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Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 24 mars26, 07:56
par ronronladouceur
vic a écrit : 24 mars26, 05:18 Tu sais quoi , ça c'est bien les matheux ; Ils voient des système logique formels partout et en arrivent à vouloir niveler tous les cadres de logique autour de ça pour démontrer que la logique formelle est en réalité le socle de toute les logiques .
Pour eux , si c’est vraiment logique, alors ça doit pouvoir être formalisé.
Résumé d'un échange avec une IA : ''La logique formelle n'est qu'une modélisation rigide d'une capacité qui nous est déjà intrinsèque. On a inventé la grammaire (logique formelle) bien après avoir appris à parler (logique naturelle).'' On pourrait ajouter que cette logique naturelle, implicite, existe dans la vie de tous les jours, tout en modulant que ni la logique naturelle, ni la logique formelle ne garantissent à tout coup la validité d’un raisonnement...

Sans la logique naturelle, on ne pourrait pas même échanger de façon cohérente (thèse - antithèse) comme nous le faisons...

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 24 mars26, 09:21
par Coemgen
Bonsoir Ronronladouceur.
Oui, je ne sais pas si on peut parler d'une logique informelle, peut-être d'une "logique naturelle", mais on peut aussi rester dans une logique formelle (j'essaie de nous orienter vers cette logique formelle, comme le sujet du topique). Je souligne une nouvelle fois que le point important était de démontrer que la logique (en général) n'a pas toujours des règles d'inférence, y compris dans la "logique formelle". Dans ce sujet, nous tentons de comprendre que la logique :
- peut participer à l'évaluation des prémisses (peut aussi dire si c'est vrai ou faux dans un modèle).
- ne comporte pas nécessairement de règles d'inférence.

Cordialement,

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 24 mars26, 15:48
par J'm'interroge
J'm'interroge a écrit :@ Coemgen, Oui, il existe des logiques non classiques. Mais aucune n’échappe aux règles d’inférence. Elles en changent simplement la forme.
Exemple simple...(ok pour les exemples)
Donc la réponse est non :
il n’existe pas de logique sans règles d’inférence.
Sinon, ce n’est plus une logique, juste du raisonnement informel non défini.
Coemgen a écrit : 24 mars26, 01:48 Je ne suis pas d’accord et je pense que vous avez/aurez tendance à vouloir nous faire confondre logique et raisonnement .
Justement non.

C'est l'inverse, puisque c'est moi ici qui distingue logique et raisonnement et vous qui confondez les deux. Et c'est d'ailleurs précisément ce que vous me reprochez.

En effet, ce n'est pas moi mais vous qui :
- avez tendance à définir tout raisonnement comme logique, alors que je dis que ce n'est pas forcément le cas,
- confondez inférence naturelle et inférence formelle,
  et
- qui cherchez à entretenir la confusion entre raisonnement informel et logique.

C’est toi qui appelles “logique” n’importe quel raisonnement qui te paraît correct.
Un raisonnement peut être psychologiquement convaincant ou intuitivement clair, sans être logiquement valide.
La logique ne désigne pas le fait de raisonner, mais les conditions de validité d’un raisonnement.

Coemgen a écrit : 24 mars26, 01:48 Selon moi, ce que vous expliquez est erroné .
La forme différente est justement quelque chose qui n’est pas "règles d’inférence", mais un raisonnement interne différent .
Je ne sais pas de quelle "forme" différente tu parles ici, mais il ne s'agit pas d'une forme logique.

Quand on parle de "formes logiques" on parle de systèmes de règles. Or, tu sembles parler ici de quelque chose de psychologique et qui reste très vague pour toi, puisque tu n'en explicites pas les règles.

Coemgen a écrit : 24 mars26, 01:48 Autrement dit, la logique ne démontrerait pas en utilisant des règles d'inférence, mais arriverait à vérifier si c'est vrai ou faux dans le modèle .
Tu dis que la logique ne démontrerait pas avec des règles d’inférence, donc c'est bien ce que je t'explique : tu ne parles pas de logique mais d'autre chose. C'est un raisonnement informel qui n'est pas démontré avec des règles d'inférence. Si tu parles de démonstration, pour qu'il y ait démonstration, il faut des règles logiques et par conséquent une logique formelle. Tu as déjà vu une démonstration informelle ?

Il y a des raisonnements informels, mais une soi disant "démonstration" qui n'est pas exprimable formellement dans un cadre logique formel, n'est pas une démonstration à proprement parler.

Quand tu dis : “vérifier si c’est vrai ou faux dans le modèle”, tu parles de sémantique (théorie des modèles), pas d’une alternative aux règles.
Or :
- la syntaxe → règles d’inférence
- la sémantique → interprétation / modèles
Les deux sont distincts mais liés. Tu en prends un morceau et tu crois remplacer l’ensemble.

Coemgen a écrit : 24 mars26, 01:48 Et il ne faudrait pas confondre la définition de la logique Et un raisonnement qui peut être informel et non défini .
Je n'ai jamais contesté l'existence de raisonnements informels. Ce n'est pas moi qui confonds logique et raisonnement informel.

Lol. Elle est bonne celle-là.

Coemgen a écrit : 24 mars26, 01:48 Dans la page précédente , j’expliquais que cette logique existe dans la vie de tous les jours, je vais donc en donner un exemple :

A) Pour réussir l’examen, il faut obligatoirement donner votre rapport.
B) L’examen est réussi.
Concusion : le rapport a été donné.

Nous avons ici une logique qui n’est pas le raisonnement dont vous parlez dans votre précédent message, c'est une véritable logique qui utilise un raisonnement sémantiquement correct sans règle d’inférence.
Tu dis : “pas de règle d’inférence”. C’est faux.

Tu appliques exactement ceci :
A : Réussite → Rapport donné
B : Réussite
Conclusion : Rapport donné
Et là, tu utilises une règle très connue : → affirmation de l’antécédent (modus ponens)
Tu fais donc exactement ce que tu prétends ne pas faire.

Contrairement à ce que tu as écrit, ce n'est pas une logique sans règles. C’est une logique dont les règles sont implicites.
Et c’est tout ton problème depuis le début : tu prends des structures logiques implicites, tu ne les explicites pas, et tu en conclus qu’il n’y a pas de règles.

Enfin, changer de logique, c’est : changer des règles d’inférence et/ou des axiomes. Ce n'est jamais supprimer toute règle.

