J'm'interroge a écrit : Je ne fonde rien sur un « argument d'évidence ».
Je pars simplement de ce qui se présente et je suspends les thèses qui ajoutent quelque chose à ce qui se présente.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Merci de parfaitement démontrer que ton argumentation est parfaitement fondée sur de la logique circulaire .
Tu dis "je ne fonde rien sur une évidence , mais je te sors mon mantra de l'évidence " .
De quel argument tu parles ?
Je ne parle pas d'un argument, je parle de ce que je décris de ce qui se présente.
Toi tu le nies sur la base d'une théorie bouddhiste que tu arranges à ta sauce.
Il n'y a aucune circularité dans ce que je dis, c'est purement descriptif.
On parle de circularité dans le cadre d'un raisonnement.
Ce que tu dis est par conséquent complètement à côté de la plaque.
J'm'interroge a écrit : Le fait que tu ne trouves pas une chose évidente ne montre absolument pas qu'elle soit fausse, ni même qu'elle soit une thèse.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Non , mais ça ne prouve pas non plus qu'une chose qui parait évidente soit vraie, hors toi tu pars de ce principe .
C'est pourquoi je montre que tu utilises le sophisme de l'appel à l'évidence .
Tu ramènes encore une fois sur le terrain de ce qui peut-être vrai.
Mais je n'affirme rien.
Il n'y a de vérité, de fausseté ou d'indécidabilité que pour ce qui est d'une affirmation théorique.
Or, il n'y a rien de tel ici.
Comme je le disais juste à l'instant, ce que tu me réponds est complètement à côté de la plaque.
J'm'interroge a écrit :Tu me demandes de faire table rase de tout préjugé.
Très bien.
C'est précisément ce que je fais lorsque je refuse d'ajouter un cerveau reconstructeur ou producteur des contenus conscients, un observateur, une vacuité sans forme, un fond indifférencié ou toute autre entité postulée qui ne se présente pas comme telle.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Ben si tu fais dans le sophisme de l'appel à l'évidence , ça c'est une thèse reconstructrice à partir d'un sophisme .
Quel sophisme ? Tu n'as montré aucun sophisme.
Ce n'est pas moi, mais bien toi qui postules de telles choses et d'autres encore, comme celles listées dans l'autre post (liste non exhaustive). Pour ensuite dire que ce n'est rien de particulier...
Mais ce sont bien des thèses et ce sont les tiennes. Et ce sont tes postulats.
Pour ma part, je ne postule ni ne suggère rien de tel dans tout ce que j'énonce relativement à ma démarche ou à ce qui se présente.
Donc plutôt que de t'attaquer à une théorie que je ne défends pas ou à des postulats que je n'ai jamais formulés et donc sur lesquels je ne me base d'aucune manière, tu devrais plutôt porter un regard critique sur ta propre théorie pseudo-bouddhiste et les nombreux postulats qui sont les tiens.
J'm'interroge a écrit : Tu me demandes ensuite d'examiner ce que j'appelle une évidence.
Mais là encore tu déplaces la discussion.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Non c'est toi qui danse et déplace la discussion , tu dois pouvoir prouver que ton mantra est vrai , pas en déclarant " mais c'est évident" .
J'ai déjà répondu plus haut.
J'm'interroge a écrit : Nous ne sommes pas en train de faire un sondage.
Ce qui compte n'est pas le nombre de personnes convaincues, mais ce qui est effectivement montrable.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Vu que ton seul argument c'est " c'est évident " on vérifie si ça l'est par un sondage oui, puisque l'évidence déclarée sans preuve n'a aucune valeur de fond .
Mais de quel fond parles-tu ?
Contrairement à toi, je ne postule aucun fond.
Je m'en tiens simplement ce qui se présente comme il se présente.
Et si tu n'es pas capable de montrer ce fond, ou de valider tes affirmations théoriques par une confrontation à l'expérience, ou de montrer à quoi réfèrent concrètement tes postulats dans ce qui se présente, sur quelle base affirmes-tu de telles choses tout à fait invérifiables et qui ne correspondent à rien ?
Ça ne colle pas avec ce que tu dis quand tu parles de suspension du jugement. Ni même à la démarche bouddhiste.
