J'm'interroge a écrit : Je ne conteste pas la cohérence éventuelle de ces théories. Je fais simplement remarquer que tu ne décris plus ce qui se présente.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Merci .
On voit dans ta phrase que pour toi ( dans ton logiciel fermé) ce qui se décrit est ce qui se présente dans la réalité .
Non, je ne parle pas de réalité, c'est toi qui reviens toujours à cette notion de "réalité" que tu ne décris pas et au sujet de laquelle tu ne proposes aucun critère permettant de distinguer ce qui serait "réel" de ce qui ne le serait pas.
Et ce n'est pas "ce qui se décrit est ce qui se présente". Ce n'est pas mon propos.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Si je décris parfaitement une licorne rose , alors la licorne rose se présente dans la réalité pour toi ?
En prenant des champignons hallucinogènes , ta théorie tient peut être .
Tu reviens encore avec cette "réalité". De quoi parles-tu ?
Si je regarde une illustration de licorne, je peux la décrire. Si je le fais, je décrirais bien quelque chose qui se présente. De même si je décrivais une licorne vue en rêve ou dans un trip sous substance. Je décrirais bien quelque chose qui se présente également. Que ce soit "réel" ou non est une question théorique qui présuppose chez toi toute une théorie métaphysique.
Mais concrètement, ce qui est observé c'est soit que quelque chose dont on parle se présente, il est alors identifiable en particulier dans ce qui se présente, soit il ne se présente pas en ce qu'il ne correspond à rien d'identifiable dans ce qui se présente.
Plus simplement : soit un propos réfère à de l'empirique et dans ce cas il est empirique, soit il réfère à du théorique et dans ce cas il est théorique.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Voilà pourquoi ta théorie qui dit que ce qui se présente est ce qui se décrit est non seulement lacunaire mais fausse .
- D'un, ce n'est pas une théorie, donc elle n'est ni vraie ni fausse ni indécidable.
- De deux, je ne dis pas ce que tu me fais dire.
- De trois, tu ne montres pas en quoi ce que je dis serait lacunaire ni en quoi se serait un problème.
- Et de cinq, tu ne démontres pas ce que tu postules.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Il y a même beaucoup de phénomènes qui se présentent , mais qui ne peuvent pas être décrit directement .
Par exemple en physique , la force de gravité se présente , mais ne se décrit pas .
On la décrit de façon indirecte par ses effets , mais on ne voit jamais "cette force" en elle même , ni sa taille , son poids , sa forme , sa couleur .
"Décrire de façon indirecte par ses effets", n'est une description que de nom, c'est un abus de langage. Ce n'est pas montrer dans ce qui se présente à quoi cela renvoie d'identifiable en particulier.
On observe que des objets lâchés tombent vers le sol, mais l'on observe pas de force qui les attirerait vers lui. Parler de force de gravité est strictement théorique.
Quant à la théorie de la gravité elle-même, je pense que tu fais allusion à celle de Newton, c'est une théorie vérifiable en ce quelle a de vérifiable. La formule proposée se vérifie dans un certain contexte d'observations, pas dans un autre. Et la théorie de Newton ne se vérifie pas du tout en ce quelle a de métaphysique, en certaines choses qu'elle postule comme cette notion même de "force", discutée en physique.
On peut décrire ou même expliquer les mêmes phénomènes sans faire intervenir cette notion de "force".
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Si je décris parfaitement la licorne rose , qu'est ce qui te permettra alors de faire la différence en terme de réalité , entre la licorne et l'arbre ?
La description elle même ?
je peux les décrire aussi précisément l'un que l'autre, tout comme les personnages d'harry potter sont très bien décris dans le récit .
Harry Potter existe dans la réalité parce que dans le récit il est bien décrit ? Et la licorne rose ?
Si tu veux que je te répondre il faudrait que tu commences par dire ce que tu entends par une "réalité".
On peut très bien décrire et différencier une description d'une chose vue dans le paysage, d'une chose vue dans un film, dans un livre illustré ou imaginée d'après des descriptions données.
Dans un cas l'on décrira des sensations, dans l'autre des représentations imaginaires. L'on ne décrira jamais quelque chose qui ne se présente pas.
Es-tu en train de dire par exemple qu'une image dans un livre ou quelque chose d'imaginé en rêve ne se présente pas ?