Sans règles : pas de validité définie, pas de distinction valide/invalide, donc pas de logique


En conclusion :

Ton exemple ne réfute rien. Il montre simplement que : tu raisonnes correctement dans un cas simple, mais sans voir que tu appliques déjà des règles d’inférence.

Autrement dit : tu utilises la logique… tout en niant son fonctionnement.


________________________

vic a écrit : 24 mars26, 05:18 Je ne conteste pas qu’on puisse reconstruire certaines logiques à partir de la logique minimale en ajoutant des règles. Mais ça ne suffit pas à en faire un socle universel.
Tout système logique est exprimable dans le cadre formel minimal de la logique minimale avec ajout explicite de règles. C'est précisément pourquoi elle est dite "minimale" et qu'on peut à juste titre dire qu'elle constitue la base universelle de toute logique.

Il n'y a pas de logique à proprement parler, sans le cadre minimal de la logique minimale.

Autrement dit :
Toute logique ajoute des règles à partir de ce socle, mais aucune ne peut fonctionner en deçà sans cesser d’être une logique.

vic a écrit : 24 mars26, 05:18 Toutes les logiques ne se laissent pas interpréter comme de simples extensions d’un même cadre, et le choix de la logique minimale comme point de départ est déjà une manière particulière de structurer le paysage logique.

Toutes les logiques ne se laissent pas reconstruire simplement comme “logique minimale + ajout de règles”.

Certaines logiques modifient profondément les règles, pas juste les étendent
Certaines ne se laissent pas voir comme “ajout de règles”, mais comme changement de perspective
Le choix du point de départ (minimale) est déjà une façon de voir les choses, ça n'est pas neutre .

Ensuite , ton idée de définition personnelle de logique minimale te donne une impression de naturalité, alors que c’est une reconstruction dépendante d’un point de départ choisi.

La logique minimale est un socle, ça ne marche que pour : les systèmes formels du même type
Tu dis d’abord que toutes les logiques ne se reconstruisent pas comme « logique minimale + ajout de règles ». Lorsqu’une logique « modifie profondément » un cadre, elle ne sort pas de nulle part : elle retire certaines règles, en ajoute d’autres, ou en restreint l’usage. Mais dans tous les cas, elle reste définie par un ensemble de règles d’inférence. Il n’existe pas de logique sans règles. Donc oui, on part toujours d’un noyau de règles qui définissent le système, puis on précise ce qui est conservé, modifié ou rejeté quand on en produit un autre. Sans ça, il n’y a simplement plus de cadre logique.

Quand tu parles ensuite de « changement de perspective », tu quittes complètement le terrain technique. Une logique n’est pas une perspective ou un point de vue : c’est un dispositif formel, un langage, des règles d’inférence et éventuellement une sémantique. Si tu ne peux pas expliciter ces éléments, tu ne décris pas une logique, mais une intuition ou une manière vague de voir. Ce n’est pas la même chose.

Tu ajoutes que choisir la logique minimale comme point de départ ne serait pas neutre. Évidemment que ce n’est pas neutre, aucun cadre ne l’est. Mais ce n’est pas un argument. Au sujet d'une logique minimale recherchée, la vraie question est de savoir quel est le socle minimal pour définir des inférences valides. Et sans implication et sans règles d’introduction et d’élimination, tu n’as tout simplement plus de notion de déduction. Ce n’est pas une préférence personnelle, c’est une condition structurelle.

Quand tu parles de « définition personnelle », tu te trompes de cible. La logique minimale n’est pas une invention subjective, c’est un cadre parfaitement identifié en théorie de la preuve. Tu peux discuter de son usage ou de sa portée, mais tu ne peux pas la réduire à un simple point de vue. Ce n'est en rien subjectif.

vic a écrit : 24 mars26, 05:18 Mais la logique informelle n’est pas axiomatisée de la même manière,ne fonctionne pas uniquement avec des règles d’inférence formelles,
inclut des éléments non formalisables (contexte, rhétorique, plausibilité…)
Ton recours à la « logique informelle » montre que tu reviens toujours à la même confusion. Ce que tu mets derrière ce terme — contexte, rhétorique, plausibilité (ou vraisemblance) — relève du raisonnement au sens large, pas de la logique. Aucun de ces éléments ne définit une règle d’inférence ni un critère de validité. Or sans cela, il n’y a pas à proprement parler de logique. Si tu veux appeler ça autrement, très bien, mais ce n’est plus de la logique au sens strict.

Quant à l’idée d’éléments « non formalisables », elle ne tient pas non plus. Soit ces éléments peuvent être formalisés, et ils entrent alors dans un cadre logique, soit ils ne le peuvent pas, et ils relèvent d’autre chose — psychologie, rhétorique, heuristique — mais pas de la logique.

Au fond, tu élargis le mot « logique » pour y inclure des choses qui n’en relèvent pas, puis tu en conclus que la logique déborde le cadre formel. Mais en faisant cela, tu supprimes précisément ce qui définit la logique : la distinction entre raisonnement valide et raisonnement invalide. Et à partir de là, tu ne parles plus de logique, mais d’un raisonnement vague, dépendant du contexte et des impressions. Ce n’est pas une extension de la logique, c’est une dilution du concept.

___

vic a écrit : 24 mars26, 05:18 Toutafé Coemgen .

Tous les chats ont des griffes
Félix est un chat
Donc Félix a des griffes

Ici, on considère que les prémisses sont acceptables/crédibles
Et la conclusion est alors raisonnable
Donc oui, la logique informelle peut “valider” les prémisses en tant qu’évaluation contextuelle, ce que la logique formelle ne fait pas.
J'ai déjà répondu plus haut à ce point dans ma réponse à Coemgen.

vic a écrit : 24 mars26, 05:18 Exactement , tu as tout compris . Là tu parles de logique informelle.
Là où sa thèse devient lunaire , c'est quand il prétend qu'il pourrait exister une logique minimale universelle qui s'appliquerait aussi bien pour la logique informelle et formelle et valable dans tous les cadres de logique .Une règle qui deviendrait une sorte de couteau suisse.
Ce qu'il soutient est juste impossible .

Tu sais quoi , ça c'est bien les matheux ; Ils voient des système logique formels partout et en arrivent à vouloir niveler tous les cadres de logique autour de ça pour démontrer que la logique formelle est en réalité le socle de toute les logiques .
Pour eux , si c’est vraiment logique, alors ça doit pouvoir être formalisé.