C'est comme quand tu affirmes qu'une description de ce qui se présente est un découpage conceptuel produit par le cerveau ou dépendant du langage ou des conventions, un découpage opéré sur un fond vierge. Tu affirmes sans montrer, sur une base qui n'est autre que ta croyance.
Ce n'est pas là une critique de ce que je dis, c'est un exposé théorique et c'est une croyance que tu m'opposes.
Rien d'autre.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Partir sur une base d'évidence suppose que cette base soit évidente pour tout le monde . Ce qui n'est pas le cas .
Je t'avais déjà répondu qu'il y a une confusion ici sur ce que j'appelle une évidence.
Je ne parle pas d'une évidence au sens d'une vérité universellement admise ou psychologiquement irrésistible.
Je parle d'une évidence descriptive.
Si une douleur se présente, il est évident qu'une douleur se présente.
Si une pensée se présente, il est évident qu'une pensée se présente.
Si un souvenir se présente, il est évident qu'un souvenir se présente.
Cette évidence ne porte sur rien d'autre que ce qui se présente comme cela se présente.
Elle n'affirme rien sur ce qui produirait ces phénomènes, sur leur nature ultime ou sur ce qu'ils seraient réellement.
Tu sembles croire que, lorsque je parle d'évidence, je prétends démontrer une théorie du réel.
Or c'est exactement l'inverse.
Je refuse précisément de transformer ce qui se présente en théorie du réel.
J'm'interroge a écrit : Enfin, tu affirmes que ma démarche reposerait implicitement sur une logique, un observateur ou une théorie de l'apparaître.
Mais c'est précisément cela que je te demande de montrer.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Non , je dis que ta démarche ne répond à aucune logique puisque tu dis toi même que toute réflexion sur le sujet devient automatiquement une théorie .
Ta démarche ne repose que sur l'idée d'une pseudo évidence que tout le monde doit admettre parce que tu l'as exprimé .
Non, ce que je dis c'est qu'il ne se présente rien de tel dans l'expérience qu'un sujet-opérateur. Cette idée est déjà elle-même théorique, ce sujet-opérateur étant une entité postulée inobservable, puisque défini comme ce qui ferait l'expérience de ce qui se présente ou opérerait les distinctions.
(Tu reviens avec la logique, mais il n'est pas du tout question de logique dans mon propos. Et tu n'as toujours pas montré en quoi ce que j'ai dit reposerait sur une logique, ni devrait reposer sur une logique.)
J'm'interroge a écrit : Où observes-tu, dans ce que je décris, cette logique implicite, cet observateur ou cette théorie ?
Car moi, je n'en fais jamais usage. Tu les introduis toi-même, puis tu me reproches ensuite de les présupposer.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Mais en réalité tu pars d'une pseudo évidence et tu dis " pas besoin de la démonter parce que c'est évident " donc pas de théorie .
En fait c'est juste du cirque , rien de plus , on ne fait que de pointer ça du doigt .
Oui. Ce que je dis n'a pas à être démontré, puisque, comme déjà expliqué, dit et redit : ce n'est pas une affirmation théorique.
Je parle de montrer. Tu confonds avec démontrer.
Et comme je me tue à le répéter : je ne pars pas de pseudo évidences logiques, ni de postulats, je pars de ce qui se présente comme il se présente.
Il ne s'agit pas de démontrer une théorie encore une fois.
Par contre, toi qui tiens des discours théoriques et postules de nombreuses choses, il te revient de les démontrer pour ce qui est de la part raisonnement, et de montrer à quoi ça correspond dans l'expérience, pour ce qui est de la part entités ou principes postulés.
J'm'interroge a écrit : Je parle d'une évidence descriptive.
Si une douleur se présente, il est évident qu'une douleur se présente.
Si une pensée se présente, il est évident qu'une pensée se présente.
Si un souvenir se présente, il est évident qu'un souvenir se présente.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Désolé , mais on a milles fois parlé de ça .
"On" ? Toujours ce "on" ?
Pourquoi te cacher derrière un "on" ?
Tu as répondu beaucoup de pages, mais rien qui réponde aux questions précises que j'ai posées, ni qui n'établisse concrètement ce que tu affirmes.
C'est beaucoup de baratins pour pas grand-chose...
