instant sur le jugement de Dieu concernant la prostituée, et pour cela Dieu utilise la bête et les 10 cornes, ses propres alliés. La belle, si coquette et parée d'or et de pierres précieuses, qui était assise en reine pleine de majesté sur une bête hideuse d'où jaillissent des «noms de blasphèmes» (17:3).

Cette femme qui fait corps avec la bête et finit par se confondre avec elle (Ap 17:17-18), c'est pourtant de la bête que la prostituée recevra le coup fatal (17:16). Toute cette institution de Babylone finit par s'écrouler et devient un désert. «Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons...» (Ap 18:2). Ces prophéties nous apprennent, qu'au-delà des magouilles politiques et religieuses et des intentions maléfiques qui n'ont pourtant pas Dieu pour origine, Dieu contrôle néanmoins tout, et tout finit par aboutir selon ses desseins.

Cela devient rassurant, car même en dehors de Dieu et contre Dieu, l'histoire ne s'achèvera pas en accident absurde et tragique. On constate que finalement c'est bien Dieu qui dirige et finalise toutes choses. Daniel révèle qu'il y a un point de départ des royaumes avec la tête d'or et un point d'arrivée, avec le royaume éternel de Christ. Ainsi, l'histoire a un commencement et une fin, car elle est finalisée par Dieu.


Que faire en attendant ces événements ?

Quand il s'agit de marcher dans la vérité, nos impressions et nos sentiments ne suffisent pas. Il faut nous rappeler que ce qui paraît bon, juste et droit à nos yeux, peut nous conduire à la mort.

Prov 14:12 ; 16:25 «Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c'est la voie de la mort».

Il ne suffit pas de faire partie d'une église pour être sauvé ni de faire des choses au nom de Christ, il faut se demander sincèrement si ce que je crois est conforme à la volonté de Dieu, ou bien à mes opinions.

Mat 7:21 «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux»

En attendant ces événements de la fin, Dieu nous invite à nous remettre en question et nous examiner, pour savoir où nous en sommes envers lui et sa parole qui reste le seul critère sûr.

2Cor 13:5 «Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes...»

Plus la fin approche, et plus l'appel de Dieu se fait pressant, de sortir de Babylone et des traditions, et de quitter tout ce qui n'est pas conforme à la parole de Dieu seule.

Apoc 18:4 «Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux»

Dieu promet de nous garder des épreuves finales, si nous sommes fidèles et gardons sa parole aujourd'hui.

Apoc 3:10-11 «Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne»
Auteur : Philippe Septième
Date : 13 juin05, 20:19
Message : Bonjour, je vous propose la suite 134,

«Sortez du milieu de Babylone, mon peuple !»

Introduction:

La prostituée dans Apocalypse 17 est le symbole du mal qui est hostile à Dieu et à son peuple. La prostituée dans Apocalypse 17, représente une personnification de tout le mal quand il affronte le peuple de Dieu tout au long de l'histoire et plus précisément à la fin. La prostituée, par le fait qu'elle soit assise sur les sept têtes, cela indique qu'elle contrôle tous les pouvoirs politiques représentés par ces sept têtes.

Ainsi, il semble raisonnable de supposer que la prostituée représente un système complet du mal ou de fausses religions, par lesquels elle a influencé des nations à travers des philosophies opposées à Dieu et qui sont devenues hostiles au peuple de Dieu. Le système dont il est question dans Ap 17, dépasse le cadre de l'empire romain même s'il y a une allusion directe avec les 10 cornes. Il est ici question d'un principe qui est derrière toutes les formes de persécution du peuple de Dieu, depuis Abel, et au travers des prophètes et les martyrs jusqu'à la fin de ce monde.


AP 18:1
Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité; et la terre fut éclairée de sa gloire.


"Après cela", ces 2 mots pourraient induire dans l'erreur. Nous trouvons une similitude avec Ap 4:1. Nous avons vu dans Ap 4, que cette expression ne fait pas suite à la vision précédente, mais qu'elle part comme la vision précédente des 7 églises, de l'incarnation de Jésus, pour aboutir au retour du Christ en gloire.

Ainsi, l'expression "après cela" ne fait pas suite au chapitre 17, mais reprend le même thème de ce chapitre. Jean revoit la vision précédente avec un autre éclairage qui la complète et le chapitre 18 fait écho au chapitre 17 avec les mêmes acteurs.


Quelques exemples de similitudes entre Ap 17 et 18:

Ap 17:1,5 et 18:7-10 décrivent la même personne symbolique, la prostituée ou Babylone.

Ap 17:1,15 «Viens, Je vais te montrer le jugement de la grande prostituée. C'est une grande ville située au bord de beaucoup d'eau...Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples...»

Ap 18:7-10 «Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourments...Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle...ils diront: Malheur! malheur! La grande ville, Babylone, la ville puissante! En une seule heure est venu ton jugement!»


Ap 17:2 et 18:9 parlent des rois de la terre qui se sont livrés à la débauche :

Ap 17:2 «C'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'impudicité..."
Ap 18:9 et tous les rois de la terre qui se sont livrés avec elle à l'impudicité...»


Ap 17:5 et 18 :2 indiquent le nom de la ville:

Ap 17:5 «Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre...»
Ap 18:2 "il cria d'une voix forte, disant: Elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur..."


«... je vis descendre du ciel un autre ange...» (Ap 18:1)

Jean veut montrer ici la différence entre le message d'Ap 18:1 par «un autre ange», et celui présenté au chapitre 17:1, par «l'un des 7 anges». Les 7 anges avaient reçu de la part de Dieu les coupes avec les châtiments réservés au monde. Apoc 17 a montré un aspect du châtiment de Dieu destiné à l'amazone et à la bête sur laquelle elle était assise.


Ap 18 avec l'ultime appel de Dieu à l'humanité.

Avec Ap 18, Jean présente un autre ange qui fait penser aux 3 anges d'Apoc 14, qui ont apporté le dernier appel de Dieu à l'humanité avant la moisson du monde, ou la venue de Christ en gloire. Nous trouvons en effet dans l'introduction d'Ap 18, mot à mot, le même message que dans Ap 14. Une fois de plus, le message de Dieu va se faire pressant pour que ceux de ses enfants, qui n'ont pas encore entendu son appel, puissent enfin l'écouter et lui répondre avant qu'il ne soit trop tard.

Ap 14:8 «Et un autre, un second ange suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité!»

Ap 18:1,2 "je vis descendre du ciel un autre ange...il cria d'une voix forte, disant: elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout oiseau impur et odieux"


«... je vis descendre du ciel...» (Ap 18:1)

Jean veut ici insister sur le caractère directe et absolu du message, qui est d'origine divine. Il ne s'agit pas d'une conclusion de l'auteur, ou d'une prédication préparée par un homme de Dieu. Il s'agit ici d'un message qui vient directement du ciel et qui a Dieu pour auteur. Le croyant est ici en présence d'un message direct de Dieu qui s'adresse à l'humanité par l'un de ses messagers. Cela signifie que Dieu nous parle directement par cet ultime message qu'il nous envoie, avant le déversement des dernières plaies où il n'y aura plus de grâce.

«je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande autorité (exousia)...» (Ap 18:1)

L'ange, ou l'envoyé de la fin a une grande autorité et il éclaire toute la terre. Jean utilise ici le même terme que Jésus a employé pour adresser son tout dernier message à l'Eglise. Au moment de quitter ses apôtres, Jésus dit: «Tout pouvoir (exousia) m'a été donné dans le ciel et sur la terre», puis Christ ajoute: «Allez faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous jusqu'à la fin du monde» (Mat 28:18 à 20). Donc, l'ange qui adresse ce dernier message le fait avec autorité et poussé par les forces qui viennent d'en haut.

«et la terre fut éclairée de sa gloire» (Ap 18:1)

On a vu aux chapitres 16 et 17 avec Harmaguédon, qu'on arrivait à la fin du grand conflit mené par Satan contre Dieu, et que le monde est arrivé au terme de ce grand conflit. Pour détourner les hommes de Dieu, Satan aura utilisé toutes ses armes et la plus subtile de toutes sera d'aveugler les hommes pour ne plus distinguer le vrai du faux. C'est pourquoi la parole de Dieu nous invite avec insistance à rechercher le discernement de Dieu.


Rom 12:2 «Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait»

Pour pouvoir répondre efficacement à cette invitation de Dieu, il est indispensable d'être éclairé, et cet éclairage ne peut venir que de la seule Parole de Dieu, lorsqu'elle est lue avec l'assistance du Saint-Esprit. Ainsi, avant la fin du temps de grâce, et la venue en gloire de Christ pour chercher ses élus, ou son église, Dieu va éclairer une dernière fois toute la terre de sa vérité contenue dans sa Parole, afin que chacun puisse se positionner définitivement en connaissance de cause, avant la fin de ce monde.

AP 18
2 Il cria d'une voix forte, disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux,
3 parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l'impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe.


Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! (18:2)

Comme on l'a vu plus haut, ce verset doit être mis en rapport étroit avec Ap 14:8. Nous constatons que le verbe est au passé. "Elle est tombée..." Il s'agit ici d'un "passé prophétique", où Jean voit l'époque où la Babylone mystique sera prophétiquement tombée. Cependant, la Babylone mystique n'est pas encore historiquement tombée, même aujourd'hui. Or, si la Babylone spirituelle n'est pas encore tombée, c'est que le monde se trouve encore au temps ou Dieu essaie de réveiller la conscience de l'humanité par ses messagers à travers le monde entier, comme décrit dans Apoc 14. Avec Apoc 18, on arrive à l'époque du châtiment de Babylone et de la fin du temps de grâce.

«Babylone est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit et oiseau impur et odieux» (18:2)

Le verset 2 décrit les puissances malsaines qui agissent et agiront de plus en plus dans ce monde de ténèbres. Ce passage décrit une époque où "des esprits mauvais avec Satan pour origine interviendront, des idées fausses circuleront, des influences malsaines se feront sentir".

Auteur : Philippe Septième
Date : 14 juin05, 23:50
Message : Bonjour, je vous propose la suite 135,

Paul nous met en garde contre ces esprits mauvais et nous dit comment résister avec l'aide de Dieu.


Eph 6:12-13 «Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme...»

Ces puissances sont particulièrement à l'oeuvre aujourd'hui, avec une capacité de séduction exceptionnelle.

Le contact avec des êtres disparus est un des moyens pour détourner l'homme de la volonté de Dieu. La Parole de Dieu est claire et précise à ce sujet, et elle s'oppose à de telles pratiques.

Deut 18:10-12 «Qu'on ne trouve chez toi personne qui...exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Eternel»

Lév 20:6 «Si quelqu'un s'adresse aux morts et aux esprits, pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple»


Jean décrit ici la même puissance que celle présentée au chapitre 16:13-14.

«Et je vis sortir de la bouche du dragon...trois esprits impurs, semblables à des grenouilles. Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant»

«Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande!» (Ap 18:2)

Babylone représentait une ville, mais c'était aussi un roi et même un royaume.

Avec Apoc 13 on a constaté un mélange qui s'est établi entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux. Apoc 17 a établi un lien entre la femme devenue prostituée, c'est-à-dire les Eglises chrétiennes infidèles à Dieu et à sa parole seule, et Babylone qui représente la confusion. Apoc 17 décrit la femme ou le pouvoir religieux, assise sur la bête, symbole du pouvoir politique, et cela dénote une association entre les 2 pouvoirs.

Apoc 18 révèle la Babylone mystique qui est tombée, représentant les Eglises qui n'auront pas accepté le dernier message d'avertissement décrit dans Ap 14, qui est centré et focalisé sur l'Evangile éternel. Ainsi, Babylone représenterait l'ensemble du paganisme et aussi les églises chrétiennes qui ne sont pas fidèles à la totalité de l'enseignement que Dieu révélé dans sa Parole inspirée par le Saint-Esprit. Babylone a préféré le mensonge qui a Satan pour origine avec toute la tradition qui vient du paganisme, à la seule vérité révélée dans la Parole de Dieu, tel est le triste constat que présente ce passage.


Parallèles entre la Babylone historique et la Babylone mystique.

Le parallélisme entre la Babylone historique et mystique, qui est appelée "la grande prostituée" est surprenant. Alexandre Hislop dans son ouvrage "Les 2 Babylones" montre une correspondance et une similitude entre les cultes de la Babylone historique et ceux de la Babylone mystique. Ce qui est en train de se passer aujourd'hui avec l'Eglise chrétienne, a déjà eu lieu avec le peuple d'Israël. Si Dieu a choisi un peuple, c'est parce que la vérité transmise oralement depuis l'Eden et jusqu'à l'époque de Moïse, était en train de se perdre à travers les différentes nations qui se multipliaient.

Ainsi, à un moment donné Dieu a jugé nécessaire d'appeler Abraham qui habitait à Ur en Chaldée, et de faire de lui le porteur de la vérité, et non d'une vérité. Si Dieu a choisi le peuple d'Israël, ce n'était pas pour le sauver "contre les autres et sans les autres peuples", mais c'était pour sauver les autres grâce à lui. Les prophètes rappellent que Dieu avait souhaité faire du peuple d'Israël la lumière des nations. (Esaïe 42:6 ; 49:6)

Hélas, au lieu d'être fidèle, Israël s'est compromis avec les nations en servant leurs idoles et en les imitant. C'est ainsi qu'au lieu de devenir une nation fidèle, différente des autres nations, elle est devenue une prostituée. C'est ainsi que Babylone a envahi Jérusalem et le peuple d'Israël a mêlé sa vie à celle de Babylone, mêlé ses vérités aux erreurs de Babylone, au point de s'adapter finalement aux Babyloniens.

C'est aussi ce qui est arrivé à l'Eglise chrétienne, qui rapidement s'est mélangée au paganisme, et a introduit les philosophies païennes et toutes les traditions dans le christianisme. C'est dans ce contexte que Dieu envoie un dernier avertissement à tous, païens et croyants, pour éclairer toute la terre avant la fin du temps de grâce. Ce message est pressant et insiste sur la nécessité de se remettre en question, face à la Parole de Dieu seule, et de quitter tout ce qui ne vient pas de Dieu et qui n'est pas conforme à la totalité de sa parole.


AP 18:4
Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux.


Sortez du milieu d'elle, mon peuple...(18:4)

Cette expression est empruntée à Jérémie et concernait à l'époque les Israélites exilés à Babylone. Dieu a invité son peuple à fuir Babylone pour ne pas subir son sort et aussi de se préserver de la corruption.

Jér 51:44-45 «Je châtierai...Babylone...La muraille même de Babylone est tombée! Sortez du milieu d'elle, mon peuple. Et que chacun sauve sa vie, en échappant à la colère ardente de l'Eternel!»
Jér 51:47 «les jours viennent où je châtierai les idoles de Babylone, Et tout son pays sera couvert de honte»
Jér 50:8-9 «Fuyez de Babylone, sortez du pays des Chaldéens...»


La tentation est grande de rester dans l'état où l'on se trouve, en pensant que demain sera meilleur. Dieu dans sa Parole nous invite à sortir de Babylone comme il l'avait fait autrefois au peuple juif. Après les 70 ans de captivité à Babylone, il y eut plusieurs édits permettant au peuple de Dieu de retourner dans le pays promis, mais peu d'enthousiasme de la part d'Israël.

Lors du 1er décret de (-538), un petit groupe seulement est sorti pour retourner à Jérusalem (Esd 1 et 2). Autour de (-520) c'était la même chose et le peuple n'a pas saisi l'opportunité qui lui était offerte (Esd 6). Avec le dernier décret, d'Artaxèrxes en (-457), peu d'israélites ont accepté l'appel de Dieu à sortir de Babylone pour aller au pays promis (Esd 7).

Ainsi, on voit que malgré l'appel de Dieu et la possibilité de sortir de Babylone, le Peuple de Dieu s'était bien installé dans Babylone avec ses traditions et il a préféré y rester. Le même danger guette aujourd'hui le christianisme et les églises chrétiennes, qui sont bien installées dans les traditions de Babylone, et qui malgré les avertissements de la Parole de Dieu, ne bougent pas.


"Sortez du milieu d'elle mon peuple"

Ce texte révèle que Dieu a un peuple dans toutes les Eglises, et même en dehors des Eglises. Il y a dans toutes les églises d'authentiques croyants, qui servent fidèlement Dieu selon les lumières reçues, et qui sont prêts à aller plus loin avec Dieu, à la lumière des Ecritures. Ces croyants sortiront de la confusion de Babel quand ils entendront le message biblique pour aller plus loin et se mettre en accord avec les révélations de Dieu.

Il y a aussi hors des communautés religieuses des hommes et des femmes qui se sont révoltés non contre Dieu, mais contre les faux dieux ou le Dieu défiguré qui leur ont été présentés. Ce peuple est aujourd'hui encore disséminé, attendant l'appel de Dieu à sortir de Babylone. Dieu veut réunir son peuple avant sa venue en gloire, et il l'invite à revenir totalement à lui et à la révélation de sa seule parole transmise dans l'Ancien et le Nouveau Testament.


Dieu invite ses enfants à sortir de leur état ou milieu pour le suivre tout au long de l'histoire...

Abraham avait entendu l'appel de Dieu à Ur en Chaldée et il doit quitter l'idolâtrie qui régnait là:

Gen 12:1 «L'Eternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai»

Lot doit sortir de Sodome, pour sauver sa vie et ne pas subir le même sort:

Gen 19:12,17 "Les hommes dirent à Lot: Qui as-tu encore ici? Gendres, fils et filles, et tout ce qui t'appartient dans la ville, fais-les sortir de ce lieu..." «Après les avoir fait sortir, l'un d'eux dit: Sauve-toi, pour ta vie: ne regarde pas derrière toi, et ne t'arrête pas...sauve-toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses»

Le peuple d'Israël doit quitter l'Egypte et l'idolâtrie:

Exode 12:31 «Dans la nuit même, Pharaon appela Moïse et Aaron, et leur dit: Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les enfants d'Israël. Allez, servez l'Eternel, comme vous l'avez dit»

Dans le N-Testament, Dieu demande aux croyants de ne pas s'allier avec n'importe qui:

2Cor 6:14,17 «Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger...C'est pourquoi, sortez du milieu d'eux, et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai»
Eph 5:10-11 «Examinez ce qui est agréable au Seigneur: et ne prenez point part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les»

Auteur : Philippe Septième
Date : 22 juin05, 03:41
Message : Bonjour, je vous propose la suite 136,

L'appel de Dieu est toujours là, ainsi que l'angoisse de Dieu qui ne sait plus comment appeler son peuple à sortir de la confusion de Babylone qui s'est infiltrée partout.


L'humanité ressemble de plus en plus à Pharaon qui a entendu les appels et vu les miracles, mais qui résiste. La conséquence de l'obstination de ces refus des divers appels de Dieu conduit à la destruction. Pour l'armée de Pharaon, c'était la destruction dans la mer Rouge, et à la fin ce sera la destruction éternelle.

Jésus avait aussi fait le même constat de son temps:

Mat 11:16-17 «A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis dans des places publiques, et qui, s'adressant à d'autres enfants, disent: Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé; nous avons chanté des complaintes, et vous ne vous êtes pas lamentés»

L'invitation de Dieu «de sortir de Babylone» pour notre époque, est plus pressante que jamais:

Le parallèle entre le peuple d'Israël et le christianisme.

Au moment où Dieu a demandé à son peuple de quitter la Babylone antique, il y avait une distinction claire entre le peuple de Dieu et la Babylone antique, et on ne pouvait pas les confondre, du moins au début. Cependant, ce n'est qu'un petit nombre de juifs qui a répondu à l'appel de Dieu «de sortir de Babylone» et qui s'est détaché de Babylone pour repartir à Jérusalem.

Malheureusement, nombreux étaient ceux qui ont préféré rester en Babylonie car ils s'étaient tellement bien installés dans le pays, que le peuple de Dieu a fini par se confondre avec Babylone. C'est ce qui s'est passé également plus tard avec le christianisme, entre les chrétiens et le monde païen. L'église chrétienne s'était tellement bien adaptée au monde et au paganisme qu'elle a fini par se confondre avec Babylone et sa mentalité.


On peut s'étonner, malgré tout, de découvrir ce qualificatif de "Babylone" appliqué à des églises chrétiennes.

Pour comprendre cela il faut se rappeler l'histoire du peuple juif, qui était le peuple choisi, chéri par Dieu, le peuple qu'il avait construit lui-même à partir d'Abraham. Ce peuple de Dieu, qui se réclame toujours du nom de Dieu, s'est éloigné de Dieu au point de ne pas reconnaître son Sauveur lorsqu'il s'est incarné parmi son peuple en Jésus, son peuple ne l'a pas reconnu et ne l'a pas reçu. Jean déclare "Il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reçu." (Jean 1:11)

Ce rappel douloureux est là pour signaler qu'aujourd'hui encore, l'Eglise chrétienne peut faire la même expérience que le peuple Juif autrefois. L'église chrétienne peut chercher Dieu tout en le rejetant au travers de ses révélations qui sont dans la bible.


Mat 7:21-23 «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité»

Depuis la chute de la Babylone historique, la mentalité de Babylone s'est infiltrée partout.

Cela peut représenter l'institution religieuse, qui à travers les siècles a dévié de la Parole de Dieu et a introduit le paganisme dans le Christianisme, et qui a influencé les générations chrétiennes de notre époque. Cela peut représenter toute église qui n'est plus conforme à la seule Parole de Dieu, et qui passe les traditions et les compromis avant les vérités bibliques.

Cela peut représenter toute église qui au lieu de revenir à la Parole de Dieu seule, cherche à justifier ses pratiques qui sont en décalage avec la Bible. Babylone, c'est aussi toute une mentalité, avec un tas d'habitudes et d'erreurs qui se sont transmises et ont été héritées dans les milieux religieux les plus divers.


Que signifie répondre à cet appel de Dieu et sortir de Babylone ?

Nous avons vu avec l'étude des 7 Églises, qu'il y a plusieurs périodes dans l'histoire de l'église de Christ. Il y avait la formation de l'église, avec la 1ère et 2e église, entre le 1er et le 3ème siècle, puis la déformation avec la 3e et 4e église, entre le 4ème et le 16ème siècle, et finalement la réformation qui débute avec la 5e église, à partir du 15ème siècle, mais devient surtout réelle avec les 6e et 7e église, à partir du 18ème siècle.

Nous avons également constaté que la Réforme n'est pas allée jusqu'au bout de ce qu'elle aurait pu, et ce n'est qu'avec Philadelphie, la 6ème église, qu'il n'y a plus aucun reproche. Avec Luther et la réforme, on a remis en valeur : la bible seule : la foi seule pour le salut, l'engagement des croyants)


1) La Bible seule: "Sola Scriptura"

A l'époque de Luther, on a eu l'audace de lancer cette maxime "Sola Scriptura", la Bible sans la tradition.
Dans le dernier catéchisme - 1992, page 31, on peut lire:
«Pour que l'Evangile fut toujours gardé intact et vivant dans l'Eglise, les apôtres laissèrent comme successeurs les évêques, auxquels «ils transmirent leur propre charge d'enseignement... » « Cette transmission vivante accomplie dans l'Esprit-Saint, est appelée la Tradition en tant que distincte de la Sainte Écriture..."
On constate ainsi qu'il y a 2 sources de vérité qui sont mises à égalité: la Bible, et la Tradition. La situation était identique chez les Juifs qui avaient la Torah et la Tradition.

Jésus s'est exprimé clairement quand à la tradition qui était en contradiction avec les révélations de Dieu.

Marc 7:3-13 «Jésus leur répondit: Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit: Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent. En donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. Vous abandonnez le commandement de Dieu. et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore: Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition...annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie....»

L'apôtre Paul nous met aussi en garde contre les risques de la tradition:

Col 2:8 «Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ»

Esaïe de son temps précisait déjà qu'il n'y a pas de salut en dehors des révélations de Dieu.

Esaïe 8:19-20 «Si l'on vous dit: Consultez ceux qui évoquent les morts et ceux qui prédisent l'avenir...Répondez: Un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu? S'adressera-t-il aux morts en faveur des vivants? A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, il n'y aura point d'aurore pour le peuple»

2) La foi dans le salut : «sola fide»

Cette bonne nouvelle a été prêchée par Luther, et c'est ce que Luther a appelé "La justification par la foi". Luther n'est malheureusement pas allé au bout de sa découverte, et c'est pourquoi Dieu va susciter deux autres églises pour achever la réforme commencée à cette époque.

3) La participation de tous les chrétiens au sacerdoce.

Depuis Jésus, il n'y a plus un sacerdoce humain exclusif et réservé, car Christ est devenu l'unique sacrificateur, l'unique médiateur entre Dieu et les hommes (1Tim 2:5; Héb 8:1-2). Malheureusement, la chrétienté n'a cessé d'ajouter entre l'homme et Dieu d'autres médiateurs. Il suffit de nous rappeler la médiation de Marie, des saints, des prêtres par la confession avec la maxime "Hors de l'église pas de salut".

Après Luther, Calvin a insisté sur le fait que Dieu seul décide du salut des hommes et qu'aucune église ne peut affirmer détenir le salut des croyants entre ses mains, et prétendre qu'il n'y a pas de salut hors de l'église. Calvin a compris que le salut dépend de Dieu qui est le seul et unique juge. Au XIXe siècle John Wesley a mis l'accent sur la grâce offerte à tous ceux qui se repentent. Il a insisté sur la nécessite de la repentance, et de la transformation profonde de l'être intérieur.

Avec les Baptistes, on a compris que pour cette transformation intérieure présentée par Wesley, il fallait une intervention de Dieu, une nouvelle naissance. Les Baptistes ont découvert dans la Bible que seul le baptême biblique, d'un adulte et d'une personne qui s'engage en bonne conscience et par immersion, est un véritable baptême devant Dieu (Rom 6:3-11 ; 1Pier 3:21). Donc, seule une personne adulte, consciente et éclairée, sachant à quoi elle s'engage, peut recevoir le baptême.

Entre 1840 et 1861 s'est structuré le mouvement adventiste. C'est en 1888, que ses membres ont découvert le salut par la grâce de Dieu au moyen de la foi. Ils ont aussi découvert que la grâce de Dieu qui agit dans le croyant produit inexorablement des fruits extérieurs, qui se manifestent par l'obéissance aux commandements de Dieu et à sa parole dans sa totalité.

Ainsi, ils ont remis à jour les critères des croyants de la fin décrites dans l'Apocalypse, contre qui Satan s'acharne spécialement: «aux restes de sa postérité, ou les saints, qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage et la foi de Jésus» (Ap 1:17; 14:12). Ils ont aussi redécouvert l'importance du retour de Christ en gloire qui est la grande et la seule espérance apaisante pour les hommes.

Auteur : Philippe Septième
Date : 22 juin05, 03:44
Message : Bonjour, je vous propose la suite 137,

B - «Sortez du milieu de Babylone mon peuple...»

Nous avons déjà évoqué quelques traditions qui ont pénétré dans le christianisme et qui n'ont rien à voir avec la Parole de Dieu ni avec ses révélations. Cette fois-ci, nous ne ferons que résumer ces éléments que nous avons largement considérés.

-Les 10 commandements, ou la loi morale, éternelle, et immuable de Dieu.

Bien qu'il y a de nombreuses traditions qui ont remplacé la Parole de Dieu, il y a tout spécialement deux commandements de la loi morale de Dieu, ou des 10 commandements, qui ont été changés: Il s'agit de la vénération ou de l'adoration des images, des icônes, des saints, et du jour de repos. La vénération ou l'adoration des images, des icônes, et le culte des saints, alors que la bible déclare que Dieu seul est digne d'être adoré et prié: (Exode 20:4-6 ; Luc 4:8 ; Apoc 4:11 ; 5:9-10 ; 19:10 ; 22:8-9)

Le jour de repos créé par Dieu, sanctifié et béni dans ce but, et qui fait partie des 10 commandements, de la loi morale et immuable de Dieu, est remplacé par le jour du soleil, la fête hebdomadaire des païens, et cela devient une loi d'état avec Constantin dès le 4ème siècle. Le prophète Esaïe parle de brèches qui ont été faites dans la loi de Dieu et de réparateur des brèches:


(Esaïe 58:1-2,12-13) «Crie à plein gosier, ne te retiens pas...annonce à mon peuple ses iniquités...ses péchés! Tous les jours ils me cherchent...Comme une nation qui aurait pratiqué la justice et n'aurait pas abandonné la loi de son Dieu...Les tiens rebâtiront sur d'anciennes ruines, Tu relèveras des fondements antiques: On t'appellera réparateur des brèches. Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable. Si tu retiens ton pied pendant le sabbat, pour ne pas faire ta volonté en mon saint jour, si tu fais du sabbat tes délices, pour sanctifier l'Eternel en le glorifiant, et si tu l'honores en ne suivant point tes voies, en ne te livrant pas à tes penchants et à de vains discours, Alors tu mettras ton plaisir en l'Eternel»

On sait qu'avec la réforme, à partir du 16ème siècle, le commandement concernant l'adoration de Dieu seul a été remis en valeur, une brèche a été réparée, et la vénération des icônes et des saints a été dénoncée. On sait aussi que malgré le remplacement du jour de repos par le jour du soleil, qui est devenu une loi d'état à partir de Constantin, 4ème siècle, il y eu à travers l'histoire des croyants qui sont restés fidèles au véritable jour de repos. Cependant, il a fallu attendre le 19ème siècle avec le grand réveil spirituel, pour réparer cette brèche de la loi, et remettre en valeur cette vérité abandonnée, avec les Baptistes, puis les Adventistes par la suite.

-L'immortalité de l'âme, alors que la Bible déclare que Dieu seul possède l'immortalité (1Tim 6 :15)

-Le purgatoire, les limbes et l'enfer, notions inconnues de la Bible qui déclare que l'homme au moment de la mort, dort, se repose dans une inconscience totale, en attendant la résurrection des morts: (Eccl 9:2-10 ; 1Thes 4:13-17)

-La messe pour les morts, alors que la bible déclare qu'une fois mort, plus personne ne peut changer la destinée de quelqu'un, vu que chacun choisit son destin durant sa vie (Deut 30:15-20 ; 2Cor 5:10 ; Hébr 9:27)

-L'assomption de Marie, alors que la bible confirme que tous les saints, ou les sauvés qui sont morts ne sont pas montés au ciel, mais se reposent en attendant la résurrection pour rejoindre Christ dans sa gloire éternelle (Hébr 11:39-40 ; 1Thes 4:13-17 ; Jean 20:17)

-L'immaculée conception, alors que la bible dit qu'en dehors de Christ qui n'a pas péché (2Cor 5:21 ; 1Pier 2:22), il n'y a pas d'humain sur la terre qui vit sans jamais pécher (1Rois 8 46 ; Eccl 7:20 ; Rom 3:10-12,23), et que prétendre vivre sans pécher c'est faire mentir Dieu (1Jean 1:8,10)

-La confession à l'homme pour recevoir le pardon, alors que la bible déclare que c'est à Dieu qu'il nous faut confesser nos péchés pour recevoir le pardon (1Jean 1:9 ; Ps 32:5,51)

-Les indulgences, alors que la bible déclare que le pardon et le salut sont offerts gratuitement par Dieu à l'homme repentant, sans les oeuvres humaines (Jean 3:16 ; Rom 3:23-24,28 ; 6:23 ; Eph 2:8-10)

-La hiérarchie dans les ministères, alors que la bible déclare que Christ est la tête, le chef, et que les membres de l'église forment le corps de Christ (Eph 1:22 ; 4:15 ; 5:23 ; 1Cor 12:12-26), et aussi qu'à partir de Christ, tous les croyants exercent ce sacerdoce universel que Christ nous a confié (Mat 28:19 ; 1 Pierre 2:9 ; Apoc 1:5)

-L'infaillibilité du pape, alors que la bible déclare de ne pas se confier dans l'homme qui n'est que chair (Jér 17:5 ; Ps 146:3-4), et que Dieu seul et Christ détiennent la vérité absolue (Jean 14:6 ; Jacq 1:17)

-Le baptême des enfants, alors que la bible déclare qu'il n'y a qu'un seul baptême valable pour Dieu (Eph 4:5), c'est le baptême de repentance qui est un engagement individuel et personnel (Marc 16:15-16 ; Act 2:38 ; 1Pier 3:21)

-Le célibat des prêtres, alors que la bible déclare que l'évêque doit se marier et bien diriger sa propre maison (1Tim 3:1-7), et que le célibat est un don de Dieu et non une contrainte (1Cor 7:7-9,32-34)

A tous ces dogmes déjà anciens et qui sont devenus une tradition solide parmi les croyants, on pourrait ajouter des habitudes plus récentes et de notre époque, qui envahissent nos églises modernes.


-Le prophétisme moderne. Il s'agit des personnes qui prétendent avoir des visions ou messages de la part de Dieu pour les églises. Leurs livres et cassettes prennent beaucoup d'importance parmi les croyants. Lorsqu'on examine ces (visions ou messages) à la lumière de la Parole de Dieu, on constate des contradictions. Dieu nous invite «d'examiner tout à la loi et aux témoignages que Dieu a déjà révélés dans sa Parole» (Es 8:20). Cela signifie que des révélations que Dieu ferait aujourd'hui ne peuvent en aucun cas contredire celles qu'il a donné jadis, dans sa parole.

L'apôtre Paul de son côté nous met en garde, en disant que dans les derniers temps:


2Tim 3:5 "Les hommes...vont avoir l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force"
2Tim 4:3-4 «Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine: mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables»


-Une religion basée sur les émotions et les sentiments et non sur la Parole de Dieu: une religion où l'on préfère faire les choses d'après ce qu'on ressent, d'après nos émotions et non d'après ce qui est écrit dans la bible, alors que Christ ne dit pas «que ressens-tu à propos de ceci ou cela ? fais-le et tu vivras», mais Christ dit au contraire «Qu'est-il écrit dans la loi? Qu'y lis-tu? fais cela, et tu vivras» (Luc 10:26-28). Christ ne cherche pas à ouvrir nos émotions ou sentiments pour mieux comprendre la Parole de Dieu, il est écrit: «Alors il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Ecritures...» (Luc 24:45-47)

-Une religion ou l'on recherche une relation directe avec Dieu, par l'Esprit, sans passer par la Parole révélée, et l'on croit qu'il suffit de prier et de faire d'après ce qu'on ressent comme venant de Dieu, oubliant que le Saint-Esprit c'est lui justement qui a inspiré la Parole de Dieu:

2Tim 3:16 "Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger...
2Pierre 1:20-21 «car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu"


Oubliant que Christ même après sa résurrection enseigne ses disciples d'après ce qui est écrit dans la Parole:

Luc 24:27,44 «commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait» «Puis il leur dit: C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes»

Oubliant que le Saint-Esprit est là pour mieux nous faire comprendre ce qu'il a révélé déjà dans la Bible:

Jean 14:26 «Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit»

-Une religion où la foi est basée sur les émotions et non sur la Parole de Dieu.

Oubliant que la véritable foi n'a rien à voir avec ce qu'on ressent ou non, mais qu'elle nous est donnée par Dieu et «vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ» (Rom 10:17), et que la véritable foi n'est pas basée sur les sentiments mais qu'elle est: «une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas» (Hébr 11:1)


-Une religion où l'on confond le spectaculaire avec l'adoration, et le défoulement avec le culte rendu à Dieu.

De même que la relation véritable avec Dieu, la foi et l'amour authentique, n'ont pas les émotions pour base, mais Dieu, sa Parole et son Esprit, de même un véritable culte rendu à Dieu n'est pas une démonstration de ses sentiments, pas plus qu'un défoulement collectif. On peut facilement prendre l'exemple de David et l'extrapoler et le mettre à toutes les sauces pour justifier ce qu'on fait, ce n'est pas pour autant que l'on glorifie Dieu.


2Sam 6:14 «David dansait de toute sa force devant l'Eternel, et il était ceint d'un éphod de lin»

On peut très bien s'assembler au nom de Dieu, pour adorer Dieu, avec l'intention de lui rendre un culte, et en même temps être en décalage avec la volonté de Dieu, et que notre culte ressemble plutôt à celui des païens. Ce n'est pas parce qu'on fait des choses au nom de Dieu que cela vient de Dieu, et parce que l'on met le nom de Christ dans une musique et un chant, que cela le glorifie.
Auteur : Philippe Septième
Date : 22 juin05, 03:45
Message : Bonjour,

Je ne suis pas tout à fait d'accord ici avec mon pasteur lorsqu'il dit:
Une religion ou l'on recherche une relation directe avec Dieu, par l'Esprit, sans passer par la Parole révélée, et l'on croit qu'il suffit de prier et de faire d'après ce qu'on ressent comme venant de Dieu, oubliant que le Saint-Esprit c'est lui justement qui a inspiré la Parole de Dieu:
La relation directe avec Dieu me semble possible sans pour autant se mettre en porte à faux par rapport à ce que nous comprenons de la parole de Dieu. Nous pouvons, je crois, être dans l'erreur involontaire ou par manque de connaissance, et pourtant avoir une relation étroite, directe et sincère avec Dieu.

Il dit encore:
Oubliant que la véritable foi n'a rien à voir avec ce qu'on ressent ou non...
Là encore, je ne suis pas tout à fait d'accord, car ce que l'on ressent peut nous rapprocher de Dieu et nous faire vibrer pour lui, et nous pouvons être ému et touché par son amour à travers ce que l'on ressent et même pourquoi pas nos sentiments. Ils ne sont pas la base de notre foi mais peuvent certainement y conduire à travers différentes expressions (musicale, nature...).

Philippe
Auteur : Philippe Septième
Date : 22 juin05, 03:47
Message : Bonjour, je vous propose la suite 138,

Au temps de Moïse, le peuple s'assembla avec Aaron pour faire une fête en l'honneur de l'Eternel, dans la joie qui pourtant n'avait rien avec Dieu.

Exode 32:1-8 "Lorsqu'Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui, et il s'écria: Demain, il y aura fête en l'honneur de l'Eternel! Le lendemain, ils se levèrent de bon matin, et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices d'actions de grâces. Le peuple s'assit pour manger et pour boire: Puis ils se levèrent pour se divertir. L'Eternel dit a Moïse: Va, descends, car ton peuple que tu as fait sortir du pays d'Egypte, s'est corrompu".

Au temps d'Elie, ce sont les prophètes de Baal qui ont dansé et sauté pour prier leur dieu, et Elie prie simplement dans le calme et la confiance, et Dieu lui répond.

1Rois 18:25-26-39 «Ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu'à midi, en disant: Baal réponds nous! Mais il n'y eut ni voix ni réponse. Et ils sautaient devant l'autel qu'ils avaient fait...Au moment de la présentation de l'offrande, Elie s'avança et dit: Eternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël!...Réponds-moi, Eternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi, Eternel, qui es Dieu, et que c'est toi qui ramènes leur coeur! Et le feu de l'Eternel tomba, et il consuma l'holocauste»

Dieu se manifeste à Elie dans le calme et non dans le vacarme:

1Rois 19:11-13 «Et devant l'Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l'Eternel n'était pas dans le vent...l'Eternel n'était pas dans le tremblement de terre...l'Eternel n'était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. Quand Elie l'entendit, il s'enveloppa le visage de son manteau...»

-Une religion où l'amour émotionnel, sentimental, a remplacé l'Amour véritable.

Une religion où l'amour est assimilé à une émotion qui n'a rien à voir avec l'Amour de Dieu qui est avant tout un principe fort et stable, et qui ne dépend pas des sentiments et ne change pas avec les émotions. Même si l'amour s'exprime par des sentiments, il est avant tout un principe qui ne varie pas d'après ses émotions et qui reste même quand les émotions changent. On voit aujourd'hui le drame que cet «amour sentimental» provoque dans l'humanité, les foyers, les couples, parce que ce sont les émotions qui dirigent et non la raison ni l'amour de Dieu.

Or la bible nous dit que "Dieu est Amour " 1Jean 4:7-11:
-que le caractère de Dieu «est Amour, miséricorde...» Exode 34:6-7
-que Dieu nous aime «d'un amour éternel" Jér 31:3
-que Dieu aime ce monde «pécheur, impie, révolté contre lui» Jean 3:16 ; Rom 5:6-10
-que «rien ne pourra empêcher Dieu de nous aimer» Rom 8:38-39
-et que Dieu ne nous demande pas d'aimer les autres d'après nos émotions qu'on éprouve à leur égard, mais de les aimer «comme Dieu nous aime» Jean 13:34 ; 15:12


-Une religion où l'on fait de la grâce de Dieu une grâce à bon marché, et où l'on croit qu'on est sauvé une fois pour toutes du moment qu'on est chrétien et baptisé. A l'opposé, une religion où l'on sert Dieu par crainte, dans l'austérité, n'est pas un bon exemple à suivre non plus.

Tous ces dogmes et ces habitudes viennent de la Tradition et non de la Bible. Souvent, lorsque la véritable puissance de Dieu manque dans la vie des croyants, on change les formes pour se donner l'impression que les choses vont mieux, et on s'adapte au monde et à ses modes, car cela est plus commode à faire que de se remettre en question et de changer soi-même. Le problème est de savoir si l'on veut obéir avant tout à Dieu et à sa révélation, ou suivre la Tradition et la mode du moment.


L'apôtre Pierre nous invite d'obéir avant tout à Dieu et à sa parole:

Actes 5:29 «Pierre et les apôtres répondirent: Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. "
1Pierre 1:22-25 "Ayant purifié vos âmes en obéissant a la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre coeur, puisque vous avez été régénérés...par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu...»


Paul déclare que ne pas retenir l'Evangile dans sa totalité c'est prendre le risque de se perdre, et que c'est l'amour pour la vérité qui sauve:

1Cor 15:1-3 «Je vous rappelle, l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu... et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé, autrement vous auriez cru en vain»
2Thes 2:10 «et avec toutes les séductions de l'iniquité pour ceux qui périssent parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés"


Jacques pour sa part déclare de "mettre en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements» (Jacq 1:22)

Jésus est le plus grand exemple à suivre en toutes choses et aussi dans le comportement envers Dieu: Prendre un texte de la bible, sans essayer de le comprendre au travers de Christ, c'est faire fausse route.


2Cor 3:14-16 «jusqu'à ce jour le même voile demeure quand ils font la lecture de l'A-Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît...lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté»

Prétendre être converti au Seigneur sans suivre l'exemple du Maître en toutes choses, n'a pas de sens. Jésus a chassé les marchands du temple parce que leur bruit empêchait de donner au temple sa véritable raison d'être, qui est avant tout un lieu de calme et de prières (Jean 2:13-17). Les Evangiles nous rapportent de nombreuses occasions où Jésus est à la synagogue ou au temple, et Christ se comporte toujours avec respect dans la maison de Dieu.

Luc 4:16-20 «Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, se leva pour faire la lecture...Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s'assit» (voir aussi Mat 13:54 ; Marc 1:21 ; Luc 6:6 ; Jean 6:59)
Jean 18:20 Jésus lui répondit: «J'ai parlé ouvertement au monde: j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret»


Ailleurs, la bible nous parle de Jésus qui chante, qui se réjouit, qui est dans la paix, la joie, mais cette joie de Christ est profonde et elle vient de Dieu et n'a rien à voir avec l'excitation.

Mat 26:30 «Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers"
Luc 10:21 «En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit, et il dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre...»
Jean 15:1 "Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite»


Paul nous rappelle les dérapages déjà à son époque, suite aux conversions des païens au christianisme, et il rappelle le comportement que Dieu approuve quand on se réuni pour lui rendre un culte.

1Cor 14:26,40 «Que faire donc, frères? Lorsque vous vous assemblez...que tout se fasse pour l'édification...que tout se fasse avec bienséance et avec ordre»

Le «culte raisonnable» d'après Paul, c'est celui où l'on se rend pour se donner à Dieu et chercher à lui être agréable et non chercher son plaisir (Rom 12:1). Le «culte qui est agréable à Dieu» se vit dans la reconnaissance, dans la piété et le respect de Dieu, «car notre Dieu est aussi un feu dévorant» (Héb 12:28-29). L'apôtre Paul rappelle les conséquences, pour s'être assemblées au nom de Dieu mais sans le respect dû à Dieu:

1Cor 11:30 «C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et...de morts»

Lorsque la Bible nous parle des êtres célestes assemblés pour adorer Dieu.

Il est question de joie qui déborde de leur coeur mais qui s'exprime dans l'ordre et le respect du Dieu qu'on adore. Esaïe voit les êtres célestes adorer Dieu dans un grand respect tout en l'adorant avec force:

Es 6 :1-4 "je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé...Des séraphins se tenaient au-dessus de lui: ils avaient chacun six ailes, deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l'un a l'autre, et disaient: Saint, saint, saint est l'Eternel des armées! Toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait...»