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Ronron spécifie qu'il y a nécessairement quelque chose en plus que la description que tu as oublié de voir et qui peut voir au delà de la description et qui permet de percevoir des relations et de les trier pour générer une cohérence ?
Parce que si tu supprimes la cohérence , ce que tu dis n'est pas plus vrai que ce que n'importe qui dit .
Je n'ai strictement rien compris à ce que tu veux dire et me demande ici.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Conclusion :
Quand tu dis " si je décris quelque chose avec précision , ça prouve sa présence " ben non ça ne prouve rien du tout , c'est du réalisme naïf .
Non. Je ne dis pas "si je décris quelque chose avec précision , ça prouve sa présence". Ça c'est un propos que tu me prêtes et qui est plutôt ce que tu dis toi-même.
Ce que je dis c'est qu'un propos qui renvoie à de l'identifiable en particulier dans ce qui se présente est empirique et descriptif, et qu'un propos qui ne remplit pas ce critère est théorique et postulatif.
Et encore une fois, quant tu parles de réalisme naïf c'est vraiment n'importe quoi. Tu parles d'un terme dont tu ne comprends pas la signification philosophique.
Le réalisme naïf suppose une réalité en soi et que ce qui est perçu est cette réalité en soi. Cela n'a strictement rien à voir avec ce que je dis, je ne défends pas une telle position.
Et puisque je te les déjà mentionné à plusieurs reprises, répéter cet amalgame ne s'explique que par l'usage d'un procédé malhonnête ou par la bêtise.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Ca n'est jamais la description de quelque chose qui permet de voir si une chose est présente ou non , mais la fonction observateur et la méta cognition .
La description elle ne perçoit rien , ne voit rien .
Là tu fais comme si je disais qu'une description percevait quelque chose. C'est du grand n'importe quoi !
Moi je dis c'est que, concrètement, non seulement qu'une description ne perçoit rien, mais aussi que ce qui se présente non plus. Une observation n'observe rien.
Par contre, toi tu postules bien des choses sans les montrer ni les démontrer. Ça c'est un fait. Comme cette "fonction observateur" métacognitive purement spéculative.
Tu ne sors pas de la théorie, tu n'en finis pas avec tes postulats qui ne correspondent à rien d'identifiable dans ce qui se présente, et tes déformations de propos, amalgames et raccourcis intellectuels.
J'm'interroge a écrit :Ce que je conteste, c'est qu'il faille ajouter, derrière ces phénomènes, une « fonction observateur » distincte qui ne se présente jamais elle-même.
C'est cette addition qui relève d'un postulat, pas de l'observation.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
C'est tout le contraire , la fonction observateur provient d'une observation empirique , pas d'un postulat .
Tu l'affirmes sans le montrer.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Une chose nous semble apparaitre parce qu'on l'observe et pas parce qu'elle est décrite .
Ni l'un ni l'autre. C'est une fausse alternative. Je ne soutiens ni l'une ni l'autre thèse.
Homme de paille également, par conséquent.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Une description est toujours la conséquence du fait d'observer et de la fonction d'observer qu'on nomme observateur .
Tu confonds la carte et le territoire .
Non, je ne confonds rien.
Encore une fois tu affirmes des choses sans les montrer ni les démontrer, sur base de conclusions interprétatives rapides et de déformations de propos.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
Une poule par exemple n'a pas besoin de décrire ce qu'elle voit par le langage pour le percevoir , mais de la fonction observateur , d'observer .
Je n'ai jamais soutenu la thèse qui faudrait que quelque chose soit décrit pour se présenter !!!
Ce que je dis c'est que ce doit être montrable dans ce qui se présente ou descriptible, pour distinguer un propos empirique d'un propos théorique postulatif.
Quant à cette fonction observateur, c'est précisément un postulat et dire qu'il faille cette fonction d'observateur est une thèse métaphysique. Tu l'affirmes dogmatiquement, sans le montrer ni le démontrer, ni même proposer un critère de vérifiabilité.
vic a écrit : 01 août26, 22:20
C'est ton idée de description comme condition nécessaire à la perception qui est un ajout qui ne se justifie pas pour définir ce qui se présente .
Rien de tel que cette nécessité n'est donné dans l'expérience .
Tu t'attaques à une thèse qui n'a rien à voir avec ce que je dis.
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