Abjurer l'islam pour le christianisme, c'est l'insulté...
Posté : 07 sept.16, 14:08
Algérie : Trois ans de prison pour atteinte à l’islam
La condamnation à l’encontre de Slimane Bouhafs pour des publications sur Facebook a été maintenue en appel
(Beyrouth) – Une cour d’appel algérienne a condamné un homme à trois ans de prison pour des publications sur Facebook portant « atteinte à l’Islam ». Slimane Bouhafs, un Chrétien converti, est détenu à la prison de Bel Air dans la province de Sétif depuis le 1er août. Il avait été condamné en première instance à cinq ans de prison, le 7 août.
Les autorités algériennes devraient libérer Slimane Bouhafs immédiatement, a déclaré Human Rights Watch. Les procureurs algériens devraient cesser de poursuivre des gens pour avoir exprimé pacifiquement des opinions religieuses, politiques ou autres.
« Les tribunaux algériens n’ont pas le droit de juger les convictions religieuses et les opinions des gens, » a affirmé Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient etAfrique du Nord. « L’Algérie devrait réviser de toute urgence son code pénal pour cesser de sanctionner pénalement la libre expression pacifique, y compris les opinions qui peuvent insulter la religion. »
Slimane Bouhafs, 49 ans, a été arrêté par la gendarmerie le 31 juillet à Bouslam, une commune de la province de Sétif. Sa fille, Lyly Bouhafs, a raconté à Human Rights Watch que la gendarmerie lui avait téléphoné ce jour-là et lui avait ordonné de se présenter au poste de Bouslam. Ils l’ont alors placé en état d’arrestation et l’ont emmené chez lui, où une fouille a été menée et son ordinateur saisi. Son avocat Salah Debbouz a affirmé que la gendarmerie avait transféré Slimane Bouhafs le soir même au Tribunal de Première Instance de Beni Ouarthlane, dans la province de Sétif.
Un procureur de ce tribunal l’a inculpé aux termes de l’article 144bis du code pénal, qui prévoit une peine de prison de trois à cinq ans et une amende pouvant aller jusqu’à 100,000 dinars (815 euros) pour quiconque « offense le prophète » et « dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam ». Selon Salah Debbouz, Slimane Bouhafs a été jugé au cours d’une unique audience, tenue tard le soir, à l’issue de laquelle il a été condamné à cinq ans de prison. La cour d’appel de Sétif a rejugé Slimane Bouhafs le 30 août, et a annoncé son verdict le 6 septembre.
Human Rights Watch
La condamnation à l’encontre de Slimane Bouhafs pour des publications sur Facebook a été maintenue en appel
(Beyrouth) – Une cour d’appel algérienne a condamné un homme à trois ans de prison pour des publications sur Facebook portant « atteinte à l’Islam ». Slimane Bouhafs, un Chrétien converti, est détenu à la prison de Bel Air dans la province de Sétif depuis le 1er août. Il avait été condamné en première instance à cinq ans de prison, le 7 août.
Les autorités algériennes devraient libérer Slimane Bouhafs immédiatement, a déclaré Human Rights Watch. Les procureurs algériens devraient cesser de poursuivre des gens pour avoir exprimé pacifiquement des opinions religieuses, politiques ou autres.
« Les tribunaux algériens n’ont pas le droit de juger les convictions religieuses et les opinions des gens, » a affirmé Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient etAfrique du Nord. « L’Algérie devrait réviser de toute urgence son code pénal pour cesser de sanctionner pénalement la libre expression pacifique, y compris les opinions qui peuvent insulter la religion. »
Slimane Bouhafs, 49 ans, a été arrêté par la gendarmerie le 31 juillet à Bouslam, une commune de la province de Sétif. Sa fille, Lyly Bouhafs, a raconté à Human Rights Watch que la gendarmerie lui avait téléphoné ce jour-là et lui avait ordonné de se présenter au poste de Bouslam. Ils l’ont alors placé en état d’arrestation et l’ont emmené chez lui, où une fouille a été menée et son ordinateur saisi. Son avocat Salah Debbouz a affirmé que la gendarmerie avait transféré Slimane Bouhafs le soir même au Tribunal de Première Instance de Beni Ouarthlane, dans la province de Sétif.
Un procureur de ce tribunal l’a inculpé aux termes de l’article 144bis du code pénal, qui prévoit une peine de prison de trois à cinq ans et une amende pouvant aller jusqu’à 100,000 dinars (815 euros) pour quiconque « offense le prophète » et « dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam ». Selon Salah Debbouz, Slimane Bouhafs a été jugé au cours d’une unique audience, tenue tard le soir, à l’issue de laquelle il a été condamné à cinq ans de prison. La cour d’appel de Sétif a rejugé Slimane Bouhafs le 30 août, et a annoncé son verdict le 6 septembre.
Human Rights Watch