Apocalypse parle de l'adoration et des louanges dans la joie avec des alléluias, mais aussi dans un respect total devant le Créateur de l'univers:

Ap 4:9-11«Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant; Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; Car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées"

Ap 5:8-9 «les 4 êtres vivants et les 24 vieillards se prosternèrent devant l'agneau, tenant chacun une harpe...ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux...»
Ap 19:1 «J'entendis dans le ciel comme une voix forte d'une foule nombreuse qui disait: Alléluia! Le salut, la gloire, et la puissance sont à notre Dieu»
Ap 19:6 «j'entendis comme une voix d'une foule nombreuse...disant: Alléluia! Car le Seigneur notre Dieu tout-puissant est entré dans son règne»

Auteur : Philippe Septième
Date : 27 juin05, 23:34
Message : Bonjour, je vous propose la suite 139,

La bible nous conseille vivement de parler peu quand on est en présence de Dieu.


Gen 18:27 «Abraham reprit, et dit: Voici, j'ai osé parler au Seigneur, moi qui ne suis que poudre et cendre»

Eccl 4:17 à 5:2 «Prends garde a ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu: approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés, car ils ne savent pas qu'ils font mal. Ne te presse pas d'ouvrir la bouche, et que ton coeur ne se hâte pas d'exprimer une parole devant Dieu; Car Dieu est au ciel, et toi sur la terre: Que tes paroles soient donc peu nombreuses. Car...la voix de l'insensé se fait entendre dans la multitude des paroles.

Eccl 5:6 «Car, s'il y a des vanités dans la multitude des songes, il y en a aussi dans beaucoup de paroles: C'est pourquoi, crains Dieu»
Prov 10:19 «Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher. Mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent»
Mat 6:7 «En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés»


Sortir de Babylone signifie quitter un ensemble de choses qui ne sont plus conformes à la seule Parole de Dieu.

C'est quitter comme Abraham, sa maison, ses croyances, son église, tout ce qui n'est plus conforme avec la Bible; C'est cesser de faire de l'Eglise la porte de Dieu (Babel), hors de laquelle il n'y a pas de salut; C'est cesser de remplacer Dieu par une organisation ecclésiastique, politique, morale...Sortir de Babylone, c'est pour le chrétien revenir à la totalité des révélations de Dieu: Ancien et Nouveau Testament.

Sortir de Babylone, c'est avoir le courage de remettre en question ses idées reçues et ses traditions; C'est être capable de s'ouvrir à la vérité de Dieu, même si cela choque mes pratiques religieuses actuelles; C'est courir le risque de croire à autre chose que ce qu'on a reçu naturellement par l'éducation ou la naissance. Sortir de Babylone, c'est donc tout un programme de conversion, et l'enjeu est grave, car il en va de notre survie. Sortir de Babylone s'impose comme la seule issue possible pour échapper à la destruction finale et éternelle.


Sortir de Babylone signifie suivre Christ partout où il nous conduit, dans toutes les vérités bibliques.

Cela signifie en clair et en pratique, que chaque fois que je découvre une nouvelle vérité dans la Parole de Dieu, qui est en décalage avec mes croyances, ma pratique, ma tradition, et que je croyais bonne et juste jusqu'à là, Dieu m'invite à en sortir, à quitter mes opinions acquises pour suivre Jésus seul, dans la nouvelle révélation que Dieu vient de me montrer dans sa parole. C'est ainsi seulement que nous pouvons mesurer notre attachement à Christ et à la Parole de Dieu, et voir si nous servons et suivons Christ parce que cela ne nous dérange pas, ou par amour, même quand il faut changer.

«les 144 000 qui représentent les sauvés, ils suivent l'agneau partout où il va» Apoc 14:4

Cela signifie en pratique, qu'ils suivent Jésus:

-dans la totalité de la Parole de Dieu, car elle est «le pain de vie et la vérité»: Mat 4:4,7 ; Jean 17:17

-dans la justification, «par l'obéissance de Christ qui a été fait pour nous justice» Rom 5:9,16-19 ; 1 Cor 1:30

-dans «le baptême par immersion de la nouvelle naissance» Mat 3:13-16 ; Jean 3:3-7 ; Rom 6:3-6

-dans «l'obéissance à la loi et aux commandements de Dieu» Mat 5:17-18 ; 19:17 ; Jean 12:50 ; 14:15,21 ; 15:10

-dans «l'observation du jour de repos dont Christ est le Créateur et le Seigneur» Jean 1:1-3 ; Marc 2:27-28

-dans «la sanctification, au travers de la sainteté de Christ seul» 1Cor 1:2,30 ; 6:11 ; Héb 10:29 ; 13:12

-dans «l'acceptation de faire partie de son église sur la terre» Actes 2:47 ; 4:8-12 ; 20:28 ; Eph 1:22 ; 4:15 ; 5:23-30

-dans «le sanctuaire céleste, où Christ intercède pour nous» Rom 8:34 ; Héb 2:17 ; 4:16; 5:9-10 ; 6:19 ; 7:25 ; 13:20

-dans «le jugement, où Christ est notre avocat» Rom 2:16 ; 1Jean 2:1 ; 4:17 ; Zach 3:1

-dans «la préparation à son retour en gloire» Jean 14:1-3 ; 17:24 ; Mat 24:44 ; Luc 21:34-36

-dans «la certitude de la résurrection et de la vie éternelle, dès maintenant" Jean 3:15-17 ; 5:24 ; 6:40,47

-dans «le témoignage pour Christ, afin d'avertir les autres» Mat 5:13-16 ; 28:18-20 ; Actes 1:8


Jean 10:27-28 «Mes brebis entendent ma voix: je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main"

«LA DESTRUCTION DE BABYLONE ET SON DEUIL»

Dans Apocalypse 18, le plan général et la disposition des thèmes sont assez clairs.

Babylone est condamnée par le double message des voix célestes:

*versets 1-3: «un autre ange...cria d'une voix forte, disant: Elle est tombée... Babylone la grande!»
*versets 4-8: «j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple...»


La triple description des humains sur le deuil de Babylone:

*versets 9-10: Babylone pleurée par les rois de la terre: «tous les rois de la terre...se lamenteront à cause d'elle»
*versets 11-17: Babylone pleurée par les marchands de la terre: «qui pleurent et sont dans le deuil à cause d'elle»
*versets 17-19: Babylone pleurée par les marins: «qui pleuraient et qui étaient dans le deuil...»


La chute de Babylone produit la jubilation céleste qui se poursuit dans Apoc 19:

*versets 20: le jugement de Babylone produit de la joie au ciel: «Ciel, réjouis-toi sur elle! Et vous, les saints...Car Dieu vous a fait justice en la jugeant»
*versets 21: Babylone disparaîtra comme une grande pierre au fond de la mer: «un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule, et il la jeta dans la mer...»
*versets 21-24: Dieu effacera tout souvenir de Babylone: «Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et elle ne sera plus trouvée...» «Et l'on n'entendra plus chez toi les sons des joueurs de harpe, des musiciens...aucun artisan...la lumière..."


Apocalypse 18: quelques thèmes.

1) Babylone: sa chute, ses péchés, sa destruction, et l'invitation à sortir de Babylone.

v2- Il cria d'une voix forte, disant: Elle est tombée, elle est tombée Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur... et odieux...

v4- Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux.

v5- Car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités.

v6- Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses oeuvres...

v7- Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil...

v20- Ciel, réjouis-toi sur elle! Et vous, les saints...réjouissez-vous aussi! Car Dieu vous a fait justice en la jugeant.

v21- Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule, et il la jeta dans la mer en disant: Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et elle ne sera plus trouvée.

v22- Et l'on n'entendra plus chez toi les...musiciens...on ne trouvera plus chez toi aucun artisan...

v23- la lumière de la lampe ne brillera plus chez toi, et la voix de l'époux et de l'épouse ne sera plus entendue...

v24- et parce qu'on a trouvé chez elle le sang des prophètes...et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre.


2) La chute de Babylone sera rapide et soudaine:

v8- A cause de cela, en un même jour ses fléaux arriveront, la mort, le deuil et la famine...

v10- Malheur! malheur! La grande ville, Babylone, la ville puissante! En une seule heure est venu ton jugement!

v16- et diront: Malheur! malheur! La grande ville...En une seule heure tant de richesses ont été détruites!

v19- Et ils criaient et disaient: Malheur! malheur! La grande ville...en une seule heure elle a été détruite!


3) Le deuil des rois de la terre:

v3- parce que...les rois de la terre se sont livrés avec elle à l'impudicité...

v9- Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront...

v10- Se tenant éloignés...ils diront: Malheur! malheur!...En une seule heure est venu ton jugement!


4) Le deuil des marchands de la terre:

v3-... et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe.

v11-14- Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à cause d'elle, parce que personne n'achète plus leur cargaison, d'or, d'argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d'écarlate...

v15-16- Les marchands de ces choses...ils pleureront et seront dans le deuil.


5) Le deuil des pilotes, des marins:

v17-19- Et tous les pilotes, tous ceux qui naviguent vers ce lieu, les marins, et tous ceux qui exploitent la mer, ils jetaient de la poussière sur leurs têtes, ils pleuraient et ils étaient dans le deuil...
Auteur : Philippe Septième
Date : 27 juin05, 23:37
Message : Bonjour, je vous propose la suite 140,

Nous avons vu que "sortir de Babylone" signifie suivre Christ dans toutes les vérités bibliques.


Cela signifie en clair et en pratique, que chaque fois que je découvre une nouvelle vérité dans la Parole de Dieu, qui est en décalage avec mes croyances, ma pratique, ma tradition, et que je croyais bonne et juste jusque là, Dieu m'invite à en sortir, à quitter mes opinions acquises pour suivre Jésus seul, dans la nouvelle révélation que Dieu vient de me montrer dans sa parole.

Ap 18:5- Car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel:

"Les péchés de Babylone sont montés jusqu'au ciel", cela peut faire allusion à la tour de Babel.

Dans Gen 11, Babylone a été assimilée à la "confusion". Cependant, Babylone, "Bab El" peut aussi signifier "porte de Dieu". Les constructeurs de la tour de Babel ont cru être arrivés à la "porte de Dieu", et se sauver par eux-mêmes. Cette volonté d'arriver à Dieu par ses propres efforts sera l'une des caractéristiques typiques de la Babylone mystique de la fin des temps.

Le péché deviendra alors sans limite, et la confusion se généralisera, le mal montera jusqu'au cieux, mais Dieu se souviendra des iniquités, c'est à dire de ce qui aura été contre sa loi. Mais la patience de Dieu n'est pas illimitée, et Jésus l'a lui même confirmé:


Mat 24:21-22 «Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent...à cause des élus, ces jours seront abrégés»

"Les péchés de Babylone sont montés jusqu'au ciel", cela peut aussi faire allusion à Sodome:

Gen 18:20-21 «Le cri contre Sodome et Gomorrhe s'est accru, et leur péché est énorme. C'est pourquoi je vais descendre, et je verrai s'ils ont agi entièrement selon le bruit venu jusqu'à moi...»

Ap 18:6-7- Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses oeuvres...»

L'expression «au double» semble exprimer la notion d'un châtiment total.

Es 40:2 «Parlez au coeur de Jérusalem, et criez lui que sa servitude est finie, que son iniquité est expiée, qu'elle a reçu de la main de l'Eternel au double de tous ses péchés"

Jean décrit ici un retournement de situation déjà mentionné dans Ap 17:16. On se trouve encore à l'époque de l'adoration des foules avec toutes les fausses doctrines mais le jour viendra, où ceux qui adoraient cette puissance se dresseront contre elle.

Ap 18:8,16,19- "En un même jour, ou en une même heure"

Ce temps de trouble sans précédent, sera soudain et bref. Dieu qui reste le maître de l'histoire a fixé une limite que l'instigateur de ces troubles ne pourra pas dépasser.

Ap 18:9-19- Le Deuil de Babylone:

Jean fait allusion à 3 catégories de personnes. «Aux rois de la terre» v-9, qui pourraient représenter ceux qui pactisent avec ces erreurs annoncées, puis «aux marchands» v-11, qui pourraient être ceux qui véhiculent ici les erreurs mentionnées et enfin ce sont «les pilotes ou les marins» v-17, qui diffusent ces erreurs partout.

Tous ceux qui conditionnaient la vie tant sur le plan matériel que spirituel se lamenteront. Il n'y a aucune limite à la dégradation et la mer elle-même n'arrête pas l'erreur. Il y a une généralisation de l'erreur, avec tous ceux qui en sont les responsables, les instigateurs ou les porteurs. Ceux-là mêmes qui véhiculaient ces erreurs seront étonnés, de cette chute soudaine de Babylone.

La terre toute entière semble en deuil. Les rois et les marchands de la terre, et tous ceux qui ont profité de sa richesse et de son influence, pleurent. Ces lamentations sont dues aux profits qu'ils ont perdus avec la chute de Babylone.


Ap 18:9 "Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle, quand ils verront la fumée de son embrasement»
Ap 18:11-15 "Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à cause d'elle, parce que personne n'achète plus leur cargaison, d'or, d'argent, de pierres précieuses, perles...ils pleureront et seront dans le deuil...»


Le pire c'est que ce sont ceux qui ont profité de ses richesses qui semblent à l'origine de la chute de Babylone.

Ap 17:16 «Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu, mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu"

Haïr Babylone tout en continuant à l'adorer.

Les habitants de la terre ont conservé leur réflexe et continuent à adorer Babylone, en dépit de son absence. Leurs lamentations trahissent leur habitude d'adorateur d'autrefois. Ap 18:18, l'exclamation «quelle ville était semblable à la grande ville» rappelle l'ancienne formule de l'adoration de la bête, "qui est semblable à la bête» (Ap 13:4), elle est calquée sur le «qui est comme Dieu !» et l'adoration du vrai Dieu par les croyants (Ex 15:11 ; Mich 7:18)

La chute de Babylone est définitive et irréversible:

La chute de Babylone est comparée à une grande meule jetée dans la mer.

Pour bien préciser la chute de la «grande Babylone», un ange jette "une grande meule" à la mer, en disant: «Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et elle ne sera plus trouvée» (Ap 18:21). Le prophète Jérémie avait eu le même geste pour symboliser la chute de la Babylone historique. Sur l'ordre de Dieu il avait jeté une pierre dans l'Euphrate en disant:


Jér 51:64 «ainsi Babylone sera submergée, elle ne se relèvera pas des malheurs que j'amènerai sur elle...»

La meule qui représente Babylone est aussi mentionnée comme signe de vie.

Ap 18:22-23 «Et l'on n'entendra plus chez toi les sons des joueurs de harpe, des musiciens, des joueurs de flûte et des trompette, on n'entendra plus chez toi le bruit de la meule... et la voix de l'époux et de l'épouse..."

Le fait qu'on puisse jeter une meule montre bien qu'il n'y a plus personne pour l'utiliser, qu'il n'y a plus de vie. La meule était si nécessaire à la vie que la loi de Moïse avait interdit qu'on la prenne pour gage:

Deut 24:6 «On ne prendra point pour gage les deux meules...car ce serait prendre pour gage la vie même»

Ainsi, jeter dans la mer Babylone, comme une «grande meule», signifie le caractère définitif de sa chute. Cela signifie que le deuil sur Babylone est absolu et définitif, avec la fin de toute vie pour ce système. La grande ville Babylone ne se retrouvera plus. Ce sera le jugement et elle finira jetée comme une pierre dans la mer.

La chute de Babylone est un jugement juste de la part de Dieu.

Babylone a fait couler le sang des témoins de Dieu. «On a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints et de ceux qui ont été égorgés sur la terre» (Ap 18:24). La chute de Babylone rassure et console les fidèles, car il n'y a plus rien à craindre. Jean décrit cet l'événement dans une émotion où la joie du jugement juste se mêle à la garantie de l'espérance.

Conclusion d'Ap 18:

La conclusion surprend le lecteur de l'Apocalypse par rapport aux grands mouvements de pensées d'aujourd'hui. La Bible s'oppose radicalement à l'idée d'un progrès humain indéfini, où l'on pense que l'homme va s'améliorer avec le temps et le progrès. Cette certitude de l'échec humain est inéluctable selon les révélations de Dieu, car la solution pour l'homme ne viendra pas d'en bas (de Babel), mais d'en haut, de Dieu, avec la Jérusalem céleste.

Les historiens sérieux ne mettent plus en doute la 1ère venue de Jésus sur la terre. Est-ce suffisant de savoir qu'il est venu, et que peu de choses ont changé depuis ? L'oeuvre du Christ a juste été amorcée et elle doit bientôt s'achever par son retour et son règne éternel. Sans cette espérance de la rencontre de Christ avec les élus de tous les temps et pour l'éternité, dans un monde sans mal ni maladies ni mort, où règne la justice et le bonheur sans fin, rien n'a de sens, et la foi des croyants est vaine comme le reste qui n'est que vanité.


1Cor 15:19 «Si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes»

C'est le retour de Christ, la réunion de l'Agneau avec son église, qui est la merveilleuse proclamation de la Bible et l'espérance particulière de l'Apocalypse.

Ap 22:12-14 «Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre. Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et d'entrer par les portes dans la ville!»
Auteur : Philippe Septième
Date : 30 juin05, 20:46
Message : Bonjour, je vous propose la suite 141,

LA CONQUETE DE L'ESPACE ET LE RETOUR EN GLOIRE DU ROI DES ROIS:

Avec Apocalypse 15 et 16 nous avons abordé une période où le temps de grâce n'existera plus car les consciences seront à tel point étouffées que la repentance ne sera plus possible. Il arrivera un moment où les hommes ne seront malheureusement plus capables de faire les bons choix et à ce moment-là, la porte de la grâce sera définitivement fermée.

Apocalypse 17 signale que lorsqu'on arrivera à un semblant de gouvernement mondial, cela durera très peu de temps. Il y aura une époque, où les hommes crieront «paix et sûreté» comme Paul l'a annoncé dans 1Thes 5:3, et où l'humanité aura l'impression qu'enfin les conditions de paix universelle seront réunies. Ce sera aussi le moment de l'union des pouvoirs politiques et religieux et qui durera peu de temps, dans une sorte de gouvernement mondial, comme dans la grande époque du Moyen Age.

Apocalypse 18 signale que Babylone était tombée, et que cela représente l'ensemble des pouvoirs infidèles à Dieu, qu'ils soient d'origine païenne, politique ou religieuse, et le christianisme n'y échappera pas. Avant la fin, Dieu appelle son peuple qui se trouve encore aujourd'hui dans Babylone à en sortir, et à quitter tout ce qui n'est pas conforme à sa volonté révélée dans sa Parole seule, pour ne pas subir ses châtiments.

Apocalypse 19 nous présente les noces de l'Agneau avec son Épouse qui sont enfin arrivées. La victoire tant attendue est arrivée, et la récompense ultime est enfin devenue une réalité concrète pour les élus.


La dernière liturgie de l'Apocalypse.

Avant de décrire la venue du Roi des rois avec son armée, la vision s'arrête sur une scène d'adoration. Comme avant les sept sceaux (Ap 4 et 5); On y retrouve les mêmes thèmes: le trône céleste avec les 24 vieillards, les quatre êtres vivants et l'agneau. Cette fois-ci, celui qui est assis sur le trône est explicitement identifié: «Dieu assis sur le trône» (Ap 19:4).

Pré-Souccot: fête des cabanes:

Pour la première fois, on ne mentionne plus ni le temple, ni meubles ou objets qui le composent. Tous les rituels qui devaient s'accomplir dans le temple sont terminés, et le temple n'a plus sa raison d'être. Le jugement va désormais se poursuivre au-delà du temple.

Le bouc pour Azazel.

Au cours du rituel de Kippour, un autre bouc était mis à part (pour Azazel), non pour être sacrifié, mais pour être chassé dans le désert chargé des péchés du peuple (Lévitique 16:9-10 ; 20-26). Après Kippour, le peuple est entièrement purifié et libéré de tout mal et les péchés sont renvoyés à son auteur.

Dans une perspective prophétique, Dieu ne se contentera pas seulement de nous pardonner nos péchés grâce au sacrifice de Christ, mais il va également nous délivrer pour toujours de tout mal. Le diable, représenté par le bouc pour Azazel, sera chassé du camp et anéanti pour l'éternité.

Après Kippour, le temps du jugement et de la purification du peuple, il y a la fête des cabanes dans la joie: Cette espérance fait que les jours qui suivent Kippour sont vécus dans la joie, qui caractérise la fête de Souccot (fête des cabanes), aussi appelée (zéman simhaténou), "temps de notre joie".

Dès lors, tout n'est que louange à Dieu, comme on le voit dans ce passage d'Apoc 19:1-10. Notre passage résonne de cette joie qui fête la destruction du mal et proclame le règne de Dieu avec ses élus. Après la chute de Babylone on se prépare à présent à entrer dans Jérusalem rempli de joie. «La prostituée est morte, vive la mariée»! Le ciel éclate 5 fois avec des cris de joie: «Alléluia !» (19:1,3,4,5,6)!


Les raisons de cette louange concernent aussi bien le passé que le futur.

On loue et on célèbre Dieu pour avoir créé le monde avec tant de sagesse: (Psaume 104)

«Mon âme, bénis l'Eternel! Eternel, mon Dieu...Il étend les cieux comme un pavillon... Il a établi la terre sur ses fondements...Que tes oeuvres sont en grand nombre, ô Eternel! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de tes biens...Je chanterai l'Eternel tant que je vivrai...Je veux me réjouir en l'Eternel...»

On loue Dieu pour ce qu'il a fait dans le passé envers son peuple:

«Louez l'Éternel...Parlez de toutes ses merveilles!...» Le PS 105 parle de l'alliance de Dieu avec Abraham, Isaac, Jacob, et du peuple d'Israël avec la sortie d'Egypte...»

On loue Dieu pour l'assurance que "sa miséricorde dure à toujours»

«Louez l'Eternel! Louez l'Eternel, car il est bon, car sa miséricorde dure à toujours!...» PS 106, 107, 118, 136. Le mot «Alleluiah» apparaît pour la première fois à la fin du Psaumes 104, après l'extermination des méchants: «Que les pécheurs disparaissent de la terre, et que les méchants ne soient plus ! Mon âme bénit l'Eternel ! Louez L'Eternel (haw-lal') [Alleluiah]» (Psaume 104:35)

AP 19:1
Après cela, j'entendis dans le ciel comme une voix forte d'une foule nombreuse qui disait: Alléluia! Le salut, la gloire, et la puissance sont à notre Dieu.


Les «Alléluias» en échos:

Du point de vue littéraire, le chapitre 19 est écrit selon un procédé que les Hébreux connaissaient bien: Un groupe qui prononce un chant et un autre qui lui répond. On a l'impression d'entendre des échos. Nous pouvons constater dans ces «Alléluias», que les voix du ciel se mêlent aux voix de la terre. On découvre ainsi une sorte de choeur universel qui se met à chanter des "Alléluias"

Hallelujah signifie «Louez l'Eternel !»

Mot composé (halelou-yah - Louez l'Eternel), est employé par les auteurs des psaumes pour inviter les croyants à louer l'Eternel: PS 104:35 ; 105:45 ; 106:1,48 ; 111:1 ; 112:1 ; 113:1,9 ; 115:18 ; 116:19 ; 117:2 ; 135:1,21. Ce mot se trouve aussi dans le premier et le dernier verset des PS 146 à 150. L'apôtre Jean, dans Apoc 19:1-2,4,6, a probablement emprunté l'expression «Alléluia» à ces psaumes.

Il y a ici une invitation à une célébration de reconnaissance, et à chanter la louange de "YHWH".

Naturellement et spontanément, l'homme est attentif à ce qui ne va pas et à tout ce qu'il faut corriger. Même si cette attitude est juste, si on ne pense qu'à ce qui ne va pas, la vie devient vite fade. Un des secrets du bonheur consiste à reconnaître, à découvrir, à cultiver les raisons de dire "Alléluia" Cette reconnaissance est un état d'esprit qu'il faut cultiver, afin de lutter contre cet héritage néfaste du péché qui consiste à voir tout en noir, ou ce qui est négatif, ou ce qui ne va pas.

Ici, ceux qui disent "Alléluia" sont présentés comme étant dans le ciel.

Dans Apoc 7, Jean a parlé de la "grande foule" qui se trouve devant le trône et l'Agneau, dans le ciel. Ainsi, l'Apocalypse apprend à ne pas mettre une frontière trop rigide entre le ciel et la terre. Ailleurs, l'apôtre Paul décrit les élus comme étant déjà dans le ciel: «Dieu nous a ressuscites ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ" (Eph 2:6)

Le N-T présente l'Eglise comme le corps du Christ, or Christ est dans le ciel et l'Eglise sur la terre. Avec Christ à la tête de l'Eglise, on peut dire que le chrétien a la tète au ciel, tout en ayant le corps sur terre. Ainsi, Christ représente le croyant dans le ciel et lui permet déjà d'y vivre d'une manière spirituelle, alors que le chrétien devrait représenter Jésus sur la terre et être le moyen de l'action divine sur la terre.

Le croyant devient alors les mains, les yeux, la bouche, les pieds...du corps de Christ, et la notion ciel-terre, est grâce à cette réalité déjà en train de disparaître. C'est ainsi que chaque croyant est invité dès à présent à joindre sa voix à celles des êtres célestes pour chanter des "Alléluias, et Louer le Seigneur, louer Dieu"

Le salut, la gloire, et la puissance sont à notre Dieu...du Dieu tout-puissant (Ap 19:1,15)

Une autre idée est présentée dans Apoc 19:1,15: celle de la puissance de Dieu. Cette notion de la Toute-puissance de Dieu est présente dans toute la Bible. On la trouve à propos de la création, du déluge, de l'Exode, ainsi que dans la vie d'Abraham, de Moïse...Cette dimension de la Toute-puissance de Dieu est souvent méconnue.

La conception de Dieu pour les hommes est plus du domaine de la tradition que de celui de la Bible. Il est important de faire la différence entre la Toute-puissance de Dieu biblique et philosophique. Croire que Dieu intervient dans n'importe quel domaine et contre ses lois, c'est se tromper lourdement, car Dieu qui a établi des lois ne peut que les respecter, autrement il cesserait d'être Dieu.

Une des décisions surprenante de Dieu que l'on trouve dès la création c'est d'offrir aux hommes la liberté de choix, car en agissant ainsi, Dieu a limité en même temps sa Toute-puissance. Ainsi, Dieu a donné à l'homme la liberté d'aller contre lui, et de détourner sa Toute-puissance de son objectif qui est de rendre l'homme heureux.

Auteur : Philippe Septième
Date : 30 juin05, 20:53
Message : Bonjour, je vous propose la suite 142,

La Toute-puissance de Dieu sert avant tout à réaliser sa volonté.


Dieu ne fait pas n'importe quoi, sinon, il ferait du bien avec du mal, et des vertus avec les péchés. Si Dieu pouvait faire du bien avec du mal, pourquoi aurait-il laissé l'humanité s'enfoncer dans le désordre et dans le péché, avec toutes les ruines et les souffrances que cela entraîne depuis des siècles ?

Dans Ap 19:15, le mot grec "pantocrator" qui est employé pour désigner le Dieu Tout-puissant, signifie "celui qui fera ce qu'il veut, qui réussira dans ses voies". Cela signifie que la Toute-puissance de Dieu est là pour accomplir ses plans et qu'elle est en accord avec sa volonté et ses lois, et non pas de faire n'importe quoi, ni les caprices des hommes.


Donc, le plan de Dieu pour sauver l'homme réussira, il finira par s'accomplir d'une manière ou d'une autre.

Quand Dieu dit que Jésus reviendra, il reviendra, et il rétablira son royaume, il en sera ainsi. Quand Dieu promet que les souffrances disparaîtront elles disparaîtront effectivement. C'est dans ces promesses qu'il nous faut surtout désirer la réalisation de la "Toute-puissance" de Dieu, et non pas à lui demander n'importe quel miracle à propos de n'importe quoi.

Dans l'Apocalypse, l'Alleluiah est chanté par tous, après la chute de Babylone.

Il est chanté par la «foule nombreuse» (Ap 19:1,3), identifiée dans (Ap 7:4,9) sous le nombre des 144 000; «j'entendis dans le ciel comme une voix forte d'une foule nombreuse qui disait: Alléluia!...» (Ap 19:1); «Et ils dirent une seconde fois: Alléluia!» (Ap 19:3). Les deux premiers alléluias sont prononcés par la foule et sont tournés vers le passé. Le premier alléluia concerne la justice de Dieu portée contre la grande prostituée.

Ap 19:2 «parce que ses jugements sont véritables et justes; car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par son impudicité, et il a vengé le sang de ses serviteurs en le redemandant de sa main»

Le deuxième alléluia parle de la fumée qui «monte aux siècles des siècles", signe de sa destruction définitive. «Et ils dirent une seconde fois: Alléluia!...et sa fumée monte aux siècles des siècles» (Ap 19:3). L'expression «sa fumée monte aux siècles des siècles» signifie une destruction définitive et éternelle. Ce serait une erreur de déduire de cette expression l'existence de l'enfer éternel, tel qu'il sera enseigné plus tard dans l'Egise tout au long des siècles et qui a persisté jusqu'à nos jours.

Cette expression est surtout utilisée dans la Bible pour exprimer le caractère définitif de ce que Dieu détruit. Dans notre contexte «les alléluias» sont chantés pour glorifier Dieu qui a résolu définitivement le problème du mal en le détruisant pour toujours, et la fumée est là pour prouver cette destruction finale et totale.


Esaïe 34:9-14 «Les torrents d'Edom seront changés en poix. Et sa poussière en soufre: Et sa terre sera comme de la poix qui brûle. Elle ne s'éteindra ni jour ni nuit. La fumée s'en élèvera éternellement: D'âge en âge elle sera désolée. A tout jamais personne n'y passera....Tous ses princes seront anéantis. Les épines croîtront dans ses palais...Ce sera la demeure des chacals...Les animaux du désert y rencontreront les chiens sauvages...»

Les deux alléluias suivants sont prononcés par des êtres célestes (les 24 vieillards et les 4 êtres vivants)

-les 24 vieillards et les 4 êtres vivants représentent la création tout entière.
-ils n'ont pas d'autres raisons pour louer et adorer Dieu, que Dieu lui-même, parce qu'il en est digne.
-Ils adorent le Dieu assis sur le trône, c'est le Dieu qui règne et qui juge.


Ap 19:4 "Et les vingt-quatre vieillards et les quatre êtres vivants se prosternèrent et adorèrent Dieu assis sur le trône, en disant: Amen! Alléluia!"

L'alléluia suivant met l'accent sur la crainte de Dieu qui caractérise «ses serviteurs» les humains: (Ap 1:1). Il est chanté par une voix anonyme issue du trône de Dieu (Ap 19:5). «Et une voix sortit du trône, disant: Louez notre Dieu, vous tous ses serviteurs, vous qui le craignez, petits et grands!». Le dernier alléluia résonne plus fort que tous les autres (Ap 19:6). Le prophète l'entend «comme un bruit de grosses eaux et un bruit de forts tonnerres» (Ap 19:6). Cet alléluia est tourné vers le futur et il tend vers le règne de Dieu.

Ap 19:6-8 «Car le Seigneur notre Dieu tout-puissant est entré dans son règne. Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire, car les noces de l'Agneau sont venues, et son épouse s'est préparée"

L'EPOUSE S'EST PREPAREE ELLE-MEME POUR SON EPOUX.

AP 19:1-2
J'entendis dans le ciel comme une voix forte d'une foule nombreuse qui disait: Alléluia! Le salut, la gloire, et la puissance sont à notre Dieu, parce que ses jugements sont véritables et justes: Car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par son impudicité, et il a vengé le sang de ses serviteurs en le redemandant de sa main»


Ses jugements "krisis" sont véritables et justes (Ap 19:2)

Il y a en grec 2 termes pour le jugement. "krisis", qui permet de reconnaître une personne coupable après une enquête ou investigation. "krima", pour l'application du châtiment à l'égard du coupable. Dans notre passage, c'est "krisis" qui est employé, et cela signifie que Dieu est juste lorsqu'il reconnaît la culpabilité de quelqu'un et qu'il «ne tient point le coupable pour innocent», ni l'innocent pour le coupable (Ex 34:7)

Il a vengé le sang de ses serviteurs:

Le verbe grec traduit par venger (ekdikeo) signifie «rendre justice; faire justice». Il n'y a donc aucune notion passionnelle avec la connotation moderne que revêt le terme venger. Le Dieu Tout-puissant, après avoir constaté la culpabilité de la grande prostituée, il va lui rendre justice, mais cette démarche n'est pas dictée par la vengeance personnelle mais par sa justice.


La foule est invitée à célébrer le Dieu qui règne et à clamer la venue des noces pour plusieurs raisons:

-Babylone est jugée et anéantie:

Ap 19:2-3 "car il a jugé la grande prostituée...et sa fumée monte aux siècles des siècles»

-Le règne de Dieu est arrivé:

Ap 19:6 "Alléluia! Car le Seigneur notre Dieu tout-puissant est entré dans son règne»

-Les noces de l'agneau peuvent enfin commencer:

Ap 19:7-8 «Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire; Car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée...»

Que ton règne vienne! Mat 6:9 «Notre Dieu tout-puissant est entré dans son règne» Ap 19:6. Dire «que ton règne vienne», c'est affirmer et admettre que Dieu ne règne pas encore actuellement. Tant de gens pensent qu'aujourd'hui Dieu règne et règle tout car il est Tout-puissant, mais s'il régnait, il ne serait pas nécessaire de lui adresser cette prière. Si ce monde rempli de misères et de souffrances était déjà le royaume de Dieu, ce serait désespérant. Après le retour de Christ et la fin du mal, Dieu sera de nouveau tout et en tous, et alors seulement commencera le règne de paix et de justice souhaité par Dieu.

1Cor 15:24-28 "Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance...Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort...Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous»

Car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée» (Ap 19:7)

La Bible utilise l'image des noces pour illustrer le type de relation que Dieu veut établir avec son Église. Dieu désire une alliance d'amour et de fidélité, comparable à des noces d'amour et de fidélité éternelle. L'apôtre Paul a comparé l'amour du mari pour son épouse à celui du Christ pour son Église.


Ephes 5:25-27 "Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible»

La purification de l'Eglise commence avec le baptême par immersion de la nouvelle naissance, et à partir de cet engagement personnel, toute une vie de sanctification s'ouvre presque naturellement devant le croyant. Avant que le Christ ne revienne, il faut que l'Eglise fasse une expérience particulière avec son époux pour qu'elle devienne sans tache, ni ride, ni rien de semblable. Ailleurs Paul précise des faits semblables:

2Thes 1:8-10 «lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d'une flamme de feu...il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru»
Auteur : Philippe Septième
Date : 30 juin05, 20:54
Message : Bonjour, je vous propose la suite 143,

Apocalypse 19 nous parle de la "La justification des élus, ou de l'épouse de Christ"


Ap 19:7,8 «... car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints»

Que représente ce vêtement offert gratuitement ?

Le texte nous parle de l'épouse qui se prépare, et non pas du Seigneur, car il est prêt depuis longtemps. L'Eglise est revêtue d'un fin lin éclatant et pur, par l'époux lui-même, car il lui aura été donné de se revêtir.

Es 61:10 «Je me réjouirai en l'Éternel...Car il m'a revêtu des vêtements du salut. Il m'a couvert du manteau de la délivrance, comme le fiancé s'orne d'un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux»

Ce vêtement symbolise des relations rétablies entre l'homme et Dieu.

Quand le Créateur a retrouvé Adam et Eve nus après la chute, c'est Dieu qui s'est préoccupé de leur nudité et qui est venu jusqu'à eux pour leur offrir des vêtements. (Gen 3:21). Adam et Eve avaient coupé leur relation avec leur Créateur et ils se sont trouvés dans une nudité physique, morale et spirituelle. A partir du moment où ils ont été vêtus par Dieu, leur culpabilité a été dépassée et leur relation rétablie. Ainsi, ce vêtement désigne des relations rétablies avec Dieu, ou un nouveau type de relation dans lequel l'homme peut de nouveau vivre avec Dieu et se développer selon sa volonté.

Ce vêtement symbolise toute la justice que le Christ a acquise pour l'homme.

Lorsque Dieu regarde l'homme et sa justice, il nous voit perdus, et notre vêtement est sale.

Es 64:5 «Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé»
Phil 3:8-9 «je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ...et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi»


La Bible déclare que c'est la justice et l'obéissance de Christ qui sauve.

Es 45:25 «Par l'Eternel seront justifiés et glorifiés tous les descendants d'Israël»
1Cor 1:30 «vous êtes en Jésus-C...lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification...»
1Cor 6:11 «mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu»
Rom 5:18-19 «comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes. Car, comme par la désobéissance d'un seul, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l'obéissance d'un seul beaucoup seront rendus justes»

2Cor 5:21 (TOB) «Celui qui n'avait pas connu le péché, il l'a, pour nous, identifié au péché, afin que par lui nous devenions justice de Dieu»
Héb 5:8-9 «Il a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel»


La victoire de Jésus sur le mal a été acquise par lui et cette victoire est offerte gratuitement à l'homme. Il suffit qu'en tant que pécheur j'accepte par la foi que le Sauveur inscrit à mon crédit toute sa justice, et je reçois le droit de regarder Dieu comme si je n'ai jamais péché. Voilà l'Evangile et le don gratuit de Dieu.

Rom 3:23-24 «Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ»
Rom 6:23 «Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur»


Tout se passe pour le croyant, comme s'il avait remporté personnellement cette victoire sur le péché. Dès l'instant où par la foi, le croyant s'unit à Jésus-Christ, Dieu ne le voit plus tel qu'il est, mais il le voit à travers la justice du Christ, à travers la vie sans péché de Jésus. En d'autres termes, toutes les fautes commises sont effacées, oubliées, et Dieu ne les voit plus grâce à la justice de Christ qui couvre le pécheur.

Jér 31:34 «Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché»
Jér 50:20 «En ces jours, en ce temps-là, dit l'Eternel, On cherchera l'iniquité d'Israël, et elle n'existera plus. Le péché de Juda, et il ne se trouvera plus; Car je pardonnerai au reste que j'aurai laissé»
Miche 7:18-19 «Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l'iniquité, qui oublies les péchés...Il mettra sous ses pieds nos iniquités; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés»
Ps 85:3 (Prov 10:12) «Tu as pardonné l'iniquité de ton peuple, Tu as couvert tous ses péchés»


Que représentent «les oeuvres justes des saints»

Ap 19:8 «Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints»

Ce sont les fruits que Christ produit dans le croyant.

Du moment qu'un homme est en Jésus-Christ, et que Christ vit dans sa créature, l'homme pécheur mais repentant est d'abord pardonné et considéré par Dieu comme s'il n'avait jamais péché. Jésus nous libère de la puissance et de l'esclavage du péché pour que nous puissions pratiquer le bien. En devenant un avec le Christ, et tout comme le sarment sur le cep porte les fruits au moment voulu, le chrétien portera de la même manière les fruits du Christ (Jean 15:1-8)

L'expérience du pardon nous pousse à obéir à Dieu et à ne plus pratiquer le péché. Ce n'est pas parce qu'on va obéir qu'on sera pardonné par Dieu, mais du moment qu'on connaît Dieu et qu'on a goûté au pardon de Dieu en Christ, on devient capable d'obéir et de porter les fruits de Christ.


1Jean 2:3-4 «Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l'avons connu. Celui qui dit: Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui»
1Jean 5:3-5 «Car l'amour de Dieu consiste a garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde...par notre foi»


Né de nouveau, en Christ, notre vie va ressembler de plus en plus à Christ.

Quand notre foi nous unit véritablement au Christ, alors les oeuvres justes de Dieu et le caractère de Jésus, vont avec le temps, apparaître dans notre vie. Nés de nouveau, nous vivons une nouvelle vie avec Dieu. Enfants de Dieu, nous allons vivre et nous comporter comme des enfants de Dieu. Epouse de Christ, notre vie et notre fidélité va découler de cette relation intime avec l'époux. Ne pas marcher selon Christ dans l'obéissance à Dieu, témoigne d'un manque de foi en lui et entretient l'illusion d'être sauvé, car «la foi sans les oeuvres est morte» (Jacq 2:26)

La tension entre la foi et les oeuvres justes des saints" Ap 19:8

Le chrétien se trouve placé ici devant une véritable tension entre 2 notions. D'un côté, la vie éternelle est une grâce de Dieu, et de l'autre côté, la foi véritable produit les oeuvres de Dieu.

Rom 3:28 «Car nous pensons que l'homme est justifié par la foi, sans les oeuvres de la loi»
Jacq 2:24-26 «Vous voyez que l'homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement...Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte»


Paul résume cette tension entre la foi et les oeuvres dans un même passage:

Ephes 2:8-10 «Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions»

Si les oeuvres ne sauvent pas, elles sont les fruits de notre foi en Christ. Donc, si l'homme est relié à Christ par la foi, inévitablement la présence du Christ en lui va le conduire à vivre autrement, et cette nouvelle vie, ce sont les oeuvres que Dieu réalise dans ses enfants. En clair, si les oeuvres ne sauvent pas, elles sont la conséquence logique et inévitable de notre union avec Christ et la preuve de notre foi.

Jean 15:2,5,8 «Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche, et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit...Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit...Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié...»
Jacq 2-17,26 «Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même...Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte»


La justification implique une vie nouvelle, que Paul appelle la "sanctification"

Ce que la sanctification implique dans notre vie:
(Dictionnaire Encyclopédique de la Bible. A. Whestphal. p 625-626)
C'est la réalisation progressive d'une vie de sainteté, dont le secret réside dans la communion avec le Christ vivant, et dans l'abandon à l'action du l'Esprit. La personne sanctifiée est tout d'abord celle qui est en relation avec Dieu, qui lui appartient, qui lui est consacrée. La sanctification réelle réside dans la formation d'une personnalité spirituelle de plus en plus conforme au Christ.

Auteur : Philippe Septième
Date : 30 juin05, 20:59
Message : Bonjour, je vous propose la suite 144,

L'apôtre Paul parle du "fruit de l'Esprit" qu'il oppose aux "oeuvres de la chair"


La sanctification est le résultat de la présence de Christ dans l'homme, et cela produit des vertus chrétiennes qui doivent animer le disciple de Jésus. Les oeuvres de la chair révèlent le comportement d'un homme qui n'est pas encore né de nouveau, tandis que le fruit de l'Esprit, c'est la vie nouvelle qui jaillit de la présence de Christ dans la vie du croyant.

Gal 5:16-25 «Je dis donc: Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair... Or, les oeuvres de la chair ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables...ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu...Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance...Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit»

On progresse dans la sanctification vers la sainteté. La sainteté: c'est l'objectif que Dieu nous fixe: "Soyez saints car je suis saint dit Dieu" (Lév 11:44 ; 19:2) La sanctification: c'est le chemin pour atteindre cet objectif. Mais, à chaque étape dans la sanctification vers la sainteté, Dieu nous considère en Christ comme saints. C'est comme une plante qui pousse, elle peut être considérée comme parfaite à chaque stade de sa croissance:

Marc 4:26-29 «Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre...La terre produit d'elle-même, d'abord l'herbe, puis l'épi, puis le grain tout formé dans l'épi, et dès que le fruit est mûr on y met la faucille, car la moisson est là»

LES ETAPES DANS LA SANCTIFICATION

Dieu nous considère maintenant saints en J-C:

De même que Dieu nous considère en Christ "justes", il nous voit au travers de Christ «saints»

Hébr 10:10 «nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes»
1Cor 1:2,30 «à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés a être saints» «Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification...»

1Cor 6:11 «mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ»
2Cor 1:1 «Paul, apôtre de Jésus-Christ...à l'Église de Dieu qui est à Corinthe, et a tous les saints...»


La sanctification est une croissance continuelle:

1Thes 4:1-3,7 «nous vous conjurons au nom du Seigneur Jésus de marcher à cet égard de progrès en progrès...Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification...Car Dieu nous a appelés...à la sanctification»
2Pier 3:18 «Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ»


La sanctification est achevée à la fin de notre vie ou au retour de Christ.

2Cor 7:1 «Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu»
1Thes 5:23-24 «Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ!... c'est lui qui le fera»

Phil 1:6 «celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ»
2Tim 4:7-8 «J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée; Le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là...»


Comment Dieu nous sanctifie:

-Par Jésus-Christ:

1Cor 1:2 «à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés en Jésus-Christ, appelés à être saints»
1Cor 6:11 «Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés...au nom du Seigneur Jésus-Christ»


-Par le sang (la vie) de J-C.

Héb 10:29 «qui aura tenu pour profane le sang de l'alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l'Esprit...»
Héb 13:12 «C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert...»


