pauline.px a écrit :Oui, il y a une différence de niveau mais je ne vois pas bien le rapport entre l’ADN (qui n’est pas la réalité fondamentale voilée de quoi que ce soit) et l’ "essence" d’un arbre.
"N'est pas la réalité fondamentale voilée" ... Facile à dire après la découverte du fait de nature.
Et de quel voile parle t'on? Celui de la distance entre la réalité apparente
et le réel fondamental ou celui devant les yeux de l'observateur?
Et séquencer l'ADN d'un arbre ou humain ça reste une connaissance de la nature.
pauline.px a écrit :C’est souvent le cas en effet, voilà pourquoi la croyance en une "réalité sous-jacente indépendante" ne permet pas de distinguer les deux approches.
Toutefois, des idéalismes radicaux comme celui de Berkeley ou peut-être de quelques bouddhistes semblent capables d'identifier réel et idéel.
Rien d'aussi compliqué si on délaisse la mystique de la
conscience. Le réel c'est le monde objectif palpable
et impalpable
et l'idéel le monde des idées de l'humanité avec toutes ses connaissances, croyances
et ignorances.
pauline.px a écrit :Même s'il peut parler de "phénomène" pour parler de la connaissance, je ne crois pas qu'un idéaliste conséquent parlera de "phénomène" pour décrire ce qui est "au dessus". Il songera peut-être que le phénomène de la pensée humaine allégorise une activité de l'esprit.
Ça pour ce qui de ce qui est au dessus.... Y a plusieurs appellation. Dieu, noosphère, métaphysique, monde spirituel, cause intelligente...
Le physicalisme ne détache pas le phénomène de la
conscience ou esprit du monde naturel duquel il est issu. L'idéalisme place bien au dessus du monde naturel
et physique le lieu d'émergence de ce phénomène de la
conscience. C'est un peu ça le dualisme par rapport au monisme qui relie " naturel
et spirituel".
pauline.px a écrit :En général, nos recherches des origines ne renvoient pas l'origine à l'infini, on envisage plutôt un stop, un "impossible d'aller plus loin" comme le mot "atome" l'a révélé.
Dès lors, par confort intellectuel, on "surnaturalise" souvent un truc.
Par exemple, les matérialismes naïfs surnaturalisent les composants ultimes de la matière (ou la réalité fondamentale cachée derrière
Et après l'atome comme limite on est passé aux quarks, fermions, bosons...
Là on retrouve une attitude mystique face à la connaissance sur les limites du matérialisme à accéder aux subtilités de l'esprit animant la matière.
Et le physicalisme ne surnaturalise rien bien au contraire. Il tente plutôt de naturaliser le phénomène de "l'esprit en la matière". Le physicalisme ne nie pas une certaine forme de "psychisme," au sein de la matière/nature. Il conteste le dualisme physique
et métaphysique. La double sphère ( naturelle
et surnaturelle)
pauline.px a écrit :Ce faisant, il risque de confondre esprit et activité neurologique ou équivalent
Oui mais pour sonder la nature de "l'esprit" il faut bien emprunter l'approche empirique
et physicaliste en commençant par la porte d'entrée donnant accès à la réalité fondamentale cachée derrière soit le système nerveux, la neurologie, la cérébralité, le psychosomatique. Passer par la forme pour sonder le fond
et accéder à la profondeur des racines de l'esprit
et intelligence.
L'attitude idéaliste consisterait à déclarer forfait en se disant que peu importe la pertinence de l'approche physicaliste, l'esprit demeurera toujours inaccessible
et étranger à toutes supputations psychophysiologiques. On retrouve encore ce dualisme esprit
et matière sans concomitance ni complémentarité. C'est comme vouloir séparer le noyau atomique de ses électrons.
pauline.px a écrit :Pour parler d'épiphénomène, il faut en effet poser que nous ne sommes qu’un cas particulier, stochastiquement non significatif, au sein d’une pluralité grandiose dont on ignore tout
Oui une possibilité, probabilité vue en termes évolutionnistes
et non plus une nécessité ou finalité vue en termes créationnistes.
pauline.px a écrit :Dans une approche idéaliste on peut reconnaître le même engendrement.
