Résultat du test :

Auteur : Tsophar
Date : 23 janv.15, 21:52
Message : Notons d'abord qu'en Mt 27,16-17, selon certains manuscrits, le nom de cet individu est « Jésus Barabbas ». La majorité des spécialistes pensent que le mot « Jésus » est ici authentique et qu'il aurait été effacé ou écarté des autres manuscrits par révérence, comme le laisse entendre le commentaire d'Origène sur ce passage: « il ne convient pas de donner ce nom à un personnage inique et, d'ailleurs, aucun pécheur n'est ainsi nommé dans les Écritures ». On aurait donc ici, comme souvent, la combinaison d'un nom personnel avec un nom patronymique (le nom du père) (Simon Bariôna, par exemple, en Matthieu 16,17 et Joseph Barnabas en Actes 4,36): « Jésus Barabbas » serait donc Jésus, fils d'Abba, Abba étant un nom de personne (on en a des exemples dans le Talmud), à moins que le mot signifie simplement « père » (cf. Marc 14,36): « fils du père ».

On a deux érudits, Hyam Maccoby (1924-2004), un érudit juif du NT et Benjamin Urretia (né en 1950), qui ont affirmé qu’ils pensent que le « Jésus Barabbas » relâché par Pilate était en réalité « Jésus de Nazareth ».
Que Jésus était connu localement comme « Jésus Barabbas/Jésus Fils (bar) du Père (Abbas) » parce qu’il appelle Dieu, Abba (père), comme c’est écrit dans les Evangiles. Puis, on a invente l’histoire des deux Jésus différents.

En effet, dans certains manuscrits anciens de l’évangile de Matthieu, comme la version syriaque du Sinaï (IVème ou Vème siècle), Codex Koridethi (IXème), et le manuscrit Egerton (XIème siècle), le nom complet de Barabbas s’écrit bien Jésus Barabbas.

Le nom de Jésus vient de l'hébreu « Yehshouah » qui signifie « Yeh sauve ».
Bar Abba, en araméen, c'est « le fils du père ».

Yehshouah Bar Abba peut donc se traduire par « Yeh sauve le fils du père »
Auteur : Marmhonie
Date : 24 janv.15, 00:23
Message : Tout catholique de tradition apprend que Bar'abbas, a pour prénom Jésus. Beaucoup de gens avaient des prénoms classiques, 1/4 des femmes s'appelaient Marie !

Le S final de Bar'abbas vient de l'hellénisation de l'araméen, tout simplement. Il s'appelait Jésus fils de papa.
Banal.
Auteur : Tsophar
Date : 24 janv.15, 05:05
Message : Merci pour le banal ! :-)
Auteur : medico
Date : 24 janv.15, 06:25
Message : *** it-1 p. 268 Barabbas ***
Prisonnier coupable de vol, de sédition et de meurtre que Pilate relâcha à la place de Jésus. Pilate agit ainsi, “ voulant donner satisfaction à la foule ” qui réclamait à cor et à cri la libération de Barabbas sous la pression des prêtres en chef et des anciens. — Mt 27:15-26 ; Mc 15:6-15 ; Lc 23:16-25 ; Jn 18:39, 40 ; Ac 3:14.
Cette coutume inhabituelle qui consistait à relâcher un prisonnier chaque année, la veille de la Pâque, n’a ni fondement ni précédent dans les Écritures hébraïques, et aucun fait extrabiblique n’atteste qu’il s’agissait d’une pratique romaine. Il semble qu’elle était d’origine juive, car Pilate déclara aux Juifs : “ C’est une coutume chez vous que je vous relâche un homme à la Pâque. ” — Jn 18:39.
Auteur : Marmhonie
Date : 24 janv.15, 07:03
Message :
Tsophar a écrit :Merci pour le banal ! :-)
Eh oui, certains se trompent en traduisant Bar'abbas par fils deS papaS. Or c'est un singulier araméen qui peut, sous sa forme grecque transcrite faire croire au pluriel ;)
Auteur : medico
Date : 24 janv.15, 11:36
Message : Ça change quoi l'orthographe de ce nom ?
Sujet stérile au demeurant.
Auteur : Tsophar
Date : 24 janv.15, 19:15
Message : Banal, sujet stérile ? Simple curiosité, rien de plus :-). Désolé de poster de tel sujet. C'est promis je ne le ferai plus, ou alors peut-être.:-)
Auteur : medico
Date : 24 janv.15, 21:26
Message : Tu as du temps a perdre a discuter sur des mots.
Il suffit de prendre un dictionnaire biblique pour savoir qui était ce personnage.
BARABBAS