En cela, tes réponses ressemblent beaucoup à celles des croyants. C'est à un tel point, que je pourrais te considérer comme tel.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Tu nous dit que le sujet n'est pas distinct de la scène ( non démontré qui plus est ) .
Mais je ne postule aucun sujet témoin ou pervevant !
Cette question du sujet et de son rapport à ce qui se présente c'est ta théorie, ce n'est pas la mienne. C'est quelque chose que tu introduis et qui est absent de mon discours.
C'est donc à toi de te démêler avec ça.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Si il n'y a plus de sujet , alors qui souffre, qu'est ce qui se présente, qui peut reconnaitre la souffrance ?
Justement la souffrance est due à la notion de dualité sujet/ objet .
Si cette dualité disparait , la souffrance aussi , ou en tous cas elle ne peut plus être clairement distinguée .
Théorie.
Je n'observe rien de tel.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Ensuite , une pensée ne se présente pas ou non , puisque la pensée ne peut pas se voir elle même .idem pour un souvenir qui ne peut pas se souvenir de lui même .
Je te l'ai dit, c'est à toi de te démêler avec ça. Je ne postule aucune entité invérifiable ou qui ne s'identifie concrètement à quelque chose qui se présente effectivement.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Pour ça il faudrait que tu fasses intervenir une autre notion , la conscience , mais tu nies cette idée .
Non, il n'y a aucune nécessité dans ma démarche de faire intervenir une quelconque entité postulée supplémentaire.
C'est à toi de te démerder avec ta théorie.
C'est souvent comme ça vic, pour faire tenir une théorie creuse qui postule des entités creuses, il faut sans fin faire appel à d'autres entités creuses...
Je n'ai pas ce problème dans ma démarche.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Jm on tourne en rond , ça fait 1 million de fois qu'on te fait les mêmes objections et que tu ne démontres rien , et que tu te contentes de parler d'évidences que rien ne soutient . Même gpt n'arrive plus à défendre ta thèse , alors que tu as fait tous les efforts pour qu'il tente de la soutenir avec pertinence .
C'est un bateau qui fuie de partout .
Rentre mes textes comme je les énonce moi-même, l'IA t'expliquera très bien ma démarche et en quoi ce que tu lui opposes est à côté de la plaque.
NB : Je n'ai pas utilisé d'IA ici, ni dans les posts précédents, sauf pour la liste non exhaustive de tes affirmations théoriques et postulats, dans le post en amont.
J'm'interroge a écrit : Dire qu'une sensation se présente lorsqu'elle se présente n'est pas une thèse métaphysique.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Pareil , une sensation ne peut pas se voir elle même .
En niant l'observateur , le sujet , la conscience , tu te mets dans la mouise mon ami .
Lol. C'est ta théorie qui est dans la mouise.
Je n'ai nullement besoin de postuler un observateur pour reconnaître une sensation comme telle. Une sensation se présente distinctement comme telle, ce n'est pas le cas de ton observateur postulé.
Si j'entends "j'ai mal au dos" suivi de gémissements, il n'y a pas de mal à identifier que cette déclaration réfère à quelque chose de concret d'indentifiable dans ce qui se présente.
Ce n'est pas le cas de ton sujet percevant ou opérateur qui serait le cerveau par exemple...
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Tu en est réduit à parler de sensation qui se sent elle même pour se percevoir , de pensée qui se pense elle même pour se percevoir etc ....
Non. N'importe quoi vic.
Ce n'est certainement pas moi ici qui parle de sensation qui se sentirait elle-même pour se percevoir !
Tu confonds avec tes propos dans le cadre de tes théories explicatives invérifiables.
Moi je peux très bien renvoyer une sensation de douleur à son contexte comme il se présente, sans invoquer de mystérieuses entités ou principes invérifiables ou qui ne correspondent à rien d'identifiable dans ce qui se présente.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
C'est de la pseudo évidence naïve .
Donc non , une chose ne se présente jamais comme elle se présente sans filtre , sans sujet , sans observateur , sans interprète .
C'est une théorie.
Dans le cadre de ma démarche, c'est ce genre de théorie qui apparaît comme naïve, notamment parce qu'elle ne se base pas sur ce qui se présente, mais sur des entités postulées comme je l'ai dit, lesquelles n'ont rien d'évidentes empiriquement parlant.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Si tu supprimes tout cela , plus rien en tant que ce qui se présente ne se soutient plus .
