Yahvé aussi, de même que YHWH, Dieu, Seigneur, Eternel, Père. Pourquoi choisissez-vous systématiquement "Jéhovah" pour traduire le Tétragramme יהוה ?
L'apôtre qui a renié trois fois Jésus s'appelait Pierre et Céphas à la fois et c'est pourtant le premier nom que l'on retient parce qu'il a été employé "systématiquement". Il en va de même avec Yahvé et Jéhovah. Jéhovah est la forme la mieux intégrée dans la culture littéraire et artistique française. Elle est donc à juste titre privilégiée.
Qu'en savons-nous ? D'autant que le livre de l'Apocalypse ne s'adresse pas uniquement à un auditeur juif. Que le judéo-chrétien sache entendre "Louez Yah" derrière "Alléluia", qu'il en informe même ses compagnons non-juifs (ce que d'ailleurs n'a pas fait le rédacteur de l'Apocalypse, qui emploie theos au verset 5 quand il traduit Alléluia par "Louez Dieu"), ne signifie pas que les chrétiens appelaient leur Dieu, Yah ou encore Alléluia.
Si Jean avait traduit "Louez Yah" par "Louez Dieu" sa traduction aurait été incorrecte. Hallelu-ïa signifie "Louez Yah", Hallelu-el signifie "Louez Dieu". De plus ce n'est pas "Louez Dieu" qui figure dans le v. 5 mais "Louez notre Dieu" ce qui n'est pas tout à fait pareil. Enfin, il est curieux que vous évoquiez une traduction du "rédacteur de l'Apocalypse" parce que Jean ne fait que décrire la scène à laquelle il assiste. Au chap. 19, "Louez notre Dieu" est prononcé par une voix qui "est sortie du trône" et elle n'a pas vocation à traduire à Jean ce qu'il comprend parfaitement puisque sa langue maternelle c'est l'hébreu. Quand vous et moi entendons Alléluia, nous comprenons... Alléluia. Quand l'apôtre d'origine juive entend Alléluia, il comprend "Louez Yah". Pour recontextualiser, les créatures célestes entourant le trône proclament "Louez Yah" et en réponse une voix retentit depuis le trône disant "Louez notre Dieu", ce qui n'est pas sans rappeler l'antiphonie juive. Jean rapporte les faits et seulement les faits. Il n'y a donc pas de traduction à proprement parlé comme vous tentez de le faire croire.
Parmi les citations que vous aviez fournies dans votre précédent post au sujet d'Alléluïa, l'une disait : "Comme Hosanna, ce mot hébreu est devenu partout familier même à la plupart des chrétiens illettrés". Pensez-vous que ces chrétiens illettrés ouvraient souvent un lexique hébreu ou grec pour constater qu'Alléluia était une référence à Yah ? Pourquoi l'auteur de l'Apocalypse n'a-t-il pas, au verset 5 du chapitre 19 où il reprend la signification d'Alléluia, écrit "Louez Yah", plutôt que le "Louez Dieu" qui figure dans son texte ?
Un lexique hébreu-français ou grec-français est à l'usage des Français. Pas des Hébreux, ni des Grecs.
Pas quand la Bible se comporte de deux parties distinctes dont une seul contient le Tétragramme hébraïque. L'Ancien Testament fait une place importante au nom יהוה, qui y est présent près de 7000 fois ; mais, et c'est tout le problème posé par ce fil de discussion, le Nouveau Testament ne fait pas de place du tout au nom יהוה, qui n'y est pas présent une seule fois.
