Re: l'enfer pour les non musulmans dans le coran
Posté : 30 nov.09, 03:08
iliasin a écrit :
je ne me méprend pas, je ne fais que citer ta bible
Matthieu 25:41 Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges ;
si le feu a été préapré, c'est bien pour duré.
Voilà un autre passage sur la géhenne :
Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps dans la géhenne (Matthieu 10:28)
D’autre part, je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Mais je vais vous montrer qui vous devez craindre : Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le.(Luc 12:4-5)
Comme tu vois il ressort que personne n'est envoyé vivant dans la géhenne[de feu]. Il ne s'agit pas non plus d'un lieu de tortures parce que il est écrit "détruire".
Comme la parole de Dieu ne peut-être sans résultat(Isaïe 55:10,11), le corps retourne toujours à la poussière (Genèse 3:19), aussi si la géhenne était un endroit réel où les hommes sont envoyés, où les âmes sont envoyées, Dieu aurait menti en disant que l'homme prit de la poussière du sol retourne à la poussière du sol.
La géhenne [de feu] correspond au "lac embrasé de feu [et de soufre]". Cela représente la deuxième mort" (Révélation 21:8)
Comme la bible le place après que la mer, les morts et l'hadès aient rendu les morts qui s'y trouvaient, lors de la grande résurrection, cela indique que ceux qui à la fin désobéiront subiront une deuxième mort, définitive.
Aussi en Matthieu 25:41, ceux qui sont envoyé dans la géhenne, le lac de feu et de soufre ne réssusciteront jamais.
Un exemple est celui d'Hérode qui devint un persécuteur des chrétiens :
Mais, à un jour fixé, Hérode se revêtit de vêtements royaux et s’assit au tribunal, et il leur adressait un discours public. Alors le peuple assemblé se mit à crier : “ Voix d’un dieu, et non d’un homme ! ” À l’instant même, l’ange de Jéhovah le frappa, parce qu’il n’avait pas donné la gloire à Dieu ; et il fut dévoré par les vers et expira.(Actes 12:20-23)
Il faut avoir et garder à l'esprit que Jésus est parti d'un exemple concrêt.
Le nom “ géhenne ” signifie “ vallée de Hinnom ” ; c’est en effet la forme grecque de l’hébreu gé hinnom.
La vallée de Hinnom était située au sud-ouest de l’ancienne Jérusalem (Jos 15:8 ; 18:16 ; Jr 19:2, 6). Sous les derniers rois de Juda, la vallée a servi au culte du dieu païen Molek, auquel on offrait des sacrifices humains par le feu (2Ch 28:3 ; 33:6 ; Jr 7:31, 32 ; 32:35). Pour empêcher le retour de pareils rites, le fidèle roi Yoshiya fit profaner la vallée, notamment l’endroit appelé Topheth. — 2R 23:10.
Le commentateur juif David Kimḥi (1160 ? - 1235 ?) nous donne, dans son commentaire sur Ps 27:13, les renseignements historiques suivants à propos de “ Gehinnom ” : “ Et c’est un lieu dans les environs de Jérusalem, et c’est un lieu détestable, et l’on y jette des choses impures et des cadavres. Il y avait également là un feu continuel pour brûler les choses impures et les ossements des cadavres. Voilà pourquoi le jugement des méchants est appelé symboliquement Gehinnom. ” (Traduction du texte latin : Rabbi Davidis Kimhhi Commentarii in Psalmos Davidis Regis et prophetæ ex hebræo latine redditi, par Ambrosio Ianvier, Paris 1666, p. 120).
La vallée de Hinnom est devenue la décharge publique de Jérusalem, l’incinérateur des immondices de la ville. On y jetait les cadavres d’animaux que des feux consumaient, feux qu’on entretenait en y mettant du soufre. On y jetait aussi les corps des criminels qui avaient été exécutés, les jugeant indignes d’une inhumation normale dans une tombe de souvenir. Quand les cadavres tombaient dans le feu, ils se consumaient, mais quand ils tombaient sur une des saillies de ce profond ravin, ils se décomposaient et grouillaient de vers, de larves, qui ne mouraient pas avant d’avoir dévoré la chair, ne laissant que les squelettes.
On ne jetait aucune créature vivante — ni homme ni bête — dans la géhenne pour qu’elle y brûle vive, pour qu’elle y soit tourmentée. Ce lieu ne peut donc en aucune façon symboliser quelque région invisible où des âmes humaines seraient tourmentées pour toujours dans les flammes d’un feu réel, ou éternellement assaillies par des vers qui ne meurent pas. On l’a vu plus haut, les criminels exécutés n’avaient pas droit à une inhumation normale dans une tombe de souvenir, le symbole de l’espoir d’une résurrection. Le terme géhenne était donc employé par Jésus et ses disciples pour symboliser la destruction éternelle, le fait que l’individu est effacé pour toujours de l’univers de Dieu ; autrement dit la géhenne symbolise, “ la deuxième mort ”, qui est un châtiment éternel.