Principes rationnels de la lucidité ouverte.
Posté : 11 avr.26, 12:55
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Principes rationnels de la lucidité ouverte :
I. Cadre logique et épistémique :
1. Ne jamais se fier au "ce qu'il me parait", autrement dit à l'intuition ou au ressenti, ni au bon sens populaire, ni même à l'opinion dite éclairée pour trancher quoi que ce soit a priori, pour ce qui concerne le valide ou non, le vrai ou le faux, le juste ou l'injuste, le bon ou le mauvais.
2. Ne rien croire. Ce qui n'est pas démontré ou vérifié doit être considéré comme hypothèses révisables et potentiellement éliminables, les expliciter comme telles et les soumettre à examen.
3. Ne jamais rien supposer sans d'excellentes raisons le justifiant, ou que l'on ne puisse logiquement valider ou vérifier dans l'expérience.
4. Toujours considérer ce qui ne cadre pas avec nos hypothèses et théories, savoir les remettre en question.
5. Toujours envisager d'autres explications, perspectives et manières d'aborder une situation ou un problème.
II. Discipline logique stricte :
6. Avant de confronter une idée au réel, on la confronte à la logique. Si elle échoue là, elle est abandonnée.
En effet, si la définition d'un X repose sur une contradiction ou sur un présupposé qui mène à une contradiction, ce X tel que défini n'existe pas. L'on en conclut et retient par conséquent que toute entité supposée dont la définition repose sur une contradiction n’existe pas — ni en théorie ni dans le réel — et ne pouvant faire l’objet d’aucune investigation, l'on en rejette la supposition.
7. Rejeter toute preuve basée sur le principe du tiers exclut, car en bonne logique minimale l'on ne peut rien conclure positivement d'une contradiction.
Attention donc de ne pas appliquer des raisonnements classiques sans s’en rendre compte, tout recours à un autre système formel logique, doit être explicite (exposer quels sont les ajouts de règles et/ou de définitions).
III. Hygiène conceptuelle et analyse des discours :
8. Ne jamais extrapoler un propos, ne pas lui faire dire ce qu'il ne dit pas. Toujours se demander ce qui est dit précisément, ce que cela implique et n'implique pas nécessairement et quelles sont les hypothèses sur lesquelles il repose. Ce n'est ni facile ni évident, cela s'apprend.
9. Identifier les concepts creux (dont la définition repose sur une contradiction ou mène nécessairement à une contradiction), les isoler et ne rien construire dessus. Les redéfinir proprement s'il y a utilité, sinon les rejeter.
10. Savoir reconnaître ce qui dans les discours relève de l'affirmation gratuite, de l'auto-justification ou du pur performatif — le critère étant l'absence de contenu vérifiable — et ne lui accorder aucune valeur.
IV. Distinctions fondamentales et dynamique cognitive :
11. Savoir distinguer ce qui relève des mots et ce qui relève du vécu, autrement dit ce qui relève de la théorie et ce qui relève de l'expérience.
12. Apprendre à bien distinguer et connaître la dynamique de :
— 1) Ce qui relève de la perception et de l'affect émotionnel (affection/présentation).
— 2) Ce qui relève de l'imaginaire cadre (spontané) et de la représentation mentale (notion ou idée formée).
— 3) Ce qui relève de la signification/compréhension (formule langagière, syntaxe et cohérence logique : axiomes, postulats, concepts/définitions, théories, interprétations, formules mathématiques, principes philosophiques, hypothèses, croyances, dogmes, vérités et faussetés).
V. Principe de simplicité empirique : :
13. Rejeter sans appel toute ontologie métaphysique. (Position ontologique minimale.)
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Principes rationnels de la lucidité ouverte :
I. Cadre logique et épistémique :
1. Ne jamais se fier au "ce qu'il me parait", autrement dit à l'intuition ou au ressenti, ni au bon sens populaire, ni même à l'opinion dite éclairée pour trancher quoi que ce soit a priori, pour ce qui concerne le valide ou non, le vrai ou le faux, le juste ou l'injuste, le bon ou le mauvais.
2. Ne rien croire. Ce qui n'est pas démontré ou vérifié doit être considéré comme hypothèses révisables et potentiellement éliminables, les expliciter comme telles et les soumettre à examen.
3. Ne jamais rien supposer sans d'excellentes raisons le justifiant, ou que l'on ne puisse logiquement valider ou vérifier dans l'expérience.
4. Toujours considérer ce qui ne cadre pas avec nos hypothèses et théories, savoir les remettre en question.
5. Toujours envisager d'autres explications, perspectives et manières d'aborder une situation ou un problème.
II. Discipline logique stricte :
6. Avant de confronter une idée au réel, on la confronte à la logique. Si elle échoue là, elle est abandonnée.
En effet, si la définition d'un X repose sur une contradiction ou sur un présupposé qui mène à une contradiction, ce X tel que défini n'existe pas. L'on en conclut et retient par conséquent que toute entité supposée dont la définition repose sur une contradiction n’existe pas — ni en théorie ni dans le réel — et ne pouvant faire l’objet d’aucune investigation, l'on en rejette la supposition.
7. Rejeter toute preuve basée sur le principe du tiers exclut, car en bonne logique minimale l'on ne peut rien conclure positivement d'une contradiction.
Attention donc de ne pas appliquer des raisonnements classiques sans s’en rendre compte, tout recours à un autre système formel logique, doit être explicite (exposer quels sont les ajouts de règles et/ou de définitions).
III. Hygiène conceptuelle et analyse des discours :
8. Ne jamais extrapoler un propos, ne pas lui faire dire ce qu'il ne dit pas. Toujours se demander ce qui est dit précisément, ce que cela implique et n'implique pas nécessairement et quelles sont les hypothèses sur lesquelles il repose. Ce n'est ni facile ni évident, cela s'apprend.
9. Identifier les concepts creux (dont la définition repose sur une contradiction ou mène nécessairement à une contradiction), les isoler et ne rien construire dessus. Les redéfinir proprement s'il y a utilité, sinon les rejeter.
10. Savoir reconnaître ce qui dans les discours relève de l'affirmation gratuite, de l'auto-justification ou du pur performatif — le critère étant l'absence de contenu vérifiable — et ne lui accorder aucune valeur.
IV. Distinctions fondamentales et dynamique cognitive :
11. Savoir distinguer ce qui relève des mots et ce qui relève du vécu, autrement dit ce qui relève de la théorie et ce qui relève de l'expérience.
12. Apprendre à bien distinguer et connaître la dynamique de :
— 1) Ce qui relève de la perception et de l'affect émotionnel (affection/présentation).
— 2) Ce qui relève de l'imaginaire cadre (spontané) et de la représentation mentale (notion ou idée formée).
— 3) Ce qui relève de la signification/compréhension (formule langagière, syntaxe et cohérence logique : axiomes, postulats, concepts/définitions, théories, interprétations, formules mathématiques, principes philosophiques, hypothèses, croyances, dogmes, vérités et faussetés).
V. Principe de simplicité empirique : :
13. Rejeter sans appel toute ontologie métaphysique. (Position ontologique minimale.)
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