Mots simples pour expliquer pourquoi méditer en vipassana ou samatha suspend la souffrance .
Posté : 19 juil.26, 23:53
La suspension de l'observateur , et donc de l'évaluateur
La méditation bouddhique est une pratique qui a pour conséquence la suspension de l'observateur , donc de l'évaluateur ( l'observateur est ni présent ni absent= suspension , mise sur pause ).
Hors quand vous souffrez , c'est parce que l'évaluation peut se produire et est en action .
En méditation , l'observateur n'est pas éliminé , mais en suspend , mis sur pause .
Conséquences lorsque l'observateur ou la mesure est suspendue , tous les phénomènes vécus ou ressentis se superposent .
Il n'y a ni souffrance ni non souffrance, ni être ni non être .
Dans le bouddhisme on utilise la notion de neti neti ( ni ceci , ni cela) .
Cet état est donc particulièrement utile pour reposer l'esprit et le corps mis sous tension fréquente .
Dans la vie quotidienne, notre esprit évalue constamment ce qui se passe : j'aime, je n'aime pas, je veux que cela continue, je veux que cela s'arrête. C'est cette activité d'évaluation qui entretient une grande partie de la souffrance.
Lorsque cette évaluation est suspendue, l'expérience n'est plus vécue à travers l'opposition entre plaisir et douleur, réussite et échec, acceptable et inacceptable. Les phénomènes sont simplement présents, sans être enfermés dans une catégorie.
C'est pourquoi certaines traditions utilisent l'expression « ni ceci, ni cela » (neti neti) : l'expérience n'est pas définie par des opposés. Dans cet état, il n'y a ni souffrance affirmée ni non-souffrance affirmée ; il y a simplement ce qui est, avant que l'esprit ne le transforme en jugement.
Une mise sur pause avant le retour à la vie quotidienne
Une bonne séance de méditation permet réellement une réelle pause du corps et de l'esprit .
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Deux méthodes , samatha et vipassana:
1. Samatha : Le calme pour endormir le juge
Le but : Calmer l'esprit et l'isoler de l'agitation.
Comment ça marche ? On se concentre sur un seul objet (par exemple, le va-et-vient de la respiration).
L'effet sur "l'évaluateur" : En focalisant toute votre attention sur une seule chose, votre esprit n'a plus l'espace pour dire "j'aime" ou "je n'aime pas". Vous fatiguez le juge intérieur en lui donnant une seule tâche répétitive.
Pourquoi le faire ? C'est la pause totale. L'évaluateur s'endort, le corps et l'esprit se reposent profondément. Vous sortez du match permanent entre le plaisir et la douleur.
2. Vipassana : La vision claire
Le but : Comprendre comment fonctionne l'esprit pour ne plus être dupe.
Comment ça marche ? On observe tout ce qui se présente (une douleur, une pensée, un son) sans essayer de le changer.
Pourquoi le faire ? C'est la libération. En appliquant le "ni ceci, ni cela" (neti neti), vous apprenez que la souffrance ne vient pas de la sensation elle-même, mais du jugement que vous portez sur elle.
La méditation bouddhique est une pratique qui a pour conséquence la suspension de l'observateur , donc de l'évaluateur ( l'observateur est ni présent ni absent= suspension , mise sur pause ).
Hors quand vous souffrez , c'est parce que l'évaluation peut se produire et est en action .
En méditation , l'observateur n'est pas éliminé , mais en suspend , mis sur pause .
Conséquences lorsque l'observateur ou la mesure est suspendue , tous les phénomènes vécus ou ressentis se superposent .
Il n'y a ni souffrance ni non souffrance, ni être ni non être .
Dans le bouddhisme on utilise la notion de neti neti ( ni ceci , ni cela) .
Cet état est donc particulièrement utile pour reposer l'esprit et le corps mis sous tension fréquente .
Dans la vie quotidienne, notre esprit évalue constamment ce qui se passe : j'aime, je n'aime pas, je veux que cela continue, je veux que cela s'arrête. C'est cette activité d'évaluation qui entretient une grande partie de la souffrance.
Lorsque cette évaluation est suspendue, l'expérience n'est plus vécue à travers l'opposition entre plaisir et douleur, réussite et échec, acceptable et inacceptable. Les phénomènes sont simplement présents, sans être enfermés dans une catégorie.
C'est pourquoi certaines traditions utilisent l'expression « ni ceci, ni cela » (neti neti) : l'expérience n'est pas définie par des opposés. Dans cet état, il n'y a ni souffrance affirmée ni non-souffrance affirmée ; il y a simplement ce qui est, avant que l'esprit ne le transforme en jugement.
Une mise sur pause avant le retour à la vie quotidienne
Une bonne séance de méditation permet réellement une réelle pause du corps et de l'esprit .
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Deux méthodes , samatha et vipassana:
1. Samatha : Le calme pour endormir le juge
Le but : Calmer l'esprit et l'isoler de l'agitation.
Comment ça marche ? On se concentre sur un seul objet (par exemple, le va-et-vient de la respiration).
L'effet sur "l'évaluateur" : En focalisant toute votre attention sur une seule chose, votre esprit n'a plus l'espace pour dire "j'aime" ou "je n'aime pas". Vous fatiguez le juge intérieur en lui donnant une seule tâche répétitive.
Pourquoi le faire ? C'est la pause totale. L'évaluateur s'endort, le corps et l'esprit se reposent profondément. Vous sortez du match permanent entre le plaisir et la douleur.
2. Vipassana : La vision claire
Le but : Comprendre comment fonctionne l'esprit pour ne plus être dupe.
Comment ça marche ? On observe tout ce qui se présente (une douleur, une pensée, un son) sans essayer de le changer.
Pourquoi le faire ? C'est la libération. En appliquant le "ni ceci, ni cela" (neti neti), vous apprenez que la souffrance ne vient pas de la sensation elle-même, mais du jugement que vous portez sur elle.