(araméen Bar-Abba =fils du père, ou d'Abba). Brigand (Jn
18:40), mis en prison pour sédition et meurtre (Lu 23:18), en
compagnie d'autres meurtriers (Mr 15:7); personnage connu à
Jérusalem (Mt 27:16); fut relâché à l'occasion des fêtes de la
Pâque, le jour de la mort de Jésus. Cet épisode est commun aux quatre
évangiles, avec de menues divergences:

1.

Marc (Mr 15:6,14) donne à la foule l'initiative de
demander la grâce habituelle pour la Pâque. Pilate offre de délivrer
Jésus; poussée par le clergé, la foule réclame alors Barabbas.

2.

Matthieu (Mt 27:15-23) montre Pilate se réclamant de
l'usage pour offrir d'emblée le choix entre Barabbas et Jésus. La
foule, guidée par le clergé, choisit Barabbas.

3.

Luc (Lu 23:18-25) ne parle ni de la coutume, pascale,
ni de l'intervention du clergé. Pilate tire argument de l'innocence
de Jésus, et propose de le relâcher. La foule demande Barabbas.

4.

Jean (Jn 18:39 et suivant) présente les choses comme
Luc, mais fait faire allusion par Pilate à la coutume pascale. On peut
en conclure que Barabbas a permis au procurateur de tenter une
diversion (d'ailleurs vainement) pour détourner la colère des Juifs,
d'un innocent sur un coupable, et que selon la prophétie (Esa
53:12, citée Lu 22:37), non seulement d'une manière générale,
«juste, Jésus est mort pour des injustes» (1Pi 3:18, cf. Ro
5:8), mais d'une manière précise et exacte, le «Saint et le Juste»
est mort à la place d'un brigand, le «Prince de la vie» à la place
d'un «meurtrier», comme le dira courageusement Pierre (Ac 3:14).

