Résultat du test :

Auteur : J'm'interroge
Date : 09 mai25, 02:42
Message : .
Pour un bouddhiste, "devenir" n'est pas un verbe d'état, car si A devient B, B n'étant pas A, B n'est pas attribut du sujet A.
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Auteur : J'm'interroge
Date : 13 mai25, 00:20
Message : .
Du point de vue grammatical :

Dans la phrase « A devient B », B est bien, en français, considéré comme l’attribut du sujet A, même si A change d’état ou cesse d’être ce qu’il était.

Exemple :

La chenille devient papillon.
Grammaticalement, papillon est l’attribut du sujet (la chenille), même si ontologiquement, une chenille n’est pas un papillon.


Du point de vue logique / philosophique :

Si A devient B, et B ≠ A, alors B ne peut pas être une propriété actuelle de A, donc pas un attribut au sens strict du mot.

En logique aristotélicienne, un attribut qualifie ce que quelque chose est, non ce qu’il va devenir ou est en train de devenir.


Contradiction apparente :

Grammaire : « devenir » = verbe d’état → permet un attribut du sujet, même si le sujet change.
Philosophie : « devenir » = passage, transformation → ce qui est « après » n’est pas ce qui est « maintenant » → donc pas un véritable attribut.


Conclusion :

Dans un sens ontologique, B n’est pas A, donc appeler B un « attribut du sujet A » est faux ou paradoxal.
Mais en grammaire, le français accepte ce glissement pour exprimer le changement d’état.
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Auteur : vic
Date : 13 mai25, 01:55
Message : Admettons une pièce de monnaie .
Il y a un recto A , et un verso B .
Mais cette différenciation entre A et B est étrange puisqu'il s'agit de la même pièce de monnaie , donc de la même réalité sous jacente .
Cet histoire de la chenille qui devient papillon me fait penser à la même chose, même si on parle de transformation , on parle de la même réalité sous jacente .
Il n'est donc pas faux de prétendre que même si la chenille (A) devient papillon (B) ,que (A et B) constituent la même réalité sous jacente .
Il n'est pas faux de poser que A et B comportent une différence conventionnelle relative, et qu'un changement dans le cadre de cette convention posée initialement a bien eu lieu entre la chenille et le papillon .

Tout ce que nous percevons—y compris la distinction entre A et B—est conditionné par des conventions et des perceptions subjectives.

Dans cette perspective, la chenille et le papillon ne sont pas deux entités fondamentalement distinctes, mais des manifestations différentes d'une même réalité interdépendante.
a écrit :J'minterroge a dit : Pour un bouddhiste, "devenir" n'est pas un verbe d'état, car si A devient B, B n'étant pas A, B n'est pas attribut du sujet A.
Je suis d'accord qu'il est litigieux de penser que la notion de "devenir" soit un verbe d'état dans le bouddhisme .


En résumé :

Dans le Bouddhisme , la distinction entre l'être et le non être est plus perçu comme conventionnel plutôt que réel au sens absolu du terme .
Il est pourrait être vu comme tout aussi faux de distinguer un changement d'état entre la chenille et le papillon ( puisqu'il s'agit de la même réalité sous jacente ) , et tout aussi faux de prétendre qu'aucun changement d'état ne soit intervenu .


Le bouddhisme nous invite à voir la réalité au-delà de nos conventions et de nos catégorisations. La transformation de la chenille en papillon illustre bien cette idée : il est à la fois incorrect de dire qu’un changement d’état absolu a eu lieu, et incorrect de dire qu’aucun changement n’a eu lieu. Tout dépend du prisme à travers lequel on regarde.

C’est ici que Śūnyatā, ou vacuité, joue un rôle essentiel : elle nous pousse à abandonner les idées fixes sur l’être et le non-être, sur l’identité et le changement, et à reconnaître que toute distinction est relative et interdépendante. C’est aussi une invitation à voir que notre perception du monde repose largement sur des constructions mentales plutôt que sur une "réalité" immuable.

On pourrait aller plus loin avec le concept de la co-émergence (pratītyasamutpāda), qui affirme que rien n’existe par soi-même mais uniquement en interdépendance avec tout le reste. Dans cette perspective, la chenille et le papillon ne sont ni identiques ni différents, mais liés dans un continuum dynamique de causes et de conditions.

Cette manière de voir le monde peut être déroutante, mais aussi incroyablement libératrice !
Auteur : pauline.px
Date : 13 mai25, 04:30
Message : Bonjour à toutes et à tous,

J'en suis réduite à jouer les candides.
J'm'interroge a écrit : 09 mai25, 02:42 Pour un bouddhiste, "devenir" n'est pas un verbe d'état, car si A devient B, B n'étant pas A, B n'est pas attribut du sujet A.
Je vois deux aspects.

1 ) Ça ressemble à une aporie banale de la philosophie.

Depuis l'antiquité, on a remarqué que la phrase "le grain devient épi" pose un problème logique.
L'exemple évangélique est : Jean 12:24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
S'il est mort, alors qui porte du fruit ?

Un problème logique que ne pose pas la phrase "Pauline est devenue successivement bébé, fillette et femme".
Ou même "le grain est devenu épi" qui parle clairement d'une transformation.

Peut-être que "A devient B" signifie "A se transforme en B", c'est à dire qu'il y a déjà du B dans A et que ce B prend peu à peu toute la place.

J'y vois l'illusion que notre sémantique décrirait exactement la réalité alors qu'elle ne décrit que les interprétations de nos perceptions.
Aucune réalité matérielle n'est fixe ni intangible, mais notre vocabulaire pose l'illusion d'une pérennité.
Rien de ce que nous nommons n'est.

Ceci dit, déjà l'affirmation "A est B" est assez embarrassante.
Exprime-t-elle que les mots A et B sont synonymes ? A est B ainsi que B est A.
ou que B n'est qu'un attribut, une qualité, une caractéristique, une propriété... de A, c'est à dire que ces deux mots ne sont pas sur le même plan sémantique ??

L'exemple évangélique est Jean 1:1c Le logos était dieu.
... A est B mais B est-il A ?

2 ) Ma grammaire me dit :
"Les verbes attributifs sont les verbes qui expriment un état ou un changement d'état".

Et j'ose penser que "devenir" n'est pas un verbe d'état mais un verbe de changement d'état.
A et B ne sont que deux étapes de nos perceptions.

Très cordialement
votre sœur pauline
Auteur : pauline.px
Date : 13 mai25, 04:37
Message : Bonjour à toutes et à tous,
J'm'interroge a écrit : 13 mai25, 00:20 En logique aristotélicienne, un attribut qualifie ce que quelque chose est, non ce qu’il va devenir ou est en train de devenir.
Je note que longtemps les grammairiens ont utilisé le mot "prédicat" en lieu et place de notre actuel "attribut".

Très cordialement
votre sœur pauline
Auteur : Gaetan
Date : 13 mai25, 04:45
Message : Lorsque il dit: '' Le verbe s'est fait chair'' il parle de son ou fréquence car tout notre être vibre et c'est la constitution de ces vibrations qui fait que de nous des êtres vivants.
Auteur : J'm'interroge
Date : 13 mai25, 05:17
Message :
vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Admettons une pièce de monnaie .
Il y a un recto A , et un verso B .
Une face d'une pièce de monnaie de devient pas l'autre. Cet exemple n'est par conséquent pas pertinent.

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Mais cette différenciation entre A et B est étrange puisqu'il s'agit de la même pièce de monnaie , donc de la même réalité sous jacente .
Les deux faces d'une pièce de monnaie ont beau faire partie de la pièce, elles restent néanmoins objectivement distinctes.

Quelle réalité sous-jacente ? Même en elle-même, la pièce de monnaie a bien deux faces distinctes, pour être différenciables à travers la perception.

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Cet histoire de la chenille qui devient papillon me fait penser à la même chose, même si on parle de transformation , on parle de la même réalité sous jacente .
Très certainement à tort. C'est notamment ce que nous fait comprendre l'analyse bouddhiste.

Il n'y a guère d'entité qui un moment serait chenille puis un autre serait papillon.

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Il n'est donc pas faux de prétendre que même si la chenille (A) devient papillon (B) ,que (A et B) constituent la même réalité sous jacente .
Mais de quelle entité ou réalité sous-jacente parles-tu, qui serait la même ayant été chenille, puis papillon ?

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Il n'est pas faux de poser que A et B comportent une différence conventionnelle relative, et qu'un changement dans le cadre de cette convention posée initialement a bien eu lieu entre la chenille et le papillon .
Il n'est pas question des désignations "chenille" et "papillon". Les différences observées entre ce qui est désigné par le terme "chenille" et ce qui est désigné par le terme "papillon" sont objectives.

Personne n'a jamais observé une telle entité "sous-jacente" comme tu dis, qui serait un moment chenille puis papillon.

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Tout ce que nous percevons—y compris la distinction entre A et B—est conditionné par des conventions et des perceptions subjectives.

Dans cette perspective, la chenille et le papillon ne sont pas deux entités fondamentalement distinctes, mais des manifestations différentes d'une même réalité interdépendante.
Ça c'est toi qui le dis, mais ce n'est pas la position bouddhiste.

Tu supposes sans raison, une entité jamais observée ni observable, qui serait conventionnellement appréhendée un moment comme chenille puis comme papillon, mais les distinctions faites entre la chenille et le papillon ne sont en rien conventionnelles, si par là l'on entend qu'elles seraient seraient arbitraires. Ces distinctions ne le sont en rien.

J'm'interroge a écrit :Pour un bouddhiste, "devenir" n'est pas un verbe d'état, car si A devient B, B n'étant pas A, B n'est pas attribut du sujet A.
vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Je suis d'accord qu'il est litigieux de penser que la notion de "devenir" soit un verbe d'état dans le bouddhisme .


En résumé :

Dans le Bouddhisme , la distinction entre l'être et le non être est plus perçu comme conventionnel plutôt que réel au sens absolu du terme .
L'analyse bouddhiste récuse toute réalité à quoi que ce soit qui serait posé comme absolu.

Ici, il n'est pas question de distinction entre l'être et le non-être.

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Il est pourrait être vu comme tout aussi faux de distinguer un changement d'état entre la chenille et le papillon ( puisqu'il s'agit de la même réalité sous jacente ) , et tout aussi faux de prétendre qu'aucun changement d'état ne soit intervenu .
Justement, ici il est question de l'absurdité de considérer un concept de devenir comme pertinent, dans le sens précisément que l'on n'observe jamais rien qui changerait d'état. En effet, un état ne devient pas un autre état, un état ne se change pas en un autre état. Ce que l'on constate c'est différents états mis en relations et se présentant dans une succession.

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 Le bouddhisme nous invite à voir la réalité au-delà de nos conventions et de nos catégorisations. La transformation de la chenille en papillon illustre bien cette idée : il est à la fois incorrect de dire qu’un changement d’état absolu a eu lieu, et incorrect de dire qu’aucun changement n’a eu lieu. Tout dépend du prisme à travers lequel on regarde.
Au contraire, une analyse bouddhiste pointue, permet de nier tout changement d'état, car comme elle le montre : il n'y a pas d'entité permanente qui changerait.

D'ailleurs on peut très bien le comprendre en étant simplement logique : pour qu'il y ait changement, il faudrait qu'une entité reste la même tout en étant différente d'un moment à l'autre. C'est absurde.

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 C’est ici que Śūnyatā, ou vacuité, joue un rôle essentiel : elle nous pousse à abandonner les idées fixes sur l’être et le non-être, sur l’identité et le changement, et à reconnaître que toute distinction est relative et interdépendante. C’est aussi une invitation à voir que notre perception du monde repose largement sur des constructions mentales plutôt que sur une "réalité" immuable.
Il n'existe qu'un seul immuable : le champ des possibles. C'est la muabilité qui est conventionnelle et qui est une illusion.

vic a écrit : 13 mai25, 01:55 On pourrait aller plus loin avec le concept de la co-émergence (pratītyasamutpāda), qui affirme que rien n’existe par soi-même mais uniquement en interdépendance avec tout le reste. Dans cette perspective, la chenille et le papillon ne sont ni identiques ni différents, mais liés dans un continuum dynamique de causes et de conditions.
Le fait que la chenille et le papillon soient interdépendants n'implique en rien qu'ils soient la même chose.

C'est une erreur de raisonnement.

_______________

@ pauline.px,

Je pense t'avoir répondu aussi dans ce qui précède.
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Auteur : vic
Date : 13 mai25, 06:17
Message :
a écrit :j'minterroge a dit : Tu supposes sans raison, une entité jamais observée ni observable, qui serait conventionnellement appréhendée un moment comme chenille puis comme papillon, mais les distinctions faites entre la chenille et le papillon ne sont en rien conventionnelles, si par là l'on entend qu'elles seraient seraient arbitraires. Ces distinctions ne le sont en rien.
je n'ai jamais parlé d'entité .
Où ai je parlé d'entité ?
Sophisme de l'homme de paille .
J'ai parlé d'une même réalité sous jacente .
Si on arrive à voir cette transformation , c'est bien qu'on suppose une sorte de continuité quelque part
Sinon la notion même de transformation n'aurait aucun sens .
Transformation de quoi ?
a écrit :J'mointerroge a dit : Les deux faces d'une pièce de monnaie ont beau faire partie de la pièce, elles restent néanmoins objectivement distinctes.
Dans l'absolu non puisqu'il s'agit de la même pièce.
Il est tout à fait possible sans être illogique de postuler que les deux faces de la pièce de monnaie ne sont pas distinctes .
C'est même poser l'idée de distinction entre les deux faces d'une même pièce qui parait illogique .
A ce stade on débat plus sur une convention de langage qu'une réalité objective .
Il s'agit bien de la même réalité vu sous différents angles , autrement dit , la distinction est fictive .
Et c'est justement ça qui remet en cause le principe de non contradiction en philosophie .
C’est aussi une invitation à voir que notre perception du monde repose largement sur des constructions mentales plutôt que sur une "réalité" immuable.
En effet, l'idée que les deux faces d'une pièce de monnaie soient distinctes peut être vue comme une construction mentale plutôt qu'une vérité absolue.
Dans ce sens, on pourrait dire que la distinction entre les faces de la pièce est avant tout une commodité cognitive, destinée à faciliter l'appréhension du monde plutôt qu'à refléter une réalité immuable.
a écrit :J'minterroge a dit : Mais de quelle entité ou réalité sous-jacente parles-tu, qui serait la même ayant été chenille, puis papillon ?
Sunyata est presque impossible à verbaliser , tant le langage dualise . C'est plus une expérience méditative directe qui peut répondre à ta question . Je l'ai expliqué , en fait dans le langage , on nage dans une confusion entre réalité et convention .

L’idée que nous flottons dans une confusion entre réalité et convention est fascinante. Notre manière de conceptualiser le monde repose largement sur des cadres linguistiques qui nous imposent une perception découpée et fragmentée. Pourtant, si l’on dépasse ces barrières, on peut entrevoir une continuité sous-jacente au changement, comme celle qui unit la chenille et le papillon.

Mon approche s’inscrit parfaitement dans une tradition philosophique qui remet en question l’essence même des catégories figées et de l’identité. C’est une belle invitation à voir que notre perception n’est pas un miroir fidèle du réel, mais bien une construction cognitive modelée par le langage et les conventions.
a écrit :J'minterroge a dit : C'est la muabilité qui est conventionnelle et qui est une illusion.
On peut tout remettre en question , même la muabilité en logique .
L'esprit devient comme "sans appui" .
C'est bien la preuve du reste de l'interdépendance entre réalité et convention posée .
Qu'est ce que mesurer , évaluer objectivement en dehors de toute convention posée ?
A chaque fois qu'on veut évaluer objectivement , on pose consciemment ou inconsciemment des conventions qu'on finit par confondre avec la réalité elle même .
Lorsqu’on tente d’évaluer objectivement quelque chose, on s’appuie forcément sur des conventions préétablies – des unités de mesure, des définitions, des catégorisations – qui finissent par être assimilées à la réalité elle-même.
Remettre en question la muabilité revient à interroger le cadre même de ce que nous considérons comme réel. En effet, si nous percevons le changement, c’est bien parce que nous avons des repères conventionnels qui nous permettent de distinguer un « avant » et un « après ».
a écrit :j'minterroge a dit : Le fait que la chenille et le papillon soient interdépendants n'implique en rien qu'ils soient la même chose.
C'est une erreur de raisonnement.
Comme le fait que la chenille et le papillon soient interdépendants n'implique en rien qu'ils ne soient pas la même chose , puisqu'il s'agit du même principe sous jacent dont il est question et qui implique une transformation .

