Dans un de mes postes je souligne justement que Dieu n'étant pas explicable parce que non physique ne pouvait pas être prouvé par le physicalisme. Seulement par des démonstrations logiques qui font appel à la réflexion
et déductions plus anthropologiques que conclusions anthropocentriques. ( Théologie)
Si dieu est un "irréel spirituel" comment prouver quelque chose d'irréelle? Précisons d'emblée pour ne pas froisser la croyance plus que nécessaire que même si dieu n'existe pas réellement cela n'invalide pas pour autant la spiritualité du croyant car sa préoccupation première est d'affubler la nature humaine d'une "
conscience morale"
et que Dieu dans son image ne sert que de repères ontologiques ou idéal humain supérieur. La mauvaise réputation du fait religieux vient parfois de ce que Dieu dit vouloir par l'entremise de ses protagonistes
et qui ne fait pas toujours l'unanimité au sein de la
conscience collective.
Le physicalisme est utile dans ce débat comme réalisme philosophique. Car physicalisme
et réalisme philosophique regardent dans le même sens.
EST ce que le monde objectif ( naturel) a précédé ou porté le monde subjectif ( spirituel) ou le monde subjectif ( spirituel) a précédé
et engendré le monde objectif (naturel)???
Approche physicaliste ou spiritualiste?
Ce que l'on sait est que l'idée d'un monde objectif, naturel, physique
et astrophysique ayant précédé tout avènement du monde biologique, anatomique concorde avec le regard scientifique
et un réalisme philosophique.
On sait que la paléontologie, subjectivité, a suivi la période identifiée comme étant le jurassique
et le crétacé. Le paléontologue est venu après les dinosaures. Idem pour le monde bactériologique qui a existé "de tout temps" indépendamment du regard du microbiologiste. L'abiogenèse a préparé le biologique, un constat a posteriori. On sait aussi que la Pangée a existé avant la dérive des continents. L'esprit de connaissance remonte la trame évolutive du monde physique
et objectif. La trame dans ses fondements
et propriétés physiques n'a pourtant pas eu besoin d'une perception ou constat scientifique pour son déroulement
et réalisation.
Et au cœur du principe anthropique fort ou faible, peu importe, on sait que la nature humaine a précédé
et fondé toute culture qu'elle soit d'ordre philosophique ou scientifique. Y a pas de culture parachutée du haut des airs. Le réalisme philosophique est donc tout indiqué comme base épistémologique a contrario d'un idéalisme voulant que le monde subjectif, monde des idées, ou monde spirituel soit le facteur déterminant de la relativité Universelle ou du matérialisme intégral
et universel.
À notre échelle des constats on reconnaît donc que le monde objectif
et naturel a supporté, en termes de possibilités
et probabilités
et non pas de nécessité
et finalité, l'émergence de la perception sensorielle au travers des systèmes nerveux primitifs
et encéphaliques. Le monde objectif porte un possible monde subjectif, ne serait ce que le flair aiguisé d'un ours reniflant une odeur de baie sauvage à bonne distance. La relativité permet l'expression d'une " perception, intelligence, cérébralité, spiritualité".
Dans le rapport nature
et culture, la même déduction s'impose. C'est homo sapiens qui fait sa culture. Nature
et culture constituent probablement le lien établi par les philosophes de l'Antiquité entre physique
et métaphysique. La nature de l'homme ( physiologique)
et son entendement ou monde des idées ( métaphysique) . Homo sapiens dans ses sentiments
et pouvoir d'abstraction. Difficile de ne pas associer la " métaphysique" au pouvoir d'abstraction par rapport au sens
et intelligence premiers. Descartes a bien résumé ça avec son doute Métaphysique " nos sens nous trompent".
Et ? Que faire d'autre sinon de toujours jeter un second regard, plus approfondie, sur tout fait de nature.