Tous ces témoignages s'opposent aux hypothèses (Jérôme, etc.)
d'après lesquelles le nom de Bar-A bbas (fils du père, ou du
maître, ou, suivant une forme voisine admise par Renan, Bar-Rabban
=fils du rabbin) aurait représenté réellement un
personnage populaire parmi les Juifs, un meneur antiromain. Aussi
improbable est l'appellation qui se trouve dans quelques manuscrits
et versions de Mt 27:17: «Jésus Barabbas, ou Jésus qu'on
appelle Christ?» Si les noms eux-mêmes avaient effectivement marqué
un contraste aussi dramatique (dont Origène et beaucoup d'autres à sa
suite ont tiré de grands effets d'édification), il aurait été mis en
évidence ailleurs que dans ce seul v. 17: d'abord au verset 20, puis
dans les trois autres évangiles; c'est donc une erreur de copiste,
qui pourrait s'expliquer par la répétition des deux dernières lettres
du mot grec précédent, lesquelles étaient couramment employées comme
abréviation du nom de Jésus. Jq. L.
Dictionnaire Encyclopédique de la Bible A. Westphal
Auteur : Tsophar
Date : 24 janv.15, 22:46
Message : Medico a écrit :
Tu as du temps a perdre a discuter sur des mots.
Oui, étant pensionné, je n'ai que cela à faire et n'étant pas TJ, j'ai beaucoup de temps libre et en plus, je n'ai aucune contrainte extérieure qui m'empêcherait de discuter de n'importe quel sujet.
Lorsque je poste un sujet, quel qu'il soit, je n'aime pas être tourné en ridicule avec des remarques désobligeantes. Si le sujet ne plait pas, il est toujours possible de l'ignorer.
Auteur : medico
Date : 24 janv.15, 23:25
Message : Désolé mon intention n'était pas de te tourner en ridicule.
Mais je peux avoir mon opinion sur ce sujet que je trouve stérile. Il y des choses plus spirituel à débattres.
C'est mon humble avis.
Auteur : Tsophar
Date : 24 janv.15, 23:38
Message : Medico a écrit :
Désolé mon intention n'était pas de te tourner en ridicule.
Mais je peux avoir mon opinion sur ce sujet que je trouve stérile. Il y des choses plus spirituel à débattres.
C'est mon humble avis.
J'accepte ta désolation :-)
Je comprend que tu puisses avoir ton opinion et que tu trouves le sujet stérile. Incontestablement, il y a des sujets plus spirituels à débattre.
Le sujet était posté comme une simple curiosité afin de montrer la façon dont certains peuvent tirer des conclusions.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 25 janv.15, 02:34
Message : Il y a donc deux personnages semblables tous deux appelés "Jésus fils du Père" dont l'un est sacrifié et l'autre envoyé au désert.
Auteur : medico
Date : 25 janv.15, 02:40
Message : Les quatre Évangiles mentionnent Barabbas, l’homme que le gouverneur romain Ponce Pilate a libéré à la place de Jésus. Ils en parlent comme d’“ un prisonnier célèbre ” et d’“ un bandit ”. (Matthieu 27:16 ; Jean 18:40.) Il était détenu par les Romains “ avec les séditieux, qui dans leur sédition avaient commis un meurtre ”. — Marc 15:7.
Bien qu’il n’existe aucune preuve profane des crimes commis par Barabbas, le fait qu’il soit mis avec les séditieux amène des biblistes à l’associer aux factions actives dans l’Israël du Ier siècle. L’historien Flavius Josèphe rapporte que des bandes de hors-la-loi jouaient un rôle de premier plan dans les luttes sociales de l’époque ; ces criminels prétendaient défendre les paysans juifs opprimés. La rébellion contre ce qui était considéré comme des injustices de la part des Romains et de la noblesse juive a atteint des proportions dramatiques au milieu du Ier siècle de notre ère. Les bandes de hors-la-loi ont plus tard constitué une bonne partie des forces juives qui ont chassé les Romains de Judée en 66 de notre ère.
“ Barabbas appartenait peut-être à un groupe de brigands des campagnes, déclare un dictionnaire biblique
(The Anchor Bible Dictionary). Ces brigands étaient populaires parmi le commun peuple, car ils s’attaquaient à la classe dirigeante nantie d’Israël et causaient des troubles pour ébranler le gouvernement romain. ”
Aucun des évangélistes ne font le rapport avec le bouc pour Azazel.
c'est une interprétation personnel.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 25 janv.15, 02:47
Message : Aucun évangéliste n'explique non plus pourquoi Pilate accomplit un rite juif de lavage des mains....
Auteur : medico
Date : 25 janv.15, 22:42
Message :
Saint Glinglin a écrit :Aucun évangéliste n'explique non plus pourquoi Pilate accomplit un rite juif de lavage des mains....
Dans se cas tu es sur que c'est un rite juif ?
Auteur : Saint Glinglin
Date : 26 janv.15, 03:14
Message : Dt 21.6 Tous les anciens de cette ville la plus rapprochée du cadavre laveront leurs mains sur la génisse à laquelle on a brisé la nuque dans le torrent.
21.7 Et prenant la parole, ils diront: Nos mains n'ont point répandu ce sang et nos yeux ne l'ont point vu répandre.
Auteur : medico
Date : 26 janv.15, 04:58
Message : Ce cas figure concerne les cadavres .
Tu fais là une interprétation particulière.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 26 janv.15, 08:35
Message : Pas du tout : il s'agit d'un sacrifice.

Sinon, nous avons aussi Ps 25.6 : Je me laverai les mains parmi les innocents
Auteur : medico
Date : 26 janv.15, 08:50
Message : Donc tu reconnais que ta citation du deutéronome ne concerne pas Pilate.c'est bien nous avance.
Le contexte du Psaume 25 concerne David uniquement.
(Psaume 26:suscription-6) De David. 26 Juge-moi, ô Jéhovah, car moi j’ai marché dans mon intégrité, et en Jéhovah j’ai mis ma confiance, pour que je ne vacille pas.  2 Examine-moi, ô Jéhovah, et mets-moi à l’épreuve ; affine mes reins et mon cœur.  3 Car ta bonté de cœur est devant mes yeux, et j’ai marché dans ta vérité.  4 Je ne me suis pas assis avec les hommes faux ; et avec ceux qui cachent ce qu’ils sont, je n’entre pas.  5 J’ai haï l’assemblée des malfaiteurs, et avec les méchants je ne m’assieds pas.  6 Je laverai mes mains dans l’innocence, [...]
tu t'enfonces dans le ridicule part ce genre d'affirmation.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 26 janv.15, 09:18
Message : Ce qui est ridicule, c'est de chercher une explication politique à un drame sacré.

