Psaumes 69: 4-5
Posté : 16 mars16, 21:53
C'est Jean, encore une fois, qui va s'illustrer dans le passage suivant: "Souvenez-vous de ce que je [Jésus] vous ai dit, qu'un serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. S'ils ont suivi ma parole, ils suivront la vôtre également. Mais c'est à
cause de mon nom qu'ils vous feront tout cela, parce qu'ils ignorent qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché. Celui qui me hait, hait aussi mon père. Si je n'avais pas réalisé, au milieu d'eux, des oeuvres que personne d'autre n'a faites,
ils n'auraient pas de péché. Mais à présent qu'ils m'ont vu, ils me haïssent, tout comme [ils haïssent] mon père, et cela, pour que s'accomplisse la parole de leur Loi: 'Ils m'ont haï sans cause' " (Jean 15: 20-25).
Jean se réfère ici, non à la Loi, comme il le prétend par les mots qu'il place dans la bouche de Jésus (pour souligner mensongèrement qu'en Jésus, c'est la Loi elle-même qui s'accomplissait), mais à un texte du Livre des Psaumes.
Citons: "Je suis fatigué d'appeler au secours. La gorge m'en brûle. Mon regard s'est fatigué à t'attendre, ô mon Dieu. Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête. Et c'est à tort qu'ils me prennent pour un ennemi" (Psaumes 69: 4-5, ou 68: 4-5, selon certaines versions).
Les questions qu'il convient alors de se poser sont celles-ci: ce Psaume est-il une Prophétie qui devrait s'appliquer sur Jésus de Nazareth ? Et pourquoi Jean feint-il ainsi de se tromper, en mélangeant la Loi et les Psaumes ?
La réponse à la deuxième question est très simple: c'est parce que Jean connaît trop bien le Psaume qu'il cite, et il préfère égarer le lecteur peu cultivé vers une impossible quête de sa référence, dans la Loi, qui ne la contient pas ! Car le lecteur qui relit le Psaume ainsi invoqué en soutien de Jésus par Jean, que découvre-t-il, s'il se rend dans le bon texte ?
"Toi, ô mon Dieu, tu sais combien j'ai été stupide, et mes fautes n'échappent pas à tes regards !" (Psaumes 69: 6, ou 68: 6 selon certaines versions).
Ou bien David, qui parle ici, est une "image prophétique" du "Nazaréen", et nous voyons quelle image cela donne: Jésus pécheur et stupide !
Ou bien David n'est pas une image prophétique du "Nazaréen", et l'application faite de son Psaume est parfaitement illégitime. Dans tous les cas de figure, on comprend pourquoi Jean préfère égarer le lecteur...
Dans un autre Psaume, on trouve également des paroles qui ressemblent à celles que cite Jean.
"Oh ! Qu'ils cessent de s'amuser de moi, ceux qui me traitent en ennemi, dans leurs mensonges ! Qu'ils ne se fassent plus de clins d'oeil, ceux qui me haïssent sans raison !" (Psaumes 35: 19, ou 34: 19, selon certaines versions). Seulement, ce Psaume provient du même "recueil de David" que le précédent, et il est l'expression de la même douleur d'une personne qui se juge coupable, non vis-à-vis des Hommes, mais vis-à-vis de "Dieu". La Théologie chrétienne interdisant d'appliquer ce qualificatif de "coupable" sur Jésus, elle s'interdit du même coup de prétendre trouver ici une Prophétie, concernant Jésus. Et Jean pose donc un acte illégitime et un témoignage contradictoire, en utilisant ces Psaumes pour "prouver la messianité" de Jésus.
Dans le même Psaume 35, d'ailleurs, David décrit ainsi son attitude:
"Quand mes ennemis étaient malades, je manifestais ma tristesse et je m'humiliais en pratiquant le jeûne (...). J'étais sombre et en deuil, comme si j'avais perdu ma propre mère" (Psaumes 35: 13-14). Ceci serait-il par hasard l'image du Nazaréen qui disait, lui: "Jean [le Baptiseur] est venu avec des jeûnes et l'abstinence de boisson, et l'on a dit: 'C'est un possédé sous l'influence d'un mauvais esprit !'. Le Fils de l'homme [titre que s'appliquait Jésus] est venu, mangeant et buvant, et l'on a dit: 'Voyez ce glouton et ce buveur' " (Matthieu 11: 18-19).
Ou: "Pensez-vous que les invités d'une noce doivent s'attrister, alors que le nouvel époux est avec eux ? Évidemment non ! Bien sûr, le temps viendra où, l'époux leur ayant été enlevé, ils jeûneront" (Matthieu 9: 15). Ainsi, Jésus qui faisait la fête et s'en vantait, et se faisait critiquer pour
cela, aurait-il été l'accomplissement prophétique de David qui, lui, jeûnait et s'affligeait ? Pourquoi soutenir de pareilles contrevérités ?
Donc Jésus n'accomplissait rien de ces Psaumes, d'une part, et, d'autre part, de toutes façons, Jésus, lorsqu'il était "haï", l'était avec de bonnes raisons de la part de ses adversaires, et non "sans cause", comme on le prétend du côté de chez Jean.
Lorsqu'il insulte les Pharisiens à chaque fois qu'il les croise, il ne peut pas s'étonner qu'ils lui en veuillent.
Lorsqu'il entre en roi dans Jérusalem occupée par les Romains, au risque de déclencher un massacre dans la ville, ce n'est pas sans cause que les autorités s'émeuvent.
