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vic a écrit : 01 juin26, 04:16
Tu rends tellement flou ton explication qu'on ne voit rien qui se distingue de n'importe d'autre .
Il ne suffit pas de décréter qu'il y a distinction , tu ne définis même plus clairement de quoi tu parles .
j'minterroge a dit :Tu peux contester l'approche, mais pas en me prêtant une théorie que je n’énonce pas, puis en la réfutant ensuite.
Comment je pourrais réfuter ou pas ta théorie puisqu'elle ne dit rien de spéciale , elle est floue , on peut lui faire dire ce qu'on veut comme on veut .
Plus j'interviens et plus tu est obligé de vider ta théorie de sa substance poussé par mes arguments .
A mon sens , il n'en reste plus grand chose .
Ce que tu appelles “flou” est simplement le refus de surcharger les termes avec de la métaphysique.
Je ne décris pas un système caché, donc il est normal qu’il n’y ait pas de “théorie” au sens où tu l’entends. Je distingue seulement :
- des occurrences d’expérience (ce qui se présente),
et
- des interprétations (ce qu’on en dit ensuite).
Tu dis que “tout peut être dit à partir de là”, mais c’est faux : tout ne peut pas être légitimement déduit. Je refuse notamment les inférences ontologiques que tu ajoutes.
Si ma position te paraît vide, c’est peut-être parce qu’elle ne fait pas ce que tu lui fais faire : expliquer le réel “ultimement”. Elle ne fait que limiter ce qu’on peut affirmer sans glisser dans la spéculation.
Ce n’est donc pas une théorie qui se vide sous pression argumentative, c’est une démarche qui refuse précisément les ajouts que tu essaies d’y injecter.
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Ajouté 6 minutes 1 seconde après :
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vic a écrit : 01 juin26, 04:24
Personne ne peut rien comprendre , c'est justement flou et sans aucun sens de distinguer ces principes , puisqu'ils co émergent les uns des autres .
L'œil n'est jamais vierge : Ce qui "se présente" à nous est déjà filtré par notre langage et nos concepts. On ne voit pas une "forme colorée indéfinie" pour ensuite postuler que c'est une chaise ; on voit tout de suite une chaise parce que notre esprit est structuré pour cela.
La poule et l'œuf : Le découpage conceptuel crée la chose qui se présente, et la chose qui se présente valide ou modifie le découpage. Les deux notions se nourrissent l'une l'autre en temps réel.
Le fait qu’il y ait co-émergence ou interaction entre perception et conceptualisation ne supprime pas la distinction entre les deux. (Bien que je ne parle pas d'interaction pour ma part entre les deux)
Dire que l’œil n’est jamais “vierge” ne veut pas dire que tout est déjà théorie. Cela veut dire qu’il y a déjà une structuration perceptive et représentationnelle. Mais cette structuration n’est pas identique aux jugements explicites ou aux théories générales que l’on formule ensuite.
Même si je reconnais que perception et conceptualisation s’"influencent" mutuellement, cela ne rend pas inutile la distinction entre :
- ce qui se présente effectivement dans l’expérience,
et
- ce qui est ajouté par interprétation, langage ou théorie.
Tu passes de “interaction” à “indistinction totale”. C’est ce saut qui pose problème.
Le fait que la chaise soit immédiatement reconnue ne montre pas que la chaise est une construction pure, mais que certaines régularités sont déjà stabilisées dans la perception et la reconnaissance représentative.
Confondre la manière dont se présentent les choses et identité conceptuelle est exactement ce qui efface toutes les distinctions utiles dans l’analyse.
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