Les travaux d’Antonio Damasio neuroscientifique montrent que les émotions jouent un rôle essentiel dans le raisonnement et la décision réelle. Cela suggère que la rationalité humaine ne se réduit pas à une simple application de règles formelles, même si certains aspects peuvent être modélisés.
Tu parles de « logique informelle » comme si c’était une catégorie équivalente aux logiques formelles. Non. Ce que tu appelles ainsi, ce sont des pratiques de raisonnement : contexte, intuition, plausibilité, rhétorique. Rien de tout cela ne définit une règle d’inférence ni un critère de validité. Donc ce n’est pas une logique au sens strict. C’est précisément là que commence la confusion.

Ensuite, tu caricatures complètement ce que je dis sur la logique minimale. Je ne dis pas qu’elle est un “couteau suisse magique” qui ferait tout. Je dis qu’elle constitue un socle minimal : c’est-à-dire le plus petit ensemble de règles permettant de parler de déduction. Sans ce socle, tu n’as plus de distinction entre valide et invalide, donc plus de logique du tout. Ce n’est pas une utopie, c’est une condition structurelle.

Quand tu dis que certaines logiques ne se laissent pas réduire à ça, tu restes dans le flou. Toute logique, quelle qu’elle soit, doit spécifier ce qu’elle admet comme inférence et ce qu’elle rejette.

Autrement dit : toute logique repose sur un système de règles. Même les logiques dites “non classiques” qui ajoutent ou modifient des règles, ne les abolissent pas.

Ton attaque contre les “matheux” ne tient pas non plus. Ce n’est pas une manie de vouloir tout formaliser, c’est une exigence minimale si tu veux vérifier un raisonnement, le transmettre ou le critiquer.

Sinon, tu restes dans l’impression de cohérence ou d'incohérence et les affirmations gratuites.

___


Enfin, citer Antonio Damasio est hors sujet. Que les émotions jouent un rôle dans les inférences naturelles, personne ne le nie. Mais ça relève de la psychologie et des sciences cognitives, pas de la logique. La logique ne décrit pas comment on pense effectivement, elle définit les conditions de validité des raisonnements. Confondre les deux, c’est précisément l’erreur de base que tu répètes depuis le début.

___


En résumé :

Tu prends des phénomènes psychologiques (intuition, émotion, contexte), tu les appelles “logique”, et ensuite tu déclares que la logique dépasse le formel.

Tu changes simplement le sens du mot “logique”, et tu crois avoir démontré quelque chose.


________________________

Coemgen a écrit : 24 mars26, 07:52 Hello Vic,

Je pense que mon avant-dernier message est décisif, j’espère que J’m’interroge sera humble pour reconnaître ses torts.

J’ajouterai juste une petite correction par rapport à vos propos, Vic, la logique que j’ai présentée est formelle parce qu’elle reste tout de même structurée.

Mais le plus important de mon message reste bien la démonstration : la logique peut se passer des règles d'inférence dont il parlait.

Que l’on soit mathématicien ou non, nous pouvons tous être logiques et nous tromper. Il ne faudrait donc pas se vanter ou se sentir supérieur d’être un matheux.

Bonne fin de journée.
Coemgen a écrit : 24 mars26, 09:21 Bonsoir Ronronladouceur.
Oui, je ne sais pas si on peut parler d'une logique informelle, peut-être d'une "logique naturelle", mais on peut aussi rester dans une logique formelle (j'essaie de nous orienter vers cette logique formelle, comme le sujet du topique). Je souligne une nouvelle fois que le point important était de démontrer que la logique (en général) n'a pas toujours des règles d'inférence, y compris dans la "logique formelle". Dans ce sujet, nous tentons de comprendre que la logique :
- peut participer à l'évaluation des prémisses (peut aussi dire si c'est vrai ou faux dans un modèle).
- ne comporte pas nécessairement de règles d'inférence.
@ vic, Coemgen,


Là vous êtes deux à vous valider mutuellement… sur une erreur commune. Ça ne la rend pas plus solide.

Vous affirmez tous les deux quelque chose de central — que la logique pourrait se passer de règles d’inférence — mais vous ne voyez pas que vos propres exemples reposent exactement sur ce que vous niez.

Coemgen, tu dis avoir montré qu’une logique peut fonctionner sans règles d’inférence, y compris dans un cadre formel. Or ton exemple précédent (examen/rapport) repose explicitement sur une structure du type :

“Si réussite alors rapport donné - réussite - donc rapport donné”

C’est une instanciation directe d’une règle d’inférence (type modus ponens). Le fait que tu ne l’explicites pas ne la fait pas disparaître. Tu utilises une règle sans la nommer, puis tu en conclus qu’elle n’existe pas. C’est une erreur classique : confondre implicite et absence.

Quand tu ajoutes que la logique “peut dire si c’est vrai ou faux dans un modèle”, tu changes de registre sans t’en rendre compte. Là, tu parles de sémantique (évaluation dans un modèle), pas de logique au sens de la déduction. Mais même dans ce cas, la logique ne “remplace” pas les règles d’inférence : elle les complète. On distingue précisément :
- la syntaxe (règles d’inférence)
- la sémantique (vrai/faux ou valide/invalide dans un modèle selon le modèle)

Opposer les deux, comme tu le fais, revient à confondre deux dimensions complémentaires d’un même cadre.

vic, de ton côté, tu valides cette idée en parlant de “logique naturelle” ou “informelle”, mais tu restes dans la même confusion. Ce que vous appelez “logique” ici correspond à des raisonnements spontanés, contextualisés, parfois pertinents — mais qui ne définissent aucun critère explicite de validité. Or sans critère de validité, il n’y a pas de logique au sens strict, seulement du raisonnement plus ou moins convaincant.

Dire ensuite que “la logique n’a pas nécessairement de règles d’inférence”, y compris en logique formelle, est simplement faux. Une logique formelle, par définition, est constituée :
- d’un langage
et
- de règles d’inférence (ou d’un système équivalent, par exemple axiomatique)

Si tu retires les règles, tu retires la possibilité même de dériver quoi que ce soit. Il ne reste plus qu’un ensemble d’énoncés sans structure déductive.

