Pierre-Elie Suzanne a écrit :@PierreEliSuzanne
Je suis d'accord :tu es ignorant :
Mais je suis gentil, alors je te réponds complètement.
1/ Concernant l’aumône. Voilà les versets du Coran remis dans l'ordre chronologique de leur invention par Mahomet :
Dans le Coran, initialement, la charité est orientée vers la famille proche. Il s'agit de solidarité tribale, mais la générosité envers des étrangers n'est pas oubliée : «
Apporte donc au proche parent son droit, au pauvre aussi et à l'enfant de la route. » (S. 30, 38). De nombreux versets recommandent la générosité envers les nécessiteux et les orphelins (S. 93, 9-10 :
11e sourate récitée ). Il n'est alors nullement question de donner de l'argent à Mahomet.
D'ailleurs, Mahomet s'affirme ni importun, ni intéressé : «
Dis : « De cela, je ne vous demande pas de salaire ; et je ne suis pas de ceux qui cherchent à s'imposer. » (S. 38, 86 ;
38e Sourate récitée).
Mahomet est donc généreux, il ne demande rien.... Mais nous ne sommes qu'au début : patience, les choses vont changer....
Le Coran insiste : la preuve que les messagers de Dieu sont authentiques est dans leur désintéressement : «
Ô mon peuple, suivez les messagers : suivez ceux qui ne vous demandent pas de salaire. » (S. 36, 21 ;
41e Sourate récitée). Comme dans les Évangiles, un messager ou un prophète est authentique s'il est désintéressé (S. 11, 51). Mais quelques temps après,
Mahomet montre sa surprise face à l'incroyance des siens. Ne réclamant rien, il s'attendait à quelques succès : «
Si vous tournez le dos alors que je ne vous demande pas de salaire... mon salaire n’incombe qu'à Dieu. » (S. 10, 72 ;
51e Sourate récitée) .
Continuons : Mahomet est toujours à la Mecque :
Mahomet va maintenant demander de l'argent, ... mais c'est pour le bien de la personne qui donne. «
Dis : « Ce que je vous demande comme salaire, c’est pour vous-mêmes. Car mon salaire n’incombe qu’à Dieu. » » (S. 34, 47 :
58e sourate récitée). Il attend toujours sa récompense de Dieu, mais il ne refuse plus un don d'argent. De plus, il ne demande qu'une contribution raisonnable, ce qui semble devoir être mis à son crédit : «
Leur demandes-tu un salaire, en sorte qu'ils soient grevés d'une charge écrasante ? » (S. 52, 40 ;
76e sourate récitée).
Au fil du temps, Mahomet en vient à monnayer la grâce divine. Celui qui lui offre de l'argent verra les récompenses célestes doubler : «
Mais ce que vous donnez à titre d'impôt, tout en cherchant le visage de Dieu... les voilà, alors, ceux pour qui cela double » (S. 30, 39 :
84 e Sourate récitée).
À Médine, les choses seront devenues claires : on doit verser une aumône à Mahomet avant toute entrevue en tête-à-tête, en particulier si on espère le pardon d'Allah. Si l’aumône n'a pas été versée avant, un impôt s'impose après : «
Redoutez-vous de faire précéder d'aumônes votre tête-à-tête ? Mais quand vous ne l'avez pas fait et que Dieu a accueilli votre repentir, alors établissez l'Office et acquittez l'impôt, et obéissez à Dieu et à Son messager. » (S. 58, 13 :
verset médinois et tardif : 105 e inventée).
Voilà comment évolue les relations à l'argent de Mahomet. Au début, il est tout pur... et à la fin il monnaye le pardon de Dieu... C'est marrant, non ?
Le Coran remis dans l'ordre est plein d'instruction.
2/ Et maintenant, l'alcool et le Coran
C'est marrant aussi :
L'interdiction de l'alcool a été progressive. Comme Allah ne change jamais d'avis (S. 2, 106 ; S. 33, 62), on peut penser que c'est Mohamed qui a affiné son opinion en fonction de ses expériences personnelles.
- Au début, le plaisir que procure l'alcool est reconnu et même présenté comme une bénédiction de Dieu : «
Des produits des dattiers et des vignes, vous tirez une boisson enivrante et aussi un aliment excellent. Voilà bien un signe pour des gens qui comprennent » (S. 16, 67 ;
70e dans l'ordre de la récitation). Il n'est donc pas du tout question d'interdire l'alcool, mais de le présenter comme une preuve de la bienveillance de Dieu !
- Plus tard,
les dangers du vin sont mis en balance avec ses plaisirs : «
Ils t'interrogent sur le vin et le jeu de hasard. - Dis : « Dans les deux il y a grand péché et quelques avantages ; mais le péché y est plus grand que l'utilité ! » (S. 2, 219,
87e récitée).
- Ensuite, ceux qui se sont présentés ivres à la prière ont entraîné quelques troubles par leur liberté de parole. La levée des inhibitions induite par l'alcool semble incompatible avec la soumission et le silence imposés par la loi coranique : «
Oh, les croyants ! N’approchez pas de l’Office alors que vous êtes ivres, jusqu’à ce que vous sachiez ce que vous dites. » (S. 4, 43 ;
92e récitée).
