et puis d'autres réactions sur les conversions au Christ
Posté : 23 févr.07, 01:33
Saint François et le Sultan
Saint François et le Sultan
Dialogue islamo-chrétien
Voici l'histoire de la rencontre entre François d'Assise et le Sultan Al Malik
Al Kamil telle que rapportée par Saint Bonaventure 1 qui a écrit sur la vie de
François, approuvé en 1266 par l'Ordre des Frères Mineurs. Cet épisode de la vie
de François a été repris par quelques journaux lors de la conférence d'Assise,
en janvier 2002 ou suite aux attentats du 11 Septembre 2001, pour donner un
«ancien» exemple de dialogue islamo-chrétien.
Nous sommes en 1219.« Une troisième fois, il tenta de passer chez les infidèles
pour favoriser, en y répandant son sang, l'expansion de la foi en la sainte
Trinité, et, la treizième année qui suivit sa conversion, partit pour la Syrie,
s'exposant avec courage aux dangers de tous les instants, pour arriver chez le
sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre
chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans
la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l'une à l'autre. Le
sultan avait d'ailleurs publié un édit cruel promettant un besant d'or en
récompense à quiconque apporterait la tête d'une chrétien. Mais dans l'espoir
d'obtenir sans tarder ce qu'il désirait, François, le vaillant chevalier du
Christ, résolut de s'y rendre : loin de craindre la mort, il se sentait attiré
par elle. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur 2 et, plein de
confiance, chanta ce verset du Prophète: «Si j'ai à marcher au milieu des ombres
de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi 3.»
S'étant adjoint pour compagnon frère Illuminé, homme d'intelligence et de
courage, il s'était à peine mis en route qu'il rencontrait deux brebis ; à leur
vue il se sentit tout réjouit et dit à son compagnon : «Aie confiance dans le
Seigneur 4, frère, car voici accompli pour nous cet avertissement de l'Évangile
: «Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups 5... » Quelques pas plus
loin, ils tombaient dans les avant-postes des sarrazins, et ceux-ci, plus
rapides que les loups se jetant sur les brebis, se précipitèrent brutalement sur
eux et s'en saisirent avec haine et cruauté, les accablant d'injures, les
chargeant de chaînes et les rouant de coups. À la fin, après les avoir
maltraités et meurtris de toutes manières, ils les amenèrent, conformément aux
décrets de la divine Providence, en présence du sultan : c'était ce qu'avait
désiré l'homme de Dieu.
Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment
ils avaient fait pour venir ; avec sa belle assurance, le serviteur du Christ
François répondit qu'il avait été envoyé d'au-delà des mers non par un homme
mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du
salut et leur annoncer l'Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan
Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une
telle force d'âme et une telle ferveur d'esprit qu'en lui vraiment se réalisait
de façon éclatante ce verset de l'Évangile: «Je mettrai dans votre bouche une
sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire 6.»
Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l'écoutait avec
plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui ; mais le serviteur
du Christ, instruit par une indication du ciel lui dit : « Si tu veux te
convertir au Christ, et ton peuple avec toi, c'est très volontiers que, pour son
amour, je resterai parmis vous. Si tu hésite à quitter pour la foi du Christ la
loi de Mahommet, ordonne qu'on allume un immense brasier où j'entrerai avec tes
prêtres, et tu sauras alors qu'elle est la plus certaine et la plus sainte des
deux croyances, celle que tu dois tenir.» --- «Je doute, remarqua le sultan,
qu'un de mes prêtres veuille pour sa foi s'exposer au feu ou subir quelque
tourment.» Il venait en effet d'apercevoir l'un de ses prêtres, pontif éminent
et avancé en âge pourtant s'éclipser en entendant la proposition de François. Le
saint lui dit alors : «Si tu veux me promettre, en ton nom et au nom de ton
peuple, que vous passez tous au culte du Christ pourvu que je sorte des flammes
sans mal, j'affronterai seul le feu. Si je suis brûlé, ne l'attribuez qu'à mes
péchés ; mais si la puissance de Dieu me protège, reconnaissez pour vrai Dieu,
seigneur et sauveur de tous les hommes, le Christ, puissance et sagesse de Dieu
7 !» Le sultan n'osa point accepter ce contrat aléatoire par crainte d'un
soulèvement populaire ; mais il lui offrit de nombreux et riches cadeaux que
l'homme de Dieu méprisa comme de la boue: ce n'était pas des richesses du monde
qu'il était avide, mais du salut des âmes.
