Citizenkan a écrit :
Mais voyons d'abord ce que fut l'esclavage en Islam
Ibn Batouta nous rapporte que la garde d'un fastueux Sultan du Mali au XIVe siècle était composée de trois cents esclaves armés. S'imagine-t-on un gouverneur de la Martinique ou de la Jamaïque confier sa protection à des esclaves noirs armés, aux temps de l'esclavage aux Antilles ?
Quand vous voulez distinguer et comparer l'esclavage odieux capitaliste des européens de celui (noble) des arabes vous ne vous gênez pas, mais après ne venez pas re-comparer cet esclavage capitaliste de production avec l'esclavage guerrier des arabes pour d'autres raisons qui n'ont plus de rapport les unes avec les autres.
Car sur le fond, sont-ils moins esclaves les uns que les autres ? Sont-ils plus heureux, à mourir pour leur propriétaire ou à la tâche ? Question de point de vue. Peut-être que mourir d'un coup de lance en pleine charge à cheval ou de vieillesse dans une plantation est + en rapport avec votre esthétique virile.
Un exemple d'esclaves soldats entraînés à se battre pour leur
propriétaire sont les janissaires des sultans turcs. Oui, ils se battent et sont même puissants mais si on regarde leur histoire, c'est quoi ? Etre razzié, enfants, dans les Balkans dans des familles chrétiennes et endoctrinés et enrôlés dans les troupes d'élites. C'est pas glorieux mais il faut croire que ça à marché. D'un point de vue humain c'est odieux. La nature humain est très con et très brutale.
Aussi venir s'extasier sur la capacité d'esclaves à se battre pour leur propriétaire alors qu'il n'ont d'autre horizon en tant qu'esclave et qu'il devaient avoir quelques avantages à ce rôle flatteur, vous repasserez. A moins que vous considériez que l'esclavage soit une bonne chose et détermine chez les humains le besoin de satisfaire, chez certains, l'instinct d'infériorité servile au profit d'autre nés, eux, pour dominer.
Chez les Musulmans l'esclavage était une Institution comme chez les Romains, mais avec les gladiateurs en moins.
Mais avec les corps armées d'élite en plus, ça change tout.
Muhammad avait rendu l'esclavage relativement supportable, aussi supportable qu'est aujourd'hui la condition de salarié.
Bien sûr...
Confondre cette sorte d'esclavage avec celui pratiqué par l'Europe depuis la chasse à l'homme commencée par les Portugais du Prince Henri "le Navigateur" sur les côtes occidentales d'Afrique au milieu du XVe siècle, c'est faire l'âne pour avoir du foin.
Car les esclaves africains qui gagnaient les contrées arabo-musulmanes le plus souvent à pieds, le faisaient eux de leur plein grée ?
La traite des nègres fut exclusivement fondée sur des critères raciaux
C'est exact et chez les arabes aussi.
D'après Ibn'Abd Rabbihi - Cordoue 860/940 : " 3 créatures peuvent troubler la prière ; 1 âne, un chien et un mawla (un noir, esclave converti ou affranchi)".
Al-Jahiz (776-869) - Poète noir qui met l'accent sur l'avènement du racisme arrivé avec l'avènement de l'Islam :
"Comment se fait-il qu'autrefois vous nous trouviez assez bons pour épouser vos femmes et que, depuis l'Islam, vous nous considérez comme mauvais."
Les pauvres malheureux, arrachés à l'Afrique par la violence, étaient entassés comme du bétail dans l'air fétide des navires aux cales basses et sans hublots. Si on manquait d'eau ou on était menacé de famine, ou une maladie pestilentielle se manifestait, des cargaisons entières de morts OU DE VIVANTS étaient jetées par dessus bord par des maîtres impitoyables. Si une victime isolée, torturée à perdre la raison, osait lever le doigt contre son bourreau, elle était sûre d'être punie par des mutilations défiant toute description.
Charles & Mary Beard, THE RISE OF AMERICAN CIVILISATION, éd. Mac Millan Company, New York 1947, vol. I., pages 106-107.
On prenait grand soin d'empêcher les esclaves de sauter par dessus bord et sombrer immédiatement, quoique la plupart savaient nager ; le désespoir et la terreur étaient tels, que les captifs refusaient souvent de manger, même si on leur donnait des mets auxquels ils étaient habitués. Un spectacle coutumier autour des navires en rade, était la vue des nageoires des requins. Accidentellement, avant que le navire ne lève l'ancre, un ou deux esclaves tombaient à l'eau. Les requins suivaient les bateaux tout droit à travers l'Atlantique, dans l'ATTENTE DES CORPS JETÉS PAR DESSUS BORD.
