Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Posté : 03 juin26, 08:02
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@ vic,
Tu continues de passer d'une théorie à une autre sans t'en rendre compte.
Quand il y a perception, reconnaissance ou une forme, il y a distinctions, ce n'est pas rien. C'est varié, variable, mais ce n'est pas rien.
Et je ne prétends pas qu'il s'agisse d'entités autonomes, substantielles ou existant en elles-mêmes.
Or toi, dès qu'une distinction est mentionnée, tu réponds immédiatement : « c'est illusoire », « c'est interdépendant », « ce n'est pas autonome », « ce n'est pas absolu ».
C'est théorique et cela ne répond pas à ce que je dis. Et ce faisant, tu me prêtes implicitement des propos que je ne tiens pas.
- Qu'une distinction ne soit pas absolue ne signifie pas qu'elle n'existe pas comme distinction.
- Qu'une vague soit interdépendante de l'océan ne signifie pas qu'on ne distingue rien d'identifiable qui soit ensuite désigné par le mot "vague".
- Qu'une couleur soit conventionnelle ne signifie pas qu'aucune couleur n'est perçue.
- Qu'une reconnaissance soit conditionnée ne signifie pas qu'il n'y a pas reconnaissance.
Tu passes constamment de : « ce n'est pas absolu » à « donc il n'y a rien à distinguer ».
Or ce passage n'est jamais justifié.
De la même manière, lorsque tu parles d'une matrice, d'une totalité, d'un espace contenant tous les points de vue, d'une conscience fondamentale ou d'un éveil qui révélerait qu'on ne peut rien saisir absolument, tu ne décris pas ce qui se présente, tu continues à produire des affirmations générales et théoriques, sur ce qu'il en est de l'expérience, de la conscience et du réel.
-----> C'est spéculatif et c'est ontologisant.
Le fait que tu qualifies ensuite ces notions de « rien de particulier » ne change rien au problème.
Car une affirmation générale ne cesse pas d'en être une parce qu'on lui retire tout contenu particulier. Cela reste une affirmation théorique.
Dire : « il n'y a rien de particulier » reste encore une proposition sur ce qu'il en est.
C'est précisément cela que je pointe depuis le début.
Moi je ne prétends pas saisir le réel absolument. Je constate seulement que des distinctions se présentent dans l'expérience.
Toi, tu sembles croire qu'en reconnaître une distinction revient automatiquement à lui attribuer une existence absolue. Or ce sont deux choses complètement différentes.
Enfin, tu sembles confondre observer une distinction et en opérer une.
Et contrairement à ce que tu dis je ne découpe pas.
C'est même une autre confusion récurrente chez toi.
Pour toi, dès que je dis :
« je distingue une sensation »
« je distingue une reconnaissance »
« je distingue une perception »
Tu traduis immédiatement cela par :
« tu découpes artificiellement le réel »
« tu isoles un morceau du tout »
« tu extrais arbitrairement un maillon de la chaîne »
Mais ce n'est pas ce que je dis ni ce que je fais.
Dans ma démarche, je ne pars pas d'un Tout dont je prélèverais ensuite des morceaux. je pars de ce qui se présente.
Or ce qui se présente est déjà différencié.
- Je n'ai pas besoin de découper une douleur pour remarquer qu'elle est différente d'une image mentale.
- Je n'ai pas besoin de découper un visage reconnu pour remarquer qu'il n'est pas identique à un autre.
- Je n'ai pas besoin de découper un souvenir pour remarquer qu'il ne se présente pas comme une perception visuelle immédiate.
La distinction n'est donc pas produite par une opération théorique de découpage. Elle est déjà donnée dans l'expérience.
C'est même là que ton discours devient paradoxal. Car lorsque tu me dis : « tu découpes artificiellement », tu présupposes toi-même qu'il existe quelque chose d'abord indifférencié, une totalité, une matrice, un ensemble unique, que moi je viendrais ensuite fragmenter.
Mais cette totalité indifférenciée, où l'observes-tu ?
Tu ne l'observes nulle part. Ce n'est qu'une théorie, creuse pour le coup, puisqu'elle ne réfère à rien dans l'expérience ni ne s'y vérifie.
Moi, je pars des distinctions telles qu'elles se présentent.
Toi, tu pars d'un Tout supposé dont tu affirmes ensuite que les distinctions seraient des découpages artificiels.
Autrement dit :
- Moi, je décris des distinctions observées.
- Toi, tu postules d'abord une unité fondamentale puis explique les distinctions à partir de ce postulat.
C'est pourquoi ta critique du « découpage » ne touche pas vraiment ma position.
Je ne découpe rien. Je constate simplement que les choses ne se présentent pas indistinctement.
- Une douleur ne se présente pas comme un souvenir.
- Un souvenir ne se présente pas comme une perception visuelle.
- Une émotion ne se présente pas comme une perception dite sensorielle.
Ces distinctions ne sont pas produites par une théorie. Elles sont déjà là avant qu'on commence à théoriser à leur sujet.
C'est probablement le point le plus important : je n'opère pas un découpage du réel, je décris des différences qui se donnent déjà dans l'expérience.
C'est toi qui ajoute ensuite une théorie selon laquelle ces différences seraient artificielles parce que tu supposes au préalable une totalité plus fondamentale.
