vrai histoire de l'évangile de barnabé
Posté : 15 mars06, 08:01
oint de divinité[1] excepté Allah[2] le Très Haut. Que les meilleures salutations[3] soient sur les prophètes et messagers divins dont le Sceau de la Prophétie[4].
3. Barnabé : secrétaire particulier du fils de Marie.
Il deviendra un adepte très ardent du fils de Marie (sur lui la Paix !). C'est sous ses dictées personnelles, qu'il transcrivit l'Evangile, l'Evangile du fils de Marie dans la langue hébraïque, la langue maternelle de Ichoua fils de Marie (sur lui la Paix !). Ceci en entier, et en sa présence, avant même que celui-ci soit soulever au ciel par les Anges[5].
4. Ce que l'Evangile contient.
Il contient un enseignement complet du fils de Marie se trouvant dans la Bible canonique. Il contient aussi des informations supplémentaires.
5. Titre.
Pour sa dévotion au fils de Marie, il lui a été donné en hébreu, le titre de BarNabuha. Ce mot en hébreu est composé de " bar" signifiant " fils de", et "Nabuha" qui lui signifie "prophète".
Ce titre de Bar-Nabuha[6] a été donné par tous les Juifs aux Prophètes, à leurs successeurs ou héritiers religieux. Par exemple, le Bar-Nabuha de Moïse était Josué, de Samuel David, de David Solomon, de Elie Elisée, de Elisée était Jehu, de Zacharie son fils Jean, de Jean Jésus etc. De là, le titre de Barnabé, moyen par lequel le lévite juif Joses a été fait le Bar-Nabuha ou l'héritier spirituel[7] du fils de Marie. Après cela, il était du devoir de ce dernier de porter et transmettre ses enseignements, après qu'il fut élevé au ciel.
6. Découvertes.
Une copie de cet Évangile écrite de l'écriture personnelle de St. Barnabé était aussi trouvé menti sur sa poitrine quand sa tombe a été ouverte en l'an 382 (Apr. J-C.). Le dit Evangile était intact, comme s'il venait d'être juste placé à l'intérieur de la tombe. Egalement le corps de Barnabé. Les deux relèvent du miracle sans aucun doute, autrement ni l'Evangile ni le corps de St. Barnabé ne seraient restés intact pendant 300 années. Il est de coutume chez les gens de cette région du monde[8] d'enterrer un trésor encore plus important dans une tombe. Le fait même que cet Évangile en hébreu ait été trouvé intact après plus de 300 années sur la poitrine de St. Barnabas, prouve clairement combien il chérissait l'Evangile en hébreu, langue maternelle de Jésus. Car, il contenait non seulement les enseignements originaux de Jésus, mais il contenait aussi les enseignements réels de Jésus. Autrement, pourquoi devrait-il être placé sur sa poitrine dans sa tombe ? Cet Évangile[9] en hébreu a été depuis découvert dans la Bibliothèque privée du Pape au Vatican, à Rome…
7. L'Europe biblique en ébullition.
Lorsque J.F. Cramer montra à J. Toland, en I709, la traduction italienne de l'Évangile de Barnabas, après qu'il en ait réalisé une traduction en espagnol, une grande controverse s'éleva à travers l'Europe, tout au long du XVIIIième siècle. On fit beaucoup de recherches. Quelques-uns uns des chercheurs les plus célèbres furent :
- Dr Holme, Recteur de Hedley,
- Dr Thomas Monkhouse, élève du Collège de la Reine, d'Oxford, qui fit une traduction anglaise à partir de l'espagnol.
- Dr White Bampton, lecteur en 1784, etc.
Les opinions suivantes ont été exprimées en faveur des écrits de Barnabé, qui fut un compagnon de Jésus (sur lui la Paix !), ainsi que l'un des 120 premiers convertis, par les anciens Pères de l'Église, les chercheurs chrétiens, et égalité les autorités ecclésiastiques.
Celui-ci a été cité par Clemens Alexandrinus, Origène, Epusebius, Jérôme et de nombreux anciens Pères.
Cotelenius affirme qu'Origène et Jérôme l'ont estimé comme authentique et canonique, de même le Docteur Bernard, professeur Savilien à Oxford, pensa qu'il fut également considéré, dans les Églises d'Alexandrie, comme les autres écritures canoniques. Dodwell supposa qu'il fut publié avant l'épître de Judée, et les écrits de Jean. Vassius, Dupuis, Dr Cane, Dr Mill, Dr S. Clark, Whiston et l'archevêque Wake, le considèrent également comme authentique (page 143 du Nouveau Testament apocryphe de William Hone, Londres 1820).
Le chercheur chrétien arabe, Dr Khalil Sahadat, Daï du Caire, après une recherche réalisée sur le manuscrit italien, nous informe des points suivants :
1) - Barnabé était un Juif de Chypre et l'un des compagnons de Jésus (sur lui la Paix !), ainsi que son disciple.
2) - L'évangile de Barnabé comprend les enseignements, les avis, les conseils de Jésus, transcrit en hébreu araméen, en sa présence, avant qu'il ne fut élevé au ciel.
3) - L'évangile de Barnabé contient également l'histoire complète de Jésus depuis sa naissance jusqu'à son jusqu'à son ascension, comme on la trouve dans les quatre autres évangiles canoniques, à la différence que s'y trouve en plus maints passages faisant défaut dans ceux-là, prouvant que l'on y a délibérément retiré quelque chose...