-Par la vie de J-C et par ses mérites:

Jean 17:19 «je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu'eux aussi soient sanctifiés par la vérité»
1Cor 1:30 «Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification...»


-Par le Saint-Esprit:

1Pierre 1:2 «qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'Esprit...»
2Thes 2:13 «Dieu vous a choisis...pour le salut, par la sanctification de l'Esprit et par la foi en la vérité»
1Cor 6:11 «Mais vous avez été...sanctifiés...au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu»


-Par la parole de Dieu qui est la vérité:

Jean 15:3 «Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée»
Jean 17:17 «Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité»
Eph 5:25-26 «Christ a aimé l'Eglise...afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau»


-Par l'obéissance à la vérité:

1Pierre 1:22 «Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère...»

-Par les épreuves, les souffrances:

Hébr 2:10-11 «Il...élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut...»
Jacq 1:2-4 «sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience...afin que vous soyez parfaits et accomplis...»
2Cor 4:17-18 «Car nos légères afflictions...produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire»


La relation entre la justification et la sanctification:

Quelques images pour mieux comprendre la justification et la sanctification:

Justification: - se marier
Sanctification: - rester marié

Justification: - accepter la robe de justice de J-C.
Sanctification: - demeurer dans cette justice de J-C.

Justification: - se greffer sur J-C.
Sanctification: - rester greffé pour grandir et porter des fruits!

Justification: - Accepter le salut en J-C.
Sanctification: - Demeurer et marcher dans ce salut.

Justification: - devenir un enfant de Dieu
Sanctification: - Demeurer et vivre comme un enfant de Dieu.


La glorification au moment du retour de Christ.

Actuellement, "c'est en espérance que nous sommes sauvés» Rom 8:24. Le désir de Dieu c'est de «conduire à la gloire beaucoup de fils» Héb 2:10

Rom 8:17 «Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers de Dieu...afin d'être glorifiés avec lui»
Rom 8:30 «Et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés...justifiés...il les a aussi glorifiés»


La glorification des croyants aura lieu au moment du retour de Christ en gloire:

Col 3:4 «Quand Christ, votre vie paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire»
1Pier 5:4 «Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire»
1Jean 3:2 «nous savons que lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui...»


Les deux éléments de la glorification du croyant:

La (perfection) morale, qui est l'oeuvre de Dieu dans le croyant, tout le long de sa vie:

Ephes 5:25-27 "Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle...afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible"
Col 1:22 «pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche»

2Thes 1:10 «lorsqu'il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru»
Jude 24 «Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse...»


La perfection physique, qui se passera au moment du retour en gloire de Christ.

Phil 3:21 «Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire...»
1Cor 15:42-43,53 «Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible: Il ressuscite incorruptible: il est semé méprisable, il ressuscite glorieux: il est semé infirme, il ressuscite plein de force...Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité...»

2Cor 3:18 «Nous tous qui...contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit»

Auteur : Pasteur Patrick
Date : 18 juil.05, 05:44
Message : Belle étude biblique encourageante et édifiante pour tous.
Merci.
Auteur : Philippe Septième
Date : 03 août05, 21:33
Message : Bonjour, je vous propose la suite 145,

Merci Patrick pour tes encouragements, sur un autre site certains passages de ce séminaire semblaient discriminatoires à d'autres chrétiens observateurs du dimanche, au point d'effacer des pages. Comme quoi on ne peut jamais faire l'unanimité ici bas, et c'est normal, moi-même je ne suis pas d'accord sur tout à 100%, je me suis déjà exprimé un peu plus haut sur un petit désaccord. Mais de là à trouver ce séminaire discriminatoire, c'est peut-être exagéré. A vous de le dire.

LE TEMOIGNAGE DE JESUS EST L'ESPRIT DE LA PROPHETIE

AP 19:9-10
Et l'ange me dit: Écris: Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'agneau!
Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. Et je tombai à ses pieds pour l'adorer, mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. Car le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie.


Le peuple de Dieu de tous les temps prend enfin sa place de femme légitime de l'Agneau. La relation qui unit Dieu et son peuple est de la même nature que celle du couple. Dieu désire une relation d'amour réciproque qui engage la responsabilité des deux partenaires.

Es 54:6 «l'Eternel te rappelle comme une femme délaissée...Comme une épouse de la jeunesse...»
2Cor 11:2 «je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure»
Eph 5:25 «Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle»


L'épouse s'est préparée pour son l'Epoux.

Cette préparation souligne la responsabilité de l'épouse: «elle s'est préparée elle-même» (traduction littérale). Cela signifie que le salut n'est pas entièrement passif et que Dieu s'attend à une réponse humaine. Selon la coutume, l'épouse doit se préparer pour les noces, être belle et rester vierge pour l'époux. On la recouvre entièrement d'un voile qui lui cache le visage et ne sera levé que dans la chambre nuptiale. Autour de la taille, on lui passe une ceinture qui ne sera dénouée que par l'époux...

Cant 4:1-3 «Que tu es belle, mon amie...Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile...Tes lèvres sont comme un fil cramoisi, et ta bouche est charmante; Ta joue est comme une moitié de grenade, derrière ton voile»
Jér 2:32 «La jeune fille oublie-t-elle ses ornements. La fiancée sa ceinture ?»


L'épouse reçoit tout comme un don, un cadeau, une grâce. Dieu lui donne comme une grâce d'en haut, la qualité du vêtement, et aussi l'acte même de pouvoir se vêtir.

Ap 19:8 «Il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints»
Es 61:10 «Je me réjouirai en l'Eternel, mon âme sera ravie d'allégresse en mon Dieu; Il m'a revêtu des vêtements du salut...Comme le fiancé s'orne d'un diadème. Comme la fiancée se pare de ses joyaux»

L'épouse de l'Agneau est l'opposé de la prostituée.

On peut constater la différence entre le vêtement de la prostituée et celui de l'épouse du Christ. L'humilité et la modestie de l'épouse s'opposent à l'orgueil et à l'impudence de la prostituée. La grande prostituée s'est habillée elle-même, son vêtement est écarlate, et elle est parée de pierres précieuses et de divers bijoux et ornements. Pour l'épouse du Christ, il est dit qu'il lui aura été donné de se revêtir et cela signifie que l'habit lui est offert.

Le «fin lin» représente ici «les oeuvres justes des saints», accordées par l'époux (Ap 19:8), tandis qu'il représentait le signe du luxe pour la prostituée (Ap 18:16). La simplicité de son vêtement «éclatant, pur» contraste avec la robe de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles» de la prostituée (Ap 17:4 ; 18:16). La joie qui éclate et les chants des noces (Ap 19:7,9) s'opposent à la tristesse, aux lamentations, aux cris, aux larmes, et au silence des musiciens (Ap 18:10-11,16,19,22).


Jean est tellement ému après cette vision, qu'il s'écroule aux pieds de l'ange «pour l'adorer» (Ap 19:10).

L'ange de Dieu a refusé catégoriquement ce geste d'adoration réservé à Dieu seul, en lui rappelant qu'il n'est après tout que son «compagnon de service» (Ap 19:10). Que faut-il penser alors de tous ceux qui, dans l'histoire du christianisme, ont accepté l'adoration: d'une part ceux qui ont adoré, et d'autre part ceux qui ont accepté que des hommes se mettent à genoux devant eux ? Que penser de toutes les idoles qui ont été usées à force d'être caressés et embrassés ?

C'est à Dieu seul que tout être créé doit l'adoration.

Le livre de l'Apocalypse est par excellence le livre de l'adoration. L'impératif suprême: «Adore Dieu !» est le thème central de tout le livre. Les prophéties sur le temps de la fin exigent que l'on distingue entre la véritable adoration et l'idolâtrie (14:6-12). Deux fois, Jean tombe au pied de l'ange pour l'adorer, et deux fois l'ange invite l'apôtre à adorer Dieu (Ap 19:10 et 22:9): Une première fois au terme de la vision sur Babylone la prostituée (Ap 17:1 à 19:10); Une seconde fois après la vision sur la nouvelle Jérusalem (Ap 21:9 à 22:9). Et chaque fois, l'ange renforce sa pensée: N'adore pas la bête, pas même les anges, mais adore Dieu seul !

"Le témoignage de Jésus, c'est l'esprit de la prophétie" (Ap 19:10)

Dès le début de l'Apocalypse, Jésus s'est présenté comme le témoin de Dieu ( Ap 1:5 ; 3:14). Dans les lettres aux Eglises, Antipas est présenté comme l'un des témoins de Christ (Ap 2:13). C'est dans ce lien entre Jésus et les hommes, comme témoins, que se trouve la réponse d'Ap 19:10. Parler «du témoignage de Jésus», c'est dire que Jésus est à la fois le sujet et l'auteur du témoignage. On peut donc dire que «le témoignage de Jésus» ce sont les révélations de Dieu transmises par ses serviteurs les prophètes, et qui ont l'esprit de Dieu en eux pour les inspirer, afin qu'ils transmettent le plus fidèlement possible les révélations de Dieu.

C'est pour cela que «Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice» (2Tim 3:16), et que les Ecritures «rendent témoignage de Jésus» (Jean 5:39). Donc, toute véritable révélation de Dieu, transmise par un prophète digne de ce nom, doit avant tout «rendre témoignage de Jésus», et «conduire à Christ pour avoir la vie» (Jean 5:39-40)


La formule «le témoignage de Jésus» ressemble ici à une énigme.

On retrouve cette formule dans la conclusion du livre, dans un contexte semblable, avec une béatitude, où le prophète se laisse encore une fois emporter par son émotion et tombe aux pieds de l'ange. Le parallélisme entre les deux passages permet de déchiffrer l'intention de cette formule étrange:

Apocalypse 19:9-10
Et l'ange me dit: Ecris: Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. Et je tombai à ses pieds pour l'adorer; mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu.

Apocalypse 22:7-9
Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre! Je tombai aux pieds de l'ange qui me les montrait, pour l'adorer. Mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.


Ainsi, «Ceux qui ont le témoignage de Jésus» correspondent à «ceux qui gardent les paroles de ce livre». Autrement dit, «le témoignage de Jésus» signifie «ce livre», c'est-à-dire l'Apocalypse, en premier lieu. Témoigner de Jésus signifie porter le message de l'Apocalypse et annoncer la prophétie qui parle du salut final de l'univers, et qui est décrite dans ce livre. Le «témoignage de Jésus» signifie un témoignage qui procède de Jésus lui-même, et qui a Jésus pour origine.

Le «témoignage de Jésus» est ici identifié à "l'esprit de prophétie".

C'est-à-dire que ce témoignage de Jésus possède l'inspiration de Dieu, d'en haut, et on ne peut le réduire à une simple morale ou à une tradition, sans la visite de Dieu. Il s'agit ici de l'Esprit de Dieu, qui a inspiré les prophètes qui ont transmis fidèlement les révélations de Dieu.

2Pierre 1:21 «c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu»

«Le témoignage de Jésus et l'esprit de la prophétie», deux caractéristiques permanentes de la véritable Eglise.

L'Apocalypse mentionne plusieurs fois que la véritable Eglise est fidèle sur deux principes de foi et de moralité. Ces principes sont exprimés à sept reprises, avec de légères variantes dans Apocalypse:

Ap 1:2 «lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu»
Ap 1:9 «j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus»
Ap 20:4 «ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu»
Ap 12:17 «Satan fait la guerre à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»

Ap 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»
Ap 6:9 «Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu»
Ap 12:11 «Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage»


Cette double description de la norme divine permet de distinguer les véritables croyants et la vraie église de Christ tout le long de l'histoire et plus particulièrement à la fin des temps.
Auteur : Philippe Septième
Date : 03 août05, 21:36
Message : Bonjour, je vous propose la suite 146,

Dans l'A-Testament, Dieu avait laissé la même norme pour son peuple:


Es 8:20 «A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, Il n'y aura point d'aurore pour le peuple»
Ps 19:8 «La loi de l'Eternel est parfaite, elle restaure l'âme; Le témoignage de l'Eternel est véritable, il rend sage...»

Ps 78:5 «Il a établi un témoignage en Jacob, il a mis une loi en Israël, et il a ordonné...de l'enseigner à leurs enfants»
2Rois 17:13 «Revenez de vos mauvaises voies, et observez mes commandements et mes ordonnances, en suivant entièrement la loi que j'ai prescrite à vos pères et que je vous ai envoyée par mes serviteurs les prophètes»


Jésus fait également référence à cette double autorité à diverses reprises dans les évangiles:

Mat 5:17 «Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes...»
Luc 16:29 (dans la parabole de Lazare) «Ils ont Moïse et les prophètes: Qu'ils les écoutent»
Luc 24:27 (Jésus, après sa résurrection) «Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait»
Jean 5:37-39 Jésus déclare et il dit: «le Père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi...et les Ecritures...ce sont elles qui rendent témoignage de moi»


Ces mêmes expressions se retrouvent au temps des apôtres, après Jésus.

Actes 13:15 «Après la lecture de la loi et des prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire...»
Act 24:14 Paul dit: «je sers le Dieu de mes pères...croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes»
Actes 28:23 «Paul leur annonça le royaume de Dieu, en rendant témoignage, et en cherchant, par la loi de Moïse et par les prophètes, à les persuader de ce qui concerne Jésus»


Pour Paul, «le témoignage de Dieu, c'est Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié» (1Cor 2:1-2)

Le témoignage de Jésus est aussi associé au devoir de garder les commandements de Dieu:

Ap 12:17 «Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»

Dans ce passage, l'Apocalypse associe le témoignage de Jésus au devoir de garder les commandements de Dieu. Garder les commandements de Dieu, vivre selon les critères d'en haut, c'est en effet confirmer la prophétie. Le «témoignage de Jésus» signifie un témoignage centré sur Jésus; C'est témoigner de Jésus. Une vie morale qui est en accord avec la volonté de Dieu et ses commandements, est le signe de l'esprit de prophétie, et que l'inspiration vient d'en haut.

Le vrai peuple du reste garde les commandements de Dieu, et aussi «la foi de Jésus » (Ap 14:12)

Cette «foi de Jésus» représente aussi les enseignements de Jésus, transmis par les apôtres: Lorsque les authentiques disciples du Seigneur gardent la foi de Jésus, ils demeurent fidèles au fondement même du christianisme, à la parole de Dieu et de Christ.

Jude 3:20 «Bien-aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes...Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint-Esprit»

Qui sont ceux «qui ont le témoignage de Jésus» Ap 19:10 ?

L'expression «témoignage de Jésus» représente les vrais disciples de Christ. L'Apoc 12:17 voit dans ce «témoignage de Jésus et l'esprit de prophétie» un critère du «reste de sa postérité». Ce qui caractérise les derniers témoins de l'attente de Dieu, c'est leur fidélité aux commandements de Dieu et aussi à la parole prophétique qui les visite et éclaire leur chemin aux derniers moments de l'histoire. L'Apocalypse enseigne aussi qu'«avoir» le témoignage de Jésus n'est pas une marque limitée à l'Eglise du temps de la fin, mais qu'il s'agit d'une caractéristique des fidèles disciples du Christ durant toute l'histoire chrétienne.

Cela représente d'abord les prophètes qui comme le prophète de Patmos ont reçu le témoignage de Jésus par l'inspiration de l'Esprit: La comparaison des textes le démontre.


Ap 19:10
Et je tombai à ses pieds pour l'adorer; mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu.

Ap 22:8,9
je tombai aux pieds de l'ange qui me les montrait, pour l'adorer. Mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes...Adore Dieu.


Cela peut représenter aussi tous les fidèles aux révélations prophétiques transmises par les prophètes:

Ap 19:10 «Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont te témoignage de Jésus»

L'Apocalypse révèle que comme les prophètes, les autres croyants ont aussi été persécutés «à cause du témoignage de Jésus» (Ap 6:9)

LE TEMPS DES APOTRES

Ap 1:9 "Moi Jean, j'étais dans l'île appelée Patmos, à cause du témoignage de Jésus"
Ap 19:10 "Je suis ton compagnon de service
Ap 22:9 "Je suis ton compagnon de service et celui de tes frères les prophètes"


LE TEMPS DU CHRISTIANISME

Ap 6:9 "ceux qui avaient été immolés à cause du témoignage qu'ils avaient rendu"
Ap 19:10 "Et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus"
Ap 20:4 "ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu...Ils revinrent à la vie et régnèrent avec Christ pendant 1000 ans"
Ap 22:9 "et de ceux qui gardent les paroles de ce livre"


LE TEMPS DE LA FIN

Ap 12:17 "Et le dragon...s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus"
Ap 20:4 "...qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main...Ils revinrent à la vie et régnèrent avec Christ pendant 1000 ans"


Donc, tous les croyants sont appelés, comme les prophètes: à garder le témoignage de Jésus, à rester fidèles en paroles et en actes au seul vrai Dieu et à sa parole révélée. L'apôtre Paul nous aide aussi à comprendre Ap 20:4, car il précise que tous les croyants morts en Christ, ressuscitent au moment de la venue en gloire de Christ, donc avant les mille ans (1Thess 4:15-17)

Nous trouvons d'autres parallèles semblables dans Ap 12:17 et 14:12

D'une part, il est question «des restes de la postérité de la femme, de ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus» (Ap 12:17), et cela représente la caractéristique du peuple de la fin. Et d'autre part, ce sont tous «les saints qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus» (Ap 14:12). Ailleurs encore, l'Apocalypse 17:6 précise que Babylone est «ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus», sans distinction d'époque.

De ces textes il ressort que «le témoignage de Jésus» est la caractéristique qui concerne aussi bien des saints que des prophètes et des croyants de la fin. Cela est ce qui caractérise les vrais croyants tout le long de l'histoire, pour les distinguer des autres. Ainsi, dans l'Apocalypse, la fidélité à la «parole de Dieu» et au «témoignage de Jésus Christ» met une séparation entre le fidèle et l'infidèle, et entraîne des persécutions. C'est pour cette raison que le peuple fidèle de la fin est la cible particulière de Satan (Ap 12:17)


Commentaire de l'ange concernant «le témoignage de Jésus», dans Apoc 19:10

L'ange semble donner ici un commentaire et définir l'expression «le témoignage de Jésus». L'ange explique à Jean que lorsque l'Esprit inspire une prophétie, le contenu de celle-ci est revêtu d'une autorité qui émane de Jésus lui-même. Autrement dit, l'Esprit de prophétie est une manifestation du témoignage de Jésus et tous les authentiques prophètes sont ceux qui «ont le témoignage de Jésus»

Jésus est à la fois le sujet et l'objet du témoignage et de la révélation.

-Les prophètes ont parlé: «par l'Esprit de Christ qui était en eux...» (1Pier 1:11)
-Mais en même temps, «les Ecritures rendent témoignage de Christ» (Jean 5:39)

Ce témoignage de Jésus avec les révélations de Dieu et ses commandements étaient les marques distinctives de l'Eglise apostolique (Ap 1:9) et celles des chrétiens par la suite (Ap 6:9), et elles constituent le sceau invariable de la véritable Eglise de tous les âges et représentent la totalité de la révélation de Dieu dans l'Ancien et le N-Testament.

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 août05, 22:35
Message : Bonjour, je vous propose la suite 147,

Tous les messages des prophètes après Christ, doivent être testés d'après le témoignage de Jésus:


Mat 24:24-25 «Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes: Ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus. Voici, je vous l'ai annoncé d'avance»
Mat 7:15,16,20 «Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits»

1Thes 5:19-21 «Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses: retenez ce qui est bon»
2Pier 3:2,15,16 «afin que vous vous souveniez des choses annoncées d'avance car les saints prophètes...Paul vous l'a aussi écrit...dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Ecritures, pour leur propre ruine»


Ap 22:18,19 «Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu'un y ajoute quelque chose. Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre»

Car le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie: Ap 19:10


Si l'esprit de grâce ou l'esprit de vérité désigne l'esprit qui transmet la grâce, ou qui conduit dans la vérité, alors l'esprit de prophétie désigne celui qui inspire la parole prophétique, ou qui rend témoignage de Jésus. Il s'agit donc du souffle ou de l'esprit de Dieu, qui s'est révélé et a inspiré les prophètes et la prophétie transmise.

2Tim 3:16 «Toute Ecriture est inspirée (theopneustos - soufflée) de Dieu»
2Pier 1:21 «c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu»
Act 4:25 ; 28:25 «c'est toi qui as dit par le Saint-Esprit, par la bouche de notre père...»


Le témoignage des prophètes est différent de celui des autres croyants.

Il est important de remarquer le fait, que les saints et les prophètes possèdent tous les deux, «le témoignage de Jésus et l'esprit de la prophétie», et cela ne signifie pas pour autant que leur témoignage soit identique. De même qu'il y a une différence entre le témoignage rendu par Jésus et celui rendu par les prophètes, il y a aussi une différence entre le témoignage du prophète et celui du croyant en général.

Hébr 1:1-3 «Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils...par lequel il a aussi créé le monde...»

Les prophètes reçoivent le témoignage directement de Dieu, par une révélation divine, alors que l'église et ses membres reçoivent le témoignage par l'intermédiaire de la plume inspirée des prophètes.

Avoir «l'esprit de la prophétie» comme prophète et comme croyant.

Tout disciple de Christ «qui a le témoignage de Jésus», possède aussi «l'esprit de la prophétie» à un degré quelconque, car cela lui permet de témoigner. Alors que, celui qui a le don de prophétie transmet des révélations reçues directement de Dieu. C'est dans ce contexte que Paul exhorte l'église et dit:

1Thes 5:19-20 «Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon»

Quels sont les critères pour reconnaître les vrais prophètes de Dieu ?

Comment Dieu se révèle aux prophètes:

Nombr 12:6 «Lorsqu'il y aura parmi vous un prophète, c'est dans une vision que moi, l'Eternel, je me révélerai à lui, c'est dans un songe que je lui parlerai»
2Sam 23:2 «L'esprit de l'Eternel parle par moi. Et sa parole est sur ma langue»

1Pierre 1:10-11 «Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée, ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs investigations, voulant sonder l'époque et les circonstances marquées par l'Esprit de Christ qui était en eux et qui attestait d'avance les souffrances de Christ et la gloire... suivies»

2Pier 1:20-21 «aucune prophétie de l'Ecriture ne peut être un objet d'interprétation particulière, car ce n'est pas par une volonté d'homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu»


Comment examiner les prophètes

Dieu nous invite à faire confiance à ses prophètes: Cette même Parole de Dieu qui demande aux croyants «de se confier en ses prophètes» (2Chron 20:20) «de ne pas mépriser les prophètes», elle demande aussi «d'examinez toutes choses» (1Th 5:19-21)

Dieu nous demande d'examiner, d'éprouver les prophètes:

Prov 14:15 «L'homme simple croit tout ce qu'on dit, Mais l'homme prudent est attentif à ses pas»
Mat 7:15 «Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent...en vêtements de brebis...ce sont des loups ravisseurs»

1Cor 14:29 «Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent, (déterminent)»
1Thes 5:20-22 «Ne méprisez pas les prophéties. Mais examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, abstenez-vous de toute espèce de mal»

1Jean 4:1-3 «Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu. Car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde...»


Examiner la vie des prophètes et ce qu'ils disent d'après les révélations de Dieu. Sont-ils en accord avec la loi de Dieu, ses témoignages, les autres prophètes de la bible ?

Esaïe 8:20 «A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, il n'y aura point d'aurore pour le peuple»

Quels sont leurs fruits ? Leur vie est-elle en accord avec la Parole de Dieu?

Mat 7:15-20 «Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits...»

Sont-ils en accord avec la volonté de Dieu ?

Mat 7:21-24 «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux»

Leurs prédictions se réalisent-elles ?

Jean 14:29 «Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu'elles arrivent, afin que, lorsqu'elles arriveront, vous croyiez»

Comment examiner les faux prophètes:

-Leur déguisement hypocrite pour séduire, tromper:

Mat 7:15-20«Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs, Vous les reconnaîtrez à leurs fruits...»

-Leurs prédictions ne se réalisent pas:

Deut 18:20-22 «Mais le prophète qui aura l'audace de dire en mon nom une parole que je ne lui aurai point commandé de dire...Comment connaîtrons-nous la parole que l'Eternel n'aura point dite? Quand ce que dira te prophète n'aura pas lieu et n'arrivera pas. Ce sera une parole que l'Eternel n'aura point dite...»

-Les prodiges et les miracles ne prouvent pas qu'un prophète soit investi par Dieu:

Mat 24:24 «Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; Ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus»

-Agir au nom de Christ ne prouve pas que cela vient de Dieu:

Mat 7:21-23 «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom?...chassé des démons par ton nom?...fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus...vous qui commettez l'iniquité»

-Ils ne croient pas en Christ tel que la Parole de Dieu le révèle:

1Jean 4:1-3 «Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu. Car plusieurs faux prophètes sont venus dans te monde. Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu...»

-Ils se servent de la prophétie pour détourner de Dieu et de ses révélations:

Deut 13:1-4 «S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant: Allons après d'autres dieux, des dieux que tu ne connais point, et servons-les! Tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c'est l'Éternel, votre Dieu qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Eternel, votre Dieu, de tout votre coeur...Vous irez après l'Eternel, votre Dieu, et vous observerez ses commandements»

But et fonction du message prophétique:

Parler de la part de Dieu:

Jér 1:7 «tu iras vers tous ceux auprès de qui je t'enverrai, et tu diras tout ce que je t'ordonnerai»
Hébr 1:1 «Après avoir autrefois...de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes»
2Pierre 1:21 «c'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu»

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 août05, 22:37
Message : Bonjour, je vous propose la suite 148,

Expliquer la parole de Dieu:

Act 2:14 «Pierre, se présentant avec les onze, éleva la voix, et leur parla en ces termes...David dit de lui...»
Act 4:8-11 «Pierre dit...Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, et qui est devenue la principale de l'angle»
Act 13:32-41 «nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères...dans le Psaume»


Edifier, exhorter, consoler:

Act 15:32 «Jude et Silas...eux-mêmes prophètes, les exhortèrent et les fortifièrent par plusieurs discours»
Act 14:3 «Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console»


Prédire l'avenir:

Es 45:21 «Qui a prédit ces choses dès le commencement, et depuis longtemps les a annoncées? N'est-ce pas moi, l'Eternel? Il n'y a point d'autre Dieu que moi, je suis le seul Dieu juste et qui sauve»
Es 46:10 «J'annonce dès le commencement...et longtemps d'avance ce qui n'est pas encore accompli»

Jean 14:29 «je vous ai dit ces choses avant qu'elles arrivent, afin que, lorsqu'elles arriveront, vous croyiez»
Act 11:27-28 «En ce temps-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche...Agabus se leva, et annonça par l'Esprit qu'il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva en effet, sous Claude»


Nous amener, nous conduire à Christ, et non pas nous rendre dépendants d'eux:

Jean 5:39 «Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!»
Act 10:43 "Tous les prophètes rendent de Même témoignage...»


Dieu a eu des prophètes en tout temps.

Avant le déluge:

Jude 14 «Enoch...a prophétisé en ces termes: Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades»
2Pier 2:5 «s'il n'a pas épargné l'ancien monde, mais s'il a sauvé Noé, lui huitième, ce prédicateur de la justice»


Entre le déluge et Jésus-Christ:

Luc 24:27,44 «Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait...il fallait que s'accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes...»
Jean 1:45 «Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé»


Au temps des apôtres:

Act 13:1 «Il y avait dans l'Eglise d'Antioche des prophètes et des docteurs: Barnabas, Siméon...et Saul»
Act 15:32 «Jude et Silas qui étaient eux-mêmes prophètes, les exhortèrent et les fortifièrent...»
Act 21:8-10 «Philippe l'évangéliste...Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient»


Dans les derniers temps:

Act 2:16-21 «Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, Et vos vieillards auront des songes...»

La particularité "du reste", dans les derniers temps:

Ap 12:17 «Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»
Ap 19:10 «Car le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie»

Jn 5:39 «Vous sondez les Ecritures...ce sont elles qui rendent témoignage de moi»

Les parallèles entre le peuple d'Israël et le peuple de Dieu de la fin.

Les plaies avant le pays promis et les plaies avant le retour de Christ:

Ex 3:19-20 ; 7:3 «J'étendrai ma main, et je frapperai l'Egypte par toutes sortes de prodiges...»
Ap 15-16 «Puis je vis ...7 anges, qui tenaient 7 fléaux, les derniers, car par eux s'accomplit la colère de Dieu»

Israël sort d'Egypte, le peuple de la fin sort de Babylone:

Ex 3:17 «et j'ai dit: Je vous ferai monter de l'Egypte...dans un pays où coulent le lait et le miel»
Ex 13:3 «Moïse dit: Souvenez-vous de ce jour, où vous êtes sortis d'Egypte, de la maison de servitude...»

Ap 18:1-4 «je vis descendre du ciel un autre ange...et la terre fut éclairée de sa gloire. Il cria d'une voix forte, disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande!...Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés...»

Israël entre dans la Canaan terrestre, le peuple de la fin dans la Canaan céleste:

Exode 3:8 «Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens, et pour le faire monter de ce pays dans un bon et vaste pays, dans un pays où coulent le lait et le miel, dans les lieux qu'habitent les Cananéens...»
Ap 14:1 «Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui 144000 personnes...»

Dieu suscite un prophète pour Israël: Dieu accorde l'esprit de la prophétie pour le reste de la fin.

Osée 12:14 «Par un prophète l'Eternel fit monter Israël hors d'Egypte, et par un prophète Israël fut gardé»
Ap 12:17 «Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»
Ap 19:10 "Car le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie»


Le bonheur est contagieux, et nous avons le privilège de le partager.

Ce grand bonheur que le prophète contemple, envahit soudain la scène terrestre:

(Ap 19:7-9) «Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire, car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints."
«Et l'ange me dit: Ecris: Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu»


Cette joie et ce bonheur que Jean décrit dans cette béatitude est une invitation que Dieu veut offrir à tous.

-Il s'agit «du don gratuit de Dieu, qui est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur» (Rom 6:23)
-Il s'agit de la certitude du salut que Dieu nous offre, et de la joie qui en découle déjà sur cette terre (Ps 51:13)
-Il s'agit d'accueillir la justice de Christ, comme une robe qui couvre nos péchés confessés (2Cor 5:21)
-Il s'agit de la sainteté de Christ, à travers laquelle Dieu nous déclare saints, dès maintenant (1Cor 1:2 ; 6:11)
-Il s'agit de ce rendez-vous avec l'époux, où il nous introduira dans la vie éternelle, dans un monde sans larmes, sans souffrance, sans la mort, où Dieu sera présent avec ses enfants (Ap 21:1-4 ; 22:1-5)

Cette béatitude ne se contente pas d'évoquer la fête, elle se projette en invitation pour tous. Il nous appartient d'accueillir cette invitation de l'époux, d'en faire l'expérience personnellement et de la partager avec les autres, dans la joie et dans l'amour.

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 août05, 22:39
Message : Bonjour, je vous propose la suite 149,

Le retour en gloire du ROI des rois

AP 19:11-20
11 Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice.
12 Ses yeux étaient comme une flamme de feu; Sur sa tête étaient plusieurs diadèmes; Il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n'est lui-même;
13 Et il était revêtu d'un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu.
14 Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d'un fin lin, blanc, pur.
15 De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations; Il les paîtra avec une verge de fer; Et il foulera la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant.
16 Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit: Roi des rois et Seigneur des seigneurs.
17 Et je vis un ange qui se tenait dans le soleil. Et il cria d'une voix forte, disant à tous les oiseaux qui volaient par le milieu du ciel: Venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu,
18 afin de manger la chair des rois, la chair des chefs militaires, la chair des puissants, la chair des chevaux et de ceux qui les montent, la chair de tous, libres et esclaves, petits et grands.
19 Et je vis la bête, et les rois de la terre, et leurs armées rassemblées pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval et à son armée.
20 Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre.


Introduction:

Dans Apoc 18, on a constaté la relation existant entre la Babylone antique et mystique. Le drame c'est que le peuple Juif amené à Babylone, n'a pas voulu sortir de Babylone pour rentrer chez soi lors des 3 décrets, et il a fini par se confondre avec Babylone. De même, il arrivera un moment où la démarcation entre l'Eglise chrétienne et la fausse religion venue du paganisme et de la tradition ne sera plus visible.

Dans l'Apocalypse, Jean présente une collusion entre le pouvoir politique et religieux, qui ira si loin qu'il ne sera plus possible de les distinguer l'un de l'autre. Au moment de notre texte, Babylone est tombée, mais la bête en tant que pouvoir politique semble toujours là. C'est même elle qui se dresse contre les pouvoirs religieux avec lesquels elle s'était accordée (Ap 17:12,16)

Ainsi la bête est encore là, avec le faux prophète, mais il y a en plus les rois de la terre qui les accompagnent pour faire la guerre au cavalier et à son armée. L'abandon du pouvoir religieux par le pouvoir politique n'est pas dans le but de défendre le Christ, et il fait même la guerre aux chrétiens demeurés fidèles. Jean présente ici, le jugement et la destruction de ce dernier pouvoir et de ses sujets qui auront refusé de sortir de Babylone et de marcher dans la lumière de Christ et les révélations de la Parole de Dieu.


Les victoires d'en haut.

Dans la vision suivante, Jean voit «un ciel ouvert» (Ap 19:11)

Jusqu'à présent le ciel restait limité à des voix ou des anges qui parviennent jusqu'à Jean. Parfois, la vision parlait d'une «porte ouverte dans le ciel» (Ap 4:1), ou du «temple ouvert» (Ap 11:19 ; 15:5). A présent le prophète voit «le ciel ouvert». Ici, la révélation se veut plus complète, et les yeux se perdent dans l'infini du royaume céleste qui vient.

Les sceaux et les victoires d'en haut.

Jean voit un cheval blanc qui va nous introduire dans la dernière campagne militaire de Dieu. Les victoires d'en haut vont se succéder en parallèles aux sept sceaux du début du livre:


les sceaux (A) - les victoires (B)

(A1) cheval blanc, couronne, victoire (6:2)
«et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait
avait un arc: une couronne lui fut donnée, et il partit
en vainqueur et pour vaincre»

(B1) cheval blanc, diadèmes, victoire (19:11-13)
«je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc.
Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable...
sur sa tête étaient plusieurs diadèmes...»


(A2) cheval couleur de sang, guerre, épée (6:3-4)
«il sortit un cheval roux. Celui qui le montait reçut
le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les
hommes s'égorgeassent les uns les autres...»

(B2) armées, sang versé, guerre, épée (19:14-16 ; 19-21a)
«Les armées qui sont dans le ciel le suivaient...De sa
bouche sortait une épée, pour frapper les nations...
Ils furent tués par L'épée qui sortait de la bouche...»


(A3) Famine spirituelle (6:5,6)
"et voici, parut un cheval noir...une voix qui disait
Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures
d'orge pour un denier..."

(B3) Rassasiement anthropophage (19:17,18,21)
"Venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu,
afin de manger la chair des rois, des chefs militaires,
et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair"


(A4) Mort, séjour des morts (6:7,8)
"parut un cheval de couleur pâle. Celui qui le montait
se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait"

(B4) abîme (20:1-3)
"je vis... un ange, qui avait la clef de l'abîme...
Il saisit le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.
Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée"


(A5) âmes immolées à cause de la parole de Dieu et
en attente dans la mort (6:9-11) "je vis sous l'autel les
âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole
de Dieu. Ils crièrent d'une voix forte: Jusques à quand,
tardes-tu à juger.."

(B5) âmes décapitées à cause de la parole de Dieu
ressuscitant (20:4-6) "je vis les âmes de ceux qui avaient
été décapitées à cause du témoignage de Jésus...Ils revinrent
à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans"


(A6) Bataille d'Harmaguédon (6:12-17)
"Les rois de la terre...et tous les hommes libres, se
cachèrent...et ils disaient aux montagnes...cachez-nous de
la colère de l'agneau, car le grand jour de sa colère est
venu, et qui peut subsister?"

(B6) Bataille de Gog et Magog (20:7-10)
Après les 1000 ans, Satan sera relâché de sa prison, il
sortira pour séduire les nations...Gog et Magog, afin de
les rassembler pour la guerre...Ils investirent le camp des
saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel
et les dévora"


(A7) Ciel vide, silence, parousie (8:1)
Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un
silence d'environ une demi-heure"

(B7) Trône blanc dans le ciel, terre et ciel vides (20:11-15)
"je vis un trône blanc, et celui qui était assis dessus.
La terre et le ciel s'enfuirent devant sa face..."


Le cheval blanc. "Monté sur un cheval" Ap 19:11

On remarque l'opposition entre le cheval mentionné ici, et l'âne sur lequel le Christ est monté, pour entrer à Jérusalem, au jour qu'on appelle depuis: "le jour des rameaux" (Mat 21:1-8).

Zach 9:9 «Sois transportée d'allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; Il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d'une ânesse»

Zacharie parle de la 1ère venue de Christ sur la terre, dans l'humilité, sur l'âne, qui est le symbole de paix. Alors qu'Apo 19:11 décrit le Christ, avec le cheval, qui est la monture de la conquête et de la victoire. Comme il est blanc, il revêt de ce fait le symbole de pureté.

Ses yeux étaient comme une flamme de feu: (Ap 19:12)

Le texte montre que rien n'échappe à la vue du cavalier (voir Ap 1:14 ; 2:18)

Parallèle entre le cheval blanc des sceaux en Ap 6, avec le cheval blanc d'Ap 19.

Dans les sceaux, le cheval blanc marquait le départ victorieux de la conquête terrestre de l'Eglise (Ap 6:2); Ici, le cheval blanc marque le retour victorieux de la conquête céleste qui domine le cours de cette histoire. Dans les sceaux, le cheval blanc était monté par un cavalier pacifique et ses armes ne sont pas utilisées (Ap 6:2). Ici, le cheval blanc est monté par un guerrier qui utilise son épée contre les nations et verse le sang (Ap 19:13-15). Le premier cavalier reçoit une couronne de lauriers (Ap 6:2). A présent, il porte plusieurs diadèmes sur sa tête, qui symbolisent la domination absolue et totale (Ap 19:12)

Le laurier marque la victoire dans une compétition sportive, le diadème exprime la permanence de la royauté. Le premier cavalier était à peine évoqué et il est sans nom et sans description. Maintenant, on peut discerner sa tête et ses yeux (Ap 19:12), sa bouche (19:15), sa cuisse et son vêtement (19:16)


Les 4 noms du cavalier sur le cheval blanc (Ap 19:11-16)

Le premier nom. «Fidèle et Véritable», affirme la présence sûre et constante de Dieu auprès de nous. Ce nom nous certifie la venue de Christ (Ap 19:11). Ces traits du conquérant sont aussi une invitation à son épouse, pour rechercher la fidélité et ce qui est vrai.

Le deuxième nom. «Que personne ne connaît» affirme l'éloignement du Dieu invisible et inattendu. Cela signifie aussi que sa venue surprendra (Ap 19:12)

Le troisième nom. «Parole de Dieu», affirme la manifestation du Dieu qui se révèle aux hommes par sa parole. C'est le Dieu personnel qui vient dans l'existence et dans l'histoire de l'homme (Ap 19:13)

Le quatrième nom. «Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs», affirme la souveraineté du Dieu roi de l'univers. C'est le nom qui désigne spécifiquement l'Agneau, Jésus-Christ (Ap 17:14 ; 19:16)

Auteur : Philippe Septième
Date : 08 août05, 22:45
Message : Bonjour, je vous propose la suite 150,

Le troisième nom.


«il avait un nom écrit, que personne ne connaît...Son nom est la Parole de Dieu» (Ap 19:12-13)

C'est la 1ère fois dans le Nouveau Testament que le Christ est appelé "Parole de Dieu", (si) l'Evangile de Jean n'était pas encore écrit à ce moment-là. C'est peut-être la raison pour laquelle l'auteur peut dire au verset 12, que c'est un nom qui n'était pas connu.

Le mot «Logos» employé ici est riche en significations: "Discours, Parole, Verbe, Pensée, Action". Le mot "Logos" pour Démocrite, philosophe grec (460 av-JC), était comme une sorte de principe qui ordonne et qui met de l'ordre dans les choses pour qu'elles aboutissent à la création de la nature. Le mot est ensuite utilisé par Platon (427 av-JC), et par Aristote (384 av-JC), dans un sens semblable. Puis, les philosophes stoïciens conçoivent le "Logos" comme un principe qui animait la réalité pour le bien.

En hébreu, la parole (davar) signifie beaucoup plus que des sons articulés. Jean était surtout pénétré par l'AT, où le mot hébreu "davar" qui signifie "Parole", avait un sens très puissant. C'est par la parole que Dieu a créé le monde et qu'il est intervenu dans la vie et l'histoire des hommes. La «Parole» dans l'AT. C'est aussi l'expression vivante, historique et concrète de la personne.

Selon l'épître aux Hébreux 1:1, «Dieu nous a parlé par son fils», que Jean 1:1 appelle «la Parole, le logos». Le retour de Jésus, ou la descente de Dieu en gloire, c'est la parole la plus expressive de Dieu. C'est pourquoi l'homme ne peut la supporter: Ou l'homme meurt, ou il change au moment de sa venue.


1Tim 6:16 «...Dieu habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vu ni ne peut voir...»

On peut résumer l'ensemble des sens du mot "Logos" appliqué à Jésus, en disant:

-Il est Parole dans la création, parce que c'est par lui que s'est manifestée la puissance de Dieu.

Jean 1:1-3 «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu...Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle»

-Il est Parole dans la révélation, parce que c'est par lui que Dieu s'est révélé, s'est manifesté aux hommes.

Héb 1:1-3 «Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils»

-Il est la Parole de Dieu qui a habité avec l'homme, parce ce que c'est par lui que Dieu s'est incarné pour vivre avec l'homme. C'est Jésus en sa qualité «d'Emmanuel, Dieu avec nous» qui est décrit (Mat 1:23)

Jean 1:14 «Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père»

-Il est Parole, parce qu'il est celui qui devient vie en l'homme et le transforme à l'image de Dieu.

Jean 15:5 «Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit. Car sans moi vous ne pouvez rien faire»

Jean a choisi probablement, pour toutes ces raisons évoquées, ce terme "Logos" pour désigner le Christ. Quand Jean a dit «Son nom est la Parole de Dieu», c'était une manière de dire "voilà les caractéristiques de sa personne. Il est: puissance, révélation, incarnation de Dieu, et vie de Dieu en l'homme. Personne ne pourra jamais remplacer Jésus-Christ et sauver l'homme de la malédiction du péché, car c'est en lui seul qu'on a la vie et il est le seul et unique Sauveur de l'univers.

Ces 4 noms du cavalier nous révèlent aussi le Dieu qui est à la fois loin et proche de nous.

L'incarnation et la présence proche de Dieu vont de pair avec la souveraineté de Dieu, sa justice et sa grandeur. Jésus énonçait le même principe lorsqu'il priait «Notre Père» (le Dieu proche), «qui est dans le ciel» (le Dieu loin). De même, le royaume de Dieu est à la fois présent et futur, existentiel et cosmique. Juste après avoir affirmé aux pharisiens, «le royaume de Dieu est au milieu de vous» (Luc 17:21), Jésus ajoute: «comme l'éclair resplendit d'une extrémité du ciel à l'autre, ainsi sera le Fils de l'homme en son jour» (Luc 17:24). Seule cette tension assure au croyant la qualité de l'adoration de Dieu et du véritable culte.

Les séquelles d'Harmaguédon.

Les armées qui sont dans le ciel le suivaient...(Ap 19:14)


Jésus revient avec les armées qui sont dans le ciel, comme il l'avait prédit lui-même quand il était parmi nous:


Mat 16:27 «le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges...»
Mat 24:31 «Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre»
Mat 25:31 «Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges...»


C'est parce que Christ revient dans sa gloire avec tous ses anges, que ce retour sera visible de tous:

Mat 24:27,30 «Car, comme l'éclair part de l'orient et se montre jusqu'en occident, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme» «le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire»

Act 1:11 «pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel»

Ap 1:7 «Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l'ont percé, et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui, Amen!»

Une épée aiguë à 2 tranchants sort de sa bouche (Ap 19:15)

Cette épée du cavalier représente la Parole inspirée de Dieu.


Héb 4:12 «la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; Elle juge les sentiments et les pensées du coeur»
Esaïe 11:4 "Mais il jugera les pauvres avec équité...Il frappera la terre de sa parole comme d'une verge. Et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant»
2Thes 2:8 «Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'éclat de son avènement»


Dieu commence et achève son oeuvre par sa Parole puissante:

L'arme qui porte le coup fatal au mal, c'est la parole du Dieu qui vient. C'est la même Parole qui avait tout démarré à la création (Gen 1:3 ; Jean 1:1-3), qui porte le monde à sa fin. Ainsi, la parole de Dieu peut être aussi bien créatrice que destructrice.

