Pourquoi penser que l'univers a été créé est un sophisme de composition selon russel
Posté : 19 mai26, 23:49
Si l'on applique la logique de Russell au monde réel, concevoir l'Univers comme « l'ensemble de toutes les choses qui existent » pose un problème problème. Pour éviter le paradoxe, la philosophie moderne et la physique doivent admettre une chose : "L'Univers, au sens absolu, ne peut pas être traité comme un simple "objet" parmi d'autres".
Voici comment Bertrand Russell lui-même voyait les choses :
1. Le sophisme de composition (L'argument de Russell)
Lors d'un célèbre débat à la BBC en 1948, Russell a expliqué pourquoi il refusait de chercher une "cause" ou une explication globale à l'Univers. Pour lui, donner des propriétés au "Tout" sous prétexte que ses parties les possèdent est une erreur logique (un sophisme de composition).
Il a pris cette image très drôle :
« Évidemment, chaque homme qui existe a une mère. Mais cela ne signifie pas que le genre humain dans son ensemble a une mère. »
De la même manière :
Une table, une planète ou un atome sont des objets à l'intérieur de l'Univers. Ils ont une taille, une cause, un début et une fin.
Mais l'Univers lui-même n'est pas "un objet de plus" qui s'ajoute à la liste. Il est le cadre de réalité dans lequel les objets existent.
2. Si l'Univers était un objet, où serait-il ?
Si on s'obstine à dire que l'Univers est un objet, on tombe dans un piège mental :
Un objet occupe un espace. Donc, si l'Univers est un objet, "dans quel espace se trouve-t-il ?" Il faudrait un "super-univers" pour contenir l'Univers.
Un objet a une cause. Donc, qu'est-ce qui a causé l'Univers ?
Pour couper court à cette régression infinie, Russell a sorti une phrase restée gravée dans l'histoire de la philosophie :
« L'Univers est juste là, et c'est tout. »* (The universe is just there, and that's all).
En résumé : Un "Non-Objet"
Pour que la logique fonctionne, il faut cesser de voir l'Univers comme un "super-objet" ou un "méga-sac".
L'Univers est la "totalité" (la "Classe" au sens mathématique). On peut étudier les objets qui le composent (les étoiles, les lois de la physique), mais le Tout, en tant que tel, échappe aux règles de manipulation des objets ordinaires. C'est le contenant ultime, et par définition, un contenant ultime ne peut pas être contenu.
Voici comment Bertrand Russell lui-même voyait les choses :
1. Le sophisme de composition (L'argument de Russell)
Lors d'un célèbre débat à la BBC en 1948, Russell a expliqué pourquoi il refusait de chercher une "cause" ou une explication globale à l'Univers. Pour lui, donner des propriétés au "Tout" sous prétexte que ses parties les possèdent est une erreur logique (un sophisme de composition).
Il a pris cette image très drôle :
« Évidemment, chaque homme qui existe a une mère. Mais cela ne signifie pas que le genre humain dans son ensemble a une mère. »
De la même manière :
Une table, une planète ou un atome sont des objets à l'intérieur de l'Univers. Ils ont une taille, une cause, un début et une fin.
Mais l'Univers lui-même n'est pas "un objet de plus" qui s'ajoute à la liste. Il est le cadre de réalité dans lequel les objets existent.
2. Si l'Univers était un objet, où serait-il ?
Si on s'obstine à dire que l'Univers est un objet, on tombe dans un piège mental :
Un objet occupe un espace. Donc, si l'Univers est un objet, "dans quel espace se trouve-t-il ?" Il faudrait un "super-univers" pour contenir l'Univers.
Un objet a une cause. Donc, qu'est-ce qui a causé l'Univers ?
Pour couper court à cette régression infinie, Russell a sorti une phrase restée gravée dans l'histoire de la philosophie :
« L'Univers est juste là, et c'est tout. »* (The universe is just there, and that's all).
En résumé : Un "Non-Objet"
Pour que la logique fonctionne, il faut cesser de voir l'Univers comme un "super-objet" ou un "méga-sac".
L'Univers est la "totalité" (la "Classe" au sens mathématique). On peut étudier les objets qui le composent (les étoiles, les lois de la physique), mais le Tout, en tant que tel, échappe aux règles de manipulation des objets ordinaires. C'est le contenant ultime, et par définition, un contenant ultime ne peut pas être contenu.