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De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 26 mars26, 20:41
par J'm'interroge
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Voilà le point de repère qu’il faut garder à l'esprit :

La confusion centrale vient du fait que beaucoup assimilent le fait de raisonner à la validité d’un raisonnement. Or, produire des enchaînements d’idées, se fier à ce qui paraît évident ou cohérent, mobiliser son intuition ou son expérience, tout cela relève de capacités cognitives naturelles réelles, utiles, mais insuffisantes pour garantir qu’une conclusion est valide. Ce qui “semble logique” ne l’est pas nécessairement.

La logique, au sens strict, n’est pas cette capacité à raisonner, mais l’ensemble des conditions qui permettent d’évaluer un raisonnement. Elle ne consiste pas à avoir une impression de cohérence, mais à pouvoir établir, de manière explicite, si une conclusion découle ou non de ses prémisses. Sans ces conditions, il n’y a pas de distinction rigoureuse entre le valide et l’invalide, seulement des appréciations subjectives.

C’est pourquoi la question de la formalisation n’est pas une exigence artificielle ou académique. Il ne s’agit pas d’écrire chaque raisonnement en symboles, mais de pouvoir, en principe, en expliciter la structure et les règles. Un raisonnement peut être exprimé en langage naturel tout en étant logique, à condition qu’il soit reconstructible comme valide. À l’inverse, un discours fluide, intuitif ou “sensé” peut très bien masquer des erreurs sans qu’aucun moyen ne permette de les identifier clairement.

Dès lors, parler de “logique” sans critères explicites de validité revient à vider le terme de son sens. On ne fait plus que juxtaposer des points de vue, chacun soutenu par ce qui lui paraît évident. Et dans ce cadre, deux positions contradictoires peuvent coexister indéfiniment sans possibilité de trancher autrement que par préférence personnelle.

En résumé : la capacité à raisonner produit des discours, la logique, elle, permet de les évaluer. Confondre les deux, c’est renoncer à toute exigence de validité.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 26 mars26, 21:25
par prisca
Bonjour JMI

Je trouve que tu n'insistes pas assez sur la fluidité narrative d'un propos avant de déceler en lui une cohérence interne minimale.

Tu t'attaches trop à vouloir expliquer la logique interne d'un schéma en t'appuyant sur des mots et leur liaison entre eux alors qu'en amont il peut y avoir de l'invraisemblance actantielle.

Tu te concentres trop vite sur la logique interne d’un raisonnement.

Mais avant d’en arriver là, il faudrait vérifier que le récit lui-même tient debout.

Si le récit est invraisemblable, incohérent, ou mal construit, alors il est inutile d’en analyser la logique interne car il est déjà disqualifié.

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 26 mars26, 23:14
par vic
a écrit :J'minterroge a dit : Dès lors, parler de “logique” sans critères explicites de validité revient à vider le terme de son sens.
C'est bien ça vider le terme de son sens . Ca permet d'ouvrir le sens .
Tu prèfères le refermer ?
L'idée de la logique c'est le sans appui .
Etre toujours l'esprit sans appui , méditer , ouvrir le sens pour voir le monde avec tous les sens .
J'aime ta définition de la logique sans validation .
Ouvrir les termes de leur sens , ouvrir l'es sence .
Étudier toutes les possibilités avec la logique, c’est marcher dans un monde de chemins ; préjuger d’un sens, c’est n’en voir qu’un et ignorer les autres.
L’esprit sans appui est un souffle invisible ; le langage ne peut que frôler sa trace, jamais l’encercler.
Le corps reste assis, immobile comme une montagne ; l’esprit, lui, est un souffle libre, flottant au‑delà des formes et des mots.

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:02
par Coemgen
Vic a écrit :C'est bien ça vider le terme de son sens . Ca permet d'ouvrir le sens .
Bonjour Vic, votre phrase me fait penser au sujet "La Vie - la vie" de J'm'interroge, dans lequel j'ai volontairement donné un sens en plus de la définition de la vie pour susciter un débat. Il m'avait répondu que je voyais un sens là où il n'y en avait pas.