2Pierre 3:5,7 «Des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu...par la même parole les cieux et la terre d'à présent sont gardés et réservés pour le feu»

La cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant (Ap 19:15)

Cette expression nous l'avons déjà vue dans Ap 14:19. Quand on parle de la colère de Dieu, il faut se garder de la comprendre à la lumière de nos colères. La colère de Dieu est l'expression de sa justice et non d'une passion quelconque, comme pour les hommes. L'homme a le choix entre l'amour ou la colère de Dieu, entre le salut et le jugement.


Jean 3:16-18,36 «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle...Celui qui croit en lui n'est point jugé: mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu» «Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui»

Le châtiment est en relation avec les pouvoirs qu'ils représentent.

Le châtiment des rois est différent de celui qui frappe les bêtes d'Apo 13. Contrairement aux bêtes (la bête de la mer et la bête de la terre ou faux prophète) qui sont jetées dans l'étang de feu, les «rois de la terre» sont attaqués par l'épée de Christ. Chaque pouvoir est combattu sur son propre terrain. Les pouvoirs de nature religieuse sont anéantis par la puissance cosmique du Dieu juge. Les pouvoirs de nature politique sont vaincus par la puissance militaire du Dieu des armées.

Jean reprend ici le thème d'Harmaguédon évoqué dans la sixième coupe (Ap 16:14-16)

Le sang encore frais sur les vêtements du cavalier suppose qu'il vient de se servir de son épée (Ap 19:13). Le «rassemblement» des «rois de la terre » contre le cavalier divin (Ap 19:19) évoque le «rassemblement» des «rois de la terre» sur la montagne de Meguiddon contre la venue inattendue de Dieu (Ap 16:15-16).

«Le grand festin de Dieu» (Ap 19:17) fait écho au «combat du grand jour du Dieu tout-puissant» (Ap 16:14). Ces thèmes communs avec le texte de la sixième coupe indiquent qu'il s'agit de la bataille d'Harmaguédon. Les détails de la bataille ne sont pas retracés, et Jean se contente de donner le dénouement final de la victoire totale de Dieu sur ses ennemis.

Il a sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit...(Ap 19:16)

Le vêtement symbolise ce qui apparaît, ce qui se voit, alors que la cuisse représente la puissance. Le Christ incarne ici toute la puissance décrite à propos du "Logos"


Gen 24:2-3 «Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, l'intendant de tous ses biens: Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse, et je te ferai jurer par l'Eternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre»
Auteur : Philippe Septième
Date : 08 août05, 22:53
Message : Bonjour, je vous propose la suite 151,

A la bête et au faux prophète se joignent à présent tous les habitants de la terre Ap 19:19-21


Apocalypse 17 et 18 avaient évoqué la défaite de Babel, la chute de Babylone et le grand deuil qui s'ensuivit, avec les rois de la terre qui l'avaient eux-mêmes jetée au feu, puis, l'avaient regrettée et pleurée. Le récit n'avait rien dit concernant les «rois de la terre» survivants. La prophétie reprend ici l'histoire de cette bataille d'Harmaguédon.

Elle nous rappelle que la puissance de Babel et son allié, le faux prophète, sont jetés au feu (Ap 19:20). Daniel 7:11, évoque un fait semblable: «l'animal fut tué, et son corps fut anéanti, livré au feu pour être brûlé» Quant aux autres, «les rois de la terre», ou les pouvoirs politiques, ils sont «tués par l'épée qui sortait de la bouche du cavalier» (Ap 19:21). La venue de Dieu signifie donc pour les uns la transformation de leur nature et pour les autres la mort.


1Cor15:51-53 «Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps mortel revête l'immortalité»

La mort des incrédules à la venue de Christ en gloire (Ap 19:17-20)

Pour «les rois de la terre», la venue de Dieu signifie leur mort violente. Tous ceux qui sont assemblés pour ce dernier combat contre Dieu et l'Agneau sont anéantis, morts. Et ce qui reste de leurs corps disparaît aux quatre vents, «tous les oiseaux se rassasieront de leur chair»

Ap 19:21 «Et les autres furent tués par l'épée qui sortait de la bouche de celui qui était assis sur le cheval, et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair»

Babylone avait terminé de la même manière. Les dix cornes et la bête avaient mangé sa chair (Ap 17:16). A présent, c'est tout le reste qui est en révolte contre Dieu, qui péri. Mais comme il ne reste plus personne après leur mort, ce sont les oiseaux du ciel qui les déchirent. On a l'impression ici que les hommes et les bêtes des champs sont morts, et que seuls les oiseaux restent.

Le festin des noces de l'Agneau est en opposition avec le festin d'Harmaguédon, Ap 19:17-18

Jean décrit ici une sorte de "repas de vautours", en opposition avec le repas des noces de l'Agneau. Il s'agit de l'anéantissement de ceux qui se seront volontairement et délibérément révoltés contre Dieu. Le festin des noces de l'Agneau nourrit ses hôtes dans la joie et l'assurance de la vie éternelle. Le festin d'Harmaguédon plonge ses convives dans la tristesse d'un deuil absolu.

Plus rien ne reste des révoltés contre Dieu et l'Agneau, car les oiseaux rapaces ont tout dévoré. Ils n'ont même plus le droit à une sépulture et plus personne ne les pleure. Ils disparaissent totalement. La terre est complètement vide de toute vie humaine.


La description du retour de Christ par les prophètes bibliques.

Le retour de Christ est décrit comme un jour de ténèbres, redoutable, de destruction:

Amos 5:18-20 «Malheur à ceux qui désirent le jour de l'Eternel! Qu'attendez-vous du jour de l'Eternel? Il sera ténèbres et non lumière. Vous serez comme un homme qui fuit devant un lion et que rencontre un ours qui gagne sa demeure, appuie sa main sur la muraille, et que mord un serpent...»

Soph 1:14-18 «Le grand jour de l'Eternel est proche...Ce jour est un jour de fureur. Un jour de détresse et d'angoisse. Un jour de ravage et de destruction. Un jour de ténèbres et d'obscurité...Un jour où retentiront la trompette et les cris de guerre...Je mettrai les hommes dans la détresse, et ils marcheront comme des aveugles, parce qu'ils ont péché contre l'Eternel; Je répandrai leur sang comme de la poussière, et leur chair comme de l'ordure. Par le feu de sa jalousie tout le pays sera consumé; Car il détruira soudain tous les habitants du pays»

Esaïe 13:6-11 «Gémissez, car le jour de l'Eternel est proche: Il vient comme un ravage du Tout-Puissant...le jour de l'Eternel arrive, jour cruel, jour de colère et d'ardente fureur qui réduira la terre en solitude et en exterminera les pécheurs...Je punirai le monde pour sa malice, Et les méchants pour leurs iniquités...»


Devant Christ est un feu dévorant, qui épouvante les pécheurs:

Joël 2:1-3,10,11 «...Que tous les habitants du pays tremblent! Car le jour de l'Eternel vient, car il est proche, jour de ténèbres et d'obscurité...Voici un peuple nombreux et puissant, tel qu'il n'y en a jamais eu, et qu'il n'y en aura jamais dans la suite des âges. Devant lui est un feu dévorant et derrière lui une flamme brûlante: Le pays était auparavant comme un jardin d'Eden, et depuis c'est un désert affreux: Rien ne lui échappe»

«Devant eux la terre tremble. Les cieux sont ébranlés. Le soleil et la lune s'obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat. L'Eternel fait entendre sa voix devant son armée; Car son camp est immense. Et l'exécuteur de sa parole est puissant; Car le jour de l'Eternel est grand, il est terrible: Qui pourra le soutenir?»


Ap 6:12-17«Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau...le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre...Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent...Et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau: Car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister?»

Devant sa venue, la terre est détruite et les pécheurs exterminés.

Ap 11:18 «Les nations se sont irritées et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre»

2Pierre 3:10-12 «Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; En ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu'elle renferme sera consumée. Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre...l'avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront!»

2Thess 1:7-9 «lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d'une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n'obéissent pas à l'Evangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force »

2Thess 2:8 Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira par l'éclat de son avènement»
Jér 4:23-26 «Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide: Les cieux et leur lumière a disparu. Je regarde les montagnes, et voici, elles sont ébranlées, et toutes les collines chancellent. Je regarde, et voici, il n'y a point d'homme, et tous les oiseaux des cieux ont pris la fuite. Je regarde, et voici, le Carmel est un désert, et toutes ses villes sont détruites, devant l'Eternel. Devant son ardente colère»


Le retour de Christ est un jour de délivrance pour les élus.

Si d'un côté la description du retour de Christ est terrifiante pour les incrédules, d'un autre côté, ce même retour est considéré par les élus comme «la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ» (Tite 2:13)

Jésus a promis de revenir chercher les siens:

Jean 14:1-3 «Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi...Je vais vous préparer une place. Et... je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi»
Héb 9:28 «Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur salut»

2Tim 4:7-8«J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée; Le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement»
Osée 6:3 «Connaissons, cherchons à connaître l'Eternel; Sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore...»


Le retour de Christ est un jour de joie, de rencontre avec les bien-aimés, et de délivrance pour les élus.

Héb 11:39-40 «Tous ceux-là, (les élus de l'A-T) à la foi desquels il a été rendu témoignage, n'ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection»

1Thess 4:16-17 «Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur»

Col 3:14 «Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire»
Phil 3:20-21 «Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses»

2Pierre 3:11-14 «Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l'avènement du jour de Dieu...Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. C'est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix»

Auteur : Philippe Septième
Date : 04 sept.05, 00:37
Message : Bonjour, je vous propose la suite 152,

Satan et les démons liés sur une terre déserte pour mille ans: Ap 20

AP 20: "Satan et les perdus"
1 Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme et une grande chaîne dans sa main.
2 Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.
3 Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps.
5 Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis...
7 Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison.
13 La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux...
8 Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre; leur nombre est comme le sable de la mer.
9 Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora.
10 Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.


-Satan est lié pour 1000 ans dans l'abîme
-Satan ne peut plus séduire pendant 1000 ans
-les perdus restent mort pendant les 1000 ans
-les perdus ressuscitent après les 1000 ans
-Satan est délié après les 1000 ans
-Satan peut à nouveau séduire les ressuscites
-La dernière guerre de Satan...Gog et Magog;
-La destruction définitive de Satan et des perdus


AP 20 «Dieu et les élus»
4 Et je vis des trônes; et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans.
5 ...C'est la première résurrection.
6 Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.
11 Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s'enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux.
12 Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres.
13 ...et chacun fut jugé selon ses oeuvres.
14 Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu.
15 Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu.


-la première résurrection (des élus qui règnent avec Christ)
-ils régnèrent avec Christ pendant mille ans
-les morts: grands et petits, sont Jugés selon leurs oeuvres
-destruction des perdus, de Satan et de la mort elle-même, parla seconde mort, l'étang de feu.


Satan enchaîné sur une terre désertique (Ap 20:1-3)

Jér 4:23-26 «Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide: Les cieux et leur lumière a disparu. Je regarde les montagnes, et voici, elles sont ébranlées; Et toutes les collines chancellent. Je regarde, et voici, il n'y a point d'homme: Et tous les oiseaux des cieux ont pris la fuite. Je regarde, et voici, le Carmel est un désert: Et toutes ses villes sont détruites, devant l'Eternel. Devant son ardente colère»

C'est dans ce paysage de désert et de néant que l'ennemi juré de Dieu est interpellé et arrêté. Comme dans Apoc 12:9, il est appelé «le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan» (Ap 20:2). Dans Apoc 19:19-20, plusieurs des associés de Satan ont déjà été jugés: les rois, la bête, le faux prophète. Ces pouvoirs, avec la bête de la mer et la bête de la terre (le faux prophète), ont déjà été anéantis, et avec eux les rois de la terre qui vivaient en ces temps de la fin (Ap 19:20-21). Satan ou le dragon, est demeuré en marge du jugement décrit précédemment, et c'est ici qu'on en parle.

La terre devient «informe et vide, à l'état «d'abîme» (Ap 20:1-3)

Ap 20:1-3 «je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l'abîme (abyssos). Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l'abîme...»

Le terme "abyssos" est la traduction de l'hébreu "théhom" utilisé dans Gen 1:2 (la terre "informe et vide"). Il s'agit d'un endroit vide, sans bruit, inhabitable, comme avant que Dieu n'organise la vie sur la terre. Jean annonce que c'est dans cette situation que sera la terre lors du retour du Christ, comme une sorte de retour à la case départ, sans dire comment cela se fera.

Gen 1:1-2 «Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide...(tohuw-bohuw)
Jér 4:23-26 «Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide (tohuw-bohuw)»
2Pierre 2:10-12 «Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; en ce jour, les cieux passeront avec fracas...la terre avec les oeuvres qu'elle renferme sera consumée...les cieux enflammés se dissoudront...fondront!»


Satan n'a plus personne à séduire sur terre pendant les 1000 ans (Ap 20:1-3)

Au moment de la deuxième venue de Christ en gloire avec ses anges, les élus montent au ciel avec leur époux pendant 1000 ans, alors que les perdus sont tous morts par l'éclat de sa gloire et il n'y a plus d'hommes sur terre.

1Thes 4:16-17 «le Seigneur lui-même...descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs. Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur»
Jér 4:23-26 «Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide...Je regarde, et voici, il n'y a point d'homme...Et toutes ses villes sont détruites, devant l'Eternel, devant son ardente colère»


La terre retourne dans son état d'avant la création, et le mot hébreu (tehom - abîme) de Gen 1:2, évoque cela. C'est là que le diable est jeté et lié pour 1000 ans, sur une terre inhabitable et vide de toute vie. Satan sera lié aux circonstances et il sera réduit à l'inactivité et au chômage, parce qu'il n'y aura plus personne à séduire sur terre et à détourner du Créateur, pendant cette période. Le sens est symbolique, comme dans l'expression "avoir les mains liées", par les circonstances.

Nous retrouvons le même parallèle dans la symbolique du rituel de Kippour. Le bouc pour Azazel qui représentait Satan était lui aussi condamné au désert (Lév 16:20-22). Parallèlement à la purification de «tous les péchés du peuple» et du sanctuaire qui assurait le pardon cosmique de Dieu, avec le bouc pour l'Eternel; le cérémoniel de Kippour annonçait la destruction de l'inspirateur du mal, avec le bouc pour Azazel qui était chassé dans le désert. C'est dans cet l'environnement sans vie (abîme), que Satan et de ses anges sont condamnés au désert et au néant, comme autrefois le serpent était condamné à la poussière (Gen 3:14)


Satan est lié pour 1000 ans ou beaucoup d'années, à une terre désertique, sans vie.

L'Apocalypse parle de ce bannissement du diable comme d'un événement réel dans le temps, de mille ans. Parler de 1000 ans, c'est parler d'une période symbolique, divine, où les élus rentreront dans le temps de Dieu. Comment parler de notre temps après le retour de Christ qui signifie le passage du temps à l'éternité et où les élus seront projetés dans l'éternité ? Dans le contexte de l'Apocalypse, où nous sommes dans la symbolique, le chiffre mille a une valeur symbolique. Les «mille» qui font le nombre de 144 000 signifient la multitude nombreuse.

Ps 91:7 «Que mille tombent à ton côté, et dix mille à ta droite, Tu ne seras pas atteint»
Ps 119:72 «Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche que mille objets d'or et d'argent»
Ps 90:4 «Car mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d'hier, quand il n'est plus»

Ps 84:11 «Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs»
Eccl 6:3,6 «Quand un homme vivrait un grand nombre d'années, et que les jours de ses années se multiplieraient...quand celui-ci vivrait deux fois mille ans...»


Vu cet arrière-plan biblique, on peut penser que l'Apocalypse entend le nombre «mille» dans le sens symbolique de «beaucoup d'années». Les mille ans sont aussi en contraste avec «un peu de temps» (Ap 20:3) «Il le jeta dans l'abîme...jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps»

Les mille ans représentent les premiers pas du genre humain dans l'éternité, sans le règne du mal.

La leçon à retenir ici, c'est que dans un langage symbolique, l'Apocalypse nous informe que la puissance du mal n'aura plus de pouvoir sur les hommes et les femmes à ce moment là. Ce sens symbolique de mille ans n'exclut pas pour autant la réalité de cette durée. Il se peut après tout, que les mille ans couvrent vraiment une période de mille ans. Mais à ce stade de la prophétie cette question n'a plus d'importante, car dans la perspective de l'éternité et au delà de l'histoire humaine, la notion de durée ne se conçoit de toutes façons plus selon nos critères.
Auteur : Philippe Septième
Date : 06 sept.05, 07:16
Message : Bonjour, je vous propose la suite 153,

«mille ans», c'est aussi la durée d'âge de la première génération d'hommes avant le déluge: (Adam 930 ans; Jared 962; Mathusalem 969; Noé 950; etc...). Le recours à «mille ans» signifie aussi le retour à l'état antédiluvien, au temps du jardin d'Eden. On retrouve un langage semblable dans Esaïe où l'espérance de «nouveaux cieux» et «d'une nouvelle terre» est rendue poétiquement dans la nostalgie de l'âge d'or antédiluvien, quand mourir à cent ans c'était mourir jeune, et quand les hommes vivaient aussi vieux que les arbres. (Esaïe 65:17,20,22).

L'Apocalypse, comme le prophète Esaïe, essayent de nous faire comprendre qu'on retrouvera alors le bonheur et la qualité de vie du début de l'histoire humaine, d'avant le péché. Ainsi, les mille ans représentent en quelque sorte les premiers pas du genre humain dans l'éternité tant attendue.


Quelques mots pour ceux qui croient à mille ans d'âge d'or sur cette terre.

Il est bon d'expliquer les prophéties de l'A-Testament à travers Christ et l'Apocalypse qui est la dernière révélation. Il est important de nous rappeler que Christ est la révélation directe de Dieu et que l'Apocalypse est la dernière révélation de Dieu à l'humanité.

Héb 1:1-3 «Après avoir autrefois...parlé à nos pères par les prophètes, Dieu...nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses...et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne...»
Apoc 1:1 «Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu'il a fait connaître, par l'envoi de son ange, à son serviteur Jean»

Cela signifie que les prophéties de l'A-Testament doivent être comprises à travers Christ et l'Apocalypse, et non séparément et en dehors. Cela signifie aussi qu'il y a des prophéties de l'A-T qui concernent en partie le peuple d'Israël et en partie l'éternité, et cela peut se trouver dans un même passage. C'est Christ et l'Apocalypse qui est la dernière révélation de Jésus-Christ (Ap 1:1), qui peuvent nous aider à bien discerner les événements annoncés.

2Cor 3:14-16 «Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand, ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît...lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur...»

L'idée de la semaine avec les 7 jours de la création pour expliquer "l'âge d'or".

D'après certains, le 7ème jour de la semaine équivaut au millénium, et chaque jour équivalant à 1000 ans. Ainsi on croit que 6000 ans après la création il y a 1000 ans de paix avec un âge d'or universel. C'est pour cela qu'avec l'arrivée de l'an 1000, 2000, 3000 on croyait à la fin du monde. Ces hypothèses ne sont ni bibliques ni sérieuses, c'est pourquoi on ne s'y attardera pas plus.

Que penser de certaines prophéties pour expliquer les mille ans sur terre ?

Esaïe 65 et 66 sont un exemple, que certains utilisent pour annoncer la nouvelle terre et le royaume de Christ. Ces croyants sélectionnent certains versets, tout en laissant d'autres qui contredisent cette théorie. Or, ces mêmes textes affirment que la mort et le péché existeront sur cette nouvelle terre (Es 65:20). Ainsi, Esaïe présenterait une nouvelle terre où la mort ne serait pas déracinée et où le mal continuerait d'exister ? Alors que la bible précise que, sur la nouvelle terre, la mort et le mal n'existeront plus (Ap 21:1-4)

Cette interprétation ne respecte pas la structure chronologique des textes.

Esaïe a écrit ce passage avant tout pour le peuple d'Israël qui était en exil à Babylone. Esaïe a annoncé à son peuple qu'ils seront emmenés en captivité par les Babyloniens, mais aussi que s'ils se convertissent, alors commencera pour eux une période nouvelle. C'est dans ce contexte qu'Esaïe dit: "Vous ne bâtirez plus des maisons pour qu'un autre vienne vous les prendre..."

Certaines prophéties peuvent avoir un double sens.

Ces textes chronologiquement parlant ne s'appliquent pas au royaume des cieux du Nouveau Testament, mais d'abord à une promesse faite aux Juifs sur un plan terrestre. Mais il arrive aussi, que dans de telles prophéties, l'esprit de Dieu s'exprime de telle manière qu'on soit invité parfois à dépasser le sens strictement littéral. Il y a des exemples avec Es 14, où l'auteur parle du royaume de Babylone qui est une image de Satan, ainsi que le roi de Tyr, dans Ézéch 28, qui symbolise également le diable. Lorsque Jésus décrivait la fin de Jérusalem, qui s'est produite en 70, une étude attentive nous invite à dépasser la seule application historique, pour voir une allusion à la fin du monde. C'est pour cela qu'il nous faut, avec prudence et humilité, découvrir ce qui dans un même passage, peut être pris sur le plan littéral, et ce qui doit l'être sur le plan symbolique.

Lorsque Esaïe a eu cette vision, tout en pensant au rétablissement du peuple d'Israël sur la terre, il a pensé probablement aussi au royaume éternel de Dieu. Le rétablissement historique du peuple d'Israël avec les bénédictions promises n'a jamais pu avoir lieu, car Israël n'est jamais revenu véritablement vers Dieu, selon les plans de Dieu. A partir de l'exil à Babylone, ce sont les grandes monarchies universelles dont parle le livre de Daniel 2, 7, 8, qui ont pris le relais et qui s'achèvent avec le royaume éternel de Christ.

Tout cela montre que cet "âge d'or" doit être compris non pas dans le sens d'une période terrestre, mais dans l'optique d'une période céleste. Les infidèles n'auront pas une autre chance pour être sauvés, hors de l'atteinte de Satan. Jean précise qu'avant le retour en gloire de Christ, le choix de chacun sera définitif et irréversible.


Ap 22:11-12 «Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore, et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre»

Les morts infidèles ne participeront pas à la 1ère résurrection, mais ils resteront dans la tombe comme le confirme Ap 20:5, et ils ne reviendront à la vie qu'après les 1000 ans. «Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis». Quand aux vivants infidèles, ils seront foudroyés par l'éclat du retour du Christ, comme on l'a déjà vu. «Et alors paraîtra l'impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu'il anéantira (katargeo) par l'éclat de son avènement» (2Thes 2:8). Le verbe grec "katarguéô" signifie (rendre vain, inemployé, inactif, inopérant) et non l'anéantissement définitif. Cette catégorie de personne rejoindra donc les autres morts dans ce qui constitue encore la 1ère mort.

Pendant les 1000 ans, il ne restera plus que 2 catégories d'hommes.

Les élus qui sont enlevés à la rencontre du Christ sur les nuées et qui régneront avec Christ pour mille ans, et les morts qui attendront dans le séjour des morts que les mille ans soient accomplis, pour ressusciter et être définitivement anéantis. On comprend alors mieux pourquoi le diable sera réduit à l'inactivité pendant les 1000 ans, en étant jeté dans l'abîme, ou sur une terre sans vie. La terre étant désertée, puisque les élus seront au ciel et que les perdus seront tous morts, Satan se retrouvera seul, et il n'aura plus personne ni à séduire, ni contre qui entreprendre la lutte.

1Thes 4:
15 Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts.
16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.
17 Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.


La Bible parle de 2 morts et de 2 résurrections.

La 1ère mort est à cause d'Adam et tous sont concernés: elle est comparée à un sommeil:

Rom 5:12 «par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché»
1Cor 15:21 «la mort est venue par un homme, c'est aussi par un homme qu'est venue la résurrection des morts»

Eccl 9:2-10 «Tout arrive également à tous: même sort pour le juste et pour le méchant, pour celui qui est bon et pur et pour celui qui est impur...il en est du bon comme du pécheur...Ceci est un mal parmi tout ce qui se fait sous le soleil, c'est qu'il y a pour tous un même sort...ils vont chez les morts...Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront; mais les morts ne savent rien, et il n'y a pour eux plus de salaire, puisque leur mémoire est oubliée, et leur amour, et leur haine, et leur envie, ont déjà péri: Et ils n'auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil. Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le, car il n'y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse dans le séjour des morts, où tu vas»

Esaïe 38:18-19 «Ce n'est pas le séjour des morts qui te loue. Ce n'est pas la mort qui te célèbre: Ceux qui sont descendus dans la fosse n'espèrent plus en ta fidélité. Le vivant, le vivant, c'est celui-là qui te loue, Comme moi aujourd'hui; Le père fait connaître à ses enfants ta fidélité»
Dan 12:2 «Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront...»
Jean 11:11-14 «Lazare, notre ami, dort: mais je vais le réveiller...Jésus avait parlé de sa mort...»

1Thes 4:13-14«Nous ne voulons pas, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts»

Auteur : Philippe Septième
Date : 06 sept.05, 07:18
Message : Bonjour, je vous propose la suite 154,

La 2ème mort est une destruction définitive, éternelle, sans retour, à cause de nos propres péchés.


Mat 10 :28 «...craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne» Mat 25:41,46 «Retirez-vous de moi, maudits; Allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges» «Et ceux-ci iront dans le feu, ou au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle»

Ap 20:14-15 «la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu»
1Cor 15:26 «Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort»
Jude 7 «Sodome et Gomorrhe...sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel»


S'il y a 2 morts, il y a aussi 2 résurrections.

Nous avons vu que tous les hommes, fidèles ou non, élus ou rejetés, participent à la 1ère mort qui est un sommeil, alors que la 2ème mort est un anéantissement définitif. La Bible confirme aussi que les élus ressusciteront pour la vie éternelle, et ils deviendront immortels, incorruptibles, alors que ceux qui participeront à la 2ème résurrection seront jugés et définitivement détruits.

Dan 12:2 «Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l'opprobre, pour la honte éternelle»
Actes 24:15 «ayant en Dieu cette espérance...qu'il y aura une résurrection des justes et des injustes»


La 1ère résurrection concerne les élus, elle a lieu à la 2ème venue (en gloire) de Christ, avant les mille ans:

De la terre désolée avec Satan, la vision nous transporte à présent sur la scène céleste remplie de vie (Ap 20:4). Jean «voit des trônes; et ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans» (Ap 20:4)

Les sauvés de tous les âges sont enfin tous réunis pour l'éternité.

L'ange dit à Jean: «Heureux ceux qui ont part à la première résurrection» (Ap 20:5-6). Le livre de Daniel avait déjà parlé du même événement: «Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront...pour la vie éternelle» (Daniel 12:2). A l'ange guerrier Michel qui se lève (en hébreu, amad) en héros vainqueur (Daniel 12:1), répond le lever du croyant (amad) «à la fin des jours» pour son héritage (Daniel 12:13).

Dan 12:13 «Et toi, marche vers ta fin; Tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours»

D'autres passages parlent de la résurrection des élus au moment du retour de Christ.

Jean 11:24 «Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour»
1Thes 4:16 «le Seigneur lui-même...descendra du ciel et les morts en Christ ressusciteront premièrement»
Cor 15:22-23 «comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang, Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement»


L'apôtre Paul décrit la même croyance.

1Thés 4:15-17 «Nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur»

La 2ème résurrection concerne les perdus, elle a lieu après les mille ans.

Jean 5:28-29 «l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement»

Jésus déclare qu'il y aura bien deux résurrections: L'une qui aboutit à la vie éternelle et l'autre pour le jugement. Jésus ne dit pas que ces deux résurrections auront lieu en même temps. Si "les morts en Christ" (1Th 4:15-17) ou les élus seuls, participent à la 1ère résurrection, et reçoivent de Dieu la vie éternelle, au moment de la 2ème venue de Christ en gloire (Ap 20:4-6), cela confirme que les autres, les perdus, ressusciteront après les mille ans, à la 2ème résurrection pour le jugement, puis ils seront anéantis pour toujours, avec la 2e mort (Ap 21:12-15)

Ap 20:13-15 "Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts....Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres. La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; Et chacun fut jugé selon ses oeuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu"

Jean résume ces deux résurrections dans Ap 20:4-6,7,9,13

1ère résurrection des élus

"je vis...ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque...ils revinrent à la vie et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. C'est la première résurrection. Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux; Mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans"

2ème résurrection des perdus

"Les autres morts ne revinrent pas à la vie jusqu'à ce que les 1000 ans fussent accomplis. La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux, et chacun fut jugé selon ses oeuvres. Quand les mille ans seront accomplis...ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints...mais un feu descendit du ciel...dévora"

Parmi les hommes, il n'y a que 2 catégories possibles de personnes: les élus et les condamnés, et parmi chacune des 2 catégories, il y a les vivants et les morts: On sait que les morts en Christ ressusciteront au retour de Jésus, et que les vivants en Christ seront transfigurés.

1Cor 15:51-55 «La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés...»
1Thes 4:16-17 «Car le Seigneur lui-même...descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées...»


Le texte précise que ce ne sont que «les morts en Christ» qui ressuscitent lors de sa venue en gloire, ce qui suppose que les autres morts ne ressuscitent pas à ce moment-là. Quant aux perdus vivants au moment de la venue en gloire de Christ, ils périront tous. Pour cela Jean précise dans Apoc 20:5,7-9 que tous les morts perdus ressusciteront après les mille ans.

Jér 4:23-26 «Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide...il n'y a point d'homme...devant l'Eternel...»
2Pierre 3:10-11 «Le jour du Seigneur viendra...et la terre avec les oeuvres qu'elle renferme sera consumée...»

Ap 11:18 «le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre»
Ap 20:4 «Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu...Ils revinrent à la vie et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans»


L'âme représente dans la bible la totalité de l'être humain: physique, psychique, mental, spirituel. La résurrection est la seule explication donnée par la Bible pour justifier la présence des sauvés au ciel. Il n'y a rien sur l'immortalité de l'âme, qui a depuis la philosophie grecque, envahi le judaïsme et le christianisme. Le mot «âme - psuché» dans Apoc 20:4 et dans le sens hébreu, désigne l'être vivant tout entier.

Ps 103:1 «Mon âme. bénis l'Éternel! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom!»

Le mot hébreu «nefesh», généralement traduit dans la Septante par le mot grec «psuché» et en français par le mot «âme», implique en réalité toutes les fonctions de l'être humain, spirituelles, mentales et émotionnelles autan que physiques et physiologiques. Ainsi, la nefesh (âme) peut avoir faim (Ps 107:9; Deut 12:20), ou soif (Ps 143:6), être satisfaite (Jér 31:4), bien manger (Es 55:2), aimer (Gen 34:3; Cantique 1:7), être émue (Ps 31:10); connaître (Ps 139:14), être sage (Prov 3:22), adorer et louer Dieu (Ps 103:1; 146:1)...etc...

La mort selon la Bible est totale, comme la vie et la résurrection. Dans la Bible, l'être humain est conçu dans sa totalité et si la mécanique physique cesse de fonctionner, la mécanique spirituelle la suit (Eccl 9:5-6,10). Lorsque Jean parle de résurrection, cela implique les dimensions spirituelles et physiques, «corps et âme».


1Cor 15:53 «il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité...»

Dans la bible, Dieu, la création, l'être humain, ce sont des réalités indiscutables. L'auteur n'explique ni comment les sauvés sont arrivés là, ni par quel moyen sont-ils passés de la mort à la vie. Ce qui importe c'est le résultat final, c'est qu'ils sont là, et cela n'a pas besoin de preuves ou d'explications. L'être vivant et l'événement existent par eux-mêmes, et ils n'ont pas besoin d'être éprouvés pour être reconnus.
Auteur : Philippe Septième
Date : 06 sept.05, 07:21
Message : Bonjour, je vous propose la suite 155,

Le règne des élus avec Christ au ciel pendant 1000 ans: Ap 20

Les élus participent au jugement des perdus pendant les 1000 ans. Jean voit les victimes qui avaient été décapitées, qui ressuscitent et deviennent les juges de leurs juges, et il dit:

Ap 20:4 «Et je vis des trônes; et à ceux qui s'y assirent fut donné le pouvoir de juger (krima)...Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent (basileuo) avec Christ pendant mille ans»

Ap 3:21 avait déjà annoncé ce règne des élus avec Christ, mais ici, ce sera une réalité. «Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône». Recevoir la vie éternelle est déjà merveilleux, mais «être assis avec Christ sur le trône de Dieu» dépasse toute imagination, et il est difficile de dire ce que cela signifie, car la Bible reste très discrète à ce propos.

Apocalypse 20:4 parle de "juger - krima" et "régner - basileuo"

Dans Daniel 7:9, il est dit que c'est Dieu qui vient s'asseoir sur le trône pour juger, alors que dans l'Apocalypse les élus sont associés à cette cérémonie. Dans Daniel 7, la traduction grecque des LXX emploie le mot "krisis" pour jugement et "krinô" pour le verbe juger, et ces termes désignent le jugement dans la phase de l'instruction, de l'investigation, où l'on recherche la vérité...

Par contre, la phase appelée "krima - condamnation" constitue la sanction prononcée quand l'enquête est finie. Dans Daniel il s'agit du jugement "krisis" pour déterminer les responsabilités de ceux qui passent en examen, à savoir qui sont les brebis et les boucs, les élus et les perdus, qui sera pris ou laissé à la venue de Christ en gloire.

Par contre, dans Apoc 20:4, Jean ne parle pas de "krisis" mais de "krima", qui est la sanction ou la sentence de ce qui a été déterminé avant. Il s'agit ici du moment pendant lequel les élus seront associés à Dieu et au Christ, pour comprendre la sanction qui devra être appliquée aux réprouvés après les mille ans. Juges avec Dieu, ils sont appelés à partager avec Dieu la responsabilité de la sentence sur les incrédules.


A quoi servira ce jugement des perdus ? Qui seront les jugés ?

Vu que les élus sont déjà avec Christ, il ne peut s'agir que des perdus, et aussi des anges déchus.

Ap 20:12 «Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts...Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres»
2Pierre 2:4 «si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché..., mais les réserve pour le jugement»
Jud 6 «qu'il (Dieu) a réservé pour le jugement du grand jour...les anges qui ont abandonné leur propre demeure»


Pourquoi juger ceux qui sont déjà condamnés à la mort éternelle ?

On sait que les élus qui seront admis dans le royaume de Dieu, auront démontré qu'ils veulent rester attachés à Dieu et faire sa volonté, même au prix de leur vie (Ap 12:11). On sait aussi que le sort de chacun est déterminé définitivement avant le retour en gloire de Christ (Ap 22:11-12), et que les perdus auront déjà été désignés comme faisant partie des boucs, pendant la 1ère phase du jugement appelée "krisis", qui a lieu avant le retour de Christ en gloire. Alors, pourquoi ce jugement encore ? à quoi sert-il ?

Les élus participent à ce jugement pour comprendre la condamnation des perdus.

1Cor 6:2-3 «Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde?... et les anges?»

C'est probablement pendant cette période qu'on va découvrir l'origine du mal, avec la révolte de Satan contre Dieu, et de tous les perdus par la suite. Cette période sera aussi le temps où Dieu révélera tout ce qu'il aura tenté de faire pour attirer les hommes dans son royaume, et où il choisira de donner l'explication du verdict du jugement aux élus. C'est aussi pendant ce jugement qu'on va comprendre pourquoi certains des nôtres ne sont pas sauvés. C'est aussi le moment que Dieu a choisi pour consoler les élus (Ap 21:4)

Même si le jugement n'appartient qu'à Dieu seul, Dieu accepte que les élus remettent tout en question. Dieu seul est capable de «sonder les reins et les coeurs» (Jér 11:20 ; Ap 2:23). Dieu seul peut combiner avec équilibre la grâce et la justice, et, par Jésus-Christ, le seul à pouvoir pardonner. Dieu est le seul à être entièrement pur et par conséquent le seul apte à discerner entre le mal et le bien, et le seul à avoir le droit de porter un jugement juste.

Dieu consent néanmoins à se justifier devant ses élus, et pour cela il met à leur disposition les rapports de l'instruction et ses archives: «des livres furent ouverts» (Ap 20:12). Toute discussion pour déterminer s'il s'agit de livres littéraux ou symboliques, reste stérile. Ce texte révèle avant tout que Dieu utilise des moyens réels pour juger, avec des preuves incontestables, et qu'il a des moyens de placer les élus dans une position réelle pour revivre ce qu'ils auraient vécu sur terre.

Les élus participent à la pureté et la sainteté de Dieu qui les rendra capables de voir le mal en tant que mal, et par conséquent de juger les pécheurs qui ont refusé la grâce salvatrice de Dieu. De plus, Dieu ne se contente pas de leur fournir l'information, l'intelligence, la sainteté, mais Dieu leur donne aussi le temps qu'il leur faut pour cela, mille ans, ce qui témoigne son respect pour eux et le sérieux de ce travail. Dieu pousse son respect envers les élus jusqu'à attendre la fin des mille ans pour exécuter le châtiment.

Il importe pour lui que tout soit clair, avant qu'on ferme pour toujours cette page de leur histoire. Et même après les mille ans, Dieu se retient, Il ne détruit pas de suite, il laisse un peu de temps. Le feu descend du ciel en réaction à un mouvement des rebelles, qui persistent dans leur révolte contre Dieu.


Dieu qui est accusé devant l'univers doit justifier ses jugements et la sentence contre les rebelles.

Rom 3:4-6 «Que Dieu au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur, selon qu'il est écrit: Afin que tu sois trouvé juste dans tes paroles, et que tu triomphes lorsqu'on te juge. Mais si notre injustice établit la justice de Dieu, que dirons-nous? Dieu est-il injuste quand il déchaîne sa colère? (Je parle à la manière des hommes) Loin de là! Autrement, comment Dieu jugerait-il le monde?»

Avant la destruction définitive, tous doivent reconnaître que Dieu est juste dans ses jugements.

Gen 18:25 «Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu'il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d'agir! loin de toi! Celui qui juge toute la terre n'exercera-t-il pas la justice?»
Ps 50:4-6 «Il crie vers les cieux en haut, et vers la terre, pour juger son peuple: Rassemblez-moi mes fidèles...Et les cieux publieront sa justice. Car c'est Dieu qui est juge»

Es 45:23-25 «Je le jure par moi-même, La vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée: Tout genou fléchira devant moi. Toute langue jurera par moi. En l'Eternel seul, me dira-t-on, résident la justice et la force; A lui viendront, pour être confondus, tous ceux qui étaient irrités contre lui...»


Ap 15:2-5 «Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête...Et ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'agneau, en disant: Tes oeuvres sont grandes et admirables, Seigneur Dieu tout-puissant! Tes voies sont justes et véritables, roi des nations!...Car seul tu es saint. Et toutes les nations viendront, et se prosterneront devant toi, parce que tes jugements ont été manifestés»

Phil 2:8-11 «il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre...»

Gog et Magog.

Il est difficile de trouver géographiquement ou historiquement quelque chose qui corresponde à Gog et Magog. Ezéchiel parle de Gog et Magog pour illustrer le mal généralisé contre son peuple, et que Dieu va détruire. C'est une façon de dire que "tous les ennemis de Dieu seront réunis à ce moment là contre Dieu et les élus". Ainsi, au-delà du problème d'Israël avec l'exil à Babylone, Ezéchiel a été amené à constater et à annoncer une sorte de généralisation du mal, et des ennemis de Dieu.

Ezéchiel présente d'un côté Gog et Magog qui s'attaquent à son peuple:

Ez 38:9 «Tu seras comme une nuée qui va couvrir le pays, toi et les nombreux peuples avec toi»
Ez 38:11 «Tu diras: Je monterai contre un pays ouvert...sur des hommes tranquilles, en sécurité»
Ez 38:16,18 «Tu t'avanceras contre mon peuple d'Israël, comme une nuée qui va couvrir le pays...»


Et d'un autre côté Ezéchiel présente Dieu qui exerce ses jugements contre Gog:

Ez 38:21 «J'appellerai l'épée contre lui sur toutes mes montagnes»
Ez 28:22 «J'exercerai mes jugements contre lui par la peste et par le sang, par une pluie violente et par des pierres de grêle; Je ferai pleuvoir le feu et le soufre sur lui... Et sur les peuples nombreux qui seront avec lui»


Après la deuxième résurrection des perdus, le diable revient sur scène, car relâché de sa prison.

Au bout des mille ans, les autres morts reviennent à la vie, «ils montèrent sur la surface de la terre» (Ap 20:9). Jean les voit en multitude, «comme le sable de la mer», et de partout, «aux quatre coins de la terre» (Ap 20:8). Le retour des hommes permet à Satan de reprendre son activité de séducteur. Jean précise cet événement et dit que «Satan sera relâché de sa prison» (Ap 20:7)
Auteur : Philippe Septième
Date : 29 sept.05, 00:14
Message : Bonjour, je vous propose la suite 156,

La dernière tentative de Satan et des perdus contre Dieu et les élus.


Le texte précise qu'à un moment donné, Satan se retrouvera à la tête de tous les méchants ressuscites, ou de tous les ennemis de Dieu, appelés Gog et Magog. Les intentions de Satan sont clairement dévoilées ici: «afin de les rassembler pour la guerre» Ap 20:8. A la fin de cette période divine de mille ans, les méchants ressuscitent, juste avant d'être détruits:

Ap 20:13 «La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux...»

C'est ainsi que Satan sera alors délié puisqu'il y aura de nouveau des personnes à séduire pour la révolte. Jean révèle que Satan n'aura pas changé après ces 1000 ans de solitude sur une terre désertique, et qu'il continuera comme toujours à s'attaquer à Dieu et à son peuple. Satan ira séduire et rassembler les nations, qui seront aux 4 coins de la terre, Gog et Magog, pour livrer la toute dernière bataille, la plus grande de toutes, avant d'être détruit pour toujours.

Ap 20:9 "ils investirent le camp des saints, mais un feu descendit du ciel et les dévora"

Le texte suggère qu'il y aura un ultime effort de Satan contre Dieu et les élus, une dernière tentative de force, de violence et de haine contre Dieu et son camp. C'est comme si ce que Dieu avait révélé aux saints pendant le millenium, se réalisait maintenant dans la pratique. C'est comme si Dieu voulait démontrer une dernière fois à tous, «qu'en ressuscitant les méchants, ils ressuscitent avec les mêmes dispositions dans lesquelles ils sont morts, en révolte contre Dieu et les élus»

Ainsi, la preuve sera faite définitivement, qu'il n'y a aucun espoir de repentance et de salut possible pour les perdus. La seule chose qui reste à faire pour Dieu, c'est de les détruire et d'effacer leur mémoire pour l'éternité. Le texte précise en effet:


Ap 20:9 «Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora»

Le verbe grec utilisé pour «dévorer» est "kataphago", et il signifie: consommer en mangeant, avaler, dévorer, consumer, détruire...d'une façon totale et définitive. «Mais un feu descendit du ciel et les dévora...», c'est-à-dire que le mal et son système qui a régné pendant des millénaires, a été "testé, éprouvé", et il sera «tenu en respect» «aux siècles des siècles».

C'est dire que le principe du mal qui a Satan pour origine, et qui a été personnifié dans le système de la bête et du faux prophète, sera à partir de ce moment-là maintenu en respect pendant l'éternité. En clair, le mal sera dans l'impossibilité totale de revenir, durant toute l'éternité.


Cette scène rappelle le conflit d'Harmaguédon où les armées ennemies sont jetées dans l'étang de feu.

Ap 19:20 «la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait...séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre»
Ap 20:10 "...le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète"


Jean va préciser cela plus loin en disant que le mal et ses conséquences auront disparu: «Il n'y aura plus d'anathème» Ap 22:3, c'est-à-dire, de malédiction comme au moment du péché d'Adam.

Ap 21:1-4 «Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; Car le premier ciel et la première terre avaient disparu...et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu...»

D'Harmaguédon à Gog et Magog.

Alors qu'Harmaguédon opposait Israël à Babylone, le conflit de Gog et Magog oppose les ennemis de Dieu de tous les temps, dont la seule motivation est de détruire gratuitement un royaume en paix.

Ap 20:9 «Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée»
Ezéchiel 38:2,10-11 «tourne ta face vers Gog, au pays de Magog...Et prophétise contre lui!...En ce jour-là...Tu diras: Je fondrai sur des hommes tranquilles, en sécurité dans leurs demeures...»

Harmaguédon concerne «les rois de la terre» sous la triple direction de la bête, du faux prophète, et du dragon. Gog et Magog concernent «toutes les nations de la terre» sous la direction unique du dragon (Ap 20:8)

La vallée de la multitude de Gog.