4) - L'évangile de Barnabé fut reconnu comme canonique jusqu'en 325, et était régulièrement lu dans les églises d'Alexandrie, suivant les premiers Pères de l'Église.
5) - Cet évangile échappa à la destruction en 325, parce qu'il se trouvait quelque part à Alexandrie, et ne put être ainsi amené au concile de Nicée, auquel cas il eût été brûlé.
6) - Athanasius, le maudit de Dieu, déclara apocryphe, dans une lettre en 362, un nombre de travaux originaux personnellement dictés par Jésus (la paix soit sur lui), et recueillis par les scribes Juifs, avant son ascension. Cette liste incluait "I'Evangelicum Barnabe" en hébreu, de script araméen.
7) - En 382, le Pape St Damas I, en tant que chef du concile de l'Église, approuva la liste des évangiles apocryphes préparée par Athanatius. Cette liste exigeait que les autres exemplaires soient restitués au Pape.
8) - Les anciens auteurs avaient mentionné l'évangile de Barnabé dans le "décret de Gelassius" et pourtant l'Église prétendit que l'on ne pourrait jamais connaître son contenu, celui-ci ayant été soit perdu, soit détruit !
9) - En 1585, un prêtre italien, nommé Peretti, devint le Pape Sixtus V.
10) - Le moine italien, Fra Marino, étant l'ami intime du Pape Sixtus V, se vit accorder une permission spéciale par celui-ci, pour lire les livres secrets dans sa librairie personnelle.
11) - Fra Marino pouvait lire l'hébreu, en script araméen. Lorsqu'il lut l'évangile original de Jésus (sur lui la Paix !), transcrit par Barnabas, en 1585, dans la librairie du Pape, il fut si impressionné, qu'il prit quelques feuilles de papier, de qualités différentes, puis en constitua un petit livre de notes (de poche) d'environ 6 1/4 sur 3 1/4 pouce, comprenant 255 pages, et après avoir réalisé sa traduction, il les recouvrit avec de minces feuilles rigides, recouvertes de cuir. Il traduisit ainsi l'évangile de Barnabé en quelques jours, en langue italienne, de sa propre main, dans un style courant, et non en lettres d'imprimerie comme c'eût été le cas pour un livre destiné à l'édition.
12) - Fra Marino devint Soumis[10] en accord avec les instructions de Jésus contenues dans l'évangile de Barnabé.
13) - Fra Marino mourut sans avoir dévoilé le contenu de sa traduction italienne de l'évangile de Barnabé. Celui-ci resta donc inconnu aux Soumis.
14) - Cette traduction italienne passa de mains en mains pendant une période d'environs 110 ans sans que son auteur soit connu des Soumis, et finit par arriver jusqu'à J.F. Cramer, conseiller du Roi de Prusse, peu après 1700.
Lond-Sale et Laura Ragg nous informent dans leur introduction de l'évangile de Barnabé, publié par les éditions Clarendon (1907), page X et XI :
" Notre manuscrit italien fut acquis à Amsterdam, par J.F. Cramer qui le présenta à John Toland en 1709. Quatre ans plus tard, en 1713, Cramer transmit sa découverte à un célèbre connaisseur, le Prince Eugène de Savoie, et celle-ci aboutit finalement à la bibliothèque du Prince, à Vienne, où elle se trouve encore actuellement ".
La version espagnole, introuvable aujourd'hui, dût être l'œuvre de John Toland, le célèbre chercheur. Cet évangile de Barnabé était une traduction du manuscrit italien et devait dater d'environ 1709. Ainsi le manuscrit espagnol fut-il écrit quelques 110 ans après le manuscrit italien, si l'on fixe la date de l'écriture de celui-ci autour de I585.
Le manuscrit italien se trouvait à la librairie impériale de Vienne au début de ce siècle, lorsque Lond Sale et Laura Ragg le recopièrent pour le traduire en anglais.
George Sale, page 10 de sa note aux lecteurs, dans sa traduction du Coran, fait le remarque suivante sur la version espagnole de l'évangile de Barnabé :
" Il se trouve une préface entête de celui-ci, où l'on fait le récit de celui qui découvrit le manuscrit orignal, et qui était un moine chrétien, appelé Fra Marino, qui nous dit, qu'ayant eu accidentellement connaissance d'un écrit d'Irénaeus ( entre autres) où celui-ci parlait contre St Paul, allégeant pour son autorité, l'évangile de Barnabé, il devint extrêmement avide de découvrir cet évangile et que Dieu, dans Sa miséricorde, l'ayant rendu très intime du Pape Sixtus V, un jour, comme ils étaient ensemble dans la bibliothèque Papale, sa "Sainteté" s'étant endormie, pour s'occuper, il chercha un livre à lire, et mit la main sur cet évangile qu'il désirait tant : plein de joie à cette découverte, il n'eut pas de scrupule à cacher sa découverte dans sa manche, et au réveil du Pape, prit congé de lui, emportant avec lui ce trésor céleste, par la lecture duquel il devint un converti au Mohammadisme".
"Cet évangile de Barnabé contient une histoire complète de Jésus depuis sa naissance jusqu'à son ascension, et la plupart des événements contenus dans les quatre évangiles réels s'y retrouvent également.''
