Le Canada renouera avec la tradition des Casques bleus
Posté : 26 août16, 06:21
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/po ... onal.shtml
Jusqu'à 600 soldats canadiens seront mis à la disposition des Nations unies dans le cadre d'un nouveau Programme pour la stabilisation et les opérations de paix (PSOP) doté d'un budget de 450 millions de dollars sur trois ans.
Les détails de cette nouvelle approche fédérale ont été présentés vendredi par les ministres de la Défense, Harjit Sajjan, des Affaires étrangères, Stéphane Dion, de la Sécurité publique, Ralph Goodale, et du Développement international, Marie-Claude Bibeau, lors d'une conférence de presse à la base aérienne de Bagotville.
Les ministres n'ont pas dévoilé à quel endroit ni à quel moment ces troupes seront déployées. Cela fera vraisemblablement l'objet de discussions lors d'une conférence sur les missions de paix de l'ONU qui se tiendra à Londres les 8 et 9 septembre.
Selon le ministre Dion, le PSOP constitue une approche intégrée qui permettra de mieux coordonner les questions de politique étrangère, de défense, de développement et celles concernant la sécurité nationale. Le Canada aura ainsi une « voix plus forte sur la scène internationale ».
«Le PSOP nous permettra de réunir toutes les ressources sur le terrain afin de mieux protéger les populations civiles et intervenir rapidement auprès des collectivités menacées, tout en tenant compte des besoins particuliers des groupes les plus vulnérables, dont les personnes déplacées, les réfugiés, les femmes et les enfants.»
—Stéphane Dion
Ottawa espère également « s'attaquer aux causes et aux effets des conflits » et « prévenir leur escalade ou leur récurrence » en travaillant sur « sur l'alerte précoce, la prévention des conflits, le dialogue, la médiation et la consolidation de la paix, ainsi que l'autonomisation des femmes dans la prise de décisions pour la paix et la sécurité ».
Des missions de plus en plus complexes
Selon le ministre Sajjan, l'armée canadienne pourra ainsi fournir non seulement des troupes au sol dans le cadre de différentes missions, mais aussi des officiers pour des postes de commandement, du transport aérien, des ingénieurs, des médecins ou des formateurs pour des forces armées ou policières.
Le gouvernement étudie « où et comment le Canada peut avoir l'impact le plus significatif », non seulement sur un pays, mais sur toute une région.
« La nature des conflits dans le monde change. Ils deviennent plus complexes que jamais », a prévenu le ministre de la Défense. « Dans le passé, les opérations de maintien de la paix consistaient à soutenir une paix négociée entre des ennemis, en venant s'insérer entre eux pour préserver la stabilité. Malheureusement, ce n'est plus le cas. »
«Aujourd'hui, les opérations de soutien à la paix sont menées à des endroits où il n'y a peut-être pas de paix à préserver, où une paix fragile est constamment à risque de sombrer dans la violence, des violences qui touchent les plus vulnérables, et particulièrement contre les femmes et les enfants.»
—Harjit Sajjan
« Il ne peut y avoir de développement s'il n'y a pas de paix », a pour sa part déclaré la ministre Bibeau, qui a beaucoup insisté sur la nécessité de venir soutenir l'éducation des enfants dans le monde et l'importance de soutenir le rôle des femmes comme « agentes de changement, de développement et de paix ».
Le ministre Goodale a pour sa part souligné que le Programme des missions internationales des policiers affectés au maintien de la paix avait été renouvelé pour cinq ans, avec un budget de 46,9 millions de dollars pour les trois prochaines années. Un contingent maximal de 150 policiers pourra ainsi être déployé à l'étranger
Jusqu'à 600 soldats canadiens seront mis à la disposition des Nations unies dans le cadre d'un nouveau Programme pour la stabilisation et les opérations de paix (PSOP) doté d'un budget de 450 millions de dollars sur trois ans.
Les détails de cette nouvelle approche fédérale ont été présentés vendredi par les ministres de la Défense, Harjit Sajjan, des Affaires étrangères, Stéphane Dion, de la Sécurité publique, Ralph Goodale, et du Développement international, Marie-Claude Bibeau, lors d'une conférence de presse à la base aérienne de Bagotville.
Les ministres n'ont pas dévoilé à quel endroit ni à quel moment ces troupes seront déployées. Cela fera vraisemblablement l'objet de discussions lors d'une conférence sur les missions de paix de l'ONU qui se tiendra à Londres les 8 et 9 septembre.
Selon le ministre Dion, le PSOP constitue une approche intégrée qui permettra de mieux coordonner les questions de politique étrangère, de défense, de développement et celles concernant la sécurité nationale. Le Canada aura ainsi une « voix plus forte sur la scène internationale ».
«Le PSOP nous permettra de réunir toutes les ressources sur le terrain afin de mieux protéger les populations civiles et intervenir rapidement auprès des collectivités menacées, tout en tenant compte des besoins particuliers des groupes les plus vulnérables, dont les personnes déplacées, les réfugiés, les femmes et les enfants.»
—Stéphane Dion
Ottawa espère également « s'attaquer aux causes et aux effets des conflits » et « prévenir leur escalade ou leur récurrence » en travaillant sur « sur l'alerte précoce, la prévention des conflits, le dialogue, la médiation et la consolidation de la paix, ainsi que l'autonomisation des femmes dans la prise de décisions pour la paix et la sécurité ».
Des missions de plus en plus complexes
Selon le ministre Sajjan, l'armée canadienne pourra ainsi fournir non seulement des troupes au sol dans le cadre de différentes missions, mais aussi des officiers pour des postes de commandement, du transport aérien, des ingénieurs, des médecins ou des formateurs pour des forces armées ou policières.
Le gouvernement étudie « où et comment le Canada peut avoir l'impact le plus significatif », non seulement sur un pays, mais sur toute une région.
« La nature des conflits dans le monde change. Ils deviennent plus complexes que jamais », a prévenu le ministre de la Défense. « Dans le passé, les opérations de maintien de la paix consistaient à soutenir une paix négociée entre des ennemis, en venant s'insérer entre eux pour préserver la stabilité. Malheureusement, ce n'est plus le cas. »
«Aujourd'hui, les opérations de soutien à la paix sont menées à des endroits où il n'y a peut-être pas de paix à préserver, où une paix fragile est constamment à risque de sombrer dans la violence, des violences qui touchent les plus vulnérables, et particulièrement contre les femmes et les enfants.»
—Harjit Sajjan
« Il ne peut y avoir de développement s'il n'y a pas de paix », a pour sa part déclaré la ministre Bibeau, qui a beaucoup insisté sur la nécessité de venir soutenir l'éducation des enfants dans le monde et l'importance de soutenir le rôle des femmes comme « agentes de changement, de développement et de paix ».
Le ministre Goodale a pour sa part souligné que le Programme des missions internationales des policiers affectés au maintien de la paix avait été renouvelé pour cinq ans, avec un budget de 46,9 millions de dollars pour les trois prochaines années. Un contingent maximal de 150 policiers pourra ainsi être déployé à l'étranger