Harmaguédon a lieu avant les mille ans, alors que Gog et Magog a lieu après les mille ans. Ezéchiel en évoquant Gog et Magog parle également de multitude et de vallée. "C'est là qu'on enterrera Gog et toute sa multitude. Et on appellera cette vallée la vallée de la multitude de Gog" (Ez 39:11). Et cette multitude innombrable, qui est détruite par Dieu, devient une multitude de cadavres. Ezéchiel l'appelle «la vallée de la multitude de Gog» (Ez 39:11,15)

De la vallée de la multitude à la vallée des fils de Hinnom, d'où la géhenne.

Dans les mots «vallée (gay, guey) de la multitude (Hamown, hamon, (guey hamon), on entend même les sons de la géhenne (guey hinnom). La géhenne désignait à l'origine le lieu où l'on faisait passer par le feu les fils et les filles en l'honneur de Moloch.

2Chron 33:6 «Il (Manassé) fit passer ses fils par le feu dans la vallée des fils de Hinnom...»
Jér 19:5-6 «Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, pour brûler leurs enfants au feu...les jours viennent, dit l'Éternel, où ce lieu ne sera plus appelé Topheth et vallée de Ben-Hinnom, mais où on l'appellera vallée du carnage»
Jér 32:35 «Ils ont bâti des hauts lieux à Baal dans la vallée de Ben-Hinnom, Pour faire passer à Moloch leurs fils...»


C'est sur cet arrière plan de souvenir des sacrifices par le feu, où les victimes étaient consumées par le feu jusqu'à leur mort et leur disparition totale, que s'est développée par la suite la notion d'enfer et de «géhenne" (Mat 5:22). La géhenne n'est rien d'autre que la transcription de l'hébreu «guey hinnom» (vallée de Hinnom).

La seconde mort, ou la mort de la mort.

Il y a destruction totale et définitive de la mort après les 1000 ans. La vision d'un «grand trône blanc» (Ap 20:11) fait écho au «cheval blanc» (Ap 19:11). Ainsi, la victoire du guerrier sur le cheval blanc conduit au trône blanc. A la vue du grand trône blanc, «la terre et le ciel» s'enfuient devant la face de celui qui est assis dessus. Ce vide étrange nous rappelle le «silence» du septième sceau (Ap 8:1). La formule «terre et ciel» renverse le terme habituel «ciel-terre» généralement associé à la création (Gen 1:1). Cela signifie que l'univers humain avec tout ce qui nous est familier, disparaît.

Les élus qui avaient scruté les livres pendant mille ans, comprennent plus que jamais combien Dieu avait raison: «Chacun fut jugé selon ses oeuvres» (Ap 20:13). Après ces 1000 ans, il y a l'anéantissement total et définitif des perdus, du mal, de la mort et du séjour des morts. Cela signifie que toute trace du mal avec ses conséquences sera effacée.


Les rescapés de Gog et Magog:

Ezéchiel décrit également ce caractère total et définitif de ce dernier jugement de Dieu sur Gog et Magog. D'après cette vision d'Ezéchiel, les troupes de Gog et Magog ne laissent pas de survivants pour le deuil, et c'est «la maison d'Israël qui les enterrera» (Ez 39:12). Après la bataille de Gog et Magog, il ne reste plus qu'Israël, le peuple de Dieu. Pour l'Apocalypse, l'Israël de Dieu représente plus qu'une simple référence à une entité ethnique, il s'agit de: «ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n'avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n'avaient pas reçu la marque sur leur front... main» (Ap 20:4).

«ceux dont le front est marqué du sceau de Dieu», soit les «144 000 de toutes les tribus d'Israël» (Ap 7:2-4). Dans l'Apocalypse, Israël est donc compris dans un sens symbolique et spirituel pour désigner tous les sauvés, ou tous les survivants de l'histoire humaine. La seconde mort qui est décrite ici sera une mort absolue, définitive, dont on ne revient plus Jamais. Après cette «seconde mort» (Ap 20:14), il n'y aura plus de mort, car cette 2ème mort est «la mort de la mort», Jean décrit cette seconde mort dans une image où il personnifie ce grand ennemi des hommes qu'est la mort:


Ap 20:14 «Puis la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang du feu»

Le prophète Osée et l'apôtre Paul vont décrire cette réalité de la destruction définitive de la mort: «O mort, où est ta peste ? Séjour des morts, où est ta destruction ?» (Osée 13:14 ; 1 Corinthiens 15:55.). En même temps, cette seconde mort emporte dans ses flammes tous les autres qui ne sont pas sauvés. Il s'agit de tous les perdus humains, mais aussi des démons avec Satan, du mal, de la mort et du séjour des morts qui sera le dernier ennemi à éliminer, avant que Dieu fasse toutes choses nouvelles.

1Cor 15:26 «Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort»
Ap 20:14-15 "Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu"

Ap 21:1-4 "Puis Jean vit un nouveau ciel et une nouvelle terre...Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu"

Esaïe 25:8 «Il anéantit la mort pour toujours: Le Seigneur, l'Eternel, essuie les larmes de tous les visages...»

C'est dans ce contexte que Jean nous décrit l'épouse de Christ, la nouvelle Jérusalem, avec Apoc 21 et 22.
Auteur : Philippe Septième
Date : 17 oct.05, 12:38
Message : Bonjour, je vous propose la suite 157,

ENFER ETERNEL OU DESTRUCTION ETERNELLE ? Apocalypse 20: 9,10

AP 20:9,10
Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora. Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.


LE PLAN DE DIEU A L'ORIGINE POUR L'HOMME:

De la création à la recréation de toutes choses, ou le plan de Dieu pour l'homme, dès l'origine:

GENESE 1
(1:1) Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.
(1:31) Dieu vit tout ce qu'il avait fait, cela était très bon.
(2:8,9) Dieu planta un jardin en Eden...Dieu fit pousser du sol des arbres...l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal...
(1:31 ; 2:17) tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

APOCALYPSE 21, 22
(21:1) je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre
(21:4,5) la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur...je fais toutes choses nouvelles...
(22:2,3) Au milieu de la place de la ville...il y avait un arbre de vie...il n'y aura plus d'anathème (malédiction)
(21:4) et la mort ne sera plus...

Genèse précise dès l'origine, que le mal, le péché, la souffrance, la mort n'étaient pas dans le plan de Dieu, et que la désobéissance qui nous coupe de Dieu conduit à la mort, et non à une immortalité quelconque. Dans l'Apocalypse, Dieu révèle à Jean qu'on va revenir au plan initial de Dieu, où le mal et ses conséquences seront détruits pour toujours, et où on va retrouver la vie éternelle en présence de Dieu.


Le dogme de l'immortalité inconditionnelle de l'âme, est en relation directe avec celui de l'enfer.

-Dieu dit à l'homme: Gen 2:17 : 3:3 «car le jour où tu en mangeras, tu mourras»
-Satan dit à l'homme: Gen 3:4 «le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point»

On voit clairement d'après ces précisions, que c'est bien Satan qui est à l'origine de la croyance sur l'immortalité. Satan, dès l'origine utilise le mensonge, pour développer de diverses façons l'idée sur l'immortalité en dehors de Dieu: immortalité de l'âme, immortalité dans la réincarnation, immortalité dans la souffrance...

La Parole de Dieu déclare clairement que «Dieu seul possède l'immortalité» (1Tim 6:16 ; 1:17). Si l'âme est inconditionnellement immortelle, que peut bien faire Dieu avec les âmes des rejetés ? Etant immortelles, il faut bien les mettre quelque part, et la seule solution proposée, c'est l'enfer. A des fautes commises dans le temps, on pourrait admettre un châtiment dans le temps, mais pas dans l'éternité.


L'ORIGINE DE LA GEHENNE, BEN-HINNOM, HINNOM
(Dictionnaire biblique pour tous - Edition LLB-1994 - page 169-170) «Enfer»:

«La destinée finale des méchants, désignée par le mot "géhenne", dérivé lui-même du nom hébreu de la vallée de Hinnom, près de Jérusalem. C'était le lieu où au temps de l'AT des sacrifices d'enfants étaient offerts (2Chr 28:3), et qui devint un lieu d'incinération des ordures. Dans les écrits juifs ultérieurs, la géhenne désigna le lieu de punition par le feu des pécheurs, ayant été utilisée par Jérémie comme symbole du jugement (Jér 7:31 ss).

Dans le NT, l'enfer est dépeint comme un lieu où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas (Marc 9:43): un lieu de ténèbres où il y a des pleurs ; un lac de feu (Apoc 19:20). C'est la "seconde mort" (Ap 20:14), détruisant le corps et l'âme (Mat 10:28). Ces images sont tirées d'Es 66:24...Il est clair qu'on ne doit pas les prendre littéralement mais qu'elles indiquent la terreur et le caractère définitif de ce qui est décrit ailleurs comme l'exclusion de la présence de Christ (Mat 7:23).

On ne doit probablement pas insister sur ces images pour en tirer la preuve de tourments éternels (au sens de tortures infligées sans fin), mais le N-T enseigne clairement qu'elles symbolisent un châtiment pour lequel il n'existe aucune amnistie (Mat 25:46). L'enfer a été préparé pour le diable et ses anges (Mat 25:41), et ne devient la destinée que de ceux qui auront refusé leur véritable destinée, celle que Dieu leur offre en Christ...»
«L'ORIGINE DE LA GEHENNE ET SES APPLICATIONS APRES»

A l'origine:

La vallée de Ben-Hinnom, ou d'Hinnom désignait un lieu où on sacrifiait des enfants vivants au dieu Moloc; où les Babyloniens ont massacré le peuple Juif, appelée «vallée du carnage».

Par la suite:

En souvenir des sacrifices par le feu, et de la disparition totale des victimes, en souvenir du massacre des Judéens par Nabuchodonosor, s'est développée la notion d'enfer et de «géhenne», qui est la transcription de l'hébreu «guey hinnom» (vallée de Hinnom).

Dans le Nouveau-Testament, la vallée de Ben-Hinnom devient:

Le lieu de destruction des perdus par le feu éternel de Dieu, avec des expressions diverses, pour exprimer cette mort totale et définitive. D'où, des synonyme de cette vallée de Hinnom pour exprimer la même chose: la géhenne, le feu de la géhenne, le châtiment de la géhenne, le lieu de tourments, le feu éternel, le feu qui ne s'éteint point, la fournaise ardente, le feu éternel, le feu et le souffre; l'étang de feu, le feu qui dévore, les ténèbres du dehors...etc.

L'Ancien-Testament: En hébreux (gé) ben hinnom, "vallée du fils d'Hinnom", ravin au sud de Jérusalem, actuellement vallée du wâdi er-Rabâbeh. Ce nom du lieu est devenu synonyme de lieu de tourments à cause de son histoire.


La vallée de Ben-Hinnom, ou d'Hinnom désignait à l'origine un lieu où on sacrifiait des enfants.

C'est sur cet arrière plan et en souvenir des sacrifices par le feu, où les victimes étaient consumées par le feu jusqu'à leur mort et disparition totale, que s'est développée par la suite la notion d'enfer et de «géhenne» (Mat 5:22). La géhenne n'est rien d'autre que la transcription de l'hébreu «guey hinnom» (vallée de Hinnom).

2Rois 23:10 "Le roi (Josias) souilla Topheth dans la vallée des fils de Hinnom, afin que personne ne fît plus passer son fils ou sa fille par le feu en l'honneur de Moloc.."
2Chr 33:1,6 "(Manassé) fit passer ses fils par le feu dans la vallée de Hinnom»
2Chr 28:1-3 "Achaz...brûla des parfums dans la vallée des fils de Hinnom, et fit passer ses fils par le feu"


Or, le prophète Esaïe...vivait au temps d'Achaz...roi de Juda (Esaïe 1:1). Pour Esaïe, qui parle du salut dans un monde régénéré avec la nouvelle Jérusalem, la vallée d'Hinnom devient un lieu émouvant de châtiment des rebelles, de lieu historique qu'elle était. Esaïe décrit la destruction définitive des rebelles avec les cadavres des apostats, rongés par les vers et consumés par le feu, hors des portes de Jérusalem, devenue la métropole religieuse du monde.

Es 66:22-24 "Et quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi; Car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point; Et ils seront pour toute chair un objet d'horreur»

Le feu et le ver sont deux éléments qui s'excluent, car le ver ne peut subsister en présence du feu. Le feu et le ver désignent deux modes de châtiment infligés aux cadavres des malfaiteurs, jusqu'à leur disparition: Les laisser sans sépulture et mangés par les vers ou les brûler. Le feu et le ver désignent donc tous deux une destruction totale et définitive et ils sont mentionnés comme des agents éternels de l'extermination du mal.

Jérémie appelle la vallée de Ben-Hinnom: "vallée du Carnage"

Cette vallée est devenue le théâtre du massacre des Judéens par Nabuchodonosor.

Jér 7:31-34 «Ils ont bâti des hauts lieux à Topheth dans la vallée de Ben-Hinnom, Pour brûler au feu leurs fils et leurs filles: Ce que je n'avais point ordonné. Ce qui ne m'était point venu à la pensée. C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où l'on ne dira plus Topheth et la vallée de Ben-Hinnom, Mais où l'on dira la vallée du carnage: Et l'on enterrera les morts à Topheth par défaut de place. Les cadavres de ce peuple seront la pâture des oiseaux du ciel et des bêtes de la terre...» (Jér 19:5-6)

Jér 32:35 «Ils ont bâti des hauts lieux à Baal dans la vallée de Ben-Hinnom, pour faire passer à Moloc leurs fils et leurs filles: Ce que je ne leur avais point ordonné...Qu'ils commettraient de telles horreurs Pour faire pécher Juda. Et maintenant, ainsi parle l'Eternel, le Dieu d'Israël, sur cette ville dont vous dites: Elle sera livrée entre les mains du roi de Babylone, vaincue par l'épée, par la famine et par la peste»

Auteur : Philippe Septième
Date : 17 oct.05, 12:40
Message : Bonjour, je vous propose la suite 158,

Dans le N-T, la géhenne est mentionnée plusieurs fois comme lieu de châtiment:


Jésus emploie les expressions: feu de la géhenne ou le feu éternel, pour désigner la même chose.

Mat 5:22 «je vous dis que celui qui lui dira: Insensé! mérite d'être puni par le feu de la géhenne»
Mat 5:29 ; 18:9 ; Marc 9:47 «car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne» «le feu de la géhenne, Mat 18:9»

Luc 12:5 «Craignez celui qui a le pouvoir de jeter dans la géhenne»
Mat 25:41 «Retirez-vous de moi, allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges"


Le NT emploie aussi comme synonymes de "géhenne":

-le feu qui ne s'éteint point: «Il brûlera la paille dans le feu qui ne s'éteint point» (Mat 3:12)
-la fournaise ardente: «et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs...» (Mat 13:42,50)
-le feu éternel: «d'être jeté dans le feu éternel...(ou) dans le feu de la géhenne» Mat 18:8-9
-le feu et le soufre: il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l'Agneau. Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles, et ils n'ont de repos ni jour ni nuit...» (Ap 14:9-11)
-l'étang de feu: «la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu qui est la seconde mort» (Ap 20:14)
-l'étang de feu et de soufre: «la bête fut prise, et avec elle le faux prophète...Ils furent tous les deux jetés vivants dans l'étang ardent de feu et de soufre» (Ap 19:20)


Apoc 20:10 «Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles»
Ap 21:8 «pour les lâches...leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort»


Le NT identifie également la géhenne avec le shéol, les ténèbres du dehors, le séjour des morts:

Mat 8:12 «Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs»
Mat 22:13 ; 25:30: «jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs»


La géhenne est aussi mentionnée comme lieu de châtiment:

Mat 23:33: «comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ?»

Mais la désignation de la vallée d'Hinnom comme lieu de châtiment n'est pas définitive. Car il viendra un temps où "toute la vallée avec ses cadavres et ses cendres" sera consacrée à Yahvé

Jér 31:40 «Toute la vallée des cadavres et de la cendre, et tous les champs jusqu'au torrent de Cédron, seront consacrés à l'Eternel, et ne seront plus à jamais ni renversés ni détruits»

QUELQUES EXPRESSIONS QUI PEUVENT TROUBLER:

Ap 14:10-11 «il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l'agneau. Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles; et ils n'ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image...»

Tourmenté (basanizo): mettre à l'épreuve (des métaux) par une pierre de touche, pierre siliceuse utilisée pour la vérification de la pureté de l'or ou de l'argent par examen d'une rayure par cette pierre. «parce que ces deux prophètes ont tourmenté (basanizo) les habitants de la terre» (Ap 11:10). La Bible, que ce soit l'Ancien ou le Nouveau Testament, ne fait pas subir de "peines", par contre elle soumet les hommes à la pierre de touche, afin de savoir s'ils sont ou non soumis à Dieu ainsi qu'à sa volonté.

Jean affirme que le tourment auquel conduit le salut babylonien "monte aux siècles des siècles", il est définitif. Il n'offre pas le vrai repos, ni le vrai salut, et cela s'applique déjà pendant la vie terrestre. «ils n'ont de repos ni jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image...»


Ap 20:10 "Ils seront tourmentés (basanizo), jour et nuit, aux siècles des siècles"

L'expression "aux siècles des siècles" a selon les contextes 2 sens possible. Appliquée à Dieu, elle a un sens absolu, mais appliquée aux hommes, elle a un sens relatif.

Esaïe 34:9-12 «Les torrents d'Edom seront changés en poix, et sa poussière en soufre; Et sa terre sera comme de la poix qui brûle. Elle ne s'éteindra ni jour ni nuit, La fumée s'en élèvera éternellement: D'âge en âge elle sera désolée. A tout jamais personne n'y passera...Tous ses princes seront anéantis»

Jude 5-7 «Je veux vous rappeler...que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel»


Les tourmentés dans Ap 20:10 représentent-ils des personnes ou des systèmes ?

Ap 20:10 précise qu'il s'agit de la bête et du faux prophète qui seront tourmentés. Jean déclare dans Ap 13 que la bête et le faux prophète ne représentent pas des personnes, mais 2 symboles, avec 2 systèmes qui sont infidèles à Dieu et à sa Parole, et qui seront définitivement détruits. Comment des systèmes pourront-ils souffrir en étant tourmentés aux siècles des siècles ?

L'apôtre Pierre nous permet de mieux saisir cette expression de Jean dans Ap 20:10

2Pierre 2 :4-10 «si Dieu...a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe...s'il a délivré le juste Lot, profondément attristé de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dissolution (car ce juste qui habitait au milieu d'eux, tourmentait journellement son âme juste a cause de ce qu'il voyait et entendait de leurs oeuvres criminelles) le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux...»

Ce passage précise que Lot «tourmentait (basanizo) journellement son âme juste». S'imposait-il des supplices ? Se mettait-il en enfer ? Non. Lot s'interrogeait, il se testait constamment, il était dans un état d'éveil, de peur d'être séduit par le mal et de laisser le mal venir s'infiltrer en lui.

"Basanizo" ne signifie donc pas "imposer des peines éternelles", mais "tester, éprouver, tenir en respect"

En appliquant ce sens à Ap 20:10, on peut lire «ils seront tenus en respect, jour et nuit, aux siècles des siècles», c'est à dire: «ils seront détruits pour l'éternité, ils n'existeront plus» car «ils seront tenus en respect». Par ailleurs, en mettant en parallèle Ap 20:9 et Ap 20:10, on peut mieux comprendre la pensée de Jean, car ces deux versets veulent dire la même chose, avec des expressions différentes:

«un feu descendit du ciel et les dévora» (v9) «le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles (v10). C'est-à-dire que le mal et son système qui ont régné pendant des siècles, ont été "testés, éprouvés», et ils seront «tenus en respect» «aux siècles des siècles».


Jean précise encore cela à la fin du chapitre 21:14-15:

Ap 21:14,15 «Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu»

Ainsi nous pouvons déduire, que le principe du mal qui a été personnifié dans le système de la bête et du faux prophète, sera à partir de ce moment-là maintenu en respect pendant l'éternité et il n'existera plus. En clair, le mal sera dans l'impossibilité totale de revenir, durant toute l'éternité. C'est pour ces raisons aussi que sur la nouvelle terre on ne trouve plus l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le mal n'aura plus jamais sa place, il sera éternellement tenu en respect.

Jean va encore préciser cela plus loin, en disant que le mal et ses conséquences auront disparu:

Ap 21:1-4 «Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu...et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu...»
Ap 22:3 «Il n'y aura plus d'anathème» (c'est-à-dire, de malédiction comme au moment du péché d'Adam)


La parabole de Lazare et du riche, Luc 16

Une parabole n'est pas forcément prise à partir d'un fait réel, logique, existant, ou d'une croyance vraie. Une parabole n'est pas à prendre à la lettre, et croire que tout ce qu'elle dit est vérité. Une parabole est avant tout utilisée pour enseigner des vérités et non de révéler des faits précis. Devant une parabole, il faut se demander avant tout, ce que Jésus a voulu enseigner, le but de l'enseignement. La plupart des paraboles de Jésus ne sont ni logiques ni des vérités de l'époque:

-Luc 15, l'enfant prodigue: impossible et impensable dans la mentalité orientale de l'époque ou d'aujourd'hui.
-Mat 13, le semeur: il est difficile d'accepter que le semeur jette ses graines dans les épines, pierres, route...
-Mat 20, il n'y a aucune logique de payer le même prix à une personne ayant travaillé 1 h ou 12 h le même jour.

De la même façon, la parabole de Lazare n'est pas là pour nous enseigner sur l'état des morts, ou sur l'enfer, qui est en contradiction avec le reste des enseignements bibliques sur l'état des morts.

Auteur : Philippe Septième
Date : 19 oct.05, 08:42
Message : Bonjour, je vous propose la suite 159,

Quelques mots sur cette parabole de Lazare:


Jésus s'adresse aux pharisiens qui étaient avares: Luc 16:14. Le but de cette parabole est d'enseigner que si les vivants «n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait» (Luc 16:31). Les pharisiens, qui voulaient des preuves pour croire que Christ est le Messie, n'ont pas cru d'avantage après la résurrection de Lazare, mais ont décidé d'éliminer les deux, pour effacer les preuves (Jean 11:45-54 ; 12:9-11)

LA BIBLE ENSEIGNE UNE DESTRUCTION ETERNELLE ET DEFINITIVE, OÙ LE SOUVENIR DISPARAÎTRA.

la vallée de Ben-Hinnom est un symbole du destin final de ceux qui rejettent la grâce de Dieu. Le langage d'Apocalypse évoque la fameuse vallée de Hinnom d'où vient le mot «géhenne», au sud de Jérusalem où l'on passait les enfants au feu en sacrifice à Moloch. La Bible nous rapporte que le roi Josias souilla ce lieu afin de le rendre impropre aux rites idolâtres (2Rois 23:10). On prit dès lors l'habitude d'y brûler les immondices et les ordures de la ville qui n'en finissent pas de brûler, associé au souvenir de l'abomination de Moloch, cela représente la destination finale des rebelles.

Quand on parle d'un feu éternel dans la Bible, c'est pour dire qu'il est éternel dans ses conséquences et non pas d'un feu qui brûle pendant l'éternité pour rôtir les rebelles (voir l'exemple de Sodome...). L'expression «aux siècles des siècles» ne met pas tant l'accent sur la durée éternelle du feu que sur son effet définitif. C'est pour l'éternité qu'ils sont brûlés ou détruits.


Au travers des images du passé, Jean décrit la destruction éternelle de l'idolâtrie et des perdus.

Esaïe 33:14 éclaire ce langage en mettant en parallèles «le feu dévorant» avec «les flammes éternelles»: «Qui de nous pourra rester auprès d'un feu dévorant ? Qui de nous pourra rester auprès de flammes éternelles?

Ap 14:10-11 «et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l'agneau. Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles»

Es 34:9-13 «Les torrents d'Edom seront changés en poix, et sa poussière en soufre; Et sa terre sera comme de la poix qui brûle. Elle ne s'éteindra ni jour ni nuit. La fumée s'en élèvera éternellement: D'âge en âge elle sera désolée, à tout jamais personne n'y passera...Les épines croîtront dans ses palais, Les ronces et les chardons dans ses forteresses. Ce sera la demeure des chacals»

Jude 5 et 7 «le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l'avoir tiré du pays d'Egypte, fit ensuite périr les incrédules...Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel»


De nombreux passages parlent d'une destruction totale, définitive

Es 1:28 «Mais la ruine atteindra tous les rebelles et les pécheurs, et ceux qui abandonnent l'Eternel périront»
2Pierre 2:12 «ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent, et ils périront par leur propre corruption»
Ps 37:38 «Mais les rebelles sont tous anéantis»

Es 5:24 «comme la flamme consume l'herbe sèche, ainsi leur racine sera comme de la pourriture...»
Ps 21:10 «Tu les rendras tels qu'une fournaise ardente, Dieu les anéantira dans sa colère, et le feu les dévorera»
Ps 9:6-7 «Tu châties les nations, tu détruis le méchant, tu effaces leur nom pour toujours et à perpétuité. Plus d'ennemis! Des ruines éternelles! Des villes que tu as renversées! Leur souvenir est anéanti»

Es 41:11 «Tous ceux qui sont irrités contre toi; Ils seront réduits à rien. Ils périront: Tu les chercheras, et ne les trouveras plus. Ceux qui te suscitaient querelle; Ils seront réduits à rien, réduits au néant»
Abd 1:16 «le jour de l'Eternel est proche, pour toutes les nations...elles seront comme si elles n'avaient jamais été»
2Thes 1:9 «Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force»

2Pier 2:6 «il a réduit en cendres les villes de Sodome...les donnant comme exemple aux impies à venir»
Lam 4:6 «Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand que celui de Sodome, détruite en un instant»
Mal 4:1 «Car voici, le jour vient, Ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume...Il ne leur laissera ni racine ni rameau»
1Cor 15:16 «Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort»


LA SECONDE MORT, OU LA MORT DE LA MORT.

La seconde mort qui est décrite ici sera une mort absolue, définitive, dont on ne revient plus jamais.

Ap 20:14-15 «Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu»

Après cette «seconde mort», il n'y aura plus de mort, car la seconde mort est «la mort de la mort». Jean décrit cette seconde mort dans une image où il personnifie ce grand ennemi des hommes qu'est la mort:

Ap 20:14 «Puis la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang du feu»

Le prophète Osée et l'apôtre Paul vont décrire cette réalité de la destruction définitive de la mort:

Osée 13:14 ; 1Co 15:55 «O mort, où est ta peste ? Séjour des morts, où est ta destruction ?»

En même temps, cette seconde mort emporte dans ses flammes tous les perdus qui ne sont pas sauvés. Il s'agit de tous les perdus humains, mais aussi des démons avec Satan, du mal, de la mort et du séjour des morts qui sera le dernier ennemi à éliminer, avant que Dieu fasse toutes choses nouvelles.

1Cor 15:26 «Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort»

Après cette destruction définitive et totale des rebelles, de l'auteur du mal et de la mort, Jean déclare:

Ap 21:1-4 Puis Je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre: car le premier ciel et la première terre avaient disparu...Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Le prophète Esaïe de son côté avait dit des choses semblables:

Esaïe 25:8 «il anéantit la mort pour toujours: Le Seigneur, l'Eternel, essuie les larmes de tous les visages, il fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple; Car l'Eternel a parlé»
Esaïe 65:17 «Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre; On ne se rappellera plus les choses passées. Elles ne reviendront plus à l'esprit»


QUELQUES MOTS SUR LE FEU :

La colère de Dieu est souvent présentée comme un feu.

Jér 4:4 «De peur que ma colère n'éclate comme un feu, et ne s'enflamme, sans qu'on puisse l'éteindre»
Soph 1:18 «Au jour de la fureur de l'Eternel; Par le feu de sa jalousie tout le pays sera consumé»


Le feu purifie, il permet de détruire ce qui est impur.

C'est pourquoi, le feu est l'instrument du châtiment et du jugement de Dieu

Ps 50:3 «Il vient, notre Dieu, il ne reste pas en silence; Devant lui est un feu dévorant»
Esaïe 26:11 «Le feu consumera tes ennemis»


Le feu est un des signes précurseurs qui annoncent la venue du Seigneur

2Pier 3: 10 «Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; En ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les oeuvres qu'elle renferme sera consumée.

Le jugement se fait par le feu

Es 66:16 «C'est par le feu que l'Eternel exerce ses jugements»
Ezéch 38:22 «J'exercerai mes jugements contre lui...Je ferai pleuvoir le feu et le soufre sur lui et sur ses troupes»
Mal 3:19 «Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; Le jour qui vient les embrasera, dit l'Eternel...»
Héb 12:29 «car notre Dieu est aussi un feu dévorant»


QUELQUES EXEMPLES DE DESTRUCTION DEFINITIVE PAR LE FEU DE DIEU:

Sodome et Edom qui sont données en exemple pour la destruction finale n'existent plus et ne brûlent plus. Sodome sert d'exemple pour les impies à venir:

Gen 19:24-28 «l'Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu...Il détruisit ces villes...Abraham porta ses regards du côté de Sodome et il vit s'élever de la terre comme la fumée d'une fournaise»
Lam Jér 4:6 «Le châtiment de la fille de mon peuple est plus grand que celui de Sodome, détruite en un instant»

2Pier 2:6 «s'il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, les donnant comme exemple aux impies à venir»
Jude 7 «Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel»

Auteur : Philippe Septième
Date : 19 oct.05, 08:46
Message : Bonjour, je vous propose la suite 160,

Edom: la fumée s'en élèvera éternellement:


Es 34:9-10, 11-13 «Les torrents d'Edom seront changés en poix, et sa poussière en soufre; Et sa terre sera comme de la poix qui brûle. Elle ne s'éteindra ni jour ni nuit. La fumée s'en élèvera éternellement: D'âge en âge elle sera désolée. A tout jamais personne n'y passera...Tous ses princes seront anéantis. Les épines croîtront dans ses palais...Ce sera la demeure des chacals, Le repaire des autruches»

La bible parle d'une destruction définitive, où le mal n'apparaîtra pas une deuxième fois:

1Cor 15:26 «Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort»
Nahum 1:9 «Que méditez-vous contre l'Eternel ? C'est lui qui détruit. La détresse ne paraîtra pas deux fois»
Mal 4:1 «Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les méchants seront comme du chaume; Le jour qui vient les embrasera, dit l'Eternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau»


Ap 20:14 «la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu»
Es 65:17 «Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre: On ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l'esprit»
Ap 21:1,4 «Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre...Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu»

QUELQUES REFLEXIONS POUR CONCLURE:

-Dieu seul est immortel: «lui seul possède l'immortalité» 1Tim 6:15,16
-L'homme est mortel: «car le jour où tu en mangeras, tu mourras» Gen 2:16-17 ; 3:19
-Satan et le mensonge sur l'immortalité: «le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point» Gen 3:4
-L'homme peut recevoir l'immortalité: «J-C a mis en évidence la vie et l'immortalité par l'Evangile» 2Tim 1:10 , «en un instant...à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés...que ce corps mortel revête l'immortalité» 1Cor 15:51-54


L'âme est mortelle: "l'âme qui pèche, c'est celle qui mourra" Ezéch 18:4 ; 13:19

L'âme peut être sauvée:
«par votre persévérance vous sauverez vos âmes» Luc 21:19
«Nous, nous sommes de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme» Héb 10:39
«recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes» Jacq 1:21
«celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s'était égaré sauvera une âme de la mort» Jacq 5:20


Immortalité ou résurrection: si l'homme est immortel, pourquoi doit-il encore ressusciter ?

«l'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement» Jean 5:28-29
«Car le Seigneur lui-même...descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront» 1Thes 4:16


Si au moment de la mort chacun va au paradis ou dans l'enfer, pourquoi faire encore le jugement ?

«il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement» Héb 9:27
«il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps» 2Cor 5:10
«Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal» Eccl 12:16


Les rares ressuscites n'ont rien dit de leur séjour dans la mort:

Lazare n'a rien dit après avoir été dans la tombe quatre jours: Jean 11:17,39-45
Jésus déclare au moment de sa résurrection: «Jésus lui dit: Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père» Jean 20:17


Il est bon de se rappeler que Dieu est amour, et qu'il ne veut pas la mort du pécheur.

«Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l'Eternel. N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive ?» Ezéch 18:23 ; 33:11)

Dieu est un Dieu de vie, et détruire pour lui est étranger à sa nature:

«Car l'Eternel se lèvera comme à la montagne de Peratsim, il s'irritera comme dans la vallée de Gabaon, pour faire son oeuvre, son oeuvre étrange, pour exécuter son travail, son travail inouï (inconnu): Car la destruction de tout le pays est résolue; Je l'ai appris du Seigneur, de l'Eternel des armées» Esaïe 28:21-22

à suivre...Apocalypse 21 et 22
Auteur : Philippe Septième
Date : 04 nov.05, 00:54
Message : Bonjour, je vous propose la suite 161,

UN NOUVEAU CIEL ET UNE NOUVELLE TERRE: Ap 21:1-8


Rappel de la structure de l'Apocalypse: Nous avons vu que l'Apocalypse est construite en 7 parties, qui sont elles-mêmes partagées en 7 sections.

La structure littéraire de l'ensemble de l'Apocalypse:

-1e vision, les 7 églises, Ap 1:9 à 3:22.
-2e vision, les 7 sceaux, Ap 4:1 à 8:1
-3e vision, les 7 trompettes, Ap 8:2 à 11:19
-4e vision, les 3 monstres, Ap 12 à 14
-5e vision, les 7 coupes, Ap 15 et 16
-6e vision, Babylone, Ap 17:1 à 19:10
-7e vision, Jérusalem, Ap 19:11 à 22:5


La 7ème partie de l'Apocalypse est elle-même divisée en 7 sections et périodes:

-La parousie: retour de Christ en gloire avec l'armée céleste, Ap 19:11-16
-Destruction des ennemis de Dieu qui font la guerre à Christ, Ap 19:17-21
-Satan lié pour 1000 ans sur une terre sans vie, Ap 20:1-3
-Le règne millénaire des élus avec Christ au ciel, Ap 20:4-6
-Satan et ses armées anéantis, après les 1000 ans, Ap 20:7-10
-Le jugement final avec la seconde mort, Ap 20:11-15
-Nouveaux cieux, nouvelle terre et nouvelle Jérusalem, Ap 21:1 à 22:5

Le respect de cette structure demande à placer les nouveaux cieux et la nouvelle terre après le "millenium", et non avant, ou pendant les mille ans.


AP 21:1
Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus.


Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre...(Ap 21:1)

Rien ne peut arrêter le plan que Dieu a commencé pour restaurer l'humanité déchue. Avec la recréation de notre terre est atteint le but de Dieu de restaurer l'humanité depuis la chute. Le péché n'avait pas seulement atteint l'homme, le sommet de la création, mais aussi la terre, sa demeure, et la réparation du mal est faite envers l'homme et la terre. Le prophète contemple à présent ce glorieux renouvellement de l'univers, car le premier ciel et la première terre ont disparu, en emportant au passage toute trace du mal. Cette description du renouveau de toutes choses pour l'éternité, est le couronnement de l'Apocalypse.


En grec il existe plusieurs termes différents pour exprimer quelque chose de nouveau:

"Néos" - nouveau, nouvelle, le plus jeune.

Mat 9:17 «On ne met pas du vin nouveau (néos) dans de vieilles outres...mais on met le vin nouveau (néos) dans des outres neuves (kainos), et le vin et les outres se conservent»
Luc 15:13 «Peu de jours après, le plus jeune (néos) fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné»


"Kainos" - neuf, neuve, nouveau, nouvelle, chose nouvelle, sans précédent, inconnu.

Jean 13:34 "Je vous donne un commandement nouveau (kainos): Aimez-vous les uns les autres...»
Luc 22:20 ; 1 Cor 11:25 «Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle (kainos) alliance en mon sang, qui est répandu pour vous»
Eph 4:24 "à revêtir l'homme nouveau (kainos), créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité"


Dans l'Apocalypse 21:1, c'est le mot (kainos) qui est employé:

En lisant Apo 21:1, on pourrait croire que tout ce qui était ancien disparaîtra à tout jamais. Cela est vrai en partie, mais si c'était le cas dans l'absolu et que tout souvenir du passé soit effacé, on ne pourrait pas se reconnaître, et nous serions tous des inconnus les uns pour les autres. Il y a donc ici une allusion, une référence à des circonstances totalement nouvelles et différentes. Parler d'un nouveau ciel et d'une nouvelle terre, c'est dire le renouvellement, la transformation, la régénération de notre bonne vieille planète, qui a été créée pour l'homme.

Ps 115:16 «Les cieux sont les cieux de l'Eternel, mais il a donné la terre aux fils de l'homme»
Ps 104:5 "Il a établi la terre sur ses fondements, elle ne sera jamais ébranlée"


Il y aura une transformation pour la terre et les cieux du même type que pour les élus.

Rom 8:20-23 "Car la création a été soumise à la vanité...avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu...la création entière soupire et souffre...Nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps"
1Cor 15:52-54 "La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité"


Ces passages permettent de découvrir que la terre et les cieux bénéficieront aussi d'une "transfiguration", où l'harmonie habitera à nouveau entre les hommes et les animaux. C'est dans ce sens qu'on peut aussi comprendre les prédictions d'Esaïe à ce propos:

Es 65:17 «Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre; On ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l'esprit»
Es 66:22 «Car comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre que je vais créer Subsisteront devant moi...»


La nouvelle terre et la nouvelle Jérusalem symbolisent avant tout les oeuvres et les dons de Dieu. Jésus et Paul, vont dans le même sens quand ils parlent de ce que Dieu nous a préparé.

Jean 14:1-3 «Il y a plusieurs (polus - beaucoup, grand, plusieurs) demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi»
Héb 11:10-16 «il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur...C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises: ils les ont vues et saluées de loin»


La Bible ne donne pas beaucoup de détails de ce que sera la ville nouvelle.

Paul précise que «ce sont des choses que l'oeil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment» (1Cor 2:9). Ce qui importe, ce ne sont pas les détails de la vie future, mais d'annoncer la certitude de ce qui va se passer afin que les hommes s'y préparent.

Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre...et la mer n'était plus (Ap 21:1)

La mer dans la pensée hébraïque symbolisait l'endroit qu'il ne connaissait pas, qui l'effrayait et lui faisait peur, et aussi tout ce qui est négatif, mauvais, opposé à Dieu. La mer pourrait symboliser le mal et ses causes qui seront détruits par Dieu et qu'on ne retrouvera plus sur la nouvelle terre, et non forcément l'eau. Dire que la mer ne sera plus, c'est proclamer la disparition définitive du péché, du mal et de son auteur.


La mer représente les ténèbres:

Gen 1:2 «La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme...au-dessus des eaux»
Job 26:10 «Il a tracé un cercle à la surface des eaux, comme limite entre la lumière et les ténèbres»
Ps 18:12 «Il faisait des ténèbres sa retraite...Il était enveloppé des eaux obscures et de sombres nuages»


La mer représente la mort et le néant.

Ezéch 26:19-21 "Quand je ferai monter contre toi l'abîme, et que les grandes eaux te couvriront, je te précipiterai avec ceux qui sont descendus dans la fosse...Je te placerai dans les profondeurs de la terre, dans les solitudes éternelles...Je te réduirai au néant, et tu ne seras plus...dit le Seigneur, l'Eternel"
Jonas 2:6 "Les eaux m'ont couvert jusqu'à m'ôter la vie, l'abîme m'a enveloppé...»


La mer représente les forces maléfiques, hostiles à Dieu, la mer dans l'Apocalypse, c'est le lieu d'où vient la bête qui s'oppose à Dieu et aux élus. La mer, l'eau, est le symbole de la foule qui soutient la prostituée et elle est aussi associée à Babylone.

Ps 74:13 "Tu as fendu la mer par ta puissance, tu as brisé les têtes des monstres sur les eaux"
Es 27:1 «En ce jour, l'Eternel frappera de sa dure, grande et forte épée Le léviathan, serpent fuyard...tortueux; Et il tuera le monstre qui est dans la mer»

Ap 13:1 «je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes...et sur ses têtes des noms de blasphème»
Ap 17:15 «Les eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise, ce sont des peuples, des foules, des nations...»
Ap 16:12 «Le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l'Euphrate. Et son eau tarit...»

Auteur : Philippe Septième
Date : 04 nov.05, 00:59
Message : Bonjour, je vous propose la suite 162,

AP 21:3
Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.


Les diverses étapes de l'habitation de Dieu avec les hommes:

-Avant le péché Dieu parlait directement avec l'homme et le temple n'était pas nécessaire.

Gen 3:8-9 «Alors ils entendirent la voix de l'Eternel Dieu...l'Eternel Dieu appela l'homme, et lui dit: Où es-tu?»
Ex 25:8 «Ils me feront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux»


-Après le déluge, les relations entre l'homme et Dieu se sont dégradées rapidement, et Dieu appela Abraham qui accepta de faire alliance avec son Seigneur et d'enseigner ses voies à sa descendance (Gen 22:18 ; 26:5). Pendant leur séjour en Egypte, les Juifs avaient perdu le sens de la présence invisible de Dieu. Aussi, pour faire comprendre à son peuple qu'il était présent avec lui, Dieu lui dit: "Faites-moi une tente et je viendrai camper avec vous" (Ex 25:8)

-Ainsi, le tabernacle et plus tard le temple, devaient être le signe concret de la présence de Dieu parmi son peuple.

-Jésus est venu habiter parmi nous, comme le tabernacle de Dieu parmi les hommes. "Voici le tabernacle (skènè) de Dieu" (Ap 21:3). Jean utilise ici le mot grec «skènè», désignant la tente, le tabernacle, le sanctuaire Israélite dans le désert. Dans le Nouveau Testament, le terme "skènè" qui désigne le sanctuaire devient un verbe "skènoô". Ce verbe est employé dans Jean 1:14 pour dire que Christ, «le Logos, le Verbe, la Parole», est "devenu chair" et il est venu «habiter (skenoo) parmi nous, plein de grâce et de vérité..."

L'enseignement de ce passage de l'Evangile est que Jésus est venu remplacer le sanctuaire et le temple terrestre. En s'incarnant, Jésus a choisi de devenir le Temple de Dieu parmi nous, d'habiter avec nous. Ainsi, le Logos de Dieu, le Christ, est devenu sur la terre, la véritable présence de Dieu avec les hommes, et à partir de Christ, le temple terrestre ne symbolise plus la présence de Dieu. Jésus le dit clairement à la Samaritaine:


Jean 4:21,23 «l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car ce sont là les adorateurs que le Père demande»

-Après la venue de Christ, le croyant devient à son tour le temple de Dieu dans ce monde. Dieu a donc d'abord été dans le sanctuaire juif, puis ce sanctuaire est devenu le temple construit par Salomon et reconstruit après les diverses destructions consécutives à l'infidélité du peuple. Ce temple a été purifié deux fois par Jésus parce qu'il était devenu une caverne de voleurs. Jésus, qui a remplacé le sanctuaire, demande maintenant aux croyants de devenir temple du Saint-Esprit. A partir de Christ, ce sont les croyants qui ont cette mission de rendre Dieu présent autour d'eux dans le monde.

1Cor 3:16-17 «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous?"
1Cor 6:19 "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous...?"


-Enfin, quand la nouvelle Jérusalem descendra du ciel, Dieu lui-même sera le temple par excellence. Quand Jean dit dans (Ap 21:22) "qu'il n'y a plus de temple", ce sera pour confirmer que les élus n'auront plus besoin d'un signe matérialisé de la présence de Dieu, puisqu'il sera lui-même présent, "personnellement".

Ap 21:22 ; 22:3 «Je ne vis point de temple dans la ville, car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l'agneau» "Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville, ses serviteurs le serviront et verront sa face"

Souccot, la fête des cabanes est la dernière fête du calendrier juif.

Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple...(Ap 21:3)

La vision de la nouvelle Jérusalem est présentée comme la dernière fête du calendrier juif. La vision de l'Apocalypse l'évoque en termes qui l'assimilent à Souccot, la fête des tabernacles. «j'entendis du trône une voix qui disait: Voici le tabernacle (skene: tabernacle, tente) de Dieu avec les hommes! Il habitera (skenoo: habiter, dresser sa tente) avec eux" (Ap 21:3). Le mot grec (skene) qui désigne le «tabernacle» rappelle le mot hébreu familier, la (shekhina), la nuée glorieuse signe de la présence de Dieu parmi son peuple.


Exode 40:34 "Alors la nuée couvrit la tente d'assignation, et la gloire de l'Eternel remplit le tabernacle"

On pourrait traduire ce texte d'Ap 21:3 ainsi, en tenant compte de l'arrière plan hébreux: «Voici le tabernacle (shekhina) de Dieu avec les hommes! Il (tabernaclera - sera comme la shekhina) avec eux». Jean affirme qu'à ce moment là, Dieu lui-même sera le temple et habitera avec les élus. C'est ici la différence entre la nouvelle Jérusalem et l'ancienne, où le temple représentait la présence de Dieu. Dans la nouvelle cité, la présence réelle et constante de Dieu rend inutile le temple et ses fonctions.