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:10
par vic
Coemgen a écrit : 27 mars26, 05:02 Bonjour Vic, votre phrase me fait penser au sujet "La Vie - la vie" de J'm'interroge, dans lequel j'ai volontairement donné un sens en plus de la définition de la vie pour susciter un débat. Il m'avait répondu que je voyais un sens là où il n'y en avait pas.
En fait ça vient d'une citation zen qui dit " l'esprit vide est ouvert à tout " .
Effectivement , en occident on a tendance à voir systématiquement l'absence de sens comme un problème ou un abime .
Là ou on pourrait tout aussi bien le voir comme une ouverture vertigineuse .
En fait de cette façon là , je renvoie simplement j'minterroge au problème du vocabulaire qui n'a pas de sens en soi , et qu'il utilise pourtant pour assoir un sens à quelque chose , comme son idée du non sens auquel il donne un sens .

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:10
par aerobase
Sans pour autant entrer dans le sujet mais juste laisser ce message (qui d'ailleurs sera supprimé par Gérard C.Endrifel dès qu'il sera réveillé)
N'oubliez pas ces deux fameuses lois universelles
1.La capacité au raisonnement est inversement proportionnelle à la capacité de pouvoir remplir son frigo
2.La capacité au raisonnement est proportionnelle à la capacité de pouvoir faire des maths le ventre vide

Ces deux lois ne sont pas contradictoires

Rendez vous Gilet Jaunes samedi 11 avril Paris lieu non encore communiqué
Lien ici > https://manifestationgiletsjaunesparis. ... s-a-venir/

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:15
par vic
aerobase a écrit : 27 mars26, 05:10
1.La capacité au raisonnement est inversement proportionnelle à la capacité de pouvoir remplir son frigo
2.La capacité au raisonnement est proportionnelle à la capacité de pouvoir faire des maths le ventre vide
Oui, parce qu'il parlait de la logique formelle et confondait le raisonnement avec ça .
La logique formelle c'est faire des maths et rien d'autre sans que ça est une connexion avec la réalité .
La logique informelle c'est celle qui te dit que si tu ne remplit pas ton frigo , tu vas être le ventre vide.
La logique informelle n'a pas besoin de règles de maths pour formaliser un raisonnement, le raisonnement devient naturel , en fonction du vécu .

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:25
par J'm'interroge
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prisca a écrit : 26 mars26, 21:25 Bonjour JMI

Je trouve que tu n'insistes pas assez sur la fluidité narrative d'un propos avant de déceler en lui une cohérence interne minimale.

Tu t'attaches trop à vouloir expliquer la logique interne d'un schéma en t'appuyant sur des mots et leur liaison entre eux alors qu'en amont il peut y avoir de l'invraisemblance actantielle.

Tu te concentres trop vite sur la logique interne d’un raisonnement.

Mais avant d’en arriver là, il faudrait vérifier que le récit lui-même tient debout.

Si le récit est invraisemblable, incohérent, ou mal construit, alors il est inutile d’en analyser la logique interne car il est déjà disqualifié.
Non. Tu inverses l’ordre des choses.

La “fluidité narrative” et la “vraisemblance” sont des jugements pré-logiques ou contextuels. Ils peuvent alerter, oui, mais ils ne remplacent pas une analyse de validité.

Dire qu’un récit est invraisemblable ne permet pas de conclure qu’il est logiquement invalide. Ce sont deux plans différents :
- l’un relève de l’interprétation et de la plausibilité,
- l’autre de la validité des inférences.

Si tu dis qu’un récit est “disqualifié” sans examiner ses enchaînements, tu fais exactement ce que tu reproches : un jugement global, non justifié par des critères explicites.

Et surtout, si tu élimines un propos parce qu’il “semble mal construit”, tu t’interdis d’identifier précisément où et pourquoi il est défaillant.

La logique n’intervient pas après ou avant “au feeling”. Elle intervient précisément pour éviter que ce “feeling” décide à ta place.


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Je viens de voir que vic a modifié sa réponse :

vic a écrit : .
@ vic,


Non, tu continues de confondre plusieurs choses sans les distinguer.

