Bonjour à toutes et à tous,
J'm'interroge a écrit : 22 déc.25, 03:10
Ces éléments ne sont pas tous simultanément manipulables par le système, car toute manipulation est déjà une opération située dans ce cadre.
Autrement dit : même une IA parfaitement réflexive opère depuis une structure qu’elle ne peut pas suspendre pour la totaliser.
Il suffit de placer deux IA en Deep Learning chacune surveillant l'autre.
J'm'interroge a écrit :
Ce n’est pas une limite de puissance, mais une limite logique : un système ne peut pas se placer hors de lui-même pour se prendre entièrement comme objet.
Tout dépend de sa modularité.
J'm'interroge a écrit :
le cadre structurel et fonctionnel n’est pas simplement incomplètement connu ; il est logiquement inaccessible à toute connaissance possible par le biais du système.
Chez les humains ont développé l'épistémologie, l'heuristique et une multitude de discours méta sur les types de connaissance.
Si de surcroît les neurosciences épuisent la structure et les fonctions des cerveaux, que manque-t-il ?
J'm'interroge a écrit :
- rend possibles les distinctions,
- rend possibles les opérations,
- rend possibles les représentations.
Je ne perçois pas très bien où se situent les limites pour une super-IA.
J'm'interroge a écrit :l’intelligence ne manque pas seulement de certaines informations sur elle-même, elle ne peut même pas thématiser complètement ce qui la rend possible.
L'omniscience inclut-elle toutes les réponses à toutes nos questions quelles qu'elles soient ?
J'm'interroge a écrit :L’intelligence est-elle nécessaire à la connaissance ?
La démonstration n’introduit pas l’intelligence comme faculté psychologique, mais comme condition structurelle de la connaissance.
Connaître implique toujours :
- une organisation,
- des règles de traitement,
- un cadre de validité.
Il est vrai que la connaissance humaine est très organisée.
Certes l'humain a besoin de taxonomies, de lois, de théorèmes mais est-ce indispensable pour l'omniscience ?
N'est-ce pas le simple effet qu'elle est le fruit d'un processus historique de l'humanité où l'empirisme dicte sa loi et qu'elle n'est pas un état ?
J'm'interroge a écrit :
Omniscience : processus ou état ?
Dire « l’omniscient sait tout, c’est tout » est une déclaration, pas une analyse.
Un état de connaissance totale n’est intelligible que si l’on peut dire :
- ce que signifie « savoir »
C'est bien la question...
Il est clair que certains élèves savent la table de multiplication par 7 mais je ne crois pas que cette table soit connue par les calculettes.
L'omniscient devrait-il connaître toutes les connaissances humaines mêmes superflues ?
Ou bien disposer d'une connaissance globale capable de zoomer sur n'importe quel point de détail, aussi infime soit-il ?
Par exemple, aurait-il besoin de recourir au même concept de loi que nous ?
Par ailleurs, j'ai l'impression que la connaissance accumulée dans un bouquin n'est pas la même que la connaissance accumulée dans un cerveau humain. Et je songe aussi à la connaissance accumulée par l'humanité tout entière.
Enfin, peut-on imaginer une connaissance sans aucun langage ?
je crains que ce ne soit pas facile...
Pour autant, l'idée que le langage semble un prérequis n'est-elle pas un trait anthropomorphique ?
Alors, si par rapport à notre idée de "savoir" on élimine tout aspect sur lequel pèse le soupçon d'anthropomorphisme, comment peut-on définir le savoir d'un omniscient non humain ?
Mon opinion perso désormais :
Pour moi le principal obstacle que doit surmonter un
conglomérat d'IA omniscient est l'écoulement du temps
Pour l'instant la connaissance exacte du futur semble assez peu envisageable, c'est le lieu de la théorie mathématique du Chaos. La Relativité semble interdire une trajectoire de l'information du futur vers le passé.
Très cordialement
votre sœur pauline