Posté : 26 mars09, 03:42
Ce nom est en réalité un pseudonyme... Mais je ne sais de qui. Quelqu'un a une info ?libox01 a écrit :Un linguiste allemand, Cristoph Luxenberg
Mais qui détourne l'attention du fait que ce passage est un décalque de l'apocryphe contant la fuite de Joseph, Marie et Jésus en Egypte...libox01 a écrit :la sourate où il est dit "Ne t'attriste pas, ton Seigneur a mis au-dssous de toi un ruisseau", phrase qui n'a pas de sens, deviens "Ton Seigneur a rendu ton accouchement légitime", ce qui est plus logique, car Marie est accusée de grossesse illégitime...
...Je laisse chacun juger du rapprochement.Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : "Malheur à moi ! Que je fusse morte avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée !" Alors, il [l'enfant Jésus] l'appela d'au-dessous d'elle, lui disant : "Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres" (Coran XIX, 23-25)
Or il advint que le troisième jour de leur déplacement, Marie se trouva fatiguée par l'ardeur du soleil dans le désert. Apercevant un palmier, elle dit à Joseph : "Je me reposerai un peu sous son ombre" Joseph s'empressa de la conduire auprès du palmier et la fit descendre de l'ânesse. Quand Marie fut assise, elle regarda vers la cime du palmier et la vit chargée de fruits. "Je voudrais, s'il est possible, dit-elle à Joseph, goûter des fruits de ce palmier" Joseph lui répondit : "Je m'étonne que tu parles ainsi : tu vois à quelle hauteur sont les palmes, et tu te proposes de manger de leurs fruits ! Quant à moi, c'est bien davantage le manque d'eau qui m'intéresse, car il n'y en a plus dans nos outres, et nous n'avons pas de quoi nous abreuver, nous et nos montures" Alors le petit enfant Jésus qui reposait calmement sur sein de sa mère, dit au palmier : "Penche-toi, arbre, et nourris ma mère de tes fruits !" Et obéissant à ces mots, le palmier inclina aussitôt sa cime jusqu'aux pieds de Marie, pour qu'on y cueillît des fruits dont tous se rassasièrent. Quand tous les fruits eurent été cueillis, l'arbre demeurait incliné, attendant l'ordre de celui qui lui avait commandé de s'incliner. Alors, Jésus lui dit : "Redresse-toi, palmier, reprends ta force ! Tu partageras désormais le sort de mes arbres qui sont au Paradis de mon Père. Ouvre de tes racines la source cachée au fond de la terre et que des eaux en jaillissent pour notre soif !" Aussitôt le palmier se redressa, et d'entre ses racines se mirent à jaillir des sources d'eaux très limpides, très fraîches et très douces. Et voyant ces sources, ils furent pleins d'une grande joie ; ils se désaltérèrent eux, leurs gens et toutes leurs bêtes et ils rendirent grâces à Dieu (Pseudo-Matthieu chap. XX)
La source de ce passage est le "Roman d'Alexandre" du pseudo-Callisthène. Récit particulièrement célèbre à cette époque, qui contait comment Alexandre partit au confins du monde, enfermant 22 rois derrière les portes caspiennes (cf l'équivalent en Coran XVIII, 94-95), recherchant la fontaine de jouvence (cf Coran XVIII, 60), ou encore la source boueuse d'où naissait chaque matin le soleil... Maintenant, je n'ai plus l'ouvrage sous la main, je t'en parle donc de mémoire et ne peux ainsi t'apporter l'extrait exact.Mereck a écrit :On a encore pire, démontrant ainsi non seulement deux erreurs mais aussi une contradictions entre celles-ci :
Al-Kahf - 18.86. jusqu’à ce qu’il eût atteint le point le plus extrême de l’Occident. Là, il vit que le soleil se couchait sur une source bouillante aux bords de laquelle vivait une peuplade. Nous lui dîmes : «Ô Dhû-l-Qarnayn ! Libre à toi de les châtier ou de les traiter avec bienveillance !»
Et c'est sans compter que d'autres traductions parlent de "source boueuse".