La Rédemption
Posté : 19 mars07, 09:06
Le concept de rédemption—du latin redimere, racheter—est considéré comme un
mystère par la religion catholique; il faut entendre par là que ses théologiens
se déclarent incapables de le comprendre ou de l'expliquer, bien qu'ils pensent
son existence attestée par les textes canoniques.
Selon ce concept, une souffrance ne serait jamais inutile en soi, mais
contribuerait au salut soit de la personne qui souffre, soit d'une ou d'une
quantité d'autres par quelque processus qui nous serait inconnu. Ce qui
n'implique pas qu'il faille rechercher cette souffrance, mais simplement ne pas
la considérer comme inutile quand elle survient.
Il est considéré comme seul susceptible d'expliquer et de justifier la Passion
du Christ. Sinon, en effet, à quoi bon celle-ci ?
L'idée prend une dimension également dans le concept de communion des saints.
Extraits [modifier]
"Ceux qui moururent dans la douleur se relèveront dans la joie" (Apocryphe du
Ier siècle av. J-C)
Jésus : "Heureux les malheureux, heureux ceux qui ont faim et soif de justice"
Le concept de Rédemption n'est pas considéré comme un mystère (même s'il est un
dogme) en tant que tel par les théologiens. En effet, un mystère serait un dogme
de foi inexplicable par la raison.
Par exemple l'existence de la Sainte Trinité, un Dieu en trois personnes
distinctes et dont chaque personne est totalement Dieu sans confusion entre les
trois... Ceci est un mystère. Ou encore, autre exemple, l'Immaculée Conception,
dogme de foi selon lequel la Sainte Vierge est restée vierge et immaculée dans
son enfantement...
La rédemption, du latin "redimere" = "racheter", n'est pas un mystère en tant
que tel, car il peut se comprendre.
En effet, Dieu ayant créé l'homme pour sa propre gloire et pour le bohneur de
celui-ci, lui a donné la liberté. L'homme en effet devait librement mériter le
bonheur du ciel, par souci de justice. Or cette liberté est LA faiblesse de
toute la création; c'est un don à double tranchant : on peut ou s'en servir pour
aimer Dieu, ou pour le refuser!
Ce fut le Péché Originel où Adam et Ève choisirent de désobéir à Dieu dans
l'espoir d'en être indépendant ("Vous serez comme des dieux", leur souffla
Lucifer).
Depuis, l'homme en naissant n'est plus doué de la grâce surnaturelle qui lui
rend le ciel accessible. En effet, une fin surnaturelle pour des êtres naturels
nécessite l'emploi d'un moyen surnaturel.
Comment donc réparer l'offense ?
Cette offense était infinie puisqu'elle atteignait Dieu lui-même, infini. Pour
racheter les hommes, ne méritant que l'enfer, Dieu lui-même s'offrit en la
Personne du Fils, pour "racheter" les hommes. Ses actes étant ceux d'un Dieu,
avaient valeur infinie.Et Dieu voulait que ce plan de la Rédemption servît à montrer aux hommes à quel
point Il les aimait. Et comme "il n'y a pas de plus grande preuve d'Amour que de
donner sa vie pour ses amis", Jésus, c'est à dire Dieu uni à une nature humaine,
voulut souffrir tout ce qu'un homme peut souffrir ici-bàs (trahison, douleur,
angoisse, fatigue, ...) et mourir de la mort la douloureuse et la plus honteuse.
Les prophètes de l'Ancien Testament L'avaient annoncé comme un Messie souffrant:
"il a l'apparence d'un ver", "ils ont compté tous mes os", "ils abattirent le
fouet sur mon dos offert". Il a voulu être le dernier des hommes pour prouver
aux hommes son Amour. Dieu fit l'expérience de la Souffrance et de la mort, lui
qui est Pur Esprit.Les théologiens disent que Jésus-Christ est "cause méritoire de notre salut".
C'est ce que nous venons de voir.
Ils disent aussi qu'il est "cause exemplaire" de notre salut: c'est à dire qu'il
nous montre quelle est la vie chrétienne parfaite.
C'est la deuxième application du mot rédemption, par rapport à nous.
Car cette Rédemption que Jésus-Christ est venu accomplir ne peut s'appliquer à
nous qu'avec notre consentement, conformément à la liberté qui nous fût donnée.
De sorte que personne ne mérite le ciel ou l'enfer injustement. Mais "il sera
rendu à chacun selon ses œuvres".
Pour gagner le ciel, le moyen est simple. pas besoin de mortifications
exagérées... Il suffit de croire en Dieu créateur et rémunérateur (rédemption),
("sans la Foi, nul ne peut plaire à Dieu"), de pratiquer sa loi: faire le bien,
éviter le mal.
Or, étant imparfaits et entrainés plus facilement au mal depuis le péché
originel, nous commettons tout de même des péchés. Ces péchés ont déjà été
rachetés par Jésus-Christ, mais pour en mériter le pardon, il nous faut
regretter.
Pour cela, il suffit d'offrir les souffrances de la journées. ainsi, même les
plus terribles souffrances peuvent être considérées comme une "grande grâce",
puisqu'elles nous méritent le Ciel.
Voilà, cette notion de Rédemption, à la fois dans le sens de Dieu qui sauve, et
dans le sens de notre participation à l'œuvre de notre propre rédemption. Une
loi d'amour à laquelle il faut conformer notre liberté.
Tous peuvent se sauver, même les pires criminels, eux aussi créés pour aimer
Dieu, du moment qu'ils regrettent et réparent.
