BoSnA a écrit :Tu changes les définitions à ta guise, tu fais des exagérations et tu t'étonnes que la discussion tourne en rond.
Ce n'est pas moi qui ait charcuté mes propres propos pour leur faire dire ce qu'ils ne disaient pas je te signale. Tu isoles mes propos de leur contexte pour en changer le sens et après tu t'étonnes que je vienne rétablir les choses ? sur un topic traitant précisément du principe de causalité ?
Et oui, effectivement, je suis étonné que cette conversation tourne en rond car j'ai cru, naïvement, que tu savais de quoi tu parlais alors qu'en fait, non. Me voilà en train d'expliquer ce qu'est réellement le déterminisme à quelqu'un qui nous dit être de cette école

C'est vraiment le monde à l'envers.
BoSnA a écrit :Ta citation plus haut implique un destin magique (fatalisme):
Alors que celle-ci ressemble déjà plus au déterminisme:
Pas de bol, il est question du même destin dans les deux citations et il n'a rien de celui que tu tiens absolument à me voir parler. Citations provenant du même auteur, Cicéron, défenseur pendant un temps du déterminisme dans la pensée stoïcienne.
Ce qui signifie que ce qui est en cause, ce n'est pas la citation mais l'interprétation que tu as décidé d'en faire. Enfin naturellement, j'imagine que tu vas encore dire que c'est moi qui change les définitions à ma guise plutôt que d'admettre que tu ne connais absolument rien du déterminisme en dehors de tes propres biais de confirmation et du prêt-à-penser que tu es allé chercher.
Gérard C. Endrifel a écrit :il serait possible de déterminer la succession d’événements inéluctables qui en découleraient et ainsi anticiper la conclusion - conclusion inéluctable elle aussi - bien avant qu'elle n'arrive et ne se produise (cf: "Minority Report" de Philip K. Dick ou bien le film du même nom ou encore "Le Cycle de Dune" de Franck Herbert)
BoSnA a écrit :Pour pouvoir faire une telle chose, il faudrait des électrodes branchés 24h/24 au cerveau de la personne, connaitre le moindre détail de sa vie et tout ce qui se cache dans son esprit... ce qui est impossible. De plus, (si c'était possible) on ne pourrait que prédire les événements d'un futur très proche, car il y a trop de variables qui entrent en compte pour prédire des événements lointains. Plus le temps passe, plus il y a d'influences sur le cerveau.
Oui donc, effectivement, tu ne sais rien du déterminisme
Et le plus drôle, c'est que tu nous affirmes que la science a démontré que alors que manifestement, tu ne sais même pas comment elle s'y serait prise pour ça
Il est beau l'esprit critique tiens...
Voici une piste =>
http://fr.wikipedia.org/wiki/Numbers_(s ... is%C3%A9e)
Gérard C. Endrifel a écrit :Et d'une certaine façon, d'après cette doctrine, elle l'est. Tout y est inéluctable là-dedans. La cause, les événements, la conclusion, qui devient ensuite elle-même une nouvelle cause, et ainsi de suite. La seule chose pouvant être faite étant celle de les prédire à défaut de pouvoir les modifier et/ou de les influencer.
BoSnA a écrit :Dans un sens oui, mais il ne faut pas mélanger inéluctabilité et fatalisme. Et on ne peut pas dire que tout est écrit.
Chaque nouvelle expérience de vie influence le cerveau d'une personne et peut changer le "dénouement".
Sauf que ça, ça va totalement à l'encontre du principe de causalité ("
Les événements actuels sont le résultat des causes qui les précèdent, résultant elles-mêmes de causes antérieures, etc.") définit par le déterminisme que tu prétends défendre ou du moins prétends appartenir. Une personne ne peut pas changer le dénouement étant donné que l'ordre des événements est inéluctable. Elle ne peut donc que croire qu'elle peut changer le dénouement alors même qu'elle ne change en définitive rien.
- Définition:
- Inéluctable: Qui ne peut être évité; à quoi on ne peut se soustraire.
Gérard C. Endrifel a écrit :idéale pour les personnes affectionnant de vivre leur vie en victime et en irresponsable. A tout moment, et notamment dans des questions d'ordre moral, elles peuvent se défausser en arguant du fait qu'elles ne pouvaient rien faire, que c'était inéluctable et donc, qu'elles n'avaient pas le choix.
BoSnA a écrit :Argument ridicule. Tu assumes encore une fois que les déterministes sont des victimes et des irresponsables.
Parce qu'avec tout le respect que je te dois, c'est pourtant bien là ce que tu es ! Veuille pardonner s'il te plaît ici ma franchise.
Quand un 'déterministe' me sort qu'il ne décide de rien, que le libre arbitre n'existe pas, quand il vient me parler de 'programmation', au sens propre comme au figuré, que tout ce qu'il fait n'est rien d'autre que la résultante d'une succession d'événements sur lesquels il n'a aucune prise mais que c'est son cerveau qui le lui fait croire, qu'il me dit qu'il n'est rien d'autre qu'un témoin, un spectateur de sa propre existence à travers des choix qu'il ne prend pas mais s'imagine prendre alors oui, absolument, j'assume complètement que ce 'déterministe' est exactement ça.
Une victime doublée d'un irresponsable.
Maintenant d'un point de vue générique, je considère que le déterminisme ouvre la voie vers des dérives comme le fatalisme, les comportements victimaire et l'irresponsabilité. D'avance je précise, bien que normalement ça ne devrait pas être nécessaire mais bon, qu'"
ouvrir la voie" n'a jamais signifié "
être la voie".
BoSnA a écrit :Je t'ai déjà dit que nous vivons notre vie comme si le libre-arbitre existait, car cette illusion est trop forte à cause du sentiment de Soi et parce que nos sociétés fonctionnent de cette façon. Il y a des lois et pénalités, donc un déterministe ne peut se défausser de quoi que ce soit.
Non, tu as dit que
toi tu vivais
ta vie
comme si le libre-arbitre existait. Attention aux sophismes, évite de te servir de ton cas pour dresser des généralités invalides. En y réfléchissant, c'est déjà la preuve en soi qu'intimement tu n'es pas convaincue de son inexistence, car s'il n'existait réellement pas alors le plus simple ne serait certainement pas de faire "
comme si" et te casser la tête pour te convaincre tous les jours que tu vis dans un monde de bisounours mais de vivre en conformité avec tes convictions et ce que tu es réellement en arrêtant de lutter contre mais en travaillant avec.
C'est justement là que ça devrait t'interpeller. Aucune illusion n'est assez forte pour nous maintenir indéfiniment enchaîner à elle. Tôt ou tard, la vérité se révèle et nous libère avec une facilité déconcertante. Si donc tu passes ton temps à te convaincre que, à faire semblant de ou vivre comme si, c'est donc que tu te mens à toi-même et n'acceptes pas au final ce que tu es et préfères vivre dans ce que tu crois être.
Pour un déterministe qui ne se défausse de rien...