Le sultan n'en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le
saint un si parfait mépris des biens d'ici-bas ; malgré son refus ou peut-être
sa peur de passer à la foi chrétienne, il pria cependant le serviteur de Dieu,
afin d'être plus certainement sauvé, d'emmener tous ces présents et de les
distribuer aux chrétiens pauvres ou aux églises. Mais le saint, qui avait
horreur de porter de l'argent, et qui ne découvrait pas dans l'âme du sultan les
racines profondes de la foi vraie, s'y refusa inexorablement. »
Le journal Le Courrier 8, ajoute : «Les jours se mettent alors à défiler à
grande vitesse, entraînant les deux hommes de surprise en surprise. François et
Illuminé se rendent compte, en effet que les sarrasins ont peu à voir avec cette
«race abominable» qu'on leur a décrite en Europe. Cinq fois par jour, les deux
frères écoutent l'appel du muezzin et regardent avec admiration tous ces hommes
courbés vers le sol, unis dans leur prière au Dieu unique. Pour dire vrai,
François et Illuminé ne comprennent pas très bien ce qui leur arrive : ils
n'obtiennent ni le martyre dont ils rêvaient avant de partir, ni la conversion
de Al Malik et de ses proches. Quelque peu déçus, ils annoncent leur départ au
sultan et reprennent la route d'Assise. Les voies de Dieu, décidemment, sont
impénétrables.»
« Il semble, souligne Albert Jacquard 9 que le sultan n'oublia pas le sourire de
François, sa douceur dans l'expression d'une foi sans limite. Peut-être ce
souvenir fut-il décisif lorsqu'il décida, dix années plus tard, alors qu'aucune
force ne l'y contraignait, de rendre Jérusalem aux chrétiens. Ce que les armées
venues d'Europe n'avaient pu obtenir, l'intelligence et la tolérance de Malik
al-Kamil permettraient à l'islam de l'offrir. Sans doute le regard clair de
François avait-il poursuivi son lent travail dans la conscience de cet homme
ouvert à la pensée des autres.»
Les Fioretti 10 ajoutent cette anecdote :
«À la fin, saint François, voyant qu'il ne pourrait réaliser plus de fruits dans
ces contrées, se décida, par révélation divine à retourner parmi les fidèles
avec tous ces compagnons ; et les ayant réunis tous ensemble, il retourna près
du Sultan et prit congé de lui. Alors le Sultan lui dit : « Frère François, je
me convertirai très volontier à la foi du Christ, mais je crains de le faire
maintenant ; car si les gens d'ici l'apprenaient ils me tueraient avec toi et
tous tes compagnons ; et comme tu peux faire encore beaucoup de bien et que j'ai
à achever certaines affaires de très grande importance, je ne veux pas causer
maintenant ta mort et la mienne. Mais apprends-moi comment je pourrai me sauver,
je suis prêt faire ce que tu m'imposeras.» Saint François dit alors : «
Seigneur, je vais maintenant vous quitter, mais après que je serai retourné dans
mon pays et, par la grâce de Dieu, monté au ciel après ma mort, je t'enverrai,
selon qu'il plaira à Dieu, deux de mes frères, de qui tu recevras le baptême du
Christ ; et tu seras sauvé, comme me l'a révélé mon Seigneur Jésus-Christ. Et
toi, en attendant, dégage-toi de tout empêchement, afin que quand viendra à toi
la grâce de Dieu, elle te trouve disposé à la foi et à la dévotion.» Le Sultan
promit de le faire et il le fit.
Après cela, saint François s'en retourna avec le vénérable collège de ses saints
compagnons ; et quelques années plus tard saint François, par la mort
corporelle, rendit son âme à Dieu. Et le Sultan, étant tombé malade, attendit la
réalisation de la promesse de saint François et fit mettre des gardes à certains
passages, ordonnant que si deux frères, portant l'habit de saint François,
venaient à s'y montrer, on les lui amenait immédiatement. En ce même temps,
saint François apparut à deux frères et leur commanda de se rendre sans retard
près du Sultan et de lui procurer son salut, comme lui-même le lui avait promis.
Ces frères se mirent immédiatement en route, et après avoir passé la mer ils
furent par ces gardes menés près du Sultan. En les voyant, le Sultan eut une
très grande joie et dit : «Maintenant, je sais vraiment que Dieu m'a envoyé ses
serviteurs pour mon salut, selon la promesse que, par révélation divine, m'a
faite saint François.» Il reçut donc desdits frères l'enseignement de la foi du
Christ et le saint baptême, et ainsi régénéré dans le Christ il mourut de cette
maladie ; et son âme fut sauvée par les mérites et l'opération de saint François
11.»
