pauline.px a écrit :Je défends le principe d'une telle démarche justement parce que vous témoignez plutôt d'une volonté de la disqualifier ou de l'exclure comme s'il s'agissait d'un nouveau monstre brun qu'il faut éradiquer.
Je ne fais que soutenir l’idée que les opinions, croyances, suppositions, hypothèses, principes philosophiques, idées politiques, convictions religieuses, etc. côtoient la connaissance scientifique et qu’il est heureux que cet univers de idées puisse s’inspirer de la Science
Au sein du monde des idées y de la connaissance, de la croyance,
et ignorance. Mais dans l'échange qui nous concerne on parle du contentieux théologie
et athéologie ou conflit
science et religion. L'ambivalence pour l'instant favorise le statu quo ou conformisme spirituel à savoir la hiérarchie entre le matérialisme scientifique
et le spiritualisme (
conscience supérieure à la physique). Bref le prisme physique
et métaphysique est à l'avantage de la thèse du divin tout simplement parce qu'ils sont idéologiquement liés. Par conséquent votre tentative de démoniser mon analyse du montre brun à éradiquer tient du " touche pas à ma croyance".
pauline.px a écrit :Toutefois je m’interroge, dans votre proposition, s’agit-il de "connaissances" scientifiques ?
Alors… Merci de ne pas reprocher à quelqu’un de s’inspirer de la Science pour fonder ses connaissances scientifiques !
Là vous essayez de rembobiner le fil. Une connaissance scientifique c'est un peu redondant. « on ne peut reprocher à quiconque de s’inspirer de la
Science pour fonder ses croyances". Mieux vaudrait admettre l'impair de votre formulation que de jouer de sémantique. Je dis le questionnement est purement philosophique
et la réponse toujours scientifique autant que possible.
pauline.px a écrit :Oui, le conformisme paraît sympa, et je ne vois rien dans vos propos de particulièrement anticonformiste, j’ai plutôt le sentiment que vous souhaitez l’instauration d’un conformisme où les idées non scientifiques inspirées par la Science seraient interdites dès qu’elles abordent certains sujets
Alors je serai plus clair. Je fais tout simplement
et humblement la critique du prisme physique
et métaphysique comme théorie de la connaissance
et approche de la réalité universelle. Or il se trouve que le spiritualisme
et le théologique se trouvent dans l'axe naturel
et spirituel de la métaphysique comme philosophie première. C'est tout!
pauline.px a écrit :Bien sûr qu’il n’y a aucun lien logique, l’idée d’un espace du divin reste une idée.
Que cette idée soit inspirée par les merveilles de la nature que nous décrit la Science ou par l’envie d’une explication apte à boucher les trous laissés par la Science ou par une Révélation ou par une expérience mystique ne change pas grand-chose.
C’est une idée que la dynamique organisatrice ne prouve pas. Et ne dément pas, elle ne fait que l'inspirer.
Tout est là entre une attitude mystique
et mystifiante face au fait cosmique
et une attitude interogative, prospective pouvant faire avancer la connaissance
et reculer ignorance
et croyances. C'est un fait. La bulle ou le monde des idées est fait de connaissance, croyance
et ignorance. Le fixisme idéologique est donc un leurre.
pauline.px a écrit :Il est clair qu’au plan logique on ne peut pas exiger d’un athée qu’il prouve scientifiquement l’inexistence du Divin, mais on ne peut pas non plus imaginer que l’absence de preuve de cette inexistence soit un argument
D'où l'importance d'éliminer la composante Métaphysique dans la confusion du réel
et irréel. La métaphysique est une philosophie de la transcendance pas LA philosophie.
pauline.px a écrit :
C’est tout à fait le sujet du présent topique
Non. Ici j'interviens selon vos objections
et propositions. Vous retenez des miens qui peut faire zone grise tout en évitant d'autres points plus percutants comme ce lien entre dieu créateur de l'univers
et sens moral.
pauline.px a écrit :Il y a des gens qui soupçonnent l’existence de tas de trucs… du plus fantaisiste au plus probable… pourquoi soupçonner un truc plus ou moins divin deviendrait illégitime ?
