Croyance vs Empirisme ou Science.
Posté : 03 juin26, 05:10
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Qu'est-ce qui fait que la science est aussi pertinente ?
C'est deux choses : c'est la logique alliée à l'observation.
Et qui dit observation dit empirie.
Il ne s'agit pas que d'observations et de spéculations sur des interprétations.
Une théorie scientifique se base sur des hypothèses testables.
C'est la grosse différence avec une interprétation religieuse ou métaphysique.
Le savoir scientifique ne repose pas sur des postulats invérifiables.
C'est la grosse différence.
Les croyances religieuses ou métaphysiques reposent sur des baratins qui ne peuvent se justifier que par des baratins.
C'est pourquoi d6p7 n'a rien d'autre à présenter que des baratins.
Des baratins et des avis mais rien de concret.
Zéro. Nada.
Des raisonnements parfois, mais fondés sur des baratins.
Je préfère pour ma part m'en tenir à ce qui se présente comme il se présente.
Ce que justement le croyant ne fait pas.
Pourquoi le croyant préfère-t-il ses baratins à ce qui se présente comme il se présente et à la science ?
Qu'est-ce qui pousse le croyant à préférer ses récits à ce qui se présente comme il se présente ?
C'est plusieurs choses.
D'abord, le besoin de sens.
La science explique comment les choses fonctionnent.
La croyance prétend expliquer pourquoi elles existent.
Ce sont deux démarches différentes.
Ensuite, le besoin de certitude.
La science avance avec des hypothèses, des tests, des corrections, des marges d'erreur.
Elle dit parfois : « nous ne savons pas encore ».
Le croyant, lui, dispose souvent d'une réponse déjà prête.
Même lorsque cette réponse ne peut être ni vérifiée ni falsifiée.
C'est plus confortable.
Il y a aussi le poids de l'éducation, de la culture et du groupe.
On ne naît pas avec une religion, on l'apprend.
Comme on apprend une langue.
Et lorsqu'une croyance est associée à la famille, à l'identité ou à la communauté, l'abandonner peut avoir un coût psychologique et social important.
Enfin, il y a une différence d'attitude face au réel.
La démarche scientifique consiste à partir des faits pour construire des modèles.
La démarche religieuse consiste souvent à partir d'un récit pour interpréter les faits.
Dans un cas, l'idée doit s'adapter à l'observation.
Dans l'autre, l'observation est souvent réinterprétée pour préserver l'idée.
C'est là que se trouve la divergence fondamentale.
La science demande : « Que montrent les faits ? »
La croyance demande souvent : « Comment faire entrer les faits dans ce que je crois déjà ? »
Évidemment, tous les croyants ne rejettent pas la science.
Beaucoup acceptent les résultats scientifiques tout en conservant une foi personnelle.
Mais lorsque la croyance entre en conflit avec l'observation, la différence apparaît immédiatement.
L'un modifie sa théorie.
L'autre protège son récit.
Et lorsqu'un récit ne peut être sauvé qu'au prix d'explications supplémentaires, de justifications ad hoc et de postulats impossibles à vérifier, il finit souvent par ne reposer que sur lui-même.
Autrement dit : sur davantage de récit.
Par rapport à un empirisme strict, la critique devient encore plus radicale.
La science conserve des éléments théoriques : modèles, entités non directement observables, inférences, mathématiques, etc.
L'empiriste strict, lui, accorde la primauté à ce qui est donné dans l'expérience.
Il s'en tient à ce qui ce présente comme il se présente.
Dans cette perspective, la question devient :
Pourquoi préférer un récit métaphysique à ce qui est effectivement observé ?
La réponse est souvent que l'esprit humain ne se contente pas de constater.
Il veut expliquer, relier, unifier, raconter.
Il transforme spontanément les phénomènes en histoires.
Or l'empiriste strict considère que c'est précisément là que commencent les problèmes.
On passe du donné à l'imaginé.
Du constat à l'interprétation.
De ce qui apparaît à ce qu'on ajoute.
Le croyant ne se satisfait généralement pas de voir qu'il existe un donné.
Il veut savoir pourquoi il y en a un.
Il ne se satisfait pas de constater l'ordre apparent de ce qui se présente.
Il veut lui attribuer une intention.
Il ne se satisfait pas de constater sa propre existence.
Il veut lui attribuer une finalité.
L'empiriste répond alors :
Rien de cela n'est observé.
Ce sont des couches d'interprétation ajoutées.
Et plus on ajoute de couches, plus on s'éloigne de ce qui est effectivement donné dans la sensation.
Le point de désaccord fondamental n'est donc plus entre science et religion.
Il est entre observation et spéculation.
L'empiriste dira : « Je vois un phénomène. »
Le métaphysicien dira : « Derrière ce phénomène se cache une essence. »
Le religieux dira : « Derrière ce phénomène se cache une volonté. »
Et l'empiriste demandera : « Où l'observes-tu ? »
C'est souvent à cet endroit que la discussion s'arrête.
Car lorsque la réponse n'est ni une observation ni une expérience comme elle se présente, elle cesse d'appartenir au domaine empirique pour entrer dans celui du récit, de la métaphysique ou de la croyance.
Du point de vue d'un empirisme rigoureux, le problème n'est pas que ces récits soient faux.
Le problème est qu'ils prétendent dire davantage que ce qui se montre, sans disposer d'un moyen de le justifier autrement que par d'autres récits.
