La Pierre noire (arabe : الحجر الأسود al-Ḥajar al-Aswad, ourdou : سنگ سیاہ Sang-e-Sayah) est située dans l'angle sud-est de la Kaaba qui se trouve au centre de la mosquée al-Haram de La Mecque en Arabie saoudite. Elle est une relique islamique qui, selon la tradition musulmane, remonte à l'époque d'Adam et Ève
« Elle est de figure ovale irrégulière, à peu près de sept pouces de diamètre, et a une surface ondulée, composée d'une douzaine de petites pierres de dimensions et de formes différentes, bien jointes ensemble par une petite quantité de ciment, et parfaitement polie ; son aspect ferait croire qu'elle a été brisée par un coup violent en plusieurs morceaux, puis réunie de nouveau. Il est très difficile de déterminer avec exactitude la nature de cette pierre, dont la surface a été usée et réduite à son état actuel par les baisers et les attouchements de plusieurs millions de pèlerins, Elle me parut ressembler à une lave, contenant plusieurs petites particules hétérogènes d'une substance blanchâtre et d'une autre jaunâtre. Sa couleur actuelle est un brun sombre et rougeâtre, qui se rapproche du noir ; elle est entourée complètement d'une bordure composée d'une substance que je pris pour un ciment compact de poix et de gravier ; également de couleur brunâtre, mais un peu différente. Cette bordure qui sert à maintenir les morceaux détachés, a deux à trois pouces de large, et s'élève un peu au-dessus de la surface de la pierre. La pierre et la bordure sont bordées tout autour d'une plaque d'argent plus large en bas qu'en haut, et offrant des deux côtés un renflement considérable par en bas, comme si une partie de la pierre était cachée dessous. Le bas de cette plaque est garni de clous d'argent. »
Jean Louis Burckhardt "Voyages en Arabie" publié en 1829 :
« La couleur m'a paru noire et métallique et le centre de la pierre était enfoncé de deux pouces par rapport à l'encadrement métallique. Les bords sont formés d'un ciment rouge sombre qui se trouve presque au niveau du métal et descendent vers le centre de la pierre. L’encadrement est maintenant formé d'une arche massive en or ou en argent doré. J'ai noté que l'ouverture où se trouve la pierre a une largeur d'un empan et de trois pouces. »
Sir Richard Francis Burton - notes à Kaaba en 1853.
Pour devenir Haji, il faut tourner 7 fois autour de la pierre noire
« À la fin de la seconde [circumabulation de la Kaaba], j’ai profité de l'un de ces moments extraordinaires qui se produisent parfois autour de la Pierre noire. Alors que j’approchai l'Angle, la large foule fut soudainement repoussée par un homme corpulent qui venait juste d'embrasser la Pierre noire. Cela a créé un mouvement de recul et une ouverture temporaire autour de la Pierre noire alors que je m'en approchai ; j'ai rapidement saisi l'opportunité, récité Bismillahi Allahu akbar wa lillahi-hamd [« Au nom de Dieu, Dieu est le plus grand et toutes les louanges sont à Dieu »], posé mes mains sur la Pierre noire et je l'ai embrassée. Des milliers de lignes d’argent ont scintillé, la Pierre a brillé et quelque chose s'est réveillé au plus profond de moi. Quelques secondes sont passées puis j'ai été repoussé par le garde. »
Muzaffar Iqbal dans "Dawn in Madinah: A Pilgrim's Progress"
L'érudit islamique indien Muhammad Hamidullah résuma la signification de la Pierre noire :
« Le Prophète a nommé la (Pierre noire) la « main droite de Dieu » (yamin-Allah) et à dessein. De fait, quelqu'un y pose la main pour conclure un pacte et Dieu obtient ainsi notre pacte d'allégeance et de soumission. Dans la terminologie islamique, Dieu est notre roi et ... dans (son) royaume il y a une métropole (Umm al-Qurra) et naturellement un palais s'y trouve (Bait-Allah, maison de Dieu). Si un sujet veut témoigner de sa loyauté, il doit se rendre au palais royal et conclure personnellement un pacte d'allégeance. La main droite du Dieu invisible doit être symboliquement visible. Et cela est le al-Hajar al-Aswad, la Pierre noire de la Kaaba. »
Ka’bah الكعبة
circumambulation
rituel autour de la Kaaba que les pèlerins effectuent les sept tours du tawaf
La Kaaba primitive apparaissait probablement au départ comme un simple enclos de pierres sans toit, édifié à proximité immédiate d'un point d'eau salvateur au fond d'une vallée sèche et non arborée2, elle fut édifiée à une époque indéterminée. Rien ne signale La Mekke avant la cartographie de Claude Ptolémée au IIe siècle après J.-C. La consonance sémitique du nom est certaine : « lieu bas ». Il pourrait s'agir d'une fondation araméenne primitive 3. Les hommes de l'Arabie déserte considéraient le bas-fond comme un lieu symbolique qu'il s'agisse de la sphère profane ou celle du sacré. Dans les creux de terrain se collectaient les eaux pluviales, principe fondamental de vie et de survie. Les clans de la partie basse de la ville, près des puits, constituaient l'assemblée tribale mala'. L'ensemble du territoire mekkois était strictement délimité par des pierres-bornes ansâb fichées en terre et qui existent toujours aujourd'hui4.
La construction dans ce lieu insolite, la Bakka (autre nom de « La Mecque ») signalait manifestement déjà une intention cultuelle et confirmait son caractère d'espace sacré. « Le Temple béni » (Maison sacrée, Maison sainte, Sainte-Demeure) est l’esplanade entourant la Kaaba. Elle faisait l'objet d'un culte immémorial et du plus important pèlerinage annuel de l'Arabie (Pèlerinage de la "Maison") qui se doublait par la foire de 'Ukâdh, d'après Jean-Luc Monneret.