Je ne postule aucun substrat à ce qui se présente comme il se présente.
Et Ô miracle ! Ça tient très bien sans.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Donc oui, il est à douter qu'après être passé par ce filtre "il se présente toujours ce qui se présente" , puisque tout devient biaisé.
"Donc" ?
Quel est ton raisonnement ?
Se présente-t-il concrètement un "substrat" tel que tu le postules ?
J'attends que tu me décrives comment il se présente.
Lol.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
On fabrique plutôt une interprétation de ce qui semble se représenter , mais on ne touche jamais ce qui se présente en soi avec certitude .
Mais je ne postule rien de tel que quelque chose qui serait en soi.
Tu ne t'en rends pas compte, mais ce dont tu parles n'a rien de concret.
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
L'allegorie de la caverne de Platon illustre très bien le fait qu'on voit la réalité à travers un rideau , un filtre , et comment ce filtre rend complexe de différencier la réalité de l'illusion .
C'est une théorie qui postule une réalité en soi.
Dans une démarche empiriste stricte, rien de tel n'est postulé
vic a écrit : 28 juin26, 01:33
Pour platon il n'est pas évident que ce qui se présente soit comme il se présente .Ou qu'il existe ce qui se présente comme il se présente .
Oui, parce qu'il postule une réalité derrière les apparences, autrement dit : il postule une réalité qui conditionnerait ou qui expliquerait ce qui se présente, une réalité qui ne s'observe d'aucune manière.
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Ajouté 3 heures 15 minutes 48 secondes après :
Je pense avoir réussi à recentrer la discussion sur la différence entre description et théorie, qui est précisément le point que vic évite depuis des dizaines de messages.
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@ vic,
Tu continues à raisonner à l'intérieur de ta propre théorie :
« Une sensation ne peut pas se sentir elle-même. »
« Une pensée ne peut pas se penser elle-même. »
« Il faut un observateur. »
Moi, je ne postule rien de la sorte.
Et tu construis un faux dilemme en supposant qu'il faudrait choisir entre :
- un observateur qui observerait,
- ou accepter qu'une sensation qui se sentirait elle-même.
Mais je ne soutiens ni l'un ni l'autre. Ce sont deux constructions théoriques que tu introduis toi-même.
Moi, je ne parle ni d'un observateur, ni d'une sensation qui s'observerait elle-même. Je décris simplement qu'une sensation se présente lorsqu'une sensation se présente.
Tu cherches constamment à expliquer ce qui rendrait cela possible.
Moi, précisément, je suspends cette question.
Tu continues à employer le vocabulaire de la démonstration, de la vérité, de la preuve, alors que je ne suis pas sur ce terrain.
Tu écris : « Tu dois démontrer que cela est vrai. » Alors que ma démarche n'étant pas théorique, elle ne porte pas sur ce qu'il serait vrai, faux ou indécidable.
- On démontre une théorie.
- On ne démontre pas une description.
Si je dis qu'une douleur est présente lorsqu'une douleur se présente, je n'ai rien à démontrer. Je désigne simplement ce qui est déjà là.
C'est une distinction très importante que tu refuses systématiquement.
Tu confonds montrer et démontrer.
Je dirais même davantage :
Tu confonds constamment trois choses : décrire, montrer et démontrer.
Or ce sont trois opérations complètement différentes.
Je montre ce qui se présente.
Je le décris.
Je ne cherche pas à démontrer une théorie.
C'est toi qui proposes des théories sur le cerveau, le sujet, la conscience, le centre, le fond indifférencié, la reconstruction mentale, la vacuité, etc.
Ce sont donc ces théories qui demandent démonstration.
Pas la description de ce qui se présente.
Je pense que c'est un point capital que tu ignores.
Depuis le début, tu traites les descriptions données comme si elles étaient des propositions métaphysiques, puis tu exiges qu'elles soient démontrées.
Toute la confusion vient de là.
Une fois cette confusion levée, tu reconnaîtras que la plupart de tes objections ne concernent pas ce que j'énonce, parce qu'elles visent une théorie que je ne défends pas.
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