Coemgen a écrit : 23 janv.26, 08:00
Bonsoir Vic,
Nous ne pouvons pas savoir si la séparation est fictive, nous n'y sommes pas.
Si un ingénieur déplace le premier composant d'un ordinateur, il en est la cause. Pour être la cause, il suffit de produire et de constater un effet.
Lorsqu’une force est exercée par une personne extérieure à l’effet, la séparation n’existe plus à cause de la force qui les relie.
En éliminant la cause d'un effet, vous faites en sorte que cet effet n'en soit plus un, ce qui nous incite à oublier la cause première.
Respectueusement,
Dans la nature cause et effet sont intéreliés et interdépendants . Ca n'a aucun sens de parler de cause 1ère . On ne sait pas où les croyants sont allés cherché ça .
Cette notion d'origine n'a aucun sens .
a écrit :Coemgen a dit : Si un ingénieur déplace le premier composant d'un ordinateur, il en est la cause. Pour être la cause, il suffit de produire et de constater un effet.
Non , puisque qu'un créateur ne devient créateur qu'au moment même où il crée , pas avant . Cause et effet sont toujours simultanés , il n'y a pas de moment où les deux sont disjoints pour qu'on puisse en distinguer une origine .C'est une illusion de supposer que la cause précède l'effet .Et c'est même totalement artificiel d'effectuer ce genre de découpage .
Caractère artificiel du découpage causal:
Le découpage est un outil de langage, de calcul, de prédiction ,
pas une structure ontologique du réel.
Cause / effet = une même réalité décrite selon deux découpages fonctionnels.
Prétendre que la cause produit l’effet comme une chose extérieure qui viendrait après, c’est :
1) confondre un outil de pensée avec une structure de l’être,
2)transformer un découpage pratique en vérité métaphysique.
Et c’est exactement là que la transcendance s’introduit subrepticement .
Si je lance une pierre et qu'elle fait un ricocher dans l'eau , il n'y a pas d'un coté le fait que je lance la pierre et ensuite le ricocher dans l'eau, puisque les deux sont une continuité .
La causalité a toujours été immanente , et pas transcendante .
Conclusion : l'histoire d'une cause qui précéderait l'effet ne repose sur aucune réalité ontologique , mais sur une vision arbitraire .
C'est un peu comme si sur un pièce de monnaie tu séparais arbitrairement les deux faces en recto et verso , pour prétendre que les deux face sont différentes , alors qu'on parle de la même pièce de monnaie pour les deux faces .
La comparaison avec la pièce de monnaie fonctionne très bien :
recto / verso sont distinguables,
mais inséparables,
et surtout simultanés.
Aucune des deux faces n’existe :
avant l’autre,
sans l’autre,
ni comme fondement de l’autre.