Enquête sur la crucifixion du Christ
Posté : 18 juil.19, 05:57
Enquête sur la crucifixion du Christ 1/6
Galates 3:13 Maudit est quiconque est pendu au bois
La corde du mensonge est courte…
Voici des éléments éparses du puzzle rassemblés au cours de mes échanges sur des forums interreligieux de discussion, et qui, sans n’être exhaustifs, ont le mérite de proposer une base de réflexion dans ce thème aux enjeux ô combien dogmatiques, et de reconstituer, ne serait-ce que partiellement, l’histoire de cet évènement dramatique (par souci de simplification, je ne cite pas toujours mes sources).
Selon Marc, Jésus peut apparaître sous plusieurs formes
Marc 16 9 : « Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d'abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons.
10 Elle alla en porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, et qui s'affligeaient et pleuraient. 11 Quand ils entendirent qu'il vivait, et qu'elle l'avait vu, ils ne le crurent point.
12 Après cela, il apparut, sous une autre forme, à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. »
Manifestement, Jésus avait bien le pouvoir de changer son apparence. Johnson confirme que Jésus pouvait apparaître sous une autre forme : « Il apparut sous une autre forme. Luc explique cela en disant que « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître » Si leurs yeux étaient influencés, optiquement parlant, c'est que Jésus pouvait apparaître sous une autre forme. » Commentaire de Johnson sur Marc 16.2.
Des sectes paléochrétiennes n’adhéraient pas à la crucifixion
Aux yeux des Basilidiens, Simon de Cyrène fut crucifié par erreur à la place de Jésus qui lui donna son apparence, prit ses traits et, se tenant là, se moqua des Archontes.
Un manuscrit chrétien fut découvert récemment à Nag Hammadi en Égypte. Il s’agit de l’évangile de Judas datant du 2e siècle. Dans cet écrit traduit en Anglais, on trouve ce passage intéressant : « Near the end of the Judas gospel, Jesus tells Judas he will « exceed » the rest of the disciples « for you will sacrifice the man that clothes me. » » Ceci signifie que le Christ s’adressa à Judas en ces termes : « Tu seras sélectionné du reste des disciples pour que tu sois l’homme qui me couvrira ».
Ainsi Judas aurait été sacrifié en lieu et place de Jésus.
http://en.wikipedia.org/wiki/Gospel_of_Judas
Des témoignages contradictoires brouillent l’enquête
Il existe trois sources historiques pour décrire l’évènement : la Bible, le témoignage des Juifs, et les historiographes Romains. Quant à la Bible, l’histoire de crucifixion est pleine des contradictions comme la voie utilisée par Judas pour soumettre Jésus, qui alla à la tombe après la crucifixion et l’heure de crucifixion. Ces témoignages perdent en crédibilité dans la mesure où ils se contredisent. C’est le b.a.-ba de toute enquête sérieuse. Il incombe le cas échéant d’y séparer le bon grain de l’ivraie autant que faire se peut en recoupant les indices d’origine disparate. Les manuscrits les plus anciens de la Bible parlant de la crucifixion de Jésus sont tardifs puisqu’ils datent du 4e siècle, période à laquelle l’Église avait procédé à un grand ménage à l’intérieur de ses rangs pour imposer la norme qu’elle s’était tracée et qui s’est dessiné progressivement. Ces manuscrits en tant que sources historiques, sont au minimum controversés, car altérés au fil du temps au gré de couches successives de rédaction. C’est comme si on avait nettoyé le lieu du crime pour y dissimiler les indices, ou encore qu’on s’était fié à une reconstitution du crime pour y dégager des détails inexistants dans le lieu initial. D’un point de vue purement méthodologique, cette approche qui consiste à se fier au Nouveau Testament pour reconstituer la crucifixion est biaisée ; bien que ces éléments soient utiles pour l’enquête, ils ne sont pas pour autant déterminants sans les confronter aux autres indices.
Pour ce qui est du témoignage des Juifs, aux dires du Coran, ces derniers se vantent d’avoir tué le fils de Marie, mais ils ne savaient pas qui se trouvait réellement sur la croix. Les sources romaines ayant enregistré les détails de cette condamnation ne sont pas contemporaines à l’évènement. Tacitus qui est né en 56 ap. J.-C. et Lucien de Samoste, né en 125, vécurent à une époque ultérieure, et ils ne font qu’enregistrer des témoignages ici et là. Sans compter qu’ils occultèrent littéralement la version racontée selon Matthieu 27:51-53.
