Re: pourquoi le fond de la conscience n'est " rien de particulier " ?
Posté : 24 juin26, 07:01
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@ ronronladouceur,
C'est précisément ce point que je conteste.
Tu écris :
« l'instance n'est pas un ajout, mais la condition minimale et de toute nécessité de tout apparaître »
Mais cela reste une thèse.
Tu affirmes qu'un apparaître suppose nécessairement un « à qui ». Très bien. Mais cette nécessité, où la constates-tu ?
Dans ce qui se présente, je constate des sensations, des affects, des représentations, des pensées, des souvenirs, des perceptions, etc.
En revanche, je ne constate pas qu'il se présenterait également une instance distincte à laquelle tout cela se présenterait. Une telle instance distincte à laquelle tout cela se présenterait ne se présente d'aucune manière dans l'expérience.
Tu ne décris donc pas quelque chose qui se présente. Tu énonces une condition que tu juges nécessaire.
C'est exactement la différence que je souligne depuis le début entre description et postulat explicatif.
Que tu considères cette condition comme indispensable est une chose. Mais le fait même de la déclarer indispensable ne la transforme pas en donnée de l'expérience.
Dire qu'un apparaître sans instance serait « impossible » ou « abstrait » ne montre pas davantage qu'une telle instance se présente effectivement.
Tu passes d'une exigence conceptuelle à une affirmation sur ce qui serait nécessairement le cas.
C'est précisément ce passage que je suspends dans ma démarche.
Je pars de ce qui se présente. Toi, tu ajoutes qu'il doit nécessairement y avoir quelque chose à quoi cela se présente. C'est cette différence qui nous sépare.
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@ ronronladouceur,
C'est précisément ce point que je conteste.
Tu écris :
« l'instance n'est pas un ajout, mais la condition minimale et de toute nécessité de tout apparaître »
Mais cela reste une thèse.
Tu affirmes qu'un apparaître suppose nécessairement un « à qui ». Très bien. Mais cette nécessité, où la constates-tu ?
Dans ce qui se présente, je constate des sensations, des affects, des représentations, des pensées, des souvenirs, des perceptions, etc.
En revanche, je ne constate pas qu'il se présenterait également une instance distincte à laquelle tout cela se présenterait. Une telle instance distincte à laquelle tout cela se présenterait ne se présente d'aucune manière dans l'expérience.
Tu ne décris donc pas quelque chose qui se présente. Tu énonces une condition que tu juges nécessaire.
C'est exactement la différence que je souligne depuis le début entre description et postulat explicatif.
Que tu considères cette condition comme indispensable est une chose. Mais le fait même de la déclarer indispensable ne la transforme pas en donnée de l'expérience.
Dire qu'un apparaître sans instance serait « impossible » ou « abstrait » ne montre pas davantage qu'une telle instance se présente effectivement.
Tu passes d'une exigence conceptuelle à une affirmation sur ce qui serait nécessairement le cas.
C'est précisément ce passage que je suspends dans ma démarche.
Je pars de ce qui se présente. Toi, tu ajoutes qu'il doit nécessairement y avoir quelque chose à quoi cela se présente. C'est cette différence qui nous sépare.
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