tonton a écrit :Toi dans ton église, certains n'y vont que pour un sacrement, rien d'autre. Par tradition rien de plus. je ne suis pas contre, mais bon ça ne vous embête pas tellement finalement de donner des sacrements à des personnes dont vous ignorez tout et qui ignorent tout de la bible et du Seigneur.
Peut être qu'un petit repas fraternel de temps en temps pourrait resserrer les liens de la communauté et pas simplement concevoir le prêtre catholique comme un gardien de monument que l'on va voir 1 fois dans sa vie ( la première en général on en garde pas le souvenir et la dernière, ben je peux en dire grand chose, je ne sais pas ce que l'on ressent quand est mort ).
Cher Tonton
Déjà, ce n'est pas "mon église", mais l'Eglise du Seigneur que je retrouve le dimanche, dans l'église de mon village. Donc tu vois, je fais une différence entre l'Eglise du Seigneur, l'assemblé sainte qui se réunie pour le repas offert par le Seigneur à sa Sainte Famille, et l'église du village ou du quartier où cette Saint Famille, convoquée par son Père du Ciel, se retrouve pour participer au repas que donne notre Père du Ciel, dans sa maison, son Royaume ; repas au cours duquel il nous donne à manger le pain sans levain de sa Pâque, le Pain de Vie descendu du Ciel, dans son Fils, le Verbe incarné.
"Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte ; vous ferez de même le septième jour. Ces jours-là, on ne fera aucun travail, sauf pour préparer le repas de chacun ; on ne fera rien d'autre. Vous observerez la fête des Pains sans levain car, en ce jour même, j'ai fait sortir vos armées du pays d'Égypte. D'âge en âge, vous observerez ce jour. C'est un décret perpétuel. (Exode 12, 16)
Avant la venue de Jésus, cette assemblée sainte, réunie le premier jour de la fête des pains sans levain, elle se tenait dans les maisons des familles juives, où l'on se rassemblait pour manger l'agneau pascal, avec le pain sans levain, pour faire mémoire du dernier repas que les hébreux avaient pris dans leur maison, la veille de leur sortie d'Egypte, après que le sang de l'Agneau offert en sacrifice ai été répandu sur les linteaux et montant, des portes de leur maison, afin qu'il échappe à la mort avec laquelle Dieu frapperait tous les premiers nés d'Egypte, homme ou animal.
Ce repas pascal, dont les hébreux devront faire mémoire, une fois l'an, Jésus l'a remplacé par le repas que lui-même a pris, avec ses Apôtres, dans la chambre haute, dans la maison d'un disciple qu'il voyait apparemment en secret, car ce disciple, les Apôtres, qu'il envoya chez lui, ne le connaissaient pas. Personnellement, je pense qu'il s'agissait de Joseph d'Arimathie :
"Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d'enlever le corps de Jésus. (Jean 19, 38)
"Arriva le jour des pains sans levain, où il fallait immoler l'agneau pascal. Jésus envoya Pierre et Jean, en leur disant : « Allez faire les préparatifs pour que nous mangions la Pâque. » Ils lui dirent : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs ? » Jésus leur répondit : « Voici : quand vous entrerez en ville, un homme portant une cruche d'eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il pénétrera. Vous direz au propriétaire de la maison : « Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?» Cet homme vous indiquera, à l'étage, une grande pièce aménagée. Faites-y les préparatifs. » (Luc 22, 7-12)
Nous savons, que c'est dans cette grande pièce aménagée, que Jésus a institué le repas que son Père servira à ses enfants, que le jour de sa résurrection, après avoir rompu le pain avec les disciples d'Emmaus, dans leur maison, auquel il était apparu en chemin, qu'il retrouva ses 11 Apôtres, pour la première fois. C'est dans cette même maison, et dans cette même pièce qui se trouvait à l'étage, qu'il demandera à ces mêmes Apôtre, d'y attendre la venue de celui qu'il leur avait promis de leur envoyer d'auprès du Père, le Paraclet, qui descendra sur eux, dans des langes de feu qui se partageait : "une langue de feu qui s'est partagée en 11 langues de feu", pour entrer en eux.
A vrai dire, ce repas pascal nouveau, qu'ils ont pris avec Jésus et son Père vivant en Lui, dans cette maison, dans cette pièce appelé "la chambre haute", où Jésus ressuscité les a rejoint où le Paraclet, l'Esprit du Père les rejoindra pour être avec eux toujours, on en fait nous-même mémoire, chaque premier jour de la semaine, des temps nouveaux qu'il a inauguré, le jour où Jésus est ressuscité, au cours d'une même célébration, que nous avons appelé : "la célébration de l'Eucharistie".