« En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix. Arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu dit du Crâne, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; il en goûta et n'en voulut point boire. Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. » (Mt 27, 32-35).
Jésus annonce son prochain départ
« Jésus a dit aux Juifs : Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m’en vais vers celui qui m’a envoyé. Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir là où je serai » Jean 7.34
« Jésus leur dit encore : Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché ; vous ne pouvez venir où je vais. » Jean 8:21
Pierre ne reconnait pas Jésus
« je ne connais pas cet homme » Mt 26.72 ; Luc 22.57 ; Jean 18.25-27
On peut certes envisager que Pierre cherche à sauver sa vie, mais un autre indice met à mal cette hypothèse. En effet, Jésus a prédit que Pierre allait le renier en faisant allusion à la personne qui allait prendre sa ressemblance (Luc 22.34). Et, fait aggravant, Jésus n’en voulut pas à son disciple à qui il confia la charge de tout le troupeau (Jean 21.15-19).
Marie-Madelaine elle-même, ne le reconnait pas non plus au début (Jean 20, 11-18). Bien sûr, il y a plusieurs façons d’expliquer la chose, mais les faits sont là.
Hérode ne connait pas le visage du Messie
Sinon, il ne lui aurait pas posé la question à ce personnage public : « Es-tu Jésus ? Es-tu le Christ ? »
« Le souverain sacrificateur se leva et lui dit : Ne réponds-tu rien ?
Qu’est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : tu l’as dit » Mt 26.63
« Il (Hérode) lui adressa beaucoup de question ; mais Jésus ne lui répondit rien » Luc 23.9
« Le gouverneur l’interrogea en ces termes : Es-tu le roi des juifs ? Jésus lui répondit : tu le dis. » Mt 27.11 ; Marc 15.2, Luc 23.3 ; Jean 18.33
Jésus aurait-il acquiescé une contre-vérité ? La réponse affirmative attribuée à Jésus en Marc 14.62 « Je le suis », semble relever purement et simplement d’un arrangement ultérieur.
Ponce Pilate ne veut pas condamner un innocent
« Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des juifs ? Ils crièrent de nouveau : crucifie-le ! Pilate leur dit : Quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Crucifie-le ! » Marc 15.12-15
« Je suis innocent du sang de ce juste, cela vous regarde » dit Pilate, Mt 27.24
« Je ne trouve rien de coupable en cet homme » Luc 23.4
« Cet homme n’a rien fait qui soit digne de mort » Luc 23.15
« Je ne trouve aucun crime en lui » Jean 18.38
Jésus implore Dieu de le sauver
« Il alla, selon sa coutume, à la montagne des oliviers. Ses disciples le suivirent. Lorsqu’il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit : priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria, disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. » Luc 22.39-45
Après avoir prié, il se leva, et vint vers les disciples, qu’il trouva endormis sous l’effet de la tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. » Luc 22.43-46
La Bible fait savoir que Jésus fut exaucée, mais est-ce étonnant ? La délivrance survenue avant la crucifixion et la mort : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété... » Hébreux 5.7
« Ils se sont mis d’accord contre moi, ils conspirent pour m’ôter la vie. » Psaume 31.14
« Tu me feras sortir du filet qu’ils m’ont tendu ; car Tu es mon Protecteur. » Psaume 31.5
« Tu me délivreras, Eternel, Dieu de vérité ! » Psaume 31.6
« Et Tu ne me livreras pas aux mains de l’ennemi, Tu mettras mes pieds au large. » 31.9
« Puisqu’il s’attache à moi, je le libère, je le protégerai car il connaît mon nom. S’il m’appelle, je lui répondrai, je serai avec lui dans la détresse ; je le délivrerai et le glorifierai ; je le comblerai de longs jours et je lui manifesterai mon salut. » Psaume 91.14-16
« Seigneur, j’ai fait appel à toi ; j’ai supplié le Seigneur : Que gagnes-tu à mon sang et à ma descente dans la fosse ? La poussière peut-elle te rendre grâce ? Proclame-t-elle ta fidélité ? Ecoute, Seigneur ! Par pitié ? Seigneur, sois mon aide ! » Psaume 30.9-11
« Au jour du malheur, le SEIGNEUR le délivre, le SEIGNEUR le garde vivant et heureux sur la terre. Ne le livre pas à la voracité de ses ennemis. » Psaume 41.2,3
