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@ prisca,
Tu mélanges ici logique, prudence épistémique et jugement moral.
Le fait que des prémisses soient “mystérieuses” ou difficiles à justifier ne rend pas une construction logique trompeuse en elle-même. Une fois encore, il faut distinguer : la cohérence interne d’un raisonnement et la solidité ou acceptabilité de ses prémisses.
Ensuite, passer de “prémisses fragiles” à “mensonge”, puis à “fin du monde”, n’est pas un raisonnement logique mais une escalade rhétorique sans lien démontré entre les étapes.
Enfin, dire qu’il aurait fallu “se taire” est une position normative ou théologique, pas une conclusion logique. En logique, on peut analyser une structure indépendamment du jugement qu’on porte sur son contenu.
Et surtout non prisca ! Tu dis n'importe quoi quand tu écris :
prisca a écrit :@ JMI
Je critique l’idée de bâtir une logique sur des prémisses qui reposent sur un mystère .
Il ne s'agit pas du tout de bâtir une logique sur des prémisses de ce genre.
Il s’agit d’examiner la cohérence interne d’un ensemble d’énoncés, pas de “bâtir une logique” sur un mystère.
Autrement dit, on ne pose pas “le mystère” comme fondement logique : on prend des propositions telles qu’elles sont formulées et on vérifie si elles sont compatibles entre elles ou si elles se contredisent.
Tu changes donc le problème : la question n’est pas “faut-il accepter ces prémisses ?”, mais “une fois posées, sont-elles cohérentes ou non ?”.
Confondre ces deux niveaux conduit précisément à des jugements hâtifs au lieu d’une analyse rigoureuse.
Une logique ne se fonde pas sur le contenu des prémisses, mais sur une structure formelle.
Concrètement, une logique repose sur :
- des règles d’inférence explicites (ce qui permet de passer de certaines propositions à d’autres),
- des principes de cohérence (comme la non-contradiction),
- et un langage formel qui fixe le sens des énoncés.
Autrement dit, la logique ne dit pas si tes prémisses sont vraies, mystérieuses ou absurdes. Elle dit seulement : si tu poses telles prémisses, alors telle conclusion est valide ou non selon des règles déterminées.
C’est précisément pour cela qu’on peut analyser des systèmes reposant sur des hypothèses discutables : la logique évalue la validité du raisonnement, pas la qualité ou l’origine des prémisses.
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