A bien y regarder
le texte du NT fait la place au nom divin. Un petit inventaire des références au nom divin a achevé de me convaincre personnellement que Jésus et ses disciples employaient le nom divin : "
que ton nom soit sanctifié", "
à cause de mon nom", "
saint est son nom", "
glorifie ton nom", "
j'ai manifesté ton nom", "
tout homme qui invoquera le nom", "
pour porter mon nom aux nations", "
un peuple pour son nom", "
gens qui sont appelés de mon nom", "
le nom de Dieu est blasphémé", "
que mon nom soit proclamé dans toute la terre", "
pour ton nom je veux exécuter des mélodies", "
qu’on ne parle jamais en mal du nom de Dieu", "
Que tout homme qui nomme le nom", "
Je veux annoncer ton nom à mes frères", "
l’amour que vous avez montré pour son nom", "
une déclaration publique pour son nom", "
c’est pour son nom qu’ils sont sortis", "
j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu", "
ceux qui craignent ton nom", "
le nom de son Père écrits sur leurs fronts", ... Le texte du NT ne fait pas apparaitre le nom divin écrit en toute lettre, certes, mais il y est fait référence fréquemment comme le montrent ces quelques citations du NT, c'est d'ailleurs ce que vous avez concédé pour la prière modèle de Jésus, et les premiers chrétiens qui entendent ou lisent "mon nom", "ton nom", "son nom" et "le nom" dans ces déclarations sont trop juifs pour ne pas comprendre qu'ils s'agit du tétragramme révéré. Ajoutez à cela les dizaines et les dizaines de citations ou allusions du NT tirées de l'ancien et l'évidence devient encore plus évidente. Et avec un effort supplémentaire, vous pouvez croiser le tout avec le témoignage de la Septante qui circule parmi les chrétiens et qui fait apparaitre le nom divin à l'époque de Jésus, ainsi que celui de la
Tossefta qui regrette que le nom divin soit renfermé dans les livres des judéo-chrétiens, et enfin l'usage généralisé des copistes de remplacer le nom divin par "Seigneur" ou "Dieu", et je crois que répondre "le nom divin ne figure pas dans le NT", comme vous le répétez depuis le début, c'est un peu léger pour soutenir que Jésus et ses disciples n'avaient que faire du nom divin. Et je dirais même plus, ça relève plus de la mauvaise foi que d'une quelconque recherche de vérité...
Encore un faux raisonnement de votre part, vous commencez à m'inquiéter. Vous assimilez les "Hébreux" aux seuls destinataires de la lettre aux Hébreux. Selon Wikipedia, les "Hébreux (...) sont un ancien peuple sémitique du Proche-Orient mentionné dans la Bible hébraïque, qui contient de nombreuses références et constitue la principale source documentaire à leur sujet.
Les Juifs contemporains considèrent les anciens Hébreux comme leurs ancêtres, et les deux termes sont souvent synonymes.
C'est ce que j'entendais par "Hébreux", et non pas les judéo-chrétiens à qui est adressée l'Epître aux Hébreux.
Maintenant, comme je sens que vous allez insister, les "Hébreux" de la lettre aux Hébreux appelaient-ils Dieu יהוה ? S'ils le faisaient, nous n'en savons rien, puisqu'aucune mention d'une telle appellation n'apparaît dans cette lettre. Pas plus que dans le reste du Nouveau Testament d'ailleurs.
Le nom divin est encore prononcé par des Juifs au temps de Jésus, avec parcimonie cependant, comme le prouvent plusieurs témoignages : Flavius Joseph, le Talmud, etc. Dans cette lettre aux Hébreux, Paul attribue à Jésus les paroles du psalmiste : "
Je veux annoncer ton nom au milieu de la congrégation" (2:12). Selon votre vision des choses, Jésus aurait réussi l'exploit d'annoncer le nom de Dieu sans jamais le prononcer ? Plus loin l'apôtre souligne en parlant des chrétiens d'origine juive "
qu'ils avaient montré pour son nom", celui du Père, de "l'amour" (6:10). Peut-on imaginer Paul louer l'attachement des Juifs au nom divin si ces derniers n'avaient que faire de son usage ? Avec votre vision des choses, on est interpellé par l'attitude de l'apôtre lui-même qui est sensible à l'intérêt que l'on peut manifester au nom divin...
Où ai-je laissé sous-entendre que "Jésus connaissait le nom de Dieu (...) mais qu'il refusait de l'employer, même une seule fois de toute son existence" ? Notre source principale pour connaître les paroles et les actions de Jésus, ce sont les quatre évangiles. Or, pour ce que nous en savons grâce aux manuscrits qui nous sont parvenus, ces "Ecritures" ne contiennent pas une seule fois יהוה, oups Jéhovah pour le non-puriste que vous êtes. Peut-être Jésus a-t-il dit une fois יהוה, ou 10 fois, ou 2847 fois, ou 3 milliards 152 millions 818 704, nous n'en savons rien parce qu'aucun des rédacteurs néo-testamentaires n'a pris la peine de le signaler.
Au passage, voilà un nouveau paradoxe pour vous qui tenez יהוה pour le nom biblique le plus essentiel, les deux Testaments confondus : plus votre estimation du nombre de fois où Jésus aurait prononcé יהוה est grande, plus étrange est le silence des évangélistes à ce propos ; et plus votre estimation de ce nombre est petite, plus étrange est alors ce faible emploi de Jésus pour ce nom de יהוה que vous supposez si important pour lui.
Le paradoxe, s'il y en a un, se situe ailleurs : Jésus fait constamment référence aux Ecritures et se dit attaché aux Ecritures de la première à la dernière lettres. Exceptées selon vous les lettres du tétragramme : premier paradoxe ! L'absence du nom divin, écrit en toute lettre, dans le NT est la preuve que Jésus n'employait pas le nom divin, que les Juifs en avaient fini avec le nom. C'est ce qu'on appelle une interprétation.
Rien ne nous autorise à cette conclusion radicale tant que des versets de la Bible n'appuient pas votre interprétation. C'est même le contraire : quand on examine la NT, on s'aperçoit qu'il est régulièrement fait référence au nom divin. Pire dans le dernier livre de la Bible, Jésus est vu en vision prêt à "écrire le nom de son Père" sur le front de ses serviteurs... Quel symbole ! On s'attend à tous sauf à ça ! de la part de quelqu'un qui a abandonné le nom de Dieu et qui approuve sa disparition. Que vient-il écrire ce nom que ses disciples se seraient employés à faire disparaitre de leur nouvelle foi chrétienne ? Il est là le paradoxe.
Bien sûr qu'il serait acceptable... si tel était le cas dans les Ecritures. Mais où voyez-vous donc, dans le Nouveau Testament, que le nom de Jésus aurait été remplacé totalement, et sans laisser aucune trace de substitution qui plus est, par l'expression "Fils de l'homme" ?
Et bien j'ai la même question pour la liberté prise par les traducteurs de l'AT : où voyez-vous donc, dans l'Ancien Testament, que le nom de Jéhovah aurait été remplacé totalement par l'expression "Seigneur" ou "L'Eternelle" ?
Je continue à "tartiner" comme vous dites mes réponses de יהוה parce que tel est le nom de Dieu selon l'Ancien Testament. Et si vous en réclamez une traduction en français, pour mieux le comprendre, suggérant comme "minimum syndical" la translittération YHWH, pourquoi ne pouvez-vous pas attribuer la même demande aux chrétiens du premier siècle ? Pour eux aussi, comme pour vous, יהוה c'était de l'hébreu, difficile à comprendre et à prononcer. Ont-ils eu, eux, une translittération de יהוה en grec ? Ont-il eu une traduction grecque de יהוה ?
Pourquoi vous offusquez-vous constamment de l'utilisation de ce nom de יהוה ? Pourquoi n'en acceptez-vous qu'une traduction ? Et nous savons bien que YHWH n'est pas la traduction que vous souhaitez voir dans votre Bible, d'ailleurs ce n'est pas celle qui y figure.
Si la seule raison pour employer systématiquement יהוה à la place de YHWH c'est "parce que tel est le nom de Dieu selon l'Ancien Testament", à dire vrai il faudrait plutôt dire "
selon le texte hébraïque de l'Ancien Testament", alors pour cette même raison je pourrais décider de ne faire plus que mention de Ἰησοῦς, en lieu et place de Jésus, parce ce que "tel est le nom de du Fils de Dieu selon le texte grec du Nouveau Testament". Vous verrez, ça deviendra vite inconforable à la lecture. L'emploi
systématique que vous faite de יהוה dans une discussion qui se déroule en français, et qui n'est pas simple du fait de la question en jeu, ajoute à la confusion... de la confusion (Rassurez-moi ce n'était pas l'effet recherché ?). Là où le souci de la clarté devrait plutôt vous inciter à rechercher tout moyen de clarifier le discours et de faciliter la compréhension du lecteur quand c'est possible.
