Je te conseille vivement de regarder l'intégralité de ce reportage.
C'est fait, et conclusion : c'est bidon. L'auteur du reportage ne connait RIEN au sujet dont elle prétend parler et n'hésite pas à affirmer n'importe quoi.
Tu pourras apprécier par toi-même le fameux principe de l'équivalence en substance. Ce principe protège totalement les OGM puisqu'il dit qu'un OGM est un organisme dans lequel on a simplement rajouté un gène d'un autre organisme. Ce principe fait totalement fit de l'incompatibilité des gènes entre elles et des répercussions sur la santé.
Voici un superbe exemple ce que je te disais.
Justement, ça, c'est ce que l'auteur a compris du principe d'équivalence en substance.
Ce n'est pas la réalité.
Il suffit de réfléchir 30 secondes pour comprendre que MM Robin se fiche de nous : elle affirme que le principe d'équivalence en substance permet de mettre sur le marché des OGM sans les tester.
Et juste après, elle nous parle des tests de toxicités réalisés pour homologuer un OGM.
Ca te parait logique qu'on fasse des tests de toxicité sur la base d'un principe qui affirmerait qu'ils sont inutiles ?
Et paf ! Une énorme anerie.
Le principe d'équivalence en substance tel qu'il est utilisé dans les procédures d'homologation n'affirme pas contrairement à ce que dis le reportage qu'un OGM, c'est la même chose que la plante non-OGM avec un gène en plus.
Il affirme qu'un OGM est COMPARABLE à son équivalent non-OGM, soit qu'il est acceptable si on ne peut pas prouver qu'il a un impact différent que ce dernier sur la santé.
Et c'est ainsi que fonctionne le processus d'homologation : pour savoir si une variété OGM peut être mise sur le marché ou non, on la soumet à des tests de toxicité et d'allergénicité.
Si elle apparait plus toxique que son équivalent non-OGM, elle n'est pas mise sur le marché. Si elle n'apparait pas plus toxique, elle est autorisée.
Confer le lait soutiré de vaches gonflées au rBGH (Posilac) dont l'impact sur des rats fut le traitement par leur estomac de cet élément en tant que corps étranger.
Sauf que :
1) cela n'a strictement AUCUN rapport avec les OGM.
2) c'est complètement bidon ; il n'y a pas une seule étude qui montre une réaction immunitaire des rats à la rBGH.
Pas une étude menée à ce sujet démontre clairement que l'augmentation de la concentration IGF-1 n'a pas d'impact sur la santé. Bien au contraire.
Ah non ?
Et celles ci alors :
http://jnci.oxfordjournals.org/cgi/cont ... 93/17/1330 ?
http://www.jacn.org/cgi/content/abstrac ... ppl_6/556S
http://www.sciencemag.org/cgi/content/a ... 9/4971/875
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2671241
Ce fameux principe interdit également l'étiquetage des produits OGM.
Encore et toujours n'importe quoi. Ce principe est utilisé par le processus d'homologation Francais. Pourtant, tout produit contenant plus de 0.9% d'OGM soit porter une étiquette le signalant.
Nous, humains, (soit-disant) libres de pensées, de choix et d'actions, ne pouvons même pas choisir de consommer ou pas des produits OGM.
Si : grâce à l'étiquettage.
Mais nous humains vivant en démocratie n'avons pas le droit d'interdire des variétés aux agriculteurs uniquement "parcequ'on en veut pas".
Les agriculteurs ont le droit de choisir leurs semences.
Le fait de ne pas vouloir manger d'OGM ne t'autorise pas à interdire à tous les agriculteurs d'en cultiver.
Ces graines OGM tel que le soja transgénique ne sait pas se reproduire,
Faux : les OGM commercialisés sont fertiles, et peuvent parfaitement être ressemés. Mais dans les pays qui reconnaissent les brevets sur le vivant, il faut payer des royalties pour avoir le droit de les ressemer.
Et cela ne concerne pas les OGM, mais les variétés brevetées. Les OGM représentent une très petite minorité des variétés brevetées, et tous les OGm ne sont pas brevetés.
Que dire du fameux Roundup, ce désherbant d'abord soit-disant "biodégradable" ? Monsato fut condamnée pour publicité mensongère le concernant car ce produit agressif et dangereux est loin d'être biodégradable.
Celle là aussi elle est bonne.
Le fait est que le glyphosate (molécule active du round-up) est effectivement biodégradable, et très rapidement dégradée. Mais un de ses résidus de dégradation, l'AMPA, lui l'est beaucoup moins.
La législation en la matière a changé, et Monsanto n'a pas changé sa publicité en conséquence, d'où la condamnation.
Le glyphosate n'en reste pas moins un des herbicides les moins toxiques et les moins résidents du marché (et pas un "produit aggressif et dangereux" !!).
James Maryanski (ex-Directeur du département de la biotechnologie de la FDA) a d'ailleurs reconnu que la réglementation des OGM fut basée sur une décision politique et non scientifique.
Normal, puisque c'est le cas !
Ce sont toujours les politiques qui tranchent.
Les scientifiques informent les politiques, et ce sont les politiques qui prennent les décisions. Qu'est-ce que vous voulez ? Que ce soient des chercheurs qui décident de ce genre de chose au lieu des élus ?
Pour ce qui est de l'étude confidentielle, elle a bien évidemment été mise en ligne parce qu'elle fut découverte. Pensais-tu que j'allais me baser sur quelque chose qu'on ne sait pas lire ? On peut les retrouver ici (le lien officiel est pour le moement inaccessible) :
Tu te moques de moi ?
Tu as dit "de nombreux produits".
Le rapport que tu cites traite que des PCB. Où sont les autres ?
Ici, je ne suis pas entrain d'attaquer les OGM, mais plutôt Monsanto elle-même.
Me problème est que tu attaques Monsanto en disant absolument n'importe quoi sur les OGM, ce qui discrédite complètement ton propos.
J'espère que tu comprends le problème maintenant : le but du reportage de MM Robin est d'attaquer Monsanto par tous les moyens, mensonges et dissimulations compris.
Voilà pourquoi je vous signale que c'est un très mauvais reportage : tout n'y est peut être pas faux, mais l'essenciel en est composé d'erreurs et de mensonges.