- Finalement, à l’extrême fin de la vie de Mohamed, l'interdit de l'alcool s'impose : «
Oh, les croyants ! Oui, le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'ordure, œuvre du Diable. Donc, à écarter. Peut-être serez-vous gagnants ? Oui, le Diable ne veut que jeter parmi vous, dans le vin et le jeu de hasard, inimitié et haine, et vous empêcher du Rappel de Dieu et de l'Office. Eh bien, vous abstiendrez-vous ? » (S. 5, 90-91 ;
112e récitée).
Après la reconnaissance initiale des plaisirs procurés par l'alcool perçus comme un signe de la bonté d'Allah, cette interdiction finale est significative : « Ne méditeront-ils donc pas le Coran ? S’il avait été d’un autre que Dieu, ils y auraient trouvé maintes contradictions. » (S. 4, 82).
C'est marrant, non ?
Voilà démontré que le Coran ne vient pas de Dieu.
CQFD.
Mon cher ami, te voilà moins ignorant, j'espère que tu me seras reconnaissant :

( tu peux d'ailleurs me tutoyer puisque je te tutoie, c'est plus amical).
J'avoue que je me suis bien amusé en écrivant ce message. Je tiens donc déjà ma récompense et je n'en demanderais donc aucune autre à personne, ni à Dieu, ni à toi. Mes cadeaux sont de vrais cadeaux, ils sont réellement gratuits !Pierre-Elie
Bonjour,
Avec sincérité, je me demande réellement qui est l'ignorant dans toute cette histoire...
En prélude, je pensais que vous alliez vous baser sur des thèses reconnues et approuvées, me voilà surpris, je me retrouve devant des analyses partielles, partiales, erronées. Aucune méthodologie très cher, et je vais le prouver, brièvement mais efficacement.
Tout d'abord les versets cités sont mal restitués, je me demande vraiment où vous avez pu trouver certaines traductions, je vais reprendre donc les plus importantes:
Vous dites :
Mais ce que vous donnez à titre d'impôt, tout en cherchant le visage de Dieu... les voilà, alors, ceux pour qui cela double
Une traduction commune:
30.39. Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens au dépens des biens d'autrui ne les accroît pas auprès d'Allah, mais ce que vous donnez comme Zakat, tout en cherchant la Face d'Allah (Sa satisfaction)... Ceux-là verront [leurs récompenses] multipliées.
Vous dites :
« Redoutez-vous de faire précéder d'aumônes votre tête-à-tête ? Mais quand vous ne l'avez pas fait et que Dieu a accueilli votre repentir, alors établissez l'Office et acquittez l'impôt, et obéissez à Dieu et à Son messager. »
Une traduction commune:
58.13Appréhendez-vous de faire précéder d'aumônes votre entretien? Mais, si vous ne l'avez pas fait et qu'Allah a accueilli votre repentir, alors accomplissez la Salat, acquittez la Zakat, et obéissez à Allah et à Son messager. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
(
http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/index.html)
Cela paraît futile, mais démontre combien ces traductions
COUPÉES , profitent à vos interprétations.
Situons dès à présent vos "interprétations" ... amusantes...
Je ne suis pas théologien, ainsi je me base sur des sources fiables, et donc sur le contexte de chaque révélation citée.
Vous dites
Médine, les choses seront devenues claires : on doit verser une aumône à Mahomet avant toute entrevue en tête-à-tête, en particulier si on espère le pardon d'Allah
Selon Ibn Kathir:
Dieu ordonne à Ses serviteurs de faire une aumône lorsqu’ils
veulent avoir un entretien privé avec le Messager de Dieu -qu’Allah le
bénisse et le salue- pour le purifier et le rendre digne de ce privilège.
Mais au cas où ils ne trouvent pas les moyens, à cause de la
pauvreté, Dieu pardonne à ceux-là car ll ne l’a imposée qu’à celui qui
en est capable
Et vous redites " Mahomet va maintenant demander de l'argent, ... mais c'est pour le bien de la personne qui donne"
Jamais Dieu n'a ordonner de donner aumône au Prophète, paix et salut sur lui. Incroyable...
Puis, en citant cette fois un de vos arguments concernant l'alcool:
Vous dites : " Au début, le plaisir que procure l'alcool est reconnu et même présenté comme une bénédiction de Dieu "
A côté du lait, Il mentionne aussi une autre boisson enivrante tirée
des fruits du palmier et de la vigne que les gens fabriquaient avant l’in
terdiction des boissons alcooliques. Ibn Abbas de commenter: «De ces
deux fruits, le palmier et la vigne, la boisson enivrante est illicite, mais
en tant que nourritures, ils sont licites»
Vous voyez,je n'ai même pas pris la peine de prendre chacune de vos citations, simplement les plus primordiales, et déjà,on peut s'apercevoir que votre analyse est subjective et dénuée de toutes sciences. Dommage.
Et dire que vous avez eu la faiblesse de me traiter d'ignorant, c'est peut-être le cas, j'ai effectivement bien plus de questions que de réponses, seulement je cherche mes réponses, je ne les invente pas.
Amicalement.
MK.T.LEPASSANT