Pilate reconnaissant Jésus innocent puis le faisant exécuter, cela ne tient pas la route.

Mais s'il a affaire à l'Agneau pascal qui doit être exempt de la moindre tache pour être sacrifié, son comportement est logique.
Auteur : medico
Date : 26 janv.15, 10:49
Message : Le ridicule ne tue plus.
pourquoi t'obstiner de vouloir citer des versets qui n'ont aucun rapport avec Ponce Pilate?
Auteur : Ase
Date : 26 janv.15, 12:07
Message : Une autre hypothèse est celle de la métaphore : on aurait mis sur le nom de Jésus tout l'aspect spirituel du personnage et sur le nom de Barabbas tout l'aspect rebelle du personnage. Deux personnalités en opposition illustrant les deux mondes, celui de la vie spirituelle et celui de la vie humaine ou contemplative/active.
Elle servirait à accentuer la divergence entre le désir inassouvi et impuissant du peuple de voir venir un Roi (lignée de David) qui ramènerait la gloire d'Israël et la venue du Messie (porte-parole de Dieu et de son message d'amour).
Le texte raconte que la foule rejette l'émissaire et le condamne, elle accepte par contre le résistant et le libère.

D'un côté je trouve cette métaphore séduisante, d'un autre côté s'il ne s'agit que d'une histoire symbolique, on prend le risque de penser que Jésus n'a jamais été arrêté par les romains. De plus, si vraiment les auteurs ont dédoublé le personnage de Jésus cela signifierait que les textes ont été encore plus déformés qu'ils ne le sont déjà, et cela ouvrirait la porte à toutes les possibilités inimaginables.

Il est difficile, historiquement parlant, de confirmer si cette histoire relatée dans les Evangiles est vraie. On sait que la coutume de demander au peuple qui il voudrait voir libéré est une invention puisque les romains n'ont jamais pratiqué une telle coutume.
D'un autre côté, Barrabas avait été arrêté parce qu'il avait tué une personne. S'il y a fusion des deux personnages, et qu'ils ne faisaient qu'un alors ça voudrait dire que Jésus était un révolutionnaire violent, un Zélote. Or on peut montrer que plusieurs de ses disciples semblent avoir été des (anciens ?) Zélotes ce qui irait dans le sens de l'hypothèse que Jésus prétendait au trône de David en luttant contre les occupants romains et les Saduccéens qui collaboraient avec eux. J'avoue que je ne partage pas cette hypothèse qui me semble ne pas correspondre au personnage de Jésus qui est loin d'être représentatif d'un Jésus criminel.

En suivant l'historien Flavius Josèphe, peut-on penser que Barabbas était le faux-prophète égyptien évoqué dans la Guerre des Juifs (http://remacle.org/bloodwolf/historiens ... uerre2.htm) qui rassembla 30.000 dupes (zélotes?) et qui s'élança jusqu'au mont des Oliviers ?
"Plus funeste encore aux Juifs fut le faux prophète égyptien. Il parut, sous ce nom, dans le pays, un charlatan qui s'attribuait l'autorité d'un prophète et qui sut rassembler autour de lui trente mille dupes. Il les amena du désert, par un circuit, jusqu'à la montagne dite des Oliviers ; de là, il était capable de marcher sur Jérusalem et de s'en emparer de force, après avoir vaincu la garnison romaine, puis d'y régner en tyran sur le peuple avec l'appui des satellites qui l'accompagnaient dans son invasion. Cependant, Félix devança l'attaque en marchant à sa rencontre avec la grosse infanterie romaine ; tout le peuple prit part à la défense. Dans le combat qui s'engagea, l'Égyptien prit la fuite avec quelques compagnons ; beaucoup d'autres furent tués ou faits prisonniers ; le reste de la foule se dispersa et chacun alla se cacher chez soi." (Guerre des Juifs, Section 5 Ant., XX, 169-172)

Ce qui me fait penser que Jésus n'est pas le même que Jésus Bar-Abba est que Flavius Josèphe nomme Jésus Bar-Abba "l'égyptien" et non pas "monogène". Or la caractéristique monogène n'est pas donné a tous, Flavius Josèphe ne s'en prive pas pour l'utiliser nommant Izates II de "monogène" (de même Isaac était aussi nommé "monogène", et est aussi né de manière miraculeuse après une annonciation. Isaac porte aussi le bois du sacrifice qui d'après des études hébraïques correspond au 15 de Nissan (jour de Paques).