Ap 21:3 «Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux...Dieu lui-même sera avec eux»
Ap 21:22 «Je ne vis point de temple dans la ville, car le Seigneur Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau»


Dieu sera présent comme un Père, un Epoux, un Ami. Cette présence de Dieu est là pour nous rappeler qu'il est notre Père à tous, et que nous sommes enfin avec lui. Cette image du père ou du couple traduisent la réalité de cette proximité de Dieu avec qui on peut enfin entretenir un échange direct, sans l'obstacle de la distance, ou du péché, sans l'intermédiaire du prêtre ou des rituels...Ce qui avait été refusé à Moïse et à toute créature (Exode 33:20-23), devient désormais réalité quotidienne:

Ap 21:7 «Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils»
Cant 2:16 ; 6:3 ; 7:11 «Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui...Et ses désirs se portent vers moi"
Ex 33:20 «L'Eternel dit: Tu ne pourras pas voir ma face, car l'homme ne peut me voir et vivre"

Ap 22:3 «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville, ses serviteurs le serviront et verront sa face»

Dieu sera présent réellement, comme quelqu'un de proche, qu'on pourra voir, contempler et adorer directement. C'est également le sens de la fête des tabernacles (souccot), qui rappelle aussi la construction du sanctuaire qui avait pour fonction surtout de faire prendre conscience au peuple de la présence de Dieu parmi eux:

Exode 25:8 «Ils me feront un sanctuaire (miqdash), et j'habiterai (shakhan) au milieu d'eux»

La fête des tabernacles dans le calendrier Juif est significatif.

Après la fête de Kippour, avec le lieu très-saint que le prophète voit ouvert dans le ciel: "le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son temple" (Ap 11:19). Après la moisson avec la venue de Christ en gloire et les vendanges (Ap 14:14-20). Après l'accomplissement du rite d'Azazel qui symbolise Satan (Lév 16:20-22 ; Ap 20:2-3). Après que le camp de Dieu est enfin totalement purifié de toutes les forces du mal (Lév 16:30-31 ; Ap 20:7-15), c'est le moment du grand rassemblement du peuple de Dieu des quatre coins du monde, pour le repos.

Lév 16:30-31 "vous serez purifiés de tous vos péchés...ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos»
Ap 21:3 «Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple...»

Le prophète Zacharie évoque aussi cette fête messianique des tabernacles.
Zacharie 14:16 «Tous ceux qui resteront de toutes les nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour adorer le roi, l'Eternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles»

Jean dans l'Apocalypse reparle des nations venues pour adorer Dieu.
Ap 21:24 «Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire"

C'est aussi le moment où les assoiffés de Dieu peuvent enfin se désaltérer à la source:
Ap 21:6 A celui qui a soif, je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement"
Ap 22:1 "il me montra un fleuve d'eau de la vie...qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau"


La fête des tabernacles est en relation avec l'eau de la vie.

Une coutume de cette fête, connue encore au temps de Jésus, voulait en effet qu'à l'heure du sacrifice quotidien du matin et du soir, un prêtre allât puiser de l'eau au réservoir de Siloé avec une cruche d'or. A son retour, il était reçu par le peuple qui chantait: «vous puiserez de l'eau avec joie aux sources du salut» (Esaïe 12:3). C'est probablement à cette coutume que Jésus se réfère pour inviter à venir boire de son eau.

Jean 7:37 «Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive"

AP 21:4
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.


Ce verset est parmi les plus belles promesses de la Bible, car elles touchent aux domaines qui sont les plus sensibles pour chaque être humain. Ces paroles merveilleuses sont là comme un appel de Dieu à se laisser attendrir par son amour et à regarder avec espérance vers l'avenir, en nous donnant envie, dès maintenant, de tendre vers une telle réalité.
Auteur : Philippe Septième
Date : 04 nov.05, 01:17
Message : Bonjour, je vous propose la suite 163,

Le péché avec toutes ses conséquences, et avec «le salaire du péché, qui est la mort» (Rom 6:23), cesseront. «par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort..." (Rom 5:12). La mort au sens complet du mot, la seconde mort comme la première, n'existera plus durant l'éternité, car «la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu» (Ap 20:14). Et en même temps, tous les maux qui précèdent la mort et qui la suivent auront cessé aussi. Le péché avec tous ses fruits amers que nous subissons, et avec la souffrance physique et morale, disparaîtra. Rien ne troublera plus jamais la joie des rachetés.

Esaïe 35:10 «Les rachetés de l'Eternel retourneront, ils iront à Sion avec chants de triomphe, et une joie éternelle couronnera leur tête; L'allégresse et la joie s'approcheront, la douleur et les gémissements s'enfuiront»

Dieu en personne sera là, et «il essuiera toute larme de leurs yeux». Combien il est consolant de voir dans cette délivrance l'action directe de Dieu, l'effet de sa tendre compassion:

Esaïe 25:8 "Il anéantit la mort pour toujours: Le Seigneur, l'Eternel, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple; Car l'Eternel a parlé"

Cela laisse à supposer que Dieu enlèvera de notre mémoire les luttes et les détresses, les épreuves et le péché qui nous ont tant fait souffrir. Si dans l'Apocalypse, bien des choses semblent obscures, car elles sont dites d'une façon symboliques, ce verset nous parle avec clarté de l'avenir des élus, en compagnie de Dieu. Jean précise que dans ce monde nouveau recréé par Dieu, où les premières choses auront disparues, il n'y a plus de place pour la mort et la souffrance, et donc pour une souffrance quelconque dans l'enfer.

AP 21:5
Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris, car ces paroles sont certaines et véritables


Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Ecris...(21:5)

Pour la première fois, d'une façon explicite dans le livre de l'Apocalypse, il est spécifié que Dieu lui-même parle, sans passer par Jésus, ou par l'ange, ou par un prophète comme il l'a souvent fait. Le Dieu qui a prononcé la première parole «Que la lumière soit! Et la lumière fut» (Gen 1:3), veut proclamer ici la bonne nouvelle de la fin: «Voici, je fais toutes choses nouvelles» (21:5).

Les ravages du péché cesseront, et toutes les choses retrouveront harmonie nécessaire avec la gloire du ciel. La création nouvelle, qui a été opérée en chaque enfant de Dieu, avec un corps immortel (1Cor 15:53-54), s'étend maintenant à toute la création de Dieu qui est régénérée, recréé (Rom 8:21-23), pour que Dieu puisse être enfin «tout en tous» (1Cor 15:28)

Ici, le Dieu qui parle donne l'ordre d'écrire. "Écris, car ces paroles sont certaines et véritables" (21:5). A plusieurs reprises cet ordre d'écrire s'adresse au prophète:


Ap 1:10-11 «j'entendis derrière moi une voix...Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux 7 Églises»
Ap 1:19 «Écris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles»
Ap 14:13 «Et j'entendis du ciel une voix qui disait: Écris: Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur!»


ces paroles sont certaines et véritables (21:5)

-certaines: "pistos" - sûres, loyales, fidèles, vraies, certaines, dignes de confiance;
-véritables: "alethinos" - véritables, vraies, sincères, réelles.


1Tim 1:15 "C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier"
2Tim 2:11 "Cette parole est certaine: Si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui"

Ap 19:9 "Et l'ange me dit: Ecris: Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l'agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu"

Dieu demande d'écrire, car ces promesses qui sont certaines sont du domaine de la foi, et aucune démonstration rationnelle ou scientifique ne pourra jamais prouver que cette conviction se réalisera un jour. Dieu sait que comme au temps de Noé, les gens se moqueront et vont demeurer incrédules et insensibles aux appels renouvelés concernant la venue de Christ. L'apôtre Pierre prévient que «dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant: Où est la promesse de son avènement?» (2Pierre 3:3-4)

AP 21:6
Et il me dit: C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement.


C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga...(21:6)

Dieu précise ici que c'est de lui que viennent toutes choses, car il est «l'alpha et l'oméga». C'est pour cette raison que lui seul peut dire "C'est fait, c'est arrivé, c'est réalisé, c'est devenu". Ainsi, nous passons des promesses d'espérances, aux réalités, avec la recréation de toutes choses. "Je suis l'alpha et l'oméga": expression qui se retrouve plusieurs fois dans l'Apocalypse, pour Dieu ou le Christ.


Ap 1:8 "Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant"
Ap 22:13 "Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin»
Ap 1:17-18 "Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point! Je suis le premier et le dernier"
Ap 2:8 "Ecris à l'ange de l'Eglise de Smyrne: Voici ce que dit le premier et le dernier...»


A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie. gratuitement (21:6)

Dieu nous rappelle dans ce passage, que le salut est une grâce qui est offerte gratuitement à l'homme, et le seul droit d'entrée dans le ciel est d'accepter l'eau vive qui est elle-même gratuite! Avant de clore le livre Jean adresse le même appel: "Et que celui qui a soif vienne: que celui qui veut, prenne de l'eau de la vie, gratuitement." (Ap 22:17). Cette même promesse se trouve ailleurs dans l'ancienne alliance ou avec l'apôtre Paul:


Esaïe 55:1 «Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n'a pas d'argent! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer!»
Rom 3:23-24 «Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ»
Rom 6:23 "Le salaire du péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ"


Celui qui vaincra héritera ces choses, je serai son Dieu et il sera mon fils (Ap 21:7)

L'héritage du vainqueur. Il se peut que l'héritage mentionné ici représente les 7 promesses faites aux vainqueurs d'Ap 2 et 3.


Ap 2:7 "A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu"
Ap 2:11 "Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort"
Ap 2:17 "A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc: et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit"
Ap 2:26 "A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations»

Ap 3:5 "Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs, je n'effacerai point son nom du livre de vie..."
Ap 3:12 "Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu...j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem ...et mon nom nouveau"
Ap 3:21 "Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône"


Je serai son Dieu, et il sera mon fils. Il est clairement indiqué ici le style de relation que Dieu désire avoir pendant l'éternité avec les élus.

Rom 8:14-17 "car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui"

Les 7 catégories des exclus du ciel (Ap 21:8)

Ap 21:8 "Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort"

Il semblerait que les lâches représentent ici les 7 catégories qui sont mentionnées dans la liste. Il s'agit ici des personnes en conflit ouvert et en opposition radicale avec Dieu, ses révélations et son Décalogue. Nous avons vu que l'étang du feu représente la mort même de la mort (Ap 20:14-15), ce qui signifie que les perdus seront bien détruits totalement et définitivement, dans cette seconde mort représentée par l'étang de feu.
Auteur : Philippe Septième
Date : 04 nov.05, 01:20
Message : Bonjour, je vous propose la suite 164,

LA NOUVELLE JERUSALEM CELESTE AYANT LA GLOIRE DE DIEU: Ap 21

AP 21:2
Et je vis descendre du ciel d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux.


La nouvelle Jérusalem.

Il faut nous rappeler que nous sommes avec l'Apocalypse dans un langage symbolique et non littéral, et que la notion de la Jérusalem céleste doit être envisagée comme quand on parle de la Babylone mystique. Or, dans l'Apocalypse, Babylone ne représente pas une "ville" géographique, mais elle symbolise ceux qui refusent de se soumettre à la Parole de Dieu et qui suivent la tradition et le paganisme, et qui seront perdus à la fin.

A l'opposée de Babylone se trouve Jérusalem, qui symbolise avant tout l'ensemble des élus de tous les temps. C'est pour cela qu'il ne faut pas chercher à voir absolument «une ville matérielle, géographique...». La nouvelle Jérusalem représente avant tout la cité de Dieu, la cité céleste qui descendra du ciel, et dont Dieu est l'auteur, et elle s'oppose à Babel, la cité d'en bas, qui est conçue et réalisée par "les efforts" humains.


La Jérusalem d'en haut.

La Jérusalem céleste est l'accomplissement de toutes les espérances, la réponse à tous les soupirs de la terre. La descente de la cité de Dieu est donnée comme l'aboutissement final: «C'est fait !» (Ap 21:6). Ce nom de Jérusalem est chargé de significations. C'est d'abord la ville de "Salem", la ville de paix, la ville d'où venait Melchisédek (Gen 14:8 ; Héb 7:1), roi de justice, qui avait béni et soutenu Abraham dans ses combats (Gen 14:18).

C'était la montagne de «Moriyah» où Abraham avait failli sacrifier son fils Isaac. (Gen 22:1-18). C'était la ville de Jébus, où Dieu avait arrêté l'épée meurtrière qui frappait Israël, à cause de David (1Chr 21:14-30). C'était aussi la première capitale de tout Israël que David avait conquise et où il avait installé l'arche sainte. (2Samuel 6:12-23 ; 1Chron 11:1-9).

Jérusalem était surtout le lieu du temple où l'on venait adorer Dieu, un lieu de prières et de chants, de louanges et d'amour renouvelé (Psaumes 48:2-3 ; 122). C'était aussi la ville qui représentait le contraire de Babylone et symbolisait le retour au pays après tant d'années d'exil et d'oppression, la ville qui nourrissait la nostalgie et qu'on n'oubliait jamais.


Psaume 137 «Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie! Que ma langue s'attache à mon palais...»

Avec le temps, Jérusalem a fini par symboliser la ville céleste et éternelle de Dieu. Jérusalem a fini par désigner le lieu par excellence de la présence de Dieu, la Jérusalem céleste, peuplée d'êtres saints, entourée de la gloire de Dieu...

Ps 48:1-3 «L'Eternel est grand, il est l'objet de toutes les louanges, Dans la ville de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Belle est la colline, joie de toute la terre, la montagne de Sion... Dieu, dans ses palais...»
Ps 20:3 «Que du sanctuaire il t'envoie du secours, que de Sion il te soutienne!»
Es 51:11 «Les rachetés de l'Eternel...iront à Sion avec chants de triomphe, une joie éternelle couronnera leur tête»


Paul nous éclaire également sur ce thème de la nouvelle Jérusalem céleste.

Gal 4:26 "Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère"
Phil 3:20 "Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur J-C"

Héb 13:14 "Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir"
Héb 12:22-23 "vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le choeur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux"


Hébreux 12 permet d'affirmer que la nouvelle Jérusalem sera constituée par des anges, ou des myriades de créatures formant le choeur céleste et par les rachetés de tous les temps, ou l'assemblée des premiers nés.

Jean parle de cette ville céleste et éternelle de Dieu.

Ap 14:1 "Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui 144 000 personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts"
Ap 21:10 "Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem qui descendait du ciel d'auprès de Dieu"


Cette nouvelle Jérusalem dépasse toute imagination.

Daniel voit cette Jérusalem céleste à la fin des royaumes terrestres qui finissent par disparaître sans laisser de traces (Dan 2:35), et il voit «un royaume qui ne sera jamais détruit» (Dan 2:44), sous la forme d'une montagne (Dan 2:35,44), qui est l'image traditionnelle de Sion ou de Jérusalem.

Ps 24:3 «Qui pourra monter à la montagne de l'Eternel? Qui s'élèvera jusqu'à son lieu saint?»
Es 2:3 «Venez, et montons à la montagne de l'Eternel...afin qu'il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l'Eternel»
Es 27:13 «Et alors reviendront ceux qui étaient exilés au pays d'Assyrie ou fugitifs au pays d'Egypte, et ils se prosterneront devant l'Eternel, sur la montagne sainte, à Jérusalem»


Cette Jérusalem dépasse toute imagination et n'a rien à voir avec tout ce qu'on a pu connaître dans le passé. Les premiers mots de la vision d'Ap 21 font directement écho aux premiers mots du récit biblique de la création: «Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et le première terre avaient disparu, et la mer n'était plus» (Ap 21:1). Ainsi, les mêmes mots: «ciel et terre», et l'eau («la mer»), sont communs aux deux textes. Cette référence à la création est explicitement indiquée dans un texte parallèle d'Esaïe:

Esaïe 65:17-19 «Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre; on ne se rappellera plus les choses passées, elles ne reviendront plus à l'esprit. Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse, et son peuple pour la joie. Je ferai de Jérusalem mon allégresse, et de mon peuple ma joie...»

La nouvelle Jérusalem n'a rien à voir avec la Jérusalem actuelle.

De même que Dieu ne peut pas sauver un pécheur en le «raccommodant», mais qu'il le fait naître de nouveau, la nouvelle Jérusalem est l'oeuvre de Dieu et elle n'a rien à voir avec la ville actuelle. La Jérusalem dont parle l'Apocalypse, en écho à la prophétie d'Esaïe, est une Jérusalem absolument nouvelle.

Esaïe 65:17-19 «Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse, et son peuple pour la joie. Je ferai de Jérusalem mon allégresse, et de mon peuple ma joie...»

Il s'agit d'une Jérusalem créée entièrement par Dieu et qui descend du ciel (Ap 3:12 ; 21:2). Cette Jérusalem que Dieu va créer, n'est ni la Jérusalem délivrée à la guerre des six jours, ni la Jérusalem de la mosquée d'Omar, ni celle du mur des lamentations, pas plus que celle du Saint Sépulcre. Il ne s'agit pas de refaire ses murs, ou de reconstruire de nouveaux bâtiments ou de nouveaux quartiers. Le changement est radical et concerne tous les éléments: "Voici, je fais toutes choses nouvelles" (Ap 21:5)

Parallèles entre les 7 églises et la Jérusalem céleste:

Il y a de nombreuses similitudes entre la Jérusalem qui descend du ciel et les sept Eglises terrestres.

-Jérusalem descendait du ciel d'auprès de Dieu. «qui vaincra...j'écrirai sur lui le nom... de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu» (Ap 3:12) «Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu» (Ap 21:10)

-la luminosité de Dieu et de Christ qui éclaire. «...et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force» (Ap 1:16). «La ville...la gloire de Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau» (Ap 21:23)

-le nom de Dieu écrit sur son peuple. «Celui qui vaincra...j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu...et mon nom nouveau» (Ap 3:12). «ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts» (Ap 22:3-4)

-l'arbre de vie. «A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu» (Ap 2:7). «Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie...» (Ap 22:2)

-le livre de vie. «Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs, je n'effacerai point son nom du livre de vie» (Ap 3:5). «il n'entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l'agneau» (Ap 21:27)

-une bénédiction est promise à "celui qui vaincra". «Celui qui vaincra héritera ces choses je serai son Dieu, et il sera mon fils» (Ap 21:7) «A celui qui vaincra...» (Ap 2:7,11,17,26 ; 3:5,12,21)

Auteur : Philippe Septième
Date : 14 nov.05, 12:06
Message : Bonjour, je vous propose la suite 165,

la suite des similitudes entre les églises terrestres et Jérusalem...

-Dieu est appelé «le premier et le dernier» «l'alpha et l'oméga». «Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point! (1:18) Je suis le premier et le dernier» (Ap 1:17). «Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie» (Ap 2:8). «Et il me dit: C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin...» (Ap 21:6)

-Ce sont aussi les deux seuls passages de l'Apocalypse où la voix de Dieu se fait entendre. «et j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette» (Ap 1:10). «Et j'entendis du trône une forte voix qui disait:» (Ap 21:3)

Au temps des sept Eglises, Jésus marche parmi les chandeliers sur la terre. A présent, au temps de la nouvelle Jérusalem, Jésus habite parmi les hommes sur la terre. Si les sept Eglises avaient démarré avec la fête de la Pâques, la première fête du calendrier juif, la nouvelle Jérusalem évoque Souccot, la fête des cabanes, la dernière fête du calendrier juif.


AP 21:9
Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau.


L'expression du verset 9 est une reprise d'Ap 17:1 où elle introduisait la vision de la grande prostituée.

Ap 17:1
«Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée... »

Ap 21:9
"Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau"


Jean veut une fois de plus souligner ici la correspondance opposée entre la grande prostituée et l'épouse du Christ, entre la Babylone mystique et la Jérusalem céleste. Ces 2 villes symbolisent la grande tragédie des siècles entre le bien et le mal, entre Dieu et Satan. Le fait que c'est l'un des anges chargé de jeter les fléaux sur la terre qui vient montrer la nouvelle Jérusalem rappelle que l'Evangile est à la fois jugement et grâce.

L'Evangile de Jean illustre bien ce contraste entre l'amour et la colère de Dieu dans le même contexte. «Celui qui croit au Fils a la vie éternelle: celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui» (Jean 3:36). L'épître aux Hébreux parle de Dieu comme "d'un feu dévorant". «C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant» (Héb 12:28-29)

Ainsi, l'ange accompli une oeuvre de justice et de jugement de la part de Dieu. La justice mise en action pour les uns, implique la mise en place du jugement pour les autres. Nous retrouvons les mêmes idées avec la sortie d'Egypte du peuple de Dieu, et les plaies.


Ap 21:10
Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu.


Sur une grande et haute montagne (Ap 21:10)

Jean continue le parallélisme et le contraste avec Ap 17, où il est transporté en esprit dans un désert, mais ici le prophète a été transporté sur une montagne qui contraste avec le désert. Le "désert" est associé généralement dans la Bible au lieu de la "tentation" (Mat 4), alors que la montagne représente plutôt le lieu de la manifestation et de la révélation de Dieu.

Le Sinaï est un exemple de la manifestation du Créateur sur la montagne (Exode 15:17; 18:5 ; 19:2-3,18). La montagne où Jésus a été transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean (Mat 17:1-11). Dieu promet à ceux qui acceptent d'accomplir sa volonté "de monter sur la montagne sainte" (Es 56:6 et 58:14).


Es 56:6 «les étrangers qui s'attacheront à l'Eternel pour le servir, pour aimer le nom de l'Eternel, pour être ses serviteurs, tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, et qui persévéreront dans mon alliance, je les amènerai sur ma montagne sainte»

Etre transporté sur "une grande et haute montagne" signifie, que la révélation de Dieu au prophète, sera l'une des plus belles et des plus majestueuses révélations de Dieu, avec la nouvelle Jérusalem et le paradis de Dieu.

Et il me montra la ville sainte, Jérusalem qui descendait du ciel d'auprès de Dieu (Ap 21:10)

La description du monde nouveau avec les élus d'Ap 21:1-8 est ici représentée par la Jérusalem céleste. Ce sont 2 images différentes pour désigner l'épouse de l'Agneau, c'est-à-dire les élus.

-Au commencement du chapitre 21:1-4, Jean voit: Un nouveau ciel et une nouvelle terre descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse...le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux...et Dieu lui-même sera avec eux. Dieu qui essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri...

-Puis Jean décrit cette nouvelle Jérusalem qui descend du ciel, ayant la gloire de Dieu (21:10). Les élus descendront du ciel parce qu'ils y auront été emmenés lors du retour du Christ en gloire.


1Thes 4:16-17 «Car le Seigneur lui-même...descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur»

La nouvelle Jérusalem a la gloire de Dieu (Ap 21:10)

Le mot gloire, du grec "doxa" et de l'hébreu "cabot" qui signifie d'abord "poids". Ainsi, avoir du poids signifie avoir de l'autorité, de l'influence. La gloire de Dieu n'est pas le résultat de ses actes héroïques, de sa puissance inspirant du respect. La gloire du Créateur fait partie de sa nature, de son essence et s'impose naturellement à l'homme converti. La gloire de Dieu est le poids que Dieu possède car il est le Créateur, la vie, le bien, le Sauveur, le Maître absolu. Les élus font aussi partie de la gloire de Dieu et ils resplendissent la gloire de Dieu.

1Cor 11:7 «L'homme... est l'image et la gloire de Dieu»
2Thes 1:10 «lorsqu'il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans ceux qui auront cru»


Dans la nouvelle Jérusalem, la gloire de Dieu apparaîtra dans toute sa splendeur, dans toute son étendue, à travers toute la création et tous les élus. Ce sera la meilleure façon de dire que le mal et ses conséquences aura complètement et définitivement disparu. Apocalypse 21:11 à 14 révèle l'éclat de cette ville qui est comparable à celui des pierres précieuses.

Jean a probablement pris dans le vocabulaire de l'époque, tout ce qu'il y avait de plus beau, de plus grand, de plus riche, de plus précieux pour illustrer ce qu'il voyait. On peut même supposer que ce que Jean essaye de transmettre n'est qu'un pâle reflet de ce que sera la réalité, car Jean a décrit des choses inconnues de la pensée et de l'oeil humain.


La ville avait 12 portes (Ap 21:12)

Le mot "porte" avait une signification particulière autrefois. C'est à la porte des villes que se passaient les événements les plus importants qui dominaient toute la vie. C'est à la porte de Sodome que les anges ont trouvé Lot (Gen 19:1). C'est à la porte qu'Abraham achète le champ d'Éphron à Macpéla, pour enterrer Sara (Gen 23:10). C'est à la porte qu'on exposait aux anciens de la ville les litiges, et ils jugeaient (Josué 20:4). Boaz, lorsqu'il a décidé d'épouser Ruth, est allé à la porte de la ville (Ruth 4:1,11). Parler de 12 portes est une façon de dire que la totalité des événements importants auront la qualité du "12", et que par ces portes n'entreront «que ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l'agneau» (Ap 21:27).

Les 12 portes font aussi allusion aux 12 tribus d'Israël.

La description de la Jérusalem céleste avec les 12 portes s'inspire aussi du texte d'Ezéchiel 48:31 à 34, où il y a 12 portes pour les 12 tribus d'Israël. Ap 21:12 parle des «12 anges et des noms écrits sur les portes, ceux des 12 tribus d'Israël». Ap 21:14 parle des "12 fondements qui portent le nom des 12 apôtres". Ainsi, la nouvelle Jérusalem fait allusion aux 12 tribus d'Israël et aux 12 apôtres, pour nous rappeler encore une fois l'utilité de l'ancienne et de la nouvelle alliance, de l'Ancien et du Nouveau Testament. Ailleurs, Paul rappelle que tous les croyants forment les fondements de l'Eglise et de la vie éternelle.

Eph 2:20 «Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire»
Auteur : Philippe Septième
Date : 14 nov.05, 12:09
Message : Bonjour, je vous propose la suite 166,

«Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d'or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille» (21:15)

Dans Ap 11, où il est question de mesurer le temple, nous avons vu que le temple représente les croyants, les fidèles, comme ici la nouvelle Jérusalem représente les élus. Mesurer le temple avec le roseau d'or, c'est en quelque sorte vérifier que tout est parfaitement en harmonie avec ce qui concerne la ville.


AP 21:16,17
La ville avait la forme d'un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. Il mesura la muraille, et trouva cent quarante-quatre coudées, mesure d'homme, qui était celle de l'ange.


La nouvelle Jérusalem a "une forme carrée, et même cubique"

Il est dit que la hauteur, la largeur et la longueur de la ville étaient égales (Ap 21:16). On peut y voir 2 formes géométriques: le cube ou la pyramide. Le prophète peut difficilement associer la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, avec les pyramides du pays de l'esclavage, d'autant plus que Jean est imprégné de l'Ancien Testament. Or, dans l'Ancien Testament, dans le "lieu très saint" du sanctuaire on découvre la description d'un lieu cubique.

Le lieu très-saint mesurait en effet 5 mètres de long, sur 5 de large, sur 5 de hauteur (Ex 26:16-23). Plus tard, c'était pareil pour le temple de Salomon: «Le sanctuaire avait 20 coudées de longueur, 20 coudées de largeur, et 20 coudées de hauteur» (1Rois 6:20). De plus, c'était le lieu "de résidence de Dieu", c'était là qu'il manifestait sa présence.


Ex 25:9,22 «Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d'après le modèle que je vais te montrer. C'est la que Je me rencontrerai avec toi: du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l'arche...»

Il n'y aura plus dans la nouvelle Jérusalem aucune séparation entre le lieu très-saint et les élus. Dans le sanctuaire terrestre, seul le souverain sacrificateur pénétrait 1 fois par an dans le "lieu très saint" (Lév 16) Dans la Jérusalem céleste, tous les élus y seront admis, et ils auront ainsi la joie de vivre en la présence de Dieu.

Ap 22:3-4 «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville, ses serviteurs le serviront et verront sa face...»

La nouvelle Jérusalem signifie un environnement parfait, qui suscite la confiance et l'admiration. La nouvelle Jérusalem est bien protégée, elle est entourée «d'une grande et haute muraille» (Ap 21:12). La ville est carrée, et elle couvre 12 000 stades (environ 2000 kilomètres, Ap 21:16). La muraille de la ville a 144 (12 x 12) coudées (environ 65-70 mètres, Ap 21:17). La ville s'appuie sur 12 fondements (Ap 21:14).

12000 stades et 144 coudées (Ap 21:16-17)

Si l'on transforme ces 12000 stades en mètres, cela représente environ 2000 kilomètres. Si la dimension cubique de la ville était réelle, elle serait impressionnante, avec 500 kilomètres de haut. Il est difficile de retenir de ces dimensions que des indications transformées en mètres, d'autant plus qu'avec l'Apocalypse on est dans un enseignement symbolique et spirituel.

La ville est construite sur la base du nombre 12 qui représente les 12 tribus d'Israël et aussi les 12 apôtres.

Il s'agit des douze tribus d'Israël, ou des (12 x 12000 sauvés = 144000), et aussi des douze apôtres qui ont leurs noms sur les douze fondements de la cité (Ap 21:14). Ainsi, la ville accueille aussi bien les rachetés de l'Ancienne que de la nouvelle alliance, qui sont tous réunis là. La ville a donc été faite sur mesure, pour tous ceux qui veulent habiter ensemble dans la paix, pour toujours. «12» symbolise la totalité de l'ancienne et de la nouvelle alliance, et c'est aussi un chiffre de plénitude, de sainteté. C'est pour cette raison que la nouvelle Jérusalem avait «12 portes, et sur les portes des noms écrits, ceux des 12 tribus des fils d'Israël, mais aussi "la muraille de la ville avait 12 fondements, et sur eux les 12 noms des 12 apôtres de l'agneau" (Ap 21:12,14).

Le nombre "144", (12x12= 144) est déjà mentionné dans Apoc 7 et 14, avec les 144 000 élus.

Le nombre "144000" symbolise la totalité des élus qui représente aussi la nouvelle Jérusalem. Le nombre "144 = 12 x 12» pourrait représenter l'achèvement de l'oeuvre de Dieu dans la totalité les élus qui vivront en sa présence. L'objectif d'Ap 21 est de présenter le résultat final de l'oeuvre de Dieu dans les croyants, à savoir "la perfection et la sainteté dans les élus, l'épouse de Christ".

Eph 5:25-27 «Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin...de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible»
Phil 1:6 «celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ»


«144 coudées, mesure d'homme, c'est-à-dire d'ange» (Darby)

"Mesure d'homme" pourrait s'appliquer à la sainteté de l'homme, désignant ainsi "l'homme fait, achevé en Christ". Jean précise aussi «mesure d'ange» - aggelos: messager, envoyé, et non "mesure de l'ange", qui pourrait symboliser l'homme qui sera devenu ange, c'est-à-dire, l'homme transformé, transfiguré, qui aura retrouvé l'image de Dieu que le péché avait déformé, voilé. Jésus lui-même précise qu'à la résurrection des morts, les hommes «seront comme les anges de Dieu dans le ciel» (Mat 22:30 ; Marc 12:25). Paul précise qu'au moment de la venue en gloire de Christ, «les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés» (1Cor 15:52).

La description de la ville avec les pierres précieuses: Ap 21:18-21

Jean essaye de transmettre ce que l'oeil n'a jamais vu, en présentant des pierres, plus précieuses les unes que les autres, pour essayer de décrire la beauté du spectacle qui est devant ses yeux. Nous trouvons une similitude de ces pierres avec le pectoral du souverain sacrificateur et avec Lucifer.

Ap 21:19,20
Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce: jaspe, saphir, calcédoine, émeraude, sardonyx, sardoine, chrysolithe, béryl, topaze, chrysoprase, hyacinthe, améthyste.

Ex 28:15-21
Tu feras le pectoral du jugement...il sera carré...Tu y enchâsseras quatre rangées de pierres: sardoine, topaze, émeraude, escarboucle, saphir, diamant, opale, agate, améthyste, chrysolithe, onyx, jaspe.

Ez 28:13
Tu étais en Eden le jardin de Dieu, couvert de toute espèce de pierres précieuses: sardoine, topaze, diamant, chrysolithe, onyx, jaspe, saphir, escarboucle, émeraude et d'or.

Les pierres qui sont communes aux trois:
-jaspe
-saphir
-émeraude
-sardoine
-chrysolithe
-topaze

Les pierre qui sont communes à au moins 2 des trois:

-améthyste (Ap et Ex)
-escarboucle (Ex et Ez)
-diamant (Ex et Ez)
-Onyx (Ex et Ez)

Les pierres uniques à chacun:

-calcédoine
-sardonyx
-béryl
-chrysoprase
-hyacinthe
-opale
-agate

«Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire» (Ap 21:24)

Il est fait mention dans ce passage des nations converties comme dans Esaïe 60:3-5. Mais alors que dans Esaïe, «des nations marchent à la lumière, et des rois à la clarté des rayons d'Israël», dans Ap 21:14 tous marchent dans la lumière de Dieu seul. Ces nations peuvent représenter parmi les élus les "païens, les non juifs", c'est à dire vous et moi. On découvre donc qu'il y aura des élus parmi le peuple juif mais aussi parmi les autres populations du monde. Jean confirme ainsi d'autres promesses de la bible qui vont dans le même sens:


Actes 10:34-35 «Alors Pierre dit: En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable»
Rom 2:14-15 «Quand les païens, qui n'ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi,ils sont, eux qui n'ont point la loi, une loi pour eux-mêmes, ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s'accusant ou se défendant tour à tour»

Auteur : Philippe Septième
Date : 14 nov.05, 12:12
Message : Bonjour, je vous propose la suite 167,

La Jérusalem d'or marque le commencement du parcours avec la présence éternelle de Dieu.


Tout part de Dieu, et c'est pourquoi la vision de Jérusalem avec tout ce qu'elle implique n'est donnée qu'à la fin. La vision et la description de la ville est tout d'abord annoncée d'une manière générale par l'ange: «Viens je te montrerai...» (Ap 21:9), puis la vision se projette en deux scènes bien définies que Jean introduit chaque fois par la même formule: «et il me montra...» (Ap 21:10 ; 22:1).

La vision se déplace de la périphérie au centre et dévoile les sept merveilles de la ville.

C'est d'abord la ville dans son ensemble à l'éclat de cristal: «Son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, de jaspe transparente, comme du cristal» (Ap 21:11), ses murailles et ses portes de pierres précieuses: «La muraille était construite en jaspe...Les douze portes étaient douze perles...» (Ap 21:18,21). La place de la ville d'or: «La place de la ville était d'or pur, comme du verre transparent» (Ap 21:21)

Au milieu de la place de la ville, le jardin de la ville avec son fleuve d'eau de la vie: «il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal...» (Ap 22:1). Au milieu de la place de la ville, l'arbre de la vie: «sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie...rendant son fruit chaque mois» (Ap 22:2).

Le trône de Dieu et de l'Agneau sont dans la ville: «il me montra un fleuve d'eau de la vie...qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau» (Ap 22:1). «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville» (Ap 22:3) et enfin, le Seigneur Dieu lui-même est présent avec son peuple dans la nouvelle ville: «ses serviteurs le serviront et verront sa face...Et ils régneront aux siècles des siècles» (Ap 22:3-5).


La nouvelle Jérusalem est belle à faire rêver.

D'une manière significative, les trois listes des exclus de la ville parlent des menteurs (Ap 21:8,27 ; 22:15). Cela signifie que «le père du mensonge» et ses adhérents sont définitivement exclus (Jean 8:44). L'architecte c'est le Créateur lui-même, qui a façonné l'homme à son image et connaît tous nos besoins. Ses portes ouvertes dans toutes les directions révèlent la confiance entre les habitants de la nouvelle cité (21:25). Chaque porte et chaque fondement est une pierre précieuse différente (Ap 21:19-21). Au confort et à la richesse de la ville s'ajoutent la paix et la confiance entre les hommes qui ne se trompent plus.

En plus des réponses aux besoins vitaux des hommes et des femmes qu'elle apporte, la ville est très belle. Elle est «parée - kosmeo», (d'où - cosmétique), qui exprime l'esthétique de la construction de la ville (Ap 21:2). La ville est harmonieuse et symétrique. «La longueur, la largeur et la hauteur sont égales» (Ap 21:16). C'est un cube partait comme le lieu très saint de l'ancien temple (1Rois 6:20). Les matériaux précieux qui la constituent sont des pierres précieuses, du verre pur, de l'or pur...(Ap 21:18,21). A toutes ses splendeurs s'ajoute la présence lumineuse de Dieu qui est là pour l'éclairer (Ap 21:23).


Pour clore.

Jérusalem signifie avant tout la grande consolation de Dieu. Ainsi, la mort, les cris, la douleur, toutes ces choses du passé ont disparu, et les larmes aussi ne seront plus.

Ap 21:4 «Dieu essuiera toute larme (chaque larme) de leurs yeux»

Il est significatif que le premier contact direct de l'homme avec Dieu porte sur les larmes humaines. La souffrance et les larmes humaines restées sans réponse jusque là vont enfin trouver une réponse. A l'époque, au moment des larmes, Dieu n'avait pas répondu, et il est resté silencieux. La mort et l'oppression injuste avaient frappé des innocents jusqu'au bout de l'histoire de l'humanité. Ce sont toutes ces larmes sans réponse que Dieu en personne efface de ses mains à présent.

Pas de mot, ni d'explication théologique, mais un simple geste pour dire qu'il n'y aura plus de larmes. L'ultime consolation de Dieu, c'est un acte qui ouvre de nouveaux horizons et résout le problème de la souffrance. La fin des larmes, c'est la seule réponse satisfaisante à nos larmes versées dans cette vie.

Auteur : Philippe Septième
Date : 18 nov.05, 05:53
Message : Bonjour, je vous propose la suite 168,

JERUSALEM ET BABYLONE:

LEURS SIGNIFICATIONS DANS LA BIBLE ET DANS L'APOCALYPSE

«Toutes Ecritures (ou l'A-T) rendent témoignage de Christ» Jean 5:39

Il est important de nous rappeler que toute la Bible est centrée sur Christ et que c'est au travers de Christ qu'il nous faut lire et comprendre les écritures de la Bible, autrement nous risquons de mal saisir le sens de la révélation.

2Cor 3:14 «Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand ils font la lecture de l'Ancien Testament, et il ne se lève pas, parce que c'est en Christ qu'il disparaît»

Même si ce texte de Paul concerne d'abord les Juifs, il peut aussi s'appliquer aux chrétiens qui lisent l'A-Testament comme les Juifs, sans essayer de le comprendre au travers de Christ et des révélations du N-Testament. Voilà pourquoi nous allons essayer de comprendre les notions de Jérusalem, de Sion, et de Babylone, décrites dans l'A-T à la lumière des Evangiles et du N-Testament. Ces réflexions sont loin d'être complètes, mais elles nous aideront néanmoins à mieux saisir ces prophéties.

L'Apocalypse met en opposition Babylone et Jérusalem ou le mont Sion, jusqu'au temps de la fin.

Ap 14:1,8 «Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion et avec lui 144 000 personnes...» «un second ange suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée Babylone la grande...»

Ap 17:1-6 Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée...Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande...

Ap 21:2,9,10 Puis un des sept anges qui tenaient les 7 coupes...m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau...Et il me montra la ville sainte, Jérusalem


SIGNIFICATION DE JERUSALEM DANS L'ANCIEN TESTAMENT:

Jérusalem: de yéru et shalem, «fondation de paix», selon certains, et d'après d'autres, avec une connotation messianique et le mont Morija, où Abraham se prépara à sacrifier son fils Isaac, le terme Yeru est dérivé de «yir'eh - pourvoira». «Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova-Jiré (yir'eh)...A la montagne de l'Eternel il sera pourvu» (Gen 22:14)

Jérusalem est tout d'abord connue par rapport à Melchisédek qui régnait comme Sacrificateur-Roi du «Dieu Très-Haut», dans la ville Etat de Salem. «Melchisédek, roi de Salem...était sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui a béni Abram...» (Gen 14:18-19 ; Ps 76:2-3). Salem est mise en relation avec Melchisédek, qui était en même temps roi (de justice) et sacrificateur (de bénédictions), et qui est considéré comme un type du Messie.


Hébr 7:1-2 «Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut, qui alla au-devant d'Abraham...qui le bénit...qui est d'abord roi de justice...ensuite roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix»

Jérusalem était aussi connue des Cananéens longtemps avant qu'Israël s'installe dans le pays promis. «Adoni-Tsédek, roi de Jérusalem, apprit que Josué s'était emparé d'Aï...» (Josué 10:1). La conquête de Jérusalem fut confiée à la tribu de Benjamin qui a échoué, jusqu'à l'époque de David. «Les fils de Benjamin ne chassèrent point les Jébusiens qui habitaient à Jérusalem» (Juges 1:21). «Le roi marcha avec ses gens sur Jérusalem contre les Jébusiens...David s'empara de la forteresse de Sion...David s'établit dans la forteresse, qu'il appela cité de David...» (2 Sam 5:6-9)

Les noms Jérusalem et de Sion sont employés comme synonymes dans l'A.T.

Michée 3:12 «C'est pourquoi, à cause de vous, Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de pierres, Et la montagne du temple une sommité couverte de bois»
Michée 4:8 «Et toi...colline de la fille de Sion...Le royaume de la fille de Jérusalem»
Es 10:12 (Darby) «quand le Seigneur aura achevé son oeuvre contre la montagne de Sion et contre Jérusalem»


Jérusalem et Sion doivent leur sainteté à l'arche qui est le symbole du trône et de la résidence de Dieu.

2Sam 6:2«David, avec tout le peuple...se mit en marche ...pour faire monter de là l'arche de Dieu, devant laquelle est invoqué le nom de l'Éternel des armées qui réside entre les chérubins au-dessus de l'arche»
Ps 132:13-14 «l'Éternel a choisi Sion, il l'a désirée pour sa demeure: C'est mon lieu de repos à toujours...»


Ce n'est pas la grandeur de la ville qui fait de Jérusalem une forteresse mais la seule présence de Dieu. Cependant, le Créateur ne protégera que ceux qui l'adorent avec innocence et pureté de coeur.
Ps 24:3-6 «Qui pourra monter à la montagne de l'Eternel...à son lieu saint? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur...Il obtiendra la bénédiction de l'Éternel, La miséricorde du Dieu de son salut»

Israël avait compris que ce n'était pas Sion, mais le Dieu de l'alliance qui était leur refuge et leur défense:
Ps 46:1 «Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse»

Jérusalem n'est pas tant la couronne de gloire de Dieu que Yahweh est la gloire et la protection de Sion. La force de Sion comme symbole de refuge et de paix vient uniquement de la présence de Dieu, et c'est dans ce sens, que Sion est identifiée comme la «cité de Dieu», le lieu saint où habite le Très-Haut (Ps 46:4), «la ville du grand roi» (Ps 48:2), «la ville de l'Eternel des armées, la ville de notre Dieu» (Ps 48:9)

Les prophètes n'appellent pas Yahweh le «Dieu de Jérusalem», en opposition avec les coutumes païennes qui font référence à leurs divinités locales ou nationales,
2Rois 1:2-3 «Achazia...fit partir des messagers, et leur dit: Allez, consultez Baal-Zebub, dieu d'Ékron...»
2Rois 18:34«Où sont les dieux de Hamath et d'Arpad...de Sepharvaïm, d'Héna et d'Iwa?»
2Chr 28:23 «Il sacrifia aux dieux de Damas...»


La Bible identifie Jérusalem comme la cité de Yahweh, car c'est Dieu qui choisit la ville et non les hommes qui choisissent le dieu de la ville, comme dans le paganisme. Cela signifie que Dieu reste libre de son choix, et qu'il n'est pas lié inconditionnellement à un territoire ou à une ville.

Es 14:32 «L'Eternel a fondé Sion»
Ps 132:13 «Oui, l'Eternel a choisi Sion, Il l'a désirée pour sa demeure»


Sophonie dit que Dieu aurait toujours un peuple «humble et petit, qui trouvera son refuge dans le nom de l'Eternel. Les restes d'Israël ne commettront point d'iniquité...ils se reposeront, et personne ne les troublera» (Soph 3:12,15)

Jérémie s'est opposé à l'idée que Jérusalem et le temple assurent inconditionnellement la présence de Dieu.