« Mes ennemis, qui battent en retraite, trébuchent et périssent devant toi, car tu as défendu mon droit et ma cause ; tu t’es assis sur ton Trône. Tu as menacé des nations, fait périr l’infidèle. » Psaume 9.4-6
« Dieu, je suis tenu par mes vœux : j’accomplis pour toi les sacrifices de louange. Car tu m’as délivré de la mort. » Psaume 56.10-14
« Maintenant je le sais : le SEIGNEUR donne la victoire à son messie : Il lui répond de son sanctuaire céleste, par les prouesses victorieuses de sa droite... Eux, ils plient, ils tombent, et nous, debout, nous résistons » 20.7-9
« Ils ont projeté du mal contre toi, ils ont conçu de mauvais desseins, mais ils seront impuissants. » Psaumes 21.9-12
« Quand j’étais assiégé, j’ai appelé le SEIGNEUR ; LE SEIGNEUR m’a répondu en me mettant au large. Le SEIGNEUR est pour moi, il me vient en renfort, et je toise mes ennemis... Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour raconter les œuvres du SEIGNEUR... C’est lui qui m’a sauvé... il ne m’a pas livré à la mort. Je te loue parce que tu m’as exaucé, parce que tu m’as sauvé. » Psaume 118.5-21
« Il chargera ses anges de te garder en tous tes chemins. Ils te porteront dans leurs bras.... Puisqu’il s’attache à moi, je le libère. » Psaume 91.11-14
« Je fais appel à Dieu, le Très haut, au Dieu qui fera tout pour moi, que des cieux, il m’envoie le salut ! » Psaume 57.3,4
« Car il me dissimule dans son abri au jour du malheur ; il me cache au secret de sa tente, il m’élève sur une roche. » Psaume 27.5
« Tu ne m’as pas livré aux mains d’un ennemi, tu m’as remis sur pied, tu m’as donné du large... Béni soit le SEIGNEUR, car sa fidélité a fait pour moi un miracle dans une ville retranchée. Et moi, désemparé, je disais : ‘je suis exclu de ta vue’. Mais tu as entendu ma voix suppliante quand j’ai crié vers toi. » Psaume 31.9, 22-23
La carrière de Jésus est empruntée au paganisme ancien
MITHRAS – Originalement Persan (plus tard adoré en Inde et à Rome)
Le Mithriacisme qui est en général le nom donné à l'époque romaine, mais Mithra est une divinité bien plus ancienne. A l'origine, ce Dieu était révéré par les iraniens, il s'agissait alors d'un Dieu bienveillant qui protégeait les justes. Du fait de cette origine indo-iranienne, on le retrouve dans l'Hindouisme aux cotés d'Indra, dont il possède les attributions guerrières. Pour la même raison, Mithra est présent dans le Zoroastrisme, où Ahura Mazda intègre certains aspects majeurs du Mithra indo-iranien, et dans le Manichéisme.
Le Mithraïsme fut introduit en Occident au premier siècle après Jésus-Christ par les Romains et devint très populaire au sein de l'armée et de la classe marchande, La première allusion romaine à Mithras date de 96 après J.C. Ce culte s'est répandu tout d'abord à Rome, ensuite dans toute la péninsule puis dans tout l'empire où ces transplantations donnèrent lieu à des syncrétismes locaux. Les temples dédiés à ce Dieu, les mithraeum, vont s'édifier du II ème au VI ème siècle sur toute l'étendue de l'empire romain.
L'histoire de mithra :
Mithra naquit dans une caverne, le 25 Décembre, d'une mère vierge. Il vint du Ciel pour naître en tant qu'homme, pour racheter les péchés des hommes. Il était connu en tant que "Sauveur", "Fils de Dieu", "Racheteur" et "Agneau de Dieu".
Avec douze disciples il voyagea loin et beaucoup en tant qu'enseignant et illuminateur des hommes.
Il fut enterré dans un tombeau d'où il s'éleva des morts – un événement célébré annuellement avec beaucoup de réjouissement.
Le conflit mithraisme /christianisme :
Le culte mithraïque fut le plus sérieux rival des débuts du christianisme, se répandant depuis la Syrie, l'Anatolie et la Phrygie partout dans l'empire romain.
D'où le mot de Renan : « Si le christianisme eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithraïste. »
http://www.agoravox.fr/actualites/relig ... -sa-119047
À suivre…
Par : Karim Zentici
http://mizab.over-blog.com/
Galates 3:13 Maudit est quiconque est pendu au bois
La corde du mensonge est courte…
Voici des éléments éparses du puzzle rassemblés au cours de mes échanges sur des forums interreligieux de discussion, et qui, sans n’être exhaustifs, ont le mérite de proposer une base de réflexion dans ce thème aux enjeux ô combien dogmatiques, et de reconstituer, ne serait-ce que partiellement, l’histoire de cet évènement dramatique (par souci de simplification, je ne cite pas toujours mes sources).