Enfin, l’idée selon laquelle “nous pouvons être logiques sans être mathématiciens” est vraie, mais hors sujet. Personne ne dit le contraire. La question n’est pas de savoir si les gens raisonnent, mais de savoir ce qui permet de qualifier un raisonnement de valide. Et cette qualification repose toujours, explicitement ou non, sur des règles d’inférence.

En résumé :

- vous utilisez des structures logiques implicites,
- vous ne les explicitez pas,
  et
- vous en concluez qu’elles n’existent pas.

Ce n’est pas une remise en cause de la logique, c’est une confusion sur ce qui la constitue.
.

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 01:19
par Coemgen
Bonjour à tous,

Cette logique se concentre sur le sens des énoncés plutôt que sur une procédure formelle de déduction, ce qui ne la rend pas pour autant informelle. Elle est formelle, structurée d'une manière différente, sans reposer sur des règles d’inférence. On regarde directement si c’est vrai ou faux par rapport à un ensemble, comme dans nos exemples, nous comparons à "ce qui pourrait être toujours vrai".

Comme nous l’avions dit, J’m’interroge tente de nous faire confondre "raisonnement" et cette "logique". Nous avons pourtant bien une logique car nous proposons un cadre pour valider le vrai ou le faux par rapport à des possibilités. Il n’y a pas besoin d'une application pratique interne pour conclure (raisonnement). Cela devient évident qu'il s'agit d'une logique, n’êtes vous pas d’accord ? N’est-ce pas Vic ?

@J’m’interroge.
Bonjour J’m’interroge, non, vous confondez en forçant à établir la règle d'inférence. Nous démontrons ici une logique qui s'en passe, il n’est pas nécessaire de recourir au modus ponens dans cette logique basée sur le sens des énoncés. Le cadre descriptif suffit. Autrement dit, la règle est comme inutile ou inactive, car nous n’avons pas besoin de l'utiliser en interne. Ce modèle logique donnait déjà une évaluation, mais je pense que nous pouvons avoir des modèles dans lesquels différentes logiques peuvent se compléter.

Cordialement,

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 02:02
par J'm'interroge
Coemgen a écrit : 25 mars26, 01:19 Cette logique se concentre sur le sens des énoncés plutôt que sur une procédure formelle de déduction, ce qui ne la rend pas pour autant informelle. Elle est formelle, structurée d'une manière différente, sans reposer sur des règles d’inférence. On regarde directement si c’est vrai ou faux par rapport à un ensemble, comme dans nos exemples, nous comparons à "ce qui pourrait être toujours vrai".

Comme nous l’avions dit, J’m’interroge tente de nous faire confondre "raisonnement" et cette "logique". Nous avons pourtant bien une logique car nous proposons un cadre pour valider le vrai ou le faux par rapport à des possibilités. Il n’y a pas besoin d'une application pratique interne pour conclure (raisonnement). Cela devient évident qu'il s'agit d'une logique, n’êtes vous pas d’accord ? N’est-ce pas Vic ?

@J’m’interroge.
Bonjour J’m’interroge, non, vous confondez en forçant à établir la règle d'inférence. Nous démontrons ici une logique qui s'en passe, il n’est pas nécessaire de recourir au modus ponens dans cette logique basée sur le sens des énoncés. Le cadre descriptif suffit. Autrement dit, la règle est comme inutile ou inactive, car nous n’avons pas besoin de l'utiliser en interne. Ce modèle logique donnait déjà une évaluation, mais je pense que nous pouvons avoir des modèles dans lesquels différentes logiques peuvent se compléter.
Coemgen,


Tu reformules un peu ton idée, mais tu restes dans la même confusion, simplement déplacée vers la sémantique.


1. Tu parles d'“une logique sans règles d’inférence, basée sur le sens”.
Ce que tu décris existe déjà, et ça porte un nom : la sémantique (théorie des modèles).
Quand tu dis : “on regarde directement si c’est vrai ou faux par rapport à un ensemble”, tu ne décris pas une logique sans règles, tu décris : une interprétation dans laquelle des énoncés sont vrais ou faux. Mais ça ne remplace pas les règles d’inférence.

2. Là où ton raisonnement casse :
Tu crois que : évaluer la vérité dans un modèle = faire de la logique sans règles. C'est faux.
Tu fais seulement : une vérification pas une déduction.
Or la logique, ce n’est pas seulement dire “c’est vrai ou faux”, c’est aussi : déterminer ce qui suit de quoi.
Sans règles d’inférence :
- tu ne peux rien dériver
- tu ne peux rien prouver
- tu ne peux pas distinguer une conséquence logique d’une simple coïncidence

3. Relativement à ton exemple (encore une fois) :
Tu dis : “on n’a pas besoin du modus ponens”. Mais ce que tu fais est exactement équivalent à :
- si A → B est vrai dans tous les modèles
- et A est vrai
- alors B est vrai
C’est la définition sémantique du modus ponens.
Donc tu ne l’élimines pas : tu le réalises sans le nommer

4. Tu écris : “La règle est inutile ou inactive”.
C'est une erreur, car elle est :
- soit explicite (syntaxe)
- soit encodée dans la sémantique
Mais elle est toujours là.
Sinon, tu ne pourrais même pas dire que ta conclusion est liée aux prémisses.

5. Tu évoques “une logique centrée sur le sens”.
Très bien. Mais alors sois précis :
- soit tu fais de la logique sémantique
- soit tu fais de la logique syntaxique
Mais dans les deux cas : il existe une notion de conséquence logique, donc une structure équivalente à des règles d’inférence.
Il n’existe pas de troisième voie où : il y aurait validation, mais sans structure déductive

6. tu dis : “On ne confond pas raisonnement et logique”
Si, exactement.
Tu appelles “logique” : une évaluation de vérité basée sur une compréhension intuitive du sens. Mais sans mécanisme explicite de passage des prémisses à la conclusion.
Ça, c’est du raisonnement interprétatif, pas un système logique.


Conclusion :

- Tu ne montres pas une logique sans règles.
- Tu montres : une logique où les règles ne sont pas explicitées, parce qu’elles sont déjà intégrées dans la manière dont tu interprètes les énoncés
Autrement dit : tu utilises la structure logique... tout en affirmant qu’elle n’est pas nécessaire.
.