George Sale confirme le fait qu'il ne vit jamais le manuscrit original, ni sa traduction en italien, du moine Pra Marino. Il déclare qu'il ne lui fut donné seulement en 1734 par le Docteur Holme, Recteur de Hedley dans l'Hampshire, le manuscrit espagnol de cet évangile. Cet évangile était, bien sûr, la traduction de la version italienne provenant de l'évangile original en araméen qui se trouvait dans la librairie privée des Papes. Il fit donc les remarques précédentes au sujet du vol du manuscrit hébreu, apparemment une pure spéculation, comme on le verra plus tard grâce aux remarques de Lond Sale et Laura-Ragg, qui, non seulement virent le manuscrit italien, mais aussi le transcrivirent et le traduisirent. Si l'évangile de Barnabé en hébreu, avait été volé par le moine Fra Marino, comme prétendu ; alors le dit original aurait dû être découvert comme le manuscrit italien le fut !
Mais le fait qu'il ne soit pas tombé aux mains du public, prouve que le manuscrit original en hébreu se trouve encore dans la bibliothèque privée du Pape et que Fra Marino n'a eu en fait que la traduction en italien qu'il fit lui-même.
Lond Sale et Laura Ragg, dans leur préface de l'évangile de Barnabé, nous informe comme suit :
1) - Le manuscrit espagnol fut transmis du Docteur Holme, docteur de Hedley, au docteur Thomas Monkhouse, membre du Collège de la Reine, à Oxford.
2) - Le Dr Monkhouse donna le texte du manuscrit espagnol ainsi qu'une traduction en anglais au Dr White Bamptôn, un lecteur, en 1784. Ainsi, voyons-nous que le manuscrit espagnol fut en existence jusqu'en 1784 et qu'il en existait également une traduction anglaise.
3) - Quand Lond Sale et Laura Ragg tentèrent d'étudier ce manuscrit espagnol, vers 1902-1906, ils ne purent en retrouver la trace. Ils firent cette remarque à son sujet : "qui a, depuis, malheureusement, disparu à notre vue". Ils ne purent, non plus, trouver sa traduction en anglais.
4) - Dans le manuscrit original en Italien, qu'ils recopièrent et traduisirent en anglais, ne se trouve aucune référence au fait que le moine chrétien Fra Marino, déroba l'original hébreu dans la bibliothèque du Pape. L'accusation, faite par George Sale, dans sa note de 1.34, au sujet du vol commis par Fra Marino, est donc fausse, en accord avec le manuscrit italien, et du fait que l'original en hébreu, ne soit pas tombé aux mains du public, ce qui eût été le cas s'il avait été dérobé. De plus, si l'original avait été sorti, quelle nécessité pour Fra Marino de faire une traduction italienne ? En fait, cette traduction nous montre qu'il ne fut pas possible de saisir l'évangile de Jésus en hébreu, enregistré par Barnabé, hors de bibliothèque privée des Papes.
Donc, Fra Marino dut traduire celui-ci de sa propre main, et pour sa convenance, dans sa langue maternelle, l'italien.
Le fait que Fra Marino le traduisit en italien, à partir du manuscrit hébreu, qui se trouvait dans la bibliothèque du Pape, où il avait eu permission d'accès, semble beaucoup plus plausible pour trois raisons évidentes :
a) - le manuscrit italien est de la taille d'un petit livre de notes qui pouvait être aisément caché dans les pans d'un habit monastique. En fait, Fra Marino transportait avec lui, chaque jour, quelques feuilles de papier, et lorsqu'il se trouvait seul dans la bibliothèque, il traduisait en italien l'évangile en question. Ce procédé continua un certain nombre de semaines, avant qu'il n'eût terminé sa traduction.
b) - Le style de l'écriture est rapide et courant, ce qui n'eut pas été le cas à propos de l'original, pour lequel on s'attendrait davantage à trouver des lettres bien formées, constituant un ouvrage de plus grande taille, si un tel évangile avait été préservé dans la bibliothèque papale.
c) - Le fait même que Fra Marino se convertit à l'Islam après l'étude du livre en question, laisse entendre que ce qu'il vit de ses propres yeux doit bien avoir été le document original en hébreu araméen, écrit durant la vie de Jésus par Barnabé, l'un de ses compagnons. C'est un fait que l'évangile de Barnabé contient beaucoup d'informations données par Jésus, qui font totalement défaut aux "soi-disant" évangiles canoniques.
Lond Sale et Laura Ragg nous renseigne, page XIV et XV dans leur introduction de cet évangile :
" Le papier est décrit par Toland comme étant "turc", et Denius l'approuve, mais un examen soigné repousse cette hypothèse. ce sont, en fait, 2 feuilles (107-108) qui peuvent être décrites comme délicatement gommée et polies, mais elles demeurent totalement différentes par leur caractéristique, des autres jaunes, fines et lisses. Toutes les autres pages sont d'un quelconque papier de coton, grossier et solide, et un examen minutieux révèle une confection à l'eau, qu'aucun papier oriental ne connût. " L'écriture sans cercle, dit Mr Briquet, est distinctement italienne, et la forme de celle-ci assume dans le cas présent, appartient selon le même expert distingué, à la seconde moitié du XVIème siècle.