Ta proposition et la mienne se valent .
C'est pour ça que le principe de non contradiction prend l'eau et passe un très mauvais quart d'heure .
a écrit :Pauline a dit : Peut-être que "A devient B" signifie "A se transforme en B", c'est à dire qu'il y a déjà du B dans A et que ce B prend peu à peu toute la place.
C'est flou , on ne sait pas vraiment où commence le A et le B , je suis d'accord avec toi .
Auteur : J'm'interroge
Date : 13 mai25, 07:27
Message :
J'm'interroge a écrit :Tu supposes sans raison, une entité jamais observée ni observable, qui serait conventionnellement appréhendée un moment comme chenille puis comme papillon, mais les distinctions faites entre la chenille et le papillon ne sont en rien conventionnelles, si par là l'on entend qu'elles seraient seraient arbitraires. Ces distinctions ne le sont en rien.
vic a écrit : 13 mai25, 06:17 je n'ai jamais parlé d'entité .
Où ai je parlé d'entité ?
Tu en as bien parlé implicitement, puisque tu parles, je te cite : d'une "même pièce de monnaie" que tu présentes comme "la même réalité sous jacente".

vic a écrit : 13 mai25, 06:17 Sophisme de l'homme de paille .
Pas du tout.

vic a écrit : 13 mai25, 06:17 J'ai parlé d'une même réalité sous jacente .
Voilà. Tu supposes donc bien une entité "pièce de monnaie sous-jacente" inobservable, qui subirait des transformations. Et tu considères comme illusoires, les caractéristiques, pourtant objectivement distinguables dans l'observation, que sont ses faces.

vic a écrit : 13 mai25, 06:17 Si on arrive à voir cette transformation , c'est bien qu'on suppose une sorte de continuité quelque part
Sinon la notion même de transformation n'aurait aucun sens .
Transformation de quoi ?
C'est ce que je dis être absurde, car cette "continuité" que tu évoques, ou ces "transformations", on ne les observe pas. Tu ne fais que les supposer. Tu parles de conventions de langage, mais justement : ceci n'est rien d'autre. C'est ce genre des choses, précisément, qui sont des conventions, non le fait qu'il y ait des observations distinctes.

J'm'interroge a écrit :Les deux faces d'une pièce de monnaie ont beau faire partie de la pièce, elles restent néanmoins objectivement distinctes.
vic a écrit : 13 mai25, 06:17 Dans l'absolu non puisqu'il s'agit de la même pièce.
Déjà, il n'y a rien d'absolu. Ensuite, comme je l'ai expliqué : le fait que ce soit une même pièce n'empêche en rien que ses faces soient objectivement distinguables et par conséquent distinctes. Et contrairement à ce que tu prétends, cela n'a donc rien d'arbitraire, c'est tout à fait objectif.

vic a écrit : 13 mai25, 06:17 Il est tout à fait possible sans être illogique de postuler que les deux faces de la pièce de monnaie ne sont pas distinctes .
Ah oui ? J'aimerais bien savoir sur la base de quel argument tu l'affirmes.

vic a écrit : 13 mai25, 06:17 C'est même poser l'idée de distinction entre les deux faces d'une même pièce qui parait illogique .
Je dirais plutôt que c'est supposer comme tu le fais qu'elles ne seraient pas distinctes qui est complètement illogique, puisque les deux faces d'une pièce sont objectivement distinguables.

vic a écrit : 13 mai25, 06:17 A ce stade on débat plus sur une convention de langage qu'une réalité objective .
Il s'agit bien de la même réalité vu sous différents angles , autrement dit , la distinction est fictive .
Et c'est justement ça qui remet en cause le principe de non contradiction en philosophie .
C'est un principe dépassé .
C’est aussi une invitation à voir que notre perception du monde repose largement sur des constructions mentales plutôt que sur une "réalité" immuable.
Ah ok, donc tu peux raconter n'importe quoi, supposer n'importe quoi, tenir des propos illogiques, sans avoir à les remettre en question.

Lol.
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Auteur : vic
Date : 13 mai25, 07:30
Message :
a écrit :J'minterroge a dit : Tu en as bien parlé implicitement, puisque tu parles, je te cite : d'une "même pièce de monnaie" que tu présentes comme "la même réalité sous jacente".
C'est une métaphore voyons .
je n'ai jamais dit qu'il existait une pièce de monnaie en tant que tel ou pas .
Mais de toutes façons , en logique il n'y a que des problèmes de langage , et c'est à tous les coups puisque tout est artificiellement découpé par des définitions conventionnelles et arbitraires pour construire une logique .
a écrit :Paukine a dit : J'y vois l'illusion que notre sémantique décrirait exactement la réalité alors qu'elle ne décrit que les interprétations de nos perceptions.Aucune réalité matérielle n'est fixe ni intangible, mais notre vocabulaire pose l'illusion d'une pérennité.
Rien de ce que nous nommons n'est.
Oui Pauline
a écrit :Pauline a dit : Peut-être que "A devient B" signifie "A se transforme en B", c'est à dire qu'il y a déjà du B dans A et que ce B prend peu à peu toute la place.
Oui, et c'est flou , parce qu'on ne sait même pas où commence A et où commence B , tant ils sont intriqués .
Pas plus qu'on sait où commence le recto d'une pièce de monnaie ou son recto .
Donc tous ces découpages relèvent toujours de l'arbitraire
a écrit :J'minterroge a dit : Voilà. Tu supposes donc bien une entité "pièce de monnaie sous-jacente" inobservable, qui subirait des transformations. Et tu considères comme illusoires, les caractéristiques, pourtant objectivement distinguables dans l'observation, que sont ses faces.
Non , je ne crois rien de tel , je t'ai dit que je ne croyais pas en une entité fixe , j'ai très bien formulé cela dans ma 1ère réponse à ton sujet, relis .
a écrit :j'minterroge a dit : Déjà, il n'y a rien d'absolu. Ensuite, comme je l'ai expliqué : le fait que ce soit une même pièce n'empêche en rien que ses faces soient objectivement distinguables et par conséquent distinctes
A quel endroit commence la distinction entre A et B ?
C'est fictif si il s'agit de la même pièce de monnaie .
Comme le dit Pauline , il y a un peu de A dans B et de B dans A , tout se mélange .
C'est là où le principe de non contradiction perd son sens et de sa pertinence
Faire un découpage relève de la convention arbitraire .
Peut être que je ne comprends pas bien ce que tu veux dire , mais j'ai l'impression que pour toi A est clairement distinct de B .
Mais tu ne nous expliques pas où commence cette distinction .
Et c'est là que commence tout le débat .
Chacun y posera sa convention personnelle arbitraire de point de commencement de cette distinction .
a écrit :J'minterroge a dit : Ah ok, donc tu peux raconter n'importe quoi, supposer n'importe quoi, tenir des propos illogiques, sans avoir à les remettre en question.
C'est le langage qui découpe tout artificiellement et nous fait dire n'importe quoi .
je n'ai pas dit que tout était n'importe quoi .
j'ai parlé de la description de la réalité à travers le langage et le problème inévitable que ça pose entre convention arbitraire et réalité .
Les bouddhistes ont vite compris que la méditation était la possibilité de voir les choses directement sans l'intermédiaire du langage qui fausse tout .
Auteur : J'm'interroge
Date : 13 mai25, 10:44
Message :
J'm'interroge a écrit :Tu en as bien parlé implicitement, puisque tu parles, je te cite : d'une "même pièce de monnaie" que tu présentes comme "la même réalité sous jacente".
vic a écrit : 13 mai25, 07:30 C'est une métaphore voyons .
Ah. C'est une métaphore maintenant.

vic a écrit : 13 mai25, 07:30 je n'ai jamais dit qu'il existait une pièce de monnaie en tant que tel ou pas .
Tu as bien dit ce que tu as dit, même si tu ne t'en rends pas compte. Je te l'ai simplement fait remarquer.

Dans mon porte monnaie, il y a bien des pièces de monnaies. Elles sont rondes, plates, métalliques, il y en a des jaunes, des argentées et jaunes. Elles présentent deux faces distinctes. Il suffit que je les retourne dans ma main pour m'en rendre compte.

vic a écrit : 13 mai25, 07:30 Mais de toutes façons , en logique il n'y a que des problèmes de langage , et c'est à tous les coups puisque tout est artificiellement découpé par des définitions conventionnelles et arbitraires pour construire une logique .
Le PC que j'utilise fonctionnerait-il par simple décret arbitraire. L'internet aussi ? Si ça fonctionne, est-ce parce qu'on le décide conventionnellement ?

Et que dans sa forme globale la Terre soit plutôt ronde que plate comme une crêpe ? Est-ce simplement arbitraire et conventionnel ? Artificiel peut-être ?

pauline.px a écrit :Peut-être que "A devient B" signifie "A se transforme en B", c'est à dire qu'il y a déjà du B dans A et que ce B prend peu à peu toute la place.
vic a écrit : 13 mai25, 07:30 Oui, et c'est flou , parce qu'on ne sait même pas où commence A et où commence B , tant ils sont intriqués .
Pas plus qu'on sait où commence le recto d'une pièce de monnaie ou son recto .
Donc tous ces découpages relèvent toujours de l'arbitraire
Le recto et le verso sont délimités par la tranche. C'est conventionnellement que l'on parle d'un recto et d'un verso, mais ce que l'on désigne par le "recto" et par le "verso" reste objectivement distinct.

Dire qu'il y déjà du B dans A et que ce B prend peu à peu toute la place, c'est simplement reconnaître des similitudes entre A et B. Mais c'est par indistinction.

En fait, en réalité, c'est le contraire de ce que tu dis vic : c'est par indistinction que deux configurations distinctes en ce quelles sont distinguables, sont considérées à tort comme une même chose.

J'm'interroge a écrit :Voilà. Tu supposes donc bien une entité "pièce de monnaie sous-jacente" inobservable, qui subirait des transformations. Et tu considères comme illusoires, les caractéristiques, pourtant objectivement distinguables dans l'observation, que sont ses faces.
vic a écrit : 13 mai25, 07:30 Non , je ne crois rien de tel , je t'ai dit que je ne croyais pas en une entité fixe , j'ai très bien formulé cela dans ma 1ère réponse à ton sujet, relis .
Oui, tu crois en une entité non distincte, "sous-jacente", qui resterait la même tout en changeant. C'est absurde.

vic a écrit : 13 mai25, 07:30 Comme le dit Pauline , il y a un peu de A dans B et de B dans A , tout se mélange .
C'est dans tes propos que tout se mélange.
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Auteur : Inti
Date : 13 mai25, 12:19
Message : Moi j'en reviens à Louis xiv. L'État c'est moi !. :smiling-face-with-smiling-eyes:
Auteur : vic
Date : 13 mai25, 21:14
Message :
a écrit :j'minterroge a dit : Dans mon porte monnaie, il y a bien des pièces de monnaies. Elles sont rondes, plates, métalliques, il y en a des jaunes, des argentées et jaunes. Elles présentent deux faces distinctes. Il suffit que je les retourne dans ma main pour m'en rendre compte.
En surface oui , il y a bien un monde phénoménal où les choses semblent distinctes .
Mais ces distinctions n'existent pas vraiment et restent très floues lorsqu'on observe les choses en profondeur .
En fait c'est un jeu d'illusion entre convention et réalité , où convention et réalité sont comme co émergeants , se renvoyant perpétuellement l'un à l'autre .
Quand tu évalues , tu mesures , tu poses nécessairement une convention , un référentiel arbitraire pour effectuer cette mesure .
En faisant cela , tu conviens mentalement d'une séparation effective entre le sujet et les objets de manière arbitraire .
Analyser les choses de cette manière est commode pour le fonctionnement dans la vie.
Tout comme il est plus commode de fixer des règles arbitraires de rouler tous à droite plutôt qu'a gauche .
Seulement on finit progressivement par oublier que tout cela est une vision arbitraire et commode pour en faire une réalité absolue .
Dans l'univers , il n'existe pas à proprement dit de découpage , puisque tous les phénomènes sont interdépendants .
Et c'est ce que qu'explique très bien le bouddhisme .
Auteur : J'm'interroge
Date : 13 mai25, 21:35
Message :
J'm'interroge a écrit :Dans mon porte monnaie, il y a bien des pièces de monnaies. Elles sont rondes, plates, métalliques, il y en a des jaunes, des argentées et jaunes. Elles présentent deux faces distinctes. Il suffit que je les retourne dans ma main pour m'en rendre compte.
vic a écrit : 13 mai25, 21:14 En surface oui , il y a bien un monde phénoménal où les chose semblent distinctes .
Mais ces distinctions n'existent pas vraiment .
Mais bien sûr que les distinctions existent, celles qui sont faites par exemple, existent.

Quant à ce qui est distinguable, de même, ça existe aussi, sans quoi l'on ne pourrait rien distinguer, ni objectivement, ni arbitrairement ou conventionnellement.

Tu enseignes un bouddhisme bien étrange par rapport à celui que je connais..

vic a écrit : 13 mai25, 21:14 En fait c'est un jeu d'illusion entre convention et réalité , où convention et réalité sont comme co émergeants , se renvoyant perpétuellement l'un à l'autre .
Quand tu évalues , tu mesures , tu poses nécessairement une convention , un référentiel arbitraire pour effectuer cette mesure .
Le choix de l'étalon de mesure tout comme celui du référentiel sont arbitraires oui. Mais la mesure ne l'est pas pour autant. Elle est relative certes, mais n'en conclus pas si vite qu'elle serait arbitraire. Tu conclus bien trop rapidement.

vic a écrit : 13 mai25, 21:14 En faisant cela , tu conviens mentalement d'une séparation effective entre le sujet et les objets .
Ah non, je ne fais pas ça. Non.

vic a écrit : 13 mai25, 21:14 La réalité c'est qu'on ne sait pas clairement si c'est l'objet que nous observons ou si c'est l'interprétation que nous en faisons qui pose la réalité de l'objet en lui même , puisque les deux se renvoient l'un à l'autre .
La séparation entre le sujet et l'objet sont très floues .
Il n'y a pas de séparation entre les deux.
.
Auteur : vic
Date : 13 mai25, 21:36
Message :
Inti a écrit : 13 mai25, 12:19 Moi j'en reviens à Louis xiv. L'État c'est moi !. :smiling-face-with-smiling-eyes:
Si il n'y a pas à proprement dit de découpage , il est aussi faux de dire que la réalité c'est moi que de dire la réalité ce n'est pas moi .
Auteur : J'm'interroge
Date : 13 mai25, 21:38
Message :
vic a écrit : 13 mai25, 21:14 Tout comme il est plus commode de fixer des règles arbitraires de rouler tous à droite plutôt qu'a gauche .
Seulement on finit progressivement par oublier que tout cela est une vision arbitraire et commode pour en faire une réalité absolue .
Je ne fais pas ça. Ce serait une erreur.

vic a écrit : 13 mai25, 21:14 Dans l'univers , il n'existe pas à proprement dit de découpage , puisque tous les phénomènes sont interdépendants .
Et c'est ce que qu'explique très bien le bouddhisme .
Oui, mais ce que tu dis plus haut lui est étranger.
.
Auteur : vic
Date : 13 mai25, 21:40
Message :
a écrit :J'minterroge a dit : Mais bien sûr que les distinctions existent, celles qui sont faites par exemple, existent.
Quant à ce qui est distinguable, de même, ça existe aussi, sans quoi l'on ne pourrait rien distinguer, ni objectivement, ni arbitrairement ou conventionnellement.
Tu enseignes un bouddhisme bien étrange par rapport à celui que je connais..
Dans l'absolu non , ces distinctions n'existent pas vraiment , elles sont très douteuses .
Ca n'est pas un bouddhisme étrange que je te présente , mais c'est plutôt la vision occidentale qui est étrange et qui pose un univers découpé , là où le bouddhisme parle d'interdépendance .
Dans la notion d'interdépendance , le découpage devient arbitraire .