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 02:14
par vic
Coemgen a écrit : 24 mars26, 07:52 Hello Vic,

J’ajouterai juste une petite correction par rapport à vos propos, Vic, la logique que j’ai présentée est formelle parce qu’elle reste tout de même structurée.
Structuré ne veut pas dire formel. La logique formelle exige une formalisation explicite, pas seulement une organisation du raisonnement.
Le fait qu’un raisonnement soit structuré ne suffit pas à le rendre formel. La logique formelle suppose un langage symbolique et des règles explicites. Un raisonnement en langage naturel peut être parfaitement structuré tout en relevant de la logique informelle.
a écrit :J'minterroge a dit : à Coemgen Tu crois que : évaluer la vérité dans un modèle = faire de la logique sans règles. C'est faux.
La logique informelle ne manque pas de règles mais ses règles sont souples, liées au contexte non entièrement formalisées. Il n'y a pas de logique minimale complètement formulable qui pourrait convenir pour l'utilisation de la logique informelle .La logique informelle a des règles, mais elles sont implicites et contextuelles, pas formalisées comme en logique formelle.
La logique formelle ne suffit pas toujours à détecter les erreurs de raisonnement dans le langage réel. La logique informelle permet d’identifier des sophismes (comme les fausses causalités) que la simple structure formelle ne capture pas.
Un raisonnement peut être “formellement acceptable” et pourtant mauvais : la logique informelle sert justement à détecter ces erreurs

La logique formelle regarde la structure abstraite
La logique informelle regarde :la pertinence,le sens,le contexte,les biais.
a écrit :J'minterroge a dit à Coemgen : Conclusion :

- Tu ne montres pas une logique sans règles.
- Tu montres : une logique où les règles ne sont pas explicitées, parce qu’elles sont déjà intégrées dans la manière dont tu interprètes les énoncés
Autrement dit : tu utilises la structure logique... tout en affirmant qu’elle n’est pas nécessaire.
Non , il n'a pas dit qu'il y avait logique sans règle dans son exemple , mais que cela ne pouvait pas entrer dans ta règle à toi qui dit que la logique ne peut évaluer des prémisses . Hors la logique informelle si le peut .Justement l'exemple qu'il a pris montre que ta règle ne s'applique pas à tous les cadres logiques , puisqu'il a contredit ta règle à travers son exemple .Et pour cause , il a utilisé un exemple utilisant la logique informelle .

Donc j'minterroge tu fais une confusion . Oui la logique informelle est organisée mais pas formalisée rigidement.

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 02:42
par ronronladouceur
J'm'interroge a écrit : 24 mars26, 15:48
Là vous êtes deux à vous valider mutuellement… sur une erreur commune. Ça ne la rend pas plus solide.

Vous affirmez tous les deux quelque chose de central — que la logique pourrait se passer de règles d’inférence — mais vous ne voyez pas que vos propres exemples reposent exactement sur ce que vous niez.
Encore une fois, vous faites dans la fausse attribution, l'amalgame...

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 02:47
par vic
a écrit :Vous affirmez tous les deux quelque chose de central — que la logique pourrait se passer de règles d’inférence — mais vous ne voyez pas que vos propres exemples reposent exactement sur ce que vous niez.
On note que c'est pas toi qui raisonne mais gpt , voire la mise en forme avec les traits à des endroits bizarres .
Un peu largué sur la logique j'minterroge , quand on bascule sur la logique informelle ? On pédale ? On fait appel à une IA ? L'exemple de Coemgen fait dérailler la machine ? :laugh:


J'minterroge (ou plutôt gpt, parce que j'minterroge est largué ) , tu confonds :Avoir des inférences (et donc une certaine structure) avec avoir des règles d’inférence formelles explicites.

Tout son discours depuis le début tourne autour de cette même erreur . Tu ne comprends pas du tout ce qu'est la logique informelle .
En logique informelle, il n’y a pas de règles d’inférence strictes, explicites et formalisées comme en logique formelle
Je ne nie pas qu’il y ait des inférences en logique informelle. Ce que je dis, c’est qu’elles ne prennent pas la forme de règles d’inférence formelles, explicites et universelles comme en logique formelle. Confondre les deux, c’est justement le point du désaccord.
Donc oui, l'exemple de Coemgen qui est un exemple utilisant la logique informelle est pertinent .

La logique informelle peut valider des prémisses ( c'est justement une de ses qualités ). La logique formelle ne le peut pas . Donc on voit bien que ta règle de logique minimale ne fonctionne plus sur la logique informelle , mais ne fonctionne que dans le cadre de la logique formelle .Coemgen a pris un très bon exemple pour l'illustrer .

Ton erreur avec tes règles de logique minimale c'est de parler de la logique en général . Tu n'aurais restreint tes règles uniquement à la logique formelle , personne ne serait vraiment intervenu pour te contredire . Mais là tu cherches à nous faire croire que tes règles de logique minimale s'appliquent à tous les cadres de logiques , y compris la logique informelle . :grinning-face-with-sweat:

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 03:25
par Coemgen
@Vic : J'aurais peut-être dû employer le terme "formule structurée" pour montrer qu'il ne s'agit pas d'une logique informelle.
Quoi qu'il en soit, l'objectif était d'exprimer que la logique et l'exemple mentionnés font bien partie de la logique formelle.

@J'm'interroge : Si nous parlons de logique sémantique comme vous le dites, les modèles peuvent évaluer le vrai sans règle d'inférence.
Nous avons bien une logique formelle sans inférence. L'affaire est bouclée.

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 03:27
par vic
Coemgen a écrit : 25 mars26, 03:25 @Vic : J'aurais peut-être dû employer le terme "formule structurée" pour montrer qu'il ne s'agit pas d'une logique informelle.
Quoi qu'il en soit, l'objectif était d'exprimer que la logique et l'exemple mentionnés font bien partie de la logique formelle.
Non , ton exemple ne fait pas parti de la logique formelle , mais de la logique informelle .
La logique informelle est organisée mais pas formalisée rigidement.

Pourquoi on peut voir que tu utilises la logique informelle ?

La logique formelle ne permet pas de valider les prémisses .
La logique informelle si .
Justement quand la logique permet de valider des prémisses , c'est la preuve que c'est de la logique informelle qui est utilisée .
En fait le bug de j'minterroge en rapport à ton exemple , c'est que comme toi il ne sait pas faire la distinction entre logique formelle et informelle .
a écrit :Coemgen a dit à j'minterroge : Si nous parlons de logique sémantique comme vous le dites, les modèles peuvent évaluer le vrai sans règle d'inférence.
Nous avons bien une logique formelle sans inférence. L'affaire est bouclée.
Non , ton exemple n'a rien à voir avec de la logique formelle , c'est de la logique informelle .
Non , il n'y a pas que quelque chose de sémantique dans la logique informelle, bien qu'elle utilise le langage naturel .