F.G Kay, THE SHAMEFUL TRADE, éd. A.S. Barnes, New York 1967, page 49.
- "Ces esclaves étaient arrivés avec la caravane. Un peu plus loin, il y en avait dix ou douze accroupis autour d'un puis. J'allais vers eux pour les examiner... Ils étaient réduits à l'état de squelette et leurs membres longs et minces, avec la taille apparemment anormale et proéminente de leur genoux , de leurs coudes, de leurs mains et de leurs pieds leur donnaient l'apparence la plus affreuse et la plus repoussante qui soit. Je n'ai vu de ma vie, spectacle si révoltant... Les pauvres créatures qu'on amène à Djalo de l'intérieur ne rapportent pas plus de dix ou douze livres et, si une sur trois arrive en vie à Djalo, le propriétaire fait encore un profit qui le paie largement de tous les risques encourus, car, à Ouaddaï, le prix d'un esclave commence à trois pièce de calicot.
Ces êtres pitoyables parcourent vingt-trois degrés de latitude à pied, nus, sous un soleil brûlant avec une tasse d'eau et une poignée de maïs toutes les douze heures pour leur entretien".
Récit de voyage-Denham et Clapperton (Explorateurs Britanniques)
- Témoignage de Hayrettin Effindi, dernier eunuque du dernier sultan turc.
"je me souviens de mon enfance comme d'hier. Je suis originaire du Habesistan. Je suis un Galla. Mon nom était Gülnata. Nous vivions dans unn peetit village. Nous étions très heureux. J'avais 7 ou 8 ans. Je jouais avec des enfants de mon âge sur la place du village. Nous pratiquions toujours le même jeu....Puis un jour des cavaliers sont venus. Ils ne ressemblaient pas aux hommes de chez nous. Leur visage était plus clair. Ils étaient armés. Ils nous ont attrapés. L'un d'eux m'a fermé la bouche et j'ai failli étouffer. Mes yeux sortaient de leurs orbites. Ils ont pris mes amis et nous ont emmenés. Je ne comprenais pas leur langue. C'est après que j'ai su qu'ils parlaient l'arabe..."
- Miguel de Cervantes (1547-1616) - Esclave/otage
5 ans à Alger.
« Quand j'arrivai captif et vis cette terre
De si triste renom qu'en son sein recèle
Tant de pirates qu'elle accueille et protège
Je ne pus retenir plus longtemps mes pleurs »
Voici un panel de citations qui traduisent les idées en actes, même après l’abolition de l’esclavage
Voltaire : « Les Blancs sont supérieurs à ces Nègres, comme les Nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres. »[2]
« Je suspecte les Nègres et en général les autres espèces humaines d’être naturellement inférieurs à la race blanche. Il n’y a jamais eu de nation civilisée d’une autre couleur que la couleur blanche, ni d’individu illustre par ses actions ou par sa capacité de réflexion... Il n’y a chez eux ni engins manufacturés, ni art, ni science. Sans faire mention de nos colonies, il y a des Nègres esclaves dispersés à travers l’Europe, on n’a jamais découvert chez eux le moindre signe d’intelligence. »
- Coran 16 - 71 : Allah a favorisé les uns d'entre vous par rapport aux autres dans (la répartition) de ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu'ils possèdent de plein droit (esclaves) au point qu'ils y deviennent égaux. Nieront-ils les bienfaits d'Allah ?"
- Ibn Kaldum : Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal"
- "Il est vrai que la plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; mais cette disposition résulte, ainsi que nous l’avons dit ailleurs, d’une infériorité d’organisation qui les rapproche des animaux" (Al Muqqadima) - Voir le Blog de Ren.
- Y a-t-il de plus infâme que les esclaves noirs, de moins bons et de plus méchants qu'eux ? Quant aux mulâtres, si vous manifestez de la bonté à l'un d'eux pendant toute votre vie et sous toutes les formes, il ne vous en sera pas reconnaissant ; et ce sera comme si vous n'aviez rien fait pour lui."
Al-Abchihi (13381446) - Chroniqueur égyptien.