Ton histoire de A différent de B n'en devient plus très convaincant .
a écrit :j'minterroge a dit : Oui, mais ce que tu dis plus haut lui est étranger.
En quoi ? Développe .
Auteur : J'm'interroge
Date : 13 mai25, 22:01
Message :
vic a écrit : 13 mai25, 21:40 Dans l'absolu non , ces distinctions n'existent pas vraiment , elles sont très douteuses .
Dans l'absolu ? Tu es dans l'absolu pour le dire ? L'absolu n'existe pas Vic. Il faut partir des faits.

vic a écrit : 13 mai25, 21:40 Ca n'est pas un bouddhisme étrange que je te présente , mais c'est plutôt la vision occidentale qui est étrange et qui pose un univers découpé , là où le bouddhisme parle d'interdépendance .
Ce n'est pas ce que je disais étranger à la pensée bouddhiste dans ta présentation. Tu fais comme si ce que j'explique ici serait un découpage de la réalité. Mais il n'en est rien.

Je vais te rappeller ma formule : "Distinguer ce n'est pas dissocier."

Tu fais comme si, mais ce n'est pas le cas.

Tu présentes ta théorie de l'indistinction comme si c'était ce qu'enseignerait le bouddhisme. Mais le bouddhisme n'enseigne pas cela.

vic a écrit : 13 mai25, 21:40 Dans la notion d'interdépendance , le découpage devient arbitraire .
Même remarque.

vic a écrit : 13 mai25, 21:40 Ton histoire de A différent de B n'en devient plus très convaincant .
Seulement pour quelqu'un comme toi qui confondrait distinguer et dissocier.

vic a écrit : 13 mai25, 21:40 En quoi ? Développe .
Je viens de le faire.
.
Auteur : vic
Date : 13 mai25, 22:04
Message :
a écrit :j'minterroge a dit : Je vais te rappeller ma formule : "Distinguer ce n'est pas dissocier."
Mort de rire . :rolling-on-the-floor-laughing:
Pour distinguer , il faut dissocier .

I
Auteur : J'm'interroge
Date : 13 mai25, 22:08
Message :
vic a écrit : 13 mai25, 22:04

Mort de rire . :rolling-on-the-floor-laughing:
je ne vois pas de différence entre les deux termes J'minterroge .
Normal, tu les confonds.

Distinguer les cheveux du cuir chevelu ne revient pas à une tonte, ce n'est pas les dissocier comme s'ils n'avaient rien à voir.
.

Ajouté 1 minute 6 secondes après :
PS : je ne vais pas changer mes réponses à chaque fois que tu modifies tes messages.
.
Auteur : vic
Date : 13 mai25, 22:18
Message : Imaginons un morceau de musique .
Dans un 1er temps , les notes de musiques peuvent nous sembler différentes et le morceau segmenté .
Dès qu’on cherche à identifier ou à catégoriser quelque chose—comme une suite de sons—on entre dans une dynamique de distinction. Mais si on ne pose pas cette intention, alors il n’y a ni distinction, ni non-distinction : il y a simplement une expérience brute, non segmentée.
C'est pour ça que la frontière entre la convention et la réalité est floue .
Quand tu parles de distinction , il est probable que tu entres déjà dans le mode conventionnel , et donc la subjectivité de l'arbitraire .
La distinction naît dès que l'on applique un cadre conceptuel à une expérience. Autrement dit, le simple fait de parler de distinction nous place déjà dans un mode de perception structuré, influencé par les conventions et la subjectivité.
Cela résonne avec l'idée que la réalité brute est insaisissable tant qu'on la met en mots, car le langage lui-même est un outil de classification. C'est un peu comme essayer de capturer une rivière avec un filet : on peut saisir une partie du mouvement, mais jamais l’ensemble du flux ininterrompu.
a écrit :j'minterroge a dit : Distinguer les cheveux du cuir chevelu ne revient pas à une tonte, ce n'est pas les dissocier comme s'ils n'avaient rien à voir.
.
Si on observes l'océan , des vagues semblent se distinguer , mais c'est une erreur de distinguer les vagues de l'océan .
En tous cas c'est une démarche douteuse .
Dissocier quoi ?
Auteur : enso
Date : 14 mai25, 20:33
Message : sujet interessant ....

Ajouté 5 minutes 27 secondes après :
J'm'interroge a écrit : 09 mai25, 02:42 .
Pour un bouddhiste, "devenir" n'est pas un verbe d'état, car si A devient B, B n'étant pas A, B n'est pas attribut du sujet A.
.
pourquoi as tu precisé pour un bouddhiste ?

ce qui suit est pour moi pour tenté de comprendre ce sujet :
n'est ce pas un probleme de temps accompli inacompli ?
lorsqu'on dit cette phrase le processus est en court

la chenille va devenir papillon
La chenille devient papillon.
la chenille est devenu papillon


A n'est pas different de B il est egal superieur ou inferieur pourcentage degré : noir gris blanc
le bateau de thesée
Auteur : pauline.px
Date : 16 mai25, 05:40
Message : Bonjour à toutes et à tous,
vic a écrit : 13 mai25, 06:17
C'est flou , on ne sait pas vraiment où commence le A et le B , je suis d'accord avec toi .
Un magicien recouvre un lapin d'un foulard puis, après une formule magique, il ôte le foulard et une tourterelle s'envole.
L'enfant est admiratif, il pense que le lapin est devenu tourterelle, à ses yeux le lapin se serait transformé.
L'adulte sait que le lapin a été remplacé.


Les termes "transformation" et "métamorphose" sont assez clairs, il n'est question que de forme, d'aspect... peut-être de nature (terme très flou), en bref : il ne s'agit que d'un attribut que l'observateur lui reconnaît.
Le A et le B ne sont que des mots dans le cadre d'un processus cognitif, ils ne commencent nulle part ailleurs que dans notre langage.

Cette chenille puis le papillon ne sont que des états d'une même bestiole qui se désigne elle-même par "moi", "Aaah quand j'étais chenille je rêvais de m'envoler".

Si, pleins d'audace ou de candeur, nous imaginons qu'il y a une réalité désignée par "A" et une réalité désignée par "B",
Alors la phrase "A devient B" ne nous dit pas que la réalité désignée par "A" a été remplacée par la réalité désignée par "B", ni qu'il y eut un temps t où la réalité désignée par "A" disparaît et où la réalité désignée par "B" surgit.
Cette phrase nous invite à penser que les mots "A" et "B" sont synonymes d'un certain point de vue, formant dans notre esprit une unité éternelle dont nous contemplons les variations.

Mais cette unité est-elle "réelle" et non pas seulement "perçue" ?
Impossible de le savoir.

Avant de partir dans une autre région, un éleveur vend son troupeau de chèvres à un ami.
Dix ans plus tard le vendeur revient et demande à son ami ce qu'est devenu le troupeau.
Le troupeau a bien prospéré mais, des chèvres initiales il n'y en a plus (mortes ou vendues).
L'ami est fier, il songe au troupeau qu'il a acheté et ce qu'il est devenu car pour lui c'est toujours le même troupeau. Il a fait un sacré bon boulot.
Mais cette opinion est-elle partagée par le vendeur qui ne reconnaît plus aucune chèvre ?
... est-elle partagée par un observateur épisodique qui ne sait rien de la vente ?


Le troupeau est-il devenu un autre troupeau ?
Oui et non...
Le principe du tiers exclu est-il compatible avec le langage ?

Qu'est-ce qui fait que les gens m'appellent toujours "Pauline" malgré les années qui passent ? malgré la vieille femme que je suis devenue ?
Qu'est-ce qui fait que, moi-même, je continue à m'appeler "Pauline" depuis toujours ?

Très cordialement
votre sœur pauline
Auteur : Coemgen
Date : 16 mai25, 14:07
Message : ! Quel est ton nom chenille volante ?
Auteur : pauline.px
Date : 18 mai25, 03:45
Message : Bonjour à toutes et à tous,
J'm'interroge a écrit : 13 mai25, 05:17 Il n'y a guère d'entité qui un moment serait chenille puis un autre serait papillon.
...
Personne n'a jamais observé une telle entité "sous-jacente" comme tu dis, qui serait un moment chenille puis papillon.
...
il n'y a pas d'entité permanente qui changerait.

D'ailleurs on peut très bien le comprendre en étant simplement logique : pour qu'il y ait changement, il faudrait qu'une entité reste la même tout en étant différente d'un moment à l'autre. C'est absurde.
Il n'y a pas d'entité du tout hors de notre langage.
Une entité est une abstraction.

Vos entités semblent n'être que des fruits de l'interprétation humaine de nos observations.
Vos mots "chenille" et "papillon" ne désignent pas des entités distinctes mais des états distincts, l'entomologiste qui étudie la vie des Bombyx du mûrier parlera volontiers du "Bombyx mori", il n'inventera pas un autre nom pour désigner tel ou tel état.

Des futurs parents peuvent donner un prénom au fœtus qu'ils découvrent à l'échographie, et ce prénom pourra être l'identifiant usuel de la personne qui naîtra, vivra et mourra.

J'ignore si cette personne peut être considérée comme une entité de la conception au trépas en dépit des considérables changements et métamorphoses.

J'ignore s'il est rationnel et logique de lui donner le même identifiant tout au long de son existence, mais je constate que la permanence de cette identification ne pose pas de gros problèmes à l'État Civil.

Il est clair que cette permanence relève comme tout le reste de l'illusion et de la projection intellectuelle.
Mais si cette permanence pose des problèmes à certaines ontologies, que faut-il remettre en cause ?

Très cordialement
votre sœur pauline
Auteur : vic
Date : 18 mai25, 04:18
Message :
a écrit :Pauline a dit : Il n'y a pas d'entité du tout hors de notre langage.
Une entité est une abstraction.
Vos entités semblent n'être que des fruits de l'interprétation humaine de nos observations.
Oui, et c'est la même chose pour la désignation de tout objet en général .
C'est pourquoi Bouddha n'est pas tombé dans le piège de confirmation de l'idée de l'âme ( du "je", de l'identité ), ou encore l'idée de création de l'univers par un créateur etc ....
Cette idée n'a même aucun sens dans cette religion .
Tout simplement parce que dans le bouddhisme , l'identité fixe n'est pas vraiment perçue comme étant réelle , mais plutôt une illusion des apparences .
a écrit :Pauline a dit : Si, pleins d'audace ou de candeur, nous imaginons qu'il y a une réalité désignée par "A" et une réalité désignée par "B",
Alors la phrase "A devient B" ne nous dit pas que la réalité désignée par "A" a été remplacée par la réalité désignée par "B", ni qu'il y eut un temps t où la réalité désignée par "A" disparaît et où la réalité désignée par "B" surgit.
Cette phrase nous invite à penser que les mots "A" et "B" sont synonymes d'un certain point de vue, formant dans notre esprit une unité éternelle dont nous contemplons les variations.
Mais cette unité est-elle "réelle" et non pas seulement "perçue" ?
Impossible de le savoir.
Oui, c'est le problème de l'impermanence .
On cherche à identifier les phénomènes par des concepts figés .
Mais en réalité , rien de tout ça du langage ne fonctionne pour désigner clairement la réalité profonde .
En pensant utiliser la logique, les croyants se disent , " mais je suis nait de quoi " ?
Comme si dès le départ il était acquis que je sois un " je" , "une entité " etc ...
Rien de moins sûr .

Idem pour l'idée de renaissance .
Renaissance de quoi ?
La renaissance , c'est plutôt une façon de parler qu'une réalité en soi .
Auteur : J'm'interroge
Date : 19 mai25, 10:11
Message :
vic a écrit : 13 mai25, 22:18
Dès qu’on cherche à identifier ou à catégoriser quelque chose—comme une suite de sons—on entre dans une dynamique de distinction. Mais si on ne pose pas cette intention, alors il n’y a ni distinction, ni non-distinction : il y a simplement une expérience brute, non segmentée.
Dans l'indistinction, l'on ne distingue rien. L'expérience d'écoute d'un morceau de musique nécessite de distinguer les notes entre elles, les tons, les timbres, les inflexions, les intensités sonores les durées, etc..
À cela j'ajoute qu'il n'y a pas que des distinctions intellectuelles entre des concepts, il y a aussi ce genre de distinctions sensorielles aussi, et d'autres encore, sans quoi l'on ne ferait l'expérience de rien du tout.

vic a écrit : 13 mai25, 22:18
C'est pour ça que la frontière entre la convention et la réalité est floue .
Quand tu parles de distinction , il est probable que tu entres déjà dans le mode conventionnel , et donc la subjectivité de l'arbitraire.
J'ai déjà répondu à cela, je ne vais donc pas me répéter.

J'm'interroge a écrit :Distinguer les cheveux du cuir chevelu ne revient pas à une tonte, ce n'est pas les dissocier comme s'ils n'avaient rien à voir.
vic a écrit : 13 mai25, 22:18
Si on observes l'océan , des vagues semblent se distinguer , mais c'est une erreur de distinguer les vagues de l'océan .
En tous cas c'est une démarche douteuse .
Dissocier quoi ?
Demande à un passionné de surf si ça n'a pas de sens de distinguer les vagues.

______________

J'm'interroge a écrit : 09 mai25, 02:42 Pour un bouddhiste, "devenir" n'est pas un verbe d'état, car si A devient B, B n'étant pas A, B n'est pas attribut du sujet A.
enso a écrit : 14 mai25, 20:33 pourquoi as tu precisé pour un bouddhiste ?
Parce qu'un bouddhiste est censé comprendre qu'il n'y a pas d'entité qui puisse restée la même tout en changeant.

Mais tu as raison, toute personne sensée est censée le comprendre aussi.

______________

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Un magicien recouvre un lapin d'un foulard puis, après une formule magique, il ôte le foulard et une tourterelle s'envole.
L'enfant est admiratif, il pense que le lapin est devenu tourterelle, à ses yeux le lapin se serait transformé.
L'adulte sait que le lapin a été remplacé.
Pourtant, peu de personnes, même adultes, comprennent que le lapin qui a été montré au public n'est pas le même que celui qui lui a discrètement été retiré de sa vue.

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Le A et le B ne sont que des mots dans le cadre d'un processus cognitif, ils ne commencent nulle part ailleurs que dans notre langage.
Non, la chenille et le papillon que l'on peut observer ne sont pas des créations du langage.

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Cette chenille puis le papillon ne sont que des états d'une même bestiole qui se désigne elle-même par "moi", "Aaah quand j'étais chenille je rêvais de m'envoler".
Deux états différents oui. Mais en quoi seraient-ils deux états d'une même bestiole ontologiquement parlant ?

C'est toi qui dis que c'est la même bestiole. En dehors des créations imaginaires, une chenille ça ne parle pas.

Pour moi ce sont deux états oui. Je parlerais de deux configurations de perceptions, mais non de deux configurations d'une même chose ou d'un même être qui existerait en réalité et passerait par ces états, je parlerais de deux configurations de perceptions que je mets en relation, et si je peux parler d'un spécimen biologique "chenille", puis "papillon", par ce terme "spécimen" je ne désigne pas un être qui aurait changé, mais un ensemble d'états reliés que je désigne comme le même spécimen. Mais le spécimen en question ce n'est rien d'autre que ces différents états ainsi désignés, et non une réalité ontologique autre qui passerait par ces états.

>>>>> Il n'y a pas d'entité permanente qui changerait.

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Si, pleins d'audace ou de candeur, nous imaginons qu'il y a une réalité désignée par "A" et une réalité désignée par "B",
Alors la phrase "A devient B" ne nous dit pas que la réalité désignée par "A" a été remplacée par la réalité désignée par "B", ni qu'il y eut un temps t où la réalité désignée par "A" disparaît et où la réalité désignée par "B" surgit.
Oui.

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Cette phrase nous invite à penser que les mots "A" et "B" sont synonymes d'un certain point de vue, formant dans notre esprit une unité éternelle dont nous contemplons les variations.
C'est l'erreur dont je parle que n'est pas censé commettre un bouddhiste ou une personne logique.