Jér 7:4,12-15 «Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses, en disant: C'est ici le temple de l'Eternel...Allez donc au lieu qui m'était consacré à Silo, où j'avais fait autrefois résider mon nom, et voyez comment je l'ai traité. A cause de la méchanceté de mon peuple d'Israël...Puisque je vous ai appelés et que vous n'avez pas répondu, Je traiterai la maison sur laquelle mon nom est invoqué, sur laquelle vous faites reposer votre confiance...de la même manière que j'ai traité Silo; Et je vous rejetterai loin de ma face...»

Nous constatons que le temple de Jérusalem et son culte d'adoration ne signifiaient pas un engagement inconditionnel de la bénédiction divine, et Jérémie le souligne bien.

Jér 7:5-8,23 «Si vous réformez vos voies et vos oeuvres, si vous pratiquez la justice envers les uns et les autres, si vous n'opprimez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve, si vous ne répandez pas en ce lieu le sang innocent, et si vous n'allez pas après d'autres dieux, pour votre malheur, alors je vous laisserai demeurer dans ce lieu, dans le pays que j'ai donné à vos pères, d'éternité en éternité. Voici l'ordre que je leur ai donné: Écoutez ma voix et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple»

Ezéchiel a vu Dieu quitter le temple condamné, et devenir le sanctuaire d'Israël durant l'exil babylonien:

Ezéch 11:16,22-24 «Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Si je les tiens éloignés parmi les nations, si je les ai dispersés en divers pays, je serai pour eux quelque temps un asile (miqdash - sanctuaire temple ) dans les pays où ils sont venus. La gloire de l'Eternel s'éleva du milieu de la ville, et elle se plaça sur la montagne qui est à l'orient de la ville. L'esprit m'enleva, et me transporta en Chaldée auprès des captifs, en vision par l'esprit de Dieu; et la vision que j'avais eue disparut au-dessus de moi»

Dieu promet d'habiter dans un Israël purifié, avec ceux qui ont reçu un coeur nouveau et un esprit nouveau:

Ez 37:26,27 "Je traiterai avec eux une alliance de paix, et il y aura une alliance éternelle avec eux...je placerai mon sanctuaire au milieu d'eux pour toujours. Ma demeure sera parmi eux, je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple"
Ap 21:3 "Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux"

Cette promesse avec la description du nouveau temple n'est pas d'origine humaine, mais divine. Cela ne se réalisera sur la terre qu'au moment où l'Israël de Dieu sera purifié et que le Messie sera venu vers lui.

Ap 21:3 «Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Voici, je prendrai les enfants d'Israël du milieu des nations où ils sont allés, je Jes rassemblerai de toutes parts, et je les ramènerai dans leur pays. Je ferai d'eux une seule nation dans le pays, dans les montagnes d'Israël; ils auront tous un même roi, ils ne formeront plus deux nations, et ne seront plus divisés en deux royaumes...je les purifierai: ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu"
Ez 37:21-25 "Mon serviteur David sera leur roi, et ils auront tous un seul pasteur..."
Auteur : Philippe Septième
Date : 18 nov.05, 05:58
Message : Bonjour, je vous propose la suite 169,

Dans ce nouveau temple comme lieu de la présence de Dieu il y aura une rivière de vie sortant du temple. Ces aspects forment des liens clairs avec le paradis rétabli dont parle Jean dans l'Apocalypse.

Ez 47:1-12 «Il me ramena vers la porte de la maison, et voici, de l'eau sortait sous le seuil de la maison, à l'orient...Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède»

(Cette description est semblable à l'Apo 22:1-2)
Et il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations»

Ezéchiel décrit la cité nouvelle avec 12 portes, nommées d'après les tribus d'Israël, Ez 48:30-34, qu'on retrouve aussi dans Apoc 21:12, et qui portera le nom symbolique: «Yahweh Shamma - L'Eternel est ici»

Ez 48:35 «Et, dès ce jour, le nom de la ville sera: l'Eternel est ici»

Ezéchiel insiste sur la présence permanente de Yahweh «parmi les Israélites», comme si cette nouvelle Jérusalem allait remplacer le temple en tant que lieu de résidence de Dieu. C'est la présence permanente de Dieu qui caractérise le nouveau temple et la ville nouvelle.

Ez 43:7 «Il me dit: Fils de l'homme, c'est ici le lieu de mon trône, le lieu ou je poserai la plante de mes pieds: j'y habiterai éternellement au milieu des enfants d'Israël...»

LA NOTION DE SION DANS L'ANCIEN-TESTAMENT:

Sion n'est la montagne du temple et de la ville invincible de Dieu que dans la mesure où Dieu est présent.

Ps 46 «Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, Le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d'elle: elle n'est point ébranlée...L'Éternel des armées est avec nous...»
Ps 48 «Belle est la colline, joie de toute la terre, la montagne de Sion...c'est la ville du grand roi...»
Ps 76 «Dieu est connu en Juda...en Israël. Sa tente est à Salem, et sa demeure à Sion...»
Ps 87:1,5 «Elle est fondée sur les montagnes saintes...Et c'est le Très-Haut qui l'affermit»
Ps 46:6 «Dieu est au milieu d'elle: elle n'est point ébranlée; Dieu la secourt dès l'aube du matin"
Ps 48:10,15 «O Dieu, nous pensons à ta bonté au milieu de ton temple...Voilà le Dieu qui est notre Dieu."


Sion ou Jérusalem ne sont pas glorifiés dans un sens territorial, mais comme le lieu de résidence de Dieu, et comme l'expérience rédemptrice du culte au travers du sanctuaire lui-même et ses symboles.

Ps 46:2-6«Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse...Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d'elle: elle n'est point ébranlée; Dieu la secourt, dès l'aube du matin»

Jérusalem reste la «cité de Dieu» tant qu'elle n'a pas violé l'alliance avec Dieu et que «Dieu est au milieu d'elle», et c'est cette présence de Dieu qui lui donne toute sa signification, et sans cela, elle n'est rien.

Ps 46:6 «Dieu est au milieu d'elle: elle n'est point ébranlée: Dieu la secourt dès l'aube du matin»
Ps 48:4 «Dieu dans ses palais est connu pour une haute retraite»
Ps 76:2,3 «Dieu est connu en Juda...en Israël. Sa tente est à Salem, et sa demeure à Sion»


C'est dans la perspective de l'espérance messianique, avec le royaume messianique et le paradis retrouvé, avec une «rivière et un cours d'eau abondant» que la bible décrit déjà maintenant, en termes d'avenir, la Jérusalem actuelle.

Ps 46:5 «Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut»
Es 51:3,11,16 «l'Eternel a pitié de Sion...de toutes ses ruines; Il rendra son désert semblable a un Eden...les rachetés de l'Éternel retourneront. Ils iront a Sion avec chants de triomphe, et une joie éternelle couronnera leur tête...Pour étendre de nouveaux cieux et fonder une nouvelle terre. Et pour dire à Sion: Tu es mon peuple!»

Joël 3:16-18 «De Sion...De Jérusalem Dieu fait entendre sa voix; Les cieux et la terre sont ébranlés. Mais l'Éternel est un refuge pour son peuple...Et vous saurez que je suis l'Eternel, votre Dieu, Résidant à Sion, ma sainte montagne. Jérusalem sera sainte, et les étrangers n'y passeront plus. En ce temps-là...Une source sortira aussi de la maison de l'Eternel, et arrosera la vallée de Sittim»

Ez 47:1-12 "Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l'eau sortait sous le seuil de la maison...c'était un torrent que je ne pouvais traverser, car l'eau était si profonde qu'il fallait y nager...Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin. Ils mûriront tous les mois parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède»
Zach 14:12 «En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem...»


Pour Dieu, Sion et Jérusalem deviennent le centre spirituel et mondial de «l'Israël de Dieu», de tous les Israélites et des Gentils, et ainsi Jérusalem est considérée comme la mère de ses enfants spirituels.

Ps 87 «L'Éternel aime les portes de Sion...Des choses glorieuses ont été dites sur toi, Ville de Dieu! - Je proclame l'Egypte et Babylone parmi ceux qui me connaissent: Voici, le pays des Philistins, Tyr avec l'Ethiopie: C'est dans Sion qu'ils sont nés et de Sion il est dit: Tous y sont nés...C'est là qu'ils sont nés»
Ap 14:1 «Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.»

LA NOTION DE SION DANS ESAIE:

Pour Esaïe «Sion» comme capitale politique peut être détruite, et comme sainte cité de Dieu elle est inébranlable.

Es 3:8 «Jérusalem chancelle et Juda s'écroule parce que leurs paroles et leurs oeuvres sont contre l'Éternel...»
Es 2:2,3 "Il arrivera, dans la suite des temps que la montagne de la maison de l'Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu'elle s'élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront. Des peuples s'y rendront en foule, et diront: Venez, et montons à la montagne de l'Éternel...»
Es 4:4-6 «Après que le Seigneur aura lavé les ordures des filles de Sion et purifié Jérusalem du sang qui est au milieu d'elle, par le souffle de la justice et par le souffle de la destruction. L'Éternel établira, sur toute l'étendue de la montagne de Sion et sur ses lieux d'assemblées une nuée fumante pendant le jour et un feu de flammes éclatantes pendant la nuit...»


Esaïe parle d'un nouveau commencement sur une fondation nouvelle avec une pierre angulaire nouvelle que le Nouveau Testament applique au Messie à venir et aux croyants.

1Pier 2:5,6 «vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous! pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce...! Car il est dit dans l'Ecriture: Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse. Et celui qui croit en elle ne sera point confus"
Es 28:16 "Ainsi parle le Seigneur: voici, j'ai mis pour fondement en Sion une pierre...éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée; Celui qui la prendra pour appui n'aura point hâte de fuir"
Eph 2:20 " Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire"


Esaïe déclare que la sécurité de Jérusalem dépend de la présence de Dieu comme Roi et de la fidélité de son peuple.

Es 2:5,6 «Maison de Jacob Venez, et marchons à la lumière de l'Éternel! Car tu as abandonné ton peuple...Parce qu'ils sont pleins de l'Orient, et adonnés à la magie comme les Philistins...»
Es 30:12-14 «Puisque vous rejetez cette parole, que vous vous confiez dans la violence...Ce crime sera pour vous comme une partie crevassée...dont l'écroulement arrive tout à coup, en un instant: Il se brise comme se brise un vase de terre, que l'on casse sans ménagement...»
Es 51:1,7 «Écoutez-moi, vous qui poursuivez la justice, qui cherchez l'Éternel!...qui connaissez la justice, Peuple, qui as ma loi dans ton coeur! Ne craignez pas l'opprobre des hommes...»


Esaïe parle d'une Sion convertie de ses péchés, qui sort de Babylone, en relation avec la venue du Messie.

Es 59:20 «Un rédempteur viendra pour Sion, pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés...»
Es 52:9-11 «Éclatez ensemble en cris de joie, Ruines de Jérusalem! Car l'Éternel console son peuple. Il rachète Jérusalem...Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d'impur! Sortez du milieu d'elle! Purifiez-vous...»
Es 53 «il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités...l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous...Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours...»


Esaïe parle d'une Sion future, en relation avec les perspectives messianiques où personne n'est exclu de l'assemblée et où tous seront unis par leur foi messianique plutôt que par des liens ethniques ou politiques.

Deut 23:1-3 «Celui dont les testicules ont été écrasés ou l'urètre coupé...issu d'une union illicite...L'Ammonite et le Moabite n'entreront point dans l'assemblée de l'Eternel»
Es 56:3-8 «Que l'étranger qui s'attache à l'Éternel ne dise pas: L'Eternel me séparera de son peuple! Et que l'eunuque ne dise pas: Voici, je suis un arbre sec! Car ainsi parle l'Éternel: Aux eunuques...et les étrangers qui s'attacheront à l'Éternel pour le servir...Tous ceux qui garderont le sabbat, pour ne point le profaner, et qui persévéreront dans mon alliance- Je les amènerai sur ma montagne sainte...Car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples- Je réunirai d'autres peuples à lui, aux siens déjà rassemblés»


Jésus, en venant sur terre rappelle ces prophéties de l'A-T.

Jean 10:16 «J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie: celles-là, il faut que je les amène; Elles entendront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger»
Marc 11:17 «N'est-il pas écrit: Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations?...»

Auteur : Philippe Septième
Date : 18 nov.05, 06:03
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LA NOUVELLE JERUSALEM EN ESAÏE


Esaïe Parle de Jérusalem en termes qui rappellent le retour à la beauté comparable au paradis.

Es 54:12 «Je ferai tes créneaux de rubis, tes portes d'escarboucles, et toute ton enceinte de pierres précieuses»
Es 51:3 «Ainsi l'Eternel a pitié de Sion, Il a pitié de toutes ses ruines; Il rendra son désert semblable à un Eden et sa terre aride à un jardin de l'Éternel. La joie et l'allégresse se trouveront au milieu d'elle»


Toute la gloire de Jérusalem émane de la présence de Dieu qui reviendra pour être réuni avec son peuple et non de sa beauté extérieure et de ses pierres précieuses.

Es 60:1,2«Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive. Et la gloire de l'Eternel se lève sur toi. Voici, les ténèbres couvrent la terre, et l'obscurité les peuples; Mais sur toi l'Eternel se lève, sur toi sa gloire apparaît...»

Es 60:1,2,19 "Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, ni la lune qui t'éclairera de sa lueur, mais l'Eternel sera ta lumière à toujours, ton Dieu sera ta gloire"

Ap 21:23 ; 22:5 "La ville n'a besoin ni du soleil, ni de la lune pour l'éclairer, car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau"

Es 62:1-2 ; 11-12 «Pour l'amour de Sion...de Jérusalem je ne prendrai point de repos, jusqu'à ce que son salut paraisse, comme l'aurore, et sa délivrance comme un flambeau qui s'allume. Alors les nations verront ton salut...Et l'on t'appellera d'un nom nouveau que la bouche de l'Éternel déterminera....Dites à la fille de Sion: Voici, ton sauveur arrive: Voici, le salaire est avec lui, et les rétributions le précèdent. On les appellera peuple saint, rachetés de l'Eternel: Et toi, on t'appellera recherchée, ville non délaissée»

Esaïe fait une association de la Sion actuelle avec la Sion eschatologique et la nouvelle création de Dieu. La plus riche bénédiction de cette Sion nouvelle ne sera pas sa prospérité, mais la présence de Dieu.

Es 65:17-25 «Car je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre: On ne se rappellera plus les choses passées. Elles ne reviendront plus à l'esprit...Car je vais créer Jérusalem pour l'allégresse et son peuple pour la joie. Il n'y aura plus ni enfants ni vieillards qui n'accomplissent leurs jours; Car celui qui mourra à cent ans sera jeune, et le pécheur âgé de cent ans sera maudit...Et mes élus jouiront de l'oeuvre de leurs mains...Ils formeront une race bénie de l'Éternel...Avant qu'ils m'invoquent, je répondrai...j'exaucerai. Le loup et l'agneau paîtront ensemble...Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte dit l'Eternel"

La première venue de Jésus sur terre comme Messie, est déjà un élément de réponse de Dieu pour Sion.

Es 61:1-3 ; Luc 4:17-21 «L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel ma oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé...Pour accorder aux affligés de Sion...Une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu...»

L'ENSEIGNEMENT DE JESUS CONCERNANT JERUSALEM :

-A 12 ans au temple, Jésus dit à ses parents: «il faut que je m'occupe des affaires de mon Père?» Luc 2:49

-Jésus reconnaissait Jérusalem comme "la ville du Grand Roi" Mat 5:35 = Ps 48:3

-Jésus a déclaré que le temple de Jérusalem, c'était la «maison de son Père» Jean 2:16

-Et pour cela il chassa les changeurs avides de gain, dans le but de ramener le temple à sa vraie fonction «de maison de prière et de culte pour tous les peuples» Mat 21:12-13 = Es 56:7 ; Jér 7:11

-Jésus enseignait souvent dans le temple, lors de ses passages à Jérusalem. Mat 26:55

-Ceci prouve que Jésus était concerné par la véritable adoration et la communion spirituelle avec son Père dans le temple de Jérusalem.

-L'évangile de Matthieu appelle deux fois Jérusalem «la sainte cité, la ville sainte» Mat 4:5 ; 27:53

-L'expression «sainte cité» insiste sur l'aspect cultuel de la sainteté, et de d'adoration dans le temple de Jérusalem.

-Jésus s'est considéré lors de son séjour sur terre, «plus grand que le temple» (Mat 12:6)

-Ceci implique que Jésus dépasse le temple matériel comme habitation de Dieu, où Dieu rencontre l'homme.


Avec la venue de Jésus sur terre, la gloire de Dieu habitait dans la «tente» qu'est la personne de Christ.

Jean 1:14 «Et la parole a été faite chair, et elle a habité (skenoo - dresser sa tente, son tabernacle, sa demeure) parmi nous...une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père»

Jean 2:18-22 «Les Juifs lui dirent: Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte? Jésus leur répondit: Détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai...il parlait du temple de son corps»


Les Juifs, par leur infidélité à l'alliance avec le Messie comme leur EPOUX, se sont disqualifiés eux-mêmes. Quand Jésus s'est rendu compte que les Juifs de son temps ont refusé de l'accepter comme «l'Epoux» envoyé du ciel (Jean 3: 29), il s'est mis à les dénoncer comme une «génération méchante et adultère» Mat 12:39 ; 16:4

Jérusalem, en tant qu'entité politico-religieuse, en rejetant les prophètes et le Messie, se condamnait au jugement divin, avec le retrait de la présence de Dieu: «votre maison (oikos = temple), vous sera laissée déserte» (Mat 23:3), et la destruction de Jérusalem et du temple: «...parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée» (Luc 19: 44). Jésus déclare avec des larmes aux yeux que la destruction de Jérusalem en 70 après Jésus-Christ a été la conséquence du rejet du Messie, le Prince de paix.


Luc 19:41-46 «Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle et dit: Si toi aussi, au moins en ce jour qui t'est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis...te détruiront, toi et tes enfants...et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée. - Il entra dans le temple, et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière...»

Le Nouveau Testament s'oppose à l'espérance de la restauration d'une Jérusalem terrestre qui retrouverait sa gloire du passé, comme centre futur du royaume de Dieu, que naïvement attendaient ses disciples.

Mat 20:21 «Ordonne...que mes deux fils, soient assis, dans ton royaume, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche»
Luc 19:11 «Ils écoutaient ces choses, et Jésus ajouta une parabole, parce qu'il était près de Jérusalem, et qu'on croyait qu'à l'instant le royaume de Dieu allait paraître»
Act 1:61 «les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël?»


Dans sa prédiction apocalyptique de (Mat 24, Marc 13, Luc 21), Jésus n'entrevoit pas une Jérusalem reconstruite, comme centre futur du royaume de Dieu. Jésus encourage au contraire ses disciples à fuir la ville condamnée, et à ne pas la considérer comme un refuge.

Mat 24:16-20 «alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes...Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront...Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat»
Luc 21:21-22 «Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent, et que ceux qui seront dans les champs n'entrent pas dans la ville. Car ce seront des jours de vengeance! pour l'accomplissement de tout ce qui est écrit»


Le Christ a expliqué la chute de Jérusalem comme:

Luc 21:22 «des jours de vengeance pour l'accomplissement de tout ce qui est écrit»
Lévit 26:18,31,33 «Si vous me résistez et ne voulez point m'écouter, je vous frapperai sept fois plus selon vos péchés. Je réduirai vos villes en déserts, je ravagerai vos sanctuaires, et je ne respirerai plus l'odeur agréable de vos parfums...Je vous disperserai parmi les nations et je tirerai l'épée après vous. Votre pays sera dévasté....»
Deut 28:15 «Mais si tu n'obéis point à la voix de l'Eternel, ton Dieu...voici toutes les malédictions qui viendront sur toi...L'Eternel fera partir de loin...une nation qui fondra sur toi d'un vol d'aigle...Elle t'assiégera dans toutes tes portes, jusqu'à ce que tes murailles tombent, ces hautes et fortes murailles sur lesquelles tu auras placé ta confiance dans toute l'étendue de ton pays...que l'Éternel, ton Dieu, te donne...»


Ce jugement sévère sur Jérusalem n'est pas une punition de plus, comme l'ont été les précédents. Cela ressemble plutôt au jugement final, à cause du rejet par Jérusalem de Jésus comme Messie, le Fils de Dieu. Jésus l'explique très bien dans la parabole des vignerons, qui concerne spécialement le peuple Juif qui l'a rejeté.

Mat 21:33-45
33 Ecoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays.
34 Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne.
35 Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième.
36 Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière.
37 Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils.
38 Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage.
39 Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent.
40 Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?
41 Ils lui répondirent: Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte.
42 Jésus leur dit: N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures: La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l'angle; C'est du Seigneur que cela est venu, Et c'est un prodige à nos yeux?
43 C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.
44 Celui qui tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.
45 Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait.


Daniel avait prédit aussi le Jugement de Jérusalem et sa destruction, après la mort du Messie.

Dan 9:26-27 «Après les soixante-deux semaines, un Oint (mashiyach-Messie, prince Messianique) sera retranché, et il n'aura pas de successeur. Le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin arrivera comme par une inondation...le dévastateur commettra les choses les plus abominables...»
Auteur : Philippe Septième
Date : 18 nov.05, 06:18
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Jésus Déclare que ce Jugement sur Jérusalem durera «jusqu'à ce que le temps des nations soit accompli», c'est-à-dire jusqu'à l'accomplissement de la seconde venue du Christ.

Luc 21:20, 24-27 «Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche...Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis. Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra pour la terre: Car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire»

Ce Jugement marque la fin de la validité de Jérusalem dans l'histoire de la rédemption comme ville sainte. Dans la parabole des vignerons, Jésus déclare clairement que le privilège d'Israël est fini à cause de leur rejet du Messie: «le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits» Mat 21:43

Jésus l'exprime encore clairement ailleurs, que «l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père...Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; Car ce sont là les adorateurs que le Père demande» Jean 4:21-23. Après Christ, Jérusalem n'est plus le refuge où le peuple de Dieu trouve sa sécurité et son salut et Jésus demande aux croyants de fuir loin d'elle pour regarder vers Christ et la Jérusalem céleste, (voir plus loin Hébreux)


Luc 21:21-22 «Alors...que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent...Car ce seront des jours de vengeance, pour l'accomplissement de tout ce qui est écrit»

Ce jugement messianique sur Jérusalem aussi bien que la fuite des disciples du Christ loin de Jérusalem deviennent des exemples et des types prophétiques d'événements mondiaux de la fin. Jérusalem représente ici un peuple qui connaît le Christ, mais le rejette, et qui périra à cause de son rejet. Ainsi, Jérusalem et les villes d'Israël qui ont rejeté le Messie, deviennent dans le N.T des villes de l'apostasie, de la rébellion, comme Babylone et Tyr de l'A-T. Jésus appelle les jugements de Dieu sur les villes païennes de Sodome, Tyr et Sidon «plus tolérables» que le destin des villes d'Israël qui l'ont rejeté.

Luc 10:12-14 «Je vous dis qu'en ce jour Sodome sera traitée moins rigoureusement que cette ville-là. Malheur à toi, Chorazin! Malheur à toi, Bethsaïda! Car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu'elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre. C'est pourquoi, au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous»

Jésus a décrit le jugement de Capernaum dans les mêmes termes que celui de Babylone et de Tyr.

Luc 10:15 = Es 14:11-15 ; Ez 26:20 «Et toi, Capernaum, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts»

L'évangile de Luc souligne que le destin de la génération de Noé et de celle de Sodome sont des types du jugement final, et que Sodome et Gomorrhe sont un exemple, non seulement des méchants en général, mais plus spécialement de l'Israël apostat, et cela peut concerner aussi Jérusalem qui a rejeté le Christ.


Luc 17:26-30 «Ce qui arriva du temps de Noé (de Lot) arrivera de même aux jours du Fils de l'homme...Les hommes mangeaient, buvaient...jusqu'au jour où...le déluge vint, et les fit tous périr...une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, et les fit tous périr. Il en sera de même le jour où le Fils de l'homme paraîtra»
Es 1:9-10 «Si l'Éternel des armées ne nous eût conservé un faible reste, nous serions comme Sodome, nous ressemblerions à Gomorrhe. Écoutez la parole de l'Eternel, chefs de Sodome!...peuple de Gomorrhe!»


Les évangiles enseignent la destruction de Jérusalem et en même temps, les évangiles assurent que le royaume de Dieu continue à être représenté sur la terre sans interruption. Jésus a promis qu'il bâtirait un autre temple qui n'est pas construit par l'homme.

Marc 14:58 «Nous l'avons entendu dire: Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme»

Cette promesse s'est accomplie avec la résurrection de Christ et aussi avec son Eglise qui a partir de Christ devient le temple visible de Dieu sur terre jusqu'au retour de Christ en gloire. Ainsi, Jérusalem et son temple ont été remplacés d'une manière permanente par les croyants.

Mat 21:43 «C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits»
Jean 15:16 «Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure...»
Luc 12:32 «Ne crains point, petit troupeau: car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume»
1Co 3:16 «Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous?»


Après le rejet du Messie par Jérusalem et par le judaïsme, le Christ a choisi sa propre «Eglise» pour continuer la mission confiée jadis au peuple d'Israël.

Mat 16 :18 (Darby) «Et moi aussi, je te dis que tu es Pierre; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle»
Mat 18:15-20 «Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute tu as gagné ton frère...S'il refuse de les écouter, dis-le a l'Eglise, et s'il refuse aussi d'écouter l'Eglise, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain. Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel...Car là ou deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux»

Mat 28:18-20 «Jésus leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde»


Avec Christ, la notion de Jérusalem et d'Israël change, car ce sont ses disciples qui deviennent la lumière messianique du monde, «la ville sur une colline» pour illuminer tous les peuples de la connaissance de Dieu.

Mat 5 :14 «Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée...Que votre lumière luise ainsi devant les hommes...»
Ap 1:20 «Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises»

L'ENSEIGNEMENT DES APOTRES CONCERNANT JERUSALEM:

Jésus avait déclaré de Jérusalem, qu'à cause de son rejet des prophètes de Dieu, et du Messie pour finir, «Voici, votre maison vous sera laissée déserte...» Mat 23 :37-38. Avant la destruction de la ville en 70 après Christ, Paul compare déjà la Jérusalem terrestre à une esclave. Comme la femme Egyptienne Agar, ainsi «la Jérusalem actuelle est dans la servitude avec ses enfants». Ainsi, Paul identifiait Jérusalem avec Agar et son fils Ismaël, qui ont été déshérités par Abraham.

Gal 4:21 «Car il est écrit qu'Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l'esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse...ces femmes sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar, -car Agar c'est le mont Sinaï en Arabie, et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants»

Paul identifiait ici Jérusalem avec Agar et son fils Ismaël qui ont été déshérités par Abraham.

Gal 4:29-30 «et de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. Mais que dit l'Écriture? Chasse l'esclave et son fils, car le fils de l'esclave n'héritera pas avec le fils de la femme libre»

Le même Paul identifie Isaac à l'Eglise de Christ, qui comme Isaac est née selon la promesse de Dieu. L'Eglise de Christ est par conséquent, un enfant de la vraie Jérusalem céleste, et c'est cette citée qui désormais doit préoccuper le croyant.

Gal 4:26,28 «Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère...Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse»

Paul désigne les croyants chrétiens enfants d'une Jérusalem céleste, ceux qui sont nés du Saint-Esprit, d'en haut.

Gal 4:29 «de même qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant»
Jean 3:5-7 «Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit...»


Paul déclare que la promesse eschatologique d'une nouvelle Jérusalem (Es 54) est déjà en partie accomplie en Christ et dans l'Eglise (Gal 4:27), sans pour autant renier l'héritage glorieux à venir.

Gal 4:26,27 "Mais la Jérusalem d'en haut est libre, c'est notre mère; car il est écrit: Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes point! Eclate et pousse des cris, toi qui n'as pas éprouvé les douleurs de l'enfantement, car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui était mariée"

Es 54:1 «Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantes plus! Fais éclater ton allégresse et ta joie, toi qui n'as plus de douleurs! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui est mariée, dit l'Éternel»


Ce contraste entre le judaïsme et la foi chrétienne (dans Gal 4) est encore exprimé dans Hébreux 12. L'assurance présente du salut en Christ n'a plus rien à voir avec le mont Sinaï ou la Jérusalem actuelle.

Hébr 12:18-24 «Vous ne vous êtes pas approchés d'une montagne qu'on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu...Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le choeur des anges...de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance...»
Auteur : Philippe Septième
Date : 18 nov.05, 06:22
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En continuité avec l'espérance d'Abraham, l'apôtre déclare aussi:


Héb 11:8-10 «C'est par la foi qu'Abraham...vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère...Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur»
Héb 13:14 «Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir»


Sur la base de cette assurance en Christ, l'auteur encourage les croyants juifs à «aller hors du judaïsme» afin de rejoindre Jésus-Christ et d'espérer l'héritage d'Abraham. La rédemption ne peut se trouver que là où est le Christ, dans le sanctuaire céleste: «hors du camp» du judaïsme, et de tout ce qui est centré dans la Jérusalem terrestre, actuelle.

Héb 13:12-14 «C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre. Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir»

Les apôtres ont enseigné que les souffrances de Christ représentaient la fin de l'actuelle Jérusalem et de son temple, et que l'église de Christ fonctionne maintenant comme le temple terrestre où Dieu demeure et se révèle.

2Cor 6:16 (voir Lév 26:12 ; Jér 32:38 ; Ez 37:27) «Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit: J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux: je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple»
Eph 2:19-21 «Vous n'êtes plus des étrangers...mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur»


A partir de Christ, les croyants regardent vers le temple céleste de la nouvelle alliance, là où le Christ officie comme notre Souverain Sacrificateur et Intercesseur, et d'où il envoie l'Esprit vivifiant.

Rom 8:34 «Christ est mort, bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!»
Héb 7:25 «C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur»
Héb 8:1-2 «Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme»

Héb 10:19-22 "Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu'il a inaugurée pour nous au travers du voile, c'est-à-dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un coeur sincère, dans la plénitude de la foi, les coeurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure»


Tous ces textes nous permettent de voir que la ville et le temple de Jérusalem ont été totalement et définitivement remplacés par l'intercession rédemptrice de Jésus dans le ciel, dans le sanctuaire céleste, et aussi par son Eglise sur la terre comme nouveau temple de Dieu, qui a la mission désormais de représenter Christ sur la terre. L'enseignement de Paul va au-delà des promesses de l'A.T qui concernaient la ville terrestre, il voit la nouvelle Jérusalem comme totalement affranchie de toute notion ethnique, nationale ou géographique. La Jérusalem céleste est la patrie des élus, où le Christ se trouve et où tous les croyants ont leur citoyenneté inscrite dans le livre de vie de l'Agneau.

Héb 12:22-24 «vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste...de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance...»
Phil 3:20-21 «Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire...»


Ap 14:1 «Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts»
Ap 21:27 «Il n'entrera chez...que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l'agneau»


La cité céleste n'est pas qu'une structure matérielle vide, mais une communauté d'adoration de l'Eglise sur la terre avec l'Eglise future dans le ciel, tout en faisant la distinction entre la cité céleste et l'Eglise sur terre.

Héb 12:22-23 «vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le choeur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux...»

Comme le Christ est en même temps dans le ciel et (par l'Esprit) sur la terre, de même il existe une relation intime entre la Jérusalem céleste et l'Eglise (les enfants de Dieu) sur la terre.

Rom 8:34 «Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous!»
Mat 28:19-20 "Allez, faites des disciples...Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde"
Jean 14:23 «Jésus lui répondit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui»

Col 3:2-3 «Affectionnez-vous aux choses d'en haut et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu»
Eph 2:4-6 «Mais Dieu...nous a rendus à la vie avec Christ...il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ»
Eph 1:3 «Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ!»


Comme le Christ descendra physiquement du ciel sur la terre, ainsi la Jérusalem céleste descendra du ciel sur la terre. L'objet de l'espérance chrétienne n'est pas simplement le ciel de façon abstraite mais, plus précisément la cité céleste, la Nouvelle Jérusalem, avec la présence éternelle de Dieu.

Phil 3:20-21 «notre cite a nous est dans les cieux d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire...»
Ap 21:2,10 «Et je vis descendre du ciel d'auprès de Dieu la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux»

La citoyenneté actuelle des croyants dans cette ville sainte n'est pas encore l'établissement glorieux en elle. Comme Abraham, les chrétiens «cherchent cette citée qui est à venir», qui ne viendra pourtant qu'après le jugement final, comme partie intégrante des nouveaux cieux et de la nouvelle terre,

Héb 11:13-16 «C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie...meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité»
Héb 13:14 «Car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir»


Ap 20:14-15 à 21:1-3 «Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu...Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre: Car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. Et Je vis descendre du ciel d'auprès de Dieu la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. Et j'entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple...»

Dans Esaïe il y a une prophétie en relation avec Jérusalem qui déclare qu'à Christ appartient toute l'autorité par rapport à l'admission ou l'exclusion de la cité de David, la Nouvelle Jérusalem.

Es 22:20-22 "En ce jour-là, J'appellerai mon serviteur Eliakim, fils de Hilkija; Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ta ceinture, et je remettrai ton pouvoir entre ses mains; Il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David: Quand il ouvrira, nul ne fermera; Quand il fermera, nul n'ouvrira"
Ap 3:7 "Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n'ouvrira"

Ainsi, le Christ est la seule source de l'assurance pour les croyants fidèles qu'ils hériteront la sainte cité.

Ap 3:12 «Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu et il n'en sortira plus; J'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau»

La Nouvelle Jérusalem est décrite avec 12 portes «et sur les portes des noms écrits, ceux des 12 tribus des fils d'Israël» (Ap. 21:12), et 12 fondements «et sur eux les 12 noms des 12 apôtres de l'agneau» (Ap 21:14). Ainsi, la Nouvelle Jérusalem est identifiée comme une communauté de rachetés, composée des saints des deux alliances, (venant des douze tribus d'Israël et de l'Eglise des douze apôtres). La Nouvelle Jérusalem symbolise la continuité de l'ancienne alliance avec le peuple de Dieu de la nouvelle alliance.

La Nouvelle Jérusalem forme un cube parfait: «La ville avait la forme d'un carré...la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales» (Ap 21:16) rappelant le cube du lieu très saint dans le temple de Salomon (1Rois 6:20). Ainsi, avec la Nouvelle Jérusalem, le but initial de la présence de Dieu dans le lieu très saint d'Israël est accompli: «Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux» (Ap 2:3.)

C'est pour cela que Jean précise: «Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l'Agneau» (Ap 21:22). Cette vision de la Nouvelle Jérusalem dans laquelle la présence de Dieu et du Christ remplace le temple est l'unique espérance chrétienne, et elle n'a rien à voir avec le temple et la Jérusalem actuelle. Cette communion intime et éternelle avec Dieu et Jésus-Christ est la signification profonde de la ville sainte de Jérusalem dans les deux Testaments, et c'est vers cette réalité qu'il nous faut tendre maintenant.

Auteur : Philippe Septième
Date : 18 nov.05, 07:36
Message : Bonjour, je vous propose la suite 173,

LA SIGNIFICATION DE BABYLONE DANS LA PROPHETIE BIBLIQUE:

Sans rentrer dans tous les détails de Babylone dans la bible, en voici les principaux éléments.

Babel de: Bab-El, «la porte de Dieu», ou balal, «confusion». Dans l'A.T Babylone est présentée dès le début comme une puissance opposée à Dieu (Gen 11:1-9) et plus tard, comme l'ennemi politico-religieux d'Israël, le peuple de Dieu de l'alliance. Nebucadnetsar (604-562 av J-C) le fondateur de l'Empire néo-babylonien, a restauré la tour de Babylone pour Marduk, où le roi apportait le butin de la guerre, y compris les ustensiles et les trésors du temple de Jérusalem (2Rois 25:13-17 ; Dan 1:2)

Babylone était une puissance politico-religieuse qui avait profané les ustensiles sacrés du temple de Dieu lors de son banquet blasphématoire. Aussi le verdict fut: «Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux» (Dan 5: 23). Les prophètes de l'A.T décrivent Babylone comme l'ennemi par excellence de Dieu et de son peuple, et Esaïe compare la chute de Babylone à l'exemple du jugement final de Dieu:


(Es 21:9 ; Ap 18:1-3) «Elle est tombée, elle est tombée, Babylone...»

Le modèle de «comparaison» est une des clés d'interprétation de l'Apocalypse. Le jugement local immédiat peut représenter un type historique du jugement final et universel.

Esaïe 13:1 «Oracle sur Babylone...»

v6 «Gémissez, car le jour de l'Éternel est proche: Il vient comme un ravage du Tout-Puissant.»
v9-11 «Voici, le jour de l'Éternel arrive. Jour cruel, jour de colère et d'ardente fureur qui réduira la terre en solitude et en exterminera les pécheurs... je punirai le monde pour sa malice, et les méchants pour leurs iniquités; Je ferai cesser l'orgueil des hautains, et j'abattrai l'arrogance des tyrans»
v17-22 «Voici, j'excite contre eux les Mèdes...et Babylone, l'ornement des royaumes, La fière parure des Chaldéens sera comme Sodome et Gomorrhe que Dieu détruisit. Elle ne sera plus jamais habitée, Elle ne sera plus jamais peuplée...Les animaux du désert y prendront leur gîte...»

Jérémie 51:1 «Voici, je fais lever contre Babylone...Un vent destructeur»

v6 «Fuyez de Babylon. et que chacun sauve sa vie, de peur que vous ne périssiez dans sa ruine! Car c'est un temps de vengeance pour l'Eternel; Il va lui rendre selon ses oeuvres»
v45 «Sortez du milieu d'elle, mon peuple, et que chacun sauve sa vie, en échappant à la colère ardente de l'Éternel!» (voir Ap 18:4)


Dans l'Apocalypse de Jean, le terme Babylone est employé six fois: cinq fois l'expression «Babylone la Grande» (Ap 14:8 ; 16:19 ; 17:5 ; 18:2,10,21), et une allusion claire à l'autoglorification de Nebucadnetsar citée dans Daniel.

Dan 4:30 «le roi dit: N'est-ce pas ici Babylone la grande, que j'ai bâtie...pour la gloire de ma magnificence?»
Ap 18:7 «Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe...»

Comme Babylone dans l'A.T est représentée par sa relation hostile au peuple de Dieu, de même la Babylone de l'apocalypse doit être définie comme la séductrice et persécutrice de l'Eglise du Christ de la fin. Pour cela, à la fin, il n'y a plus que Babylone ou le système hostile à Dieu et Jérusalem avec le peuple de Dieu. Tous ceux qui ne suivent pas Christ «partout où il va», pour chercher refuge au mont Sion (Ap 14:1-5), appartiennent à Babylone, tous ceux «dont les noms ne sont pas inscrits dans le livre de vie de l'Agneau» (Ap 13:8)

Les Babyloniens sont condamnés à boire, non seulement de la coupe du vin de Babylone, mais aussi de "la coupe de la colère de Dieu versée sans mélange de la grâce divine" (Apo 14:10) Cette colère divine est expliquée comme le destin même de Sodome et Gomorrhe, détruite avec:
«du feu et du soufre» (Ap 14:10 = Gen 19:24 ; Luc 17:29,30 ; Ps11:6 ; Ez 38:22). La destruction de Babylone est définitive, comme celle d'Edom, et pour preuve c'est que «la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles» (Ap 14:1 = Es 34:9-10)

Finalement, ce jugement de Dieu fait que les Babyloniens n'entreront pas dans «le repos de Dieu» (Ap 14:11). Ainsi, l'Apocalype de Jean oppose Jérusalem et les élus, ou la sainte cité éternelle de l'Agneau à Babylone, la ville de la bête et de ses adhérents, et qui deviendra comme Sodome et Gomorrhe (Ap 14:1,8-11)

Apocalypse 16 rattache le jugement de Dieu sur Babylone (les dernières plaies) spécialement à la marque de la bête et à l'adoration de son image (Ap 16:12,19). Ceux qui portent cette marque babylonienne d'adhésion religieuse, qui est imposée par le faux prophète, encourent la colère de Dieu (Ap 19:20). La signification politique de la marque est aussi indiquée par le fait que «tous les rois de la terre» sont séduits pour s'allier à Babylone et faire la guerre contre Dieu et son peuple (Ap 16:13-14 ; 17:12-14 ; 19:19)

Ce jugement de Babylone est développé avec de nombreux détails dans Ap 17:1 à 19:1, ce qui démontre l'importance que la révélation a accordé à la chute de la Babylone apocalyptique. Cette section est introduite par "Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée...(Ap 17:1)

La prostituée symbolique est encore identifiée comme «un mystère: Babylone la grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre» (Ap 17:5). L'expression "mystère" suggère que le nom de Babylone ici n'est pas littéral mais secret ou symbolique. L'expression "mère des prostituées» peut tout simplement signifier «la plus grande prostituée» du monde. L'expression "et des abominations de la terre" peut qualifier «l'immoralité» de Babylone avec l'idolâtrie ou l'apostasie religieuse, imposée sur toutes les nations. La conséquence de son idolâtrie est l'assassinat des saints et des témoins de Jésus (Ap 17:6)


Jean décrit la nature de la nouvelle Babylone.

Dans Ap 17, Babylone est décrite comme la séductrice cruelle et religieuse du monde. Dans Ap 18, Babylone est la ville du monde qui détient la richesse économique et qui se glorifie elle-même.

Ap 17 et 18 parlent du jugement de Babylone et forment une unité continue. Ap 17:18 établi le lien «Et la femme que tu as vue, c'est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre». Alors que la prostituée (Babylone) dans Ap 17 se situe en contraste avec la femme fidèle de Dieu d'Ap 12, dans Ap 18 la ville de Babylone est placée en contraste avec la Nouvelle Jérusalem éternelle d'Ap 21.

La correspondance intentionnelle des deux révélations est significative, car c'est le même ange tenant la coupe qui présente Babylone comme étant ainsi l'antithèse de la Nouvelle Jérusalem.


Ap 17:1 "Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vient, et il m'adressa la parole en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux"
Ap 21:9 "Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes...vint, et il m'adressa la parole en disant: Viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau"


Les deux visions sont encore développées avec certaines correspondances littéraire et thématique.

Ap 17:3-5 "Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate...cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles...Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre"
Ap 21:10-14 "Et il me transporta sur une grande montagne, et il me montra la ville sainte, Jérusalem...Son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, d'une pierre de jaspe...comme du cristal. La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l'agneau"


Ces deux sections sur le destin de Babylone et de la Nouvelle Jérusalem mettent en évidence les divers contrastes entre la ville prostituée et la nouvelle Jérusalem. La destruction de Babylone signifie aussi la destruction de cette ancienne création (Ap 16:20), avec le verdict final de la colère de Dieu: «C'en est fait» (16::17). Après ce jugement de Babylone avec ses sujets vient l'accomplissement de l'objectif élevé de Dieu: un nouveau ciel et une nouvelle terre, avec la Nouvelle Jérusalem descendant du ciel, d'auprès de Dieu (Ap 21:1,2), fondé sur le nouveau décret de Dieu: «C'est fait!» (21:6).

Ces deux décrets, le jugement de condamnation sur Babylone et le jugement de salut en faveur du peuple de Dieu aboutiront à l'accomplissement de l'alliance éternelle de Dieu, càd restaurer le Paradis comme le royaume de Dieu sur la terre.


Ap 21:5,7-8 «Celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles...Tel sera l'héritage du vainqueur: je serai son Dieu et il sera mon fils. Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés, les magiciens, les idolâtres et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang brûlant de feu et de soufre: cela, c'est la seconde mort»
Auteur : Philippe Septième
Date : 18 nov.05, 07:41
Message : Bonjour, je vous propose la suite 174,

Pour finir, quelques mots sur «l'Israël de Dieu» dans le N-Testament:


Le privilège du peuple Juif jusqu'à la venue du Messie.

Dieu avait demandé à Abraham et à sa descendance d'être ses témoins auprès des nations.

Gen 12:1-3 «Je ferai de toi une grande nation...et toutes les familles de la terre seront bénies en toi»
Gen 22:18 «Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix»
Ex 19:6 «vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte»
Es 43:10-12 «Vous êtes mes témoins, dit l'Éternel. Vous et mon serviteur que j'ai choisi, afin que vous le sachiez que c'est moi, moi qui suis l'Éternel, et hors moi il n'y a point de sauveur»


Le peuple élu de Dieu a fini par se prostituer dans l'histoire.

Es 1:21-23 «Quoi donc! la cité fidèle est devenue une prostituée!...»
Jér 3:1,13 «tu t'es prostituée à de nombreux amants» «tu as dirigé ça et là tes pas vers les dieux étrangers»
Ezéch 16:20-34 «Au milieu de toutes tes abominations et de tes prostitutions...tu t'es livrée à tous les passants, tu as multiplié tes prostitutions...Tu t'es prostituée aux Égyptiens...aux Assyriens...tu as été la femme adultère...»