Oui, les humains (et certains animaux) ont une capacité à raisonner. Personne ne le nie. Mais cette capacité produit aussi des erreurs, des biais, des contradictions. Donc elle ne suffit pas à définir la logique.

Dire que “ça fonctionne sans critères explicites” est précisément le problème : ça fonctionne parfois bien, parfois non, et sans moyen clair de trancher en cas de désaccord.

Ton analogie avec marcher est hors sujet. Marcher est une fonction motrice. La logique concerne la validité des inférences. Ce n’est pas parce qu’on peut faire quelque chose spontanément, que cela est correct logiquement parlant.

Que ce soit correct dans “99 % des situations quotidiennes” : même si c’était vrai, ça ne dit rien sur la validité. La logique n’est pas là pour les cas évidents, mais pour les cas où l’intuition — le "ce qu'il nous paraît vrai, logique, valide ou allant de soi" — échoue.

Tu dis que les règles “n’améliorent que la clarté”. C'est faux. Elles permettent surtout de détecter des erreurs que l’intuition ne voit pas. Sans elles, tu restes dépendant de ton ressenti.

Tu parles d'une “fonction biologique” : c'est encore une confusion. La capacité à raisonner est un fait biologique, alors que la logique est une norme opératoire pour évaluer cette capacité

Enfin, dire que les règles ne “créent pas la logique” est trivial et hors sujet. Elles ne créent pas la capacité, elles définissent ce qui est valide.

Conclusion :

Tu ne montres toujours pas que la logique se réduit à une capacité. Tu montres seulement qu’il existe une capacité à raisonner sans règles explicites, ce que personne ne conteste. Mais sans règles, tu n’as aucun moyen fiable de distinguer le vrai du faux ou le valide du non valide pour ce qui est d'un raisonnement.

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vic a écrit : 26 mars26, 23:14 C'est bien ça vider le terme de son sens . Ca permet d'ouvrir le sens .
Tu prèfères le refermer ?
L'idée de la logique c'est le sans appui .
Etre toujours l'esprit sans appui , méditer , ouvrir le sens pour voir le monde avec tous les sens .
J'aime ta définition de la logique sans validation .
Ouvrir les termes de leur sens , ouvrir l'es sence .
Étudier toutes les possibilités avec la logique, c’est marcher dans un monde de chemins ; préjuger d’un sens, c’est n’en voir qu’un et ignorer les autres.
L’esprit sans appui est un souffle invisible ; le langage ne peut que frôler sa trace, jamais l’encercler.
Le corps reste assis, immobile comme une montagne ; l’esprit, lui, est un souffle libre, flottant au‑delà des formes et des mots.
Là tu ne parles plus de logique, tu changes de sujet.

Tu abandonnes complètement la question de la validité pour basculer dans un discours poétique sur l’ouverture, le ressenti et l’expérience. C’est respectable en soi, mais ce n’est pas le sujet.

“Vider le terme de son sens pour l’ouvrir” revient précisément à faire disparaître toute distinction entre vrai et faux, valide et invalide. À partir de là, le mot “logique” ne désigne plus rien de précis.

“Esprit sans appui”, “ouvrir le sens”, “toutes les possibilités” : tout ça décrit une attitude contemplative, pas un cadre permettant d’évaluer des raisonnements ou la cohérence d'un propos.

Et surtout, ça confirme le point depuis le début : sans critères ni règles explicites, il n’y a plus de logique, seulement des impressions et des interprétations subjectives.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:27
par Coemgen
Vic a écrit :En fait ça vient d'une citation zen qui dit " l'esprit vide est ouvert à tout " .
Oui, je l'avais compris, on peut y voir un besoin de renouvellement.
C'est l'une des raisons pour lesquelles j'aime le désert, le vide peut me permettre de voir autre chose.

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:31
par J'm'interroge
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vic a écrit : 27 mars26, 05:15 La logique informelle n'a pas besoin de règles de maths pour formaliser un raisonnement, le raisonnement devient naturel , en fonction du vécu .
Il n'y a pas à proprement parler de logique informelle.