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Mais cette unité est-elle "réelle" et non pas seulement "perçue" ?
Impossible de le savoir.
Elle n'est pas perçue Pauline.

Réelle, elle ne peut pas l'être, et on peut le savoir, car le supposer c'est supposer qu'une même chose peut être différente, ce qui est absurde.

En effet :

Si elle reste la même, c'est qu'elle ne change pas, et si elle change, c'est qu'elle n'est plus la même.

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Avant de partir dans une autre région, un éleveur vend son troupeau de chèvres à un ami.
Dix ans plus tard le vendeur revient et demande à son ami ce qu'est devenu le troupeau.
Le troupeau a bien prospéré mais, des chèvres initiales il n'y en a plus (mortes ou vendues).
L'ami est fier, il songe au troupeau qu'il a acheté et ce qu'il est devenu car pour lui c'est toujours le même troupeau. Il a fait un sacré bon boulot.
Mais cette opinion est-elle partagée par le vendeur qui ne reconnaît plus aucune chèvre ?
... est-elle partagée par un observateur épisodique qui ne sait rien de la vente ?


Le troupeau est-il devenu un autre troupeau ?
Oui et non...
Non, ce n'est pas oui et non, c'est clairement non, si par "devenu un autre troupeau" on entend qu'il est "resté le même malgré les différences". Le troupeau n'est plus le même, même s'il peut être pris à tort pour le même, et qu'il peut être désigné comme le même. Ce n'est plus le même, même s'il est en lien (ou mis en lien) avec le troupeau du début.

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Le principe du tiers exclu est-il compatible avec le langage ?
La question serait plutôt :

En toute logique, y compris celles qui rejettent ce principe, affirmer P et non P est contradictoire, donc faux.

Le tiers exclu c'est le principe qui autorise un raisonnement par l'absurde : Si non Q, alors Q.

Il n'est pas question de cela ici.

Toi tu affirmes P et non P, ce qui en toute logique est contradictoire et donc faux.

(Rappel : à partir d'une contradiction l'on peut démontrer tout et son contraire...)

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Qu'est-ce qui fait que les gens m'appellent toujours "Pauline" malgré les années qui passent ? malgré la vieille femme que je suis devenue ?
Des ressemblances.

pauline.px a écrit : 16 mai25, 05:40 Qu'est-ce qui fait que les gens m'appellent toujours "Pauline" malgré les années qui passent ? malgré la vieille femme que je suis devenue ?
Qu'est-ce qui fait que, moi-même, je continue à m'appeler "Pauline" depuis toujours ?
Des habitudes.

______________

J'm'interroge a écrit : 13 mai25, 05:17 Il n'y a guère d'entité qui un moment serait chenille puis un autre serait papillon.
...
Personne n'a jamais observé une telle entité "sous-jacente" comme tu dis, qui serait un moment chenille puis papillon.
...
il n'y a pas d'entité permanente qui changerait.

D'ailleurs on peut très bien le comprendre en étant simplement logique : pour qu'il y ait changement, il faudrait qu'une entité reste la même tout en étant différente d'un moment à l'autre. C'est absurde.
pauline.px a écrit : 18 mai25, 03:45 Il n'y a pas d'entité du tout hors de notre langage.
Une entité est une abstraction.
Tout à fait. C'est exactement ce que je dis aussi.

Mais les perceptions/reconnaissances désignées par les mots "Chenille" ou "papillon", sont bien réelles et en rien abstraites.

pauline.px a écrit : 18 mai25, 03:45 Vos entités semblent n'être que des fruits de l'interprétation humaine de nos observations.
Vos mots "chenille" et "papillon" ne désignent pas des entités distinctes mais des états distincts, l'entomologiste qui étudie la vie des Bombyx du mûrier parlera volontiers du "Bombyx mori", il n'inventera pas un autre nom pour désigner tel ou tel état.
Mais Pauline, ces entités ce n'est pas moi qui y crois ou les invente, c'est tout ceux qui croient que quelque chose pourrait changer ou devenir autre chose tout en restant la même.

pauline.px a écrit : 18 mai25, 03:45 Des futurs parents peuvent donner un prénom au fœtus qu'ils découvrent à l'échographie, et ce prénom pourra être l'identifiant usuel de la personne qui naîtra, vivra et mourra.

J'ignore si cette personne peut être considérée comme une entité de la conception au trépas en dépit des considérables changements et métamorphoses.

J'ignore s'il est rationnel et logique de lui donner le même identifiant tout au long de son existence, mais je constate que la permanence de cette identification ne pose pas de gros problèmes à l'État Civil.

Il est clair que cette permanence relève comme tout le reste de l'illusion et de la projection intellectuelle.
Mais si cette permanence pose des problèmes à certaines ontologies, que faut-il remettre en cause ?
Il n'y a aucun besoin de supposer une telle permanence pour identifier quelqu'un. Il suffit de critères distinctifs objectifs.
.
Auteur : pauline.px
Date : 23 mai25, 05:44
Message : Bonjour à toutes et à tous,
vic a écrit : 18 mai25, 04:18
Oui, et c'est la même chose pour la désignation de tout objet en général.
Alors qu’est-ce qui distingue une de vos entités d’un objet ou d’un concept abstrait ?
Parler d’une entité A ou d’un objet A c’est proclamer que, au moins pendant le temps de l’énonciation, on peut encore savoir de quoi il s’agit quand on parle de A.

Il me semble que tout gît dans "l'interprétation humaine de nos observations".
Là où vous parlez d’entité ou d’objet on peut privilégier la permanence malgré l’évolution ou bien au contraire privilégier l’évolution et la continuité et ne situer la permanence ni dans les apparences ni dans la matérialité.

Une fois admis que, dans la réalité expérimentale, tout est changement, alors c’est la permanence qui relève du paradoxe.
C’est l’illusion de la permanence qui nous conduit à l’aporie.

Mais cette illusion n'est pas du tout fatale.
vic a écrit :Tout simplement parce que dans le bouddhisme , l'identité fixe n'est pas vraiment perçue comme étant réelle , mais plutôt une illusion des apparences.
Identité fixe ou identité fluide ?
J’ignore ce que vous entendez par "réel" mais dans le domaine de nos expériences concrètes et de l’empirisme, il me semble que rien n’est permanent, tout bouge, tout change.

Néanmoins le concept d’identité provient du fait que si l’on veut parler d’impermanence, de changement, d’évolution il est nécessaire de préciser CE qui évolue, CE qui change et CE qui n’est pas permanent au-delà des apparences éphémères de fixité relative.

L’identité c’est poser l’hypothèse que le lien entre la pauline de février 1952 et la pauline d’aujourd’hui est plus étroit, plus légitime et surtout plus pertinent qu’entre la pomme de terre cueillie en 1871 à Châteauroux et le porte-avion "Charles-de-gaulle".
vic a écrit :On cherche à identifier les phénomènes par des concepts figés .
Les mots et les signifiants sont figés mais est-ce que l’identification qu’ils opèrent est figée ?
vic a écrit :Mais en réalité , rien de tout ça du langage ne fonctionne pour désigner clairement la réalité profonde.
Qu’entendez-vous par "réalité profonde" ?
vic a écrit :Comme si dès le départ il était acquis que je sois un " je" , "une entité " etc ...
Rien de moins sûr .
Votre phrase utilise 2 fois le mot " je", quels sens donnez-vous à chacun ?

Comme j’ignore ce qu’est une entité, je ne m’en préoccupe pas.

Je constate qu’il y a une forme de continuité entre les différents états d’un être vivant ou d’une objet inanimé, et cette continuité me suggère de l'appeler par un même mot pendant quelques temps et donc de l’identifier de façon commode par un nom propre ou une référence.

De là à en déduire que ce nom très commode désigne plus que ça et qu'il affirme une permanence, pourquoi ?
Je ne franchirais pas le pas qui consiste à croire qu'un mot puisse désigner une réalité profonde figée.
vic a écrit :Idem pour l'idée de renaissance .
Renaissance de quoi ?
Est-ce que le matin vous vous interrogez « Qui est en train de se réveiller ? Suis-je celui qui s’est endormi dans ce lit hier soir ? Suis-je tout autre ? »
Oui et non… bien sûr.

Mais répondre « Assurément non ! je n’ai rien de commun avec celui d’hier soir, je suis un être entièrement neuf » ne me paraît pas pertinent.

Si lors d’une re-naissance, vous vous demandez « Qui naît ? » et que vous n’en savez absolument rien, alors il est possible que ce ne soit pas une re-naissance.

Très cordialement
Votre sœur
pauline
Auteur : J'm'interroge
Date : 24 mai25, 01:12
Message :
pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Parler d’une entité A ou d’un objet A c’est proclamer que, au moins pendant le temps de l’énonciation, on peut encore savoir de quoi il s’agit quand on parle de A.
Oui.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Il me semble que tout gît dans "l'interprétation humaine de nos observations".
Je ne suis pas sûr de comprendre cette phrase.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Là où vous parlez d’entité ou d’objet on peut privilégier la permanence malgré l’évolution ou bien au contraire privilégier l’évolution et la continuité et ne situer la permanence ni dans les apparences ni dans la matérialité.
Je ne vois pas en quoi il y aurait une quelconque permanence, ni en quoi un tel concept serait pertinent.

Quant à celui d'évolution, il faudrait aussi savoir ce que l'on doit entendre par là. Et encore une fois, qu'est-ce qui évoluerait ?

Je tombe d'accord sur le fait que la notion de continuité est utile, mais qu'en est-il du concept ? Qu'entendons-nous par là exactement ?

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Une fois admis que, dans la réalité expérimentale, tout est changement, alors c’est la permanence qui relève du paradoxe.
Pour moi, il n'y a aucun changement. Il n'y a que des distinctions faites entre des configurations de perceptions/émotions et de représentations mises en relation dans une compréhension (vraie ou fausse.)

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 C’est l’illusion de la permanence qui nous conduit à l’aporie.
Le changement aussi est illusoire.

"Nul ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve."

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 J’ignore ce que vous entendez par "réel" mais dans le domaine de nos expériences concrètes et de l’empirisme, il me semble que rien n’est permanent, tout bouge, tout change.
De ce que je constate empiriquement, je conclurais différemment : rien n'est permanent, rien ne bouge, rien ne change.

Ce que tu proposes là me semble insatisfaisant, et bien que tu ne l'admettes pas, implique des entités qui bougeraient ou changeraient.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Néanmoins le concept d’identité provient du fait que si l’on veut parler d’impermanence, de changement, d’évolution il est nécessaire de préciser CE qui évolue, CE qui change et CE qui n’est pas permanent au-delà des apparences éphémères de fixité relative.
Oui, et c'est bien ce qui est problématique.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 L’identité c’est poser l’hypothèse que le lien entre la pauline de février 1952 et la pauline d’aujourd’hui est plus étroit, plus légitime et surtout plus pertinent qu’entre la pomme de terre cueillie en 1871 à Châteauroux et le porte-avion "Charles-de-gaulle".
Oui. Et donc, ce qui serait préférable, ce serait plutôt de parler de ressemblances, de similarités malgré les differences ou encore de désignations pertinentes.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Les mots et les signifiants sont figés mais est-ce que l’identification qu’ils opèrent est figée ?
Ce qui est identifié comme identique l'est toujours par indistinction ou négation des différences.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Comme j’ignore ce qu’est une entité, je ne m’en préoccupe pas.
Tu te préoccupes pourtant de quelque chose qui changerait, bougerait ou évoluerait. Par conséquent, tu poses bien indirectement l'existence d'entités, soit de choses qui resteraient les mêmes tout en changeant, bougeant ou évoluant.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Je constate qu’il y a une forme de continuité entre les différents états d’un être vivant ou d’une objet inanimé, et cette continuité me suggère de l'appeler par un même mot pendant quelques temps et donc de l’identifier de façon commode par un nom propre ou une référence.
Voilà, tu poses bien l'existence d'entités toi aussi, puisque tu parles de différents états pour un même être ou un même objet.

(Ce que je ne fais pas de mon côté.)

Pour moi, les entités en question ne sont rien d'autres que des croyances qui découlent de désignations langagières.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 De là à en déduire que ce nom très commode désigne plus que ça et qu'il affirme une permanence, pourquoi ?
Je ne franchirais pas le pas qui consiste à croire qu'un mot puisse désigner une réalité profonde figée.
Mais tu franchirais le pas qui consisterait à croire qu'il y aurait "quelque chose" qui changerait, bougerait ou évoluerait.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Est-ce que le matin vous vous interrogez « Qui est en train de se réveiller ? Suis-je celui qui s’est endormi dans ce lit hier soir ? Suis-je tout autre ? »
Oui et non… bien sûr.
Reponds-tu oui à la première question et non à la seconde ? Ou bien oui et non à chacune d'elles ?

Si c'est le premier cas, je suis d'accord. Si c'est le deuxième, c'est contradictoire.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Mais répondre « Assurément non ! je n’ai rien de commun avec celui d’hier soir, je suis un être entièrement neuf » ne me paraît pas pertinent.
Ok, tu viens de me répondre en partie.

En effet, ce ne serait pas du tout pertinent, je suis bien d'accord.

pauline.px répondant à vic a écrit : 23 mai25, 05:44 Si lors d’une re-naissance, vous vous demandez « Qui naît ? » et que vous n’en savez absolument rien, alors il est possible que ce ne soit pas une re-naissance.
Oui.
.
Auteur : pauline.px
Date : 27 mai25, 22:11
Message : Bonjour à toutes et à tous,
J'm'interroge a écrit : 19 mai25, 10:11 … une même bestiole ontologiquement parlant ? …, et non une réalité ontologique autre qui passerait par ces états. … deux configurations d'une même chose ou d'un même être qui existerait en réalité… … à croire qu'il y aurait "quelque chose" qui changerait, bougerait ou évoluerait. … Réelle, elle ne peut pas l'être, et on peut le savoir, car le supposer c'est supposer qu'une même chose peut être différente, ce qui est absurde.
De même que j’ignore ce que vous entendez par "entité", je peine à vous suivre quand vous parlez de "chose".

Je crois comprendre que, pour vous, une "chose" ne correspond à aucune réalité ontologique, mais votre "spécimen" ne fait pas mieux.

Il serait en effet audacieux de poser l’existence de n'importe quoi sur le plan ontologique.
Néanmoins vous semblez attribuer certaines caractéristiques à cette abstraction au point d’affirmer que si la "chose" change alors elle n’est plus la même. Votre attribution est-elle le reflet d'une caractéristique ontologique ?
J'm'interroge a écrit :Toi tu affirmes P et non P, ce qui en toute logique est contradictoire et donc faux.
Non, je ne parle pas de proposition logique, j’affirme seulement que les deux phrases "P est vraie" et "P est fausse" ont, chacune, leur domaine de vérité.

Nous ne sommes pas dans l’univers Bisounours de la logique pure où P existerait en soi et devrait par conséquent être absolument vraie.

Nos énoncés ne sont rien d’autres que des proclamations concernant non pas un réel ontologique mais notre représentation d’un réel hypothétique. Et bien peu de proclamations peuvent être considérées comme absolument vraies.
En toute rigueur, la plupart sont fausses mais beaucoup gardent toute leur pertinence. Autrement dit, l’intérêt de nos proclamations est leur domaine de pertinence.

« E = Mc² » n’est pas absolument vraie, son domaine de vérité dépend du quadrivecteur d’énergie-impulsion.
Et même en maths on peut s’amuser avec des énoncés comme « En base 10, 1 + 1 = 10 » qui n’est pas nécessairement fausse à l’écrit mais souvent fausse à l’oral. Son domaine de pertinence est intéressant...

Dans l’univers des propositions langagières qui expriment nos représentations, une chose ne change pas d’un certain point de vue mais ne cesse de changer d’un autre point de vue.
Dans le même esprit, on peut dire que deux choses distinctes sont les mêmes, ce qui semble antinomique, le mot "même" est au cœur de la contradiction.
Bien sûr, on peut regretter qu’une proposition puisse être vraie d’un certain point de vue et fausse d’un autre mais comme les propositions absolument vraies sont rares, il faut se faire une raison.