N.R.
Saint François et le Sultan
Dialogue islamo-chrétien
Voici l'histoire de la rencontre entre François d'Assise et le Sultan Al Malik
Al Kamil telle que rapportée par Saint Bonaventure 1 qui a écrit sur la vie de
François, approuvé en 1266 par l'Ordre des Frères Mineurs. Cet épisode de la vie
de François a été repris par quelques journaux lors de la conférence d'Assise,
en janvier 2002 ou suite aux attentats du 11 Septembre 2001, pour donner un
«ancien» exemple de dialogue islamo-chrétien.
Nous sommes en 1219.« Une troisième fois, il tenta de passer chez les infidèles
pour favoriser, en y répandant son sang, l'expansion de la foi en la sainte
Trinité, et, la treizième année qui suivit sa conversion, partit pour la Syrie,
s'exposant avec courage aux dangers de tous les instants, pour arriver chez le
sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre
chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans
la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l'une à l'autre. Le
sultan avait d'ailleurs publié un édit cruel promettant un besant d'or en
récompense à quiconque apporterait la tête d'une chrétien. Mais dans l'espoir
d'obtenir sans tarder ce qu'il désirait, François, le vaillant chevalier du
Christ, résolut de s'y rendre : loin de craindre la mort, il se sentait attiré
par elle. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur 2 et, plein de
confiance, chanta ce verset du Prophète: «Si j'ai à marcher au milieu des ombres
de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi 3.»
S'étant adjoint pour compagnon frère Illuminé, homme d'intelligence et de
courage, il s'était à peine mis en route qu'il rencontrait deux brebis ; à leur
vue il se sentit tout réjouit et dit à son compagnon : «Aie confiance dans le
Seigneur 4, frère, car voici accompli pour nous cet avertissement de l'Évangile
: «Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups 5... » Quelques pas plus
loin, ils tombaient dans les avant-postes des sarrazins, et ceux-ci, plus
rapides que les loups se jetant sur les brebis, se précipitèrent brutalement sur
eux et s'en saisirent avec haine et cruauté, les accablant d'injures, les
chargeant de chaînes et les rouant de coups. À la fin, après les avoir
maltraités et meurtris de toutes manières, ils les amenèrent, conformément aux
décrets de la divine Providence, en présence du sultan : c'était ce qu'avait
désiré l'homme de Dieu.
Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment
ils avaient fait pour venir ; avec sa belle assurance, le serviteur du Christ
François répondit qu'il avait été envoyé d'au-delà des mers non par un homme
mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du
salut et leur annoncer l'Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan
Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une
telle force d'âme et une telle ferveur d'esprit qu'en lui vraiment se réalisait
de façon éclatante ce verset de l'Évangile: «Je mettrai dans votre bouche une
sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront ni résister ni contredire 6.»
Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l'écoutait avec
plaisir et le pressait de prolonger son séjour auprès de lui ; mais le serviteur
du Christ, instruit par une indication du ciel lui dit : « Si tu veux te
convertir au Christ, et ton peuple avec toi, c'est très volontiers que, pour son
amour, je resterai parmis vous. Si tu hésite à quitter pour la foi du Christ la
loi de Mahommet, ordonne qu'on allume un immense brasier où j'entrerai avec tes
prêtres, et tu sauras alors qu'elle est la plus certaine et la plus sainte des
deux croyances, celle que tu dois tenir.» --- «Je doute, remarqua le sultan,
qu'un de mes prêtres veuille pour sa foi s'exposer au feu ou subir quelque
tourment.» Il venait en effet d'apercevoir l'un de ses prêtres, pontif éminent
et avancé en âge pourtant s'éclipser en entendant la proposition de François. Le
saint lui dit alors : «Si tu veux me promettre, en ton nom et au nom de ton
peuple, que vous passez tous au culte du Christ pourvu que je sorte des flammes
sans mal, j'affronterai seul le feu. Si je suis brûlé, ne l'attribuez qu'à mes
péchés ; mais si la puissance de Dieu me protège, reconnaissez pour vrai Dieu,
seigneur et sauveur de tous les hommes, le Christ, puissance et sagesse de Dieu
7 !» Le sultan n'osa point accepter ce contrat aléatoire par crainte d'un
soulèvement populaire ; mais il lui offrit de nombreux et riches cadeaux que
l'homme de Dieu méprisa comme de la boue: ce n'était pas des richesses du monde
qu'il était avide, mais du salut des âmes.