Dans la religion catholique, la rédemption passe par la Sainte Vierge Marie,
Mère de Dieu.
mystère par la religion catholique; il faut entendre par là que ses théologiens
se déclarent incapables de le comprendre ou de l'expliquer, bien qu'ils pensent
son existence attestée par les textes canoniques.
Selon ce concept, une souffrance ne serait jamais inutile en soi, mais
contribuerait au salut soit de la personne qui souffre, soit d'une ou d'une
quantité d'autres par quelque processus qui nous serait inconnu. Ce qui
n'implique pas qu'il faille rechercher cette souffrance, mais simplement ne pas
la considérer comme inutile quand elle survient.
Il est considéré comme seul susceptible d'expliquer et de justifier la Passion
du Christ. Sinon, en effet, à quoi bon celle-ci ?
L'idée prend une dimension également dans le concept de communion des saints.
Extraits [modifier]
"Ceux qui moururent dans la douleur se relèveront dans la joie" (Apocryphe du
Ier siècle av. J-C)
Jésus : "Heureux les malheureux, heureux ceux qui ont faim et soif de justice"
Le concept de Rédemption n'est pas considéré comme un mystère (même s'il est un
dogme) en tant que tel par les théologiens. En effet, un mystère serait un dogme
de foi inexplicable par la raison.
Par exemple l'existence de la Sainte Trinité, un Dieu en trois personnes
distinctes et dont chaque personne est totalement Dieu sans confusion entre les
trois... Ceci est un mystère. Ou encore, autre exemple, l'Immaculée Conception,
dogme de foi selon lequel la Sainte Vierge est restée vierge et immaculée dans
son enfantement...
La rédemption, du latin "redimere" = "racheter", n'est pas un mystère en tant
que tel, car il peut se comprendre.
En effet, Dieu ayant créé l'homme pour sa propre gloire et pour le bohneur de
celui-ci, lui a donné la liberté. L'homme en effet devait librement mériter le
bonheur du ciel, par souci de justice. Or cette liberté est LA faiblesse de
toute la création; c'est un don à double tranchant : on peut ou s'en servir pour
aimer Dieu, ou pour le refuser!
Ce fut le Péché Originel où Adam et Ève choisirent de désobéir à Dieu dans
l'espoir d'en être indépendant ("Vous serez comme des dieux", leur souffla
Lucifer).
Depuis, l'homme en naissant n'est plus doué de la grâce surnaturelle qui lui
rend le ciel accessible. En effet, une fin surnaturelle pour des êtres naturels
nécessite l'emploi d'un moyen surnaturel.
Comment donc réparer l'offense ?
Cette offense était infinie puisqu'elle atteignait Dieu lui-même, infini. Pour
racheter les hommes, ne méritant que l'enfer, Dieu lui-même s'offrit en la
Personne du Fils, pour "racheter" les hommes. Ses actes étant ceux d'un Dieu,
avaient valeur infinie.Et Dieu voulait que ce plan de la Rédemption servît à montrer aux hommes à quel
point Il les aimait. Et comme "il n'y a pas de plus grande preuve d'Amour que de
donner sa vie pour ses amis", Jésus, c'est à dire Dieu uni à une nature humaine,
voulut souffrir tout ce qu'un homme peut souffrir ici-bàs (trahison, douleur,
angoisse, fatigue, ...) et mourir de la mort la douloureuse et la plus honteuse.
Les prophètes de l'Ancien Testament L'avaient annoncé comme un Messie souffrant:
"il a l'apparence d'un ver", "ils ont compté tous mes os", "ils abattirent le
fouet sur mon dos offert". Il a voulu être le dernier des hommes pour prouver
aux hommes son Amour. Dieu fit l'expérience de la Souffrance et de la mort, lui
qui est Pur Esprit.Les théologiens disent que Jésus-Christ est "cause méritoire de notre salut".
C'est ce que nous venons de voir.
Ils disent aussi qu'il est "cause exemplaire" de notre salut: c'est à dire qu'il
nous montre quelle est la vie chrétienne parfaite.
C'est la deuxième application du mot rédemption, par rapport à nous.
Car cette Rédemption que Jésus-Christ est venu accomplir ne peut s'appliquer à
nous qu'avec notre consentement, conformément à la liberté qui nous fût donnée.
De sorte que personne ne mérite le ciel ou l'enfer injustement. Mais "il sera
rendu à chacun selon ses œuvres".
Pour gagner le ciel, le moyen est simple. pas besoin de mortifications
exagérées... Il suffit de croire en Dieu créateur et rémunérateur (rédemption),
("sans la Foi, nul ne peut plaire à Dieu"), de pratiquer sa loi: faire le bien,
éviter le mal.
Or, étant imparfaits et entrainés plus facilement au mal depuis le péché
originel, nous commettons tout de même des péchés. Ces péchés ont déjà été
rachetés par Jésus-Christ, mais pour en mériter le pardon, il nous faut
regretter.
Pour cela, il suffit d'offrir les souffrances de la journées. ainsi, même les
plus terribles souffrances peuvent être considérées comme une "grande grâce",
puisqu'elles nous méritent le Ciel.
Voilà, cette notion de Rédemption, à la fois dans le sens de Dieu qui sauve, et
dans le sens de notre participation à l'œuvre de notre propre rédemption. Une
loi d'amour à laquelle il faut conformer notre liberté.
Tous peuvent se sauver, même les pires criminels, eux aussi créés pour aimer
Dieu, du moment qu'ils regrettent et réparent.
Dans la religion catholique, la rédemption passe par la Sainte Vierge Marie,
Mère de Dieu.