Il y a également un passage en Marc 15, 7 ou il est évoqué une émeute avec un article défini ("l'émeute"). Ce qui supposerait que celle-ci n'était pas sans importance, et ne serait pas passé inaperçue auprès des juifs, étant donné qu'à cette époque il n'y avait pas beaucoup d'émeutes. La question qui demeure est est-ce que cette émeute est celle de ce dénommé Barabbas ? Le terme "Bar-Abba" pourrait être le titre que ce chef se soit donné (ce qui permettrait de justifier ainsi les dires de Flavius Josèphe l'appelant "faux-prophète"). Maintenant, on est encore une fois-là en pleine hypothèse étant donné que nous ne savons pas s'il est vrai que Jésus ait rassemblé une grande foule (lors de son arrivée à Jérusalem), ni s'il est vrai qu'il ait chassé les marchands du Temple (ce qui n'était possible qu'en intervenant avec une foule armée afin d'empêcher les gardes d'intervenir...), si tout ceci est vrai... alors on pourrait dire que Jésus avait bien provoqué une émeute qui était d'importance, suffisante pour qu'on en parle comme de l'émeute.
Toujours dans les hypothèses, Jésus pouvait aussi passer pour un égyptien : certaines traditions juives disaient qu'il aurait étudié la magie en Égypte dans sa jeunesse, et il guérissait par l'imposition des mains ce qui était la technique employée par la secte des Thérapeutes (juifs Esséniens installés en Égypte).

Bref il y a de quoi se tortiller les cheveux ^^

Bonne journée et cogitation,
Ase
Auteur : Saint Glinglin
Date : 26 janv.15, 12:27
Message :
medico a écrit :Le ridicule ne tue plus.
pourquoi t'obstiner de vouloir citer des versets qui n'ont aucun rapport avec Ponce Pilate?
Devinette : quel est le rapport entre ce verset et l'Evangile ?

Quand Israël était jeune, je l'aimais, Et j'appelai mon fils hors d'Egypte. Os 11.1

Naturellement, cela concerne le peuple hébreu. Il serait RIDICULE d'en tirer autre chose, n'est-ce pas ?
Auteur : medico
Date : 26 janv.15, 21:24
Message : Ne change pas de sujet reste sur Barabbas.
Tu nous a donné deux versets qui n'on aucun rapport avec ce personnage n'y celui de Ponce Pilatealors ne fais pas diversion pour ne pas perdre la face.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 27 janv.15, 03:19
Message : C'est toi qui a décrété que cela n'avait aucun rapport sans le prouver.

Et moi je te montre qu'il existe dans les Evangiles diverses interprétations de l'AT sans rapport avec le texte original.

Autre exemple :

Ephraïm est frappé, sa racine est devenue sèche;
Ils ne porteront plus de fruit; Et s'ils ont des enfants,
Je ferai périr les objets de leur tendresse.

Os 9.16

La racine et les fruits sont purement symboliques.
Cela n'empêche pas les évangélistes de mettre en scène un figuier.

La Passion est le récit d'un rituel et n'a aucun rapport avec un quelconque procès politique.

Jésus est l'Agneau sans tache sacrifié pour racheter le péché.

Etant sans tache, Pilate ne lui trouve aucune faute.

Même ses accusateurs ne trouvent rien de précis à lui reprocher :
Et Pilate dans son rôle de sacrificateur, après avoir constaté la pureté de l'Agneau et après l'avoir envoyé au sacrifice, se lave les mains comme le prescrit le rituel.

Matthieu ajoute une note à ce rituel : Et tout le peuple répondit : Son sang sur nous et sur nos enfants! (27.25)
Et l'épisode de Barabbas est aussi tiré d'un rituel décrit dans le Lévitique :

Auteur : medico
Date : 27 janv.15, 05:43
Message : Je ne décrète rien je t'ai démontré que les deux versets que tu as cité ne s'appliquent pas â Ponce Pilate .tu veux forcer le texte pour en faire une application personnelle.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 27 janv.15, 07:47
Message : Le lavage des mains est un rite juif relatif aux sacrifices.