[ATTENTION: quand je sors les

c'est jamais bon signe pour mon interlocuteur ^^]
D'ailleurs justement à ce propos tu nous dis qu'"
un déterministe ne peut se défausser de quoi que ce soit."... Bien. Voilà donc la théorie, passons maintenant à la pratique.

Alors pour toi qui te prétend déterministe, quelle est la part de responsabilité d'une personne violée ? Et ne me dit pas qu'elle n'en a aucune, tu te contredirais
de facto. Le déterminisme, ce n'est pas quelque chose que l'on donne de manière arbitraire aux uns et pas aux autres, à plus fortes raisons dans une même situation impliquant plusieurs personnes.
Gérard C. Endrifel a écrit :C'est le genre de travers que tu nous as précisément démontré dans ta réponse au cas du violeur et de sa victime que j'ai présenté très brièvement il y a quelques jours. Tu as déresponsabilisé la victime et tout mis sur le compte du violeur. Or, il s'avère justement que selon le déterminisme et ses lois, tous deux, et non pas seulement le violeur, ont dès le commencement œuvré dans leur coin dans un ordre inéluctable précis, rendant inévitable leur rencontre et ce qu'il en a résulté.
BoSnA a écrit :Bien sûr qu'on met tout sur le compte du violeur.
La victime elle vivait sa vie, elle s'en allait par exemple chez elle après une soirée.
C'est l'expérience de vie et la génétique du violeur qui provoquent le crime. Il était à cet endroit dans un but précis: violer.
La victime est simplement malchanceuse de s'être trouvée là quand les pulsions du violeur étaient à leur maximum.
Le problème c'est que tu mélanges, volontairement ou pas, avec le fatalisme et le destin "magique".
Oui donc tu te contredis...
Je ne mélange rien. Tu aimerais que je mélange car ça te serait sans doute plus facile de réfuter ce que j'expose et/ou de dissimuler ta médiocrité - à ce stade, parler de simple méconnaissance serait très en-dessous de la réalité - ainsi que ton imposture - oui parce qu'il est plus qu'évident que tu n'es pas déterministe mais 'moutonniste'
Déjà pour commencer, dans le déterminisme, les notions de chance et de malchance n'existent tout simplement pas. Rien n'est dû au hasard ; tout a une cause.
Un violeur, par définition, c'est un prédateur. Et un prédateur ne saute pas sur tout ce qui bouge dès que ça lui prend mais choisit ses proies en fonction de critères spécifiques et prend le temps de les étudier avant de déterminer le moment où il passera à l'action. Il ne choisit pas une simple victime isolée, il choisit La Femme, la sienne, parmi d'autres selon un schéma bien définit, bien réfléchit, bien construit.
Rien à voir avec le portrait décérébré et vulgairement simpliste que tu en dresses. Même un animal n'agit pas de la sorte.
Alors oui, ne t'en déplaise, selon les principes du déterminisme, cette femme serait responsable de ce qui lui arrive parce qu'elle porterait également en elle la cause ayant invariablement conduit à son viol. En l'absence de cause, il n'y a pas d'effet. Si elle n'était responsable de rien (
relation de cause...), elle n'aurait tout simplement pas été violé (...
à effet)
Et oui, pas de bol, c'est comme ça, bienvenue dans le véritable déterminisme et sa froide réalité qui perturbe les consciences et chamboule les code moraux de la 'bien-pensante' opinion publique et de ses "
qu'en dira-t-on ?".
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P.S J'ai comme dans l'idée que la raison pour laquelle tu tiens absolument à me voir parler de destin 'magique' tient sans doute du fait que je sois croyant et appartiens à une religion. Il est vrai que le christianisme en général enseigne l'idée de la prédestination, cette sorte de destin 'magique', seulement je n'y crois absolument pas et considère même que ça n'est pas ce que la Bible enseigne.
D'autre part, je me suis revendiqué existentialiste et les existentialistes ne croient absolument pas au fatalisme, au destin 'magique' et autres âneries du genre. C'est en tant qu'existentialiste que je parle du rôle du libre-arbitre dans le déterminisme, la pensée stoïcienne et dans d'autres courants philosophiques, non en tant que religieux.