J’admets très volontiers que l’ontologie est vaine mais je me demande à quoi sert le principe de refuser le changement, le mouvement, bref le "devenir", comme si le risque était énorme d’imaginer un univers en mouvement et perpétuel changement et de reconnaître humblement que toutes nos représentations approximatives n'ont qu'un domaine de pertinence réduit.

Au plan épistémologique il est possible qu’il soit prometteur de préférer parler d’un "spécimen" et l’identifier aux « différents états ainsi désignés », mais je crains que cette convention ne suggère qu’elle écarte des illusions au point qu'elle permette d’en savoir plus sur le réel comme si le "spécimen" existait plus et mieux que la chose.

Quand on pointe les illusions chez autrui on laisse entendre que l’on fait preuve de davantage de lucidité.
Or pour moi la lucidité est de reconnaître que le langage est par nature abusif, il est fait d’analogies, d’approximations, de raccourcis… et rien n’indique que c’est un défaut pour celui qui en est conscient.

Si vous enfermez des glaçons dans un bocal en verre hermétiquement clos et que vous observez, ou plutôt que l’immense cohorte de tous les "vous-même" (comment peut-on parler de vous-même ?) observe la fusion, qu’est-ce qui leur permet de penser que le risque est grand de dire que c’est la même eau sous deux états distincts ?

Qu’est-ce qui invite à croire que ce n’est pas la même eau ? Son apparence ? Sa structure ? Les particules dont elle est composée ? Le lieu où elle se trouve ? Le temps qui passe ?
Est-ce que tous les aspects où s’exprime une différence objective sont pertinents ?

Certes, le doute est possible puisqu’aucun de vos innombrables observateurs successifs n’a observé assez longtemps et qu’une observation continue est impossible.
Mais à quoi profite ce doute ?
Ce doute ne nous dit rien du réel, que ce réel soit ontologique ou pas. Tout se passe comme si ce doute posait que l’univers est discret et non pas continu, on passe de l’analogique au digital...
Et alors ?

La vieille banalité « On ne se baigne pas deux fois dans la même rivière » n’empêche nullement de donner à un nom propre à la rivière. On peut affirmer que l’on s’est baigné quelques fois dans la Durance.

Est-ce qu’un roman change selon le format de l'édition ?
À l'inverse, un clou est différent d’une patate.
Mais la différence entre mon glaçon et son eau liquide est-elle de même nature que la différence entre le clou et la patate ?

Il y a un réel enjeu, à mes yeux, à ne pas négliger la complexité du couple identité/différence, La traiter en tout ou rien n'aboutit à rien.
Car cette complexité est au cœur de tout processus cognitif. La connaissance n'est pas d'identifier des singletons dans une topologie discrète mais de percevoir les classes d'équivalence.

Oh, bien sûr, si l’on nourrissait l’illusion que la Durance existe en soi et qu’il y a une injection fidèle entre mes mots et des éléments du réel, cette naïveté serait embarrassante (parfois), mais pourquoi nourrir cette illusion ?

Je retiens l’idée que les mots "entité", "chose" et "spécimen" sont des abstractions produites par notre rapport langagier à un réel qui nous échappe.

L’observateur, quel qu’il soit, n’observe que des événements, autrement dit il n’observe et n’étudie que le jeu complexe "identité/différence".

Notre langage se nourrit d'illusion, il faut en être conscient.
Dénoncer les illusions des autres en suggérant qu'ils n'en sont pas conscients alimente le soupçon que l'on n'est pas conscient de ses propres illusions.


Très cordialement
Votre sœur pauline
Auteur : Didjey
Date : 28 mai25, 05:15
Message : Excellent exposé, "Pauline". 👍

Le paragraphe qui "m"a semblé le plus pertinent est celui-ci :
Si vous enfermez des glaçons dans un bocal en verre hermétiquement clos et que vous observez, ou plutôt que l’immense cohorte de tous les "vous-même" (comment peut-on parler de vous-même ?) observe la fusion, qu’est-ce qui leur permet de penser que le risque est grand de dire que c’est la même eau sous deux états distincts ?
Mais le reste est tout autant savoureux.
Auteur : J'm'interroge
Date : 29 mai25, 22:55
Message :
J'm'interroge a écrit : 19 mai25, 10:11 … une même bestiole ontologiquement parlant ? …, et non une réalité ontologique autre qui passerait par ces états. … deux configurations d'une même chose ou d'un même être qui existerait en réalité… … à croire qu'il y aurait "quelque chose" qui changerait, bougerait ou évoluerait. … Réelle, elle ne peut pas l'être, et on peut le savoir, car le supposer c'est supposer qu'une même chose peut être différente, ce qui est absurde.
pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 De même que j’ignore ce que vous entendez par "entité", je peine à vous suivre quand vous parlez de "chose".
"Entité" ou "chose", c’est kif-kif bourricot. Ces mots correspondent au même concept absurde, ne désignant rien de réel, si par le mot "chose" l’on entend autre chose qu’une désignation de configurations différentes mises en lien.

N’as-tu pas compris qu’il s’agissait d’un raisonnement par l’absurde ? Un raisonnement montrant l’incohérence des concepts de "changement", de "mouvement", d’"évolution" ou de "devenir", lesquels reposent sur le concept – montré absurde – d’"entité" ou de "chose", entendu comme des réalités en elles-mêmes, auxquels on peut ajouter celui d’"identité" ?

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Je crois comprendre que, pour vous, une "chose" ne correspond à aucune réalité ontologique, mais votre "spécimen" ne fait pas mieux.
Oui, pour moi, en effet, une "chose" ne correspond à aucune réalité ontologique. Et pour ce qui est de mon "spécimen", il en va exactement de même.

Tu sembles supposer que, lorsque je parle d’un "spécimen biologique", je désignerais une même "bestiole" – ou, par extension, une "entité" ou "chose" entendue comme une réalité ontologique. Mais comme je viens de l’indiquer, c’est une erreur : je dis précisément l’inverse.

J'expliquais que ce que nous observons, ce sont différentes configurations de perceptions, et non des configurations d'une même "chose", "entité", "spécimen" ou "être" qui passerait par ces différentes configurations ou les prendrait l'une après l'autre. En effet : nous ne percevons rien de tel.

Je précisais donc que je préfère parler de différentes configurations de perceptions mises en relation, et que si j'évoque un "spécimen biologique chenille", puis "papillon", je ne désigne pas par là une "chose", une "entité" ou un "être" qui aurait "changé", mais un ensemble d'états reliés et désignés par un même terme. Le "spécimen" en question n'est alors rien d'autre que ces différents états ainsi désignés, et non une réalité ontologique autre, qui passerait par ces différents états ou les revêtirait.

J’ajoutais d’ailleurs :

>>>>> Il n’y a pas d’entité permanente qui changerait.

Est-ce si difficile à comprendre ? Me suis-je mal exprimé ?

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Il serait en effet audacieux de poser l’existence de n'importe quoi sur le plan ontologique.
Ce n'est pas moi qui fais cela que je sache.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Néanmoins vous semblez attribuer certaines caractéristiques à cette abstraction au point d’affirmer que si la "chose" change alors elle n’est plus la même. Votre attribution est-elle le reflet d'une caractéristique ontologique ?
C'était un raisonnement par l'absurde nom de D.ieu ! :lol:

Je n'attribue aucune caractéristique à ce que je sais ne pas exister en réalité.

Ce qui existe en réalité ce sont des possibles. Donc si un concept proposé est incohérent, il est nécessairement impossible et donc creux, ne correspondant à rien de réel.

J'm'interroge a écrit :Toi tu affirmes P et non P, ce qui en toute logique est contradictoire et donc faux.
pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Non, je ne parle pas de proposition logique, j’affirme seulement que les deux phrases "P est vraie" et "P est fausse" ont, chacune, leur domaine de vérité.
Nous sommes d'accord. Ce que tu as dit n'est pas logique. Car affirmer P et non P, c'est juste une contradiction. P et non P ne peuvent pas être vraies en même temps. Quelque soit la logique considérée. C'est une vérité logique universelle (et non absolue). C'est même le fondement de toute logique.

Une proposition est toujours formulée dans un cadre logique donné. Or, dans un même cadre logique P et non P : Faux.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Nous ne sommes pas dans l’univers Bisounours de la logique pure où P existerait en soi et devrait par conséquent être absolument vraie.
Tu confonds l'univers de la logique formelle avec celui des propos incohérents appartenant au monde des gens qui s'expriment de manière ambiguë, affirment une chose et son contraire sans que cela leur pose de problème, et s'imaginent, ce faisant, être plus subtiles ou profonds.

Par ailleurs, qui parle ici d'une proposition logique qui devrait exister en soi ou être "absolument" vraie ? Certainement pas moi.

En logique, il n’existe pas de proposition "absolue". Parler de "propositions absolues" y est dépourvu de sens. On peut certes évoquer des propositions universelles (dans un cadre formel donné), mais cela n’a rien à voir avec une prétendue "absolutité". Dans certaines disciplines, les termes ont un sens précis – respectons-le.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Nos énoncés ne sont rien d’autres que des proclamations concernant non pas un réel ontologique mais notre représentation d’un réel hypothétique.
Ceci dit, il existe bien des hypothèses ontologiques et des discours qui présupposent des êtres substantiels ontologiques.

Sache bien que je ne postule rien de tel.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Et bien peu de proclamations peuvent être considérées comme absolument vraies.
Je dirais même qu'aucune ne l'est ni ne peut l'être. Mais, encore une fois, il me semble que tu confondes le concept d' "universalité" avec celui d' "absoluité". En logique formelle, on parle exclusivement de propositions "universelles" - jamais de "vérités absolues".

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 En toute rigueur, la plupart sont fausses mais beaucoup gardent toute leur pertinence. Autrement dit, l’intérêt de nos proclamations est leur domaine de pertinence.
Vraies dans un cadre logique, fausses dans un autre.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 « E = Mc² » n’est pas absolument vraie, son domaine de vérité dépend du quadrivecteur d’énergie-impulsion.
Personne de sensée à ma connaissance, n'a dit qu'une formule de physique serait absolument vraie, et certainement pas moi.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Et même en maths on peut s’amuser avec des énoncés comme « En base 10, 1 + 1 = 10 » qui n’est pas nécessairement fausse à l’écrit mais souvent fausse à l’oral. Son domaine de pertinence est intéressant...
Vraies dans un cadre logique, fausses dans un autre.

C'est en base 2 que 1 + 1 = 10 et ceci est une proposition vraie en arithmétique. (Je pense que c'est une coquille.)

Mais écrire que 1 + 1 = 10, sans préciser dans quelle base, est indécidable. C'est arithmétiquement vrai en base 2, non dans une autre base.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Dans l’univers des propositions langagières qui expriment nos représentations, une chose ne change pas d’un certain point de vue mais ne cesse de changer d’un autre point de vue.
Et dans l'univers des propositions langagières qui expriment des structures logiques formelles et dialectiques, les propositions "une chose ne change pas" et "une chose ne cesse de changer" sont toutes les deux incohérentes et donc fausses, ce concept de "chose" étant incohérent, puisqu'il s'agit ici d'un concept de "substrat" ontologique, dont les différents état n'en seraient que des modalités.

C'est précisément ce que je récuse.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Dans le même esprit, on peut dire que deux choses distinctes sont les mêmes, ce qui semble antinomique, le mot "même" est au cœur de la contradiction.
En effet, on peut dire toutes sortes d'inepties, sans que ce soit forcément choquant dans les situations courantes.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Bien sûr, on peut regretter qu’une proposition puisse être vraie d’un certain point de vue et fausse d’un autre mais comme les propositions absolument vraies sont rares, il faut se faire une raison.
Cela ne me pose aucun problème : il n'existe aucune proposition "absolue". Je ne sais même pas ce que cela voudrait dire..

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 J’admets très volontiers que l’ontologie est vaine mais je me demande à quoi sert le principe de refuser le changement, le mouvement, bref le "devenir", comme si le risque était énorme d’imaginer un univers en mouvement et perpétuel changement et de reconnaître humblement que toutes nos représentations approximatives n'ont qu'un domaine de pertinence réduit.
De quel risque parles-tu ?

Il s'agit seulement, dans mon esprit, de ne pas dire n'importe quoi et donc de ne pas se fourvoyer dans des erreurs conceptuelles et de raisonnement.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Au plan épistémologique il est possible qu’il soit prometteur de préférer parler d’un "spécimen" et l’identifier aux « différents états ainsi désignés », mais je crains que cette convention ne suggère qu’elle écarte des illusions au point qu'elle permette d’en savoir plus sur le réel comme si le "spécimen" existait plus et mieux que la chose.
Oui, on peut définir une "chose" à la manière dont je définis un "spécimen", c'est vrai.

C'est d'ailleurs en ce sens que je parle d' "entités" ou de "choses", autrement dit : comme de simples désignations et rien d'autre.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Quand on pointe les illusions chez autrui on laisse entendre que l’on fait preuve de davantage de lucidité.
Je n'ai pas parlé d'illusions que je sache. Je parle d'erreurs de jugement.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Or pour moi la lucidité est de reconnaître que le langage est par nature abusif, il est fait d’analogies, d’approximations, de raccourcis… et rien n’indique que c’est un défaut pour celui qui en est conscient.
- Tu parles ici du langage en ce qu'il permet d'exprimer des représentations imaginales (notions).
- Je parle du langage en ce qu'il permet d'exprimer des concepts cohérents et des raisonnements formels, autrement dit : des propositions logiques vraies, dans leur cadre formel.

Je suis pleinement conscient des limites et possibilités qu'offre le langage.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Si vous enfermez des glaçons dans un bocal en verre hermétiquement clos et que vous observez, ou plutôt que l’immense cohorte de tous les "vous-même" (comment peut-on parler de vous-même ?) observe la fusion, qu’est-ce qui leur permet de penser que le risque est grand de dire que c’est la même eau sous deux états distincts ?
Comme je l'ai déjà expliqué plusieurs fois maintenant : ce "moi-même" désigne un ensemble de configurations différentes mises sous le même vocable. Je n'entends pas par ces mots une entité qui passerait par ces différentes configurations ou je ne sais quel substrat ontologique auquel je ne crois pas et que je sais n'être qu'un concept creux.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Qu’est-ce qui invite à croire que ce n’est pas la même eau ?
Rien. Je ne crois strictement rien. Par contre, ce qui m'invite à l'affirmer, c'est que supposer que ce serait la même eau est illogique, et aussi le fait que rien dans l'observation ne permet de dire qu'il s'agisse de la même.

Ceci dit, il est vrai que ce genre de question ne se posent généralement pas dans les situations les plus fréquentes.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Son apparence ? Sa structure ? Les particules dont elle est composée ? Le lieu où elle se trouve ? Le temps qui passe ?
Je pense avoir répondu.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Est-ce que tous les aspects où s’exprime une différence objective sont pertinents ?
Pertinent pour ?

Les différences constatées sont bien des différences, objectivement. On peut les considérer ou non.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Certes, le doute est possible puisqu’aucun de vos innombrables observateurs successifs n’a observé assez longtemps et qu’une observation continue est impossible.
Mais à quoi profite ce doute ?
Ce doute ne nous dit rien du réel, que ce réel soit ontologique ou pas. Tout se passe comme si ce doute posait que l’univers est discret et non pas continu, on passe de l’analogique au digital...
Et alors ?
Je n'ai pas tout compris à ce que tu essayes de me dire ou de me demander ici. Voudrais-tu bien reformuler ?

Je ne vois notamment pas de quel doute tu parles.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 La vieille banalité « On ne se baigne pas deux fois dans la même rivière » n’empêche nullement de donner à un nom propre à la rivière. On peut affirmer que l’on s’est baigné quelques fois dans la Durance.
C'est très loin d'être une banalité. Cet aphorisme est généralement très mal compris. Il est très souvent interprété comme un propos sur le changement.