Mais inversement, on peut s’interroger pour savoir si le fameux "réel fondamental du matérialisme" est capable à lui seul d’engendrer les mathématiques.
Faut-il surnaturaliser les mathématiques ?
Pourquoi? Les mathématiques serait le fait d'une métaphysique? Originaire d'un lieu d'abstraction inaccessible au matérialisme scientifique? Les mathématiques sont le fait de la réflexion humaine
et d'un certain pouvoir d'abstraction qu'on peut facilement loger au sein de la boîte crânienne surtout si celle çi a la bosse des mathématiques. Comme si la pratique des mathématiques donnait accès à un lieu spirituel à l'accès filtrée. L'idéalisme suggère trois mondes ( comme JM). Un monde physique, un monde subjectif
et monde spirituel. Or pourquoi ne pas inclure ce troisième dimension spirituelle au sein du monde subjectif? Car le monde des idées ( de Platon) se voulait autant subjectif que spirituel.
pauline.px a écrit :Le mot "cérébralité" dans l’expression « cérébralité céleste » suggère que notre activité cérébrale serait de même nature que la "cause intelligente à l'origine du fait cosmique".
Ici nous aurions affaire à un idéalisme naïf et plutôt anthropocentré.
Y a t'il une cause intelligente à l'origine du fait cosmique? On en revient au rapport entre la relativité capable d'engendrer de la cérébralité ou à un facteur spirituel ( Métaphysique) à l'origine du monde physique ( naturel).
Le premier lie deux phénomènes physiques
et naturels entre eux ( phénomène
et épiphénomène). Le second place un phénomène non physique non naturel comme cause du monde naturel.
Or soit la métaphysique est un véritable lieu cosmique sans dimension physique soit la métaphysique n'est qu'une philosophie sur le sens de la nature. Si c'est un lieu sans substance il sera toujours inaccessible. Si c'est une philosophie on conviendra qu'il est fort improbable qu'une philosophie ( ou théologie) puisse être à l'origine de l'univers.
pauline.px a écrit :J’ai le sentiment que vous procédez à une réduction excessive en introduisant la cérébralité dans le débat. C’est curieux, la preuve de Vicomte avait besoin de cette introduction, ou plus exactement de cette réduction. Notons qu'il envisageait la production de pensée par les neurones mais sa preuve l'obligeait à refuser la réception de pensée par les neurones
Cérébralité
et esprit. Comment vient l'esprit aux hommes? Par la voie intérieure, biologique ou par la voie supérieure dont on ignore le processus de spiritualisation. Toujours ce dualisme sur l'énergie
et son origine. L'esprit passe par la contraction. Une approche épistémologique de Dieu ou de l'énergie " cosmique" ne peut être que physicaliste. L'idéalisme ici ne servant que de décret philosophico-religieux sur l'origine Métaphysique de l'esprit.
Voyons plutôt la question de "l'esprit" comme un phénomène d'ordre plus astrophysique que métaphysique.
pauline.px a écrit :Alors c'est une alliance entre naturel et quoi ?
Alliance entre naturel
et spirituel mais sans dualisme. Un monisme matière=esprit.
pauline.px a écrit :Peut-être en effet puisque cette « réalité physique objective indépendante » nous échappe.
À dire vrai, l’indépendance ultime de quoi que ce soit est difficile à concevoir
Cette réalité universelle objective ne nous échappe pas. On sait que l'univers existe. C'est un constat. On ne connait pas tous les tenants
et aboutissants du spatio temporel. On a
conscience de l'immensité du territoire ( matérialisme intégral
et universel)
et aussi
conscience des limites de notre cartographie à son sujet. Dire qu'il existe une réalité universelle indépendante de toute perception interprétation c'est seulement reconnaître que les propriétés physiques singulières objectives
et structurantes ont précédé l'avènement d'un possible Monde subjectif ou monde des idées de Platon. Y a seulement en Métaphysique
et formalisme quantique que la nécessité d'une cause intelligente ou perception est invoquée dans le fondement du réel fondamental
et universel.
pauline.px a écrit :Je ne suis pas sûre d’avoir posé cette question,
je ne crois pas non plus que mon point de vue de croyance ait une grande importance ici
Réfléchir à deux sur le sens naturel
et universel est une dialectique de la nature.