Selon Marc, Jésus peut apparaître sous plusieurs formes
Marc 16 9 : « Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d'abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons.
10 Elle alla en porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, et qui s'affligeaient et pleuraient. 11 Quand ils entendirent qu'il vivait, et qu'elle l'avait vu, ils ne le crurent point.
12 Après cela, il apparut, sous une autre forme, à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. »
Manifestement, Jésus avait bien le pouvoir de changer son apparence. Johnson confirme que Jésus pouvait apparaître sous une autre forme : « Il apparut sous une autre forme. Luc explique cela en disant que « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître » Si leurs yeux étaient influencés, optiquement parlant, c'est que Jésus pouvait apparaître sous une autre forme. » Commentaire de Johnson sur Marc 16.2.
Des sectes paléochrétiennes n’adhéraient pas à la crucifixion
Aux yeux des Basilidiens, Simon de Cyrène fut crucifié par erreur à la place de Jésus qui lui donna son apparence, prit ses traits et, se tenant là, se moqua des Archontes.
Un manuscrit chrétien fut découvert récemment à Nag Hammadi en Égypte. Il s’agit de l’évangile de Judas datant du 2e siècle. Dans cet écrit traduit en Anglais, on trouve ce passage intéressant : « Near the end of the Judas gospel, Jesus tells Judas he will « exceed » the rest of the disciples « for you will sacrifice the man that clothes me. » » Ceci signifie que le Christ s’adressa à Judas en ces termes : « Tu seras sélectionné du reste des disciples pour que tu sois l’homme qui me couvrira ».
Ainsi Judas aurait été sacrifié en lieu et place de Jésus.
http://en.wikipedia.org/wiki/Gospel_of_Judas
Des témoignages contradictoires brouillent l’enquête
Il existe trois sources historiques pour décrire l’évènement : la Bible, le témoignage des Juifs, et les historiographes Romains. Quant à la Bible, l’histoire de crucifixion est pleine des contradictions comme la voie utilisée par Judas pour soumettre Jésus, qui alla à la tombe après la crucifixion et l’heure de crucifixion. Ces témoignages perdent en crédibilité dans la mesure où ils se contredisent. C’est le b.a.-ba de toute enquête sérieuse. Il incombe le cas échéant d’y séparer le bon grain de l’ivraie autant que faire se peut en recoupant les indices d’origine disparate. Les manuscrits les plus anciens de la Bible parlant de la crucifixion de Jésus sont tardifs puisqu’ils datent du 4e siècle, période à laquelle l’Église avait procédé à un grand ménage à l’intérieur de ses rangs pour imposer la norme qu’elle s’était tracée et qui s’est dessiné progressivement. Ces manuscrits en tant que sources historiques, sont au minimum controversés, car altérés au fil du temps au gré de couches successives de rédaction. C’est comme si on avait nettoyé le lieu du crime pour y dissimiler les indices, ou encore qu’on s’était fié à une reconstitution du crime pour y dégager des détails inexistants dans le lieu initial. D’un point de vue purement méthodologique, cette approche qui consiste à se fier au Nouveau Testament pour reconstituer la crucifixion est biaisée ; bien que ces éléments soient utiles pour l’enquête, ils ne sont pas pour autant déterminants sans les confronter aux autres indices.
Pour ce qui est du témoignage des Juifs, aux dires du Coran, ces derniers se vantent d’avoir tué le fils de Marie, mais ils ne savaient pas qui se trouvait réellement sur la croix. Les sources romaines ayant enregistré les détails de cette condamnation ne sont pas contemporaines à l’évènement. Tacitus qui est né en 56 ap. J.-C. et Lucien de Samoste, né en 125, vécurent à une époque ultérieure, et ils ne font qu’enregistrer des témoignages ici et là. Sans compter qu’ils occultèrent littéralement la version racontée selon Matthieu 27:51-53.
« En sortant, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et le requirent pour porter sa croix. Arrivés à un lieu dit Golgotha, c'est-à-dire lieu dit du Crâne, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; il en goûta et n'en voulut point boire. Quand ils l'eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort. » (Mt 27, 32-35).
