Saint Glinglin a écrit :Pour la suite, il ne comprend rien à ce qu'il prétend réfuter à propos de la lecture syriaque du Coran. Donc j'arrête à la 8ème minute.
Concernant la lecture syriaque du Coran, des chercheurs allemands ont fait des découvertes intéressantes.
L'arabe dit classique, l'arabe du Coran, a été élaboré sur 150 ans, c'est pourquoi il n'existe pas d'ouvrage en arabe classique avant la fin du VIIIe siècle.
Un chercher allemand Christopher Luxenberg précise «
Selon la tradition musulmane, le Coran daterait du VIIe siècle, alors que les premiers exemples de littérature en arabe dans le plein sens du terme ne se trouvent que deux siècles plus tard, au temps de la « Sīra », c'est-à-dire la Biographie de Mahomet, telle qu'elle a été écrite par Ibn Hichām, décédé en 828. On peut ainsi établir que la littérature post-coranique a été développée par degrés dans la période qui a suivi le travail de Khalil iln Ahmad, fondateur de la lexicographie arabe, mort en 786, et de Sibawayh mort en 796, à qui l'on doit la grammaire de l'arabe classique. Maintenant, si nous considérons que la composition du Coran s'est achevée à la mort de Mohamed, en 632, nous avons devant nous un intervalle de 150 ans, durant lequel nous ne trouvons pas trace de littérature arabe. ».
Comment expliquer cet écart ? Si l'arabe classique du Coran s'est au contraire élaboré sur 150 ans, nous retrouvons une continuité dans l'usage de cette langue dans les écrits musulmans... mais cela signifie que le Coran a été rédigé pendant plus de 150 ans.
Christoph Luxenberg va plus loin, il analyse des versets incompréhensibles du Coran. En retrouvant le sens des mots par leur origine syriaque, il restitue un sens cohérent à des versets coraniques confus.
Voyons deux exemples :
- Le premier touche au sujet délicat du voile des femmes. «
Dis aux croyantes : de baisser leurs regards, d’être chastes, de ne monter que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leurs voile (« khumur») sur leurs « poitrines ». » (S. 24, 31). Pour Luxenberg, le mot traduit habituellement par «
poitrine » est littéralement la fente des vêtements en syriaque. Il le traduit donc par le mot «
poche ». Le mot «
Khumur », traduit par foulard ou voile de nos jours, signifie «
ceinture » en syriaque. Le verset devient : «
les femmes doivent serrer leur ceinture sur leurs poches ». Pour les chrétiens, la ceinture était symbole de chasteté comme en témoigne la littérature et l’iconographie syriaque
. Ce verset ne signifie donc pas une obligation à se voiler mais du rajout, peut-être tardif, peut-être d’origine chrétienne, d’une consigne rappelant l’importance de la pudeur, exprimée par le port symbolique d’une ceinture.
- Le second exemple porte sur un sujet tout aussi délicat, il concerne les fameuses Houris, ces jeunes filles toujours vierges qui attendent les élus au paradis. En fait, le mot «
Houris » signifie «
raisin blanc » en syriaque. Les élus au paradis se voient donc gratifier de raisins blancs et non pas de multiples concubines, (S. 44, 54 ; S. 52, 20 ; S. 56, 22). Cela correspond à la vision poétique chrétienne du paradis dans la littérature syriaque qui est conservée et connue. Le raisin y était symbole d’abondance et de délice.
Un autre chercheur allemand Günter Lüling a posé une autre hypothèse.Il pense que le Coran est inspiré de livres chrétiens syriaques, de lectionnaires, expliquant les fondements de la foi chrétienne et destinés à l'évangélisation de l'Arabie. Mahomet en aurait eu connaissance et y aurait puisé une partie de son inspiration poétique. Cette hypothèse est confortée par les traces épigraphiques laissées par le Patriarche jacobite Ahûdemmed, qui, à la fin du VIe siècle, avait organisé l'évangélisation de l'Arabie en dotant d'une église, d'une école, «
d'un prêtre et d'un diacre... chaque tribu ». Ce travail d’évangélisation s’est poursuivi tout le VIIe siècle jusqu'à ce que la conquête arabo-musulmane y mette fin.
Günter Lüling analyse la sourate 97. Nommée « La destinée », «
al Qadr » en arabe, la sourate 97 est censée raconter le début de la révélation du Coran. En fait, c'est la transposition d'un hymne chrétien célébrant Noël. En effet, la transcription du mot «
al Qadr » en syro araméen est « helqa », et signifie «
l’Étoile de la nativité », celle qui a guidé les Rois mages lors de la naissance de Jésus. La sourate 97 devient donc un chant chrétien célébrant la naissance du Christ : «
L’Étoile de la nativité » : « Oui, nous avons fait descendre ceci (donc Jésus et non le Coran) la nuit de la nativité. Et qui te dira ce qu’est la nuit de la nativité ? La nuit de la nativité est meilleure que mille mois ! Durant la nuit de la nativité descendent les anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur. Avec chaque commandement, une paix. – Cela, jusqu’à l’apparition de l’aube. »
Si cette sourate a réellement été récitée par Mahomet, elle prouve que Mahomet s’est inspiré d’un livre de liturgie chrétienne syriaque. Si ce n'est pas le cas, cela signale que le Coran est une synthèse tardive de plusieurs textes de poésies sacrées. Cependant, dans le Coran, on trouve un indice suggérant que Mohamed puise son inspiration dans des textes anciens : «
Ceux qui mécroient disent : « Oui, tout ceci n'est que calomnie que celui-là a blasphémé et à quoi d'autres gens l'ont aidé ». Or, ils commettent là prévarication et mensonge. - Ils disent : « Contes anciens qu'il se fait écrire ! On les lui dicte matin et après -midi. » » (S. 25, 4-5).
Le vocabulaire du Coran est donc en partie syriaque.... ce qui démontre que la rédaction finale du Coran a été tardive. Elle date du moment où le dialecte arabe de Mahomet a fusionné avec le syriaque des villes, créent la langue du Coran.
L'arabe dit classique n'existe donc que depuis la fin du VIIIe siècle. C'est cela que cherche à dissimuler ce pauvre musulman perturbé par les découvertes épigraphiques.
C'est toujours amusant, quoique pitoyable, de voir un homme englué dans une superstition et qui essaie de démontrer à tout prix que
le Royaume de Mickey est la vraie révélation !