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Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 28 févr.17, 09:14
par Saint Glinglin
Et les Evangiles n'ont rien à voir avec le christianisme, peut-être ?

Mt 19.12 Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes;
et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 28 févr.17, 10:16
par Eidola
Saleucide : Je crois que ce sont surtout des raisons culturelles qui expliquent le célibat des prêtres dans l'Eglise catholique latine.
Karlo : C'était surtout pour protéger son patrimoine que l'Eglise a interdit à son clergé de fonder une famille.
Les biens, les terres de ces gens revenaient ainsi à l'Eglise après leur mort, et non-pas aux familles du clergé, qui auraient dispersé les possessions de l'Eglise au lieu de les accumuler. Le célibat de son personnel a aidé à la constitution de la fortune matérielle de l'Eglise.
Pour avoir étudié les débuts de la christianisation en Occident, je crois bien que c'est surtout pour ça en effet.

1. Eviter que les richesses du clergé ne partent n'importe où (à cause des héritages...) : problèmes réccurrants dans l'Antiquité chrétienne où les évêques pouvaient avoir des enfants.

2. Imposer un modèle de vertu : les prêtres (et de manière général, les clercs) représentent au haut Moyen Âge une sorte de "modèle" pour le laïcs (il n'est pas question de mes croyances, c'était juste les mentalités de l'époque, formatées par tout un tas de facteurs politiques, économiques, sociales et religieux...) et d'intermédiaire avec Dieu.
Ce modèle de vertu est ainsi plus haut placé dans la "hiérarchie des mérites" de la société médiévale. Je parle de "hiérarchie des mérites" dans le sens où il existait alors dans les mentalités un élément du christianisme très important (qui permettait de vendre un peu la religion à une époque de christianisation) : la possible vie après la mort. Or, cette vie après la mort, auprès de Dieu doit se "mériter" (je simplifie le discours de l'Eglise du haut Moyen Âge, pas taper svp ^^).
Donc en gros : les plus méritants = clercs chastes et les les moins méritants = les laïcs vicieux dont la sexualité est complètement désorganisée... (Et entre les deux : les couples, les veufs, les enfants...)

Vous me direz : le mariage n'est pas vertueux ? Oui et non. Le mariage renvoie à la sexualité et l'Eglise a rapidement diaboliser l'acte sexuel qui dans de nombreux textes médiévaux renvoient à la perte de contrôle de soi, à l'impureté, etc...
En se basant sur des références bibliques comme tout simplement la virginité de Marie, l'Eglise a défendu un modèle de vertu : l'absence de toute concupiscence qui permet ainsi de se donner complètement à Dieu, sans jamais être...distrait.
Je précise que cette diabolisation générale du corps au début du Moyen Âge peut s'expliquer par plein d'autres raisons : maladies, société que l'on cherche à ordonner, mortalités précoces, croyances païennes... Mais l'Eglise a bien joué avec en tout cas !

Du coup, les laïcs mariés sont-ils impurs ou moins méritants ? Dans la mesure ou l'acte sexuel sert à (et seulement à) la procréation, les parents époux sont méritant. Mais au-dessus d'eux resteront plus méritants : les prêtres, les moines, les nonnes, les vierges, les veuves chastes, etc...

Après, ça c'était le discours de l'Eglise du début du Moyen Âge. Cette hiérarchie des mérites est de moins en moins (surtout aujourd'hui).
Plus on avance dans le temps, plus l'argument principal devient : l'Homme/le femme ne peuvent avoir qu'un(e) seul(e) époux/se et le clerc ou la soeur a choisit d'épouser Dieu (cet argument faisait tout de même partie de ceux qui étaient utilisés au début du Moyen Âge aux côtés des autres énoncés plus haut).

