Le publicain a écrit :D’un côté les philosophes, comme Platon dans ses dialogues, Philon dans ses traités, et les gnostiques dans leurs écoles ; de l’autre, les rabbins juifs, au sein de leurs synagogues, avaient parlé du Verbe comme expression de Dieu manifesté aux hommes. Mais les uns en avaient une idée erronée, les autres n’en possédaient qu’une notion incomplète. Aussi non-seulement ; quoi qu’on en ait écrit, saint Jean ne leur doit rien ; mais il leur est sur ce point absolument opposé. Et si l’on veut savoir de qui l’Evangéliste a appris cette philosophie, où il a lu ce grand nom, lui-même nous le fait connaître assez quand il nous dit en son Apocalypse : « Un jour je vis le ciel ouvert, et dans le ciel un cheval blanc. Celui qui était dessus s’appelait le Fidèle et le Véritable, Celui qui combat et qui juge avec justice. Ses yeux lançaient la flamme ; il avait plusieurs diadèmes sur la tête ; et portait écrit un nom que nul autre que lui ne connaît. Son nom est le VERBE DE DIEU. »
En effet, en quelques coups d’aile, l’aigle abat tout d’abord le fragile échafaudage des conceptions humaines sur le Verbe divin.
Au Verbe des gnostiques, esprit du second ordre, fait et né dans le temps, l’Evangéliste oppose l’éternité du Verbe : « Au commencement était le Verbe. »
Au Verbe de Platon et de l’Académie, conception abstraite et purement idéale de l’entendement humain, l’Evangéliste oppose la personnalité du Verbe et sa divinité : « Et le Verbe était Dieu. »
Au Verbe de Philon, simple instrument de Dieu dans l’action créatrice, l’Evangéliste oppose le Verbe auteur et cause de toute création : « Tout a été fait par lui. »
Au système dualiste, admettant deux principes des êtres en concurrence, l’Evangéliste oppose le Verbe, principe unique de tout ce qui a été créé : « Tout a été fait par lui ; et rien de ce qui est n’a été fait sans lui. »
Enfin, au docétisme rejetant la vérité de la chair de Jésus-Christ, et n’admettant en lui que les seules apparences de l’incarnation, l’Evangéliste oppose l’étonnante formule : « Et le Verbe s’est fait chair. »
Et comme il a été dit dans un autre sujet, Lorsque les chrétiens citent la Bible pour prouver ce qu’ils avancent, ils utilisent souvent un type d’argumentation dont les implications manquent de constance. C’est comme lorsque on veut expliquer une chose on dit qu'elle doit signifier cela, mais lorsqu’il s’agit d’expliquer une autre chose, on n'utilise pas le même argument.
Par exemple, dans Jean, chapitre 14, un homme demande à Jésus de lui montrer Dieu, ce à quoi Jésus répond : « Qui m’a vu a vu Dieu ». C’est alors que, sans poursuivre sa lecture, le chrétien dit : Vous voyez, Jésus affirme qu’il est Dieu car il a dit « Qui m’a vu a vu Dieu. » Et bien si cela est clair comme de l’eau de roche, vous vous retrouvez dans l’embarras si vous revenez quelques pages en arrière au chapitre 5, où Jésus dit, en parlant de Dieu : « Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face. » Qu’entend-il donc par là si, plus loin, il affirme soi-disant être Dieu ? C’est vous qui, manifestement, compliquez les choses en décidant de la signification à donner au passage du chapitre 14.
Si vous aviez poursuivi votre lecture, vous auriez sans doute compris que ce que Jésus dit, c’est que c’est à travers ses œuvres qu’il est possible aux hommes de voir Dieu.
Que les musulmans peuvent aussi prendre en considération cette même méthode mis en pratique par les chrétiens!.On peut prendre comme exemple les passages dans Apocalypse qui est un livre de prophétie .Il est dit:
19.7 Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée,
19.8 et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints.
19.9 Et l'ange me dit: Écris: Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l'agneau! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu.
19.10 Et je tombai à ses pieds pour l'adorer; mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus. Adore Dieu. -Car le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie.
19.11 Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice.
19.12 Ses yeux étaient comme une flamme de feu; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n'est lui-même;
19.13 et il était revêtu d'un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu.
Pour les chrétiens ce passage concerne naturellement jésus qui est l'Agneau venu se sacrifier pour le salut des humains.
Et si on veut appliquer la même méthode que celle des chrétiens,je commence par:
19.11 Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice.
On remarque que l'être vu par Jean dans sa révélation se nomme Fidèle et Véridique !! Qui monte un cheval blanc !! et il juge et combat avec justice !! Sachant que les termes « Fidèle » et « Véritable » ne sont pas une qualification mais plutôt des noms propres qui s’écrivent avec un « F » et « V » en majuscule (qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable).
N'est-il pas vrai que le prophète de l'Islam était appelé par ses compatriotes avant qu'il ne prêche l'Islam par le fidèle véridique!.Que jésus n'a jamais combattu avec l'épée ni a diriger une nation.
Est-il également œuvre de coïncidence que parmi ses qualités se trouve l’épée aiguée par laquelle, il frappera les nations rebelles et les paîtra avec une verge de fer !!
Pour ce qui est de son nom que personne ne connaît, c’est parce qu’il n’est pas de leur peuple et que sa langue n’est pas la leur ; quant aux diadèmes, je pense qu’il s’agit d’une allusion à l’héritage des autres nations, et sa suprématie,
Ce qui fait qu'il est catégoriquement impossible que ce soit du Dieu qu’il s’agit, car le texte dès son début se réfère à une personne sur un cheval blanc qui s’appelle Fidèle et Véritable, qui juge et combat avec justice et qui sera un instrument divin pour exprimer la colère de Dieu contre les nations rebelles.
Et si on revient aux manuscrits de Qumran, les gens de Qumran prônent l’attente de deux messies, l’un sacerdotal, l’autre royal ; le premier aura préséance sur le second. Ces deux messies seront précédés par la venue du prophète ultime : « Qu’ils soient jugés d’après les ordonnances premières selon lesquelles les hommes de la communauté ont commencé à se corriger, jusqu’à la venue du Prophète et des Messies d’Aaron et d’Israël.
Il y est aussi question de Menahem, le "Consolateur" promis par ce Messie Fils de Dieu, appelé aussi "Paraclet", ou "esprit de vérité"dans l'évangile de Jean 14, 16.La polémique à propos de la thèse exposée par Israël Knohl dans son livre : L'autre Messie (Albin Michel éd.).
Directeur du département biblique de l'Université hébraïque de Jérusalem, son point de vue juif lui permet de faire remarquer que Jésus n'est pas le seul Messie d'Israël, et de mettre à jour l'existence de Menahem, l'autre Messie ou Paraclet dont il est question dans les fameux manuscrits.