La logique informelle ne traite pas seulement du sens des mots (sémantique), mais aussi de :

la structure du raisonnement (même si elle est souple)
la pertinence des arguments
le contexte
les intentions (expliquer, convaincre, manipuler…)
les biais et sophismes

Donc elle est à la fois sémantique, pragmatique et logique

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 03:41
par Coemgen
Si, elle utilisait un modèle structuré portant sur le sens des formules, même en l'absence de preuves ou de règles d'inférence, elle est très formelle.
J'ajoute que mon exemple est bien de la logique sémantique.
Je n'insiste pas. Bien à vous et bonne journée.

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 03:44
par vic
Coemgen a écrit : 25 mars26, 03:41 Si, elle utilisait un modèle structuré portant sur le sens des formules, même en l'absence de preuves ou de règles d'inférence. Elle est très formelle.
Je n'insiste pas. Bien à vous et bonne journée.
Moi je parlerais plutôt d'un modèle organisé que structuré . Il n'y a pas fondamentalement de structure logique formelle dans la logique informelle .Tu n'as pas la même rigidité que dans la logique formelle . C'est pour ça que tu peux sortir du cadre est valider les prémisses .
Sa souplesse permet d’évaluer ou de valider les prémisses selon le contexte, ce qui serait impossible dans un cadre formel strict.
C'est justement pour ça que l'exemple de logique informelle que tu as utilisé est un piège pour j'minterroge et sa théorie .
La logique informelle est plus souple , elle fait du yoga, elle permet d'évaluer les prémisses et le contexte ( Yoga =analogie merdique on fait ce qu'on peut :grinning-face-with-smiling-eyes: ) . La logique formelle est bien plus rigide , mais permet de mesurer des choses de façon précises dans un autre cadre , par exemple celui des maths , de la géométrie , etc ....
Par exemple la logique informelle c'est celle qui te permettra d'évaluer que les appareils de mesure que tu utilises sont exacts et fiables . la logique formelle ne peut pas faire ça .

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 04:12
par ronronladouceur
vic a écrit : 25 mars26, 03:44 Sa souplesse [de la logique informelle ou naturelle) permet d’évaluer ou de valider les prémisses selon le contexte, ce qui serait impossible dans un cadre formel strict.
Je crois bien que c'est le cas pour l'image suivante où : ''la logique naturelle dépasse la logique formelle. La logique formelle ne voit que ce qui est écrit; la logique naturelle voit ce qui est omis.''

Image

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 04:20
par vic
a écrit :Ronron la douceur a dit : Je crois bien que c'est le cas pour l'image suivante où : ''la logique naturelle dépasse la logique formelle. La logique formelle ne voit que ce qui est écrit; la logique naturelle voit ce qui est omis.''
Oui ronron . Donc mon analogie ( que je pensais merdique) a peut être permis de comprendre la subtilité de différence entre logique formelle et informelle .Ceci dit , ces deux cadres de logique "formel et informel" se complètent .

On peut aussi le reformuler d'une autre façon , bien que la tienne soit très bien .

La logique formelle ne voit que ce qui est explicitement écrit dans un système ou une démonstration. La logique naturelle (informelle) voit aussi ce qui est implicite, omis ou sous-entendu dans le contexte réel, et peut évaluer la pertinence des prémisses.
a écrit :J'minterroge a dit : Tu parles de « logique informelle » comme si c’était une catégorie équivalente aux logiques formelles. Non. Ce que tu appelles ainsi, ce sont des pratiques de raisonnement : contexte, intuition, plausibilité, rhétorique. Rien de tout cela ne définit une règle d’inférence ni un critère de validité. Donc ce n’est pas une logique au sens strict. C’est précisément là que commence la confusion.
La logique au sens strict pour toi est formelle , sinon ça n'est plus de la logique ? Désolé , mais ça ne veut rien dire ce que tu énonces . C'est une pétition de principe , par un argument logique justement .

Pour moi l'idée qu'il existerait un seule logique au sens strict c'est un abus de langage , il y a des cadres de logique différents .Du reste si tu calcules quelque chose sans évaluer les prémisses que tu utilises , c'est comme calculer quelque chose en aveugle dans le noir . On vérifie toujours les prémisses qu'on utilise en logique . Et que tu le veuilles ou non , évaluer les prémisses c'est de la logique informelle .Dire que évaluer des prémisses n'est plus de la logique , c'est quand même fort de café . Surtout qu'en plus tu ne le démontres pas.

Re: Moddus tollens : la logique qui valide les prémisses

Posté : 25 mars26, 04:56
par J'm'interroge
Coemgen a écrit : 24 mars26, 07:52 Hello Vic,

J’ajouterai juste une petite correction par rapport à vos propos, Vic, la logique que j’ai présentée est formelle parce qu’elle reste tout de même structurée.
vic a écrit : 25 mars26, 02:14 Structuré ne veut pas dire formel. La logique formelle exige une formalisation explicite, pas seulement une organisation du raisonnement.
Le fait qu’un raisonnement soit structuré ne suffit pas à le rendre formel. La logique formelle suppose un langage symbolique et des règles explicites. Un raisonnement en langage naturel peut être parfaitement structuré tout en relevant de la logique informelle.
vic,


Non, justement. C’est toi qui entretiens la confusion depuis le début, en changeant le sens des mots.
(Si tu tenais compte de mes explications et essayais de les comprendre, tu dirais moins d'âneries.)