Moi-même je peux affirmer m'être plusieurs fois baigné dans une certaine rivière du Massif Central. Mais je n'entends par là certainement pas la même chose que la personne qui croit en des entités ontologiques et/ou muables.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Est-ce qu’un roman change selon le format de l'édition ?
Non. Mais tu n'expliques pas quel serait le rapport avec mes propos ou en quoi ce serait un argument qui s'y oppose.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 À l'inverse, un clou est différent d’une patate.
Certes et alors ? Même remarque.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Mais la différence entre mon glaçon et son eau liquide est-elle de même nature que la différence entre le clou et la patate ?
Différentes distinctions faites seraient-elles de natures différentes ? Est-ce que tu veux savoir ?
Ma réponse est qu'il n'y a pas besoin ici de supposer différentes natures.

Mais peut-être n'ai-je pas bien compris ta question.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Il y a un réel enjeu, à mes yeux, à ne pas négliger la complexité du couple identité/différence, La traiter en tout ou rien n'aboutit à rien.
Je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu veux dire.

Je parlerais plutôt d'un couple similarités/différences.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Car cette complexité est au cœur de tout processus cognitif. La connaissance n'est pas d'identifier des singletons dans une topologie discrète mais de percevoir les classes d'équivalence.
Je ne suis pas non plus sûr de comprendre ce que tu veux dire.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Oh, bien sûr, si l’on nourrissait l’illusion que la Durance existe en soi et qu’il y a une injection fidèle entre mes mots et des éléments du réel, cette naïveté serait embarrassante (parfois), mais pourquoi nourrir cette illusion ?
Je ne la nourris pas.

"La Durance" n'est qu'une désignation pour diverses configurations de perceptions, diverses configurations de représentations imaginales et diverses configurations de possibles en soi.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Je retiens l’idée que les mots "entité", "chose" et "spécimen" sont des abstractions (*) produites par notre rapport langagier à un réel qui nous échappe.
(*) : Pas chez moi. Ce sont de simples désignations, pas de vrais concepts.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 L’observateur, quel qu’il soit, n’observe que des événements, autrement dit il n’observe et n’étudie que le jeu complexe "identité/différence".
Je le formulerais un peu différemment : il n'y a pas vraiment d'observateur, mais il y a bien des jeux complexes de distinctions et de similarités désignées sous de mêmes termes.

"Je", "moi" ne sont que des désignations.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Notre langage se nourrit d'illusion, il faut en être conscient.
Encore une fois, je parlerais plutôt d'erreurs que d'illusions.

pauline.px a écrit : 27 mai25, 22:11 Dénoncer les illusions des autres en suggérant qu'ils n'en sont pas conscients alimente le soupçon que l'on n'est pas conscient de ses propres illusions.
Ces soupçons ne sont pas forcément fondés.

__________________

Didjey a écrit : 28 mai25, 05:15 Excellent exposé, "Pauline". 👍

Le paragraphe qui "m"a semblé le plus pertinent est celui-ci :

pauline.px a écrit :
Si vous enfermez des glaçons dans un bocal en verre hermétiquement clos et que vous observez, ou plutôt que l’immense cohorte de tous les "vous-même" (comment peut-on parler de vous-même ?) observe la fusion, qu’est-ce qui leur permet de penser que le risque est grand de dire que c’est la même eau sous deux états distincts ?

Mais le reste est tout autant savoureux.
J'y ai répondu :
J'm'interroge a écrit :Comme je l'ai déjà expliqué plusieurs fois maintenant : ce "moi-même" désigne un ensemble de configurations différentes mises sous le même vocable. Je n'entends pas par ces mots une entité qui passerait par ces différentes configurations ou je ne sais quel substrat ontologique auquel je ne crois pas et que je sais n'être qu'un concept creux.

Auteur : Didjey
Date : 30 mai25, 02:36
Message :
J'm'interroge a écrit : 29 mai25, 22:55 Dans certaines disciplines, les termes ont un sens précis – respectons-le.
Déclaration fort étonnante de la part d'un membre qui est connu pour sans cesse inventer des définitions exotiques à des mots pourtant très courants, rendant ainsi tout dialogue impossible, comme si "on" ne parlait pas la même langue.

Par exemple, pas plus tard que ce matin même, "Monsieur" a réinventé la définition de l'expression "être humain" en parfaite opposition avec le consensus scientifique sur cette question.

En effet, pour la science, "être humain" est l'équivalent sémantique du latin "Homo Sapiens", tout comme "Elephas maximus" équivaut à "éléphant d'Asie".

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Source : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Homo_sapiens#

Mais pour "Monsieur J'm'interroge", tous ces scientifiques se trompent, et il réinvente alors sa propre définition de l'être humain :

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Ainsi, lorsque ce membre ose déclarer avec tant d'applomb : "Dans certaines disciplines, les termes ont un sens précis – respectons-le.", l'envie est très forte de "lui" demander de d'abord balayer devant "sa" porte.
Auteur : ronronladouceur
Date : 30 mai25, 04:04
Message :
Didjey a écrit : 30 mai25, 02:36 Mais pour "Monsieur J'm'interroge", tous ces scientifiques se trompent, et il réinvente alors sa propre définition de l'être humain :
Pourtant il le dit bien : ''Dans mon vocabulaire...''
Mais pour "Monsieur J'm'interroge", tous ces scientifiques se trompent, et il réinvente alors sa propre définition de l'être humain :
Ainsi, lorsque ce membre ose déclarer avec tant d'applomb : "Dans certaines disciplines, les termes ont un sens précis – respectons-le.", l'envie est très forte de "lui" demander de d'abord balayer devant "sa" porte.
Je devine ici le commentaire d'un ego en souffrance (dédain, condescendance, rancune, vengeance)... On n'est plus ici dans le cadre scientifique de l'homo sapiens, mais de l'humain trop humain...

Comme quoi notre éveillé est 'en devenir' et non accompli au sens fort du terme...

Au fond, comment lui en vouloir puisque : ''Une référence à soi permet d'être indulgent envers les autres (de mémoire)''...
Auteur : Didjey
Date : 30 mai25, 04:30
Message : :levitation:
Auteur : ronronladouceur
Date : 30 mai25, 05:19
Message :
Didjey a écrit : 30 mai25, 04:30 Magnifique projection !

Entre un primate du genre Homo qui prétend être "quelqu'un" et un autre qui passe son temps à affirmer n'être personne au point d'y consacrer une chaîne YouTube, il est extrêmement facile de voir lequel des deux se montre le plus orgueilleux et le plus condescendant.
Je ne prétends rien : Tu fais de la projection, et le propos est toujours condescendant... Chassez le naturel...

L'autre, qui pourtant existe bel et bien en tant qu'être singulier et qui prétend n'être personne, ne peut que jouer à être ce qu'il n'est pas...
De même, entre un primate du genre Homo qui attaque gratuitement ses congénères qui ne lui ont pourtant rien demandé, qui fait preuve d'une propension maladive à rabaisser ses interlocuteurs et à leur chercher des poux, et un autre qui sera évidemment le premier à lâcher l'affaire, il est très facile de discerner lequel des deux est le plus équilibré mentalement.
Ne prétendant pas non plus avoir un libre arbitre, rien chez moi n'est gratuit... En plus ''ses congénères'' fait d'un singulier un pluriel. Mais ça reflète le côté exagéré du personnage...
Mais cela se produit librement, et ce n'est ni bien, ni mal.
Bravo tout de même pour cette formule de type ad nauseam révélant ton côté dichotomique... Ainsi le primate est beaucoup trop en évidence pour qu'on l'occulte arbitrairement...
Auteur : Didjey
Date : 30 mai25, 05:25
Message : :coffee:
Auteur : J'm'interroge
Date : 30 mai25, 05:27
Message : .


Attention aux hors sujet !


.
Auteur : aerobase
Date : 01 juin25, 02:00
Message : En espérant ne pas etre hors sujet:
il s'agit du problème de l'identité et de la multiplicité et il se pose concrètement de la façon suivante :
Si par exemple A et B sont deux atomes d'hydrogene alors on ne peut dire A=B car cela viole le principe d'identité et pour le respecter il faut poser que alors ce qui diferencie A et B est que ce n'est pas A n'est pas identique à ce que n'est pas B

il faut donc poser
il n'existe pas deux objets concrets identiques
Ce qui identifie un objet concret est ce qu'il est et ce qu'il n'est pas (et non pas seulement ce qu'il est)
Tout objet non concret est un objet abstrait et tout objet non abstrait est un objet concret
L'existence d'un objet concret peut s'expliquer sans violer la causalité : exemple d'objet concret un atome d'hydrogène, un etre humain , un animal quelconque etc...
L'existence d'un objet abstrait ne peut s'expliquer qu'en violant la causalité : exemple d'objet abstrait : tout objet mathématique
Le lieu de residence d'un objet abstrait ne peut se situer en dehors de la pensée et sa représentation concrete sera toujours un objet concret qui n'est pas autre chose qu'une représentation et ne peut en aucun cas s'identifier à l'objet abstrait car cet objet abstrait ne peut exister en dehors de la pensée
Ce qui permet de savoir si un objet est concret ou abstrait c'est de voir si cet objet ne peut se "construire" en violant la causalité ou pas : si l'objet ne peut pas se construire en violant la causalité alors il est concret sinon il est abstrait
exemple : une pyramide en architecture est un objet concret car on ne peut la construire sans une chronologie (un exemple tout bete :le haut de la pyramide ne se construit pas avant les fondements car sinon elle repose sur quoi?)
à contrario le plan architectural de cette pyramide est un objet abstrait car il ne fait pas reference au temps : il s'agit uniquement d'une figure de la geometrie du plan projectif et l'existence de cette figure (attention à ne pas confondre figure de geometrie et sa représentation sur une feuille de papier car cette feuille et l'encre sont des objets concrets : ici on parle de figure de geométrie pas de dessin)

Auteur : pauline.px
Date : 01 juin25, 03:21
Message : Bonjour à toutes et à tous,
J'm'interroge a écrit : 29 mai25, 22:55 "Entité" ou "chose", c’est kif-kif bourricot. Ces mots correspondent au même concept absurde, ne désignant rien de réel
Existe-t-il des concepts qui désignent quelque chose de réel ?
J'm'interroge a écrit :si par le mot "chose" l’on entend autre chose qu’une désignation de configurations différentes mises en lien.
On ne perçoit que des flux il faut donc se faire une raison, le mot "chose" n’est lié à aucune permanence autre que langagière, il pointe néanmoins vers la possibilité du lien que nous opérons entre diverses configurations.

Vos configurations sont-elles réelles ? correspondent-elles à configurations dans une réalité ?

Vous employez le mot "différent", mais ce n’est pas n’import quelle "différence" c’est une différence qui alimente le lien. Ce n'est pas la différence "patate/clou"
Je note que votre « autre chose qu’ » suggère que le mot "chose" pourrait fort bien désigner des « configurations différentes mises en lien » mais que vous vous y refusez tout au long de votre message. Pour quel motif ?
J'm'interroge a écrit :N’as-tu pas compris qu’il s’agissait d’un raisonnement par l’absurde ?
J’ai compris que votre mantra « il est absurde d’affirmer qu’une même chose peut être différente » maniait trois notions floues, "même", "chose" et "différent".
Notions auxquelles vous accordez parfois le titre de concept, parfois non...

Notamment par votre mot "chose", votre mantra semble désormais « entendre autre chose qu’une désignation de configurations différentes mises en lien », je ne sais jamais de quel côté vous penchez.
J'm'interroge a écrit :Sur le concept – montré absurde – d’"entité" ou de "chose", entendu comme des réalités en elles-mêmes, auxquels on peut ajouter celui d’"identité" ?
Le domaine de pertinence du concept d’identité est minuscule, en effet.
J'm'interroge a écrit :J'expliquais que ce que nous observons, ce sont différentes configurations de perceptions, et non des configurations d'une même "chose", "entité", "spécimen" ou "être" qui passerait par ces différentes configurations ou les prendrait l'une après l'autre.
Ben oui !
C’est une banalité puisqu’on ne peut accorder aucun sens ontologique à vos notions de "chose", "entité", "spécimen" ou "être".
J'm'interroge a écrit :>>Il n’y a pas d’entité permanente qui changerait.
Est-ce si difficile à comprendre ? Me suis-je mal exprimé ?
Certes, "entité" semble rendre incompatible "permanence" et "changement". D’où l’idée que le mot "entité" doit être considéré comme un abus de langage comme tout ce qui concerne le réel.
J'm'interroge a écrit :Je n'attribue aucune caractéristique à ce que je sais ne pas inexister en réalité.
C’est bizarre d’exhiber des raisonnements sur ce qui n’existe pas et de tirer des conséquences sur autre chose. Évidemment ce qui n’existe pas n’est ni permanent ni changeant mais l'inexistant ne dit rien ni de l'identité ni de la permanence ni du changement.
J'm'interroge a écrit :Ce qui existe en réalité ce sont des possibles. Donc si un concept proposé est incohérent, il est nécessairement impossible et donc creux, ne correspondant à rien de réel.
Qu’entendez-vous par "réel" et "possible" ?
Ne sont-ce pas des concepts creux ?
J'm'interroge a écrit :P et non P ne peuvent pas être vraies en même temps
J’ignore ce que vous entendez pas le macronisme "en même temps", je préfère l’idée de "domaine de validité" ou mieux "de pertinence".
J'm'interroge a écrit :Tu confonds l'univers de la logique formelle avec celui des propos incohérents appartenant au monde des gens qui s'expriment de manière ambiguë
Non.
C’est vous qui introduisez ces deux univers. Vous flirtez ici avec le sophisme.
J'm'interroge a écrit :C'est en base 2 que 1 + 1 = 10 et ceci est une proposition vraie en arithmétique. (Je pense que c'est une coquille.)
Ben non.
Mon affirmation ne se situe pas en base 2 mais en base deux. Les nombres entiers n'exigent pas une écriture dite en chiffres arabes.
En base deux, l’expression "base deux" s’écrit en chiffres "base 10".
Dans toutes les bases, la base s’écrit toujours 10, il n’y a jamais de chiffre pour désigner la base en elle-même.
J'm'interroge a écrit : Et dans l'univers des propositions langagières qui expriment des structures logiques formelles et dialectiques, les propositions "une chose ne change pas" et "une chose ne cesse de changer" sont toutes les deux incohérentes et donc fausses, ce concept de "chose" étant incohérent, puisqu'il s'agit ici d'un concept de "substrat" ontologique, dont les différents état n'en seraient que des modalités.
Pourquoi voulez-vous que le mot "chose" désignât un substrat ontologique ?

Vous avez prétendu le contraire.
Donc on ne conclut rien de vos propositions.
J'm'interroge a écrit :Il s'agit seulement, dans mon esprit, de ne pas dire n'importe quoi et donc de ne pas se fourvoyer dans des erreurs conceptuelles et de raisonnement.
Que faites-vous avec vos choses, entités, êtres, réel ?
J'm'interroge a écrit :
Je n'ai pas parlé d'illusions que je sache. Je parle d'erreurs de jugement.
Je corrige donc : « Quand on pointe les "erreurs de jugement" chez autrui on laisse entendre que l’on fait preuve de davantage de lucidité ».
J'm'interroge a écrit :Je parle du langage en ce qu'il permet d'exprimer des concepts cohérents et des raisonnements formels, autrement dit : des propositions logiques vraies, dans leur cadre formel.
Je n’avais pas remarqué.
J'm'interroge a écrit :Comme je l'ai déjà expliqué plusieurs fois maintenant : ce "moi-même" désigne un ensemble de configurations différentes mises sous le même vocable. Je n'entends pas par ces mots une entité qui passerait par ces différentes configurations ou je ne sais quel substrat ontologique auquel je ne crois pas et que je sais n'être qu'un concept creux.
Ici, il n’y a que vous à parler d’entité et d’ontologie.