" L'écriture ne peut-être, bien sur, d'une plus grande ancienneté que le papier, et probablement guère après. Le spécimen photographique que nous donnons de la première page, ainsi que de l'une du milieu, donnera suffisamment de matériaux pour un jugement positif de son script. Son style général sera reconnu comme celui de la moitié du XVIème siècle. Une telle ressemblance peut être trouvée dans certains manuscrits vénitiens de 1543, 1563, et 1564, dans les archives d'état, et 1550, 1562 et 1567 dans les archives de St Marc. Le plus exact parallèle que nous ayons vu, remarquable pour la reproduction des lettres P et H, demeure celui d'un document de la collection la plus tardive, qui porte la signature : "Franc Vianello, Segretario Ducale," 15 avril 1584."
Ainsi le manuscrit italien fut écrit sur du papier manufacturé en Italie, durant la seconde moitié du XVIième siècle, après 1551 et avant 1600, et dans un style d'écriture prévalant en 1584.
Il doit donc être l'œuvre écrite par Fra Marino durant la période du règne du Pape Sixtus V, autour des années 1585.
Ainsi est-il en conclusion, prouvé que le manuscrit italien provient du texte hébreu araméen de "l'evangelium Barnabe" de la bibliothèque privée des papes.
Celui-ci doit donc former les véritables enseignements de Jésus (sur lui la Paix !). S'il ne contenait pas ces enseignements précis, il n'aurait pas pu connaître l'éventualité d'être préservé dans la librairie confidentielle des papes depuis 382. On se souviendra comme cité auparavant, que le Pape St Damas 1er, avait émis un ordre en 382, à l'effet duquel toute personne possédant l'évangile de Barnabé, parmi d'autres, devrait le restituer au Pape.
Lond Sale et Laura Ragg notèrent qu'il leur fallut quatre ans pour traduire ce manuscrit italien de l'évangile de Barnabé, en anglais. Ils furent assistés dans cette tâche, par "Padre Minocchi de Florence, le professeur Nallino et Casareo de Palerme, des professeurs Guidi et Nonaci de Rome, du professeur Grescini de Padoue, du Commendatore Malagola des Archives de Venise, du professeur J. Ritter Von Karabacek : directeur de la librairie impériale de Vienne et de son collègue le Dr Rudoldh Beer."
Des milliers de copies de l'évangile de Barnabé furent publiées par "Clarendon Press de l'université d'Oxford" en 1907. L'auteur de cette thèse a essayé d'obtenir une copie de ce livre durant de nombreuses années, mais pas une seule copie ne semble exister quelque part. Après des années de recherche, une copie fut finalement retrouvée au "British Museum" de Londres. Une photocopie de cet évangile de Barnabé fut enfin obtenue du "British Museum", avec l'aimable assistance de ses correspondants anglais.
On peut se sentir intrigué à l'idée de savoir pourquoi surgissent tant de difficultés pour trouver, ne serait-ce qu'une copie de cet évangile !
La réponse nous est donnée par Frédéric C. Grant, du séminaire d'Union Théologique des U.S.A. Il révéla que l'Eglise entreprit des démarches délibérées pour supprimer cet évangile de Barnabé de Lond Sale et Laura Ragg, publié par "Clarendon Press", 1907.
A cette découverte, l'on peut déduire les conclusions suivantes :
1) Certainement il n'existe plus la peur d'être persécuté par les empereurs romains, puisque l'empire romain a disparu depuis des siècles.
2) Si l'évangile de Barnabé est la version la plus véritable de l'Évangile de Jésus (sur lui la Paix !) enregistré par Barnabé, l'Église a commis alors une sérieuse erreur en supprimant les enseignements originaux de Jésus (sur lui la Paix !). Si ce n'est pas le cas, il n'était pas nécessaire de supprimer cet évangile ; une personne intelligente, en le lisant, comprenant par-là qu'il n'était pas correct, l'évangile en question aurait été automatiquement ignoré. Le fait de vouloir supprimer et de supprimer fait toujours plus de mal, et laisse l'impression que l'on cache la vérité !
3) Quand le travail de Barnabé fut admis par des autorités de l'Église, comme contenant les enseignements authentiques de Jésus et qu'il était ainsi reconnu jusqu'au concile de Nicée, en 325, alors pourquoi n'a-t-il pas été publié par le Vatican ? Pourquoi le monde devrait-il dépendre de la traduction italienne, réalisée par le moine Fra Marino ?
4) Qu'advint-il du manuscrit espagnol ? Eut-il à souffrir le même sort que l'évangile de Levi et de Jean, en 325, dans les mains de l'Église du Christ ?
5) Qu'est-il arrivé à la traduction anglaise du manuscrit espagnol ? Fut-il détruit ou supprimé délibérément de la même façon que les milliers de copies de l'évangile de Barnabé ?
Certes les réponses à toutes ces questions ne sauraient être connues de nous de façon indubitable, mais chacun pourra, à la lumière de ce qu'il vient de lire, s'en proposer de forts plausibles.
Nous faisons suivre ce bref résumé historique par la description et les attributs du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) contenus dans l'Évangile de Barnabé, traduit du manuscrit italien de Vienne[11].
En conclusion de cette étude, nous dirions que de tous les textes existants aujourd'hui sur le prophète Jésus ( sur lui la Paix !) notre confiance se place davantage sur un tel récit, que sur les quatre officiels et canoniques, sans pour cela renier leur part de lumière. Néanmoins, la vérité appartenant à Dieu seul, nous implorons ses faveurs et son pardon, s'il a pu se glisser des erreurs, indubitables aux hommes qui durent le conserver. Car, en fait, pourrait-il se trouver un texte aussi bien conservé et authentique que le dernier message révélé de Dieu (qui est le Coran), malgré ses 14 siècles d'existence ?
