Monsieur le Président,
Je suis très préoccupé(e) par l’annonce d’une reprise des exécutions aux Maldives. En juin et juillet 2017, la Cour suprême du pays a confirmé les déclarations de culpabilité et les condamnations à mort de trois hommes, et, ayant épuisé toutes les voies de recours au niveau national, ils risquent maintenant d’être exécutés à tout moment. Si elles venaient à avoir lieu, ces exécutions seraient les premières recensées depuis 60 ans.
La peine de mort constitue le châtiment le plus cruel, inhumain et dégradant qui soit, ainsi qu’une violation du droit à la vie, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Aussi, je vous exhorte à :
- renoncer immédiatement à toute exécution éventuellement prévue et à instaurer un moratoire officiel sur les exécutions dans le but d’abolir la peine capitale ;
- commuer immédiatement toutes les peines de mort déjà prononcées, notamment quand les faits reprochés ont été commis alors que les condamnés avaient moins de 18 ans ;
- modifier la législation nationale afin de supprimer les dispositions qui ne sont pas conformes au droit international ni aux normes connexes et à abolir la peine de mort pour toutes les infractions.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.