Faut retenir mes commentaires. Ça dépend si on parle du spatio temporel dans toutes ses manifestations
et phénomènes ou de ce qui serait hors de ce réel fondamental. Je le dis
et répète... Il faut dire que ce dualisme physique
et métaphysique n'aide pas en ce qui touche cette frontière du réel
et irréel d'autant plus que la frontière entre réel
et idéel est déjà un gros défi cognitif.
pauline.px a écrit :Autrement dit, vous êtes incapable de définir, par exemple, ce qui est aujourd’hui inexplicable dans la mécanique quantique, il vous faudra attendre un temps infini pour départir l’expliqué de l’inexplicable.
Et ne croyez pas que sous prétexte qu’Einstein aurait dit « Dieu ne joue pas aux dés » que cet inexplicable soit un cheval de Troie pour introduire le Divin
Non. Départir l'inexpliqué de l'expliqué car la physique quantique fait partie d'un réel fondamental. L'intrication quantique a confirmé une " absence de variables cachées" sans pour autant avoir expliqué le dit phénomène à part un possible recours aux trous de vers justifiant la non localité. Inexplicable est une attitude mystique pas scientifique. À vous de voir pour bien distinguer.
pauline.px a écrit :Qui parle de nécessité ?
Personnellement je n’ai pas croisé de croyantes ou croyants qui croient par ce genre de nécessité.
Des croyants qui ne croient pas à la nécessité du divin? C'est un raisonnement fallacieux ou facétieux?
pauline.px a écrit :Alors, selon vous la vraie métaphysique (pas celles de Platon, Aristote, Bouddha…) identifierait la nature de l’esprit à celle de l’esprit humain ?
Non. Eux établissent un monde spirituel se situant en dehors du monde sensible, physique. Leur structure serait réel, idéel ( cérébral)
et monde spirituel. Moi je parle plutôt de réel
et l'idéel dans lequel je situe aussi le spirituel, lieu de concepts
et grand pouvoir d'abstraction. À trop croire à la métaphysique de Platon
et bouddha ça donne une structure psychique réel, idéel
et irréel. La métaphysique pour moi c'est les sens
et intelligence avec grand pouvoir d'abstraction.
pauline.px a écrit :Mais quelles propriétés assignez-vous ou excluez-vous à ce bouillon ? qu’est-ce qui empêche que ce gros bouillon soit doté de propriétés analogues à celles que présentent certains de ses éléments ? Votre astrophysique exclut-elle que le bouillon soit intelligent ?
Prenez le temps de me lire. J'ai bien parler d'une " forme de psychisme en l'univers" de par la dynamique atomique. Sinon comment admettre l'émergence d'une possible cérébralité sans la relier à la relativité? Cause
et effet. C'est juste que l'astrophysique comme bouillon d'évolution est plus concret
et réaliste que l'idée d'une Métaphysique, un esprit hors matière gouvernant le tout cosmique.
pauline.px a écrit :Mais pour ce "savoir" il faut déjà définir où s’arrête le ""monde objectif". Comment déterminez-vous a priori cet ensemble de "toutes ses manifestations possibles".
Déjà expliqué. En observant le matérialisme intégral
et universel c est à dire la réalité universelle comme étant un tout dans lequel nous sommes intégrés. Pas comme s'il y avait double sphère
et dichotomie entre monde naturel
et monde spirituel. Remarquez à quel point ce prisme idéologique a façonné la surface de la Terre au point où le spirituel est devenu étranger à la condition humaine. Un principe rationnel supérieur non physique non sensible qui gouverne le monde?

Après on accusera le "matérialisme" de nihilisme existentiel.
pauline.px a écrit :
Ce n’est pas à nous de forcer l’univers à être dualiste ou non-dualiste. Voilà un véritable biais si nous commençons par cette hypothèse lourde
Lourde de conséquences pour celui qui tient au dualisme
et à une différence d'essence entre naturel
et spirituel.
pauline.px a écrit :Nos représentations du divin peuvent très souvent devenir prescriptives, par conséquent je ne parlerais pas de "sens moral".
Pour moi le "sens moral" exige un petit espace de liberté. Si je donne à un pauvre par peur ou par intérêt ou par obligation, ce n’est pas mon sens moral qui se manifeste
Vous enjambez un peu trop vite ma remarque sur la préoccupation des religions
et du spiritualisme à lier ordre cosmique, ordre divin, cause intelligente à l'origine du sens moral. C'est d'ailleurs ce qui fait leur popularité en tant principe directeur de la
conscience. Pour le préjugé favorable on dira que l'esprit n'est pas dans la nature mais qu'il nous est donné par "la culture religieuse," ( divin). Métaphysique, spiritualisme, théologie forment une même famille philosophico-religieuse.