Je ne suis pas opposée par principe à l’idée qu’il puisse y avoir une cause à nos perceptions et à une cohérence de nos interprétations, mais je n’accorde aucune valeur à cette éventualité et je ne m’autorise pas à y voir une hypothèse pertinente.
J'm'interroge a écrit :ce serait la même eau est illogique
C’est illogique selon ce que vous entendez par "même eau", parlez-vous d’une entité ou d’un substrat ou de rien de tout ça ?
J'm'interroge a écrit :Moi-même je peux affirmer m'être plusieurs fois baigné dans une certaine rivière du Massif Central. Mais je n'entends par là certainement pas la même chose que la personne qui croit en des entités ontologiques et/ou muables.
Vous n’y croyez pas mais tout votre message repose sur ces mots-là avec ces sens-là.
J'm'interroge a écrit : Non.
Donc, des différences objectives peuvent être sans importance.
Peut-être prétendra-t-on que le roman n’est pas réel mais il faudra alors dire ce qui est réel.
On parlerait donc de "même eau" comme de "même roman".
J'm'interroge a écrit : Encore une fois, je parlerais plutôt d'erreurs que d'illusions.
"Erreur" suggère une vérité qui autoriserait à penser qu’on est moins dans l’erreur que les autres.

Très cordialement
Votre sœur pauline
Auteur : J'm'interroge
Date : 03 juin25, 01:32
Message : En cours de rédaction.
Auteur : Didjey
Date : 03 juin25, 01:40
Message :
J'm'interroge a écrit : 03 juin25, 01:32 En cours de rédaction.
Pour Pauline :
Image

😘

PS: merci de bien vouloir consulter ta messagerie.
Auteur : J'm'interroge
Date : 03 juin25, 23:46
Message :
J'm'interroge a écrit : 29 mai25, 22:55 "Entité" ou "chose", c’est kif-kif bourricot. Ces mots correspondent au même concept absurde, ne désignant rien de réel […
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Existe-t-il des concepts qui désignent quelque chose de réel ?
Certains concepts désignent des réalités : le concept de nombres premiers, le concept de qualia, le concept de chaise, le concept de forme, etc.. etc.. Tout concept qui désigne des caractéristiques identifiables, en ce que sa définition les caractérise, désigne des réalités.

J'm'interroge a écrit :…] si par le mot "chose" l’on entend autre chose qu’une désignation de configurations différentes mises en lien.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21On ne perçoit que des flux (1) il faut donc se faire une raison (2), le mot "chose" n’est lié à aucune permanence autre que langagière (3), il pointe néanmoins vers la possibilité du lien que nous opérons entre diverses configurations (4).

Vos configurations sont-elles réelles ? (5) - correspondent-elles à configurations dans une réalité ? (6)

Vous employez le mot "différent", mais ce n’est pas n’import quelle "différence" c’est une différence qui alimente le lien (7). Ce n'est pas la différence "patate/clou" (8)
Je note que votre « autre chose qu’ » suggère que le mot "chose" pourrait fort bien désigner des « configurations différentes mises en lien » (9) mais que vous vous y refusez tout au long de votre message (10). Pour quel motif ? (11)
- (1) Non. On ne perçoit pas des flux. Un flux est un concept, or un concept n'est jamais une perception ni même une représentation mentale. Un concept ça se comprend. Le problème du concept de flux est qu'il repose sur des concepts creux, il est donc lui-même creux, bien que logiquement cohérent dans un cadre conceptuel théorique (champ de cohérence) restreint et biaisé.
------> Je pense que tu confonds concept, notions, et perceptions.
- (2) Se faire une raison à partir de notions aussi bancales en terme de cohérence logique ? Non merci, ce ne serait pas entièrement rationnel.
- (3) Une permanence langagière ? Tu fais référence à quoi ? Quelle permanence ? Et qu'est-ce qui serait permanent dans le langage ou par le langage ? Il me semble que tu enchaines parfois des mots sans raison, simplement selon tes impressions.
- (4) Définis "pointer". Selon ce que je comprends, le mot "chose" désigne exactement ce que j'ai dit : soit des configurations différentes d'éléments distingués, prises en considération et mises en relations.
- (5) Ces configurations dont je parles, sont réelles en ce qu'elles sont non spéculatives ou dit autrement : des données. Ce sont des « apparaîtres ».
- (6) Dans une réalité ????? Les configurations dont je parle sont des réalités, et une réalité est toujours une configuration de données.
>>>>> Rappel : une configuration est un ordre de caractéristiques distinguées.
- (7) ????? Je ne comprends pas cette formulation. Quel lien ?
- (8) Non et ? Décidément, j’ai du mal à te suivre.. Mais je constate que toi de même.
- (9) Un concept est une définition, autrement dit : une configuration de signes ou de mots formant un propos exprimant une compréhension de ce qui est désigné par le concept ou le mot qui est défini par ce concept.
Le concept, quand il n’est pas creux (incohérent) désigne autre chose que sa définition, autrement dit il désigne une réalité identifiable, caractérisable.
- (10) Ceci à tout d’une affirmation gratuite trahissant une incompréhension de ta part. Qu’est-ce que je refuserais ?
- (11) Quel motif et pour quoi au juste ?

(J’espère que ça ne va pas être comme ça pour le reste de ton message… Si oui, je vais devoir me montrer plus expéditif.)

J'm'interroge a écrit :N’as-tu pas compris qu’il s’agissait d’un raisonnement par l’absurde ?
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21J’ai compris que votre mantra « il est absurde d’affirmer qu’une même chose peut être différente » maniait trois notions floues, "même", "chose" et "différent".
Notions auxquelles vous accordez parfois le titre de concept, parfois non...
Il ne s’agit pas d’un mantra, mais de l’énonciation d’une vérité logique et dialectique imparable.

"Différent" et "chose" sont des concepts cohérents comme je les définis. Celui d’identité par contre, non. Et je te défie d’en proposer un qui le soit.

Rappel :

Le mot "chose", mon concept de "chose" désigne exactement ce que j'ai dit : soit des configurations différentes d'éléments distingués, prises en considération et mises en relations.

pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21 Notamment par votre mot "chose", votre mantra semble désormais « entendre autre chose qu’une désignation de configurations différentes mises en lien » […
Non. Il y a mon concept de "chose" et ce que d’autre entendent ou notionnent par ce mot.

Rappel :
J'm'interroge a écrit :"Entité" ou "chose", c’est kif-kif bourricot. Ces mots correspondent au même concept absurde, ne désignant rien de réel, si par le mot "chose" l’on entend autre chose qu’une désignation de configurations différentes mises en lien.
.
J'm'interroge a écrit :Sur le concept – montré absurde – d’"entité" ou de "chose", entendu comme des réalités en elles-mêmes, auxquels on peut ajouter celui d’"identité" ?
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21 Le domaine de pertinence du concept d’identité est minuscule, en effet.
Il s’agit d’une notion et non d’un vrai concept. Mais oui, cette notion a un domaine d’application où elle a une signification, celui-ci étant forcément bien réduit, puisqu'il se limite aux applications pertinentes de cette notion.

J'm'interroge a écrit :J'expliquais que ce que nous observons, ce sont différentes configurations de perceptions, et non des configurations d'une même "chose", "entité", "spécimen" ou "être" qui passerait par ces différentes configurations ou les prendrait l'une après l'autre.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Ben oui !
C’est une banalité (1) puisqu’on ne peut accorder aucun sens ontologique à vos notions (2) de "chose", "entité", "spécimen" ou "être".
- (1) Ce n’est pas si banal que tu le suggères. Si c’était le cas, je n’aurais pas dû l’expliquer aussi longuement et à plusieurs reprises.
- (2) Mes notions ? Non, tu te méprends. Ce ne sont pas mes notions. Mes concepts de "chose", "entité", "spécimen" ou "être" sont clairement définis et n’ont rien à voir avec des concepts ontologiques ou les notions répandues que justement je critique. Tu dis n’importe quoi pauline.

J'm'interroge a écrit :>>>>> Il n’y a pas d’entité permanente qui changerait.
Est-ce si difficile à comprendre ? Me suis-je mal exprimé ?
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Certes, "entité" semble rendre incompatible "permanence" et "changement". D’où l’idée que le mot "entité" doit être considéré comme un abus de langage comme tout ce qui concerne le réel.
Tu l’affirmes tout à fait gratuitement.

Mon concept d’ "entité" ou de "chose" n’est pas forcément en lui-même incompatible avec celui de "permanence". Il est par contre, effectivement incompatible avec celui de "changement".
C’est la contradiction qu’entraine le concept creux (incohérent) formé sur cette notion d’ "identité" qui rend le concept formé sur la notion de "changement" creux (incohérent).

J'm'interroge a écrit :Je n'attribue aucune caractéristique à ce que je sais ne pas exister en réalité.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21C’est bizarre d’exhiber des raisonnements sur ce qui n’existe pas et de tirer des conséquences sur autre chose. Évidemment ce qui n’existe pas n’est ni permanent ni changeant mais l'inexistant ne dit rien ni de l'identité ni de la permanence ni du changement.
J’avais écrit "inexistant " mais c’était une coquille.

Comment caractériserais-tu un changement ou une identité ?

J'm'interroge a écrit :Ce qui existe en réalité ce sont des possibles. Donc si un concept proposé est incohérent, il est nécessairement impossible et donc creux, ne correspondant à rien de réel.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Qu’entendez-vous par "réel" et "possible" ?
- "Réel" : caractère de ce qui est donné et qu’il est impossible de nier rationnellement, ainsi que ce que cela implique. Est donc notamment réel ce que désigne un concept cohérent.
- "Possible" : ce qui ne peut pas ne pas exister au sens logique, qui n’est empêché par rien, qui est cohérent ou compatible avec le reste et existe nécessairement.

pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Ne sont-ce pas des concepts creux ?
Non. Tout concept n’est pas nécessairement creux ma chère. Il serait faux de le croire.

J'm'interroge a écrit :P et non P ne peuvent pas être vraies en même temps
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21J’ignore ce que vous entendez pas le macronisme "en même temps", je préfère l’idée de "domaine de validité" ou mieux "de pertinence".
Ce n’est pas du macronisme. S’il y a un ou une macroniste ici, c’est toi. N’inverse pas.

Tu n’as honte de rien : c’est bien toi et non moi qui affirmes "en même temps", c’est-à-dire en utilisant la conjonction "et" quand tu affirmes "P et non P".

(Tu as écrit une ânerie, le mieux aurait été de l’admettre. :) )

J'm'interroge a écrit :Tu confonds l'univers de la logique formelle avec celui des propos incohérents appartenant au monde des gens qui s'expriment de manière ambiguë
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Non.
C’est vous qui introduisez ces deux univers. Vous flirtez ici avec le sophisme.
Tu n’as vraiment honte de rien. Lol
"Univers", "monde", "domaines de validité". C’est bien toi qui es venue avec cette notion de "domaines de validité", pour ne pas reconnaître ta contradiction.
Je ne suis pas dupe.

J'm'interroge a écrit :C'est en base 2 que 1 + 1 = 10 et ceci est une proposition vraie en arithmétique. (Je pense que c'est une coquille.)
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Ben non.
Mon affirmation ne se situe pas en base 2 mais en base deux. Les nombres entiers n'exigent pas une écriture dite en chiffres arabes.
En base deux, l’expression "base deux" s’écrit en chiffres "base 10".
Dans toutes les bases, la base s’écrit toujours 10, il n’y a jamais de chiffre pour désigner la base en elle-même.
Tu avais écrit en base 10. En français, lorsqu’on écrit "2", on lit normalement "deux" et quand on écrit "10", on lit normalement "dix".

Mais je vais rectifier :


RECTIFICATION :

C’est en base deux que 1 + 1 = 10 et ceci est une proposition vraie en arithmétique.

J'm'interroge a écrit :Et dans l'univers des propositions langagières qui expriment des structures logiques formelles et dialectiques, les propositions "une chose ne change pas" et "une chose ne cesse de changer" sont toutes les deux incohérentes et donc fausses, ce concept de "chose" étant incohérent, puisqu'il s'agit ici d'un concept de "substrat" ontologique, dont les différents état n'en seraient que des modalités.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Pourquoi voulez-vous que le mot "chose" désignât un substrat ontologique ?
Ah mais ce n’est pas moi qui le veux ! C’est toi qui le veux, puisque tu le suggères et parce que ton concept de "chose" l’implique. Le tien pauline.px, pas le mien.

pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Vous avez prétendu le contraire.
Pas du tout. Mon concept de "chose" n’implique pas (et donc ne désigne pas) un tel concept de substrat ontologique. C’est précisément ce que tu as un mal fou à comprendre.

J'm'interroge a écrit :Il s'agit seulement, dans mon esprit, de ne pas dire n'importe quoi et donc de ne pas se fourvoyer dans des erreurs conceptuelles et de raisonnement.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Que faites-vous avec vos choses, entités, êtres, réel ?
J’en fais des propos cohérents et cela m’aide à comprendre des choses, sans tomber dans un scepticisme d’asile psychiatrique.
:face-with-hand-over-mouth:

J'm'interroge a écrit :Je n'ai pas parlé d'illusions que je sache. Je parle d'erreurs de jugement.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Je corrige donc : « Quand on pointe les "erreurs de jugement" chez autrui on laisse entendre que l’on fait preuve de davantage de lucidité ».
Oui et ? C’est bien le cas, au moins pour ce dont il s’agit, lorsque les erreurs présentées en sont bien. Mais croire que la raison de pointer ces erreurs de jugement (sans guillemets) est simplement de se montrer plus lucide que celui qui les commet, c’est ce que tu suggères toi. Or, cela n’est rien d’autre qu’un procès d’intention tout à fait hors de propos.

J'm'interroge a écrit :Je parle du langage en ce qu'il permet d'exprimer des concepts cohérents et des raisonnements formels, autrement dit : des propositions logiques vraies, dans leur cadre formel.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Je Je n’avais pas remarqué.
Oui, tu ne l’avais pas compris.

J'm'interroge a écrit :Comme je l'ai déjà expliqué plusieurs fois maintenant : ce "moi-même" désigne un ensemble de configurations différentes mises sous le même vocable. Je n'entends pas par ces mots une entité qui passerait par ces différentes configurations ou je ne sais quel substrat ontologique auquel je ne crois pas et que je sais n'être qu'un concept creux.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Ici, il n’y a que vous à parler d’entité et d’ontologie.
Oui, je précise souvent ce dont je ne parle pas quand je parle de quelque chose. C’est notamment, assez fréquemment, pour bien faire comprendre à certaines personnes ce dont elle parlent, sans forcément le savoir, quand elles disent ne pas en parler.

pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Je ne suis pas opposée par principe à l’idée qu’il puisse y avoir une cause à nos perceptions et à une cohérence de nos interprétations, mais je n’accorde aucune valeur à cette éventualité et je ne m’autorise pas à y voir une hypothèse pertinente.
Je ne pense pas avoir parlé de cause aux perceptions.

J'm'interroge a écrit :…] supposer que ce serait la même eau est illogique
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21C’est illogique selon ce que vous entendez par "même eau", parlez-vous d’une entité ou d’un substrat ou de rien de tout ça ?
Incroyable !

J’ai expliqué en quoi c’est illogique et tu reviens avec ces notions ou concepts dont j’ai expliqué les incohérences, me demandant de les justifier ?

C’est le monde à l’envers.

Lol.

J'm'interroge a écrit :Moi-même je peux affirmer m'être plusieurs fois baigné dans une certaine rivière du Massif Central. Mais je n'entends par là certainement pas la même chose que la personne qui croit en des entités ontologiques et/ou muables.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21Vous n’y croyez pas mais tout votre message repose sur ces mots-là avec ces sens-là.
Bon.. Je ne suis pas psychiatre et je ne veux pas devenir fou. Donc j’abandonne.

J'm'interroge a écrit :Encore une fois, je parlerais plutôt d'erreurs que d'illusions.
pauline.px a écrit : 01 juin25, 03:21"Erreur" suggère une vérité qui autoriserait à penser qu’on est moins dans l’erreur que les autres.
Il y a bien des propos vrais et des propos faux. Des jugements vrais et des jugements faux. C’est comme ça. Tout avis n’est pas nécessairement équivalent en termes de cohérence.


Conclusion :

- Douter de tout sauf de ses erreurs, est le propre d’un fou sans intelligence.
- S’il est vrai que le doute méthodique et rationnel est intelligent, en revanche : le doute sceptique est idiot et fou.
- Douter ! Mais toujours sur la base d’éléments rationnels !