Tu dis : “avoir des inférences ≠ avoir des règles d’inférence formelles explicites”
Sur ce point précis, personne n’a jamais dit le contraire. Évidemment qu’une inférence peut être implicite. Ce n’est pas ça le débat.
Le point, que tu continues d’éviter, est beaucoup plus simple : une inférence n’est une inférence logique que si elle est reconstructible comme valide selon une règle.
Sinon, ce n’est pas une inférence logique, c’est :
- une association d’idées
- une intuition
- une habitude cognitive

Quand tu parles de “logique informelle”, tu décris en réalité des raisonnements :
- non explicités
- dépendants du contexte
- variables selon les individus
Très bien. Mais dans ce cas : il n’y a aucun critère clair de validité
Et sans critère de validité, tu ne peux plus rationnellement dire : “c’est logique” ou “ça ne l’est pas”.
Tu ne peux que dire : “ça me paraît cohérent”

Dire ensuite : “en logique informelle, il n’y a pas de règles d’inférence strictes”, revient simplement à dire : “il n’y a pas de règles explicites”. Mais ça ne prouve pas qu’il n’y a pas de structure. Ça prouve seulement que tu ne l’explicites pas.
Et c’est exactement le problème : tu utilises des schémas d’inférence implicites, mais tu refuses de les formaliser, et tu en conclus qu’ils n’existent pas comme règles.

Dernier point, décisif :
Si tu refuses toute règle explicite, réponds à ça simplement : sur quoi te bases-tu pour dire qu’un raisonnement est valide ou invalide ?
Si tu n’as pas de réponse claire, alors tu n’as pas de logique, tu as seulement des impressions de cohérence.
Et ça, ce n’est pas une autre forme de logique. C’est l’absence de critère.

J'm'interroge a écrit :Tu crois que : évaluer la vérité dans un modèle = faire de la logique sans règles. C'est faux.
vic a écrit : 25 mars26, 02:14 La logique informelle ne manque pas de règles mais ses règles sont souples, liées au contexte non entièrement formalisées. Il n'y a pas de logique minimale complètement formulable qui pourrait convenir pour l'utilisation de la logique informelle .La logique informelle a des règles, mais elles sont implicites et contextuelles, pas formalisées comme en logique formelle.
La logique formelle ne suffit pas toujours à détecter les erreurs de raisonnement dans le langage réel. La logique informelle permet d’identifier des sophismes (comme les fausses causalités) que la simple structure formelle ne capture pas.
Un raisonnement peut être “formellement acceptable” et pourtant mauvais : la logique informelle sert justement à détecter ces erreurs

La logique formelle regarde la structure abstraite
La logique informelle regarde :la pertinence,le sens,le contexte,les biais.
Tu mélanges encore trois choses distinctes et tu en fais une pseudo “alternative”.

Oui, il existe des raisonnements contextuels, sensibles au sens, à la pertinence, aux biais. Mais ça ne constitue pas une “logique informelle” au même titre qu’une logique formelle. Ça relève : de la rhétorique, de l’argumentation, de l’épistémologie, des sciences cognitives, mais pas directement d'un système logique.

Quand tu dis que les règles sont “souples, implicites et contextuelles”, tu confirmes exactement le problème : elles ne définissent aucun critère stable de validité.

Or sans critère de validité :
- tu ne peux pas trancher rigoureusement entre valide et invalide,
- tu restes au mieux dans l’évaluation pragmatique, pas dans la logique.

Sur les “erreurs que la logique formelle ne détecte pas” (sophismes, fausses causalités, etc.) : ce ne sont pas des erreurs logiques au sens strict, ce sont des erreurs de contenu, de pertinence ou de contexte.

La logique formelle ne prétend pas tout couvrir, elle traite la validité, pas directement la vérité des prémisses ni leur pertinence.

Donc non : la “logique informelle” ne remplace pas la logique formelle, elle ne la concurrence pas. Elle opère sur un autre plan.

En résumé :
- tu prends des outils d’analyse du raisonnement réel,
- tu les appelles “logique”,
  et
- tu crois corriger la logique formelle.

Tu changes simplement de registre ou de domaine sans le dire.

J'm'interroge à Coemgen a écrit : Conclusion :

- Tu ne montres pas une logique sans règles.
- Tu montres : une logique où les règles ne sont pas explicitées, parce qu’elles sont déjà intégrées dans la manière dont tu interprètes les énoncés
Autrement dit : tu utilises la structure logique... tout en affirmant qu’elle n’est pas nécessaire.
vic a écrit : 25 mars26, 02:14 Non , il n'a pas dit qu'il y avait logique sans règle dans son exemple , mais que cela ne pouvait pas entrer dans ta règle à toi qui dit que la logique ne peut évaluer des prémisses . Hors la logique informelle si le peut .Justement l'exemple qu'il a pris montre que ta règle ne s'applique pas à tous les cadres logiques , puisqu'il a contredit ta règle à travers son exemple .Et pour cause , il a utilisé un exemple utilisant la logique informelle .

Donc j'minterroge tu fais une confusion . Oui la logique informelle est organisée mais pas formalisée rigidement.
Non, là encore tu déformes ce qui a été dit.

Je n’ai jamais affirmé que la logique “ne peut pas évaluer des prémisses”. J’ai dit que ce n’est pas sa fonction propre. La logique traite de la validité des inférences. L’évaluation des prémisses relève d’autre chose (sémantique, connaissance, contexte, etc.). Tu confonds encore les niveaux.

L’exemple de Coemgen ne contredit rien du tout. Il montre simplement une évaluation dans un modèle (vrai/faux selon un cadre donné). Ce n’est pas une alternative aux règles d’inférence, c’est la dimension sémantique de la logique. Et cette dimension est déjà parfaitement intégrée dans la logique formelle.

Quand tu dis ensuite que “la logique informelle peut le faire”, tu continues d’appeler “logique” un ensemble de pratiques (interprétation, contexte, plausibilité) qui ne définissent aucun critère formel de validité. Ce n’est pas une autre logique, c’est un autre domaine et une autre activité.

Enfin, dire que c’est “organisé mais pas formalisé” ne change rien au problème :
- soit tu peux expliciter les règles, et alors tu es dans un cadre logique,
- soit tu ne peux pas, et alors tu es dans du raisonnement informel.

Dans aucun cas tu ne montres une logique qui échappe à cette structure.


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J'm'interroge a écrit :Vous affirmez tous les deux quelque chose de central — que la logique pourrait se passer de règles d’inférence — mais vous ne voyez pas que vos propres exemples reposent exactement sur ce que vous niez.
vic a écrit : 25 mars26, 02:47 On note que c'est pas toi qui raisonne mais gpt , voire la mise en forme avec les traits à des endroits bizarres .
Un peu largué sur la logique j'minterroge , quand on bascule sur la logique informelle ? On pédale ? On fait appel à une IA ? L'exemple de Coemgen fait dérailler la machine ? :laugh:

Extrapolations gratuites et hors sujet.