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@ vic,
Tu continues de passer d'une théorie à une autre sans t'en rendre compte.
Quand il y a perception, reconnaissance ou une forme, il y a distinctions, ce n'est pas rien. C'est varié, variable, mais ce n'est pas rien.
Et je ne prétends pas qu'il s'agisse d'entités autonomes, substantielles ou existant en elles-mêmes.
Or toi, dès qu'une distinction est mentionnée, tu réponds immédiatement : « c'est illusoire », « c'est interdépendant », « ce n'est pas autonome », « ce n'est pas absolu ».
C'est théorique et cela ne répond pas à ce que je dis. Et ce faisant, tu me prêtes implicitement des propos que je ne tiens pas.
- Qu'une distinction ne soit pas absolue ne signifie pas qu'elle n'existe pas comme distinction.
- Qu'une vague soit interdépendante de l'océan ne signifie pas qu'on ne distingue rien d'identifiable qui soit ensuite désigné par le mot "vague".
- Qu'une couleur soit conventionnelle ne signifie pas qu'aucune couleur n'est perçue.
- Qu'une reconnaissance soit conditionnée ne signifie pas qu'il n'y a pas reconnaissance.
Tu passes constamment de : « ce n'est pas absolu » à « donc il n'y a rien à distinguer ».
Or ce passage n'est jamais justifié.
De la même manière, lorsque tu parles d'une matrice, d'une totalité, d'un espace contenant tous les points de vue, d'une conscience fondamentale ou d'un éveil qui révélerait qu'on ne peut rien saisir absolument, tu ne décris pas ce qui se présente, tu continues à produire des affirmations générales et théoriques, sur ce qu'il en est de l'expérience, de la conscience et du réel.
-----> C'est spéculatif et c'est ontologisant.
Le fait que tu qualifies ensuite ces notions de « rien de particulier » ne change rien au problème.
Car une affirmation générale ne cesse pas d'en être une parce qu'on lui retire tout contenu particulier. Cela reste une affirmation théorique.
Dire : « il n'y a rien de particulier » reste encore une proposition sur ce qu'il en est.
C'est précisément cela que je pointe depuis le début.
Moi je ne prétends pas saisir le réel absolument. Je constate seulement que des distinctions se présentent dans l'expérience.
Toi, tu sembles croire qu'en reconnaître une distinction revient automatiquement à lui attribuer une existence absolue. Or ce sont deux choses complètement différentes.
Enfin, tu sembles confondre observer une distinction et en opérer une.
Et contrairement à ce que tu dis je ne découpe pas.
C'est même une autre confusion récurrente chez toi.
Pour toi, dès que je dis :
« je distingue une sensation »
« je distingue une reconnaissance »
« je distingue une perception »
Tu traduis immédiatement cela par :
« tu découpes artificiellement le réel »
« tu isoles un morceau du tout »
« tu extrais arbitrairement un maillon de la chaîne »
Mais ce n'est pas ce que je dis ni ce que je fais.
Dans ma démarche, je ne pars pas d'un Tout dont je prélèverais ensuite des morceaux. je pars de ce qui se présente.
Or ce qui se présente est déjà différencié.
- Je n'ai pas besoin de découper une douleur pour remarquer qu'elle est différente d'une image mentale.
- Je n'ai pas besoin de découper un visage reconnu pour remarquer qu'il n'est pas identique à un autre.
- Je n'ai pas besoin de découper un souvenir pour remarquer qu'il ne se présente pas comme une perception visuelle immédiate.
La distinction n'est donc pas produite par une opération théorique de découpage. Elle est déjà donnée dans l'expérience.
C'est même là que ton discours devient paradoxal. Car lorsque tu me dis : « tu découpes artificiellement », tu présupposes toi-même qu'il existe quelque chose d'abord indifférencié, une totalité, une matrice, un ensemble unique, que moi je viendrais ensuite fragmenter.
Mais cette totalité indifférenciée, où l'observes-tu ?
Tu ne l'observes nulle part. Ce n'est qu'une théorie, creuse pour le coup, puisqu'elle ne réfère à rien dans l'expérience ni ne s'y vérifie.
Moi, je pars des distinctions telles qu'elles se présentent.
Toi, tu pars d'un Tout supposé dont tu affirmes ensuite que les distinctions seraient des découpages artificiels.
Autrement dit :
- Moi, je décris des distinctions observées.
- Toi, tu postules d'abord une unité fondamentale puis explique les distinctions à partir de ce postulat.
C'est pourquoi ta critique du « découpage » ne touche pas vraiment ma position.
Je ne découpe rien. Je constate simplement que les choses ne se présentent pas indistinctement.
- Une douleur ne se présente pas comme un souvenir.
- Un souvenir ne se présente pas comme une perception visuelle.
- Une émotion ne se présente pas comme une perception dite sensorielle.
Ces distinctions ne sont pas produites par une théorie. Elles sont déjà là avant qu'on commence à théoriser à leur sujet.
C'est probablement le point le plus important : je n'opère pas un découpage du réel, je décris des différences qui se donnent déjà dans l'expérience.
C'est toi qui ajoute ensuite une théorie selon laquelle ces différences seraient artificielles parce que tu supposes au préalable une totalité plus fondamentale.
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