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !
3. Barnabé : secrétaire particulier du fils de Marie.
Il deviendra un adepte très ardent du fils de Marie (sur lui la Paix !). C'est sous ses dictées personnelles, qu'il transcrivit l'Evangile, l'Evangile du fils de Marie dans la langue hébraïque, la langue maternelle de Ichoua fils de Marie (sur lui la Paix !). Ceci en entier, et en sa présence, avant même que celui-ci soit soulever au ciel par les Anges[5].
4. Ce que l'Evangile contient.
Il contient un enseignement complet du fils de Marie se trouvant dans la Bible canonique. Il contient aussi des informations supplémentaires.
5. Titre.
Pour sa dévotion au fils de Marie, il lui a été donné en hébreu, le titre de BarNabuha. Ce mot en hébreu est composé de " bar" signifiant " fils de", et "Nabuha" qui lui signifie "prophète".
Ce titre de Bar-Nabuha[6] a été donné par tous les Juifs aux Prophètes, à leurs successeurs ou héritiers religieux. Par exemple, le Bar-Nabuha de Moïse était Josué, de Samuel David, de David Solomon, de Elie Elisée, de Elisée était Jehu, de Zacharie son fils Jean, de Jean Jésus etc. De là, le titre de Barnabé, moyen par lequel le lévite juif Joses a été fait le Bar-Nabuha ou l'héritier spirituel[7] du fils de Marie. Après cela, il était du devoir de ce dernier de porter et transmettre ses enseignements, après qu'il fut élevé au ciel.
6. Découvertes.
Une copie de cet Évangile écrite de l'écriture personnelle de St. Barnabé était aussi trouvé menti sur sa poitrine quand sa tombe a été ouverte en l'an 382 (Apr. J-C.). Le dit Evangile était intact, comme s'il venait d'être juste placé à l'intérieur de la tombe. Egalement le corps de Barnabé. Les deux relèvent du miracle sans aucun doute, autrement ni l'Evangile ni le corps de St. Barnabé ne seraient restés intact pendant 300 années. Il est de coutume chez les gens de cette région du monde[8] d'enterrer un trésor encore plus important dans une tombe. Le fait même que cet Évangile en hébreu ait été trouvé intact après plus de 300 années sur la poitrine de St. Barnabas, prouve clairement combien il chérissait l'Evangile en hébreu, langue maternelle de Jésus. Car, il contenait non seulement les enseignements originaux de Jésus, mais il contenait aussi les enseignements réels de Jésus. Autrement, pourquoi devrait-il être placé sur sa poitrine dans sa tombe ? Cet Évangile[9] en hébreu a été depuis découvert dans la Bibliothèque privée du Pape au Vatican, à Rome…
7. L'Europe biblique en ébullition.
Lorsque J.F. Cramer montra à J. Toland, en I709, la traduction italienne de l'Évangile de Barnabas, après qu'il en ait réalisé une traduction en espagnol, une grande controverse s'éleva à travers l'Europe, tout au long du XVIIIième siècle. On fit beaucoup de recherches. Quelques-uns uns des chercheurs les plus célèbres furent :
- Dr Holme, Recteur de Hedley,
- Dr Thomas Monkhouse, élève du Collège de la Reine, d'Oxford, qui fit une traduction anglaise à partir de l'espagnol.
- Dr White Bampton, lecteur en 1784, etc.
Les opinions suivantes ont été exprimées en faveur des écrits de Barnabé, qui fut un compagnon de Jésus (sur lui la Paix !), ainsi que l'un des 120 premiers convertis, par les anciens Pères de l'Église, les chercheurs chrétiens, et égalité les autorités ecclésiastiques.
Celui-ci a été cité par Clemens Alexandrinus, Origène, Epusebius, Jérôme et de nombreux anciens Pères.
Cotelenius affirme qu'Origène et Jérôme l'ont estimé comme authentique et canonique, de même le Docteur Bernard, professeur Savilien à Oxford, pensa qu'il fut également considéré, dans les Églises d'Alexandrie, comme les autres écritures canoniques. Dodwell supposa qu'il fut publié avant l'épître de Judée, et les écrits de Jean. Vassius, Dupuis, Dr Cane, Dr Mill, Dr S. Clark, Whiston et l'archevêque Wake, le considèrent également comme authentique (page 143 du Nouveau Testament apocryphe de William Hone, Londres 1820).
Le chercheur chrétien arabe, Dr Khalil Sahadat, Daï du Caire, après une recherche réalisée sur le manuscrit italien, nous informe des points suivants :
1) - Barnabé était un Juif de Chypre et l'un des compagnons de Jésus (sur lui la Paix !), ainsi que son disciple.
2) - L'évangile de Barnabé comprend les enseignements, les avis, les conseils de Jésus, transcrit en hébreu araméen, en sa présence, avant qu'il ne fut élevé au ciel.
3) - L'évangile de Barnabé contient également l'histoire complète de Jésus depuis sa naissance jusqu'à son jusqu'à son ascension, comme on la trouve dans les quatre autres évangiles canoniques, à la différence que s'y trouve en plus maints passages faisant défaut dans ceux-là, prouvant que l'on y a délibérément retiré quelque chose...
4) - L'évangile de Barnabé fut reconnu comme canonique jusqu'en 325, et était régulièrement lu dans les églises d'Alexandrie, suivant les premiers Pères de l'Église.
