Tout ce qu'il dit est vrai!
Cela fait partie du dogme catholique!
2.2.2.2 Méchanceté d’Israël et châtiment de l’Éternel
Mais, hélas ! Israël ne se montra pas longtemps à la hauteur de sa vocation : oubliant l’appel de Dieu qui faisait de lui «un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte» (Ex. 19:6), il s’éloigna de Jéhovah et se voua au culte des faux dieux, de sorte que l’Éternel dut le châtier à maintes reprises. Israël finit par rejeter le Dieu de ses pères et demanda un roi, afin que l’Éternel ne régnât plus sur lui. Dieu lui donna, pour son jugement, le roi Saül.
Puis vint David, «l’homme selon le coeur de Dieu», avec qui l’Éternel fit une alliance, aux termes de laquelle sa maison et son royaume seraient rendus stables à jamais, et son trône serait affermi pour toujours (2 Sam. 7:16). Mais Dieu l’avertit en même temps que si ses descendants commettaient l’iniquité, ils seraient châtiés «avec une verge d’hommes et avec des plaies des fils des hommes» (v. 14). Cela ne tarda pas à se produire et, après le règne de Salomon, dix tribus se révoltèrent et constituèrent un royaume séparé, dont Samarie devint la capitale. Les livres des Rois et des Chroniques contiennent le récit des iniquités toujours plus graves qui marquèrent, de façon ininterrompue, la triste histoire de ce royaume, jusqu’au jour où sous le roi Osée (2 Rois 17), Shalmanéser, roi d’Assyrie, s’empara de Samarie, la détruisit et emmena les dix tribus en captivité (721 av. J. C.). Elles ne rentrèrent plus jamais en Canaan.
Dieu usa de patience durant 130 ans encore envers le royaume de Juda (capitale : Jérusalem). Mais la méchanceté et l’idolâtrie s’accrurent tant que cette patience arriva, là aussi, à son terme : Jérusalem fut prise et rasée, le temple détruit, le roi Sédécias et les habitants du pays emmenés captifs à Babylone, par le roi Nebucadnetsar (2 Rois 25). Dieu abolit alors la royauté en Israël et transféra la puissance aux nations, qui la détiennent maintenant encore.
2.2.2.3 Condition d’Israël sous le temps des nations
Ainsi commencèrent les «temps des nations». Dès lors et jusqu’à aujourd’hui, trois faits caractérisent la condition d’Israël :
2.2.2.3.1 La gloire partie
La gloire de Dieu s’est retirée du temple. Tout ce qui manifestait la présence de l’Éternel en Israël est perdu : l’arche et son contenu, les ustensiles du temple, la nuée qui avait accompagné le peuple depuis la traversée de la mer Rouge (Ézéch. 10:18 et 11:23). «Car les fils d’Israël resteront beaucoup de jours sans roi, et sans prince, et sans sacrifice, et sans statue, et sans éphod ni théraphim» (Osée 3:4).
2.2.2.3.2 Lo-Ammi = pas mon peuple
Lors des châtiments qu’il leur infligeait précédemment pour les ramener à lui, Dieu les considérait encore comme son peuple. Mais il leur dénie désormais ce titre qui les distinguait des nations païennes. «Et il dit : Appelle son nom Lo-Ammi (pas mon peuple), car vous n’êtes pas mon peuple, et je ne serai pas à vous» (Osée 1:9).
2.2.2.3.3 Le trône de l’Éternel quitte Jérusalem ; le pouvoir aux nations
Le trône de David est renversé, l’Éternel ne règne plus à Jérusalem, mais le pouvoir est transféré aux nations.
Ces trois caractères principaux de la condition d’Israël subsistent aujourd’hui encore et ne disparaîtront que lorsque ce peuple sera converti et restauré. Sans doute, une petite partie de Juda remonta-t-elle de Babylone, soixante-dix ans plus tard, comme nous allons le voir dans notre prochain chapitre. Mais ce retour partiel ne modifia aucunement la position nationale du peuple : «la gloire de l’Éternel» ne revint pas, la sentence «Lo-Ammi — pas mon peuple» ne fut point annulée, et le trône de David ne fut pas restauré.
2.2.3 Chapitre 3 — Le retour de Babylone et les soixante-dix semaines de Daniel
2.2.3.1 Dieu ramène son peuple
Le prophète Jérémie avait annoncé que Dieu ramènerait en Canaan les captifs de Babylone après une période de soixante-dix ans (Jér. 29:10 ; cf. également Dan. 9:2). Nous voyons, en Esdras 1, que l’Éternel réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse (536 av. J. C.). Et celui-ci publia un édit par lequel il autorisa tous ceux de Juda qui le désiraient (*) à rentrer à Jérusalem, sous la conduite de Zorobabel, pour reconstruire le temple (515 av. J. C., Esdras 6:15) (**). C’est seulement Néhémie qui, selon la prophétie annoncée à Daniel (9:25), fut chargé par le roi Artaxerxès 1, dit Longue-Main, de rebâtir Jérusalem et ses murailles (Néh. 2 ; 455 av. J. C.).