Jésus annonce son prochain départ
« Jésus a dit aux Juifs : Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m’en vais vers celui qui m’a envoyé. Vous me chercherez et vous ne me trouverez pas, et vous ne pouvez venir là où je serai » Jean 7.34
« Jésus leur dit encore : Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché ; vous ne pouvez venir où je vais. » Jean 8:21
Pierre ne reconnait pas Jésus
« je ne connais pas cet homme » Mt 26.72 ; Luc 22.57 ; Jean 18.25-27
On peut certes envisager que Pierre cherche à sauver sa vie, mais un autre indice met à mal cette hypothèse. En effet, Jésus a prédit que Pierre allait le renier en faisant allusion à la personne qui allait prendre sa ressemblance (Luc 22.34). Et, fait aggravant, Jésus n’en voulut pas à son disciple à qui il confia la charge de tout le troupeau (Jean 21.15-19).
Marie-Madelaine elle-même, ne le reconnait pas non plus au début (Jean 20, 11-18). Bien sûr, il y a plusieurs façons d’expliquer la chose, mais les faits sont là.
Hérode ne connait pas le visage du Messie
Sinon, il ne lui aurait pas posé la question à ce personnage public : « Es-tu Jésus ? Es-tu le Christ ? »
« Le souverain sacrificateur se leva et lui dit : Ne réponds-tu rien ?
Qu’est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. Jésus lui répondit : tu l’as dit » Mt 26.63
« Il (Hérode) lui adressa beaucoup de question ; mais Jésus ne lui répondit rien » Luc 23.9
« Le gouverneur l’interrogea en ces termes : Es-tu le roi des juifs ? Jésus lui répondit : tu le dis. » Mt 27.11 ; Marc 15.2, Luc 23.3 ; Jean 18.33
Jésus aurait-il acquiescé une contre-vérité ? La réponse affirmative attribuée à Jésus en Marc 14.62 « Je le suis », semble relever purement et simplement d’un arrangement ultérieur.
Ponce Pilate ne veut pas condamner un innocent
« Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des juifs ? Ils crièrent de nouveau : crucifie-le ! Pilate leur dit : Quel mal a-t-il fait ? Et ils crièrent encore plus fort : Crucifie-le ! » Marc 15.12-15
« Je suis innocent du sang de ce juste, cela vous regarde » dit Pilate, Mt 27.24
« Je ne trouve rien de coupable en cet homme » Luc 23.4
« Cet homme n’a rien fait qui soit digne de mort » Luc 23.15
« Je ne trouve aucun crime en lui » Jean 18.38
Jésus implore Dieu de le sauver
« Il alla, selon sa coutume, à la montagne des oliviers. Ses disciples le suivirent. Lorsqu’il fut arrivé dans ce lieu, il leur dit : priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. Puis il s’éloigna d’eux à la distance d’environ un jet de pierre, et, s’étant mis à genoux, il pria, disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. » Luc 22.39-45
Après avoir prié, il se leva, et vint vers les disciples, qu’il trouva endormis sous l’effet de la tristesse, et il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation. » Luc 22.43-46
La Bible fait savoir que Jésus fut exaucée, mais est-ce étonnant ? La délivrance survenue avant la crucifixion et la mort : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété... » Hébreux 5.7
« Ils se sont mis d’accord contre moi, ils conspirent pour m’ôter la vie. » Psaume 31.14
« Tu me feras sortir du filet qu’ils m’ont tendu ; car Tu es mon Protecteur. » Psaume 31.5
« Tu me délivreras, Eternel, Dieu de vérité ! » Psaume 31.6
« Et Tu ne me livreras pas aux mains de l’ennemi, Tu mettras mes pieds au large. » 31.9
« Puisqu’il s’attache à moi, je le libère, je le protégerai car il connaît mon nom. S’il m’appelle, je lui répondrai, je serai avec lui dans la détresse ; je le délivrerai et le glorifierai ; je le comblerai de longs jours et je lui manifesterai mon salut. » Psaume 91.14-16
« Seigneur, j’ai fait appel à toi ; j’ai supplié le Seigneur : Que gagnes-tu à mon sang et à ma descente dans la fosse ? La poussière peut-elle te rendre grâce ? Proclame-t-elle ta fidélité ? Ecoute, Seigneur ! Par pitié ? Seigneur, sois mon aide ! » Psaume 30.9-11
« Au jour du malheur, le SEIGNEUR le délivre, le SEIGNEUR le garde vivant et heureux sur la terre. Ne le livre pas à la voracité de ses ennemis. » Psaume 41.2,3