Un raisonnement peut être naturel, oui. Mais “naturel” ne veut pas dire valide.

Le vécu produit des associations, des habitudes, des intuitions. Il peut donner des conclusions correctes… ou complètement biaisées. Sans critères explicites, tu n’as aucun moyen de faire la différence autrement qu’au ressenti.

Et surtout : tu dis que la logique informelle n’a pas besoin de règles formelles — très bien. Mais alors sur quoi tu te bases pour dire qu’un raisonnement est correct ou non, ou valide ou non ?

Si tu ne peux pas répondre clairement à ça, tu ne décris pas une logique, tu décris une manière de penser.


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Ajouté 6 minutes 45 secondes après :
Coemgen a écrit : 27 mars26, 05:02 Bonjour Vic, votre phrase me fait penser au sujet "La Vie - la vie" de J'm'interroge, dans lequel j'ai volontairement donné un sens en plus de la définition de la vie pour susciter un débat. Il m'avait répondu que je voyais un sens là où il n'y en avait pas.
Tout à fait. Mais ce n'est pas du tout le sujet ici.
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Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:47
par prisca
J'm'interroge a écrit : 27 mars26, 05:25 .

Non. Tu inverses l’ordre des choses.

La “fluidité narrative” et la “vraisemblance” sont des jugements pré-logiques ou contextuels. Ils peuvent alerter, oui, mais ils ne remplacent pas une analyse de validité.

Dire qu’un récit est invraisemblable ne permet pas de conclure qu’il est logiquement invalide. Ce sont deux plans différents :
- l’un relève de l’interprétation et de la plausibilité,
- l’autre de la validité des inférences.

Si tu dis qu’un récit est “disqualifié” sans examiner ses enchaînements, tu fais exactement ce que tu reproches : un jugement global, non justifié par des critères explicites.

Et surtout, si tu élimines un propos parce qu’il “semble mal construit”, tu t’interdis d’identifier précisément où et pourquoi il est défaillant.

La logique n’intervient pas après ou avant “au feeling”. Elle intervient précisément pour éviter que ce “feeling” décide à ta place.
Tu ne m'as pas comprise.

Je disais qu'avant de se lancer dans une analyse il faut, au préalable, juger de la vraisemblance d'une chose.

C'est une perte sèche de temps d'analyser de l'invraisemblance.

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 05:53
par vic
a écrit :j'minterroge a dit : Et surtout, ça confirme le point depuis le début : sans critères ni règles explicites, il n’y a plus de logique, seulement des impressions et des interprétations subjectives.
Sans critère, la logique est souffle suspendu ; seule l’expérience lui donne un point d’ancrage et fait jaillir le oui ou le non

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 06:26
par ronronladouceur
J'm'interroge a écrit : 27 mars26, 05:38 .

Il n'y a pas à proprement parler de logique informelle.

Un raisonnement peut être naturel, oui. Mais “naturel” ne veut pas dire valide.
Mais il peut l'être... Vous occultez une part de la réalité...
Le vécu produit des associations, des habitudes, des intuitions. Il peut donner des conclusions correctes… ou complètement biaisées. Sans critères explicites, tu n’as aucun moyen de faire la différence autrement qu’au ressenti.
Quels sont vos critères ici qui échapperaient nécessairement à la logique naturelle?
Et surtout : tu dis que la logique informelle n’a pas besoin de règles formelles — très bien. Mais alors sur quoi tu te bases pour dire qu’un raisonnement est correct ou non, ou valide ou non ?
Acceptabilité (logique implicite), plausibilité (réalité), pertinence, poids de l'argument, soutenance de la réalité, etc.

Logique formelle? Aucune véritable logique digne du nom ici, qu'un critère appliqué à un domaine particulier (en plus incluant l'incomplétude)...
Si tu ne peux pas répondre clairement à ça, tu ne décris pas une logique, tu décris une manière de penser.
Le critère binaire vrai/faux seul, trace à lui seul la limite de l'outil. Ni véritablement ni formellement appliqué ici en tant que tel...