Aujourd'hui, les catholique considèrent qu'un prêtre choisit de se consacrer entièrement à Dieu et non pas à une famille.
Après, est-ce qu'il faut permettre au clercs d'avoir s'ils le souhaitent une vie sexuelle ? Une vie maritale ? Une vie de famille ? Est-ce que célibat est bon ou mauvais ? Utile ou pas ? Y'a des arguments pour tout. Personnellement, je pense que je m'en fout un peu que mon curé soit marié.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 13 mars17, 09:02
par jipe
Sujet: Le prêtre et le célibat.

comment un homme qui représente une église et donc des valeurs , peut il expliquer aux autres des comportements et attitudes qu'il ne connait pas lui même , et ne connaitra jamais sauf apostasie ?

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 13 mars17, 10:14
par Mormon
Saint Glinglin a écrit :Et les Evangiles n'ont rien à voir avec le christianisme, peut-être ?

Mt 19.12 Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes;
et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.
Bien que Paul conseilla certains de ne pas se marier s'ils n'arrivaient pas à se maîtriser à cause de leur vécu avant conversion, ou s'ils ne trouvaient pas le conjoint adéquat dans cette vie, ou si un ministère particulier le rendait provisoirement irréalisable ; "Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne." (Mat.19:12), Paul dénonça catégoriquement ceux qui interdisaient le mariage :

"Mais l'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons... prescrivant de ne pas se marier" (1Tim. 4:1,3)

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 13 mars17, 10:41
par Saint Glinglin
Selon le mormonisme, l'autorité de Paul est supérieure à celle du Christ.

Je note.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 13 mars17, 10:50
par Mormon
Saint Glinglin a écrit :Selon le mormonisme, l'autorité de Paul est supérieure à celle du Christ.

Je note.
Paul était un apôtre, et un apôtre ne fait pas dire n'importe quoi au Christ.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 13 mars17, 12:26
par Saint Glinglin
"Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne."
(Mat.19:12)
Paul dénonça catégoriquement ceux qui interdisaient le mariage :

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 13 mars17, 20:15
par Mormon
Saint Glinglin a écrit :Paul dénonça catégoriquement ceux qui interdisaient le mariage :
A l'époque de Paul, déjà des hérésies multiples circulaient. Résultat, une Eglise hors-sol prit naissance, un mode de vie contre-nature de son clergé, de nombreux scandales de moralité, et une dérive idolâtrique de la fausse sainteté pour dominer sur les masses populaires.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 13 mars17, 22:28
par Saint Glinglin
Donc l'Evangile de Matthieu est hérétique.

Donc les mormons prêchent sciemment un évangile hérétique....

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 13 mars17, 23:37
par Etoiles Célestes
EL MAHDI a écrit :Sujet [ATTENTION Censuré dsl] je trouve, si le mec a fait ce choix pour se rapprocher de son Dieu, de quoi on se mêle ? :fatiguer:
Sauf que la majorité des Prêtres ne le fait pas par choix, mais par obligation.
A nombreuses reprises ils ont demandé à pouvoir se marier mais le Papouné, du haut de sa fausse autorité: a dit: niet... c'est moi qui décide... pas Dieu.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 14 mars17, 01:54
par yacoub
Saint Glinglin a écrit :Il y a des gens pour douter de l'historicité de Mahomet mais je connais peu le dossier.

Par contre, pour le caractère totalement mythique de Jésus, il n'y a aucun doute.
Tu vas au musée de Topkapi, tu pourras contempler les épées de PBSL, ses manteaux, ses bottes
et on a des biographies très détaillées de lui. Non seulement Ibn Hicham, Ibn Ishak mais aussi Tabari

Tabari a écrit une vie de Jésus que je vais lire pour l'écriture de ma biographie de Jésus.

Je ne crois pas que Jésus est un mythe, je ne crois pas que Moïse est un mythe mais je suis sûr qu'Abraham, Noé, Adam sont des mythes.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 14 mars17, 02:43
par Saint Glinglin
On a même retrouvé un morceau de l'arche de Noé, mon bon monsieur :

https://www.youtube.com/watch?v=L97O7lXQLsg

Et dans l'antiquité, les voyageurs passant par le Caucase pouvaient voir le rocher où Prométhée avait été enchaîné.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 14 mars17, 02:47
par yacoub
Mon bon monsieur, pour mettre une vidéo Youtube tu cliques droit sur cette vidéo
et tu obtiens
https://youtu.be/L97O7lXQLsg

Tu enlèves le S

https://youtu.be/L97O7lXQLsg
et tu mets ça entre balises Youtube

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 14 mars17, 02:51
par Saint Glinglin
Mais on s'en fout : seul le titre nous intéresse.