D'après Alessandro de Maigret5, La Mecque, la Macoraba de Ptolémée, se trouve à trois jours de marche plus à l’ouest des puits de Bi’r ‘Ân (ou Hâthin) puis ‘Ukâz - bien connue pour avoir été un centre majeur de réunion annuelle pour les tribus préislamiques venues débattre de questions commerciales, politiques ou sociales, mais aussi pour ses joutes de prose et de poésie.
La religion des tribus est le polydémonisme: on adore « dans le désert des pierres, des météorites, des arbres, des sources. Chaque objet sacré est entouré d'un haram, ou lieu de culte, objet de tabous religieux ».
La circumambulation se pratiquait avant l'Islam comme la plupart des rites du pèlerinage. On peut rapprocher ce rite de l'attitude des sept prêtres ayant en main les sept cors faisant pendant sept jours le tour de Jéricho. Voir : Le symbolisme du rite de la circumambulation dans le judaïsme et dans l'islam6. Chez les chrétiens, l'évêque fait sept fois le tour de l'autel pour le consacrer, toujours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Debout, incliné, prosterné sont aussi les attitudes que l'on retrouve dans les prières.
Les pélerins païens dansaient et sifflaient durant le pèlerinage, (leur prière à la Maison n'était que sifflements et battements de mains - sourate 8, 35) pratiques non reprises par l'Islam. Le jeûne, les offrandes, la tête rasée, l'aumône sont des rites d'expiation qui existaient avant l'Islam. On trouve chez les Hébreux des pratiques identiques dans le naziréat. Les pèlerins arabes idolâtres accomplissaient certainement le rite autour de la Kaaba nus (sourate 7, 26). Les animaux amenés pour être immolés portaient des guirlandes au cou, soulignant ainsi le caractère sacré de ces bêtes (sourate 5, 97)7.
Selon la tradition islamique (Sahih al-Bukhari 64.48.7), à l'avènement de l'islam, la Kaaba contenait déjà plus de 360 idoles (représentant probablement les jours de l'année8) dont les représentations de certains prophètes et de Marie ainsi que des pierres ou statues de divinités pré-islamiques. Les plus vénérées et les plus plébiscitées étant Hubbal, al-Lat, al-`Uzza et Manat9,10.
Dans ses Dissertations, au IIe siècle, Maxime de Tyr rapporte ses doutes en la matière : « les Arabes adorent aussi, mais je ne sais quoi. Quant à l'objet sensible de leurs adorations, je l'ai vu, c'est une pierre quadrangulaire. »11
Vers 590, les fondations de la Kaaba furent gravement endommagées par des pluies torrentielles. Menaçant de s'effondrer, le sanctuaire dut être démoli et reconstruit par les Quraychites, la tribu dont est issu Mahomet (qui était alors âgé de 20 ans).
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La consécration solennelle
Quatre années plus tard, le 30 avril 1936, l'évêque Philippe consacra la nouvelle église. Ce fut la grande journée des habitants de la Gare!
La veille, les cloches sonnèrent le début des festivités. Dans la chapelle de Ste Zithe étaient exposés les reliques des Saints Speciosus et Casta. Ils étaient destinés à l'autel principal.
Le jeudi, 30 avril, au matin à 8:15 h, ils furent transportés à l'église dans une procession solennelle. L'évêque commença ensuite la consécration qui allait dures trois heures.
L'église était verrouillée de l'intérieur. Devant le portail, l'évêque bénit l'eau. Il fit trois fois le tour de l'église et aspergea les murs d'eau bénite. À chaque reprise, il frappa au portail à l'aide de sa crosse et dit: "Ouvrez-vous, portes éternelles, pour que puisse entrer le roi en toute sa splendeur." À la troisième reprise, le diacre ouvrit le portail de l'intérieur. L'évêque dessina avec sa crosse une croix sur le pas de la porte et dit: "La paix soit avec cette maison!". Ensuite il entra avec 25 prêtres.
Le sol de l'église fut parsemé de cendres en forme de croix de St André (X). Avec sa crosse, il dessina l'alphabet grec. Cela signifiait: l'église du Christ peut recevoir tous les peuples.
Après cela, on apposa 12 croix aux murs: elles devaient rappeler les 12 apôtres.
Ensuite, l'évêque fit 7 fois le tour de l'autel principal et l'aspergea d'eau bénite. Il l'encensa et l'oignit de Saint Chrême de d'huile.
Suite à cela, l'armoire avec les reliques fut encastrée dans l'autel principal. À côté des reliques se trouvait un parchemin dont l'inscription traduite en français était:
En l'an 1936, le 30 avril, nous, Joseph, évêque de Luxembourg, avons consacré cette église et cet autel en l'honneur du Sacré-Coeur de Jésus, y avons enfermé les reliques des saints martyrs Speciosus et Casta et accordé à tous les visiteurs de l'église en ce jour une indulgence d'une année et à l'anniversaire de la consécration de 40 jours sous la forme usuelle de l'Église. + Joseph, évêque de Luxembourg
Sur ce, le joyeux "Te Deum" fut entonné d'une manière très majestueuse.
En souvenir de cette journée très importante de la consécration nous célébrons l'anniversaire de la consécration, la kermesse, toutes les années le troisième dimanche après la Pentecôte, c'est à dire le dimanche après le vendredi, fête du Sacré-Coeur.
http://www.sacre-coeur.lu/eglise/index.htm