_______________

aerobase a écrit : 01 juin25, 02:00 En espérant ne pas etre hors sujet:
il s'agit du problème de l'identité et de la multiplicité et il se pose concrètement de la façon suivante :
Si par exemple A et B sont deux atomes d'hydrogene alors on ne peut dire A=B car cela viole le principe d'identité et pour le respecter il faut poser que alors ce qui diferencie A et B est que ce n'est pas A n'est pas identique à ce que n'est pas B
Si M et N désignent x, x désigné par M est identique à x désigné par N.

Les problèmes et les contradictions interviennent dans des formulations du type : "A est identique à B".
Ainsi, de même, pour les propositions comme : "x et y désignés par Q, sont identiques".

Propriétés remarquables : Plusieurs propositions ou termes peuvent désigner une unique réalité, et une proposition ou un terme unique peut en désigner plusieurs, nécessairement différentes.

Difficulté :

Comment établir que ce que désignent plusieurs propositions ou termes soit un unique x, et non plusieurs réalités ou objets différents : x1, x2, x3, ... , xn ?
.
Auteur : pauline.px
Date : 05 juin25, 02:08
Message : Bonjour à toutes et à tous
J'm'interroge a écrit : 03 juin25, 23:46.

Certains concepts désignent des réalités : le concept de nombres premiers, le concept de qualia, le concept de chaise, le concept de forme, etc.. etc.. Tout concept qui désigne des caractéristiques identifiables, en ce que sa définition les caractérise, désigne des réalités.
Des réalités de quel ordre ?

Assurément, "chaise" désigne une réalité dans notre univers mental occidental mais il ne désigne rien d’un réel en soi et ne pointe vers aucune réalité du réel empirique. La chaise n’existe que pour les nominalistes, nous pouvons croire qu’il existe des réalités qui actualisent la notion générale "chaise", mais ce n’est qu’une croyance d’autant plus que je peux m’asseoir sur des tas de trucs sans savoir si c’est une chaise, un tabouret, un fauteuil… QUelle est votre définition du concept "chaise" ?

Le nombre premier exige qu’existe déjà le nombre, j’ignore de quelle existence vous voulez parler.
J'm'interroge a écrit :Vos configurations sont-elles réelles ? (5) - correspondent-elles à configurations dans une réalité ? (6)

- (4) Définis "pointer". Selon ce que je comprends, le mot "chose" désigne exactement ce que j'ai dit : soit des configurations différentes d'éléments distingués, prises en considération et mises en relations.
Comment voulez-vous que je le sache ?

Le problème est le préfixe "con". Une CONfiguration rassemble, et je ne sais rien de la réalité ontologique de ce qu’elle rassemble. Vous parlez d’ "éléments distingués", j’ignore tout de leur réalité.
J'm'interroge a écrit :- (5) Ces configurations dont je parles, sont réelles en ce qu'elles sont non spéculatives ou dit autrement : des données. Ce sont des « apparaîtres ».
Votre réel serait donc un réel empirique, un réel pour un seul observateur juste le temps qu’il soit remplacé par un autre.
J'm'interroge a écrit :Le concept (…) une réalité identifiable, caractérisable.
On dirait que pour vous c’est le concept qui crée la réalité sur la base de certains de nos ressentis singuliers.
J'm'interroge a écrit :Le mot "chose", mon concept de "chose" désigne exactement ce que j'ai dit : soit des configurations différentes d'éléments distingués, prises en considération et mises en relations.
Après avoir parlé d’entité, de chose, de spécimen, d’être voici que vous parlez d’éléments distingués.

De quoi s’agit-il ? En quoi ces éléments seraient-ils réels ?
J'm'interroge a écrit :J'expliquais que ce que nous observons, ce sont différentes configurations de perceptions
.
Ben oui, et alors ?
Ces configurations de perceptions sont-elles réelles ?
Ou bien, à l’inverse n’est-ce pas le mot "réel" que vous définissez par ces configurations de perceptions ?
J'm'interroge a écrit :Mon concept d’ "entité" ou de "chose" n’est pas forcément en lui-même incompatible avec celui de "permanence". Il est par contre, effectivement incompatible avec celui de "changement".
Eh bien, abandonnez-le !

Pourquoi êtes-vous attaché à vos concepts ?
J'm'interroge a écrit :Je n'attribue aucune caractéristique à ce que je sais ne pas exister en réalité.
OK,
Voulez-vous dire que vous SAVEZ ce qui existe en réalité ?
J'm'interroge a écrit :Comment caractériserais-tu un changement ou une identité ?
L’identité est assez simple : le truc A est identique au truc B si et seulement si A et B sont synonymes dans le contexte pertinent propre à donner un sens au mot "truc".
En revanche j’ignore comment définir le non-changement ou la permanence. Il faudrait pouvoir dire que le truc A est resté identique au truc A, ce qui formellement est possible mais ne correspond à aucune expérience humaine.
J'm'interroge a écrit :"Réel" : caractère de ce qui est donné et qu’il est impossible de nier rationnellement, ainsi que ce que cela implique. Est donc notamment réel ce que désigne un concept cohérent.
Autrement dit, d’après vous la cohérence implique la réalité.
Quel genre de cohérence ?
Si vous définissez un cercle par l’ensemble des points à égale distance R d’un centre O, ce cercle peut être carré.
J'm'interroge a écrit :"Possible" : ce qui ne peut pas ne pas exister au sens logique, qui n’est empêché par rien, qui est cohérent ou compatible avec le reste et existe nécessairement.
À quoi sert ce concept ? Il ne sert que pour parler de ce qui est possible et n’existe pas.
Mais comment et pourquoi parler de ce qui n’existe pas ?
J'm'interroge a écrit :
Non. Tout concept n’est pas nécessairement creux
Ça ne répond nullement à mon objection.
Qu’il y ait de "bons" concepts ne signifie rien au sujet des vôtres.
J'm'interroge a écrit :c’est bien toi et non moi qui affirmes "en même temps", c’est-à-dire en utilisant la conjonction "et" quand tu affirmes "P et non P".
Ben non. Je ne parle que de point de vue différents.
J'm'interroge a écrit :C’est bien toi qui es venue avec cette notion de "domaines de validité", pour ne pas reconnaître ta contradiction.
Tout à fait, je pense que votre notion d’universalité tente vainement de répondre à mon objection.
J'm'interroge a écrit :C’est en base deux que 1 + 1 = 10 et ceci est une proposition vraie en arithmétique.
C’est ce que j’ai dit : à l’écrit ma proposition n’est pas nécessairement fausse mais elle l’est souvent à l’oral.
J'm'interroge a écrit :parce que ton concept de "chose" l’implique.
C’est quoi mon concept de chose ?
J'm'interroge a écrit :Mon concept de "chose" n’implique pas (et donc ne désigne pas) un tel concept de substrat ontologique.
Bravo !
Je m’en réjouis pour vous car ce serait d’une naïveté désarmante.
J'm'interroge a écrit :J’en fais des propos cohérents et cela m’aide à comprendre des choses, sans tomber dans un scepticisme d’asile psychiatrique.
Ce n’est pas du scepticisme.
Je ne me préoccupe pas du réel ontologique parce que je suis convaincue qu’il nous échappe si tant est qu’il "existe".

Il existe d'autre façons de définir le concept de "réel", ce n'est pas inintéressant mais cela reste assez conventionnel du genre "Est réel pour moi ce qui..."
J'm'interroge a écrit :Je n'entends pas par ces mots une entité qui passerait par ces différentes configurations ou je ne sais quel substrat ontologique
Personnellement j’ai multiplié les prises de positions très nettes sur cet hypothétique réel ontologique dont vous ne cessez de parler.
J'm'interroge a écrit :Or, cela n’est rien d’autre qu’un procès d’intention tout à fait hors de propos.
Procès est un bien grand mot…
Le soupçon serait injustifié et hors de propos si vous ne multipliiez pas les attaques ad personam.
J'm'interroge a écrit :Bon.. Je ne suis pas psychiatre et je ne veux pas devenir fou. Donc j’abandonne.
Peut-on devenir ?

Très cordialement
Votre sœur pauline
Auteur : aerobase
Date : 10 juin25, 02:01
Message :
J'm'interroge a écrit : 03 juin25, 23:46
Si M et N désignent x, x désigné par M est identique à x désigné par N.

Les problèmes et les contradictions interviennent dans des formulations du type : "A est identique à B".
Ainsi, de même, pour les propositions comme : "x et y désignés par Q, sont identiques".

Propriétés remarquables : Plusieurs propositions ou termes peuvent désigner une unique réalité, et une proposition ou un terme unique peut en désigner plusieurs, nécessairement différentes.

Difficulté :

Comment établir que ce que désignent plusieurs propositions ou termes soit un unique x, et non plusieurs réalités ou objets différents : x1, x2, x3, ... , xn ?
.
Luc-François Dumas (décédé en octobre 2021) nous répond que si nous avons deux molécules d'eau alors prétendre qu'elles sont la meme chose est une absurdité et plus encore dire que ce qui les definie est H2O est là encore une absurdité
Pour lui (mon avis ne compte pas ) une molecule d'eau (celle-ci et non celle-là car j'ai posé deux molécules d'eau ici et j'essaye de parler de l'une des deux et non des deux) est une chose concrète et constitue une entité propre qui ne se résume pas à l'agencement de trois molécules et l'erreur des chimistes est de réduire la cause formelle à la cause matérielle:
L'étude du réel (toujours selon Luc-François Dumas) consiste à étudier (tant que faire se peut) les quatre causes de l'existence de l'objet à étudier
L'une de ces quatre causes est la cause formelle qui se distingue de la cause matérielle

En ce qui me concerne je ne m'intéresse qu'aux maths et justement il se trouve que les maths ne sont pas situées dans le monde réel mais afin de montrer mon admiration pour feu Luc-François Dumas ce que je viens de dire ici est une tentative de me faire passer (pour moi meme) pour un individu un peu moins con
Mais voilà je suis bien incapable d'aller plus loin dans mes tentatives (je retourne dans ma géométrie tout en sachant que cela n'a rien à voir avec le monde réel)
Auteur : pauline.px
Date : 11 juin25, 04:55
Message : Bonjour à toutes et à tous,
aerobase a écrit : 10 juin25, 02:01 et l'erreur des chimistes est de réduire la cause formelle à la cause matérielle
Toute démarche cognitive est réduction même si on peut s'illusionner sur les démarches holistiques tellement humaines.

Je ne parlerais pas d' "erreur" car les chimistes n'errent pas, ils ne répondent pas à toutes les questions, voilà tout.
La cohérence de leur démarche m'invite à penser que leurs choix et leurs réductions répondent à un pragmatisme qui s'avère plutôt performant au moins du point de vue des chimistes et des industriels.

On peut adopter un autre point de vue.
aerobase a écrit :L'une de ces quatre causes est la cause formelle qui se distingue de la cause matérielle
Toutefois, la cause formelle chez Aristote a plutôt tendance à être idéelle et vise souvent l'essence plutôt que la singularité.

Hélas dans cette perspective, tout se passe comme si nous ne percevions les singletons que comme des éléments de classe d'équivalence. D'ailleurs même l'identité est une relation d'équivalence dont l'espace quotient est l'ensemble des singletons.

Mais à quoi reconnaît-on un singleton ?
Est-il pertinent de pointer telle molécule puisqu'elle est déjà une composition fort complexe ?

L'étude de la singularité est compliquée puisque rien n'est singulier, tout est multiple puisque tout est changement.
Il faudrait étudier la singularité d'une histoire.
aerobase a écrit :il se trouve que les maths ne sont pas situées dans le monde réel
Qu'est-ce qui est situé dans le monde réel ?
Peut-être que le seul réel est la mathématique...

Très cordialement
votre soeur pauline
Auteur : pauline.px
Date : 15 juin25, 04:15
Message : Bonjour à toutes et à tous,

Pour revenir un peu dans le sujet...

Dans nos grammaires, les verbes d'état ou de changement d'état interviennent pour expliquer pourquoi la plupart des verbes se conjuguent avec l'auxiliaire AVOIR et quelques-uns (hormis les verbes pronominaux) avec l'auxiliaire ÊTRE.

On voit que la règle est un peu capillotractée car les verbes "être" et "exister", par exemple, y font exception.

Ainsi la notion est assez floue.
À cet égard, le verbe "paraître" est sur la sellette :
Verbe d'état ?
... de changement d'état ?
D'aucuns envisagent que "paraître" est un verbe d'action.
Pourquoi pas ?
Que peut-on dire du sujet ? Est-il vraiment actif ? Dans quel contexte ?

Faut-il envisager un agent ? avec l’idée que ce qui apparaît apparaît par un observateur.

Très cordialement
Votre sœur pauline
Auteur : Didjey
Date : 15 juin25, 19:22
Message :
J'm'interroge a écrit : 09 mai25, 02:42 .
Pour un bouddhiste, "devenir" n'est pas un verbe d'état, car si A devient B, B n'étant pas A, B n'est pas attribut du sujet A.
.
Dans bien des cas, B est simplement une qualité de A.

Par exemple, dans la phrase "À l'automne, les feuilles deviennent rouges", l'adjectif "rouge", attribut du sujet, ne définit qu'une qualité de la feuille parmi d'autres.
La feuille reste la feuille, et donc A reste bien A.

C'est du reste l'usage le plus courant de l'attribut employé avec le verbe d'état "devenir".
Ce verbe devenir implique bien plus souvent un changement d'état qu'un changement de nature.

Comme par exemple dans "Le petit poisson et le pêcheur" de Lafontaine :

"Petit poisson deviendra grand
Pourvu que Dieu lui prête vie
"

Dans ce célèbre exemple, le poisson ne devient pas un autre poisson, mais c'est sa taille qui change, tout comme la coloration de la feuille.
Auteur : prisca
Date : 15 juin25, 23:25
Message :
pauline.px a écrit : 13 mai25, 04:30 ....

Et j'ose penser que "devenir" n'est pas un verbe d'état mais un verbe de changement d'état.
Alors il faut parler de la notion de "temps"

Le temps, ce milieu indéfini dans lequel se situent les êtres et les choses et qui est caractérisé par sa triple nature, à la fois l'étant, à la fois la continuité et à la fois l'échéance, l'échéance qui en soi n'existe pas car grâce à la fluidité du temps, il devient l'étant et à la fois la continuité pour poursuivre jusqu'à l'échéance prochaine.

Car si le grain de blé est mort pour donner la vie, et comme c'est inéluctable, le devenir du grain de blé alors que quand bien même il est encore un grain de blé est déjà le germe qui aura donné la vie du fait que la fluidité du temps, impalpable, signe déjà son devenir.
Auteur : aerobase
Date : 19 juin25, 01:36
Message :
pauline.px a écrit : 11 juin25, 04:55 Qu'est-ce qui est situé dans le monde réel ?
Peut-être que le seul réel est la mathématique...

Très cordialement
votre soeur pauline
Bonjour Pauline
Je ne sais pas
Petit cadeau pour vous
Je l'ai fabriquée ce matin
Si vous voulez des détails "comment associe t-on un triangle à cette configuration " dites-le car je pense que c'est introuvable sur le net
En ce qui me concerne je n'ai plus internet depuis deux ans et demi (je dois aller à France service pour me connecter comme aujourd'hui)
mais bon je donnerai des détails (aucune question ne restera sans réponses)
Image
Auteur : pauline.px
Date : 20 juin25, 02:17
Message : Bonjour Aerobase,
bonjour à toutes et à tous,

Je suis fascinée par la géométrie mais je ne peux pas dire que je sois douée... J'ai grandi avec les fameuses "maths modernes".
aerobase a écrit : 19 juin25, 01:36 Si vous voulez des détails "comment associe t-on un triangle à cette configuration " dites-le car je pense que c'est introuvable sur le net
Donc je le dis "Comment associe t-on un triangle à cette configuration ?"

Juste pour lémerveillement.

Très cordialement
votre sœur pauline
Auteur : aerobase
Date : 20 juin25, 02:58
Message :
pauline.px a écrit : 20 juin25, 02:17
Donc je le dis "Comment associe t-on un triangle à cette configuration ?"

Juste pour lémerveillement.

Très cordialement
votre sœur pauline
ah ok
je vous envoie des trucs par mail petit à petit
(c'est long mais je suis didactique)
le week-end je n'ai pas d'ordi en plus mais bon je tiens parole

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