(*) En fait, moins de 50 000 âmes retournèrent en Israël.
(**) Il y a lieu de relever, à ce propos, que le prophète Ésaïe a annoncé la chose près de deux siècles d’avance, en désignant Cyrus par son nom (És. 44:28 ; 45:13).
Cette preuve de la miséricorde de Dieu envers un petit nombre de captifs n’a cependant pas modifié son décret antérieur : la nation comme telle ne fut pas restaurée, et les bénédictions dont elle avait été privée à cause de son infidélité ne lui furent jamais plus accordées. Bien que le temple fût reconstruit, l’arche de l’alliance n’y revint pas, la nuée de gloire n’y apparut plus et, dans les trois livres prophétiques écrits après le retour de Babylone, Dieu ne s’adresse plus à Israël comme à son peuple.
2.2.3.2 Pourquoi le retour partiel après 70 ans
Pourquoi donc ce retour partiel de Juda après soixante-dix ans de captivité ? Certainement parce que Dieu voulait qu’il y eût un reste d’Israël en Palestine lors de la venue du Messie sur la terre. Nous l’avons dit : Christ est au centre des conseils de Dieu. Il est l’espérance d’Israël, ne l’oublions pas.
Quand il vint ici-bas, Dieu avait donc préparé tout ce qu’il fallait pour qu’il pût être reçu par son peuple comme le Messie promis, la Semence d’Abraham, le Fils de David, le Prophète. Certes, Israël était depuis longtemps déchu de ses prérogatives de peuple élu : les Romains occupaient le pays et avaient placé un Iduméen sur le trône de David ; la descendance royale était si appauvrie que la mère du Seigneur dut le mettre au monde dans une étable, avec une crèche pour berceau.
Malgré ces tristes conditions, le Messie était maintenant au milieu de son peuple. Celui-ci allait-il le recevoir ? Dieu «ayant donc encore un unique fils bien-aimé, ... le leur envoya, lui aussi, le dernier, disant : Ils auront du respect pour mon fils» (Marc 12:6). Quelles bénédictions eussent été la part de ce peuple s’il avait reconnu et accueilli son Roi ! Nous l’entendons lui-même évoquer avec larmes cette heureuse, mais alors irréalisable vision, lorsque, arrivé près de Jérusalem, il s’écrie : «Si tu eusses connu, toi aussi, au moins en cette tienne journée, les choses qui appartiennent à ta paix ! mais maintenant elles sont cachées devant tes yeux» (Luc 19:42). Les yeux d’Israël étaient incapables de discerner «les choses qui appartenaient à sa paix».
Après avoir méprisé les appels que Dieu lui avait adressés durant des siècles par ses messagers, il jeta l’héritier hors de la vigne et le tua. «Celui-ci est l’héritier, tuons-le, afin que l’héritage soit à nous» (Luc 20:14). Ils ont crié : «Ôte, ôte, crucifie, crucifie-le... Que son sang soit sur nous et sur nos enfants !» C’est du sang de leur Messie qu’ils se chargèrent ainsi délibérément et ce péché, en portant à son comble l’iniquité nationale d’Israël, lui attira une succession ininterrompue de tribulations durant les dix-neuf siècles qui se sont écoulés depuis la croix. Il lui attirera les châtiments plus terribles encore de la grande tribulation à venir.
2.2.3.3 Les 70 semaines d’années
Les événements que nous venons de résumer ont été annoncés prophétiquement à Daniel par l’ange Gabriel. «Soixante-dix semaines ont été déterminées sur ton peuple et sur ta sainte ville, pour clore la transgression, et pour en finir avec les péchés, et pour faire propitiation pour l’iniquité, et pour introduire la justice des siècles, et pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le saint des saints. Et sache, et comprends : Depuis la sortie de la parole pour rétablir et rebâtir Jérusalem, jusqu’au Messie, le prince, il y a sept semaines et soixante-deux semaines ; la place et le fossé seront rebâtis, et cela en des temps de trouble. Et après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché et n’aura rien» (Dan. 9:24-26).
Il s’agit de semaines d’années, soit quatre cent quatre-vingt-dix ans au total. Cette période se subdivise en trois phases :
2.2.3.3.1 7 premières semaines d’années
Une première phase de sept semaines, soit quarante-neuf années, pendant lesquelles la ville de Jérusalem fut reconstruite. Esdras et Néhémie relatent l’accomplissement de cette portion de la prophétie.
2.2.3.3.2 62 semaines d’années suivantes
La deuxième phase, succédant immédiatement à la première, compte soixante-deux semaines, soit quatre cent trente-quatre ans. À la fin de cette période, le Messie devait être retranché. Effectivement l’échéance de soixante-neuf semaines — quatre cent quatre-vingt-trois ans — nous amène à la fin de la vie du Seigneur sur la terre. Au lieu de s’asseoir sur le trône de David, et de régner sur Israël et sur la terre entière, le Messie fut crucifié et ne reçut aucune des gloires auxquelles son titre lui donnait droit.