Si tu connais un code de procédure judiciaire juif ou romain spécifiant qu'un juge doit se laver les mains publiquement pour clore un procès, donne nous un lien.
Auteur : medico
Date : 27 janv.15, 10:25
Message : C'est une idée de Ponce Pilate qui depuis et rester proverbiale mais qui n'a rien n'a voir avec tes versets cités.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 27 janv.15, 10:29
Message : Mais bien sûr !

Les gouverneurs romains improvisaient le déroulement des procès car il n'existait ni droit romain ni droit local, c'est bien connu.
Auteur : medico
Date : 28 janv.15, 02:24
Message : De toute façon tu n'en sais rien mais une chose et sur tes deux citations n'ont rien avoir avec Ponce Pilate.
Auteur : Chrétien
Date : 28 janv.15, 02:34
Message :
Saint Glinglin a écrit :Aucun évangéliste n'explique non plus pourquoi Pilate accomplit un rite juif de lavage des mains....
Il me semble que ce n'était pas un rite juif, mais plus un symbole. Pilate ne voulait pas avoir de "sang sur les mains"...
Auteur : medico
Date : 28 janv.15, 03:06
Message : Le rite juif du lavage des mains n'a rien à voir avec Ponce Pilate ét ne se pratiquait pas pendant un jugement.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 28 janv.15, 05:12
Message : Mais il colle très bien avec le déroulement d'un rite sacrificiel.
Auteur : Chrétien
Date : 28 janv.15, 05:17
Message : Il se cadre surtout avec le fait que Pilate ne voulait de sang sur ses mains et qu'il a utilisé ce symbole pour choquer le peuple...
Auteur : Saint Glinglin
Date : 28 janv.15, 05:19
Message : Il n'a choqué personne puisque le peuple était là pour assister au sacrifice de l'Agneau.
Auteur : Chrétien
Date : 28 janv.15, 05:24
Message :
Saint Glinglin a écrit :Il n'a choqué personne puisque le peuple était là pour assister au sacrifice de l'Agneau.
Le rapport avec le rite du lavage des mains ?
Auteur : Saint Glinglin
Date : 28 janv.15, 05:28
Message : Après le sacrifice, l'officiant se lave rituellement les mains.
Auteur : Chrétien
Date : 28 janv.15, 05:31
Message :
Saint Glinglin a écrit :Après le sacrifice, l'officiant se lave rituellement les mains.
Sauf que là, c'est avant qu'il s'est lavé les mains, donc, rien à voir avec le rituel juif...
Auteur : Saint Glinglin
Date : 28 janv.15, 07:22
Message : Objection valable mais conclusion hâtive.

Seul Matthieu parle de ce lavement de mains et le mêle à la déclaration d'innocence de Jésus.
Et seul Matthieu parle de l'aspersion du sang.

Mt 27.20 Les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent à la foule de demander Barabbas, et de faire périr Jésus.
27.21 Le gouverneur prenant la parole, leur dit: Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche? Ils répondirent: Barabbas.
27.22 Pilate leur dit: Que ferai-je donc de Jésus, qu'on appelle Christ? Tous répondirent: Qu'il soit crucifié!
27.23 Le gouverneur dit: Mais quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Qu'il soit crucifié!
27.24 Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule,
et dit : Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde.
27.25 Et tout le peuple répondit : Que son sang soit sur nous et sur nos enfants!
27.26 Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

Pourquoi les autres n'en parlent-ils pas ?
Auteur : Chrétien
Date : 28 janv.15, 07:27
Message : Parce que Matthieu en a déjà parlé... ;)
Auteur : Marmhonie
Date : 28 janv.15, 07:34
Message : Matthieu s'adresse à une communauté orthodoxe, il insiste de fait sur des détails essentiels pour eux. Chaque évangéliste veut y affirmer que Jésus est le Messie attendu. Le lavage des mains est un cérémonial systématique des prêtres au Temple d'Hérode. C'est en latin le Lavabo. Ce rituel juif orthodoxe est conservé par les catholiques et le Lavabo a donné une expression populaire de propreté alors que d'origine, c'est un symbole de purification.

Dans toutes les demeures de prêtres dans les fouilles sur Jérusalem, on a découvert quantité de pièces réservées aux lavements des pieds, des mains. Les archéologues parlent pour cette époque d'une véritable paranoia.

Les grands prêtres avec l'argent du Temple, avaient fait construire un pont pour passer au-dessus du marché sans être touché, et ainsi éviter de devenir impur, et donc de tout recommencer en purifications.