Re: Le prêtre et le célibat.

Posté : 14 mars17, 03:01
par yacoub
Pour avoir étudié les débuts de la christianisation en Occident, je crois bien que c'est surtout pour ça en effet.

1. Eviter que les richesses du clergé ne partent n'importe où (à cause des héritages...) : problèmes réccurrants dans l'Antiquité chrétienne où les évêques pouvaient avoir des enfants.

2. Imposer un modèle de vertu : les prêtres (et de manière général, les clercs) représentent au haut Moyen Âge une sorte de "modèle" pour le laïcs (il n'est pas question de mes croyances, c'était juste les mentalités de l'époque, formatées par tout un tas de facteurs politiques, économiques, sociales et religieux...) et d'intermédiaire avec Dieu.
Ce modèle de vertu est ainsi plus haut placé dans la "hiérarchie des mérites" de la société médiévale. Je parle de "hiérarchie des mérites" dans le sens où il existait alors dans les mentalités un élément du christianisme très important (qui permettait de vendre un peu la religion à une époque de christianisation) : la possible vie après la mort. Or, cette vie après la mort, auprès de Dieu doit se "mériter" (je simplifie le discours de l'Eglise du haut Moyen Âge, pas taper svp ^^).
Donc en gros : les plus méritants = clercs chastes et les les moins méritants = les laïcs vicieux dont la sexualité est complètement désorganisée... (Et entre les deux : les couples, les veufs, les enfants...)

Vous me direz : le mariage n'est pas vertueux ? Oui et non. Le mariage renvoie à la sexualité et l'Eglise a rapidement diaboliser l'acte sexuel qui dans de nombreux textes médiévaux renvoient à la perte de contrôle de soi, à l'impureté, etc...
En se basant sur des références bibliques comme tout simplement la virginité de Marie, l'Eglise a défendu un modèle de vertu : l'absence de toute concupiscence qui permet ainsi de se donner complètement à Dieu, sans jamais être...distrait.
Je précise que cette diabolisation générale du corps au début du Moyen Âge peut s'expliquer par plein d'autres raisons : maladies, société que l'on cherche à ordonner, mortalités précoces, croyances païennes... Mais l'Eglise a bien joué avec en tout cas !

Du coup, les laïcs mariés sont-ils impurs ou moins méritants ? Dans la mesure ou l'acte sexuel sert à (et seulement à) la procréation, les parents époux sont méritant. Mais au-dessus d'eux resteront plus méritants : les prêtres, les moines, les nonnes, les vierges, les veuves chastes, etc...

Après, ça c'était le discours de l'Eglise du début du Moyen Âge. Cette hiérarchie des mérites est de moins en moins (surtout aujourd'hui).
Plus on avance dans le temps, plus l'argument principal devient : l'Homme/le femme ne peuvent avoir qu'un(e) seul(e) époux/se et le clerc ou la soeur a choisit d'épouser Dieu (cet argument faisait tout de même partie de ceux qui étaient utilisés au début du Moyen Âge aux côtés des autres énoncés plus haut).

Aujourd'hui, les catholique considèrent qu'un prêtre choisit de se consacrer entièrement à Dieu et non pas à une famille.
Après, est-ce qu'il faut permettre au clercs d'avoir s'ils le souhaitent une vie sexuelle ? Une vie maritale ? Une vie de famille ? Est-ce que célibat est bon ou mauvais ? Utile ou pas ? Y'a des arguments pour tout. Personnellement, je pense que je m'en fout un peu que mon curé soit marié.