Entre la soixante-neuvième et la soixante-dixième semaine s’insère une période, d’une durée indéterminée, qui correspond approximativement à l’histoire de l’Église sur la terre. Quant au peuple juif, il fut emmené en captivité par les Romains qui détruisirent Jérusalem en l’an 70 de notre ère. Comme l’annonce la deuxième partie du verset 26 : «Et jusqu’à la fin il y aura guerre, un décret de désolations».
Durant cette période, «le peuple de Daniel» et sa «sainte ville» sont entièrement laissés de côté, de sorte qu’on a pu dire que, pendant cet intervalle, l’horloge prophétique s’était arrêtée.
2.2.3.3.3 La dernière semaines d’années
La troisième phase ne comporte donc plus qu’une semaine, soit sept années. Cette période commencera après l’enlèvement de l’Église. Dieu reprendra alors ses relations avec Israël, qui traversera les terribles jugements de la grande tribulation.
2.2.4 Chapitre 4 — Le rejet et la dispersion d’Israël
2.2.4.1 Le rejet
Dans la parabole des cultivateurs qui tuèrent l’héritier, le Seigneur prononce contre eux ce jugement : «Que fera donc le maître de la vigne ? Il viendra et fera périr les cultivateurs et donnera la vigne à d’autres» (Marc 12:9). «C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits» (Matt. 21:43).
Dieu a donc rejeté son peuple pour un temps et s’est tourné vers les nations. Pendant ce temps, Dieu a donné à Israël «un esprit d’étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusqu’au jour d’aujourd’hui... Mais par leur chute, le salut parvient aux nations... Un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; et ainsi tout Israël sera sauvé...» (Rom. 11:8-26).
Par conséquent, lorsque nous parlons du rejet d’Israël, gardons-nous d’oublier que ce rejet n’est pas définitif et qu’un jour, qui paraît très proche, les promesses faites quant à la restauration de ce peuple s’accompliront. Mais, en attendant ce jour, Israël est dispersé parmi les nations et privé de toutes les bénédictions que Dieu lui avait promises s’il demeurait fidèle. Nous allons examiner sa condition actuelle à la lumière de la Parole.
2.2.4.2 La dispersion des Juifs
Les Juifs s’étant révoltés contre Rome, les armées de Titus envahirent le pays en l’an 70, détruisirent Jérusalem, massacrèrent des milliers d’habitants, emmenèrent les rescapés et les vendirent comme esclaves. Dès lors, le peuple juif fut dispersé dans le monde entier, ainsi que Dieu l’avait annoncé déjà par la bouche de Moise. «Et l’Éternel vous dispersera parmi les peuples ; et vous resterez en petit nombre parmi les nations où l’Éternel vous mènera» (Deut. 4:27). «Et l’Éternel te dispersera parmi tous les peuples, d’un bout de la terre jusqu’à l’autre bout de la terre» (28:64). Le prophète Jérémie avait, lui aussi, annoncé cette dispersion sur la terre entière. «Et je les disperserai parmi les nations qu’ils n’ont pas connues, eux et leurs pères ; et j’enverrai après eux l’épée, jusqu’à ce que je les aie consumés» (Jér. 9:16). Enfin, le Seigneur avait averti ses disciples de ce châtiment qui s’abattrait sur la nation rebelle. «Et ils tomberont sous le tranchant de l’épée, et seront menés captifs parmi toutes les nations ; et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis» (Luc 21:24).
Toutes ces prophéties ont été réalisées à la lettre : il n’y a pas un pays au monde où l’on ne trouve actuellement des Juifs. D’autres passages de l’Écriture nous décrivent les tourments qui sont leur part dans l’exil. «Et parmi ces nations tu n’auras pas de tranquillité, et il n’y aura pas de repos pour la plante de ton pied ; et l’Éternel te donnera là un coeur tremblant, et des yeux languissants, et une âme défaillante. Et ta vie sera en suspens devant toi ; et tu seras dans l’effroi, nuit et jour, et tu ne seras pas sûr de ta vie. Le matin tu diras : Qui donnera le soir ? et le soir tu diras : Qui donnera le matin ? à cause de l’effroi de ton coeur dont tu seras effrayé, et à cause des choses que tu verras de tes yeux» (Deut. 28:65-67. Cf. également Lév. 26:36-39). Là encore, la précision de l’Écriture est impressionnante : au cours des siècles de notre ère, des millions de Juifs ont été persécutés, torturés, expulsés, pillés et massacrés. Pendant la seule guerre de 1939-1945, six millions de Juifs furent mis à mort.
SOURCE:
http://www.bibliquest.org/TapM/TapM-Int ... 1.htm#TM20