Pilate aurait donc fait le geste simplifié du Lavabo pour respecter les Lois juives. L'Empire romain exigeait de ses Préfets une intégration de tous les rites religieux des pays conquis.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 28 janv.15, 07:39
Message :
Marmhonie a écrit :Pilate aurait donc fait le geste simplifié du Lavabo pour respecter les Lois juives. L'Empire romain exigeait de ses Préfets une intégration de tous les rites religieux des pays conquis.
Ceci est un peu hâtif.

Primo, Rome n'a jamais demandé à ses gouverneurs de se mêler de religion locale.

Secundo, dans Josèphe on découvre un Pilate assez peu respectueux des coutumes juives.
Auteur : medico
Date : 28 janv.15, 07:40
Message : Les prêtres se lavaient les mains que sur les rites religieux.
Le jugement de Ponce Pilate n'a rien a voir avec le rite juifs de purification. et les deux versets cité n'a aucun rapport ne s'adresse ou ne concernent surement le pas le gouverneur du pays.
dire le contraire et tout faux.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 28 janv.15, 07:44
Message : Le jugement de Ponce Pilate qui fait exécuter Jésus après l'avoir déclaré innocent n'a rien à voir avec le droit romain ou même la loi civile juive.

Par contre, pour sacrifier un agneau pascal, celui doit être examiné afin qu'il soit exempt de la moindre tache.
Auteur : medico
Date : 28 janv.15, 07:47
Message : En fait tu ne sais pas comment sortir de l'impasse ou tu t'ais fourré.
JE le dit et redit tes deux versets que tu as donné ne concerne pas Ponce Pilate.
Mais ça tu ne veux pas l'admettre.
Auteur : Saint Glinglin
Date : 28 janv.15, 07:50
Message : Le lavement des mains ne concerne pas la procédure judiciaire.
Mais ça tu ne veux pas l'admettre.
Auteur : medico
Date : 28 janv.15, 07:53
Message : Mais c'est toi qui veux y voire une prophétie de la bible alors qu'il y en pas du tout.
C'est qui à lancé se sujet sur cette voie ?
Auteur : Saint Glinglin
Date : 28 janv.15, 07:58
Message : Ce n'est pas une prophétie mais un rite sacrificiel comme le bouc émissaire est un rite sacrificiel.
Auteur : Marmhonie
Date : 28 janv.15, 08:34
Message :
Saint Glinglin a écrit :Le lavement des mains ne concerne pas la procédure judiciaire.
Mais ça tu ne veux pas l'admettre.
Si, ai-je jamais dit du reste que cela concerne une "procédure judiciaire" ? Non, jamais.

C'est un hors-sujet, en plus...

Pilate est Préfet de Judée, il est pris à parti par le Sanhédrin, il montre une écoute pour gérer la paix sociale. Comme le Lavabo, il accepte de sortir de chez lui car veille Sabbat, les grands prêtres seraient impurs s'ils entraient chez un romain. Pilate doit sortir de nuit. Jean est le plus précis dans le procès de Jésus. 40 coups de flagrum pour agitation sociale. Jésus est déjà à moitié mort...

Puis Pilate accepte la coutume locale de libérer 1 prisonnier de droit commun. C'est le sujet : Barabbas (y)

Bar'abbas est impliqué dans un acte violent, un soldat romain est mort. Bar'abbas est donc suspecté de loin, pour avoir ce droit libéral populaire pour la Paque.

Pilate est au moment de l'année le plus sensible : la ville Sainte, des centaines de milliers de pélerins, c'est chaud ! Rome prend un pourcentage sur le trésor annuel du Temple, et les grands prêtres sont corrompus.

Vox populi, vox Dei. Bar'abbas est relaché ou Jésus est-il condamné à mort ? Les deux, dit Luc. Matthieu incline vers l'injustice contre Jésus, en somme Pilate serait une brute. Pour Marc, le droit Latin n'a pas été respecté, et pour Jean, Jésus est l'agneau pascal sacrifié.

Un excellent film : "Barbabbas", immense Peplum avec Antony Queen. A voir et revoir car la psychologie du personnage de Bar'abbas est bien vue.
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Auteur : medico
Date : 28 janv.15, 08:46
Message : Bien résumé et le lavge des mains de Ponce Pilate n'a rien a voir avec les rites juifs.
C'est du hors sujet manifeste.

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