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 06:36
par vic
a écrit :Ronron la douceur a dit : Quels sont vos critères ici qui échapperaient nécessairement à la logique naturelle?
La capacité à raisonner est comme le soleil qui s'éclaire lui même et n'a pas besoin d'être éclairé .
Lorsque des nuages passent , on à l'impression que le soleil disparait , qu'il s'éteint , qu'il faut l'éclairer .

Le soleil (la capacité de raisonner) est toujours là aussi lumineux .
Les nuages (biais, erreurs, sophismes) ne le détruisent pas,ils le masquent seulement, à la surface

Donc :

L’erreur n’abolit pas la logique, elle en trouble l’expression.

J'minterroge confond la logique est l'expression de la logique .
La logique comme capacité est première : elle n’a pas besoin d’être validée pour exister.
Les systèmes formels ne l’éclairent pas, ils tentent seulement d’en organiser l’usage.

Ce qui fonde toute validation n’a pas besoin de validation.”
“Ce qui est fondamental n’a pas besoin d’être obtenu.”

Re: De l’intuition à la validité : ce que la logique exige réellement

Posté : 27 mars26, 08:06
par J'm'interroge
prisca a écrit : 27 mars26, 05:47 Tu ne m'as pas comprise.
Si si, j'ai très bien compris ton propos.

Tu dis :
prisca a écrit : 27 mars26, 05:47 Je disais qu'avant de se lancer dans une analyse il faut, au préalable, juger de la vraisemblance d'une chose.

C'est une perte sèche de temps d'analyser de l'invraisemblance.
Ce à quoi je t'ai répondu ce que je t'ai répondu.

Ce qu'il te paraît vraisemblable n'est pas forcément pour autant logique ou vrai. Tout comme ce qu'il te paraît invraisemblable, ce n'est pas forcément pour autant illogique ou faux.

Ce qu'il te paraît vraisemblable ou non relève de l’interprétation et de la plausibilité, de tes impressions et conclusions naturelles et subjectives. Cela relève du “feeling”. Alors que ce qui relève du logiquement valide ou non, ou du vrai ou du faux objectifs, relève de la validité des inférences et par conséquent de la logique. (Même si ce n'est qu'indirectement pour ce qui est du vrai ou du faux objectifs.)

Le “feeling” n'est pas pas un critère de validité ou de vérité.


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vic a écrit : 27 mars26, 05:53 Sans critère, la logique est souffle suspendu ; seule l’expérience lui donne un point d’ancrage et fait jaillir le oui ou le non
Sans critères ni règles explicites, il n’y a plus de logique, seulement des impressions et des interprétations subjectives.


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J'm'interroge a écrit : 27 mars26, 05:38 Il n'y a pas à proprement parler de logique informelle.

Un raisonnement peut être naturel, oui. Mais “naturel” ne veut pas dire valide.
ronronladouceur a écrit : 27 mars26, 06:26 Mais il peut l'être... Vous occultez une part de la réalité...
Je n'occulte rien Lol.

Bien sûr qu'un raisonnement naturel peut être logiquement valide. Je n'ai jamais dit le contraire.

Ce que je dis c'est que sans une logique formelle, l'on ne peut pas l'établir logiquement. Autrement dit : tu confonds toujours capacité de raisonnement et logique.


J'm'interroge a écrit : 27 mars26, 05:38 Le vécu produit des associations, des habitudes, des intuitions. Il peut donner des conclusions correctes… ou complètement biaisées. Sans critères explicites, tu n’as aucun moyen de faire la différence autrement qu’au ressenti.
ronronladouceur a écrit : 27 mars26, 06:26 Quels sont vos critères ici qui échapperaient nécessairement à la logique naturelle?
Des critères et des règles explicites opératoires, non sujettes à interprétation. Ce en quoi consiste précisément un système logique formel.

J'm'interroge a écrit : 27 mars26, 05:38 Et surtout : tu dis que la logique informelle n’a pas besoin de règles formelles — très bien. Mais alors sur quoi tu te bases pour dire qu’un raisonnement est correct ou non, ou valide ou non ?
ronronladouceur a écrit : 27 mars26, 06:26 Acceptabilité (logique implicite), plausibilité (réalité), pertinence, poids de l'argument, soutenance de la réalité, etc.

