sen-no-sen a écrit :Il n'est pas possible d'affirmer que l'univers existe indépendamment de l'observation,même si logiquement cela nous parait relever de l'évidence.
Tout cela pour la simple et bonne raison que pour dire que le monde existe il faut un observateur pour le penser et le dire.
Et même si l'on déduit que la terre a existé avant que l'espèce humaine apparaissent,cette déduction se fait nécessairement par le biais d'un observateur qui défini les choses a posteriori
Ça c'est un truisme. Auquel j'ai répondu. Comment ne pas relier observation
et monde objectif dans tous les domaines de la
science que ce soit au niveau quantique, microbiologique ou cosmologique??? Faut bien lier observation
et matérialisme universel si on veut savoir si il y a bel
et bien un système solaire de détecté dans un recoin d'une galaxie jusqu'ici ignoré. Vois bien que ton attitude ou postulat de départ est de placer la connaissance humaine ( cérébralité) au cœur de la réalité universelle. Que l'observation du monde physique
et objectif soit une nécessité pour l'établissement du savoir n'implique aucunement que cette réalité avec ses propriétés
et déterminismes universels ont besoin d'être perçus pour être objectivement fondé. La relation observation
et monde objectif est affaire de connaissance humaine pas de physique fondamentale.
sen-no-sen a écrit :De plus comment dire qu'une chose qui n'a pas été constaté ou théorisé existe? Personne n'a vu dieu,on peut donc en déduire que dieu n'existe pas ou alors que dieu peut exister, mais en tant que simple hypothèse.
On peut donc se borner à dire qu'il est probable que l'Univers n'est pas besoin d'observateurs mais on ne peut pas l'affirmer de façon péremptoire
Et voilà. C'est ici que la question du fait anthropique
et de la théologie vient se greffer dans la
conscience et sur la recherche scientifique. Les dieux
et jeux de dés ne concernent en rien un entendement sur la réalité cosmique
et ses déterminismes naturels
et universels.
sen-no-sen a écrit :En cosmologie quantique en considère que l'Univers n'a pas une histoire,mais toutes les histoires possibles,de ce point de vu,la totalité n'est pas un scénario linaire et unique,mais plutôt un spectre de probabilité,et c'est d'ailleurs la meilleure explication de notre existence.
C'est un peu ça la relativité. Rien n'est absolument absolu en l'univers. Notre galaxie ou localité pas plus que les autres lieux
et manifestations cosmiques.
Et en complément de réflexion pour les sommités ....
Faut dissocier physique quantique
et positivisme quantique. Fait de nature ( insolite)
et fait de culture ( interprétation, subjectivité).
Il n'existe pas de réalité indépendante de la perception ( quantique) ou d'une cause intelligente ( métaphysique). La réalité du Monde objectif passe le subjectif ou l'intersubjectivité des classes d'observateurs. "Être, c'est être perçu" dirait Berkeley. "L'esprit comme fondement du réel
et principe supérieur au monde objectif ( sensible)" penserait Platon. Qui ne verrait pas la parenté idéologique entre le positivisme quantique
et les présupposés métaphysiques?
Ainsi se perpétue un dualisme physique/métaphysique au plan philosophique
et la contradiction quantique/classique au niveau scientifique introduite
et maintenue par le positivisme.
Ce n'est sûrement pas le réalisme philosophique qui soutient l'existence d'une réalité universelle ( matérialisme universel) indépendante de toute "cause intelligente" ou " perception nécessaire" qui a introduit au cœur de la
science l'idée d'une "double physique"
et le " doute métaphysique" sur le réel qui n' a rien à voir avec le " doute scientifique"
et un principe de précaution. Rien à voir avec un " réalisme naïf".
Dire que le constat quantique ou que la connaissance humaine (Monde des idées) est le facteur ( spirituel) déterminant du réel objectif
et fondamental tient de la croyance
et non pas d'une approche épistémologique du matérialisme intégral
et universel.
La connaissance humaine ou le constat quantique ne peut pas être le fondement du Monde objectif dans ses propriétés
et déterminismes universels.Faudrait déjà pouvoir prendre
conscience des contaminations idéologiques avant de prétendre à un rationalisme scientifique nec plus ultra.