« Mes ennemis, qui battent en retraite, trébuchent et périssent devant toi, car tu as défendu mon droit et ma cause ; tu t’es assis sur ton Trône. Tu as menacé des nations, fait périr l’infidèle. » Psaume 9.4-6
« Dieu, je suis tenu par mes vœux : j’accomplis pour toi les sacrifices de louange. Car tu m’as délivré de la mort. » Psaume 56.10-14
« Maintenant je le sais : le SEIGNEUR donne la victoire à son messie : Il lui répond de son sanctuaire céleste, par les prouesses victorieuses de sa droite... Eux, ils plient, ils tombent, et nous, debout, nous résistons » 20.7-9
« Ils ont projeté du mal contre toi, ils ont conçu de mauvais desseins, mais ils seront impuissants. » Psaumes 21.9-12
« Quand j’étais assiégé, j’ai appelé le SEIGNEUR ; LE SEIGNEUR m’a répondu en me mettant au large. Le SEIGNEUR est pour moi, il me vient en renfort, et je toise mes ennemis... Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour raconter les œuvres du SEIGNEUR... C’est lui qui m’a sauvé... il ne m’a pas livré à la mort. Je te loue parce que tu m’as exaucé, parce que tu m’as sauvé. » Psaume 118.5-21
« Il chargera ses anges de te garder en tous tes chemins. Ils te porteront dans leurs bras.... Puisqu’il s’attache à moi, je le libère. » Psaume 91.11-14
« Je fais appel à Dieu, le Très haut, au Dieu qui fera tout pour moi, que des cieux, il m’envoie le salut ! » Psaume 57.3,4
« Car il me dissimule dans son abri au jour du malheur ; il me cache au secret de sa tente, il m’élève sur une roche. » Psaume 27.5
« Tu ne m’as pas livré aux mains d’un ennemi, tu m’as remis sur pied, tu m’as donné du large... Béni soit le SEIGNEUR, car sa fidélité a fait pour moi un miracle dans une ville retranchée. Et moi, désemparé, je disais : ‘je suis exclu de ta vue’. Mais tu as entendu ma voix suppliante quand j’ai crié vers toi. » Psaume 31.9, 22-23
La carrière de Jésus est empruntée au paganisme ancien
MITHRAS – Originalement Persan (plus tard adoré en Inde et à Rome)
Le Mithriacisme qui est en général le nom donné à l'époque romaine, mais Mithra est une divinité bien plus ancienne. A l'origine, ce Dieu était révéré par les iraniens, il s'agissait alors d'un Dieu bienveillant qui protégeait les justes. Du fait de cette origine indo-iranienne, on le retrouve dans l'Hindouisme aux cotés d'Indra, dont il possède les attributions guerrières. Pour la même raison, Mithra est présent dans le Zoroastrisme, où Ahura Mazda intègre certains aspects majeurs du Mithra indo-iranien, et dans le Manichéisme.
Le Mithraïsme fut introduit en Occident au premier siècle après Jésus-Christ par les Romains et devint très populaire au sein de l'armée et de la classe marchande, La première allusion romaine à Mithras date de 96 après J.C. Ce culte s'est répandu tout d'abord à Rome, ensuite dans toute la péninsule puis dans tout l'empire où ces transplantations donnèrent lieu à des syncrétismes locaux. Les temples dédiés à ce Dieu, les mithraeum, vont s'édifier du II ème au VI ème siècle sur toute l'étendue de l'empire romain.
L'histoire de mithra :
Mithra naquit dans une caverne, le 25 Décembre, d'une mère vierge. Il vint du Ciel pour naître en tant qu'homme, pour racheter les péchés des hommes. Il était connu en tant que "Sauveur", "Fils de Dieu", "Racheteur" et "Agneau de Dieu".
Avec douze disciples il voyagea loin et beaucoup en tant qu'enseignant et illuminateur des hommes.
Il fut enterré dans un tombeau d'où il s'éleva des morts – un événement célébré annuellement avec beaucoup de réjouissement.
Le conflit mithraisme /christianisme :
Le culte mithraïque fut le plus sérieux rival des débuts du christianisme, se répandant depuis la Syrie, l'Anatolie et la Phrygie partout dans l'empire romain.
D'où le mot de Renan : « Si le christianisme eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithraïste. »
http://www.agoravox.fr/actualites/relig ... -sa-119047
À suivre…
Par : Karim Zentici
http://mizab.over-blog.com/