Le sultan n'en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le
saint un si parfait mépris des biens d'ici-bas ; malgré son refus ou peut-être
sa peur de passer à la foi chrétienne, il pria cependant le serviteur de Dieu,
afin d'être plus certainement sauvé, d'emmener tous ces présents et de les
distribuer aux chrétiens pauvres ou aux églises. Mais le saint, qui avait
horreur de porter de l'argent, et qui ne découvrait pas dans l'âme du sultan les
racines profondes de la foi vraie, s'y refusa inexorablement. »
Le journal Le Courrier 8, ajoute : «Les jours se mettent alors à défiler à
grande vitesse, entraînant les deux hommes de surprise en surprise. François et
Illuminé se rendent compte, en effet que les sarrasins ont peu à voir avec cette
«race abominable» qu'on leur a décrite en Europe. Cinq fois par jour, les deux
frères écoutent l'appel du muezzin et regardent avec admiration tous ces hommes
courbés vers le sol, unis dans leur prière au Dieu unique. Pour dire vrai,
François et Illuminé ne comprennent pas très bien ce qui leur arrive : ils
n'obtiennent ni le martyre dont ils rêvaient avant de partir, ni la conversion
de Al Malik et de ses proches. Quelque peu déçus, ils annoncent leur départ au
sultan et reprennent la route d'Assise. Les voies de Dieu, décidemment, sont
impénétrables.»
« Il semble, souligne Albert Jacquard 9 que le sultan n'oublia pas le sourire de
François, sa douceur dans l'expression d'une foi sans limite. Peut-être ce
souvenir fut-il décisif lorsqu'il décida, dix années plus tard, alors qu'aucune
force ne l'y contraignait, de rendre Jérusalem aux chrétiens. Ce que les armées
venues d'Europe n'avaient pu obtenir, l'intelligence et la tolérance de Malik
al-Kamil permettraient à l'islam de l'offrir. Sans doute le regard clair de
François avait-il poursuivi son lent travail dans la conscience de cet homme
ouvert à la pensée des autres.»
Les Fioretti 10 ajoutent cette anecdote :
«À la fin, saint François, voyant qu'il ne pourrait réaliser plus de fruits dans
ces contrées, se décida, par révélation divine à retourner parmi les fidèles
avec tous ces compagnons ; et les ayant réunis tous ensemble, il retourna près
du Sultan et prit congé de lui. Alors le Sultan lui dit : « Frère François, je
me convertirai très volontier à la foi du Christ, mais je crains de le faire
maintenant ; car si les gens d'ici l'apprenaient ils me tueraient avec toi et
tous tes compagnons ; et comme tu peux faire encore beaucoup de bien et que j'ai
à achever certaines affaires de très grande importance, je ne veux pas causer
maintenant ta mort et la mienne. Mais apprends-moi comment je pourrai me sauver,
je suis prêt faire ce que tu m'imposeras.» Saint François dit alors : «
Seigneur, je vais maintenant vous quitter, mais après que je serai retourné dans
mon pays et, par la grâce de Dieu, monté au ciel après ma mort, je t'enverrai,
selon qu'il plaira à Dieu, deux de mes frères, de qui tu recevras le baptême du
Christ ; et tu seras sauvé, comme me l'a révélé mon Seigneur Jésus-Christ. Et
toi, en attendant, dégage-toi de tout empêchement, afin que quand viendra à toi
la grâce de Dieu, elle te trouve disposé à la foi et à la dévotion.» Le Sultan
promit de le faire et il le fit.
Après cela, saint François s'en retourna avec le vénérable collège de ses saints
compagnons ; et quelques années plus tard saint François, par la mort
corporelle, rendit son âme à Dieu. Et le Sultan, étant tombé malade, attendit la
réalisation de la promesse de saint François et fit mettre des gardes à certains
passages, ordonnant que si deux frères, portant l'habit de saint François,
venaient à s'y montrer, on les lui amenait immédiatement. En ce même temps,
saint François apparut à deux frères et leur commanda de se rendre sans retard
près du Sultan et de lui procurer son salut, comme lui-même le lui avait promis.
Ces frères se mirent immédiatement en route, et après avoir passé la mer ils
furent par ces gardes menés près du Sultan. En les voyant, le Sultan eut une
très grande joie et dit : «Maintenant, je sais vraiment que Dieu m'a envoyé ses
serviteurs pour mon salut, selon la promesse que, par révélation divine, m'a
faite saint François.» Il reçut donc desdits frères l'enseignement de la foi du
Christ et le saint baptême, et ainsi régénéré dans le Christ il mourut de cette
maladie ; et son âme fut sauvée par les mérites et l'opération de saint François
11.»
N.R.