Lorsqu'il fouette les changeurs du Temple, établis par la Loi autant que par les autorités, ce n'est pas "sans cause" que les prêtres décident de l'écarter...
cause de mon nom qu'ils vous feront tout cela, parce qu'ils ignorent qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n'auraient pas de péché. Celui qui me hait, hait aussi mon père. Si je n'avais pas réalisé, au milieu d'eux, des oeuvres que personne d'autre n'a faites,
ils n'auraient pas de péché. Mais à présent qu'ils m'ont vu, ils me haïssent, tout comme [ils haïssent] mon père, et cela, pour que s'accomplisse la parole de leur Loi: 'Ils m'ont haï sans cause' " (Jean 15: 20-25).
Jean se réfère ici, non à la Loi, comme il le prétend par les mots qu'il place dans la bouche de Jésus (pour souligner mensongèrement qu'en Jésus, c'est la Loi elle-même qui s'accomplissait), mais à un texte du Livre des Psaumes.
Citons: "Je suis fatigué d'appeler au secours. La gorge m'en brûle. Mon regard s'est fatigué à t'attendre, ô mon Dieu. Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête. Et c'est à tort qu'ils me prennent pour un ennemi" (Psaumes 69: 4-5, ou 68: 4-5, selon certaines versions).
Les questions qu'il convient alors de se poser sont celles-ci: ce Psaume est-il une Prophétie qui devrait s'appliquer sur Jésus de Nazareth ? Et pourquoi Jean feint-il ainsi de se tromper, en mélangeant la Loi et les Psaumes ?
La réponse à la deuxième question est très simple: c'est parce que Jean connaît trop bien le Psaume qu'il cite, et il préfère égarer le lecteur peu cultivé vers une impossible quête de sa référence, dans la Loi, qui ne la contient pas ! Car le lecteur qui relit le Psaume ainsi invoqué en soutien de Jésus par Jean, que découvre-t-il, s'il se rend dans le bon texte ?
"Toi, ô mon Dieu, tu sais combien j'ai été stupide, et mes fautes n'échappent pas à tes regards !" (Psaumes 69: 6, ou 68: 6 selon certaines versions).
Ou bien David, qui parle ici, est une "image prophétique" du "Nazaréen", et nous voyons quelle image cela donne: Jésus pécheur et stupide !
Ou bien David n'est pas une image prophétique du "Nazaréen", et l'application faite de son Psaume est parfaitement illégitime. Dans tous les cas de figure, on comprend pourquoi Jean préfère égarer le lecteur...
Dans un autre Psaume, on trouve également des paroles qui ressemblent à celles que cite Jean.
"Oh ! Qu'ils cessent de s'amuser de moi, ceux qui me traitent en ennemi, dans leurs mensonges ! Qu'ils ne se fassent plus de clins d'oeil, ceux qui me haïssent sans raison !" (Psaumes 35: 19, ou 34: 19, selon certaines versions). Seulement, ce Psaume provient du même "recueil de David" que le précédent, et il est l'expression de la même douleur d'une personne qui se juge coupable, non vis-à-vis des Hommes, mais vis-à-vis de "Dieu". La Théologie chrétienne interdisant d'appliquer ce qualificatif de "coupable" sur Jésus, elle s'interdit du même coup de prétendre trouver ici une Prophétie, concernant Jésus. Et Jean pose donc un acte illégitime et un témoignage contradictoire, en utilisant ces Psaumes pour "prouver la messianité" de Jésus.
Dans le même Psaume 35, d'ailleurs, David décrit ainsi son attitude:
"Quand mes ennemis étaient malades, je manifestais ma tristesse et je m'humiliais en pratiquant le jeûne (...). J'étais sombre et en deuil, comme si j'avais perdu ma propre mère" (Psaumes 35: 13-14). Ceci serait-il par hasard l'image du Nazaréen qui disait, lui: "Jean [le Baptiseur] est venu avec des jeûnes et l'abstinence de boisson, et l'on a dit: 'C'est un possédé sous l'influence d'un mauvais esprit !'. Le Fils de l'homme [titre que s'appliquait Jésus] est venu, mangeant et buvant, et l'on a dit: 'Voyez ce glouton et ce buveur' " (Matthieu 11: 18-19).
Ou: "Pensez-vous que les invités d'une noce doivent s'attrister, alors que le nouvel époux est avec eux ? Évidemment non ! Bien sûr, le temps viendra où, l'époux leur ayant été enlevé, ils jeûneront" (Matthieu 9: 15). Ainsi, Jésus qui faisait la fête et s'en vantait, et se faisait critiquer pour
cela, aurait-il été l'accomplissement prophétique de David qui, lui, jeûnait et s'affligeait ? Pourquoi soutenir de pareilles contrevérités ?
Donc Jésus n'accomplissait rien de ces Psaumes, d'une part, et, d'autre part, de toutes façons, Jésus, lorsqu'il était "haï", l'était avec de bonnes raisons de la part de ses adversaires, et non "sans cause", comme on le prétend du côté de chez Jean.
Lorsqu'il insulte les Pharisiens à chaque fois qu'il les croise, il ne peut pas s'étonner qu'ils lui en veuillent.
Lorsqu'il entre en roi dans Jérusalem occupée par les Romains, au risque de déclencher un massacre dans la ville, ce n'est pas sans cause que les autorités s'émeuvent.
Lorsqu'il fouette les changeurs du Temple, établis par la Loi autant que par les autorités, ce n'est pas "sans cause" que les prêtres décident de l'écarter...