Je ne puis répondre aux ignorés. Ils sont ignorés parce qu'ils diffusent des infox et des légendes urbaines populaires sans aucun sens.
Pollux a écrit : 21 juin26, 11:34C'est quoi ton but en parlant de "grave erreur".
Aucun but : une grave erreur est une grave erreur. Les faits sont des faits, pas d'opinion dessus, cela ne me regarde pas.
Les logias collectées étaient sans contexte. Les contextes des quatre évangiles sont postérieurs à la destruction du temple d'Hérode, avec ses conséquences catastrophiques sur ce monothéisme du judaisme balayé d'un coup. Dieu n'a pas su protéger seulement Sa maison, Son temple, Sa demeure. Comment, se demande le peuple effrayé, pourrait-Il nous protéger, nous Son peuple élu, autant les puissants que les rejetés, les riches que les pauvres, les grands prêtres que les craignants Dieu anonymes ? Et le Tanakh (la Bible hébraïque, "Ancien Testament" chez les chrétiens) est par terre.
Trois mouvances ressortiront de cette crise : les saducéens étaient au Temple : exit les saducéens. Les esséniens ne dépendaient que du temple : exit les esséniens. Les pharisiens deviennent, de très pacifiques sous Jésus, très agressifs et prennent le pouvoir religieux hébreu. Dans les quatre évangiles canoniques, ils sont présentés comme étant très agressifs envers Jésus, donc ces rédactions sont dans un contextes reconnu d'après 70, pas autour de 30 à 50. Ils donneront le Talmud. En Syrie, des exilés nazaréens (disciples de ce Jésus de Nazareth, fils de l'homme) partagent avec les juifs ébionites (juifs messianiques d'accord pour reconnaître ce Jésus leur Messie, mais pas possible que lui soit mort sur la croix trop ignominieuse, ce sera donc un faux-semblant). Ces nazaréens laissent écrire aux grecs empreints de leur religion à mystères, le midrash chrétiens grec qu'ils appelleront "Nouveau testament". Les ébionites, ces judéo-nazaréens, influenceront la rédaction du Coran. Ce sont des faits archéologiques constatés et publiés unanimement ces vingt dernières années. C'est juste un constat scientifique, sans opinion, sans jugement, sans rien. Vous en faites ce que vous en voulez.
Quelques références :
Jacob Neusner, "Judaism: The Evidence of the Mishnah".
Maurice Casey, "Jesus of Nazareth: An Independent Historian’s Account".
Adela Yarbro Collins et John Collins, "King and Messiah as Son of God".
Paula Fredriksen, "When Christians Were Jews".
National Geographic, "Découvertes archéologiques et propagation du christianisme" du 7 janvier 2026.
Dominique Bernard, "Les ébionites, entre christianisme et islam" 2025.
Pollux a écrit : 21 juin26, 11:34De nier l'existence du royaume des cieux ?
C'est votre liberté la plus totale de le penser ; de nier, vous, l'existence du royaume des cieux, si vous voulez. Pourquoi pas ? Pourquoi pas... Vous croyez si vous voulez, ce que vous voulez, comme vous voulez, sur quoi que ce soit. Cela s'appelle la liberté de croyance. C'est sacré.
Je ne nie rien, je constate et rapporte ici juste un peu. Si un helléniste s'inscrivait ici, dans ce forum, je partagerais : ils sont partis. Si un hébraïsant s'inscrivait ou revenait, je partagerais avec, bien sûr aussi. Il n'y a plus rien. Donc ici, rien de plus.
...Si, alors juste un peu. Vous lirez Jean 8:57 "Les Juifs lui répondirent : Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham !" Personne n'y a rien compris : Jésus avait environ 30 ans lors de son ministère. Pourquoi cette référence à 50 ans ? Très simple : cette phrase tardive pourrait être une allusion à la destruction du Temple en 70, soit 40 ans après la mort de Jésus vers 30. En 70, les chrétiens johaniques se demandent : "Comment Jésus, mort il y a 40 ans, peut-il être le Messie si le Temple est détruit par les romains ?" L'hypothèse d'une erreur de copie ou celle d'une allusion à la durée de la construction du Temple d’Hérode ne tiennent plus maintenant dans la communauté scientifique. Comprenez-vous ? Après 70, les rédacteurs des évangiles ont intégrés des collectes de logia - des paroles orales de Jésus - dans des récits qui reflètent leurs propres époques tardives, avec des conflits face aux pharisiens, après la destruction du Temple par les romains et non pas Dieu Lui-même. Les contextes des paroles de Jésus autour de 30, sont tardifs après 70. Et tout s'explique simplement.