5) - Cet évangile échappa à la destruction en 325, parce qu'il se trouvait quelque part à Alexandrie, et ne put être ainsi amené au concile de Nicée, auquel cas il eût été brûlé.
6) - Athanasius, le maudit de Dieu, déclara apocryphe, dans une lettre en 362, un nombre de travaux originaux personnellement dictés par Jésus (la paix soit sur lui), et recueillis par les scribes Juifs, avant son ascension. Cette liste incluait "I'Evangelicum Barnabe" en hébreu, de script araméen.
7) - En 382, le Pape St Damas I, en tant que chef du concile de l'Église, approuva la liste des évangiles apocryphes préparée par Athanatius. Cette liste exigeait que les autres exemplaires soient restitués au Pape.
8) - Les anciens auteurs avaient mentionné l'évangile de Barnabé dans le "décret de Gelassius" et pourtant l'Église prétendit que l'on ne pourrait jamais connaître son contenu, celui-ci ayant été soit perdu, soit détruit !
9) - En 1585, un prêtre italien, nommé Peretti, devint le Pape Sixtus V.
10) - Le moine italien, Fra Marino, étant l'ami intime du Pape Sixtus V, se vit accorder une permission spéciale par celui-ci, pour lire les livres secrets dans sa librairie personnelle.
11) - Fra Marino pouvait lire l'hébreu, en script araméen. Lorsqu'il lut l'évangile original de Jésus (sur lui la Paix !), transcrit par Barnabas, en 1585, dans la librairie du Pape, il fut si impressionné, qu'il prit quelques feuilles de papier, de qualités différentes, puis en constitua un petit livre de notes (de poche) d'environ 6 1/4 sur 3 1/4 pouce, comprenant 255 pages, et après avoir réalisé sa traduction, il les recouvrit avec de minces feuilles rigides, recouvertes de cuir. Il traduisit ainsi l'évangile de Barnabé en quelques jours, en langue italienne, de sa propre main, dans un style courant, et non en lettres d'imprimerie comme c'eût été le cas pour un livre destiné à l'édition.
12) - Fra Marino devint Soumis[10] en accord avec les instructions de Jésus contenues dans l'évangile de Barnabé.
13) - Fra Marino mourut sans avoir dévoilé le contenu de sa traduction italienne de l'évangile de Barnabé. Celui-ci resta donc inconnu aux Soumis.
14) - Cette traduction italienne passa de mains en mains pendant une période d'environs 110 ans sans que son auteur soit connu des Soumis, et finit par arriver jusqu'à J.F. Cramer, conseiller du Roi de Prusse, peu après 1700.
Lond-Sale et Laura Ragg nous informent dans leur introduction de l'évangile de Barnabé, publié par les éditions Clarendon (1907), page X et XI :
" Notre manuscrit italien fut acquis à Amsterdam, par J.F. Cramer qui le présenta à John Toland en 1709. Quatre ans plus tard, en 1713, Cramer transmit sa découverte à un célèbre connaisseur, le Prince Eugène de Savoie, et celle-ci aboutit finalement à la bibliothèque du Prince, à Vienne, où elle se trouve encore actuellement ".
La version espagnole, introuvable aujourd'hui, dût être l'œuvre de John Toland, le célèbre chercheur. Cet évangile de Barnabé était une traduction du manuscrit italien et devait dater d'environ 1709. Ainsi le manuscrit espagnol fut-il écrit quelques 110 ans après le manuscrit italien, si l'on fixe la date de l'écriture de celui-ci autour de I585.
Le manuscrit italien se trouvait à la librairie impériale de Vienne au début de ce siècle, lorsque Lond Sale et Laura Ragg le recopièrent pour le traduire en anglais.
George Sale, page 10 de sa note aux lecteurs, dans sa traduction du Coran, fait le remarque suivante sur la version espagnole de l'évangile de Barnabé :
" Il se trouve une préface entête de celui-ci, où l'on fait le récit de celui qui découvrit le manuscrit orignal, et qui était un moine chrétien, appelé Fra Marino, qui nous dit, qu'ayant eu accidentellement connaissance d'un écrit d'Irénaeus ( entre autres) où celui-ci parlait contre St Paul, allégeant pour son autorité, l'évangile de Barnabé, il devint extrêmement avide de découvrir cet évangile et que Dieu, dans Sa miséricorde, l'ayant rendu très intime du Pape Sixtus V, un jour, comme ils étaient ensemble dans la bibliothèque Papale, sa "Sainteté" s'étant endormie, pour s'occuper, il chercha un livre à lire, et mit la main sur cet évangile qu'il désirait tant : plein de joie à cette découverte, il n'eut pas de scrupule à cacher sa découverte dans sa manche, et au réveil du Pape, prit congé de lui, emportant avec lui ce trésor céleste, par la lecture duquel il devint un converti au Mohammadisme".
"Cet évangile de Barnabé contient une histoire complète de Jésus depuis sa naissance jusqu'à son ascension, et la plupart des événements contenus dans les quatre évangiles réels s'y retrouvent également.''
