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@ ronronladouceur,
1. « Affirmation d’autorité »
Faux. Une affirmation d’autorité invoque une source normative. Ici, je pose une hypothèse conceptuelle minimale pour analyser une conséquence précise. Elle n’est ni sacrée, ni auto-validée, ni protégée de la critique. Tu confonds assertion de départ et argument d’autorité.
2. « Pas de définition des termes »
Factuellement faux. Intelligence a été définie explicitement comme ordre opératoire de distinction, structuration et détermination. C’est précisément cette définition que tu refuses parce qu’elle rend l’omniscience impossible. Ce n’est pas une lacune, c’est une contrainte logique.
Rappel :
Voici la définition de wikipedia que je valide (bien qu'elle soit moins générale et précise que la mienne), mais qu'on ne peut pas reprocher de ne pas être orthodoxe :
L'intelligence est l'ensemble des processus trouvés dans des systèmes, plus ou moins complexes, vivants ou non, qui permettent d'apprendre, de comprendre ou de s'adapter à des situations nouvelles.
J'avais d'ailleurs ajouté au sujet de cette définition :
J'm'interroge a écrit :
...] elle vaut pour toute intelligence, sauf pour une intelligence qui serait omnisciente, laquelle n'existe pas.
C'est con hein ?
Et à titre indicatif, voici ma définition :
L’intelligence est la propriété d'un système ou d'un ordre structurel ou procédural de s’ajuster et de répondre de manière adaptée à des contraintes internes et/ou externes, par des processus ajustables à cet effet ou une fonctionnalité correspondante.
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3. « La Vie relativisée alors qu’elle est tout »
Tu introduis toi-même une absolutisation métaphysique qui n’est nulle part dans mon propos. Dire « la Source est en la Vie » n’identifie pas la Vie à un Absolu omniscient. Tu ajoutes ce que tu veux ensuite récupérer. Et je n'ai jamais dit que la Vie serait tout.
4. « Quelle origine ? Comment le savez-vous ? »
La question de l’origine est logique, pas historique. « Pas d’intelligence à son origine » signifie : la Source n’est pas elle-même une intelligence opératoire parmi d’autres ou si elle en est une plus fondamentale et essentielle aux autres, il n'y en a pas de plus fondamentale qui en serait à l'origine (pas de regression à l'infini). Il n’y a aucune circularité ici, seulement une distinction de niveaux que tu refuses.
5. « Redondance »
Ce n’est pas une redondance mais une double formulation négative et positive classique pour éviter exactement le glissement que tu opères. Tu fais semblant de ne pas voir la fonction logique pour ensuite la caricaturer.
Rappel :
« La Source est en la Vie, il n'y a pas d'intelligence hors d'Elle, donc pas d'intelligence à son origine. Elle porte en Elle toute intelligence. »
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6. Sur l’« absoluité » de “elle porte en elle toute intelligence”
C’est là ton erreur centrale.
« Toute intelligence » est un quantificateur logique relatif à une définition, pas un absolu épistémique. Tu transformes illégitimement une totalité d’extension en totalité de savoir. Ce glissement est le cœur de ton contresens, celui dont tu ne démords pas et auquel tu te cramponnes en dépit de toute rationalité.
7. Sur la prétendue “symétrie” avec l’omniscience
Il n’y a aucune symétrie, et ce n’est pas par décret mais par analyse que je te le dis.
Fonder, contenir ou rendre possible ≠ connaître exhaustivement.
La symétrie n’existe que si on confond ontologie et épistémologie, ce que tu fais constamment.
Conclusion 1 :
— Il n’y a ni absolutisation initiale, ni rétropédalage, ni circularité.
— Il y a une clarification face à ton ajout extrapolatif métaphysique non justifié, suivie d’une démonstration montrant que l’omniscience forte est incohérente.
— Ce que tu appelles « évidence de l’énonciation » n’est que ta projection persistante.
8. « Vision du Sans-Fond »
Tu substitues une expérience privée invoquée comme autorité à une justification rationnelle. Une « vision » qui n’est ni définissable, ni critiquable, ni partageable n’a aucune valeur argumentative. Elle peut avoir une valeur pour toi. Elle ne fonde rien pour un débat.
9. « Déborder le cadre »
Tu ne débordes rien. Tu déclares simplement le cadre illégitime dès qu’il devient contraignant. C’est précisément là une stratégie d’immunisation typique : ce qui résiste à l’analyse est placé hors analyse, puis sacralisé.
10. « Le cadre qui délire »
Un cadre logique ne délire pas. Il teste la cohérence interne des énoncés. Si ton discours échoue à ces tests, ce n’est pas le cadre qui est fou, c’est le discours qui est indéterminé. Inverser la charge est un sophisme.
11. Métaphores de l’océan et de la goutte
Ce sont des images, pas des arguments. Aucune métaphore ne dissout une contradiction conceptuelle. Elle la masque. Une soi disant profondeur poétique n’ajoute aucun contenu logique et ne constitue en rien un argument.
12. « L’Ouvert », « le Regard », « les Transcendantaux »
Tu empiles des termes non définis pour produire un effet de hauteur ou de profondeur. Sans critères d’usage, ce vocabulaire ne dit rien. Il ne suggère rien de précis, il n’explique pas. C’est précisément ce que je critique.
13. Skywalker
L’auto-désignation symbolique n’est pas un dépassement conceptuel. C’est une auto-légitimation narrative. Elle clôt la discussion en transformant le désaccord en déficit spirituel chez l’autre.
14. Sur le fond du désaccord
Tu ne réponds toujours pas à la démonstration. Tu ne fournis ni définition opératoire de l’omniscience, ni critère d’intelligibilité, ni résolution de la circularité. Tu remplaces l’argumentation par l’affirmation d’un accès privilégié.
Conclusion 2 :
— Tu ne réponds toujours pas à l’argument, tu te mets en scène.
— Parler de « Sans-Fond », d’« Ouvert », de « Regard » ou de « ciel étoilé » ne réfute rien : c’est précisément une stratégie d’immunisation.
— Dès qu’une contradiction est pointée, tu déclares que le concept est hors cadre, hors critique, hors raison, et tu renommes cette fuite « vision ».
Ceci n'atteste ni un dépassement ni une profondeur, c’est un retrait du concept hors du champ de l’évaluation rationnelle. Or un énoncé qui se dit vrai tout en se soustrayant par principe à tout critère de cohérence n’est pas plus « élevé » : il est vide. Tant que tu remplaces l’argumentation par une auto-légitimation poétique, il n’y a plus de discussion possible, seulement un monologue immunisé.
Ce n’est pas une autre perspective que tu nous présentes. C’est un retrait volontaire du champ critique, accompagné d’un discours poétique chargé de se justifier lui-même. Philosophiquement, cela ne réfute rien. Cela se soustrait.
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- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !