Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 18 mai26, 00:56
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@ vic,
Vic, tu mélanges un peu tout, sors de mon propos et ça devient un peu n'importe quoi.
Sur douleur / interprétation :
Tu affirmes que la douleur serait uniquement une interprétation.
Mais tu confonds deux niveaux :
- le vécu immédiat (brûlure, tension, choc, retrait)
- la conceptualisation de “douleur” comme catégorie explicative
Le fait qu’on puisse moduler l’interprétation ou le rapport à ce vécu (méditation, dissociation, contextes extrêmes, pratiques sado-masochistes) ne supprime pas le fait qu’il y a quelque chose qui se donne de manière contraignante dans l’expérience.
Dire “c’est interprété” ne supprime pas le donné, ça le re-décrit. Tu remplaces une distinction vécue par une lecture cognitive.
Sur les exceptions génétiques (SCN9A) :
Le fait qu’il existe des cas où la nociception est absente montre une chose simple : les modalités du vécu varient.
Mais cela ne prouve pas que la distinction vécu/brûlure vs non-vécu est une convention arbitraire.
Une exception n’annule pas une structure, elle la décrit autrement.
Sur ton “pas de centre de la douleur” :
Oui : il n’y a pas de “centre” localisable comme objet dans l’expérience.
Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas différenciation vécue ni de situation en rapport aux représentations proprioceptive.
Tu remplaces ici “absence de centre” par “absence de structure”, ce qui est un glissement.
Sur convention vs vécu :
Tu dis : tout est convention.
Mais la convention suppose déjà quelque chose sur quoi elle s’applique. Sinon elle n’aurait aucun ancrage.
Même le bouddhisme que tu cites ne dit pas “rien n’apparaît”, mais :
- les choses n’ont pas de nature fixe indépendante
- elles apparaissent de façon conditionnée
C’est différent.
Sur “jugement de valeur” :
Quand je dis que les théories viennent après, ce n’est pas un jugement de valeur, c’est une distinction de configurations au réseaux d'apparaîtres :
- réseau 1 : ce qui se donne : (brûlure, calme, contraste, rupture)
- réseau 2 : ce qu’on en dit.
Tu peux contester la distinction, mais tu ne peux pas la rabattre directement sur une “valeur”, car elle décrit un ordre d'organistion, pas une hiérarchie morale.
Conclusion :
Ton erreur principale est toujours la même : tu prends la critique du réalisme naïf (pas de choses fixes, pas de centres absolus, pas d’essences) et tu la transformes en négation de toute différenciation vécue.
Or on peut refuser :
- les essences
- les substances
- les centres fixes
sans supprimer :
- les contrastes vécus
- les intensités
- les variations
- les stabilisations locales
C’est exactement là que nos positions se séparent.
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@ vic,
Vic, tu mélanges un peu tout, sors de mon propos et ça devient un peu n'importe quoi.
Sur douleur / interprétation :
Tu affirmes que la douleur serait uniquement une interprétation.
Mais tu confonds deux niveaux :
- le vécu immédiat (brûlure, tension, choc, retrait)
- la conceptualisation de “douleur” comme catégorie explicative
Le fait qu’on puisse moduler l’interprétation ou le rapport à ce vécu (méditation, dissociation, contextes extrêmes, pratiques sado-masochistes) ne supprime pas le fait qu’il y a quelque chose qui se donne de manière contraignante dans l’expérience.
Dire “c’est interprété” ne supprime pas le donné, ça le re-décrit. Tu remplaces une distinction vécue par une lecture cognitive.
Sur les exceptions génétiques (SCN9A) :
Le fait qu’il existe des cas où la nociception est absente montre une chose simple : les modalités du vécu varient.
Mais cela ne prouve pas que la distinction vécu/brûlure vs non-vécu est une convention arbitraire.
Une exception n’annule pas une structure, elle la décrit autrement.
Sur ton “pas de centre de la douleur” :
Oui : il n’y a pas de “centre” localisable comme objet dans l’expérience.
Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas différenciation vécue ni de situation en rapport aux représentations proprioceptive.
Tu remplaces ici “absence de centre” par “absence de structure”, ce qui est un glissement.
Sur convention vs vécu :
Tu dis : tout est convention.
Mais la convention suppose déjà quelque chose sur quoi elle s’applique. Sinon elle n’aurait aucun ancrage.
Même le bouddhisme que tu cites ne dit pas “rien n’apparaît”, mais :
- les choses n’ont pas de nature fixe indépendante
- elles apparaissent de façon conditionnée
C’est différent.
Sur “jugement de valeur” :
Quand je dis que les théories viennent après, ce n’est pas un jugement de valeur, c’est une distinction de configurations au réseaux d'apparaîtres :
- réseau 1 : ce qui se donne : (brûlure, calme, contraste, rupture)
- réseau 2 : ce qu’on en dit.
Tu peux contester la distinction, mais tu ne peux pas la rabattre directement sur une “valeur”, car elle décrit un ordre d'organistion, pas une hiérarchie morale.
Conclusion :
Ton erreur principale est toujours la même : tu prends la critique du réalisme naïf (pas de choses fixes, pas de centres absolus, pas d’essences) et tu la transformes en négation de toute différenciation vécue.
Or on peut refuser :
- les essences
- les substances
- les centres fixes
sans supprimer :
- les contrastes vécus
- les intensités
- les variations
- les stabilisations locales
C’est exactement là que nos positions se séparent.
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