George Sale confirme le fait qu'il ne vit jamais le manuscrit original, ni sa traduction en italien, du moine Pra Marino. Il déclare qu'il ne lui fut donné seulement en 1734 par le Docteur Holme, Recteur de Hedley dans l'Hampshire, le manuscrit espagnol de cet évangile. Cet évangile était, bien sûr, la traduction de la version italienne provenant de l'évangile original en araméen qui se trouvait dans la librairie privée des Papes. Il fit donc les remarques précédentes au sujet du vol du manuscrit hébreu, apparemment une pure spéculation, comme on le verra plus tard grâce aux remarques de Lond Sale et Laura-Ragg, qui, non seulement virent le manuscrit italien, mais aussi le transcrivirent et le traduisirent. Si l'évangile de Barnabé en hébreu, avait été volé par le moine Fra Marino, comme prétendu ; alors le dit original aurait dû être découvert comme le manuscrit italien le fut !
Mais le fait qu'il ne soit pas tombé aux mains du public, prouve que le manuscrit original en hébreu se trouve encore dans la bibliothèque privée du Pape et que Fra Marino n'a eu en fait que la traduction en italien qu'il fit lui-même.
Lond Sale et Laura Ragg, dans leur préface de l'évangile de Barnabé, nous informe comme suit :
1) - Le manuscrit espagnol fut transmis du Docteur Holme, docteur de Hedley, au docteur Thomas Monkhouse, membre du Collège de la Reine, à Oxford.
2) - Le Dr Monkhouse donna le texte du manuscrit espagnol ainsi qu'une traduction en anglais au Dr White Bamptôn, un lecteur, en 1784. Ainsi, voyons-nous que le manuscrit espagnol fut en existence jusqu'en 1784 et qu'il en existait également une traduction anglaise.
3) - Quand Lond Sale et Laura Ragg tentèrent d'étudier ce manuscrit espagnol, vers 1902-1906, ils ne purent en retrouver la trace. Ils firent cette remarque à son sujet : "qui a, depuis, malheureusement, disparu à notre vue". Ils ne purent, non plus, trouver sa traduction en anglais.
4) - Dans le manuscrit original en Italien, qu'ils recopièrent et traduisirent en anglais, ne se trouve aucune référence au fait que le moine chrétien Fra Marino, déroba l'original hébreu dans la bibliothèque du Pape. L'accusation, faite par George Sale, dans sa note de 1.34, au sujet du vol commis par Fra Marino, est donc fausse, en accord avec le manuscrit italien, et du fait que l'original en hébreu, ne soit pas tombé aux mains du public, ce qui eût été le cas s'il avait été dérobé. De plus, si l'original avait été sorti, quelle nécessité pour Fra Marino de faire une traduction italienne ? En fait, cette traduction nous montre qu'il ne fut pas possible de saisir l'évangile de Jésus en hébreu, enregistré par Barnabé, hors de bibliothèque privée des Papes.
Donc, Fra Marino dut traduire celui-ci de sa propre main, et pour sa convenance, dans sa langue maternelle, l'italien.
Le fait que Fra Marino le traduisit en italien, à partir du manuscrit hébreu, qui se trouvait dans la bibliothèque du Pape, où il avait eu permission d'accès, semble beaucoup plus plausible pour trois raisons évidentes :
a) - le manuscrit italien est de la taille d'un petit livre de notes qui pouvait être aisément caché dans les pans d'un habit monastique. En fait, Fra Marino transportait avec lui, chaque jour, quelques feuilles de papier, et lorsqu'il se trouvait seul dans la bibliothèque, il traduisait en italien l'évangile en question. Ce procédé continua un certain nombre de semaines, avant qu'il n'eût terminé sa traduction.
b) - Le style de l'écriture est rapide et courant, ce qui n'eut pas été le cas à propos de l'original, pour lequel on s'attendrait davantage à trouver des lettres bien formées, constituant un ouvrage de plus grande taille, si un tel évangile avait été préservé dans la bibliothèque papale.
c) - Le fait même que Fra Marino se convertit à l'Islam après l'étude du livre en question, laisse entendre que ce qu'il vit de ses propres yeux doit bien avoir été le document original en hébreu araméen, écrit durant la vie de Jésus par Barnabé, l'un de ses compagnons. C'est un fait que l'évangile de Barnabé contient beaucoup d'informations données par Jésus, qui font totalement défaut aux "soi-disant" évangiles canoniques.
Lond Sale et Laura Ragg nous renseigne, page XIV et XV dans leur introduction de cet évangile :
" Le papier est décrit par Toland comme étant "turc", et Denius l'approuve, mais un examen soigné repousse cette hypothèse. ce sont, en fait, 2 feuilles (107-108) qui peuvent être décrites comme délicatement gommée et polies, mais elles demeurent totalement différentes par leur caractéristique, des autres jaunes, fines et lisses. Toutes les autres pages sont d'un quelconque papier de coton, grossier et solide, et un examen minutieux révèle une confection à l'eau, qu'aucun papier oriental ne connût. " L'écriture sans cercle, dit Mr Briquet, est distinctement italienne, et la forme de celle-ci assume dans le cas présent, appartient selon le même expert distingué, à la seconde moitié du XVIème siècle.
" L'écriture ne peut-être, bien sur, d'une plus grande ancienneté que le papier, et probablement guère après. Le spécimen photographique que nous donnons de la première page, ainsi que de l'une du milieu, donnera suffisamment de matériaux pour un jugement positif de son script. Son style général sera reconnu comme celui de la moitié du XVIème siècle. Une telle ressemblance peut être trouvée dans certains manuscrits vénitiens de 1543, 1563, et 1564, dans les archives d'état, et 1550, 1562 et 1567 dans les archives de St Marc. Le plus exact parallèle que nous ayons vu, remarquable pour la reproduction des lettres P et H, demeure celui d'un document de la collection la plus tardive, qui porte la signature : "Franc Vianello, Segretario Ducale," 15 avril 1584."