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Qu'est-ce qui fait que la science est aussi pertinente ?
C'est deux choses : c'est la logique alliée à l'observation.
Et qui dit observation dit empirie.
Il ne s'agit pas que d'observations et de spéculations sur des interprétations.
Une théorie scientifique se base sur des hypothèses testables.
C'est la grosse différence avec une interprétation religieuse ou métaphysique.
Le savoir scientifique ne repose pas sur des postulats invérifiables.
C'est la grosse différence.
Les croyances religieuses ou métaphysiques reposent sur des baratins qui ne peuvent se justifier que par des baratins.
C'est pourquoi d6p7 n'a rien d'autre à présenter que des baratins.
Des baratins et des avis mais rien de concret.
Zéro. Nada.
Des raisonnements parfois, mais fondés sur des baratins.
Je préfère pour ma part m'en tenir à ce qui se présente comme il se présente.
Ce que justement le croyant ne fait pas.
Pourquoi le croyant préfère-t-il ses baratins à ce qui se présente comme il se présente et à la science ?
Qu'est-ce qui pousse le croyant à préférer ses récits à ce qui se présente comme il se présente ?
C'est plusieurs choses.
D'abord, le besoin de sens.
La science explique comment les choses fonctionnent.
La croyance prétend expliquer pourquoi elles existent.
Ce sont deux démarches différentes.
Ensuite, le besoin de certitude.
La science avance avec des hypothèses, des tests, des corrections, des marges d'erreur.
Elle dit parfois : « nous ne savons pas encore ».
Le croyant, lui, dispose souvent d'une réponse déjà prête.
Même lorsque cette réponse ne peut être ni vérifiée ni falsifiée.
C'est plus confortable.
Il y a aussi le poids de l'éducation, de la culture et du groupe.
On ne naît pas avec une religion, on l'apprend.
Comme on apprend une langue.
Et lorsqu'une croyance est associée à la famille, à l'identité ou à la communauté, l'abandonner peut avoir un coût psychologique et social important.
Enfin, il y a une différence d'attitude face au réel.
La démarche scientifique consiste à partir des faits pour construire des modèles.
La démarche religieuse consiste souvent à partir d'un récit pour interpréter les faits.
Dans un cas, l'idée doit s'adapter à l'observation.
Dans l'autre, l'observation est souvent réinterprétée pour préserver l'idée.
C'est là que se trouve la divergence fondamentale.
La science demande : « Que montrent les faits ? »
La croyance demande souvent : « Comment faire entrer les faits dans ce que je crois déjà ? »
Évidemment, tous les croyants ne rejettent pas la science.
Beaucoup acceptent les résultats scientifiques tout en conservant une foi personnelle.
Mais lorsque la croyance entre en conflit avec l'observation, la différence apparaît immédiatement.
L'un modifie sa théorie.
L'autre protège son récit.
Et lorsqu'un récit ne peut être sauvé qu'au prix d'explications supplémentaires, de justifications ad hoc et de postulats impossibles à vérifier, il finit souvent par ne reposer que sur lui-même.
Autrement dit : sur davantage de récit.
Par rapport à un empirisme strict, la critique devient encore plus radicale.
La science conserve des éléments théoriques : modèles, entités non directement observables, inférences, mathématiques, etc.
L'empiriste strict, lui, accorde la primauté à ce qui est donné dans l'expérience.
Il s'en tient à ce qui ce présente comme il se présente.
Dans cette perspective, la question devient :
Pourquoi préférer un récit métaphysique à ce qui est effectivement observé ?
La réponse est souvent que l'esprit humain ne se contente pas de constater.
Il veut expliquer, relier, unifier, raconter.
Il transforme spontanément les phénomènes en histoires.
Or l'empiriste strict considère que c'est précisément là que commencent les problèmes.
On passe du donné à l'imaginé.
Du constat à l'interprétation.
De ce qui apparaît à ce qu'on ajoute.
Le croyant ne se satisfait généralement pas de voir qu'il existe un donné.
Il veut savoir pourquoi il y en a un.
Il ne se satisfait pas de constater l'ordre apparent de ce qui se présente.
Il veut lui attribuer une intention.
Il ne se satisfait pas de constater sa propre existence.
Il veut lui attribuer une finalité.
L'empiriste répond alors :
Rien de cela n'est observé.
Ce sont des couches d'interprétation ajoutées.
Et plus on ajoute de couches, plus on s'éloigne de ce qui est effectivement donné dans la sensation.
Le point de désaccord fondamental n'est donc plus entre science et religion.
Il est entre observation et spéculation.
L'empiriste dira : « Je vois un phénomène. »
Le métaphysicien dira : « Derrière ce phénomène se cache une essence. »
Le religieux dira : « Derrière ce phénomène se cache une volonté. »
Et l'empiriste demandera : « Où l'observes-tu ? »
C'est souvent à cet endroit que la discussion s'arrête.
Car lorsque la réponse n'est ni une observation ni une expérience comme elle se présente, elle cesse d'appartenir au domaine empirique pour entrer dans celui du récit, de la métaphysique ou de la croyance.
Du point de vue d'un empirisme rigoureux, le problème n'est pas que ces récits soient faux.
Le problème est qu'ils prétendent dire davantage que ce qui se montre, sans disposer d'un moyen de le justifier autrement que par d'autres récits.
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