Ce même jour, le dimanche matin où la veille au soir avant que l'on s'endorme dans notre chambre, on fait mémoire de ce dernier repas que Jésus a pris avec ses Apôtres, avant de s'endormir lui-même dans la mort, pour ressusciter 3 jours plus tard, retrouvant ses Apôtres, dans cette même chambre haute. Au cours de ce repas, Dieu le Père et Jésus, descendent du Ciel dans la nuée, pour nous nourrir à la table de la Parole (faisant ce que tous les pères juifs faisaient pendant le repas pascal, quand ils racontaient à leurs enfants, les merveilles accomplie par le Seigneur, jusqu'à leur arrivée en terre promise) ; suivi du repas pascal, qu'ils prenaient en commun.
Et comme le Temple de Jérusalem fût détruit 70 ans plus tard, on comprends que le Nouveau Temple où nous rejoint Dieu le Père et son Fils Jésus et le Saint Esprit, ce sont nos églises, qui ont pris la place de ce Temple, dans lesquelles l'Eglise, sainte assemblée de Dieu, se retrouve chaque dimanche, autour du Père et du Fils, les rejoignant avec leur Esprit, pour leur donner à manger "le pain de Vie", qui a remplacé le pain sans levain et la manne, que les prêtres mangeaient dans le lieu saint ; la différence que dans la Nouvelle Alliance, ces pains sans levain (les hosties consacrées), nous sont donnés à manger par le Père et le Fils, représenté par les prêtres et les diacres, dans cette Sainte Assemblée, qu'Est la Sainte Eglise Catholique, la Sainte Famille de Dieu, que Dieu le Père a rassemblée la toute première fois, le Jeudi Saint.
Donc, quand tu dis que certains catholiques, ne vont que pour un sacrement, par tradition, rien de plus ; oui, c'est vrai, comme nos enfants viennent aussi par tradition participer au repas que chaque jour nous prenons en famille, dans nos maisons, pour demeurer en vie. Et quand en tant que parents, on leur donne à manger la nourriture qui leur permet de demeurer en vie, effectivement, on ne leur demande pas, dans quel état d'esprit ils sont, car ils savent très bien, que s'ils n'ont pas faim, ils peuvent rester dans leur chambre. C'est à eux de voir s'ils ont faim ou pas où s'ils sont en état de pouvoir recevoir la nourriture qu'on leur donne à manger.
Moi, j'ai souvenance de ce que Jésus nous a dit, quand il a parlé du pain qu'il nous donnerait à manger :
" En vérité, en vérité je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui demeure pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera. Car c'est lui que le Père, Dieu, a marqué d'un sceau." Ils lui dirent: "Que devons-nous faire, pour faire les oeuvres de Dieu?" Jésus leur répondit:
"Voici l'oeuvre que Dieu demande, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé."
Ils lui dirent: "Quel miracle faites-vous donc afin que nous le voyions et que nous croyions en vous? Quelles sont vos oeuvres? 31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, ainsi qu'il est écrit: Il leur a donné à manger le pain du ciel." Jésus leur répondit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel; c'est mon Père qui donne le vrai pain du ciel. Car le pain de Dieu, c'est le pain qui descend du ciel et qui donne la vie au monde."
Ils lui dirent donc: "Seigneur, donnez-nous toujours de ce pain." Jésus leur répondit: "Je suis le pain de vie: celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. Mais je vous l'ai dit, vous m'avez vu et vous ne croyez point. Tout ce le Père me donne viendra à moi,
et celui qui vient à moi, je ne le jetterai point dehors. (Jean 6, 26-37)
Voilà mon cher Tonton, pourquoi devrais-je jeter hors de la célébration du sacrement de l'Eucharistie, les personnes dont je ne sais rien, où simplement parce qu'elle viendrait par tradition, quand Jésus qui nous a invité à partager ce repas donné par son Père, dans son Pain de Vie, avec ses Apôtres et leurs successeurs qu'il fait asseoir dans la chambre haute, le choeur de nos églises, qui partagent le pain avec Lui et son Père, à la table du Royaume, et qui descendent vers les enfants de Dieu réunis en assemblée sainte, pour leur distribuer à eux aussi ce Pain de Vie descendu du Ciel ?
Je ne m'autorise pas à faire ce que Jésus a dit qu'il ne fera pas lui-même, laissant à son Père, quand il viendra au jour de notre mort, vérifier que nous portons bien la robe nuptiale, nous jettera lui-même dehors, si nous ne sommes pas revêtus de cette robe nuptiale : "l'image de son Fils, dans la Sainteté dans laquelle nous avons été invité à grandir", celle avec laquelle il nous a revêtu le jour de notre naissance dans son Eglise, son Corps, symbolisé par la robe de baptême avec laquelle nos parents nous ont revêtus.
De fait, ton repas fraternel que tu nous invites a prendre après le culte, nous le prenons chez nous, dans nos maisons, après avoir pris le repas dans la maison du Seigneur, dans son Royaume présent dans nos églises dans chacune de nos villages. Et parfois, dans ma paroisse, il arrive qu'après la messe on se retrouve tous dans la salle paroissiale ou au restaurant, pour partager un repas fraternel, qui ne remplace pas le repas sacré, auquel le Seigneur nous invite à participer, même quand nous sommes malades, handicapés :
"Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.» Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. (Matthieu (22, 9-10)