TRIPLE-X a écrit :
Seul Dieu est l'appuit (Rocher) du croyant mais alors pourquoi Jésus l'est également sans être Dieu pour toi et en sachant que pour Dieu il n'existe pas d'autre que lui ?
Mais Jésus n'est pas Dieu, donc c'est pas le même : il y a le Rocher qu'est Jéhovah , l'unique Dieu, et le rocher qui suivaient derrière le peuple auquel le peuple s'abreuvait. Jéhovah était placé devant le peuple pas derrière.
(Nombres 20:11) Là-dessus Moïse leva sa main et frappa deux fois le rocher avec son bâton ; alors il sortit de l’eau en abondance, et l’assemblée se mit à boire, ainsi que ses bêtes de somme.
ça ressemble au Rocher ?
Emploi figuré. Dans un sens figuré, le mot “ rocher ” illustre les qualités de Jéhovah en tant que Père d’Israël (Dt 32:18), forteresse (2S 22:32, 33 ; Is 17:10), hauteur sûre, refuge (Ps 62:7 ; 94:22) et salut de son peuple (Dt 32:15 ; Ps 95:1). Certains considérèrent de faux dieux comme leur “ rocher ”. (Dt 32:37.) Dans d’autres cas encore, le terme “ rocher ” symbolise d’une façon générale un lieu offrant la sécurité, la protection ou le refuge (Is 2:10, 19, 21). Isaïe 8:14 fait allusion à Christ Jésus, “ un roc ” sur lequel “ les deux maisons d’Israël ” trébuchèrent. — Voir aussi Mt 21:42-44.
Dans l’exemple du semeur donné par Jésus, l’adjectif grec pétrôdês (apparenté au nom pétros) désigne les endroits rocailleux sur lesquels tomba une partie de la semence (Mt 13:3-5, 20). Pétros est employé comme nom propre, “ Pierre ”. (Jn 1:42.) À propos de la signification de ce terme, un dictionnaire (Vine’s Expository Dictionary of Old and New Testament Words, 1981, vol. 4, p. 76) fait cette remarque : “ Pétros évoque un morceau de roche, une pierre (ou un gros caillou) qui s’est détachée, par opposition à pétra, un roc ou rocher. ” Un autre ouvrage déclare au sujet de pétros : “ En grec classique, ce mot désigne un morceau de rocher, comme dans Homère, lorsqu’Ajax jette une pierre à Hector, [...] ou quand Patrocle saisit une pierre tranchante et la cache dans sa main. ” — Word Studies in the New Testament, par M. Vincent, 1957, vol. I, p. 91.
Puisque le mot grec pétra (de genre féminin) désigne un roc ou un rocher (Mt 7:24, 25 ; 27:51, 60 ; Lc 6:48 ; 8:6, 13 ; Ré 6:15, 16), il diffère de pétros (de genre masculin et utilisé comme nom propre, Pierre), qui signifie “ morceau de roche ”. Il ressort de cette distinction que lorsque Jésus dit à Pierre : “ Tu es Pierre, et sur ce roc je bâtirai ma congrégation ”, il n’employait pas des termes synonymes (Mt 16:18). Même dans la version araméenne (syriaque), cette distinction est rendue évidente par la différence de genre de la particule précédant le mot ki’pha’, qui correspond tant à “ Pierre ” qu’à “ roc ”. Le pronom personnel masculin (hou) précède “ Pierre ”, alors que “ roc ” est précédé de l’adjectif démonstratif féminin (hadè’).
Il est évident que pour les apôtres la déclaration de Jésus ne signifiait pas que Pierre était le roc, car ils entrèrent plus tard en contestation afin de savoir lequel d’entre eux semblait être le plus grand (Mc 9:33-35 ; Lc 22:24-26). Ils n’auraient eu aucune raison de se disputer si Pierre avait reçu la primauté en qualité de roc sur lequel la congrégation devait être bâtie. Les Écritures montrent clairement qu’en tant que pierres de fondement tous les apôtres sont égaux. Tous, y compris Pierre, sont posés sur la pierre angulaire de fondement, Christ Jésus (Ép 2:19-22 ; Ré 21:2, 9-14). Pierre lui-même identifia le roc (pétra) sur lequel la congrégation est bâtie à Christ Jésus (1P 2:4-8). De même, l’apôtre Paul écrivit : “ Ils [les Israélites] buvaient, en effet, au rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher représentait le Christ. ” (1Co 10:4). À deux occasions au moins et à deux endroits différents, les Israélites reçurent miraculeusement de l’eau provenant d’un rocher (Ex 17:5-7 ; Nb 20:1-11). Par conséquent, en tant que source d’eau, le rocher les suivait effectivement. Ce rocher était sans doute un type représentant ou symbolisant Christ Jésus, qui déclara aux Juifs : “ Si quelqu’un a soif, qu’il vienne vers moi et qu’il boive ! ” — Jn 7:37.
Jésus n’a pas dit à Pierre : ‘Tu es Pierre, et sur TOI je bâtirai mon église.’ Il ressort clairement du texte grec précité que Jésus ne disait pas que Pierre était la pétra (“roc”), et que sur Pierre (Pétros) il bâtirait son église ou congrégation. Il disait qu’il bâtirait son église ou congrégation sur lui-même comme Fondement. Même l’apôtre Paul identifie Jésus-Christ au Roc, dans I Corinthiens 10:4, où nous lisons : “Tous ont bu la même boisson spirituelle. Car ils buvaient au rocher spirituel [pétra] qui les suivait, et ce rocher [pétra] signifiait le Christ.”
Jésus connaissait bien les prophéties d’Isaïe 8:14 et 28:16 (AC). Voici ce qu’elles déclarent : “Il sera un sanctuaire ; mais il sera aussi une pierre d’achoppement, un rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël, un filet et un piège pour les habitants de Jérusalem.” “C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, Jéhovah : Voici que j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, pierre éprouvée, angulaire, de prix, solidement posée ; celui qui s’appuiera sur elle avec foi n’aura pas à fuir.” Qui deviendrait donc le “rocher de scandale pour les deux maisons d’Israël” ? Jésus, et non Pierre. Aussi l’apôtre Paul déclare-t-il en Romains 9:32, 33 : “Ils ont buté contre la ‘pierre d’achoppement’ ; ainsi qu’il est écrit : ‘Voici, je pose en Sion une pierre d’achoppement et un rocher [pétra] de scandale, mais celui qui fonde sa foi sur lui ne connaîtra pas la déception.’”
Tu vois, c'est pas le même rocher 