Ezech 23:3,5-8 «Elles se sont prostituées en Egypte..Assyriens...Elle s'est souillée avec...toutes leurs idoles...»
Ezech 23:14-18 «Elle alla même plus loin dans ses prostitutions...Chaldéens, Babylone...»
Ezech 23:35 «Parce que tu m'as oublié, et rejeté...Porte donc aussi la peine de tes crimes et de tes prostitutions»

Osée 4:12-14 «Mon peuple consulte son bois, et c'est son bâton qui lui parle; l'esprit de prostitution égare. Et ils se prostituent loin de leur Dieu. Ils sacrifient sur le sommet des montagnes, ils brûlent de l'encens...»


A côté de l'infidélité du peuple de Dieu. nous trouvons la notion du reste fidèle à Dieu qui sera sauvé. Aujourd'hui, parmi les croyants Juifs et parmi l'église de Jésus, il y a un reste qui est fidèle à Dieu et qui sera sauvé, et c'est aussi avec ce reste que Dieu achèvera son oeuvre sur cette terre.

Ezéchiel 14:21-22 «Quoique j'envoie contre Jérusalem mes quatre châtiments terribles, l'épée, la famine, les bêtes féroces et la peste, pour en exterminer les hommes...il y aura néanmoins un reste qui échappera»
Esdras 9:15 «Eternel, Dieu d'Israël, tu es juste, car nous sommes aujourd'hui un reste de réchappes»
Rom 9:27 «Quand le nombre des fils d'Israël seraient comme le sable de la mer, un reste seulement sera sauvé»
Rm 11:5 «De même aussi dans les temps présents il y a un reste»


Satan fait la guerre aux restes "Qui gardent les commandements de Dieu et ont le témoignage de Jésus» Ap 12:17. Le Nouveau Testament affirme qu'à cause de l'infidélité d'Israël, son héritage appartient à l'Eglise de Christ. Dans la parabole des vignerons, Jésus déclare clairement que la mission confiée par Dieu au peuple Juif, leur est enlevée et confiée aux croyants de toutes les nations. Ainsi, à partir de Christ, le peuple d'Israël partage le même privilège que tous les autres peuples.

Mat 21:33-(43)-44 «le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits»
Mat 28:19 «Allez, faites de toutes les nations des disciples»


L'Israël spirituel de Dieu d'aujourd'hui c'est l'ensemble du peuple de Dieu qui englobe tous les croyants. Paul parle de «l'Israël de Dieu !» (Gal 6:16) qu'il semble distinguer des «Israélites selon la chair» 1Cor 10:18. Il s'ensuit qu'Israël s'étend à toute l'Eglise, c'est le peuple de l'alliance, fidèle à Dieu dans ce monde hostile.

Rom 2:28-29 «Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c'est celui qui l'est intérieurement: et la circoncision, c'est celle du coeur...»
Gal 3:14 «afin que la bénédiction d'Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ...»

Rom 9:6-8,24-25 «Car tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël, et, pour être la postérité d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants...c'est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité.» «Ainsi nous a-t-il appelés, non seulement d'entre les Juifs, mais encore d'entre les païens, selon qu'il le dit: J'appellerai mon peuple celui qui n'était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n'était pas la bien-aimée»

Deut 10:17 ; Rom 2:11 «l'Eternel, votre Dieu est le Dieu des dieux...qui ne fait point acception des personnes»
Gal 3:26-29 «Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ...Il n'y a plus ni Juif ni Grec...Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse»

Gal 6:15-16 «Car ce n'est rien que d'être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c'est d'être une nouvelle créature. Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l'Israël de Dieu»
Jaq 1:1 «Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion»
1Pier 2:9-10 «Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu...»


Paul présente encore dans Rom 11:17-26 le peuple Juif selon la chair, sous les traits de l'olivier franc, alors que les Païens sont représentés par l'olivier sauvage. II y a des branches de l'olivier franc qui ont été retranchées par Dieu. Ce sont tous les Juifs qui ont refusé Jésus. Et il y a des branches de l'olivier sauvage qui ont été greffées sur l'olivier franc. Ce sont les païens qui ont été intégrés à l'Israël spirituel. A partir de cette greffe, tous ceux qui auront été greffés formeront l'Israël spirituel.

C'est ce rassemblement de juifs et de païens qui forme le tout Israël, et c'est de lui que Paul dit qu'il sera sauvé.

Auteur : Philippe Septième
Date : 24 nov.05, 21:34
Message : Bonjour, je vous propose la suite 175,

ENFIN...DANS LA MAISON DE NOTRE PERE CELESTE ! Ap 22

Jean 14:1-3 «Que votre coeur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi»

Introduction:

Apocalypse 22:1-5 fait encore partie de la vision précédente, et la conclusion d'Ap 22 commence au verset 6. Au chapitre 21, la nouvelle Jérusalem a été décrite d'un point de vue extérieur, avec la muraille, les portes...Au chapitre 22, la nouvelle Jérusalem est présentée comme étant constituée par les élus de Dieu, qui sont définitivement transformés et formeront la ville sainte.

Ap 22:3-4 «Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville; Ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts»

Babylone et Jérusalem:

Dans ce séminaire, il a été largement démontré que Babylone ne signifie pas une ville matérielle, mais que cela désigne un système, avec des personnes qui soutiennent ce système. Babylone représente le paganisme en particulier, et le christianisme qui persiste à conserver les traditions qui sont contraires aux révélations de Dieu, ainsi que ceux qui se détournent volontairement de Dieu.

Il en va de même de Jérusalem qui est l'opposé de Babylone. La nouvelle Jérusalem représente dès maintenant, tous ceux qui en toute humilité, essayent de marcher fidèlement en accord avec toutes les révélations faites par Dieu dans sa parole. Il s'agit de ceux qui ont quitté Babylone avec ses traditions pour se joindre «aux restes qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus» (Ap 18:4 ; 12:17)


La totalité des élus avec les 12 tribus d'Israël et les 12 apôtres.

Nous trouvons dans l'A-Testament les 12 tribus d'Israël, et dans le N-Testament les 12 apôtres, et cela confirme que les 2 testaments ne forment qu'une seule et unique révélation de Dieu qui se complète. La multiplication de ces deux symboles: 12 x 12 = 144, représente la totalité des élus de l'ancienne et de la nouvelle alliance, ou la nation Juive et les nations païennes converties et sauvées. C'est pourquoi, dans les mesures de la nouvelle Jérusalem Jean présente et utilise les nombres 12 et 144.

Ap 21:12 «Elle avait 12 portes, et sur les portes des noms écrits, ceux des 12 tribus des fils d'Israël»
Ap 21:14 «La muraille de la ville avait 12 fondements, et sur eux les 12 noms des 12 apôtres de l'agneau»
Ap 21:16-17 «Il mesura la muraille, et trouva 144 coudées; et la ville 12 000 stades»


Ainsi, nous retrouvons dans la nouvelle Jérusalem, les mêmes symboles que pour les 144 000 élus d'Ap 7.

Ap 21 (12 tribus des fils d'Israël; 12 apôtres de l'agneau; 144 coudées; 12000 stades; 12 x 12 = 144; ou 12 x 12000 = 144000)
Ap 7:4-8 (12000 des 12 tribus des fils d'Israël: 12000 x 12 = 144000)


AP 22:1,2
Et il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.


Et il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal...(22:1)

Ce «fleuve de vie» rappelle «la source de l'eau de vie» d'Ap 21:6. La source de l'eau de la vie devient ici un fleuve, où il n'y aura plus de restriction à la vie offerte par Dieu. Jean dit que ce fleuve sera limpide (lamparos - éclatant, brillant) comme du cristal. On retrouve le même terme à propos de l'épouse de Christ, à qui:


Ap 19:8 «il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant (lamparos), pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints»

On retrouve encore le même mot concernant Jésus, qui est «l'étoile brillante (lamparos) du matin» (Ap 22:16). Cela signifie que la vie sera offerte aux élus avec tout ce qu'elle aura de plus beau, de plus prometteur, de plus enthousiasmant, de plus éclatant. La vie en compagnie de Dieu ne sera pas une vie grise ou monotone, mais Jean annonce une vie éclatante, brillante et joyeuse durant l'éternité, pour nous donner envie d'y être. Dans le paradis de Dieu, on retrouve l'être humain dans sa totalité: spirituel et physique. L'apôtre Paul avait déjà souligné cette vérité essentielle:

1Thes 5:23 «Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ!».

La nouvelle Jérusalem n'est pas le paradis d'êtres ou d'âmes désincarnés, ou de la jouissance sensuelle. Le paradis de Dieu est un endroit où la vie est totale: l'esprit, l'âme et le corps, avec toutes leurs capacités. C'est un endroit où on mange, on boit, on respire les parfums, on touche, on éprouve du plaisir et de la joie, on utilise pleinement ses capacités physiques car le corps n'est plus handicapé, et l'esprit est plus vif que jamais. C'est le moment où l'on pense plus juste, on comprend mieux les leçons, et on reçoit mieux la parole de Dieu.

La vie spirituelle et mentale n'a jamais été aussi intense et aussi profonde. La mémoire, l'intelligence et le coeur sont au maximum de leur rendement, et le corps est plus fort que jamais. Le paradis de Dieu est un endroit, où toutes les capacités de l'homme sont mises au service et à la gloire de Dieu. En attendant ce moment merveilleux, il ne nous reste qu'à rêver dans la souffrance et les luttes quotidiennes où se mêlent la laideur et la beauté, où la vérité est polluée de mensonges, où la vie est pétrie de mort. Ce monde de plus en plus inconfortable qui crie au secours, sans le savoir, appelle à la venue de Dieu.

Un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau (22:1)

Jean précise ici que le Père et le Fils sont de toute éternité et pour l'éternité à l'origine de la vie. Cela signifie que si le monde est arrivé à se détruire, c'est justement parce qu'il n'a pas donné la juste place ni à Dieu, ni à Jésus, ni au Saint-Esprit, qui sont à l'origine de la vie et sans lesquels la vie n'est pas possible.

Le jardin de Dieu et de l'Agneau dans la Nouvelle Jérusalem, avec l'arbre de vie dans le jardin de Dieu (22:2)

Avec la nouvelle terre et la nouvelle Jérusalem nous retrouvons l'allusion au jardin d'Eden de la création Gen 2. Nous retrouvons dans le paradis de Dieu «l'arbre de vie», qui est là pour les vainqueurs (Ap 2:7). Ezéchiel avait aussi évoqué ce jardin avec ses fleuves et ses arbres miraculeux:


Ez 47:12 «Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède»

Le bénéfice de cet arbre est total et il sert aussi bien par ses fruits, que par ses feuilles. Le fruit est produit tout au long de l'année, procurant ainsi une nourriture permanente aux élus.

Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie...(22:2)

L'arbre de la vie, c'est d'accepter de dépendre totalement de son Créateur. Après le péché de nos premiers parents «Dieu empêcha l'homme de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement...dans le mal, la souffrance, la maladie, le péché... Gen 3:22-24". Cet arbre de vie rappelle à l'homme qu'il n'est pas dieu, mais une créature dépendante de son Créateur. Si l'homme veut vivre, il a constamment besoin de Dieu et de la vie qui vient de Dieu, et c'est dans la mesure où l'homme accepte cette dépendance de Dieu qu'il peut vivre, Le péché originel était dans le fait de refuser cette dépendance de Dieu pour vivre selon ses propres critères.

Après qu'Adam et Eve ont mangé le fruit de la connaissance du bien et du mal et non le fruit de l'arbre de la vie, Dieu dit "Vous êtes devenus comme des dieux", c'est-à-dire déchus, dans le péché. L'homme se croit dieu, on croit être indépendant alors qu'on est en réalité esclave du mal. Vouloir vivre en dehors de Dieu c'est la mort, parce qu'on se sépare de Dieu qui est la source de vie. Or, comme Dieu est la source de la vie, toute séparation d'avec lui ne peut que conduire à la mort. Voilà l'un des sens profonds de l'arbre de la vie.


L'arbre de la vie, c'est d'accepter de se nourrir de Christ et de la Parole de Dieu.

Jean 6:53-57, 63 «Jésus dit: Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour...Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et je demeure en lui...C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie»

Jean 11:25 «Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort»


L'homme en tant que créature dépend de Dieu, et cette dépendance pour le croyant n'est pas de l'esclavage, mais c'est un lien merveilleux qui est voulu et que l'on cultive, que l'on aime, qu'on préserve. Cette dépendance nous assure la vie éternelle et nous fait devenir «héritiers de Dieu, avec le Christ» (Rom 8:17).
Auteur : Philippe Septième
Date : 24 nov.05, 21:42
Message : Bonjour, je vous propose la suite 176,

L'arbre de vie peut représenter Christ, qui est la source de toutes choses, car «rien n'a été fait sans lui ; tout a été fait par lui et ce qui a été fait était vie en lui» (Jean 1:1-4). L'apôtre Paul dit: «Car en lui ont été créées toutes les choses...Tout a été créé par lui et pour lui» (Col 1:16). Ces 3 prépositions "par, pour, en" coïncident avec le bébé qui se forme dans le sein maternel.

Le bébé se développe par sa mère, dans sa mère et dans une certaine mesure pour sa mère. On découvre ainsi qu'il existe entre le Christ, le Créateur, et sa création, sa créature, un lien de vie exceptionnel. Paul affirme ailleurs que "Christ est ma vie", pour exprimer sa totale dépendance du Christ pour vivre (Phil 1:21). Il y a donc en Christ une puissance cosmique de qui dépend toute vie. Passer du temps avec Christ, dans la prière et la méditation de sa parole, c'est une façon de se nourrir de cet arbre de vie déjà à présent, tout en se préparant pour passer l'éternité avec Dieu.


Prov 3:1-2,5-6,13,18 «Mon fils, n'oublie pas mes enseignements, et que ton coeur garde mes préceptes. Car ils prolongeront les jours et les années de ta vie...Confie-toi en l'Eternel de tout ton coeur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse; Reconnais-le dans toutes tes voies...Heureux l'homme qui a trouvé la sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!...Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent...»

et dont les feuilles servaient à la guérison des nations (22:2)

«guérison - thérapeïa» qui signifie «prendre soin de, sollicitude» et non forcément guérir un malade. Dieu n'a pas besoin qu'on «prenne soin de lui» (Act 17:25), car il est «la cause - sans cause - de toutes causes». Lorsqu'une mère donne le sein à son enfant, elle pratique la "thérapeïa", elle soigne son bébé, et il n'y a pas là de traumatisme nécessitant une guérison. Ce terme de «guérison» n'implique pas forcément la présence de la maladie sur la nouvelle terre, mais cela signifie avant tout que durant l'éternité, Dieu prendra soin des élus. Cette précision est là pour nous rappeler que l'homme, même élu, ne pourra jamais se passer de Dieu, et que les sauvés seront toujours dépendants de Dieu, qui ne cessera de prendre soin de ses enfants même dans l'éternité.

Après la glorification des élus, il n'y aura plus de maladies ni de mort. Nous savons qu'au moment de la venue en gloire de Christ, les élus seront transformés pour recevoir un corps glorieux, immortel, éternel, et il n'est plus question de mort ni de maladies après cela.


1Cor 15:51-54 «Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'oeil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité...»

Ainsi, on peut affirmer que comme le fruit de l'arbre de vie qui assure l'immortalité n'implique pas la présence de la mort sur la nouvelle terre, de même les feuilles de l'arbre qui servent à la «thérapie» de la santé ne supposent pas nécessairement la présence de la maladie. Jean le précise lui-même, qu'après la destruction définitive du mal et de la mort, et la recréation de toutes choses, «Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur...»

Le mot "nations" se réfère à la prophétie d'Esaïe qui prophétise la conversion des nations,

Es 60:3-5 «Des nations marchent à ta lumière, et des rois à la clarté de tes rayons...»
Ap 21:24 «Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire»

Jean parle ici de l'accomplissement des prophéties sur la conversion des nations, et plus loin, il voit les nations dans la nouvelle Jérusalem. Il s'agit bien de nations converties, sauvées, et non de nations païennes à convertir. Nous pouvons donc situer les nouveaux cieux et la nouvelle terre après le "millenium", et ce sera le moment où Dieu prendra soin de ceux qui se seront convertis avant la fin du temps de grâce. Jean précise aussi que la conversion n'est plus possible déjà avant le retour de Christ en gloire.

Ap 22:11-12 «...que celui qui est souillé se souille encore...Voici, je viens bientôt...»

«La guérison des nations» est en relation avec la lumière de Dieu qui éclaire les élus. La dernière fois que les «nations» étaient mentionnées, c'était en rapport avec la lumière dégagée par Dieu. La «guérison des nations» est donc l'équivalent de l'éclairage des nations par Dieu lui-même, et cela signifie de marcher dans la lumière de Dieu qui seul nous éclaire.

Ap 21:23-25 «La ville n'a besoin ni de soleil ni de lune pour l'éclairer, car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'Agneau est son flambeau. Les nations marchent à sa lumière...Il n'y aura point de nuit»

Le prophète Esaïe parle sur ce thème avec des expressions semblables à notre texte:

Esaïe 60:1-3,19 «Lève-toi, sois éclairée, car ta lumière arrive...Mais sur toi l'Eternel se lève, sur toi sa gloire apparaît. Des nations marchent à ta lumière...Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, ni la lune qui t'éclairera de sa lueur; mais l'Eternel sera ta lumière à toujours»

Dans la nouvelle Jérusalem, les nations sont «guéries», c'est à dire instruites, éclairées, prises en charge par Dieu. Jean fait correspondre la lumière de Dieu à la vie. Ainsi, la lumière de Dieu qui éclaire les nations, signifie la vie même et la guérison des nations qui sont là.

Ap 22:2 «Au milieu de la place...il y avait un arbre de vie...et dont les feuilles servaient à la guérison des nations»
Ap 22:3-5 «ses serviteurs le serviront et verront sa face...parce que le Seigneur Dieu les éclairera...»

Jean 1:4 «En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes»
Jean 8:12 «Je suis la lumière du monde: celui qui me suit...il aura la lumière de la vie»


Cette relation entre la lumière et la vie est présente dans la pensée biblique dès le début, où Dieu commence par créer la lumière pour que la vie devienne possible sur cette terre. (Gen 1:3)

Job 3:20 «Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui souffre, et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme»
Ps 56:14 «Car tu as délivré mon âme de la mort...Afin que je marche devant Dieu, à la lumière des vivants»


La lumière de Dieu et le chandelier à sept branches.

Lorsqu'on met ensemble l'arbre de vie avec ses fruits et ses feuilles, et la lumière de Dieu qui éclaire, cela nous fait penser au chandelier à sept branches, qui éclairait l'ancien tabernacle.

Exode 25:31-40 «Tu feras un chandelier d'or pur...Six branches sortiront de ses côtés, trois branches du chandelier de l'un des côtés, et trois branches de l'autre côté. Il y aura sur une branche trois calices en forme d'amande, avec pommes et fleurs...Tu feras ses sept lampes, qui seront placées dessus, de manière à éclairer en face»

Ce chandelier en forme d'arbre et aux branches lumineuses qui éclairait le lieu Très-Saint du sanctuaire, rappelait le jardin d'Eden avec son arbre de vie au milieu du jardin, cet arbre qui procurait la vie et la lumière de Dieu. Jean précise «qu'au milieu de la place de la ville...il y avait un arbre de vie...» (Ap 22:2)

Cette vie qui est donnée par les fruits et les feuilles de l'arbre est totale, elle concerne le physique et le spirituel. Dans la pensée hébraïque on ne dissocie pas la vie spirituelle de la vie biologique. En hébreu, le même mot (ruah) traduit la notion d'air et de respiration qui exprime la vie «biologique» et la notion d'esprit qui exprime la dimension de vie «spirituelle».


Gen 6:17 «je vais faire venir le déluge sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie (ruwach)...»
Gen 7:15 «Ils entrèrent dans l'arche auprès de Noé, deux à deux, de toute chair ayant souffle de vie (ruwach)»
Gen 1:2 «il y avait des ténèbres à la surface...et l'esprit (ruwach) de Dieu se mouvait au-dessus des eaux»
Nombr 27:18 «Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l'esprit (ruwach), et tu poseras ta main sur lui»
Esaïe 63:10 «Mais ils ont été rebelles, ils ont attristé son esprit (ruwach) saint: Et il est devenu leur ennemi...»


Ainsi, la (ruwach) qui fait respirer l'homme et le rend vivant, procède de Dieu car c'est la (ruwach) de Dieu. Cette notion est à tel point réelle qu'on peut confondre les deux (ruwach).

Ps 104:29-30
-"Tu leur retires le souffle (ruwach): ils expirent, et retournent dans leur poussière."
-"Tu envoies ton souffle (ruwach): ils sont créés, et tu renouvelles la face de la terre"


Autrement dit, pour la bible, l'homme n'existe qu'en relation avec Dieu, il est religieux ou il n'existe pas. La dimension religieuse n'est pas simplement une réponse à des besoins spirituels, c'est une nécessité biologique. La bible affirme dès les premières pages que l'homme a été créé par Dieu et qu'il est animé de son souffle. Ainsi, l'homme dépend biologiquement de Dieu, et parce que l'homme s'est coupé de Dieu, il meurt.

Gen 2:7 «Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant»
Gen 2:17 «tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance...car le jour où tu en mangeras, tu mourras»
Gen 3:17,19 «Puisque...tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi...tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière»

Auteur : Philippe Septième
Date : 28 nov.05, 01:10
Message : Bonjour, je vous propose la suite 177,

AP 22:3-5
Il n'y aura plus d'anathème. Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront et verront sa face (22-4) et son nom sera sur leurs fronts. Il n'y aura plus de nuit; et ils n'auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.


«Il n'y aura plus d'anathème» (Ap 22:3, allusion à la malédiction de Genèse 3:14-19)

«Plus de malédiction» certifie l'accès définitif à l'arbre de vie, et correspond à «ils régneront aux siècles des siècles».


Ap 22:3 «Il n'y aura plus d'anathème...»
Ap 22:5 «Et ils régneront aux siècles des siècles»


Lorsque Jean affirme que le mal a disparu, cela signifie que Dieu et le Christ règnent enfin, et que la requête de la prière enseignée par Jésus «Que ton règne vienne» (Mat 6:9) sera enfin réalisée. Jean annonce que toutes les séparations entre le ciel et la terre disparaîtront à tout jamais, et que Dieu sera enfin personnellement et visiblement, à tout jamais avec les élus.

«Ses serviteurs le serviront et verront sa face» (Ap 22:3)

Jean affirme ici que la déclaration de Dieu à Moïse: "L'homme ne peut voir Dieu et vivre" (Ex 33:20) sera dépassée. Ses serviteurs le serviront (latreuo - servir, adorer, rendre un culte, célébrer un culte...). Il ne s'agit pas ici d'esclavage, mais d'un service qui procède d'un choix volontaire et libre, où l'on a du plaisir à marcher avec Dieu et à l'adorer.

Il n'y aura plus de nuit...parce que le Seigneur Dieu les éclairera (Ap 22:5)

Ce passage est à interpréter avant tout sur le plan spirituel et non sur le plan physique. Paul annonce dans 1Cor 15:28, que Dieu sera maintenant "tout et en tous", ce qui fait que la nuit ne sera plus puisque Dieu est lumière et qu'il éclairera les élus. Dieu régnant enfin, et la vérité avec la présence de Dieu inondera les élus qui recevront les lumières directement de Lui, avec les réponses apportées par le Créateur aux questions qu'ils lui auront posé depuis la chute.


LA CONCLUSION DE L'APOCALYPSE (22:6-21)

Apoc 22:6,7 «Et il me dit: Ces paroles sont certaines et véritables...»

Une fois encore, Dieu ne veut laisser aucune place au doute et attester l'authenticité des paroles de ce livre. Dieu a garanti l'authenticité de sa Parole, et Jésus est venu et reviendra pour unir sa voix à celle de son Père:

Ap 22:16 «Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises».

Dieu sait que le 1er effort de l'ennemi dans le jardin d'Eden a été de semer le doute dans le coeur de l'homme : "Dieu a-t-il vraiment dit ?" (Gen 3:1). L'être humain ne réussit à marcher avec Dieu que quand il est certain de la volonté de son Créateur, c'est certainement pourquoi, la garantie d'authenticité est si souvent répétée dans l'Apocalypse.

"Le Dieu des esprits des prophètes..." (Ap 22:6)

Jean donne ici l'une des meilleures explications sur l'authenticité d'un prophète. C'est dans la mesure où l'esprit d'un prophète est en harmonie avec l'Esprit de Dieu qu'il devient prophète. Comme il y a eu plusieurs prophètes au travers des siècles, Jean mentionne les esprits des prophètes.

"Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre!" (Ap 22:7)

Dès Apoc 1:3, Dieu a certifié l'importance de «Lire, de comprendre, et de garder les révélations de ce livre». Lire sans comprendre ne sert pas à grand chose. Lire et comprendre sans mettre en pratique ne fait qu'aggraver la situation, car on devient inexcusable. Le bonheur véritable est promis à ceux qui lisent, qui comprennent et qui pratiquent ce qu'ils découvrent.

Apoc 22:8-9 «...Adore Dieu»

L'ange veut surtout bien faire comprendre au prophète que Dieu seul mérite d'être adoré. Toute adoration portée vers un être humain, quelque grande que soit sa vie, et quels que soient les raisonnements tenus pour essayer de justifier une telle adoration, est proscrite par la Parole de Dieu. Même les anges n'acceptent pas d'être adorés, car le Créateur seul est digne de notre adoration.

Apoc 22:10 «Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre, car le temps est proche»

Il est intéressant de comparer la conclusion des 2 livres apocalyptiques, celui de l'A- et du N- Testament. Dans Daniel, Dieu disait à son prophète "Scelle le livre jusqu'au temps de la fin" (Dan 12:4). A part quelques rares exceptions, le livre de Daniel a été le grand méconnu de l'Ancien Testament, jusqu'au 19e siècle où il est spécialement étudié, comme on l'a déjà dit. Si pour Daniel, le livre a été scellé et pour longtemps, pour Jean, Dieu lui a demandé de ne pas sceller le livre car le temps a été annoncé comme étant proche.

Apoc 22:11 «Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore, et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore»

Nous sommes arrivés ici à un moment de l'histoire de l'homme, juste avant la venue en gloire de Christ, où la destinée éternelle de chacun sera définitivement close. Après ce moment précis, juste avant la venue en gloire de Christ, il ne sera plus possible de changer de camp. Une fois de plus, il y a une ultime confirmation que le temps de grâce est terminé et qu'il n'existe plus aucun espoir de voir des gens changer d'attitude, se convertir.

Les perdus à ce moment-là, seront devenus incapables de discerner le vrai du faux, le bien du mal, et de changer. Pour Dieu, la vérité ne devient pas mensonge lorsqu'elle n'est admise que par un petit groupe de personnes, et le mensonge ne devient pas vérité parce qu'il est admis par le grand nombre. La parole de Dieu reste le seul critère valable: «A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, il n'y aura point d'aurore pour le peuple» (Esaïe 8:20)

Apoc 22:13 «Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin»

Une fois de plus Jean montre la relation intime et l'égalité qu'il y a entre le Père et le Fils. La même expression revient pour le Père et pour le Fils, et c'est là le grand mystère de Dieu.


Ap 1:8 «Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant»
Apoc 21:6 «Et il me dit: C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin »

Esaïe 44:6 ; 48:12 «Ainsi parle l'Eternel, roi d'Israël et son rédempteur...Je suis le premier et je suis le dernier...»

Apoc 22:14 «Heureux ceux qui lavent leurs robes » ou «Heureux ceux qui gardent les commandements»

Il y a ici deux possibilités de traduire, selon les manuscrits. Apoc 19:8 semble confirmer ces 2 possibilités, «il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints». Le fin lin représente la robe, et les oeuvres justes des saints c'est l'obéissance aux commandements de Dieu.


Rom 2:13 «Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés»

Cette explication est aussi soutenue par Deut 6:25 «Nous aurons la justice en partage, si nous mettons soigneusement en pratique tous ces commandements devant l'Eternel, notre Dieu». La justice consiste à observer les commandements de Dieu, par sa grâce, et revêtir la robe de justice de Christ et nous conduit inévitablement à obéir aux commandements de Dieu. Cette dernière béatitude s'inscrit dans la perspective d'Apoc 12:17 et 14:12. Ainsi, il est impossible d'avoir la robe, sans la foi de Jésus et sans observer les commandements de Dieu.

Ap 12:17 «à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus»
Ap 14:12 «C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus»


La Conclusion est orientée sur l'enseignement du retour du Christ, ou du Dieu qui vient chercher son peuple.

Les 7 promesses du retour de Christ dans l'Apocalypse:

-Ap 1:7 «Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra»
-Ap 2:16 «Repens-toi donc, sinon je viendrai à toi bientôt»
-Ap 3:11 «Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne»
-Ap 16:15 «Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille»
-Ap 22:7 «Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de ce livre!»
-Ap 22:12 «Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun...»
-Ap 22:20 «Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens»


L'Eglise pour sa part a été invitée à crier 3 fois sa profession de foi profonde dans ce retour de son Epoux"

Ap 22:17 "Viens, Viens"
Ap 22:20 "Amen"
Ap 22:20 "Viens Seigneur Jésus"


L'enseignement de la venue de Christ en gloire est fondamental et permanent dans la bible.

Ce thème méconnu du retour de Christ avec le royaume de Dieu trouble beaucoup de personnes. Pourtant, il y a plus de 1500 passages dans l'A-Testament, et environ 300 dans le N-T qui en parlent. Jésus y a consacré lui-même une grande partie des paraboles et de ses enseignements. Le retour de Jésus représentait pour les 1ers chrétiens un véritable espoir, au point de choisir comme formule de salutation «Maranatha - le Seigneur vient» (1Cor 16:22) qui est aussi la conclusion de l'Apocalypse. En ce qui concerne l'époque du retour, Jésus a été clair: "Nul ne sait ni le jour, ni l'heure" (Mat 24:36).
Auteur : Philippe Septième
Date : 26 déc.05, 08:20
Message : Bonjour, je vous propose la suite 178,

A travers des paraboles, Jésus a laissé un enseignement à l'église concernant son retour. Dans Mat 25, Jésus enseigne 3 paraboles avec 3 étapes de l'église dans l'attente du retour de l'Epoux.

1) La parabole des vierges parle du retard du retour de l'Epoux qui correspond au temps de l'Eglise (Mat 25:1-13)

L'Eglise doit vivre le temps d'attente de Christ sur la terre, en évitant 2 erreurs: Elle doit éviter de se complaire sur la terre et ainsi d'oublier le retour de Jésus. C'est le cas du plus grand nombre de ceux qui la composent malheureusement. Elle doit aussi éviter de ne vivre qu'en fonction du retour en oubliant qu'elle est encore sur terre. Elle court ainsi le risque de manquer de réalisme en vivant dans un "rêve illusoire"

2) Jésus poursuit son enseignement avec la parabole des talents ou des lingots (Mat 25:14-30)

Avec cette parabole, il est fait référence au travail de l'Eglise, avec les talents que Dieu lui a confié. Chaque chrétien a un rôle à assumer, une mission à accomplir, en attendant le retour de l'Epoux.

3) Jésus a terminé son discours à propos de son retour par un enseignement sur le jugement (Mat 25:31-46)

Il y a un jugement de séparation pour savoir qui sera pris et qui sera laissé au moment de sa venue. Ce jugement de séparation fait aussi partie du temps de l'église, en attendant l'Epoux. Au moment du retour en gloire de Christ, le sort de chacun est déjà défini, et Jésus ne fait que séparer ce qui a été décidé avant. Ces différents aspects de l'attente de l'église ne doivent pas être séparés. Il faut donc que l'église soit attentive sur la terre: à son temps, à sa mission et à son jugement.

Les dernières paroles prophétiques font écho aux premières, avec les mêmes thèmes. Cela permet d'indiquer au départ et à l'arrivée la vérité fondamentale qui a inspiré et conduit tout l'écrit de l'auteur.


(1:1-2)«Révélation de Jésus-Christ...qu'il a fait connaître, par l'envoi de son ange à son serviteur Jean, lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu'il a vu»
(22:6) «Ces paroles sont certaines et véritables: et le Seigneur...a envoyé son ange pour montrera ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt»

(1:3) «Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche»
(21:7) «Et voici, Je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre!»

(1:4-5) «Jean aux sept Eglises...que la grâce et la paix vous soient données de la part de...Jésus-Christ...»
(22:16) «Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises»

(1:8) «Je suis l'alpha et l'oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, et qui vient, le Tout-Puissant»
(22:13) «Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin»

(1:9-10) «Moi Jean, votre frère...j'entendis derrière moi une voix forte, comme le son d'une trompette...»
(22:8) «C'est moi Jean. qui ai entendu et vu ces choses....


«Voici je viens», «Amen, viens !»

Le verbe «Venir» revient sept fois, comme un refrain qui est le mot clef de la fin du livre.


«Voici, je viens bientôt» Ap 22:7 ; «Voici, je viens bientôt» Ap 22:12
«Et l'Esprit et l'épouse disent: Viens» Ap 22:17
«que celui qui entend dise: Viens» Ap 22:17
«que celui qui a soif vienne» Ap 22:17
«Oui, je viens bientôt» Ap 22:20
«Amen, viens !» Ap 22:20


Le verbe «venir» sort trois fois de la bouche de Dieu: «je viens bientôt» Ap 22:7,12,20. Et trois fois, il se répète dans la bouche humaine «Viens!» Ap 22:17,20. Par ailleurs, il y a dans le texte un mouvement d'aller-retour qui traduit un rapport de réciprocité. Au cri du ciel qui démarre la série des «venir» et qui résonne comme une promesse «voici je viens» Ap 22:7,12 répond, là aussi, deux fois l'appel d'en bas «viens» Ap 22:17;

Puis, répond à son tour l'assurance d'en haut: «oui, je viens» Ap 22:20a, à laquelle répond de suite la prière humaine: «Amen ! Viens, Seigneur Jésus» Ap 22:20. Au milieu des cinq derniers «venir», résonne un «venir» comme un appel et qui nous concerne de près. «Que celui qui a soif vienne: que celui qui veut prenne de l'eau de la vie, gratuitement» Ap 22:17


L'homme ne peut dire «viens» que parce qu'il y a la promesse divine.

Si on peut dire «viens», c'est parce que Dieu est déjà venu en Christ et il a promis de revenir. La foi s'appuie sur une parole qui est en dehors de l'homme et qui le précède. D'un autre côté, Dieu ne rassure de sa venue que ceux qui désirent sa venue. Si Dieu dit «oui, je viens», c'est pour confirmer la foi de ceux qui désirent profondément la venue de Dieu. Il faut croire en Dieu et vivre déjà en relation avec lui pour avoir la nostalgie de sa venue.

Enfin, ne prient pour cette venue que ceux qui en ont reçu l'assurance de Dieu. La prière procède d'une conviction intime et non pas seulement d'une information théologique ou historique. Seuls ceux qui croient vraiment à la venue de Dieu prieront pour son accomplissement. C'est pour cela qu'il y a ce processus de va-et-vient entre Dieu et les hommes.

«que ton règne vienne !» «Marana tha!»

C'est cette prière qui est la conclusion de tout le livre, et qui contient toutes les autres. C'est la prière par excellence que Jésus nous a laissé: «que ton règne vienne!» (Mat 6:10 ; Luc 11:2). Toute la religion chrétienne et toutes ses prières se ramènent à ces derniers mots. Notre prière «viens !» en réponse au «je viens» de Dieu, n'est pas là pour mieux poursuivre sa route, mais au contraire, parce que l'on veut passionnément une autre route, celle de Dieu.

Cette prière était si importante pour les premiers chrétiens qu'ils en firent une salutation quotidienne de leurs rencontres: Marana tha ! «Notre Seigneur, viens !» (1 Corinthiens 16:22). Et tous les services eucharistique annoncent aussi «la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne» (1Cor 11:26)

«Que celui qui a soif vienne: que celui qui veut prenne de l'eau de la vie gratuitement» (Ap 22:17)

La venue de Dieu et le désir de sa venue ne concernent pas seulement l'avenir. L'eau qui désaltère de cette soif ne signifie pas seulement la promesse de salut et de vie éternelle. Le verbe est au présent et situe l'expérience déjà dans l'existence ici-bas. Dans l'A-Testament «l'eau de la vie» est généralement associée à Dieu et cela s'applique déjà à cette existence. Ainsi, Dieu est identifié à «la source d'eau vive»


Psaume 36:9 «Tu les abreuves au torrent de tes délices, car auprès de toi est la source de la vie»
Jér 2:13 «mon peuple a commis un double péché: Ils m'ont abandonné, moi qui suis une source d'eau vive...»
Jér 17:13 «Ceux qui se détournent de moi...ils abandonnent la source d'eau vive, l'Eternel»


Dans le Nouveau Testament, Jésus parle aussi de cette «eau de la vie» comme une nécessité du présent.

Jean 4:10-14 «Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu m'aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive...Quiconque boit de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle»

Jean 7:37-39 «Jésus, se tenant debout, s'écria: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein comme dit l'écriture. Il dit cela de l'Esprit...»


Dieu nous invite à boire cette eau de vie dès maintenant.

Ainsi, cette eau de la vie on peut déjà la boire ici-bas dans notre histoire et dans cette existence. Donc, la promesse de boire l'eau vive de la nouvelle Jérusalem n'exclut pas celle d'en boire ici même. La religion de l'espérance n'est pas passive, elle ne se perd pas dans le rêve utopique d'un futur toujours lointain. «L'eau de la vie» est déjà donnée aujourd'hui; elle nous est offerte «gratuitement» précise l'Apocalypse 22:17.

Boire de cette eau de la vie signifie tout simplement vivre en relation avec Dieu et l'agneau. Car la vie éternelle consiste à «connaître le seul vrai Dieu, et celui qu'il a envoyé, Jésus-Christ» (Jean 17:3). La véritable foi et connaissance de Dieu et de Christ nous parvient par la Parole de Dieu révélée. «Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ» (Rom 10:17)


Cette eau de vie est offerte à tous ceux qui ont soif de Dieu.

Cette eau est donnée gratuitement, mais pour y avoir accès, il faut avoir soif, il faut venir, il faut vouloir, et prendre. La vie avec Dieu n'est pas seulement faite de grâce, de miracles, d'émotions et d'assurances. La volonté, la persévérance et l'action, font partie de la religion. Il faut bouger pour se saisir de la présence de Dieu qui s'offre à nous, et qui n'est pas acquise une fois pour toutes.

Il nous faut toujours avoir soif, et en vouloir, et venir encore en prendre de cette eau, jour après jour. Paradoxalement, c'est cette présence de Dieu dans notre vie qui excitera la soif et nous poussera à appeler encore plus de présence, et à venir et à prendre.

Auteur : Philippe Septième
Date : 26 déc.05, 08:26
Message : Bonjour, je vous propose la suite 179 (FIN DE CETTE ETUDE),

Plus on passe du temps dans la méditation de la Parole de Dieu et dans la prière, pour mieux connaître Dieu et sa volonté pour nous, et plus on ressent la soif de ce Dieu dans notre vie actuelle. Ainsi, nous sommes aussi responsables de la relation avec Dieu et de l'entretien de cette relation. S'il n'y a pas d'authentique relation avec Dieu par la méditation de sa parole et la prière, la religion risque de se réduire à une doctrine ou à des bons sentiments, ou à un frisson mystique, ou même à une tradition ou culture.

La religion que préconise l'Apocalypse, toute animée du «venir» de Dieu est pétrie du «venir» du croyant. Et l'attente de la venue d'en haut se reconnaît dans cette dynamique du vécu d'en bas. La volonté du croyant, ses actions, ses choix, et toute son existence, sont habités de la venue de Dieu. Parce que «l'eau», la venue de Dieu, est réelle et historique, elle se voit déjà dans le vécu de ceux qui la boivent.


Gal 2:20 «J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi...»

L'Apocalypse déclare «Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre» (Ap 22:7). Ces paroles s'adressent à «quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre» (Ap 22:18)

Ne rien ajouter et ne rien retrancher aux paroles révélées.

Ap 22:18-19 "Si quelqu'un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre, et si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l'arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre»

Jean transmet ici un ultime avertissement concernant ce livre divin qui doit être étudié. Il y a des promesses pour ceux qui le lisent, qui le comprennent et qui gardent ce qui y est consigné. Personne n'a le droit d'en changer quoi que ce soit, c'est pourquoi, il faut rester humble dans les explications apportées, et rigoureux dans le principe d'interprétation choisi. Nous trouvons dans le livre du Deutéronome le même langage:

Deut 4:2 ; 12:32 «Vous n'ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n'en retrancherez rien, mais vous observerez les commandements de l'Eternel votre Dieu tels que je vous les prescris»

Ce parallèle nous invite à lire l'Apocalypse comme autrefois les Israélites devaient lire le Deutéronome, c'est-à-dire comme un document d'alliance qui engage le quotidien et implique de «Garder les paroles de ce livre». Cela implique tout d'abord une Juste compréhension de la parole prophétique. Sont concernés ici tous les interprètes et tous les commentateurs de l'Apocalypse (y compris nous-mêmes). L'Apocalypse met ici en garde contre toutes les lectures subjectives, personnelles et sauvages qui portent ses propos sur des chemins qui ne sont pas les siens.

L'Apocalypse appelle à une religion conséquente et équilibrée. Car sans la prophétie qui nourrit l'espérance, la religion se réduit à une éthique toute relative, humaniste et subjective où Dieu n'a plus sa place. D'un autre côté, sans la confrontation à la réalité humaine, la religion dégénère dans un délire d'illusions, voire même un fanatisme dangereux, et dans des sectes qui prolifèrent aujourd'hui sur la base de l'Apocalypse. On peut conclure et dire que la lecture de l'Apocalypse pousse l'homme à venir vers ce Dieu qui vient, pour être prêt à rencontrer ce Dieu qui vient.


Amos 4:12 «C'est pourquoi je te traiterai de la même manière, Israël; Et puisque je te traiterai de la même manière, prépare-toi à la rencontre de ton Dieu, Ô Israël!»

Le retour du Christ en gloire, est une nécessité pour donner à l'histoire une conclusion raisonnable, et au drame humain un sens, un dénouement. Une foi en Christ, sans l'attente de son retour en gloire pour restaurer le royaume de Dieu, serait comme un escalier qui ne conduirait nulle part et se terminerait au-dessus du vide, dans le néant.

1Cor 15:19,26-28 «Si c'est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes...Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort...Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds...Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous».

Fin de cette étude de l'Apocalypse.
Merci pour votre lecture, et n'hésitez pas à apporter vos commentaires.
Philippe Septième.
Auteur : Philippe Septième
Date : 07 janv.06, 04:19
Message : Bonjour à tous,

Certains d'entre vous ont peut-être lu cette étude ou certains passages, pourriez-vous s'il vous plaît maintenant vous exprimer, dire si vous avez été enrichi ou non, si vous êtes essentiellement d'accord ou non. Et si vous avez le temps d'apporter vos commentaires personnels ou empruntés pour d'autres interprétations possibles, merci de les partager ici, peut-être par un lien vers d'autres pages du web.

Philippe Septième.
Auteur : Philippe Septième
Date : 18 mars06, 23:08
Message : Si vous souhaitez étudier la prophétie dont l'Apocalypse avec un support agréable, vaste et agrémenté de photos, je vous propose les études du site "cyberspace", la série "si demain m'était conté", une centaine de leçons pour commencer.

http://www.tagnet.org/cyberspace/fre-stud.html

Philippe.
Auteur : Philippe Septième
Date : 23 sept.06, 03:25
Message : Bonjour,

Sur un autre site,

http://www.ecolesabbat.org/

Vous trouverez quelques commentaires complémentaires sur des textes de l'Apocalypse, il suffit de cliquer sur "archives", et sur "les grandes prophéties apocalyptiques".

Philippe.
Auteur : Ludivine
Date : 15 mai15, 05:13
Message : Bonjour Philippe,

je découvre ton explication de l'Apocalypse et je te remercie pour le travail de compilation que tu as fait et la clartée de ton analyse. Je m'intéresse depuis quelques temps à ce livre. Je vais pouvoir creuser certains points et peut-être partager d'autres.
A très bientôt. ludivine.
Auteur : JOWEL
Date : 11 sept.18, 03:50
Message : Hello,
Philippe ...
n'aurais-tu pas remarqué que quelqu'un s'était intéressé à ton sujet?! :Bye:
Auteur : Logos
Date : 14 sept.18, 20:42
Message : Le Philippe en question ne s'est pas connecté au site depuis plus de 10 ans...

Cordialement.

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