C'est votre interprétation. Je n'ai rien contre une traduction de l'AT avec "Jéhovah". Il me suffit de savoir que "Jéhovah" est l'une des lectures désormais traditionnelles du Tétragramme hébraïque en français. Je n'ai rien non plus contre un autre choix de traduction comme DIEU, SEIGNEUR, ETERNEL, Yahvé. J'aurais sans doute plus de mal à lire l'AT en français avec le Tétragramme en hébreu, יהוה (et apparemment cela vous poserait encore plus de problèmes qu'à moi, d'après ce qui ressort du point précédent).
"Christ" ne traduit pas à proprement parlé "Jésus". Pareillement "l'Eternel" n'est pas une traduction de "Jéhovah".
J'ai toujours été ouverte et souple en matière de traduction. Heureuse que vous vous en rendiez compte finalement. Le fait que certaines versions de la Septante ont remplacé יהוה par kurios pour harmoniser la leçon des deux Testaments, en grec, n'est certes pas un non-événement, mais ce n'est pas une catastrophe non plus. יהוה appartient à l'Ancien Testament en hébreu. Pour qu'il passe dans le texte grec, il doit soit conserver sa graphie hébraïque, au risque d'être lu difficilement voire très mal (PIPI par exemple) ; soit être traduit en grec. J'ai bien compris que la traduction de l'hébraïque יהוה par le grec κύριος n'aurait pas eu votre aval, si vous aviez été en charge de la traduction à l'époque. Mais 1) vous n'y étiez pas (je présume ?) ; 2) c'est le choix qui a été fait et auquel, apparemment, ni Dieu ni son Fils n'ont trouvé à redire. Par curiosité, vous l'auriez traduit comment, יהוה, en grec ?
Si tout ce qui s'est fait sous le ciel a l'assentiment de Dieu et son Fils qui "n'ont trouvé à redire" comme vous dites alors on va pouvoir aller loin, très loin dans les interprétations de ce qu'est ou non la volonté de Dieu. La religion d'Etat avec Constantin = la volonté de Dieu. Le syncrétisme religieux = la volonté de Dieu. Les milliers d'Eglises qui enseignent tout et son contraire et qui se tapent dessus parfois = la volonté de Dieu. Et je peux continuer comme ça longtemps. Vous militez donc pour une traduction libérale de la Bible et vous trouvez tout à fait respectable que des traducteurs choisissent de rendre anonyme Dieu dans l'AT pour coller avec le NT. Et vous ne voyez pas là une corruption du message de la Bible (que reste-t-il de la révélation du buisson ardent pour ne prendre qu'un exemple parmi mille) ? Eh bien ce n'est pas ma conception de la fidélité à la Parole de Dieu. Jésus était attaché aux Ecritures, à toutes les Ecritures jusqu'au dernier yode ("iota"). Affirmer que lui et son Père approuvent les remaniements de textes ou des traductions qui ne font aucune place au nom divin, le proclamer haut et fort en se disant chrétienne et profondément attaché aux Ecritures... les bras m'en tombent ! Et quand on défend une position aussi libérale en matière de traduction, la logique veut que l'on soit ouverte aux traductions non conventionnelles, et qu'on ne fonde pas en critique des pages et des pages et des pages sur la TMN parce que le nom divin est introduit 237 "malheureuses" fois dans le NT.