Moi ou pas, IA ou pas, ce n'est pas le sujet. Tu ne montres rien, tu ne cherches ici qu'à faire diversion, parce que tu est coincé et que tu n'as rien d'intelligent à répondre aux arguments.

vic a écrit : 25 mars26, 02:47 J'minterroge (ou plutôt gpt, parce que j'minterroge est largué ) , tu confonds :Avoir des inférences (et donc une certaine structure) avec avoir des règles d’inférence formelles explicites.
Ce n'est pas moi qui suis largué.

Il faut être précis :

Avoir des inférences n'implique pas nécessairement l'application de règles logiques. On peut inférer de manière intuitive, associative, sans aucune structure logique rigoureuse.

En revanche, une inférence n’est logique au sens strict que si elle est reconstructible comme valide selon une règle d’inférence.

C’est cette distinction qui est centrale, et que tu ne fais toujours pas. Mais c'est moi qui confondrais des choses...
Lol !

C’est exactement là que tu confonds : tu prends des inférences au sens large, puis tu les qualifies de logiques sans critère clair de validité.

vic a écrit : 25 mars26, 02:47 Tout son discours depuis le début tourne autour de cette même erreur . Tu ne comprends pas du tout ce qu'est la logique informelle .
En logique informelle, il n’y a pas de règles d’inférence strictes, explicites et formalisées comme en logique formelle
Je ne nie pas qu’il y ait des inférences en logique informelle. Ce que je dis, c’est qu’elles ne prennent pas la forme de règles d’inférence formelles, explicites et universelles comme en logique formelle. Confondre les deux, c’est justement le point du désaccord.
Donc oui, l'exemple de Coemgen qui est un exemple utilisant la logique informelle est pertinent .

La logique informelle peut valider des prémisses ( c'est justement une de ses qualités ). La logique formelle ne le peut pas . Donc on voit bien que ta règle de logique minimale ne fonctionne plus sur la logique informelle , mais ne fonctionne que dans le cadre de la logique formelle .Coemgen a pris un très bon exemple pour l'illustrer .

Ton erreur avec tes règles de logique minimale c'est de parler de la logique en général . Tu n'aurais restreint tes règles uniquement à la logique formelle , personne ne serait vraiment intervenu pour te contredire . Mais là tu cherches à nous faire croire que tes règles de logique minimale s'appliquent à tous les cadres de logiques , y compris la logique informelle . :grinning-face-with-sweat:
Tu continues à empiler des confusions, mais elles sont maintenant très claires.

Tu dis qu’en logique informelle il n’y a pas de règles explicites, seulement des inférences. Très bien. Mais dans ce cas, tu dois accepter la conséquence : sans règles explicites, tu n’as aucun critère stable de validité.

Donc tu ne peux pas dire rigoureusement qu’un raisonnement est logique, seulement qu’il te paraît pertinent ou convaincant. Ce n’est pas une autre logique, c’est un autre registre.

Ensuite, dire que la “logique informelle valide des prémisses” est encore un glissement. Ce que tu appelles validation, c’est : juger la plausibilité selon ce qu'il te parait évident. Rien d'autre.

Ça relève de la conviction, pas de la logique au sens strict.

Enfin, tu dis que mes règles ne vaudraient que pour la logique formelle. C’est justement le point : dès que tu veux parler de logique au sens strict (validité, inférence, conséquence), tu es dans un cadre formalisable, minimalement structuré.

Ce que tu appelles “logique informelle” n’échappe pas à ce cadre :
- soit elle est formalisable, et alors elle entre dans la logique,
- soit elle ne l’est pas, et alors ce n’est pas de la logique, mais du raisonnement informel, c'est-à-dire de l'inférence naturelle.

Tu veux garder le mot “logique” tout en abandonnant ce qui le définit. C’est là que ton raisonnement ne tient pas.


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Coemgen a écrit : 25 mars26, 03:41 Si, elle utilisait un modèle structuré portant sur le sens des formules, même en l'absence de preuves ou de règles d'inférence, elle est très formelle.
J'ajoute que mon exemple est bien de la logique sémantique.
Je n'insiste pas. Bien à vous et bonne journée.
Coemgen,


Tu fais un pas dans la bonne direction en parlant de logique sémantique, mais tu tires une mauvaise conclusion.

Oui, ton exemple relève bien de la sémantique : tu évalues des énoncés dans un modèle. Mais dire “en l’absence de règles d’inférence” est faux. Tu ne les vois simplement pas parce que tu changes de point de vue.

En logique, il y a deux faces : la syntaxe (règles d’inférence) et la sémantique (vérité dans un modèle).

Et elles sont reliées : ce que tu fais sémantiquement correspond exactement à ce que les règles capturent syntaxiquement.

Donc non, tu ne montres pas une logique sans règles. Tu montres une logique où la structure déductive est encodée dans la sémantique plutôt qu’explicitée.

C’est une différence de représentation, pas une absence de règles.


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ronronladouceur a écrit :Je crois bien que c'est le cas pour l'image suivante où : ''la logique naturelle dépasse la logique formelle. La logique formelle ne voit que ce qui est écrit; la logique naturelle voit ce qui est omis.
ronronladouceur,


Ta formule est séduisante, mais elle n'est pas vraie :

Dire que “la logique naturelle voit ce qui est omis” ne décrit pas une logique plus large, mais une interprétation :

- tu complètes des implicites
- tu ajoutes du contexte
- tu infères des intentions

Autrement dit, tu fais au mieux du raisonnement pragmatique, pas de la logique au sens strict.

La logique formelle, elle, ne “voit que ce qui est écrit” pour une raison simple : elle ne suppose rien. Elle exige que tout soit explicité pour pouvoir être évalué.

Donc non : la logique naturelle ne “dépasse” pas la logique formelle, elle opère simplement avant ou autour d’elle, en fournissant du contenu à analyser.

Mais dès que l'on veux vérifier si ce que l'on ajoute est cohérent ou bien inféré, l'on revient à la nécessité d'une logique formelle.

____________________

vic a écrit : 25 mars26, 04:20 Ceci dit , ces deux cadres de logique "formel et informel" se complètent .
Il n'y a pas de cadre logique informel !!! !! ! !

Lol... Il ne comprend toujours pas...

:lol:
.