Logique formelle? Aucune véritable logique digne du nom ici, qu'un critère appliqué à un domaine particulier (en plus incluant l'incomplétude)...
Ce que tu listes ne répond pas à la question.

“Acceptabilité”, “plausibilité”, “pertinence”, “poids”… ce sont des appréciations, pas des critères définis.

Acceptable pour qui ? Plausible selon quoi ? Pertinent par rapport à quoi ? Sans définition explicite, ces termes restent flous et subjectifs (soumis à interprétations).

Tu parles de “logique implicite”. Très bien — mais implicite = non contrôlable. Donc impossible de trancher rigoureusement en cas de désaccord.

“Soutenance de la réalité” : ça renvoie à l’expérience ou au contexte, pas à la validité logique. Un raisonnement peut être valide avec des prémisses fausses, et inversement.

Dire que la logique formelle n’est “pas une vraie logique” ne répond toujours pas : c’est précisément elle qui fournit des critères explicites et partageables pour juger un raisonnement.

Bref, tu ne donnes pas des critères de validité, tu donnes des indices de jugement. Et des indices sans règles ne permettent pas de décider — seulement de nourrir des impressions.

J'm'interroge a écrit : 27 mars26, 05:38 Si tu ne peux pas répondre clairement à ça, tu ne décris pas une logique, tu décris une manière de penser.
ronronladouceur a écrit : 27 mars26, 06:26 Le critère binaire vrai/faux seul, trace à lui seul la limite de l'outil, pas véritablement ni formellement appliqué ici en tant que tel...
Ça ne répond toujours pas.

Dire que le “vrai/faux” est une limite ne te donne aucun critère alternatif. Tu critiques un cadre, mais tu n’en proposes aucun qui permette de trancher clairement.

Et surtout, tu confirmes le problème : si le vrai/faux n’est pas applicable, alors sur quoi décides-tu ? Tes notions (plausible, acceptable, etc.) restent floues, ne sont pas des critères qui permettent de trancher ou de décider rigoureusement.

C’est le fond qui compte : sans critères définis, il n’y a pas de décision rationnelle possible.

Résultat : tu ne définis pas une logique différente, tu abandonnes simplement les conditions qui permettent de décider. Ce n’est pas une alternative, c’est un recul vers l’interprétation et le subjectivisme du "ce qu'il te paraît".


_____________________

vic a écrit : 27 mars26, 06:36 .
Tu répètes la même confusion, avec une analogie qui ne tient pas.

Oui, la capacité à raisonner existe. Mais ce n’est pas elle qui “valide” au sens logique. Elle produit des jugements — corrects ou erronés. Sans critères, elle ne fait aucune différence fiable entre les deux.

Ton analogie du marteau est mal posée. La logique formelle n’est pas un outil fonctionnel à la manière d'un marteau : c’est un ensemble de règles qui s'appliquent à des énoncés langagiers, définissent ce que “valide” veut dire, et permettent de le déterminer objectivement. Ce n’est pas comparable à un marteau. Il faudrait plutôt la comparer à quelque chose comme la grammaire d'une langue ou aux règles d'un jeu, comme celles des échecs.

Dire que “les maths ne valident rien” est aberrant. Elles permettent précisément de déterminer si une conclusion suit de prémisses selon des règles définies, et c'est précisément parce que les maths sont une logique. Ce n’est pas une “décision”, c’est une évaluation structurée.

“La logique naturelle décide seule” : non. Elle donne une impression de cohérence. Mais deux personnes peuvent avoir des impressions opposées. Sans règles explicites, il n’y a aucun moyen de trancher.

Tu dis que j’abuse du langage en appelant ça “logique”. C’est l’inverse : c’est toi qui étends le terme “logique” à toute capacité de penser, ce qui en dissous le sens.


Conclusion :

Tu confonds encore produire un raisonnement et en établir la validité. La logique formelle ne remplace pas la capacité à raisonner, elle permet de la contrôler. Sans ça, tu restes au niveau du ressenti.
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