Ainsi le manuscrit italien fut écrit sur du papier manufacturé en Italie, durant la seconde moitié du XVIième siècle, après 1551 et avant 1600, et dans un style d'écriture prévalant en 1584.
Il doit donc être l'œuvre écrite par Fra Marino durant la période du règne du Pape Sixtus V, autour des années 1585.
Ainsi est-il en conclusion, prouvé que le manuscrit italien provient du texte hébreu araméen de "l'evangelium Barnabe" de la bibliothèque privée des papes.
Celui-ci doit donc former les véritables enseignements de Jésus (sur lui la Paix !). S'il ne contenait pas ces enseignements précis, il n'aurait pas pu connaître l'éventualité d'être préservé dans la librairie confidentielle des papes depuis 382. On se souviendra comme cité auparavant, que le Pape St Damas 1er, avait émis un ordre en 382, à l'effet duquel toute personne possédant l'évangile de Barnabé, parmi d'autres, devrait le restituer au Pape.
Lond Sale et Laura Ragg notèrent qu'il leur fallut quatre ans pour traduire ce manuscrit italien de l'évangile de Barnabé, en anglais. Ils furent assistés dans cette tâche, par "Padre Minocchi de Florence, le professeur Nallino et Casareo de Palerme, des professeurs Guidi et Nonaci de Rome, du professeur Grescini de Padoue, du Commendatore Malagola des Archives de Venise, du professeur J. Ritter Von Karabacek : directeur de la librairie impériale de Vienne et de son collègue le Dr Rudoldh Beer."
Des milliers de copies de l'évangile de Barnabé furent publiées par "Clarendon Press de l'université d'Oxford" en 1907. L'auteur de cette thèse a essayé d'obtenir une copie de ce livre durant de nombreuses années, mais pas une seule copie ne semble exister quelque part. Après des années de recherche, une copie fut finalement retrouvée au "British Museum" de Londres. Une photocopie de cet évangile de Barnabé fut enfin obtenue du "British Museum", avec l'aimable assistance de ses correspondants anglais.
On peut se sentir intrigué à l'idée de savoir pourquoi surgissent tant de difficultés pour trouver, ne serait-ce qu'une copie de cet évangile !
La réponse nous est donnée par Frédéric C. Grant, du séminaire d'Union Théologique des U.S.A. Il révéla que l'Eglise entreprit des démarches délibérées pour supprimer cet évangile de Barnabé de Lond Sale et Laura Ragg, publié par "Clarendon Press", 1907.
A cette découverte, l'on peut déduire les conclusions suivantes :
1) Certainement il n'existe plus la peur d'être persécuté par les empereurs romains, puisque l'empire romain a disparu depuis des siècles.
2) Si l'évangile de Barnabé est la version la plus véritable de l'Évangile de Jésus (sur lui la Paix !) enregistré par Barnabé, l'Église a commis alors une sérieuse erreur en supprimant les enseignements originaux de Jésus (sur lui la Paix !). Si ce n'est pas le cas, il n'était pas nécessaire de supprimer cet évangile ; une personne intelligente, en le lisant, comprenant par-là qu'il n'était pas correct, l'évangile en question aurait été automatiquement ignoré. Le fait de vouloir supprimer et de supprimer fait toujours plus de mal, et laisse l'impression que l'on cache la vérité !
3) Quand le travail de Barnabé fut admis par des autorités de l'Église, comme contenant les enseignements authentiques de Jésus et qu'il était ainsi reconnu jusqu'au concile de Nicée, en 325, alors pourquoi n'a-t-il pas été publié par le Vatican ? Pourquoi le monde devrait-il dépendre de la traduction italienne, réalisée par le moine Fra Marino ?
4) Qu'advint-il du manuscrit espagnol ? Eut-il à souffrir le même sort que l'évangile de Levi et de Jean, en 325, dans les mains de l'Église du Christ ?
5) Qu'est-il arrivé à la traduction anglaise du manuscrit espagnol ? Fut-il détruit ou supprimé délibérément de la même façon que les milliers de copies de l'évangile de Barnabé ?
Certes les réponses à toutes ces questions ne sauraient être connues de nous de façon indubitable, mais chacun pourra, à la lumière de ce qu'il vient de lire, s'en proposer de forts plausibles.
Nous faisons suivre ce bref résumé historique par la description et les attributs du Prophète Mohammad (sur lui Prière et Paix !) contenus dans l'Évangile de Barnabé, traduit du manuscrit italien de Vienne[11].
En conclusion de cette étude, nous dirions que de tous les textes existants aujourd'hui sur le prophète Jésus ( sur lui la Paix !) notre confiance se place davantage sur un tel récit, que sur les quatre officiels et canoniques, sans pour cela renier leur part de lumière. Néanmoins, la vérité appartenant à Dieu seul, nous implorons ses faveurs et son pardon, s'il a pu se glisser des erreurs, indubitables aux hommes qui durent le conserver. Car, en fait, pourrait-il se trouver un texte aussi bien conservé et authentique que le dernier message révélé de Dieu (qui est le Coran), malgré ses 14 siècles d'existence ?
Que le Seigneur des mondes nous guide tous dans ce qu'Il aime et agrée !