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Vic a écrit :
Confondre science et croyance, c’est comme confondre une carte routière (même incomplète) avec un dessin imaginaire. L’une permet d’avancer, même si elle peut être corrigée ; l’autre est une pure projection sans ancrage dans le réel.
Je disais ça pour répondre à Christian k , qui utilise toujours le subterfuge de confusion , prétendant que la science est aussi une croyance
A côté du point, comme souvent. Je n’ai pas soutenu cette position, j’ai seulement dit qu’elle était importante en philo des sciences du 20e s., en raison de l’école sociologisante de Kuhn et surtout Feyerabend. Et aussi au-delà, en raison de la théorie de l’induction de Hume, qu’on retrouve chez Popper : rien ne prouve que l’eau va bouillir à 100 demain, c’est une pure croyance sans fondement rationnel, et ainsi pour toute loi scientifique empirique. Ceci dans la tradition empiriste anglo., dominante en philo des sciences.
St Thomas et Maritain son disciple ne sont pas d’accord complètement : oui il s’agit de croyance probabiliste très forte, mais pas sans fondement rationnel comme le disent les empiristes et Hume (sans parler de la solution kantienne, différente de celle de St Thomas) : plus un comportement naturel est constant, plus il ressemble à l’absolue constance que L’appréhension des essences (« natures ») des choses fait découvrir, e.g. :
-tous les corbeaux sont noirs (probable; on pourrait trouver un corbeau blanc)
-tous les corbeaux sont des oiseaux (universalité absolue, aucune exception possible)
D’un point de vue empiriste, la différence entre types de croyances ne réside pas en le fait que certaines (« scientific beliefs ») ne seraient pas des croyances mais en les différents types de fondement de ces croyances, notamment la place de l’argument d’autorité ( qui existe aussi en science, mais secondairement, par rapport à la religion)
J’m’interroge a écrit :
La démarche scientifique est à l'opposé de celle du croyant.
La démarche scientifique consiste à partir des faits et de voir ce qu'il est possible d'en conclure. Celle du croyant consiste à partir de certaines conclusions et de chercher dans les faits ce qui tend à les confirmer.
Faux. Le fait invoqué par le croyant religieux c’est la crédibilité personnelle d’un prophète.
Pour le savoir philosophique c’est l’argument philosophique (ce qui est aussi vrai des positivistes); pour la croyance philosophique c’est l’argument philosophique probabiliste.
. C'est encore une fois celle du croyant, oui il existe aussi des croyants parmi les dits scientifiques, qui conduit à ce genre d'abus.
Il existe énormément de croyants en des hypothèses chez les scientifiques et c’est parfaitement raisonnable, certaines hypothèses invérifiées ayant valeur heuristique, unificatrices, probabilistes, pratiques..