Aux vôtres sans doute. Les traducteurs de la TMN ont fait le choix de traduire certains des "kurios" et "theos" du texte qu'ils traduisaient par "Jéhovah". Pas parce que les termes grecs "kurios" et "theos" pourraient signifier "Jéhovah" en français ; pas non plus parce qu'ils manqueraient d'un équivalent français et qu'il aurait donc fallu leur en inventer un. Mais par présupposé religieux : en tant que Témoins de Jéhovah, ils ne pouvaient concevoir que "Jéhovah" soit absent du Nouveau Testament. Comme pourtant il n'existait dans le texte grec aucun nom qu'ils auraient pu rendre légitimement par "Jéhovah", ils ont décidé de le mettre quand même. En cherchant des raisons de justifier leur choix non sur les faits, qui allaient à l'encontre de leur souhait, mais sur des suppositions, des extrapolations, des reconstitutions pseudo-historiques.
Et le professeur Geroges Howard, il défend la thèse du tétragramme dans le texte original du NT par "présupposés religieux" ? En matière de "présupposés religieux" je dois dire que vous n'êtes pas mal non plus. Je m'explique : vous acceptez que le nom divin disparaisse de l'AT parce que Dieu a "changé" dans le NT. Si ça c'est pas un présupposé religieux ? Ensuite, vous nous expliquez que le nom divin n'apparait pas écrit dans le NT et donc qu'il faut en déduire que c'est la volonté de Dieu qu'il disparaisse. Or vous ne tenez pas compte des citations de l'AT et vous oubliez, curieusement, les nombreuses références qui sont faites au nom divin dans le NT précisément. Présupposé religieux. Parce que vous êtes bien trop occupée à faire de Jésus le seul vrai Dieu, vous faites l'impasse sur de nombreux passages de la Bible qui prouvent que le nom divin est toujours d'actualité. Il serait temps de balayer devant sa porte.
Je croyais que c'était Iaô ? Il manque d'ailleurs un "généralement" dans votre citation : "généralement considéré", ce qui signifie que tous n'adhérent pas à cette conclusion.
On passe de "personne n'en connait la prononciation exacte" à "tous n'adhèrent pas à cette conclusion", à savoir que le nom divin se prononce Jéhovah... Par ailleurs, je ne suis pas certain que "généralement" figurait dans l'extrait de ce livre. Avez-vous un exemplaire de ce livre ? et si oui pouvez-vous faire un scan et publier la page concernée ? En tout cas, si c'est bien le cas, que l'auteur écrive "généralement" cela signifie qu'une majorité considère que le nom divin peut être légitimement rendu par "Jéhovah", et alors, ça fait plus mes affaires que les vôtres !
Où voyez-vous une coïncidence ?
Pour votre dernière question, il me semble bien vous avoir déjà répondu. Vous ne trouverez pas dans la Bible que le nom divin est ineffable. Parce qu'il ne l'était sans doute pas au temps de la rédaction de l'Ancien Testament ; il l'est devenu par la suite.
Votre raisonnement pêche à plusieurs niveaux :
1) Vous ne recontextualisez rien : tout l'arrière plan juif du NT est chez vous ignoré. C'est un non sens dans une approche raisonnée de la Bible.
2) Vous examinez l'AT et le NT comme deux testaments indépendants, contrastant net avec les rédacteurs du NT qui ont fait tout le contraire : ils se sont constamment référés à l'AT pour éclairer la foi chrétienne.
3) vous sacralisez le texte plutôt que le message de la Bible : "les copistes ont pris des libertés ? ne critiquons pas le texte reçu", oubliant justement que c'est grâce à la "critique" que le texte grec a été plusieurs fois révisé et a gagné en fiabilité. Et enfin 4) vos raisonnements pêchent surtout parce que
vous vous livrez souvent à une lecture orientée et anachronique des événements rapportés dans la Bible. Il suffit de relire vos explications sur Alléluia qui n'était pas compris par les Juifs, puis qui a été peut être compris par les Juifs mais pas par les non-Juifs, puis peut-être pas par les non-Juifs aussi, à qui on a communiqué la signification de cette expression, mais pas au reste du reste... Bref, vous avez bien du mal à céder du terrain dans ce débat même quand vos arguments sont sérieusement mis à mal par le contexte historique. Et le bon sens. Mais je peux comprendre, en partie, ces crispations car l'enjeu du débat pour vous est de maintenir Jésus à la place à laquelle "les chrétiens" (ceux de la tradition manuscrite !) l'on positionné : à la place de Dieu.