Bonjour,
pauline.px a écrit :Je ne vois pas bien où vous voulez en venir.
Voulez-vous que l’on nie ce Réel Voilé juste pour éviter que certains ne s’y engouffrent ?
Pour autant, il paraît très audacieux de prétendre le "réel-en-soi" coïncide avec celui que nous nous représentons et les expériences d'Alain Aspect suggèrent qu'il est difficile à appréhender.
Alain Aspect sert surtout plus aux spiritualistes qu'aux "matérialistes" quand vient le temps de prendre à témoin la physique quantique
et l'instrumentalisée pour confirmer des " mécanismes qui seraient plus métaphysiques que physiques". Dans l'esprit commun la physique quantique est plus un lieu de l'immatériallité que de la matérialisation.
Et puis un réel voilé! Qui le voile? Je préfère parler de la distance ( ou possible dissonance) entre " la chose en soi"
et nos perceptions
et théorisations. Qui dit que l'idée de Dieu n'est pas plus une disonnance avec le réel fondamental qu'une vérité
et certitude supérieure? En ce qui me concerne le seul voile sur le réel est possiblement celui d'une Métaphysique qui sépare monde naturel
et monde spirituel. En fait spiritualiste
et positiviste invoquent un réalisme naïf pour cultiver une mystique de la connaissance. Le réalisme philosophique ne nie aucunement le fait que la connaissance soit incomplète, réfutable, relative, évolutive, progressive autant que possible... Cet argument de réalisme naïf sert surtout à remettre sur la table cette idée "d'une réalité supérieure à la physique" dont la
science ne saurait percer les secrets. C'est une conception du rapport matérialisme
et spiritualité. On dirait que la
science est matérialisme mais la connaissance demeure du domaine spirituel avec toute la mystique qui peut entourer ce phénomène de la
conscience.
Tout le reste de votre propos suit cette ligne directrice. Un mélange de mystique de la connaissance
et créationnisme subtil.
pauline.px a écrit :Je ne parlerais pas en terme de probabilités. Il est envisageable qu’un tel espace antérieur empli d’abstractions existe.
Toutefois, je ne vois pas très bien ce que cela veut dire.
Cela veut dire que cet espace d'esprit antérieur à la matière rejoint parfaitement le monde des idées ou abstractions de Platon préexistant au monde sensible. Donc la probabilité que ce monde existe doit être ramené dans le contexte des traditions philosophiques. On revient à ce que je disais sur la séquence spiritualiste réel, idéel
et spirituel ( ou irréel). j'm'interroge a développé sa propre théorie des 3 mondes, son troisième monde correspondant à ce lieu du pouvoir d'abstraction révélant ou recelant les vérités supérieures. Il ne faut pas sous estimer les conditionnements philosophico-religieux. On croit innover
et on ne fait que pérenniser.
pauline.px a écrit :Cette mystérieuse performance va en effet au-delà du principe anthropique
Oui c'est ça la croyance. On revient donc à cette ligne directrice du créationnisme ( au sens large)
et mystique de la connaissance.
pauline.px a écrit :L’esprit humain est étonnant de sagacité et la nature est étonnante de stabilité, de cohérence et de rationalité dans ses organisations.
Il ne faut pas idéaliser non plus. La décoherence
et incohérence ne manquent pas non plus au sein de la condition humaine.
Et il ne faut pas oublier aussi que la plupart des espèces savent montrer des aptitudes singulières d'intelligence
et organisation. La différence de degré au niveau intellectuel pour homo sapiens est sans doute marquante mais on ne peut nier le continuum ou du moins parenté biologique d'une intelligence en la nature.
pauline.px a écrit :C’est-à-dire qu’ici, si nous ne voulons rien d’EXtrinsèque il faudrait percer l’origine des lois d’organisation et de la faisabilité de leur concrétisation dans un réel sensible
Percer les lois d'organisation de la matière
et nature on ne fait que ça depuis l'aube de l'humanité. Preuve que la connaissance est bel
et bien un principe rationnel intrinsèque à l'espèce humaine. Je répète il n'y a pas de contradiction à l'échelle de la connaissance entre connaître les utilités pratiques d'un arbre, son écorce, sa sève, son bois, ses fruits
et son génome. Ça reste un savoir utile
et vital sur ses univers ambiants.
pauline.px a écrit :Je vous accorde que le questionnement philosophique s’applique aisément à l’incognoscible, mais la réponse scientifique ne sera pas car il échappe par nature à la preuve. Seules éventuellement les démonstrations par l’absurde sont envisageables.
Pourtant le monde à toujours fonctionné ainsi. La
conscience qui questionne
et la
science qui répond autant que possible. l’incognoscible comme philosophie ou attitude n'a jamais rien apporté.
Et une démonstration par l'absurde j'en ai proposé une: si la métaphysique est une culture philosophique
et non pas un véritable lieu spirituel hors nature comment une culture peut elle avoir précédé dans le temps
et espace la nature qui la fait? Une culture
et conception du monde sans reflet génétique est il possible?
pauline.px a écrit :Les matérialistes de l'Antiquité comme Démocrite, et évidemment, Aristote (auquel on doit le succès de cette dénomination) nous ont laissé de vrais discours métaphysiques.
Des doctrines extrême-orientales, comme le Bouddhisme sont des métaphysiques sans un Divin très consistant.
J'ai une autre lecture. Démocrite, Épicure, Leucippe était de la " théorie atomiste antique" pas de la métaphysique.
Et je suis bien d'accord pour dire que la métaphysique est la culture philosophique partagée par la plupart des religions, même orientales.
pauline.px a écrit :Il me semble que l’argument de la théorie de l’Évolution est à double tranchant.
Face aux Créationnistes naïfs, cette théorie est un point d’achoppement.
Mais inversement, aujourd’hui le net fourmille de prétendues "preuves de l’existence du Divin" dont le fondement est la réalité historique de l’Évolution
Vous parlez sans doute de créationnisme naïf pour ceux qui nient la théorie de l'évolution en comparaison de ceux qui l'accueillent comme le pape depuis peu.
Dans la dialectique créationnisme
et évolutionnisme y a un ordre hiérarchique
et idéologique. L'évolutionnisme est une théorie scientifique
et le créationnisme une culture mondiale. Le spirituel a précédé
et engendré le monde naturel. Par conséquent on mettra toujours au devant de toutes découvertes sur la nature le" principe rationnel supérieur " ou " cause intelligente" comme gouverne de la réalité universelle. D'ailleurs face aux impasses anthropologiquex on accuse souvent le " matérialisme" de tous les torts alors que c"est le créationnisme en tant que principe directeur des consciences
et rapport à la nature qui mène la destinée, le matérialisme étant surtout du domaine de la méthode scientifique, de l'économie
et du consumérisme.
Vous voyez? On a suivi une ligne directrice sur une mystique de la connaissance
et le créationnisme comme explication du fait
et fonctionnement cosmique
et anthropique.
