Simplement moi a écrit :
La voyance... c'est pas nécessaire. Bon, alors tu disais qu'il fallait demander a Luc n'est-ce pas ? Moi je te dis qu'il faut demander à Othman... compositeur de ton livre... car il n'y a pas plus de témoins pour prouver que ce que Luc a écrit est exact que de témoins pour prouver ce qui est écrit dans le Coran le soit.
Tu aurais préféré que je dise il faut demander a Mahomet ? Ben non.. lui n'a rien écrit

Oui mais pour l'écrire il n'a pas fallu attendre des dizaines d'années ou des siècles mais en présences des milliers de témoins qui d'une certaine façon a été écrit par eux!.
Malek Bennabi:
Ce livre a eu le privilège unique de se transmettre depuis bientôt quatorze siècles sans avoir subi aucune altération, connu d’apocryphes d’aucune sorte.
Cette conservation a néanmoins son histoire : Au fur et à mesure de la révélation, les versets coraniques étaient fixés dans la mémoire de Mohammed et de ses disciples, et consignés aussitôt par l’écriture, par des secrétaires particuliers qui utilisaient pour cela n’importe quel objet plat : omoplate de mouton, bout de parchemin, etc...
Si bien qu’à la mort du prophète, le Coran se trouvait fixé oralement et par écrit, et au besoin une confrontation entre les versions était toujours possible s’il s’agissait, par exemple, d’une variante d’ordre prophétique ou d’ordre dialectal.
Une première commission désignée par le Khalif Abou Bekr - et présidée par Zeid Ben Thabet, le même qui était le secrétaire du « Wahy » du vivant du Prophète - fit le premier classement écrit du Coran. Zeid sembla tout d’abord se récuser pour deux raisons : l’une, celle du disciple qui ne veut pas prendre une initiative que n’avait pas envisagée, ni prise le Maître, l’autre celle du croyant à l’esprit rigoureux qui s’effraye d’avance à la perspective de la moindre erreur dans l’exécution de sa mission. Néanmoins, cette tâche se trouva accomplie grâce aux efforts conjugués et consciencieux des membres de la commission. La méthode suivie était simple mais rigoureuse : ils savaient tous le Coran par cœur, et dans l’ordre même où ils l’avaient appris, en compagnie et sous la direction du Prophète. S’il y avait une variante, pour lever le doute à son sujet, ils consultaient les pièces sur lesquelles avaient été consignés les versets lors de leur révélation.
Sans se satisfaire de ces précautions déjà remarquables, Zeid et Omar allaient, par surcroît, à la porte de la Mosquée de médine et là, ils recevaient les témoignages des autres compagnons, en confirmation de la version arrêtée par la commission elle-même.
Mais ces travaux avaient fixé le texte coranique avec des variantes dues aux dialectes usuels de l’Arabie djahilienne.
Cependant, Othman, le troisième Khalife, ne voudra plus de ces variantes et ordonnera qu’une seule et unique version soit rédigée dans la langue de Koreich.
Une deuxième commission, présidée encore par Zeid, sera chargée de cette nouvelle entreprise. Elle a cette fois-ci pour mission de fixer définitivement le texte coranique dans une seule langue, afin que la diversité dialectale ne soit pas une cause d’inharmonie dans la communauté musulmane. La commission finissait ses travaux en l’an 25 H.
Depuis cette époque, le Coran s’est transmis de génération en génération dans une seule et unique forme connue depuis le Maroc jusqu’aux frontières du Mandchoukouo.