Personne ne mentionnent le massacre des nouveaux-nés par Erode.
Comment tous ces événements ont-ils pu passer inaperçus ?
En dehors de l'ancien testament, il n'existe aucune preuve de l'existence de Jésus. On trouve son nom dans un ouvrage de l'historien juif Flavius Josèphe mais il fut, de toute évidence, plaqué là par le clergé dans une tentative désespérée d'établir un recoupement avec son gagne-pain (voir plus bas).
De nombreux scribes ont rédigé la chronique de la Palestine à l'époque où Jésus aurait prétendument vécu et aucun ne parle de lui. Le philosophe Philon vécut à l'époque que l'on associe à Jésus et il écrivit une histoire des Judéens qui intègre cette époque. Il habitait en périphérie de Jérusalem au moment où Jésus naquit prétendument d'une vierge, fit une entrée triomphale à dos d'âne dans Jérusalem, fut crucifié et revint d'entre les morts.
A la même époque, le roi Hérode est censé avoir fait égorger tous les enfants mâles dans l'intention d'éliminer le « sauveur ». Et que nous dit Philon de pareils évènements ?… Pas un traître mot ! Les archives romaines ne sont pas plus loquaces. Aucun auteur contemporain ne fait état de la vie de Jésus.
Les preuves ne sont pas nombreuses et vraiment pas très solides:
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Philon d'alexandrie
Grand historien et philosophe juif, contemporain de cette histoire. Cet observateur de son époque ne dit pas un mot sur Jésus de Nazareth ou les premiers chrétiens. Si Jésus est le personnage renommé dépeint par les Evangiles il est plus que surprenant que Philon n'en parle pas. Encore une fois seule la thèse du mythe donne une explication satisfaisante à ce silence.
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Flavius Josèphe
Né en 37 à Jérusalem, Ben Mathithiau dit Flavius Josèphe est un historien juif du coté des romains. Il est l'auteur de "Guerre Juive" dans lequel il ne mentionne pas JC et de "Les Antiquités juives" vers +95 en vingt livres. Au chapitre XVIII apparaît un bref passage relatif à Jésus connu sous le nom de Testimonium Flavianum. Cependant, il ne fait aucun doute aujourd'hui que ce passage constitue, sinon dans sa totalité, au moins partiellement , une interpolation due à une main pieuse (L'Église elle-même le reconnaît), effectuée au IVe siècle par Ambroise de Milan sous le nom d'Egesippo ou d'Eusèbe de Césarée "le faussaire" (L'âme damnée de l'empereur Constantin). Flavius Josèphe, juif orthodoxe n'aurait jamais pu écrire que Jésus était le messie. Source: Encyclopedia Universalis.
- Quirinus
En l'an 6 après JC, Sulpicus Quirinius, gouverneur de Syrie, entre en fonction (censé gouverner à la naissance de JC selon Luc 2-2). JC est aussi censé naître sous Hérode (Matthieu 2-1) mort en -4! Pour sortir de cette contradiction gênante, certains chrétiens parlent d'une pierre découverte à Antioche et dont l'inscription parle de Quirinus avant la naissance de JC. Cette pierre existe bien mais ne fait que relater des faits de guerre de Quirinus et ne résout pas la contradiction de date due à une méconnaissance de l'histoire des auteurs des évangiles. Source "Le Nouveau Testament"
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Suétone
Caius Suetonius Tranquillus naît sans doute à Rome vers +70, un homme de bibliothèque, un historien un peu approximatif. Il parle de juifs provoquant des troubles à Rome à l'instigation d'un certain Crestos en +42 (à peu près 10 ans après la mort supposée de JC). Crestos (à ne pas confondre avec Christos) signifie "le bon" ou "utile"et était courant dans la Rome de l'époque, souvent porté par des esclaves libérés. C'était, par exemple, le nom de l'adjoint du préfet Ulpien. Ici il s'agit d'un des chefs organisateurs des désordres qui se révélèrent à Rome avec une particulière fréquence dans les années 39-40 sous Caligula. Vu le problème posé par les dates et les lieux, l'Église ne défend plus guère la théorie Crestos=Christ=JC. Source: Encyclopedia Universalis.
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Mara Bar Sérapion
La lettre ne cite ni le Christ ni Jésus. Elle parle du roi des juifs qui pourrait dater de plusieurs siècles avant JC et elle contient des erreurs historiques.
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Tacite
Publius Cornelius Tacitus né en +52/54, historien romain, à propos de l'incendie de Rome, en +116 (qui n'a jamais eu lieu). En +120, il cite les chrétiens dont le nom leur vient du Christ. Les historiens critiques ont prouvé que ce témoignage est une interpolation (Tacite parle par exemple du procurateur Pilate qui n'était que préfet). Il est prouvé qu'il s'agit d'un faux qui date de 1429 écrit par Pogge, un secrétaire pontifical, un des plus grands faussaires du christianisme. Source: Encyclopedia Universalis, Professeur Gaspard Angeleri.
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Pline le jeune
Caius Plinius Secondus gouverneur, en 112, cite une communauté qui croyait en un certain Khristo. Contrairement à ce que l'Église a soutenu, il ne s'agissait pas de chrétiens. On pense que le passage est un faux et peut-être la lettre entière. Il faut noter que la lettre ne cite pas Jésus. Source: Encyclopedia Universalis.
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Thallus
Aurait témoigné au sujet de l'obscurité qui s'est abattu au moment de la crucifixion de JC (et dont personne n'a entendu parler). L'écrit lui-même n'existe pas, il est cité par Eusèbe (le faussaire) qui cite lui-même Jules l'Africain. Ce témoignage daterai entre +100 et +200.
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Talmud juif
Il parle vaguement d'un certain Yeshu pendu la veille de Paques. C'est vague et que penser d'un texte rédigé vers le Ve siècle?
- Lucien
Lucien de Samosate, romain satirique, vers +200, raille les chrétiens qui adorent ce "sophiste crucifié". Qu'en conclure à une époque où les évangiles étaient déjà rédigés?