Remonter la piste d'une intelligence en la nature relève autant de la
science que de la philosophie à condition de ne pas considérer la métaphysique comme étant la philosophie dans son absolu mais plutôt une philosophie de la transcendance à contrario de l'immanence constatée au sein des déterminismes naturels
et universels. Personne ne parle de " matérialisme absolu" excluant toute idée de facteur organisateur
et orienteur au sein d'un matérialisme intégral
et universel" sachant combiné physique
et lois d'organisation Universelles.
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"Le spiritualisme tend à affirmer qu'il y aurait deux réalités : la réalité matérielle
et la réalité spirituelle, nommant cette dernière âme ou esprit."
"Le spiritualisme est une doctrine qui affirme l'existence de l'esprit comme une réalité supérieure
et antérieure à la matière[1]. Cette doctrine proclame aussi l'existence de valeurs spirituelles
et morales". (
www.histophilo.com)
La seconde approche voulant que le monde subjectif ait précédé le monde objectif
et naturel ne trouve écho qu'au sein d'une croyance qui n'a aucune résonance au sein des constats réalistes opérés sur la nature
et ses formes d'expression. De là le difficile mariage
science et foi. On peut donner à la croyance un crédit de raison du fait qu'elle constate plus que quiconque l'existence d'un principe d'organisation
et orientation de la matière=nature au sein de la réalité universelle. Son tort est sans doute d'avoir fait de ce pouvoir structurant
et mécanisme d'évolution un principe supérieur à la physique elle même, supérieur à la nature elle même, faussant ainsi dans son idéel
et identité naturelle son rapport au réel
et à la nature comme "être d'exception". L'être est naturel
et l'avoir est culturel. En ce 21 ième siècle la question des identités naturelles
et identités culturelles est plus que criante dans sa réalité
et très abstraite dans sa résolution.
Sachant que la métaphysique n'est que l'esprit pensant la réalité, le dualisme physique
et métaphysique devient surtout l'idée que l'esprit est donné par la culture. Que le spirituel( monde des idées) est venu avant le naturel alors qu'ils ne peuvent être que concomitants, relatifs, intégraux
et complémentaires.
Un dualisme dichotomise naturel
et spirituel. On dira que c'est la culture qui fait l'homme. Mais qui fait la culture? La culture est un effet sur la cause naturelle
et intelligente. Comment la culture pourrait elle être cause du fait de nature?
En conclusion nos sens
et intelligence
et constats réalistes pointent dans la direction d'un monde objectif
et naturel capable de faire émerger une intelligence en la nature
et cérébralité avec toutes les composantes insolites du " pouvoir de l'esprit humain". Pour ce qui est du spiritualisme comme " approche épistémologique" il est facile d'un point de vue anthropologique de remonter la piste des influences idéologiques de l'épopée humaine qui lui ont donné naissance
et ancrage dans la réalité humaine en commençant par un monde des idées aux vérités absolues, immuables qui serait exogène
et supérieur au monde sensible, naturel
et physique de la réalité mouvante. Un fixisme plus qu'un esprit évolutif.
Le prisme physique
et métaphysique c'est un rapport entre la nature
et la culture. C'est l'idée d'un monde subjectif
et spirituel se situant au dessus de toute réalité physique qui a même influencé le formalisme quantique dans la " nécessité de l'observateur" pour la détermination du réel. Difficile de prouver l'existence d'un phénomène hors physique
et d'expliquer l'inexplicable comme l'éxistence "des formes intelligibles supérieures " dont le lieu demeure du domaine de l'imaginaire
et non d'une localité cosmologique. Aujourd'hui ces" réalités intelligibles inaccessibles" correspondraient "aux lois d'organisation universelles" non écrites mais décryptables par le langage tant sémantique que mathématiques. Le fait cosmique ou matérialisme intégral
et universel ( fait de nature
et concept philosophique) est plus de nature astrophysique que métaphysique. Surtout si on retient l'idée que la métaphysique relève plus d'un "sentiment humain" devant l'incommensurable que d'un véritable lieu aux vraies vérités supérieures
et domaine spirituel sans dimension physique.
"La matière s'oriente
et s'organise". Les espèces aussi".
"Pourvu que nous nous accordions sur la chose, il est inutile que nous discutions sur les mots" ( David Hume).
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